Nouveaux ajouts à l’album sur Terre-Neuve et Labrador maintenant sur Flickr

Photographie noir et blanc montrant quatres hommes dans des kayaks avec un grand rocher au lointain.

Quatre hommes en kayak, Turnavik (Labrador) (MIKAN 3377220)

Une terre est aperçue en juin 1497, après un peu plus d’un mois de navigation. Jean Cabot est considéré comme le second découvreur de l’Amérique du Nord et de Terre Neuve. De nos jours, cette province célèbre le jour de la Découverte pour commémorer l’événement.

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La bataille de la crête de Vimy – artistes de guerre

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPar Katie Cholette
La bataille de la crête de Vimy a frappé l’imagination de nombreux artistes, tant professionnels qu’amateurs. Certains de ces artistes étaient des soldats et participèrent à la bataille. D’autres, qui n’étaient pas présents sur les lieux, ont peint les champs de bataille après l’événement ou les ont imaginés. Des artistes canadiens et d’origine britannique, masculins et féminins, ont représenté dans un large éventail de styles et de médias, de nombreuses facettes de la bataille : l’héroïsme des soldats, le nombre incroyable de morts et de blessés, la destruction massive des bâtiments et la dévastation des paysages.

Une lithographie en couleur d’un paysage dévasté montrant un large cratère au milieu duquel se trouve une croix dessinée avec des pierres blanches. En haut et en bas du cratère, il y a deux autres croix de pierre : une catholique et une celtique. Des fils barbelés encerclent le cratère et des chicots d’arbres calcinés se profilent au loin.

Un cratère de mine – Un cimetière dans le vieux « no man’s land » sur la crête de Vimy, 1917, une lithographie de Frederick Thwaites Bush (Bibliothèque et Archives Canada – MIKAN 4014020)

Le soldat canadien Frederick Thwaites Bush, natif de Grande-Bretagne, a créé quelques-unes des images les plus évocatrices de la bataille. Architecte de formation avant la guerre, Bush servit comme lieutenant dans le 29e bataillon et avec les ingénieurs canadiens. Alors qu’il était en Belgique et en France, il dessina plusieurs des sites de combat, notamment Ypres, Passchendaele et la crête de Vimy. Réalisée à partir d’un dessin au crayon esquissé sur les lieux, cette lithographie couleur d’un cratère de mine et cimetière placé au milieu d’un paysage dévasté dégage une impression de désolation et de perte.

Une gravure représentant un groupe de soldats entourant un canon tiré par deux chevaux devant les ruines d’une maison de ferme.

La ferme Berthonval par le lieutenant C. H. Barraud, vers 1917-1918 (Bibliothèque et Archives Canada – MIKAN 4936627)

Le lieutenant Cyril Henry Barraud travaillait comme artiste et graphiste avant la Première Guerre mondiale. Né en Angleterre, Barraud émigra au Canada en 1913. Quand la guerre éclata, il s’enrôla dans les Grenadiers de Winnipeg. Il fut envoyé outremer en août 1915 avec le 43e bataillon, et en novembre 1917, il fut engagé officiellement comme artiste de guerre. Alors qu’il était en France et en Belgique, Barraud réalisa des dessins sur la ligne de front. À partir de ces dessins, il exécuta plus tard de nombreuses gravures pour le Fond de souvenirs de guerre canadiens. Des images telles que La ferme de Berthonval sont représentatives de son style, caractérisé par une composition soignée, associant des bâtiments détruits par la guerre à des paysages romantiques. Cette œuvre d’art a été présentée à Londres en 1919, lors de la Canadian War Memorials Exhibition.

Une aquarelle représentant un mur de briques et de ciment dont les débris jonchent une petite colline, avec à l’arrière-plan des arbres brisés et des avions volant au-dessus.

Position allemande détruite durant la bataille de Vimy, 1917 par Reuben Alvin Jukes, 1917 (Bibliothèque et Archives Canada – MIKAN 3838519)

Reuben Alvin Jukes (Jucksch) est né à Hanover, en Ontario. Il s’enrôla dans le 20e bataillon canadien en 1914, indiquant comme profession qu’il était artiste. Il fut transporté en Angleterre pour s’y entraîner et envoyé au front en janvier 1916. Même s’il n’était pas officiellement artiste de guerre, un commandant compréhensif lui accorda du temps pour peindre des scènes alors qu’il était au front. En raison d’un épisode de ce qu’on appelait alors un traumatisme dû aux bombardements, Jukes n’a pu participer à la bataille de la crête de Vimy; cependant, il reprit du service en mai 1917. Plus tard, il peignit plusieurs aquarelles extrêmement détaillées, presque surréalistes, telles que Position allemande détruite durant la bataille de Vimy, 1917, représentant les lendemains de la bataille.

Une peinture en couleur de quelques croix ornées de fleurs au milieu d’un trou dans un mur de pierre écroulé. À l’arrière, il y a une structure brune; le ciel est bleu avec des nuages blancs.

Emplacements de canons, bois de Farbus, crête de Vimy par Mary Riter Hamilton, 1919 (Bibliothèque et Archives Canada – MIKAN 2836031)

Certaines des peintures les plus expressives de la crête de Vimy ont été réalisées par Mary Riter Hamilton, une artiste professionnelle née au Canada. Bien qu’elle n’ait pas réussi à se faire engager officiellement comme artiste de guerre, l’Association des amputés de guerre de Colombie-Britannique lui a commandé des illustrations pour le magazine The Gold Stripe, destiné aux vétérans. Mary Riter Hamilton avait hâte de peindre les sites où tant d’hommes étaient morts, avant que ne soient entrepris les travaux de reconstruction. Elle se rendit donc en Europe peu après la fin de la guerre pour y peindre. De 1919 à 1922, elle réalisa plus de 300 tableaux, notamment Emplacements de canons, bois de Farbus, crête de Vimy et Petit Vimy et le village de Vimy vus de la route entre Lens et Arras. Dans ces deux œuvres, le style spontané et léger de l’artiste, et une palette de couleurs claires témoignent d’un certain optimisme malgré les circonstances. Hamilton refusa de vendre ses peintures de guerre. Elle les exposa plusieurs fois lors d’activités de financement organisées pour venir en aide aux hommes qui ont combattu, et à leurs familles. En 1926, elle offrit 227 peintures, dessins et gravures aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada).

