Des images de restaurants maintenant sur Flickr 

Photographie noir et blanc de l’extérieur d’un restaurant situé sur un chemin de terre dans une région éloignée.

Restaurant à Entrance (Alberta) [PA-100223]

L’essor des restaurants est directement relié à la croissance des villes. Alors que les routes commerciales s’étendent dans la Chine ancienne et l’Empire romain, les marchands ambulants qui se rendent dans les villes pour y vendre leurs produits font souvent halte dans des lieux de restauration publics, comme les auberges, pour se reposer et se restaurer. À l’intérieur des villes en pleine expansion, les tavernes et les auberges deviennent les principaux endroits où les gens peuvent trouver de quoi manger simplement, boire et se loger.

Photographie noir et blanc d’une femme sortant de la cuisine d’un restaurant en portant un plateau avec une théière et des tasses.

Une serveuse sortant de la cuisine du Diana Sweets et apportant un plateau avec une théière et des tasses, Toronto (Ontario) [PA-068091]

Photographie stéréoscopique noir et blanc montrant des dizaines de serveurs debout près de deux rangées de tables avec un lustre suspendu au plafond, Hôtel Windsor, Montréal (Québec).

Des dizaines de serveurs debout près de deux rangées de tables avec un lustre suspendu au plafond, Hôtel Windsor, Montréal (Québec) [e011093681]

Ce n’est qu’à partir du 18e siècle en France que l’on assiste à l’ouverture de restaurants de luxe ou spécialisés à l’intention de ceux qui en ont les moyens. Ces premiers restaurants proposent des menus composés d’un vaste choix de viandes, de légumes et de boissons, préparés selon des recettes plus élaborées. D’autres pays emboîtent le pas, et la culture de la restauration se répand partout en Europe et bien au-delà.

Photographie noir et blanc de l’extérieur du restaurant Nick's Chicken Barbecue. Une enseigne au néon dans la fenêtre annonce « Good Food » [bonne nourriture] et « Beer & Wine » [bière et vin].

Le restaurant Nick’s Chicken Barbecue, Québec (Québec) [PA-080674]

Aujourd’hui, les villes canadiennes offrent un vaste choix de restaurants servant des spécialités culinaires du monde entier dans une large gamme de prix.

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Images de l’industrie sidérurgique (acier) maintenant sur Flickr

Photographie en noir et blanc d’ouvriers qui supervisent le coulage d’acier en fusion dans des moules.

Des ouvriers surveillent le coulage d’acier fondu à l’Atlas Steel Company, Welland (Ontario) [e000760732]

L’acier est un alliage composé principalement de minerai de fer et d’un peu de carbone. Sa production constitue une grande industrie au Canada, actuellement concentrée en Ontario et au Québec.

Photographie en noir et blanc de trois ouvrières du rail, portant des gants et de lourds vêtements de travail, et posant avec leurs pelles.

Portrait de trois ouvrières du rail posant avec leur pelle, Stelco Steel Company of Canada, Hamilton (Ontario) [e000762848]

Photographie en noir et blanc d’un ouvrier, debout à côté d’un four, qui dirige le coulage d’acier en fusion dans une poche de coulée.

Un ouvrier se tient à côté d’un four et oriente le coulage d’acier fondu dans une poche de coulée, Stelco Steel Company of Canada, Hamilton (Ontario) [e000760223]

L’acier est matériau polyvalent employé dans la fabrication d’un éventail de produits, comme des barils, des fermoirs, des structures, des électroménagers, des pièces automobiles et même des contenants alimentaires. Comme l’aluminium, l’acier se recycle facilement. Bon nombre d’aciéries canadiennes fabriquent leur acier à partir de ferraille.

Photographie en noir et blanc d’un ouvrier qui regarde dans un pyromètre pour mesurer la température de l’acier en fusion.

