Voici Co-Lab : l’outil qui vous permettra de donner un coup de pouce à l’histoire!

Une bannière turquoise avec les mots: Co-Lab - votre outil de collaborationLa production participative est arrivée à Bibliothèque et Archives Canada! Grâce à Co-Lab et à notre nouvel outil Recherche dans la collection(bêta), vous pouvez maintenant transcrire des documents d’archives, y ajouter des mots-clés et des étiquettes, traduire des textes et des descriptions de photos ou d’images, ou encore créer des descriptions pour des images déjà numérisées.

Relevez le défi!

Pour rendre le tout encore plus intéressant, nous vous lançons des « défis » en vous invitant à travailler sur de petites collections : par exemple, les archives de Rosemary Gilliat (Eaton). Venez transcrire son journal et décrire les photos de ses voyages dans l’Arctique! À moins que vous ne préfériez recopier les lettres d’amour de sir Wilfrid Laurier à Zoé, sa bien-aimée et sa future épouse? Ces défis n’attendent que vous : relevez-les dès maintenant!

Une capture d’écran du Co-Lab montrant les différents défis de disponible.Pour participer : utilisez l’outil Recherche dans la collection(bêta)

Lorsque vous trouverez des images dans notre nouvel outil de recherche, vous aurez ce choix : « activer cette image aux fins de production participative à l’aide de Co-Lab ». Vous répondrez alors à de brèves questions, et vous pourrez ensuite commencer à utiliser Co-Lab pour transcrire, traduire ou décrire les documents voulus.

Si une image est déjà choisie, vous pourrez ajouter vos propres contributions ou modifier celles d’autres personnes. De plus, en vous créant un compte d’utilisateur, vous pourrez consulter l’historique de votre participation et vous serez informé des nouveaux défis et des mises à jour de Co-Lab.

Une nouvelle façon d’afficher les images

Une capture d’écran montrant une lettre écrite à la plume dans une fenêtre et dans l’espace de droite on voit un espace dédié à la transcription et sous cet espace une petite boîte indique le statut de la transcription.

Co-Lab s’accompagne d’un nouvel afficheur qui vous permet de zoomer sur des images ou de les glisser-déplacer. Ces fonctions sont très utiles lorsque vous voulez voir un détail afin de le transcrire ou d’ajouter des mots-clés ou des étiquettes.

Et s’il y a des erreurs?

C’est inévitable : il y aura des erreurs, surtout dans les transcriptions des documents manuscrits. Cela dit, le contenu dans Co-Lab peut être révisé par d’autres contributeurs. Si vous voyez une erreur, corrigez-la ou ajoutez la mention « Révision nécessaire » pour que d’autres puissent y jeter un coup d’œil.

Le plus grand avantage de Co-Lab? Chaque contribution individuelle profite aux autres chercheurs et améliore l’accès aux archives. Et chaque ajout à un document se traduit par une nouvelle métadonnée qui devient interrogeable dans un délai de 24 heures. Résultat : de jour en jour, les documents de Bibliothèque et Archives Canada deviennent plus facilement repérables.

De plus, en transcrivant sous forme de texte des documents qui n’étaient auparavant que des images numérisées, nous les rendons accessibles aux personnes utilisant un appareil de synthèse vocale ou un lecteur sonore d’écran. Enfin, en traduisant certains documents, nous permettons aux Canadiens unilingues d’en comprendre le contenu.

Pour plus d’informations et pour obtenir des réponses aux questions fréquemment posées, consultez la page À propos de Co-Lab. Déjà prêt à commencer? Donnez un coup de pouce à l’histoire et essayez Co-Lab dès maintenant!

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour d’avril 2018

À ce jour, 581 553 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 9926. Dernier nom : Venables.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

La mystérieuse affaire de la photo sur cuir verni : un pannotype de Bibliothèque et Archives Canada

Par Tania Passafiume, avec l’aide de Shannon Perry

J’ai découvert un trésor caché alors que je répertoriais plus de 300 objets emboîtés dans les fonds photographiques de Bibliothèque et Archives Canada. Une de ces images me semblait quelque peu étrange. Elle ne ressemblait ni à un daguerréotype, ni à un ambrotype, ni même à un ferrotype, soit le genre de photographies habituellement conservées dans de petits écrins de cuir, de papier ou de plastique.