Une peinture en couleur d’une route bordée d’arbres cassés, descendant vers une petite ville. Au loin, on aperçoit d’autres villages et des collines.

Petit Vimy et le village de Vimy vus de la route entre Lens et Arras par Mary Riter Hamilton, 1919 (Bibliothèque et Archives Canada – MIKAN 2836011)

Une peinture en couleur représentant un groupe de soldats donnant l’assaut en lançant des grenades dans diverses postures. Quelques soldats s’avancent armés de fusils et de baïonnettes, alors que d’autres sont étendus au sol, morts. Le tableau se décline en couleurs pastel très douces et les soldats sont peints avec beaucoup de délicatesse.

Cede Nullis, les grenadiers du 8e bataillon d’infanterie du Canada sur la crête de Vimy, 9 avril 1917 par Lady Elizabeth Southerden Butler, 1918 (Bibliothèque Archives Canada – MIKAN 2883480)

La bataille de la crête de Vimy a capté l’imagination d’une autre artiste professionnelle, Lady Elizabeth Southerden Butler. Lady Butler (née Elizabeth Thompson) était une artiste anglaise diplômée en art, spécialiste de la peinture réaliste des champs de bataille. À la fin du 19e siècle, elle jouit d’une grande popularité grâce à ses représentations romantiques et héroïques de la guerre de Crimée et des guerres napoléoniennes. Semblable à ses œuvres antérieures, au point de vue du style, Les grenadiers du 8e bataillon d’infanterie du Canada sur la crête de Vimy, 9 avril 1917 représente le 8e bataillon de la 3e division d’infanterie du Canada le jour où les Canadiens se sont emparés de la crête. L’aquarelle a été peinte alors que l’artiste vivait en Irlande; elle fut exposée en mai 1919 à Londres. L’œuvre fut achetée lors d’une vente aux enchères en 1989.

La victoire à la bataille de la crête de Vimy est l’un des événements les plus marquants de l’histoire canadienne. Immortalisés par des œuvres d’art, le courage des soldats et les sacrifices consentis lors de cette bataille font partie intégrante de notre mythologie nationale.

Biographie

Katie Cholette détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en histoire de l’art canadien et un doctorat en études canadiennes. Elle a travaillé auparavant comme conservatrice des acquisitions et chercheuse au Musée du portrait du Canada; elle a obtenu deux bourses de recherche en art canadien au Musée des beaux-arts du Canada et enseigne en histoire de l’art, en études canadiennes et en lettres et sciences humaines depuis 14 ans à l’Université Carleton. Elle a aussi réalisé plusieurs projets de conservation et de recherche en tant que travailleuse autonome, et elle siège au comité de rédaction de la revue Underhill Review.

Ce blogue a été créé dans le cadre d’une entente de collaboration entre The National Archives et Bibliothèque et Archives Canada.

La bataille de la crête de Vimy – la commémoration

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPar Andrew Horrall

Dans les jours suivant la bataille de la crête de Vimy, les journaux des pays alliés annoncent en manchettes que les soldats canadiens se sont emparés d’un objectif qui semblait pourtant inatteignable. Les familles de militaires qui apprennent la nouvelle sont aussi soulagées qu’inquiètes; comme l’écrit un père à son fils qui a combattu à Vimy : « La presse louange les Canadiens. Ils méritent sans l’ombre d’un doute cet honneur, mais si l’on se fie aux pertes, ils en ont payé le prix. » [Traduction] En effet, plus de 10 000 Canadiens ont perdu la vie ou ont été blessés à Vimy.

Cette victoire des forces canadiennes suscite un immense sentiment de fierté chez les combattants, les membres de leur famille et les civils. Presque instantanément, la bataille de la crête de Vimy devient le symbole d’un nouveau nationalisme canadien. On en souligne le premier anniversaire en lançant des collectes de fonds. Plusieurs Canadiens croient aussi que la France léguera la crête de Vimy au Canada en signe de reconnaissance. Au fil des ans, banquets, concerts et offices religieux commémorent ce qu’on appelle « le dimanche de la crête de Vimy ». Pour que le souvenir des exploits accomplis par les Canadiens demeure gravé à jamais, le nom de Vimy est aussi donné à des villes, des rues, des parcs, des entreprises et des lacs partout au pays, ainsi qu’à une montagne et même à quelques nouveau-nés!

Photographie couleur d’un groupe de personnes à cheval, près d’une rivière. L’un des cavaliers, habillé en cow-boy, semble guider une famille sur un sentier. On voit un pic montagneux en arrière-plan.

Le pic Vimy, en Alberta, 1961. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 4314396)

Carte intitulée « Canadian Battle Exploit, Memorial Site. Hill 145 » (Site du mémorial soulignant les exploits militaires canadiens. Colline 145)

Carte du site proposé pour le Mémorial de Vimy, sans date (The Nationals Archives, WO 32-5861)

Dans la foulée de ces commémorations, le gouvernement fédéral retient en octobre 1921 les services du sculpteur torontois Walter Allward pour concevoir le Mémorial national du Canada à Vimy, sur le terrain que la France a bel et bien cédé au Canada. Pendant les 15 années suivantes, le terrain est aménagé après avoir été nettoyé des bombes, des grenades et des obus non explosés. Un réseau de tranchées est préservé et, bien sûr, on y érige finalement le Mémorial, qui trône au sommet de la crête.