Un ouvrier mesure la température de l’acier fondu à l’aide d’un pyromètre à l’aciérie Sorel Steel (Québec) [e000760214]

Des brames (tôles), des bandes et des billettes d’acier semi-finies sont façonnées par laminage ou par forgeage pour la production commerciale ou industrielle. Au Canada, la production d’acier a commencé dans les années 1880. Au début des années 1900, des centres de fabrication étaient déjà établis à Hamilton et à Sault Ste. Marie, en Ontario, ainsi qu’à Sydney, en Nouvelle-Écosse. La production a augmenté pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis a connu une croissance rapide après la guerre.

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Le fonds George Ayoub : une passion pour les bateaux

Par Kelly Anne Griffin

De nombreuses personnes aiment observer les oiseaux ou les étoiles. George Ayoub, quant à lui, se passionnait pour les bateaux. Et il n’est pas le seul : un grand nombre de Canadiens partagent cette fascination. Pas étonnant quand on sait que notre pays possède plus de 200 000 kilomètres de littoral et près de 800 000 kilomètres de rives intérieures!

George Ayoub est né en 1916 à Sault-Sainte-Marie, en Ontario. Âgé d’à peine 14 ans, il devient matelot et se découvre une passion pour l’histoire maritime qui l’animera toute sa vie. Sa collection, conservée à Bibliothèque et Archives Canada, témoigne du passé nautique du Canada et des voies navigables qui ont contribué à façonner notre pays et à développer notre économie.

Le fonds Georges Ayoub comprend plus de 20 000 photographies prises entre 1940 et 1990. Celles-ci portent en particulier sur la voie maritime du Saint-Laurent, les Grands Lacs, la rivière des Outaouais et le canal Rideau, et nous offrent un remarquable aperçu de l’évolution du transport maritime et de la navigation de plaisance. Le fonds renferme également des documents textuels qui retracent l’histoire de l’industrie du transport maritime et celle de certains bateaux.

La voie maritime du Saint-Laurent

Inaugurée en 1959, la voie maritime du Saint-Laurent révolutionne l’industrie du transport en permettant aux navires de voyager des Grands Lacs jusqu’à l’Atlantique. Dès cette année-là, George Ayoub commence à rassembler une importante collection de documents sur l’histoire des navires qui sillonnent ces eaux au cours du 20e siècle. Il en photographie lui-même plusieurs.

Aujourd’hui, la voie maritime du Saint-Laurent est l’une des plus importantes routes navigables au monde. Les marchandises y transitent du cœur de l’Amérique du Nord vers le reste du monde, et vice-versa. Le fonds George Ayoub contient de nombreuses photos illustrant la diversité des navires qui empruntent cette voie.

Photo noir et blanc d’un remorqueur à quai. L’équipage est sur le pont.

Le Jean-T sur la voie maritime du Saint-Laurent, Iroquois (Ontario), 28 septembre 1975. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub/e011213397. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

Photo noir et blanc d’un grand navire franchissant un canal.

Le Kingdoc sur la voie maritime du Saint-Laurent, Iroquois (Ontario), 5 septembre 1965. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub /e011213399. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

Le canal Rideau et la rivière des Outaouais

Le canal Rideau est le plus ancien canal d’Amérique du Nord qui fonctionne sans interruption depuis son inauguration, en 1832. C’est en fait un long réseau composé de plusieurs canaux reliés. Il a été construit après la guerre de 1812, qui avait mis en lumière la nécessité de disposer d’une voie navigable entre le lac Ontario et la rivière des Outaouais afin de protéger des attaques la circulation transitant normalement par le Saint-Laurent. Sa construction, une énorme entreprise, a ainsi ouvert une voie d’approvisionnement sécuritaire entre Montréal et Kingston.

Les écluses du canal Rideau offrent de merveilleux points de vue : on y voit souvent des passants, fascinés par le spectacle des bateaux qui franchissent le canal grâce à ces ouvrages. Le fonds George Ayoub comprend plusieurs excellentes photos de ce genre, prises au fil des ans.