Image couleur d’un coffret en papier tapissé de velours rouge. Sur le côté droit, une photo en noir et blanc encadrée par un passe-partout de cuivre représente un jeune homme vêtu d’un veston de couleur foncée.

Un pannotype d’un jeune homme inconnu, dans un coffret en papier (MIKAN 3255671)

Les questions n’ont pas tardé. De quoi s’agissait-il? Quel procédé photographique avait servi pour créer cet objet? Le premier indice m’indiquant qu’il s’agissait d’un objet insolite fut l’absence de scellant, ce qui signifiait qu’on n’avait pas apposé à l’origine de ruban de scellement. Traditionnellement, pour diverses raisons, un ruban de papier était utilisé pour sceller le paquet placé dans le coffret. N’ayant pas de ruban original à briser, j’ai décidé d’ouvrir le paquet.

Mes découvertes

Après avoir retiré le paquet de son écrin, j’ai immédiatement noté un fragment de papier épais posé au dos du paquet, qui semblait provenir d’une feuille plus grande. Dans le quadrant supérieur gauche apparaissaient des mots incomplets inscrits au crayon : « hol » et « acid ». La partie supérieure présentait une sorte de détérioration, sans doute une tache laissée par un liquide, à en juger par la décoloration du papier. Au début, je n’ai pas tellement porté attention à ce papier. Puisque le ruban de scellement original n’était plus là, il était vraisemblable qu’une personne eut placé ce morceau de papier derrière la photo après avoir retiré le sceau. Cette découverte en soi n’était pas surprenante, puisque les plaques photographiques étaient souvent retirées d’un coffret pour être placées dans un autre. Ce n’est que plus tard que je me suis rendu compte que le texte était en fait essentiel pour saisir la nature de la photo.

En retirant la feuille de papier, j’ai vu un morceau de cuir. Immédiatement, j’ai compris ce que je tenais entre les mains! Ce morceau de cuir n’était pas une autre couche ajoutée derrière la plaque photographique, c’était la photo elle-même gravée sur cuir! Ce procédé photographique est appelé pannotype (d’après le latin « pannos », qui signifie étoffe). J’avais lu à propos des pannotypes et vu des exemples modernes; toutefois, il est très rare de tomber sur des originaux, surtout en si bon état. J’ai retourné l’objet et retiré le passe-partout de laiton avec sa plaque de verre. Sous le verre détérioré et sale se trouvait une surface brillante en cuir sur laquelle était gravée l’image impeccable d’un homme. Le verre en mauvais état m’avait confondue et fait douter du procédé photographique utilisé. Grâce à mon analyse minutieuse et à un heureux hasard, Bibliothèque et Archives Canada venait de découvrir un pannotype du 19e siècle dans ses fonds!

L’histoire derrière ce procédé

Les pannotypes ont été à la mode de 1853 au début des années 1880. La méthode était semblable à celle utilisée pour les ambrotypes, à cette différence près qu’un morceau de tissu ou de cuir servait de support au lieu du verre. Fait intéressant, les pannotypes étaient réalisés en appliquant sur un ambrotype des gouttes d’une solution d’acide nitrique dilué dans l’alcool. Cela permettait au photographe de retirer l’émulsion (contenant l’image en tant que telle) du support en verre pour la placer sur un nouveau support, par exemple un morceau de cuir. J’ai alors repensé aux mots incomplets écrits à la main sur le morceau de papier trouvé derrière le cuir, « hol » et « acid ». Ces mots seraient-ils « alcohol » et « nitric acid » (alcool et acide nitrique), soit les ingrédients mêmes pour réaliser un pannotype?

Image couleur d’une feuille de papier tachée sur laquelle sont inscrits les mots incomplets « hol » et « acid ».

La feuille de papier trouvée au dos de la photo, avec le texte « hol » et « acid » inscrit au crayon.

Image couleur de mains gantées tenant un morceau de cuir dont la partie supérieure et les côtés sont tachés.

Le cuir au verso de la photo. Photo : Carla Klück.