Photographie noir et blanc d’une imposante sculpture du Mémorial de Vimy, représentant un homme endeuillé dont le pied repose sur une épée. En arrière-plan, on voit des panneaux où sont inscrits les noms des Canadiens morts au champ d’honneur.

Une des statues du Mémorial de Vimy. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 3329415)

Lettre dactylographiée se lisant comme suit [traduction] :

Lettre confirmant la cession de la crête de Vimy au gouvernement canadien par la France, 30 juin 1927 (The National Archives, FO 371/12638)

Dès la fin des années 1920, des regroupements d’anciens combattants avaient commencé à planifier un pèlerinage à Vimy en vue du dévoilement du Mémorial. Le grand jour arrive finalement : l’inauguration est fixée au 23 juillet 1936. C’est ainsi qu’à Montréal, plus de 6000 militaires et leurs proches montent à bord de cinq navires de ligne affrétés pour l’occasion. On leur remet des bérets et des insignes, et on leur annonce qu’ils seront des ambassadeurs du Canada pendant leur séjour en Europe. Plusieurs militaires étant nés en Grande-Bretagne, ce voyage leur permet de visiter leurs familles. Ce sont d’ailleurs leurs racines britanniques qui avaient incité certains d’entre eux à se joindre au Corps expéditionnaire canadien, 20 ans plus tôt.

Parmi les personnes ayant fait la traversée, on trouve Charlotte Wood, qui avait quitté Chatham (dans le Kent, en Angleterre) pour immigrer en Alberta en 1904. Onze de ses fils et de ses gendres ont servi lors de la Première Guerre mondiale. Cinq d’entre eux y ont trouvé la mort, dont Peter Percy Wood, décédé non loin de la crête de Vimy, peu de temps après la bataille. Il fait partie des 11 000 Canadiens portés disparus et présumés morts en France, et dont les noms sont inscrits sur le Mémorial. Mme Wood est la première Mère de la Croix d’argent, un titre décerné chaque année à une femme qui représente toutes les mères canadiennes ayant perdu un enfant enrôlé dans l’armée. Deux représentants de la communauté des Canadiens d’origine japonaise assistent aussi à l’inauguration, au nom de leurs semblables ayant servi durant la guerre.

Photographie en noir et blanc d’une femme faisant le salut militaire. Elle est vêtue d’un béret et d’un manteau sur lequel sont épinglées de nombreuses médailles.

Charlotte Wood au Mémorial de la crête de Vimy, 26 juillet 1936. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 3224323)

Les voyageurs avaient d’abord débarqué à Anvers, en Belgique, d’où des autobus les mènent sur la crête de Vimy, en passant par les champs de bataille et les cimetières de la Première Guerre mondiale. Le Mémorial est dévoilé par le roi Édouard VIII le 26 juillet 1936, devant une immense foule composée d’anciens combattants de différentes nations, de personnel militaire, de dignitaires et de nombreuses personnes s’étant déplacées pour l’occasion. Édouard VIII était très populaire au Canada à l’époque; il possédait même un ranch en Alberta. Les anciens combattants canadiens se rendent ensuite à Londres pour déposer des couronnes de fleurs au Cénotaphe de Whitehall. Ils séjournent dans la capitale britannique à titre d’ambassadeurs du Canada, fiers représentants d’un pays qui, depuis la guerre, a acquis une grande autonomie. Leur pèlerinage prend fin à Paris, où ils déposent des couronnes sur la tombe du Soldat inconnu.

Photographie noir et blanc d’une grande foule sur un trottoir, lors d’une cérémonie. Elle entoure des soldats placés en formation devant un imposant cénotaphe blanc.

La délégation canadienne arrivant de Vimy, devant le Cénotaphe de Whitehall, Londres, 29 juillet 1936. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 4939444)

Les années passent. Au début de la Première Guerre mondiale, en 1940, le préposé canadien chargé de veiller à l’entretien du Mémorial de Vimy est capturé par les forces allemandes alors qu’elles envahissent le nord-est de la France. Tout au long de la guerre, les rumeurs laissent entendre que le Mémorial a été endommagé, voire détruit. Le 11 septembre 1944, le lieutenant-général Harry Crerar, alors aux commandes de la Première armée canadienne, se rend sur le site récemment libéré. Crerar avait lui-même pris part à la bataille de la crête de Vimy, et sa visite sur la crête est largement médiatisée. Les photos permettent de constater qu’étonnamment, le Mémorial est en bon état, en grande partie grâce aux bons soins de Paul et Alice Piroson, un couple belge qui a vu à son entretien
pendant la guerre.

Photographie couleur d’un homme en uniforme, debout devant une imposante structure de pierres. À gauche, on voit deux personnes; la première, en uniforme, est à peine visible, alors que la deuxième, en arrière-plan, porte une veste, un chandail et un béret.

Le lieutenant-général H. D. G. Crerar et Paul Piroson au Mémorial de Vimy, 11 septembre 1944. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 4233251)

Paul Piroson continue de travailler à Vimy après la guerre. Lorsqu’il prend sa retraite en 1965, le premier ministre Lester B. Pearson l’invite personnellement au Canada avec sa femme. En 1967, le couple foule pour la première fois le sol canadien et parcourt le pays. Il sera honoré lors d’événements soulignant le 50e anniversaire de la bataille.