Photo noir et blanc d’un bateau de plaisance amarré le long d’un canal à proximité d’un imposant édifice.

Le Korab devant le Centre national des arts, canal Rideau, Ottawa, 14 juin 1971. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub /e011213400. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

Photo noir et blanc d’un petit bateau-pompe amarré sur la rive boisée d’un cours d’eau.

Le bateau-pompe St. John’s, de la Gatineau Boom Company, amarré à un quai près de Hull (Québec), 19 novembre 1967. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub /e011213403. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

Photo noir et blanc d’un remorqueur tirant un voilier sur l’eau.

Le voilier Wild Harp tiré par le remorqueur TANAC V-222, 10 septembre 1972. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub /e011213404. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

Photo noir et blanc d’un bateau de taille moyenne franchissant une écluse.

Le Templeton dans une des écluses du canal Rideau, Ottawa, 17 avril 1964. Source : George Ayoub/Bibliothèque et Archives Canada/fonds George Ayoub /e011213405. Droits d’auteur : Les droits d’auteur ont été transférés à Bibliothèque et Archives Canada par la succession de George Ayoub.

L’immensité et la splendeur du littoral canadien expliquent le lien intime qui nous unit à l’eau. L’observation des bateaux demeure une attraction touristique majeure pour de nombreuses collectivités situées le long des voies navigables au Canada. Qu’il s’agisse de routes maritimes très fréquentées ou de lacs calmes et paisibles, celles-ci nous permettent de sillonner le pays, fidèles à notre devise : A mari usque ad mare, « D’un océan à l’autre ».

Ressources connexes


Kelly Anne Griffin est adjointe en archivistique à la Division des archives privées du monde de la science et de la gouvernance, Direction générale des archives, à Bibliothèque et Archives Canada.

Images de poules maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un jeune garçon. À sa gauche se trouve un coq blanc sur un piédestal.

Portrait d’Henri Groulx, Lachine (Québec) [MIKAN 3630060]

Les poules sont des oiseaux domestiques élevés pour leurs œufs et leur chair. On trouve de nombreux producteurs de poulet et couvoirs de poules pondeuses dans chaque province. Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Ontario et le Québec possèdent la plus forte concentration de producteurs, suivis par la Colombie-Britannique et l’Alberta, respectivement.

Photo couleur d’un homme plaçant de l’eau dans des plats à l’intérieur d’un enclos pour poussins.

Un homme donnant de l’eau à des poussins dans l’un des couvoirs du Marshall Chicken Ranch, Toronto (Ontario) [MIKAN 4313936]

Photo noir et blanc de deux femmes inspectant des œufs qui défilent sur un transporteur à courroie et les plaçant dans des boîtes.

Mme Hines et Mme Dominey préparant des œufs pour les consommateurs, Port Williams (Nouvelle-Écosse) [MIKAN 4950331]

Les poules ne sont pas des oiseaux migrateurs. Elles occupent un petit territoire et peuvent difficilement nager ou voler. Les gens pouvaient facilement capturer ces oiseaux et les emmener avec eux quand ils déménageaient. La domestication des poules s’est faite rapidement. Que ce soit pour une production familiale ou pour nourrir de grandes populations urbaines, les poules se sont avérées extrêmement polyvalentes sur le plan des soins et de la reproduction.

Photo noir et blanc d’un homme nourrissant des poules à côté d’un poulailler.

Élevage de volaille, Oromocto (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 3643515]

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Des images de homards maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un homme tenant un gros homard dans sa main gauche.

Dougal Doucette tient le premier gros homard de la saison, Miminegash (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4953614]

Saviez-vous que le terme « homard » désigne en fait une variété de crustacés? Ceux-ci comprennent le homard que l’on connaît, bien sûr, mais aussi la langouste, le homard récifal, la cigale de mer, le homard à fourrure et la galathée.