Image couleur de mains gantées en train de séparer le portrait en noir et blanc d’un homme du passe-partout de cuivre avec plaque de verre qui le recouvrait.

La photo (cuir verni avec émulsion) et le passe-partout de cuivre avec sa plaque de verre. Photo : Carla Klück.

Le procédé photographique appelé pannotype a été présenté pour la première fois en 1853 à l’Académie des sciences de France par l’entreprise Wulff & Co, laquelle vendait les explications sur son procédé pour la somme de 100 francs. Les pannotypes se répandent rapidement, alors que de nombreux photographes professionnels les utilisent dans un contexte commercial, comme en témoignent des annonces et des articles de journaux ayant traversé le temps. À cette époque, les clients s’intéressaient à ce procédé puisqu’ils le croyaient plus durable : il ne se brisait pas comme les ambrotypes sur verre, ne s’égratignait pas comme les daguerréotypes et ne se déformait pas comme les ferrotypes. Nous ne savons presque rien de la diffusion et de l’utilisation du pannotype ici au Canada, mis à part le fait que plusieurs photographes réputés y ont eu recours, dont George Robinson Fardon (1807-1886), de Victoria, en Colombie-Britannique. Son album de photos « Portrait and Views on patent leather » (Portraits et vues sur cuir verni) a été présenté à l’Exposition universelle de 1862 à Londres, puis a été ajouté aux fonds du Victoria and Albert Museum.

Ici et maintenant

De nos jours, la découverte de pannotypes est chose rare, leur durée de vie étant très limitée en raison de leur fragilité intrinsèque. Or, ce pannotype nouvellement découvert sur cuir verni est en excellente condition. Son seul défaut est la détérioration du verre original dans le passe-partout de cuivre, ce à quoi quelques efforts de conservation ont su remédier. Il est maintenant temps de partager notre découverte avec le public et, peut-être, d’essayer d’élucider le prochain mystère : qui est l’homme sur la photo et qui était le photographe? Restez à l’affût!


Tania Passafiume est la restauratrice en chef des documents photographiques de la Division des soins de la collection au sein de la Direction générale des opérations numériques et de la préservation de Bibliothèque et Archives Canada.

Shannon Perry est une archiviste en photographie de la Division des archives gouvernementales de la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveaux ajouts à l’album sur les livres rares maintenant sur Flickr, 2018

Photo en couleur - RRangée de livres (de gauche à droite : Éléments d’Euclide, 1482; Paradise Lost de Milton, 1758; Relation de ce qui s’est passé en la mission des Pères de la Compagnie de Jésus …, 1651; Sophocleos Tragoediai, 1502; The Lower-Canada Watchman, 1829)

Rangée de livres de gauche à droite : Éléments d’Euclide, 1482; Paradise Lost de Milton, 1758; Relation de ce qui s’est passé en la mission des Pères de la Compagnie de Jésus …, 1651; Sophocleos Tragoediai, 1502; The Lower-Canada Watchman, 1829. [Fichier électronique IMG_3472]

La collection de livres rares à Bibliothèque et Archives Canada est l’une des plus importantes collections de livres rares canadiens  dans le monde. Nous définissons ouvrage canadien  comme suit : tout ouvrage publié au Canada, ou publié à l’étranger mais écrit ou illustré par des Canadiens, ou concernant le Canada.

Visitez l’album Flickr!

La Bataille de la crête de Vimy

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyTout était en place à l’heure du déclenchement de l’assaut, à 5 h 30 le 9 avril 1917.

Les heures de noirceur précédant l’attaque et la couverture nuageuse permirent à l’infanterie de se rendre discrètement à leurs postes d’attaque, plusieurs de ces postes étant bien visibles pour l’ennemi en plein jour. Si les Allemands avaient eu connaissance de cette manœuvre, ils auraient sans doute formé un tir de barrage et ainsi freiné l’onde d’assaut tout en causant de sérieux dommages. Tel ne fut pas le cas et les postes d’offensive furent occupés en catimini.

Dans la pénombre à l’heure zéro, sous un ciel froid et couvert, lorsque la manœuvre était encore en grande partie ignorée par l’ennemi, le bombardement intense commença avec une fureur soudaine et l’avance de l’infanterie fut alors entamée.

