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Le Québec est la plus vaste province canadienne. Elle est délimitée par l’Ontario à l’ouest, par Terre-Neuve-et-Labrador à l’est et par le Nouveau-Brunswick au sud. Les Premières Nations du Québec se divisent principalement en trois groupes, parlant chacun leur langue : les Algonquins, les Inuits et les Iroquois. L’arrivée de Jacques Cartier en 1534, puis de Samuel de Champlain en 1608, marque le début des premières interactions entre les Premières Nations et les Européens. Champlain établit un fort à Québec, où s’installent les colons français. Toutefois, en 1763, les territoires français en Amérique du Nord sont cédés par traité aux Anglais. La Nouvelle-France devient alors la province de Québec.

Photographie en noir et blanc de gens sur des toboggans glissant la piste tandis que d’autres personnes montent la cote.

Glissade, Québec (Québec) (MIKAN 3387443)

En 1774 est établi l’Acte de Québec : la province dispose dorénavant de sa première charte de droits, qui ouvre la voie à la reconnaissance de la culture et de la langue françaises. À compter de 1791, la province porte le nom de Bas-Canada. Après la rébellion de 1837, elle est fusionnée avec le Haut-Canada et renommée Canada-Est en 1841.

Cette fusion vise l’assimilation des Canadiens français par les Anglais, plus nombreux dans le Haut-Canada. Mais cela ne se produira pas : en 1848, la colonie obtient l’autonomie gouvernementale, et son identité canadienne-française est prise en compte dans le cheminement vers la Confédération. En 1867, le Canada-Est redevient la province de Québec et se joint à la Confédération canadienne.

Le saviez-vous ?

  • Le Québec est la seule province où le français est l’unique langue officielle.
  • Pendant les années 1960 et 1970 a lieu au Québec la Révolution tranquille, une période de changements majeurs sur les plans social, politique et culturel.

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Les femmes inuites et les phoques : une relation unique

Par Julie Dobbin

Les phoques occupent une place centrale dans la vie des Inuits et constituent une source d’alimentation locale essentielle. De nombreuses traditions, coutumes, croyances et histoires transmises oralement concernent les phoques. Les Inuits ont toujours eu une relation importante et directe avec cet animal. Les chasseurs respectent énormément l’esprit du phoque, un animal dont ils dépendent grandement. Chaque partie du phoque est utilisée, car l’exploitation doit être durable, respectueuse et réalisée sans cruauté. Plus important encore, le climat froid et rigoureux de l’Arctique oblige les habitants de la région à avoir un bon abri et de bons vêtements pour rester au chaud et au sec. La peau, la fourrure et l’huile des phoques répondent à ce besoin.

Photo noir et blanc d’une femme inuite dans un igloo qui porte une parka à motif floral et manipule une lampe à l’huile de phoque. Un jeune inuit portant une parka en fourrure se trouve près d’elle.

Femme manipulant une lampe à l’huile de phoque dans un igloo, dans l’ouest de l’Arctique, probablement au Nunavut, en 1949 (MIKAN 3202745)

Les femmes inuites ont développé des techniques très perfectionnées pour traiter et utiliser les parties du phoque de diverses manières au fil des saisons. Après avoir enlevé la graisse avec un ulu (le couteau traditionnel des femmes à lame en forme de croissant), elles étirent et sèchent les peaux, comme le fait Taktu sur cette photo.

Photo en couleurs d’une femme inuite portant un manteau rouge. Elle est accroupie sur un littoral rocheux et retire la graisse de la peau d’un phoque avec un ulu (le couteau des femmes).

Taktu retirant la graisse de la peau d’un phoque, Kinngait (Cape Dorset), Nunavut, été 1960 (MIKAN 4324655)

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Le 200e anniversaire de sir George-Étienne Cartier, éminent père de la Confédération

Aujourd’hui, nous soulignons le 200e anniversaire d’un des plus importants personnages historiques du Canada, sir George-Étienne Cartier, une tête de file parmi les pères de la Confédération. Sir Cartier est né le 6 septembre 1814 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, dans la province du Bas Canada. Il étudie le droit et amorce la pratique en 1835; toutefois, la politique devient vite sa passion. Son entrée dans le monde de la politique s’inscrit à une époque fort mouvementée, alors qu’il joue un rôle dans la rébellion du Bas Canada de 1837 et qu’il participe à la bataille de Saint-Denis. Sir Cartier s’exilera ensuite pendant un an au Vermont, mais il plaide l’indulgence et retourne à Montréal en 1839.