Photographie couleur d’un clairon vêtu d’un uniforme écossais, posant devant le monument sur la crête de Vimy.

Vue du Mémorial de Vimy, sans date. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 4234839)

Les hommes qui se sont battus sur la crête de Vimy croyaient qu’ils étaient devenus de véritables Canadiens à ce moment précis, et que la bataille avait marqué la naissance de notre pays. Cette vision est demeurée au fil des ans; aujourd’hui, la bataille de la crête de Vimy symbolise l’engagement et le sacrifice des militaires canadiens, peu importe le conflit auquel ils ont pris part. Le terme « Vimy » apparaît d’ailleurs dans plusieurs projets commémoratifs militaires. Et chaque année, des milliers de visiteurs du Canada et d’ailleurs vont se recueillir devant le Mémorial, en souvenir du sacrifice accompli par les Canadiens en 1917.

Notice biographique

Andrew Horrall est archiviste responsable des documents militaires et historien spécialisé dans le music-hall britannique. Il détient un doctorat en histoire de l’Université de Cambridge.

Ce blogue a été créé dans le cadre d’une entente de collaboration entre The National Archives et Bibliothèque et Archives Canada.

Images du Nouveau-Brunswick maintenant sur Flickr

Le Nouveau-Brunswick est l’une des trois provinces maritimes du Canada. Il possède une frontière commune avec le Québec au nord, la Nouvelle-Écosse au sud-ouest, les États-Unis à l’ouest et l’Île du Prince-Édouard au large de sa côte est. Les Premières Nations du Nouveau-Brunswick (les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddys) sont les descendants des premiers peuples qui habitaient la région il y a environ 9 000 ans. À l’arrivée des Français en 1604, les Micmacs les accueillirent et leur enseignèrent comment survivre dans ce nouvel environnement. Les Français prirent finalement possession de toutes les Maritimes et baptisèrent cette colonie « l’Acadie ».

Une photo en noir et blanc de trois femmes et deux enfants dans un champs de pommes de terre

Trois femmes des Premières Nations, une jeune fille et un bébé dans un champ de pommes de terre, Woodstock (Nouveau-Brunswick) (MIKAN 3425858)

Au cours du 18e siècle, les Français perdirent peu à peu leur colonie aux mains des Britanniques. Les Acadiens, descendants des premiers colons français, refusèrent de prêter allégeance à la Couronne britannique, préférant demeurer neutres. En conséquence, des milliers d’Acadiens furent déportés en 1755 et en 1758. Pendant le 19e siècle, la population du Nouveau-Brunswick connut une forte croissance démographique, accueillant des immigrants des Îles britanniques, des loyalistes des États-Unis et un certain nombre d’Acadiens revenant d’exil. Plus tard, le Nouveau-Brunswick fut l’une des quatre provinces d’origine à former la Confédération canadienne, en 1867, avec Fredericton comme capitale.

Le saviez-vous?

  • Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne officiellement bilingue. La majeure partie de la population ede langue anglaise, mais les francophones représentent 33 % de la population totale.
  • La foresterie constitue depuis longtemps le principal moteur de l’économie du Nouveau-Brunswick, environ 83 % du territoire étant recouvert de forêts. Ce secteur industriel est associé à la construction navale et à l’industrie papetière.

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Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour d’avril 2017

À ce jour, 427 651 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7260. Dernier nom : Nelles.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Conservatrice invitée : Arlene Gehmacher

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Bouquet de fleurs sauvages par Susanna Moodie, v. 1870

Un pissenlit jaune devant des fleurs sauvages bleues et roses mélangées à des feuilles, peint sur une carte sépia.

Bouquet de fleurs sauvages par Susanna Moodie, v. 1870 (MIKAN 2897949)

Susanna Moodie qualifiait les forêts canadiennes de prison. Peindre des fleurs était peut-être pour elle une façon de s’évader et d’instaurer un peu d’ordre et de raffinement dans la nature.


Parlez-nous de vous.

L’étude de la culture visuelle du Canada est un de mes intérêts depuis mon embauche pour faire des recherches sur les sources imprimées et archivistiques primaires en vue d’une exposition sur l’art historique produit au Canada. J’ai eu la piqûre — le matériel a comblé à la fois mon amour des beaux-arts et celui du contexte culturel. Je me sens privilégiée d’avoir pu en faire ma carrière.

Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

Les aquarelles, comme Bouquet de fleurs sauvages, n’étaient pas pour Moodie un simple passe­temps pour créer des cadeaux pour les membres de sa famille et ses amis, mais il s’agissait également d’une marchandise qui pouvait générer un revenu ou faire du commerce. En demandant entre 3 $ et 5 $, elle pouvait payer sa servante. William Notman, le célèbre photographe canadien, est reconnu pour avoir accepté — à sa suggestion — une aquarelle autographiée comme mode de paiement de ses photographies. (Moodie a ainsi peint un ensemble de roses pourpres, blanches, jaunes et roses.)

Les fleurs sauvages du bouquet — dont la pervenche, le pissenlit et la clématite — peuvent très bien avoir été cueillies par Moodie elle-même, mais leur illustration en aquarelle faisait partie de son économie familiale.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Deux planches représentant des fleurs multicolores et des feuilles vertes. À gauche : lis de Philadelphie, campanule à feuilles rondes et cypripède royal. À droite : hépatique à lobes aigus, uvulaire grandiflore, anémone à cinq folioles et claytonie lancéolée.