Photo noir et blanc d’un village côtier. On voit des homardiers à l’arrière-plan, des casiers à homard au centre, et des balises flottantes au premier plan.

Casiers à homard et balises flottantes sur le rivage, Sandford (comté de Yarmouth, Nouvelle-Écosse) [MIKAN 3629555]

Photo noir et blanc de deux hommes, deux femmes et un enfant en train d’examiner quelques homards autour de casiers.

Deux hommes, deux femmes et un enfant debout autour de casiers à homard, parc national Fundy (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 4317581]

L’espèce de homard la plus connue des Canadiens – le Homarus americanus – vit le long des côtes de l’Atlantique et dans les eaux du plateau continental, du Labrador à la Caroline du Nord. C’est la seule espèce que l’on retrouve au Canada. Le plus gros spécimen répertorié ici a été capturé au large de la Nouvelle-Écosse en 1977; il pesait plus de 20 kilos!

Photo noir et blanc d’un homme aidant une fillette attablée devant son repas de homard.

Jane Petrie devant son repas de homard (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4949865]

Le homard est un mets recherché et un important produit d’exportation pour le Canada, qui l’expédie partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, au Japon, en Chine et dans les pays de l’Union européenne.

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Images de croisières maintenant sur Flickr

Une croisière est un voyage d’agrément effectué à bord d’un bateau ou d’un navire; elle peut inclure des arrêts touristiques dans des villes.

Photo noir et blanc de deux fillettes et de quatre garçons assis sur le pont avant du bateau à moteur Queen

Des enfants à bord du bateau à moteur Queen, croisière d’un jour de la jetée de Waskesiu au portage Kingsmere, parc national de Prince Albert (Saskatchewan) [MIKAN 3232476]

Les premières croisières sont organisées en Europe pendant les années 1840. La Peninsular & Oriental Steam Navigation Company (P&O) fait d’abord quelques arrêts dans la mer Méditerranée et au Royaume-Uni. P&O connaît une expansion rapide au cours de la deuxième moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle. L’entreprise commence alors à desservir de plus en plus de destinations un peu partout dans le monde.

Photo noir et blanc de l’intérieur du navire à vapeur Montreal montrant une grande salle d’attente recouverte de tapis avec de nombreux fauteuils rembourrés

Intérieur du navire à vapeur Montreal [MIKAN 3380611]

P&O est à l’avant-garde des compagnies de croisières modernes qui traversent les océans Atlantique et Pacifique et parcourent les côtes Est et Ouest du Canada et du reste de l’Amérique du Nord. De nos jours, les Canadiens ont non seulement accès à des destinations océaniques, mais aussi à des croisières dans plusieurs lacs et rivières.

A colour photograph of a boy playing shuffleboard, watched by a man and a woman on the Canadian Pacific Railway cruise ship Assiniboia.Photo couleur d’un garçon jouant aux galets sur le navire de croisière Assiniboia du Canadien Pacifique; un homme et une femme l’observent.

Des passagers jouent au jeu de galets sur le navire de croisière Assiniboia, baie Georgienne (Ontario) [MIKAN 4312407]

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Le mystère de l’expédition Franklin

Par Catherine Butler

L’expédition perdue

L’histoire de la tragique expédition Franklin est bien connue de nombreux Canadiens. Menée par sir John Franklin, l’expédition à laquelle participent 24 officiers et 110 hommes quitte le port de Greenhithe, en Angleterre, au mois de mai 1845 à la recherche du passage du Nord-Ouest. À bord du NSM Terror et du NSM Erebus, le voyage débute assez bien.

L’équipage aborde aux îles Whale Fish, au large de la côte du Groenland, pour se ravitailler, puis atteint la baie de Baffin en juillet 1845. Là, les capitaines de deux baleiniers, le Prince of Wales et l’Enterprise, rapportent avoir vu les membres de l’équipage attendre des conditions favorables pour traverser le détroit de Lancaster. On ne le reverra plus jamais.