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet (MIKAN 3476630)

En 1848, Sir Cartier est élu à l’Assemblée législative de la Province du Canada et, peu de temps après, il est nommé au Cabinet. De 1857 à 1862, il occupe la fonction de co-premier ministre de la Province du Canada en compagnie de sir John A. Macdonald après avoir établi une coalition avec les conservateurs du Haut Canada. C’est à cette époque que commence la collaboration entre Macdonald et Cartier et qu’ils entreprennent de rechercher des appuis pour la Confédération dans une tentative de mettre fin à l’instabilité politique.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 3213760)

George Étienne Cartier joue un rôle central afin de convaincre les Canadiens français de soutenir la Confédération. Il fait valoir que les intérêts des francophones seraient bien mieux servis dans une fédération composée de provinces. Lorsque la Confédération aboutit enfin le 1er juillet 1867, John A. Macdonald devient le tout premier premier ministre et Cartier, le tout premier Ministre de la Milice et de la Défense.

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine (MIKAN 3192010)

Le décès de M. Cartier survient le 20 mai 1873 et touche profondément son grand ami, John A. Macdonald, qui propose qu’on érige une statue en hommage au politicien décédé. Celle-ci sera sculptée par Louis‑Philippe Hébert et inaugurée en 1885. Il s’agit de la première statue à être installée sur la Colline du Parlement, elle s’y trouve encore d’ailleurs. M. Cartier aura influencé plusieurs générations de Canadiens. Le centenaire de son anniversaire en 1914 a été souligné par d’importantes célébrations et on a alors érigé un autre monument, cette fois-ci à Montréal. La résidence de M. Cartier à Montréal a été désignée lieu historique national.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 2837680)

Bien que la majorité des documents de Cartier aient été détruits, Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs objets importants, y compris un album de photos de famille, des cartes postales et des lettres écrites à l’époque qu’il était ministre de la Milice et de la Défense. Nous avons également plusieurs lettres rédigées par M. Cartier à l’attention de M. Macdonal; elles sont conservées dans la collection Sir John A. Macdonald (contenu archivé).

Pour en apprendre plus sur sir George-Étienne Cartier et le rôle qu’il a joué dans la Confédération :

Les actes notariés

Désirez-vous en savoir plus sur la vie quotidienne de vos ancêtres en Nouvelle-France et au Québec? Vous auriez alors intérêt à consulter les actes notariés qui vous donneront une foule de détails sur les biens mobiliers et immobiliers que possédaient vos ancêtres ainsi que sur d’autres transactions qu’ils ont faites avec différentes personnes; le plus ancien acte notarié connu date de 1635.

Les actes notariés sont des ententes privées rédigées par un notaire, qui prennent la forme de contrats. Parmi les plus courants, mentionnons le contrat de mariage, le testament, l’inventaire de biens après décès, les baux de location, les actes de vente, etc.

Les actes notariés sont conservés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), mais Bibliothèque et Archives Canada possède des copies de quelques-uns dans le Fonds des greffes de notaires du Québec. Vous pouvez aussi cliquer sur Recherche d’archives avancée et inscrire le nom d’une personne ou d’un notaire.

Vente par Nicolas Réaume et Charles-Noël Réaume à leur frère Alexis. Notaire F. Le Guay, 9 mai 1781. Bibliothèque et Archives Canada, MG18-H44, vol. 8, 4 pages.

Vente par Nicolas Réaume et Charles-Noël Réaume à leur frère Alexis. Notaire F. Le Guay, 9 mai 1781. Bibliothèque et Archives Canada, MG18-H44, vol. 8, 4 pages. (MIKAN 2313614)

Comment trouver les actes notariés

Afin de trouver des actes notariés, il existe plusieurs outils à votre disposition. Pour les actes les plus anciens, soit de 1635 à 1784, consultez la base de données Parchemin, réalisée par la Société de recherche historique Archiv-Histo, qui donne un résumé de chaque acte notarié (date de l’acte, nom du notaire et noms des parties). Parchemin est accessible à BAnQ, dans des bibliothèques publiques et des centres d’archives.