Lisez notre série sur la Bataille de la crête de Vimy créé dans le cadre d’une entente de collaboration entre The National Archives et Bibliothèque et Archives Canada :

Écoutez notre balado, Au-delà de Vimy : La montée de la puissance aérienne : première et deuxième partie.

Consultez notre album de photo sur Flickr.

Et finalement, visitez la page avec les ressources de Bibliothèque et Archives Canada sur la bataille:

Images de tartans et de kilts maintenant sur Flickr

Photo en couleurs d’une fillette souriant, portant un béret écossais et une pièce d’étoffe en tartan à l’épaule.

Betty Chan, Jeux écossais, Winnipeg (Manitoba). [MIKAN 4314336]

Le tartan est une étoffe de tissu multicolore dont les lignes horizontales et verticales sont entrecroisées. Traditionnellement, le tartan était composé de laine, mais il était parfois fait à partir d’autres tissus. L’Écosse et les kilts sont particulièrement associés au tartan. Toutefois, l’immigration constante d’Écossais au Canada a créé un environnement spécial pour le tartan au pays. Des activités culturelles, dont les Jeux écossais qui se déroulent partout au Canada, mettent en valeur les divers motifs des kilts, des vestes, des couvertures et des accessoires de mode. Dans le cas des vêtements non traditionnels, on parle plus souvent de tissu à carreaux. Il existe des tartans canadiens uniques, dont les motifs provinciaux et territoriaux; la plupart sont inscrits auprès de la cour du lord Lyon. Cette cour réglemente l’art héraldique de l’Écosse, notamment les motifs de tartan. Le tartan vert, or, rouge et brun du Canada, connu sous le nom de « feuille d’érable », est devenu un symbole national officiel en 2011.

Photo noir et blanc de deux femmes devant un métier à tisser. La femme assise à gauche tient la navette. La femme debout à droite examine le motif et le tissage d’un tartan.

Tissage d’un tartan, St. Ann’s, île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse). [MIKAN 4950258]

Photo noir et blanc de deux fillettes debout, portant des bérets écossais ainsi que des kilts et des vestes assortis.

Deux fillettes vêtues de kilts, Jeux écossais, Antigonish (Nouvelle-Écosse). [MIKAN 4315734]

Visitez l’album Flickr maintenant!

Titres de propriété délivrés par le Bureau du registraire général avant la Confédération

Par Rebecca Murray

Les Services de référence reçoivent souvent des demandes relatives aux titres de propriété délivrés au Canada. Nous nous concentrerons ici sur les titres antérieurs à la Confédération; les autres feront l’objet de notre prochain billet. Notre article « Titres de propriétés de la couronne : vente de terres indiennes » vous donnera aussi plus de détails sur ce sujet.

Qu’est-ce qu’un titre de propriété?

Un titre de propriété est un document délivré par la Couronne pour octroyer une terre ou confirmer à qui celle-ci appartient. Il prouve que la Couronne a cédé au propriétaire la terre en question. (On utilise parfois aussi le terme « lettres patentes ».)

Comment trouver un titre de propriété?

Ce type de recherche est difficile, même pour les archivistes expérimentés! Voici un exemple pour vous aider. Notez que ces recherches peuvent être faites à partie de la maison ou dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada.

Note : La majorité des documents de cette époque sont en anglais. Par conséquent, nous vous suggérons d’utiliser les termes anglais pour maximiser vos résultats de recherche. Dans l’exemple ci-dessous, les termes anglais sont indiqués en italique et entre parenthèses après leur équivalent français.

Étape 1 :

Commencez avec l’information dont vous disposez : une date (précise ou approximative), un emplacement (précis ou approximatif), et le nom de la personne ou de l’organisation (le titulaire) détenant le titre que vous cherchez. Votre recherche sera plus facile si vous avez tous ces renseignements – surtout la date –, mais vous pourrez y arriver même si vous n’en avez qu’un ou deux.