Ce qui suivra relève autant de l’horreur que de la légende. Les équipages de l’Erebus et du Terror passent l’hiver 1845-1846 sur l’île Beechey, où trois des hommes meurent et sont enterrés. Dès lors, les choses vont de mal en pis. Au mois de septembre 1846, les navires sont emprisonnés dans les glaces au large de l’île King William; ils passeront ainsi tout l’hiver et le printemps de 1847. En juin 1847, sir John Franklin rend l’âme. Le reste de l’équipage, avec à sa tête Francis Crozier, passe le reste de l’année 1847 toujours prisonnier des glaces, incapable de poursuivre sa route.

Lorsqu’arrive avril 1848, l’équipage abandonne l’Erebus et le Terror et tente de regagner le continent à pied. Tous les hommes périront, et plusieurs années s’écouleront avant que l’on découvre leur triste sort.

Percer le mystère

Devant l’absence de nouvelles, le gouvernement britannique tente de localiser l’expédition dans les années suivant son départ, offrant une récompense pour tout renseignement sur son itinéraire ou sa découverte. La première mission envoyée à la recherche de l’expédition Franklin lève les voiles en 1848, mais échoue. Nulle trace des disparus n’est relevée jusqu’en 1850, lorsque l’on découvre les vestiges de leur campement hivernal au cap Riley ainsi que les tombes des hommes morts durant le premier hiver passé sur l’île Beechey.

Affiche offrant une récompense de 20 000 £ à qui retrouvera l’expédition Franklin.

Récompense de 20 000 £ promise à qui retrouvera l’expédition Franklin, portée disparue; 7 mars 1850 (e010754422) (en anglais seulement)

Membre de l’opération de recherche de 1854 financée par la Compagnie de la Baie d’Hudson, John Rae rencontre, dans la péninsule de Boothia, un Inuit qui lui raconte qu’un groupe d’hommes blancs sont morts de faim, quelques années plus tôt, à l’embouchure d’une grande rivière. En parlant à de nombreux autres Inuit de la région, John Rae déduit qu’il s’agit probablement de la rivière Back. Pendant son périple, il parvient à retrouver plusieurs articles de l’expédition perdue, notamment de l’argenterie gravée.

Dessin de divers objets trouvés lors des opérations de recherche orchestrées par le gouvernement britannique pour retrouver l’expédition perdue de Franklin. On y voit entre autres de l’argenterie, des lames, des montres de poche, des couteaux et une flasque.

Vestiges de l’expédition Franklin, vers 1845 (e010958396)

Au fil des ans, les expéditions se sont succédé pour retrouver la trace des navires disparus et les dépouilles des membres de l’équipage. Des patrouilles de la Gendarmerie royale du Canada, des explorateurs intrépides et des archéologues ont cherché à découvrir le sort réservé à ces hommes et à localiser les vaisseaux abandonnés. Des tombes, des crânes et une multitude d’artefacts ont été retrouvés, mais le mystère des navires restait intact. Malgré tous les équipages lancés à leur recherche, les navires ne seront découverts que près de 170 ans plus tard.

Photographie en noir et blanc montrant cinq crânes déposés sur des rochers sombres. Ils furent découverts en 1945 pendant une expédition menée par William Skinner et Paddy Gibson.

Crânes de membres de l’expédition Franklin découverts puis enterrés par William Skinner et Paddy Gibson en 1945 (a147732)

Enfin retrouvés

En 2008, le gouvernement canadien lance de nouvelles recherches pour localiser l’épave des navires abandonnés de l’expédition Franklin. Grâce à l’étroite collaboration d’historiens inuits et de collectivités de la région, l’expédition est couronnée de succès. En septembre 2014, le NSM Erebus est découvert non loin de l’île King William, dans la baie de la Reine-Maud. Retrouver le navire, qui avait échappé aux recherches de tant d’experts depuis si longtemps, a été possible en grande partie grâce aux récits transmis oralement que connaissait l’historien inuit Louie Kamookak.