Image de gauche : lis de Philadelphie, campanule à feuilles rondes et cypripède royal (MIKAN 2905466) Image de droite : hépatique à lobes aigus, uvulaire grandiflore, anémone à cinq folioles et claytonie lancéolée (MIKAN 2905471) Planches tirées de Canadian Wild Flowers par Agnes FitzGibbon, publié par John Lovell, Montréal, 1868 (AMICUS 49189)

Agnes FitzGibbon, fille de Susanna Moodie, a collaboré avec sa tante, Catharine Parr Traill (sœur de Susanna) à Canadian Wild Flowers, publié en 1868 et salué pour son exactitude scientifique. Le Bouquet de fleurs sauvages de Susanna Moodie exprime sa joie et sa passion pour la cueillette et l’arrangement esthétique des fleurs. Son talent artistique est immortalisé dans ses aquarelles. À l’opposé, les excellentes illustrations de FitzGibbon sont informatives; son tracé précis permet d’assurer la perceptibilité du spécimen.

Le projet de FitzGibbon était dès le départ une activité commerciale, chacun des 500 exemplaires contenait 10 plaques lithographiées, toutes peintes à la main (avec de l’aide!), auxquelles étaient jointes les descriptions à la fois poétiques et naturalistes de Parr Trail. Réalisé en 1867 et 1868, Canadian Wild Flowers, en raison de son sujet et de la date de publication, a sans aucun doute présenté un intérêt national.

Biographie

Photographie en couleur d'une femme debout devant un mur turquoiseArlene Gehmacher, Ph. D., est conservatrice (peintures, estampes et dessins canadiens) au Musée royal de l’Ontario (MRO) à Toronto, en Ontario, où elle organise des expositions et effectue des recherches fondées sur les collections. Elle enseigne également. Son cours « Collecting Canada » porte sur l’acquisition, l’interprétation et la présentation de la collection des œuvres du MRO. Il est offert par le biais du Département d’histoire de l’art de l’Université de Toronto. Ses publications traitent d’artistes du XIXe au XXIe siècle : Ozias Leduc (1996), Cornelius Krieghoff (2003), Naoko Matsubara (2003, 2016), Paul Kane (2010, 2014), Arthur Heming (2013) et William Blair Bruce (1999, 2014).

Ressources connexes

La bataille de la crête de Vimy – l’assaut

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPar George Hay

L’aube du lundi 9 avril 1917 marque le début de la bataille de la crête de Vimy. Sans doute aidées par le temps froid et couvert, les vagues de soldats canadiens chargées de donner l’assaut prennent position sans se faire remarquer. À 5 h 30 exactement, elles sonnent la charge, bombardant l’ennemi et faisant exploser des mines préalablement enfouies par les ingénieurs.

Les soldats d’infanterie, formant un barrage mobile, avancent vers les lignes allemandes. Le terrain, transformé en véritable bourbier par quelques jours de mauvais temps, est parsemé de cratères en raison des nombreuses mines que les deux camps ont fait exploser au cours des mois précédents. Les Canadiens doivent également progresser au milieu d’un labyrinthe de tranchées affaissées et de barbelés enchevêtrés, ce qui ralentit encore plus leur progression. À 6 h, un vent du nord-ouest se lève, qui apportera neige et grésil par intermittence pendant toute la journée.

En dépit de ces conditions difficiles, à 7 h 10, la 3e Division canadienne du Corps d’armée canadien indique au quartier général qu’elle a réussi à sécuriser la ligne noire (son principal objectif). L’information est confirmée à 7 h 20 par les 4e et 5e Brigades de la 2e Division, et à 8 h 25 par la 3e Brigade de la 1re Division.

Les événements continuent de s’enchaîner, à un rythme tel que le quartier général peut difficilement suivre. À 9 h 25, la 1re Division indique qu’elle a sécurisé les objectifs de la ligne rouge – ses objectifs secondaires –, ce que confirme rapidement la 2e Division. L’offensive en vue d’atteindre les derniers objectifs (les lignes bleue et brune) ne rencontre que peu de résistance, et les soldats avancent selon le plan établi. Enfin, les bataillons à l’avant-garde des deux divisions gravissent la crête par le versant est. Ce sont les premiers alliés à contempler la plaine de Douai depuis 1915, date de sa reprise par les Allemands. Au début de l’après-midi, les 1re, 2e et 3e Divisions rapportent la réussite complète de leurs opérations.

Les premiers rapports de la 4e Division sont eux aussi positifs. Mais alors que la matinée s’achève, il devient évident que des soldats allemands continuent de défendre le secteur : une poche de résistance a probablement été contournée. Ailleurs, la ligne allemande s’est aussi reformée après le passage de la force offensive : l’ennemi est ressorti des galeries et des tunnels, et se trouve maintenant derrière les Canadiens.

La colline 145 – la plus élevée et la plus importante de la crête, où se dresse aujourd’hui le mémorial de Vimy – est toujours aux mains des Allemands. Ceux-ci maintiennent un feu nourri contre les troupes de la 4e Division, tant sur le flanc droit que gauche. La 4e Division doit aussi essuyer les tirs ennemis en provenance d’une zone appelée le « Bourgeon », située plus au nord. En raison de leur importance pour la défense allemande, ces deux positions sont défendues avec acharnement et au prix de grands sacrifices.

Malgré des tentatives aussi intenses que courageuses, la colline 145 et le Bourgeon échappent toujours aux Canadiens en fin d’après-midi, et on décide de suspendre temporairement les opérations. En cette première journée de combats, malgré des avancées inégales, les Canadiens ont conquis la crête sur un front large de 6,4 km, avec des avancées dépassant par endroits les 3,6 km. Ils ont aussi capturé plus de 3 000 soldats allemands et se sont emparés d’importantes quantités d’artillerie et de matériel militaire. Bref, en dépit de lourdes pertes, cette première journée est un succès incontestable.