Exemple :

  1. Date : 7 juin 1856
  2. Emplacement : lot 8, rang 3, à l’est du chemin Plank, canton de Seneca
    (Lot 8, Range 3, east of Plank Road, Township of Seneca)
  3. Titulaire : David Patterson

Étape 2 :

Si vous connaissez le nom du titulaire et la date, ou la date et l’emplacement, cherchez dans le répertoire anglais Indexes to Indian and Ordnance Land Patents. Vous y trouverez des répertoires par noms et par lieux pour la période allant de 1845 à 1867 (RG68, vol. 911, bobine de microfilm M-1638).

Si vous connaissez plutôt le nom du titulaire et l’emplacement, mais sans la date, vous pouvez quand même consulter ce document, mais vous devrez faire une recherche plus poussée dans l’index général (General Index).

Avec notre exemple, nous trouvons dans le registre Indexes to Indian and Ordnance Land Patents une entrée pour David Patterson (RG68, vol. 911, bobine de microfilm M-1638). Nous voyons que les renseignements correspondants se trouvent dans le registre EO, à la page 172 (liber EO, folio 172). À noter : les registres sont identifiés parfois par des lettres, parfois par des numéros.

Étape 3 :

Vous devez maintenant trouver le registre (liber) parmi les documents du fonds RG68. Deux options s’offrent à vous : la recherche sur le Web ou dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada.

Recherche sur le Web

  1. Sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada, rendez-vous à la page Recherche de fonds d’archives améliorée – Recherche avancée. Dans la première case « Tout mot-clé », cliquez sur la flèche descendante et sélectionnez l’option No d’instr. de recherche, puis inscrivez 68-2.
  2. Cliquez sur le bouton Soumettre au bas de l’écran.
  3. Plusieurs résultats s’afficheront. Vous pouvez les filtrer pour les limiter à la décennie visée. Vous pouvez aussi ajouter un terme de recherche dans la prochaine case « Tout mot-clé » : par exemple, land [pour terre]. Vous pouvez également ajouter le numéro du registre (liber) dans vos critères de recherche : il suffit de cliquer sur la flèche descendante dans une autre case « Tout mot-clé » et de choisir l’option No de dossier.

Plusieurs documents datant de cette période ont été numérisés et sont offerts sur microfilm. Faites une recherche sur le site Héritage pour savoir si la bobine qui vous intéresse a été numérisée.

Recherche dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada

Dans nos locaux du 395, rue Wellington, à Ottawa, utilisez l’instrument de recherche 68-2 pour trouver le numéro du registre (liber) ainsi que les numéros du volume et de la bobine de microfilm correspondants. Vous pouvez visionner les microfilms dans la salle 354.

Photo noir et blanc d’un document officiel de la province du Canada décrivant avec précision l’emplacement et la taille d’un terrain concédé.

Titre de propriété délivré à David Patterson, comté de Haldimand, 8 juin 1856. (RG68, registre 231, volume EO, p. 172)

Comment utiliser les documents Key to the General Index et General Index

Si votre date ne se situe pas entre 1845 et 1867, ou si vous n’êtes pas certain de la date, vous pouvez utiliser les documents anglais Key to the General Index couvrant les années 1651 à 1867 pour y repérer les données du document General Index qui correspondent au propriétaire du titre.

Vous pouvez également consulter des versions papier de ces documents dans la salle de référence du 2e étage au 395, rue Wellington. Rappelez-vous que le General Index ne se limite pas aux document fonciers : il s’applique à tous les types de documents délivrés par le Bureau du registraire général, d’où l’importance de consulter son complément (Key to the General Index) pour accélérer votre recherche.

Par exemple, le document Key to the General Index pour 1841-1867 se trouve dans le fonds RG68, vol. 896, que vous pouvez voir sur la bobine de microfilm C-2884. Les renseignements y sont classés par noms. Trouvez la personne recherchée et copiez toutes les paires de chiffres figurant à côté de son nom : elles vous permettront de trouver les entrées pertinentes dans le General Index. Chaque paire de chiffres est associée à deux colonnes : « No. », qui indique le numéro de ligne, et « Folio », qui indique la page.

Grâce à ces renseignements, vous pouvez vous rendre directement à la page appropriée du General Index et trouver l’entrée correspondante. Vous y trouverez alors d’autres renseignements, dont les numéros de volume (liber) et de page (folio) nécessaires pour trouver le titre de propriété. Par exemple, sur l’image qui suit, remarquez la première paire de chiffres associée au révérend James Cochlan et à son épouse : « 4 » et « 680 ».