Presque deux ans plus tard jour pour jour, l’épave du NSM Terror est repérée, grâce surtout à Sammy Kogvik, un chasseur et Ranger canadien inuit qui s’est joint à l’équipe de l’Arctic Research Foundation dirigeant les activités de recherche et de sauvetage. Sans la collaboration et le savoir des communautés inuites de la région, il y a fort à parier que les navires abandonnés n’auraient jamais été retrouvés.

Pour en savoir plus

Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs documents d’archives sur les opérations de recherche de l’expédition perdue, dont les journaux de Francis McClintock tenus durant ses quatre missions en Arctique à la recherche de sir John Franklin, entre 1848 et 1859.

Pour en savoir plus sur l’importance des histoires orales et du savoir des Inuit, lisez Unravelling the Franklin Mystery: Inuit Testimony, de David Woodman (AMICUS 43188964), un ouvrage très complet sur le sujet.

Pour une plongée interactive au cœur du tourment vécu par les membres de l’expédition Franklin et pour une idée du rôle important qu’ont joué les collectivités inuites dans la découverte des épaves, visitez l’exposition Périr dans les glaces – Le mystère de l’expédition Franklin, présentée par le Musée canadien de l’histoire jusqu’au 30 septembre 2018.


Catherine Butler est une archiviste de référence à la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Images du port de Montréal maintenant sur Flickr

Estampe couleur du port de Montréal montrant un voilier mis à quai dont la marchandise est déchargée. Un bateau à aubes se trouve à bâbord, et deux hommes font du canot devant sa proue.

Vue du port de Montréal (Québec) [MIKAN 2895991]

De la fondation de la ville de Montréal en 1642 jusqu’à l’arrivée des navires à vapeur au début du XIXe siècle, le port de Montréal est surtout utilisé par des trappeurs pour leur commerce de fourrures, puis par les vaisseaux français et anglais qui viennent ravitailler la colonie. L’arrivée des navires à vapeur marque un point tournant, en ouvrant de nouvelles routes commerciales avec le reste du monde grâce auxquelles le port de Montréal s’éloignera de ses origines modestes pour entrer dans une ère de croissance.

Photo noir et blanc de voiliers de marchandises mis à quai. Diverses marchandises sont entassées sur le quai et transportées ailleurs dans des charrettes tirées par des chevaux.

Port de Montréal (Québec) en pleine activité [MIKAN 3382335]

Photo noir et blanc d’un navire mis à quai. Quatre hommes travaillent, suspendus à des échelles accrochées à la proue.

Barges du Chemin de fer Atlantique-Canadien dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3411873]

Photo noir et blanc de trois navires mis à quai. Un bâtiment administratif est situé à l’arrière-plan. Le long du quai se trouve une large structure de déchargement avec des treuils et des échafaudages.

Navires dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3349054]

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Le port de Montréal

De la fondation de la ville de Montréal en 1642 jusqu’à l’arrivée des navires à vapeur au début du XIXe siècle, le port de Montréal est surtout utilisé par des trappeurs pour leur commerce de fourrures, puis par les vaisseaux français et anglais qui viennent ravitailler la colonie. L’arrivée des navires à vapeur marque un point tournant, en ouvrant de nouvelles routes commerciales avec le reste du monde grâce auxquelles le port de Montréal s’éloignera de ses origines modestes pour entrer dans une ère de croissance.

Une peinture à l’huile d’un port et d’un quai, avec une île verdoyante à droite.

Le port de Montréal, peint par Andrew Morris en 1847 (e008300982).