Photo noir et blanc d’un groupe de soldats creusant une tranchée pour consolider leur position.

Des soldats canadiens consolident leur position sur la crête de Vimy, en avril 1917. (Bibliothèque et Archives Canada, MIKAN 3521877)

La nuit suivante, les forces allemandes s’abstiennent de contre-attaquer, offrant un répit bienvenu aux soldats canadiens. Le travail de consolidation des 1re, 2e et 3e Divisions progresse bien; par contre, pour la 4e Division, la principale tâche reste à compléter. Tôt le matin du mardi 10 avril, la 10e Brigade canadienne reçoit l’ordre de s’emparer de la colline 145 et de sécuriser sa position. Quant à la 11e Brigade canadienne, elle doit aussi se lancer à l’assaut de la colline et tenter de s’installer au sommet le même jour.

Une tempête de neige sévit lorsque, à 14 h 30, le 44e Bataillon (du Manitoba) et le 50e Bataillon (de Calgary) prennent leur position. Ils attaquent en barrage à 15 h 15, montant vers la crête. À la tombée du jour, ils y sont; seul le Bourgeon échappe encore aux Canadiens. Mais l’assaut a prélevé un lourd tribut : les deux bataillons ont perdu plus de 300 hommes. En revanche, ils ont fait 200 prisonniers et se sont emparés de quatre mitrailleuses et d’un mortier de tranchée. La 4e Division a maintenant sécurisé tous ses principaux objectifs. Ailleurs, tout le long de la ligne, les divisions canadiennes repoussent les défenses ennemies et consolident leurs positions. Leur travail se poursuit dans la nuit, ainsi que le jour suivant, le mercredi 11 avril.

C’est alors qu’est transmis l’ordre de mener une attaque générale le 12 avril, afin d’empêcher les Allemands de redresser leurs lignes et de contre-attaquer. Dans l’intervalle, l’artillerie a maintenu un tir vigoureux contre les forces allemandes, tirant profit des postes d’observation établis le long de la crête pour se déplacer derrière les lignes ennemies et disperser les groupes de soldats. Fort de la victoire obtenue sur la crête, le lieutenant-général Julian Byng veut profiter de la position dominante de ses troupes. Il ordonne donc à la 10e Brigade de la 4e Division canadienne d’attaquer le dernier vestige de la ligne défensive allemande : le Bourgeon.

Cette zone n’était qu’un objectif secondaire lors de l’assaut initial, et faute de troupes disponibles, sa conquête avait été reportée en fonction de l’issue de la bataille. Sans être essentielle à la prise de la crête, elle risquait toutefois de nuire aux opérations si elle restait aux mains des Allemands.

À 5 h le matin du jeudi 12 avril, accompagnés d’un barrage mobile et du feu nourri de l’artillerie, les 44e et 50e Bataillons avancent vers le Bourgeon. Ce sont eux qui, la veille, ont mené avec succès la ligne jusqu’à la colline 145. Le Bourgeon est une position redoutable, constituée d’un labyrinthe de tranchées et d’abris. Cependant, la plus grande difficulté vient de la neige aveuglante et du terrain escarpé et boueux : le 50e Bataillon note qu’en certains endroits, les soldats pataugent dans la boue jusqu’à la taille.

La tempête a toutefois cela de bon qu’elle permet aux Canadiens d’avancer à moins de 27 mètres du Bourgeon avant d’être repérés. Commencent alors de violents combats rapprochés avec la garnison allemande. Peu après 8 h, le quartier général est informé que les bataillons canadiens ont atteint leur objectif.

Graphique quadrillé noir et blanc montrant l’approvisionnement et la consommation en munitions de la Première armée pendant le mois d’avril 1917. La ligne représentant l’approvisionnement est plus élevée et en dents de scie; la ligne représentant l’approvisionnement est plus basse et stable. Sur le tracé indiquant la consommation en munitions, on a noté les principales attaques d’avril; un pic particulièrement prononcé illustre l’assaut de la crête de Vimy, les 8 et 9 avril.

Graphique montrant l’approvisionnement et la consommation en munitions de la Première armée pendant le mois d’avril 1917. On remarque une hausse importante les 8 et le 9 avril, avec la mention « Attack on Vimy Ridge » (attaque de la crête de Vimy). The National Archives, WO 153/1284 (en anglais)

D’autres opérations sont prévues le jour suivant, mais le commandement allemand décide de battre en retraite, abandonnant la crête, les positions de soutien et de grandes quantités de matériel. Comme le précise le rapport sur les opérations rédigé pour le Corps d’armée canadien, « si le lundi 9 a été un jour de grande victoire dans la bataille, le vendredi 13 a représenté le jour où les fruits de la victoire ont été savourés, le jour où l’ennemi a accepté sa défaite. » [Traduction] Les villages de Thélus, Farbus, Givenchy, Willerval, Vimy et La Chaudière sont aux mains des Canadiens, de même que la crête de Vimy, la colline 145 et le Bourgeon. Plus de 4 000 soldats allemands ont été faits prisonniers, et plus de 60 canons sont saisis, en même temps qu’un grand nombre de mitrailleuses, de mortiers de tranchée et d’autres armes. Le général Henry Horne, commandant de la Première armée, écrit :

« La crête de Vimy était considérée comme une position d’une très grande force; les Allemands la pensaient imprenable. Le fait de l’avoir remportée avec si peu de pertes atteste de la solidité du plan, de la minutie des préparatifs, de la vitesse et de la détermination de l’exécution, ainsi que du dévouement de tous ceux qui ont participé à la bataille. Le 9 avril 1917 restera un jour historique dans les annales de l’Empire britannique. » [Traduction]

Lettre dactylographiée destinée au Corps d’armée canadien et signée par le général Horne, commandant de la Première armée.