Reproduction noir et blanc d’un index nominal comportant quelques colonnes : « Name » [Nom], « No. » [Numéro], « Folio » [Page] « No. », « Folio », etc.

Extrait du document Key to the General Index pour 1651-1841 (RG68, volume 893). On y voit les numéros de registre (« No. ») et de page (« Folio ») associés à chaque nom. Notez, à la deuxième ligne, la première paire de chiffres associés au révérend James Cochlan et à son épouse : « 4 » et « 680 ».

Reproduction noir et blanc d’une page d’un grand livre comportant cinq colonnes : « No. » [Numéro], « Lib » [Registre], « Folio » [Page], « Date » et « Surrenders » [Personnes cédant la terre].

Page 680 du document General Index (RG68, volumes 894 et 895) montrant l’entrée à la ligne 4. Le registre (liber) et le numéro de page (folio) pour le document en question sont « KM » et « 6 ».

Après avoir identifié les numéros de registre (liber) et de page (folio) à l’aide du document General Index, vous pouvez procéder à l’étape 3 pour établir la référence complète du titre de propriété, y compris le numéro de la bobine de microfilm. Cette étape peut se faire à distance ou dans nos locaux.

Comme vous le voyez, ce type de recherche peut s’avérer très difficile. Nous vous encourageons à essayer, mais n’hésitez surtout pas à communiquer avec nous si vous avez besoin d’aide!


Rebecca Murray est archiviste de référence aux Services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Lieutenant Gordon Muriel Flowerdew, VC

Par Emily Monks-Leeson

Aujourd’hui, dans la série Centenaire de la Première Guerre mondiale – hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, nous rendons hommage au lieutenant Gordon Muriel Flowerdew. Il a reçu la Croix de Victoria, décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth reconnaissant la bravoure devant l’ennemi, pour ses actions lors de la bataille du bois de Moreuil qui se déroulait en ce jour il y a 100 ans.

Une photographie en noir et blanc d’un soldat légèrement de profil.

Lieutenant Gordon M. Flowerdew, récipiendaire de la Croix de Victoria (MIKAN 3521609)

Flowerdew naît à Billingford, en Angleterre, le 2 janvier 1885. Il immigre en Saskatchewan en 1903, puis devient éleveur en Colombie-Britannique. Il s’enrôle dans le Lord Strathcona’s Horse, une brigade de cavalerie, en septembre 1914 et reçoit sa commission d’officier en 1916. En 1918, Flowerdew est lieutenant (capitaine par intérim) de l’Escadron « C » du Lord Strathcona’s Horse. Les brigades de cavalerie, qui ne participent presque plus au combat direct vu la nature stationnaire des guerres de tranchées, reprennent du travail au printemps 1918 grâce au retour des mesures de guerre ouvertes et rapides. Le 30 mars 1918, les Strathconas s’engagent dans de violents affrontements dans le bois de Moreuil, en France. Les soldats doivent empêcher les Allemands de traverser la rivière Avre et de s’approcher d’Amiens.

Alors que des soldats allemands gagnent le bois de Moreuil, le capitaine par intérim Flowerdew aperçoit deux lignes de position d’infanterie allemandes soutenues par des mitrailleuses. Il ordonne une charge de cavalerie. Son escadron franchit les deux lignes allemandes, donnant des coups d’épée, puis fait demi-tour, se ruant de nouveau sur l’ennemi. Les Allemands sont forcés de battre en retraite. Selon la citation de la Croix de Victoria de Flowerdew, l’escadron avait alors perdu soixante-dix pour cent de ses hommes, morts ou blessés, et lui-même était gravement blessé aux deux cuisses. Néanmoins, Flowerdew ne cesse d’encourager ses hommes, leur ordonnant de mettre pied à terre.

Les survivants, menant maintenant un combat corps à corps, réussissent à conserver les positions allemandes jusqu’à l’arrivée de l’unité du lieutenant Frederick Maurice Watson Harvey, venu à leur rescousse. Harvey avait reçu la Croix de Victoria en 1917 pour son rôle dans l’attaque contre les Allemands à Guyencourt, en France. Flowerdew et ses hommes empêchent l’armée allemande de prendre le bois de Moreuil et d’obtenir une position stratégique importante.