Vous pouvez aussi consulter plusieurs index nominatifs pour différentes régions du Québec. Grâce à un vaste programme de numérisation, vous pouvez aussi consulter en ligne les répertoires et index des notaires de toutes les régions du Québec par le biais des Archives des notaires du Québec, des origines à 1933 de BAnQ.

Comprendre les anciennes mesures françaises : un arpent, une toise, une perche, une lieue…

Lors de la consultation d’anciens documents, il est fréquent de tomber sur d’anciennes mesures qui peuvent nous sembler bien mystérieuses aujourd’hui. On retrouve ces mesures dans les documents provenant de la France, du Québec ou de la Louisiane. Vous trouverez les équivalences de ces mesures dans le tableau ci-dessous. Cependant, de nombreux sites Web offrent des convertisseurs en ligne, même pour les anciennes mesures.

Table de conversion des anciennes mesures françaises

Anciennes mesures Conversion en d’autres unités de mesure
1 pied 0,324 837 81 mètre
1,065 740 34 feet (mesure anglaise)
1 toise 6,0 pieds
1,949 026 87 mètres
6,394 442 03 feet (mesure anglaise)
1 perche 3,0 toises
18,0 pieds
5,847 080 62 mètres
19,183 326 1 feet (mesure anglaise)
1 arpent 10,0 perches
30,0 toises
180,0 pieds
58,470 505 4 mètres
191,833 261 feet (mesure anglaise)
63,944 420 3 yards (mesure anglaise)
1 lieue 84,0 arpents
840,0 perches
2 520,0 toises
15 120,0 pieds
4 911,547 72 mètres
4,911 547 72 kilomètres
16 114,0 feet (mesure anglaise)
5 371,333 33 yards (mesure anglaise)
3,051 893 94 miles (mesure anglaise)
1 arpent carré 32 400,0 pieds carrés
3 418,80 square mètres
0,341 88 ares
36 800,0 square feet (mesure anglaise)
0,844 803 06 acres (mesure anglaise)

Les chercheurs ont maintenant accès au recensement du Canada de 1921 

Les Filles du roi (1663-1673)

L’été 2013 marque le 350e anniversaire de l’arrivée du premier contingent en Nouvelle-France des Filles du roi, ancêtres de nombreuses familles canadiennes-françaises. Plusieurs célébrations sont prévues un peu partout au Québec, le point culminant étant les « Fêtes de la Nouvelle-France » qui se tiendront du 7 au 11 août 2013 à Québec.

De 1663 à 1673, le roi Louis XIV a soutenu l’établissement de femmes, jeunes et souvent orphelines, en assumant leurs frais de voyage, en leur fournissant une dot d’un montant moyen de 50 livres et un petit coffre appelé « cassette » contenant des vêtements et articles de couture. En échange, ces femmes s’engageaient à se marier dès leur arrivée en Nouvelle-France, à fonder une famille et à soutenir leurs époux dans les travaux de la terre. Grâce à elles, la colonie de la Nouvelle-France et sa population se sont développées.

En 1663, le premier contingent était constitué de 36 jeunes femmes; sur une période de dix ans, soit de 1663 à 1673, on estime que près de 800 autres femmes sont venues en Nouvelle-France.

Afin de savoir si l’une de vos ancêtres était une Fille du roi, vous pouvez consulter de nombreuses publications ou revues généalogiques. Par contre, l’ouvrage de référence clé, qui comprend des notices biographiques, demeure Les Filles du roi au XVIIe siècle, orphelines en France, pionnières au Canada, par Yves Landry et publié en 1992 (AMICUS 11402134). Vous pouvez aussi consulter le site de la Société d’histoire des Filles du Roy.

Dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada, on retrouve plusieurs documents historiques, notamment la correspondance échangée entre le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, l’intendant Jean Talon et le ministre de la Marine Jean-Baptiste Colbert, qui contiennent des renseignements sur ce mouvement d’immigration, notamment une lettre en date du 27 octobre 1667 (MIKAN 3037238) et un mémoire rédigé le 10 novembre 1670 (MIKAN 3037252).

Toile représentant l'arrivée de femmes destinées à marier les cultivateurs canadiens-français, à Québec, en 1667.

L’arrivée des Filles du roi. Source