De la moitié à la fin du XIXe siècle, le port de Montréal connaît des changements et des progrès innombrables, à commencer par la création, en 1830, de la première Commission du Havre. En 1832, les docks construits font plus d’un kilomètre de long. En 1854, le chenal de navigation entre Montréal et Québec atteint désormais presque 5 mètres de profondeur à la suite de travaux de dragage. Pendant cette période apparaissent également l’acheminement des marchandises depuis les quais par chemin de fer, l’éclairage électrique et une liaison régulière de navires à vapeur entre le port de Montréal et Liverpool, sans compter un nouveau dragage du chenal qui lui permet d’atteindre plus de 7,5 mètres de profondeur.

Au début du XXe siècle, le port connaît de nouveaux travaux d’amélioration. La construction d’élévateurs à grains commence en 1902 et celle d’entrepôts de transit, en 1908. En 1910, les travaux de dragage pour que le chenal entre Montréal et Québec atteigne désormais plus de 10 mètres de profondeur sont bien avancés.

Une photographie en noir et blanc d’un quai sur lequel s’alignent diverses marchandises, ainsi que d’un grand édifice de style néoclassique et d’une église qui font face à la rive.

Le marché Bonsecours, les quais et une église photographiés par Alexander Henderson vers 1875 (c007943).

Jusqu’au début des années 1960, le port de Montréal n’est ouvert que sept mois par année en raison des rigueurs de l’hiver. Cependant, en 1962, sous l’autorité du Conseil des ports nationaux (responsable du port depuis la dissolution de la Commission du Havre), les brise-glaces font leur apparition sur la voie navigable entre Montréal et Québec. À partir de 1964, le port de Montréal sera ouvert toute l’année.

Une aquarelle représentant un amoncellement de glace près des installations portuaires d’une ville.

Peinture de George Henry Andrews représentant le bris des glaces sur le fleuve Saint-Laurent à Montréal, en 1864 (e000996176).

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) dispose de nombreux documents qui illustrent l’évolution du port de Montréal. Le plus ancien est une photographie d’Alexander Henderson prise en 1870 qui représente le navire à vapeur S.S. Quebec amarré au port de Montréal, avec des charrettes tirées par des chevaux à l’avant-plan. La collection comporte également des photographies du port par William Topley, Henry Joseph Woodside et par les Hayward Studios, ainsi qu’une magnifique peinture à l’huile, terminée en 1847 par Andrew Morris, qui représente le havre et le quai de Montréal vu selon l’angle inusité de la rive en face de l’île Sainte-Hélène.

Une photographie en noir et blanc d’un port animé, où l’on voit une rue bordée d’édifices et un quai où sont amarrés nombre de bateaux.

Le port de Montréal photographié par William Topley en septembre 1902 (a201779).

Une photographie en noir et blanc d’un chemin de fer longeant un quai où sont amarrés des bateaux.

Quai du port photographié à une date inconnue par William Topley (a008893).

Images de la célébration de l’Outaouais maintenant sur Flickr

La région de l’Outaouais baigne dans l’histoire. Les collections de Bibliothèque et Archives Canada reflètent ce fait et nous rappellent la beauté naturelle de cette région et de l’importance à long terme de ses résidents, notamment leurs initiatives économiques et commerciales.

Photo couleur de deux femmes et de deux hommes pique-niquant dans un parc sur la berge d’une rivière.

Pique-nique au parc Brébeuf, aux abords de la rivière des Outaouais, près de Hull (Québec) [MIKAN 4317431]

Photo noir et blanc d’un bûcheron qui poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise sur les extrémités des billes de 16 pieds.

Un bûcheron poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise afin de marquer les extrémités des billotes de 16 pieds à destination des usines de papier de Produits forestiers CIP Inc., Gatineau (Québec) [MIKAN 3627825]

Photo noir et blanc du duc Ellington se tenant entre deux femmes et posant à l’hôtel Standish Hall.

Duke Ellington à l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606806]

Photo noir et blanc de l’hôtel Standish Hall, à Hull (Québec). Un homme portant un chapeau et un imperméable se tient à la droite du bâtiment, une mallette à la main.

Vue de l’extérieur de l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606795]

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