Une description du jour de combat écrite à la main.

Une page du journal de guerre du Lord Strathcona’s Horse, comprenant une description des actions de Flowerdew ce jour-là. Page 422 (MIKAN 2004721)

Le lieutenant Gordon Muriel Flowerdew succombe à ses blessures le 31 mars 1918. Il est enterré au cimetière britannique Namps-au-Val, en France. Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service numérisé du lieutenant Gordon Muriel Flowerdew.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « Gratien Gélinas : de chez nous »

Notre plus récente émission de baladodiffusion est maintenant en ligne. Écoutez « Gratien Gélinas : de chez nous ».

Photo noir et blanc de Gratien Gélinas, visage dans les mains, avec une cigarette.

Dramaturge, metteur en scène, acteur, cinéaste et administrateur d’organismes culturels, Gratien Gélinas est l’un des fondateurs du théâtre et du cinéma modernes au Canada. Ses œuvres ont donné une voix aux gens du peuple et fait rayonner la culture et la société canadiennes-françaises tant chez nous qu’à l’étranger, pavant le chemin aux plus grands scénaristes québécois. Dans l’émission d’aujourd’hui, nous nous rendons à Saint-Bruno, près de Montréal, pour discuter avec Anne-Marie Sicotte, petite-fille de Gratien Gélinas, qui nous parle de la vie et de l’héritage de son célèbre grand-père.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

La petite histoire : les récits cachés des enfants, une exposition au Musée canadien de l’histoire

Trop souvent, nos livres d’histoire présentent une vision romancée de la vie et de la contribution des enfants, quand ils ne les ignorent pas carrément. Pourtant, la vie des moins puissants, même si elle laisse bien peu de traces, peut s’avérer très révélatrice – à condition d’être préservée!

L’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, tenue au Musée canadien de l’histoire, met en lumière les expériences uniques de certains enfants, retrouvées parmi les archives. On peut y admirer des documents, des photos, des œuvres d’art et des artéfacts rares tirés des collections du Musée et de Bibliothèque et Archives Canada.

Les enfants écrivent rarement leurs propres récits et anecdotes, que l’on découvre plutôt par bribes dans du matériel produit par des adultes, comme des portraits officiels tirés de collections familiales ou des documents gouvernementaux ou institutionnels. Ces fragments d’existences révèlent l’attitude des adultes à l’égard des enfants et les répercussions que les lois et politiques ont eues sur eux au fil du temps.

Peinture à l’huile de deux fillettes vêtues à l’identique, avec des robes rouges à cols de dentelle et des colliers rouges. L’une d’entre elles tient un petit chien.

Céline et Rosalvina Pelletier. Attribuée à James Bowman, vers 1838. Huile sur toile (MIKAN 2837219)

Avant l’avènement de la photographie, les individus étaient représentés au moyen de portraits peints. Les enfants pauvres y figuraient rarement, ce qui témoigne de l’élitisme de cette forme d’art. Dans ce portrait des sœurs Pelletier, tout reflète la richesse et le statut social de leur famille. Représentées à l’image d’adultes en miniature, elles portent une tenue empesée; l’une tient un teckel nain, symbole de fidélité, et toutes deux arborent un collier de corail, censé repousser les maladies infantiles.

Photo noir et blanc de trois enfants : l’un assis au centre, et les deux autres debout.

The children we seek to help [Ces enfants que l’on cherche à secourir]. Photographe inconnu, vers 1900. Épreuve à la gélatine argentique (MIKAN 3351178)

Les documents institutionnels contiennent de précieux renseignements sur les enfants. À la fin du 19e siècle, le mouvement de « secours aux enfants » a suscité la création d’organismes de protection de l’enfance, dont la Société d’aide à l’enfance. Ces organismes caritatifs aidaient les enfants pauvres, abandonnés et négligés en tenant des orphelinats et des écoles de formation, et en offrant des services d’adoption. Les travailleurs sociaux ont eu recours à la photographie pour documenter leur travail, n’hésitant pas à promouvoir leur cause à l’aide d’images contradictoires où les enfants étaient représentés comme d’innocentes victimes ou des criminels en devenir.