Message du général Horne félicitant le Corps d’armée canadien pour la prise de la crête de Vimy, 12 avril 1917. The National Archives, WO 95/169/7 (en anglais)

Lettre dactylographiée destinée au Corps d’armée canadien et signée par le général Horne, commandant de la Première armée.

Lettre de félicitations du général Horne au Corps d’armée canadien, datée du 8 mai 1917 et soulignant l’engagement sans faille du Corps depuis le 9 avril. The National Archives, WO 95/169/7 (en anglais)

Lettre dactylographiée destinée au Royal Flying Corps et signée par le lieutenant-colonel Grand.

Message de remerciement à l’intention du Royal Flying Corps, signé par le lieutenant-colonel Grand, de l’état-major général de la Troisième armée, 18 avril 1917. The National Archives, WO 95/169/7 (en anglais)

Biographie

George Hay est spécialiste en chef des documents militaires à The National Archives. Titulaire d’un doctorat en histoire, il s’intéresse de près à l’histoire militaire amateur britannique.

Ce blogue a été créé dans le cadre d’une entente de collaboration entre The National Archives et Bibliothèque et Archives Canada.

Images du Manitoba maintenant sur Flickr

Le Manitoba est la province des Prairies située le plus à l’est, donc plus ou moins au centre du Canada; elle est bornée à l’ouest par la Saskatchewan et à l’est par l’Ontario. Des membres des Premières Nations y habitent depuis plus de 10 000 ans.

La Compagnie de la Baie d’Hudson a contrôlé la région de 1670 à 1869, jusqu’à ce qu’elle vende le territoire au Canada, sans égard pour ceux qui y habitaient. Cette vente, l’exclusion de ses habitants lors de la création d’un gouvernement local et la mise sur pied de divers projets d’infrastructures sans consulter la population expliquent les rébellions de 1869-1870 et de 1885 dans le secteur de la rivière Rouge; ces révoltes étaient menées par le Métis Louis Riel et tous ceux qui soutenaient la Nation métisse.

En réponse à la première rébellion, la Loi du Manitoba de 1870 constitua ce territoire en province canadienne et promit des terres aux Métis. Malheureusement, cette promesse ne fut pas tenue et les Métis ont été refoulés vers l’ouest à l’arrivée d’un nombre grandissant de colons blancs.

Durant cette période trouble, la toute nouvelle province comprenait essentiellement la vallée de la rivière Rouge. Cependant, l’immigration et l’établissement dans la région de nombreux colons se déplaçant vers l’ouest favorisèrent le développement de villages et rehaussèrent l’importance du Manitoba au sein de la Confédération canadienne.

Une photo en noir et blanc montrant une femme enceinte, deux enfants et un homme en train de récolter des patates.

Récolte de pommes de terre au Manitoba (MIKAN 336735)

Le saviez-vous?

  • Le Manitoba est considéré comme la patrie de la Nation métisse; en effet, le commerce des fourrures a eu pour conséquence de nombreuses unions entre les membres des Premières Nations et les Européens.
  • Winnipeg connut une forte période de croissance au tournant du 20e siècle, mais celle-ci fut de courte durée et suivie par des décennies de dépression, de sècheresses, de conflits ouvriers, ainsi que par deux guerres mondiales.
  • En janvier 1916, le Manitoba fut la première province du Canada à accorder aux femmes le droit de voter et de se faire élire au gouvernement provincial… à l’exclusion des femmes des Premières Nations et des Canadiennes d’origine asiatique.

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Soldat John George Pattison, VC

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPour souligner le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le 10 avril 1917, le blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons l’histoire du soldat John George Pattison, le quatrième soldat canadien ayant combattu à la bataille de la crête de Vimy à se voir décorer de la Croix de Victoria, après le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.

Photographie en noir et blanc d’un soldat assis tenant un bâton et regardant directement le photographe.

Le soldat John George Pattison, VC (MIKAN 3219808)

Le soldat Pattison naît le 8 septembre 1875 à Woolwich, en Angleterre. Il immigre au Canada en 1906, à 40 ans, et s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien à Calgary, en Alberta, le 6 mars 1916.

Photographie en noir et blanc montrant deux soldats qui se tiennent l’un à côté de l’autre devant une automobile.

Le soldat John George Pattison, VC et clairon, sans date (MIKAN 3219809)

Il y a 100 ans aujourd’hui, le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le soldat Pattison et le 50e bataillon subissaient les tirs nourris d’une mitrailleuse allemande qui infligeait de multiples pertes. Saisissant sa chance, le soldat Pattison s’avance seul, saute d’un trou d’obus à un autre, pour se rendre jusqu’à 30 verges de la mitrailleuse ennemie. La citation visant à lui décerner la Croix de Victoria relate ce qui suit : « Se trouvant à bonne distance, il a lancé des bombes sur le poste de mitrailleuse et a réussi à tuer des servants et à en blesser d’autres. Puis, il donna l’assaut à la baïonnette aux cinq servants qui restaient. Il n’y a aucun doute que la bravoure et l’esprit d’initiative du soldat Pattison ont permis aux Canadiens de maîtriser la situation et de continuer l’avance ». (London Gazette, no 30215, 2 août 1917)

Le soldat Pattison meurt au combat sept semaines plus tard, le 3 juin 1917, pendant l’attaque d’une centrale électrique détenue par les Allemands, près de Lens, en France. Il est enterré au cimetière militaire de La Chaudière situé tout près. Un pont à Calgary, en Alberta, et un sommet de montagne dans le parc national Jasper portent son nom pour honorer sa mémoire.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du soldat John George Pattison.

Ressources connexes

Le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyLe blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons les histoires de trois militaires canadiens qui ont reçu la Croix de Victoria pour leurs actions menées le premier jour de la bataille de la crête de Vimy.

Le 9 avril 1917, le capitaine Thain Wendell MacDowell de Lachute (Québec) et deux estafettes, les soldats James T. Kobus et Arthur James Hay, se retrouvent séparés de leur unité pendant l’assaut d’une position allemande. Le capitaine MacDowell détruit une mitrailleuse et il en met une autre hors d’état de nuire. Appuyé par les soldats Kobus et Hay, le capitaine MacDowell pénètre dans un abri et convainc alors les soldats allemands que tous les trois font partie d’une force de loin plus imposante. Deux officiers et soixante-quinze soldats se rendront au capitaine MacDowell et aux soldats Kobus et Hay. Les trois hommes maintiennent la position pendant cinq jours en attendant la relève (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5702, en anglais seulement). Déjà membre de l’Ordre du service distingué (D.S.O.), le capitaine MacDowell sera promu au grade de major, avant d’être nommé lieutenant-colonel du « Frontenac Regiment » à Napanee (Ontario). Il meurt à Nassau, aux Bahamas, le 29 mars 1960, et sa dépouille repose à Brockville (Ontario).

Photographie en noir et blanc de deux hommes en uniforme, debout dans un champ.

Le lieutenant-colonel C.M. Edwards, D.S.O., et le major T.W. MacDowell, V.C., D.S.O., 38e Bataillon, octobre 1917 (MIKAN 3521126)

Page dactylographiée des comptes rendus de la journée, entre 8 h 45 et 18 h 5. Dans le compte rendu débutant à 11 h, on peut lire ce qui suit :

Seconde page du rapport sur les opérations du 38e Bataillon d’infanterie canadien, du 9 au 13 avril 1917, extraite du journal de guerre (en anglais seulement), 38e Bataillon d’infanterie canadien, avril 1917, page 34, (MIKAN 1883252)

Le soldat William Johnstone Milne naît à Cambusnethan, en Écosse, et immigre à Moose Jaw (Saskatchewan), en 1910. Il s’enrôle au sein du 16e Bataillon (Scottish) et, la première journée de la bataille de la Crête de Vimy, il se trouve près de Thelus, en France. Ce jour-là, alors que l’avancée de la compagnie du soldat Milne est freinée par une mitrailleuse allemande, le soldat Milne rampe jusqu’à la mitrailleuse et s’en empare. Quand sa compagnie reprend son avancée, le soldat prend pour cible une autre mitrailleuse installée sur le front allemand et réussit à la mettre hors de combat. Dans la citation rédigée à son intention aux fins de la remise de la Croix de Victoria, on peut lire : « La bravoure considérable et l’esprit d’initiative dont il a fait preuve lors de ces deux incidents ont sans aucun doute sauvé la vie de bon nombre de ses camarades » [traduction] (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5705, en anglais seulement). Le soldat Milne sera tué peu de temps après avoir détruit la seconde mitrailleuse allemande. On n’a jamais retrouvé son corps. Le Monument commémoratif du Canada à Vimy lui rend hommage, à l’instar de 11 000 autres Canadiens qui sont morts en France et n’ont pas de sépulture connue.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme. Sa casquette et son collet sont décorés de feuilles d’érable, et il regarde le photographe.

Le soldat W.J. Milne, date inconnue (MIKAN 3357327)

Le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton de Wallacetown (Ontario) s’enrôle au sein du 18e Bataillon (Western Ontario) en tant que chauffeur de véhicule de bataillon. Avant l’attaque sur la crête de Vimy, on demande au sergent suppléant Sifton de « tenter sa chance avec les gars en première ligne » [traduction], un défi qu’il accepte de relever. Bien que sa compagnie fasse l’objet d’un tir nourri près de Neuville-St. Vaast, en France, le sergent suppléant Sifton repère le nid des mitrailleuses allemandes. Il s’élance par une brèche dans le barbelé, court à découvert, charge la position de mitrailleuses et réussit à neutraliser l’arme avant d’attaquer les mitrailleurs. Aidé des autres membres de sa compagnie qui le suivent, le sergent suppléant Sifton contient une contre-attaque (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5704, en anglais seulement). Cependant, juste au moment où les secours arrivent, il est mortellement atteint par le tir d’un soldat allemand blessé.

Photographie en noir et blanc de deux hommes qui décorent une tombe de fortune avec des pierres blanches dans un paysage désolant, le sol partiellement recouvert de neige et de gelée. La tombe est surmontée d’une croix arborant les mots « L.S. [Lance-Sergeant] E.W. Sifton, VC » (L/Sgt [sergent suppléant] E.W. Sifton, V.C.) et une feuille d’érable. À côté de la tombe, il y a une autre croix, plus grosse, sur laquelle il est écrit : « RIP Canadian soldiers killed in action 9-4-17 » (Que ces soldats canadiens morts au combat le 9 avril 1917 reposent en paix).

Deux camarades du regretté sergent suppléant E.W. Sifton, V.C., 18e Bataillon, se recueillent sur sa tombe, février 1918 (MIKAN 3194451)

Compte rendu dactylographié des actions du sergent suppléant Sifton qui lui ont valu la médaille de la Croix de Victoria :

Journal de guerre, 18e Bataillon d’infanterie canadien, le 9 avril 1917, page 6 (MIKAN 1883227)

Bibliothèque et Archives Canada a en sa possession les dossiers de service militaire du capitaine Thain Wendell MacDowell, du soldat William Johnstone Milne et du sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.