Les récits du passé négligent parfois la présence des enfants, quand ils ne l’occultent pas complètement. Pourtant, ces derniers ont eux aussi participé à des événements marquants de l’histoire du Canada ou en ont ressenti les effets.

Photo noir et blanc de deux enfants appuyés contre un guéridon, une main sur la joue.

Jean-Louis et Marie-Angélique Riel. Steele & Wing, vers 1888. Impression à l’albumine (MIKAN 3195233)

Jean-Louis et Marie-Angélique sont nés au Montana alors que leur père, le chef métis Louis Riel, y était exilé en raison de son rôle dans la Résistance de la rivière Rouge en 1869-1870. Après l’exécution de leur père en 1885, Marie-Angélique est allée vivre à Winnipeg auprès d’un oncle; elle a succombé à la tuberculose en 1896. Après avoir adopté le nom de sa mère, Jean-Louis est déménagé à Montréal et est décédé à l’âge de 25 ans des suites d’un accident de charrette.

Lettre écrite à la main par Louis Riel, adressée à sa femme et à ses enfants.

Lettre de Louis Riel à sa femme et à ses enfants, 1885. Encre sur papier (MIKAN 126629)

Cette ultime lettre de Louis Riel à son épouse et à ses enfants donne une perspective personnelle du chef métis. Riel l’a rédigée le 16 novembre 1885, le jour de sa pendaison à Regina. Il y parle de ses enfants, demande à sa femme de les faire prier pour lui, et la termine ainsi : « Gardez courage. Je vous bénis. Votre père, Louis ‟David” Riel ».

Les objets créés par des enfants ont une vie éphémère et se retrouvent rarement dans des collections. Et lorsque c’est le cas, ils sont bien cachés, souvent intégrés au patrimoine des familles et des communautés; en outre, l’identité de leurs jeunes auteurs n’est pas toujours mentionnée. Néanmoins, ils sont plus susceptibles de resurgir si leurs auteurs ont grandi au sein de familles célèbres ou le sont eux-mêmes devenus.

Le journal intime de Sandford Fleming, ouvert et montrant un exemple de son écriture.

Journal intime de Sandford Fleming, 1843. Crayon et papier (MIKAN 4938908)

Ce journal, tenu par Sandford Fleming à l’âge de 16 ans, laisse présager sa réussite à titre d’ingénieur et d’inventeur. Rempli de dessins architecturaux, de formules scientifiques et d’inventions, le document illustre le bouillonnement intellectuel de Fleming.

Peu communs, les lettres et les journaux d’enfants ouvrent une fenêtre sur leur univers, révélant leurs façons uniques de parler, de penser et d’appréhender le monde. Intimes, candides et parfois fantaisistes, les journaux intimes, les lettres et les dessins créés par des enfants nous invitent à voir l’histoire autrement.

Portrait noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un uniforme, les bras croisés.

Portrait d’Arthur Wendell Phillip Lawson. Photographe inconnu, 1918. Épreuve sur collodion mat (MIKAN 187937)

Journal écrit à la main. Pour chaque journée, on aperçoit des tableaux montrant les résultats des parties de la série mondiale du baseball majeur.

Journal intime d’Arthur Wendell Phillip Lawson, 1914. Encre, papier, cuir (MIKAN 129683)

Dans ce journal, Arthur Lawson, alors âgé de 16 ans, livre ses états d’âme ainsi que sa vision du monde, d’un point de vue d’adolescent. Rédigé au début de la Première Guerre mondiale, il entremêle les mentions des batailles faisant rage outre-mer et des remarques anodines sur la météo, les événements familiaux (comme l’anniversaire du frère de Lawson) et les résultats de la série mondiale du baseball majeur en cours, opposant les Braves de Boston aux Athletics de Philadelphie. Arthur Lawson s’est enrôlé avant la fin de la guerre.

Pour découvrir d’autres récits captivants, visitez l’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, présentée du 30 mars 2018 au 27 janvier 2019 au Musée canadien de l’histoire, dans la salle « Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada ».