Des images de homards maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un homme tenant un gros homard dans sa main gauche.

Dougal Doucette tient le premier gros homard de la saison, Miminegash (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4953614]

Saviez-vous que le terme « homard » désigne en fait une variété de crustacés? Ceux-ci comprennent le homard que l’on connaît, bien sûr, mais aussi la langouste, le homard récifal, la cigale de mer, le homard à fourrure et la galathée.

Photo noir et blanc d’un village côtier. On voit des homardiers à l’arrière-plan, des casiers à homard au centre, et des balises flottantes au premier plan.

Casiers à homard et balises flottantes sur le rivage, Sandford (comté de Yarmouth, Nouvelle-Écosse) [MIKAN 3629555]

Photo noir et blanc de deux hommes, deux femmes et un enfant en train d’examiner quelques homards autour de casiers.

Deux hommes, deux femmes et un enfant debout autour de casiers à homard, parc national Fundy (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 4317581]

L’espèce de homard la plus connue des Canadiens – le Homarus americanus – vit le long des côtes de l’Atlantique et dans les eaux du plateau continental, du Labrador à la Caroline du Nord. C’est la seule espèce que l’on retrouve au Canada. Le plus gros spécimen répertorié ici a été capturé au large de la Nouvelle-Écosse en 1977; il pesait plus de 20 kilos!

Photo noir et blanc d’un homme aidant une fillette attablée devant son repas de homard.

Jane Petrie devant son repas de homard (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4949865]

Le homard est un mets recherché et un important produit d’exportation pour le Canada, qui l’expédie partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, au Japon, en Chine et dans les pays de l’Union européenne.

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Images de croisières maintenant sur Flickr

Une croisière est un voyage d’agrément effectué à bord d’un bateau ou d’un navire; elle peut inclure des arrêts touristiques dans des villes.

Photo noir et blanc de deux fillettes et de quatre garçons assis sur le pont avant du bateau à moteur Queen

Des enfants à bord du bateau à moteur Queen, croisière d’un jour de la jetée de Waskesiu au portage Kingsmere, parc national de Prince Albert (Saskatchewan) [MIKAN 3232476]

Les premières croisières sont organisées en Europe pendant les années 1840. La Peninsular & Oriental Steam Navigation Company (P&O) fait d’abord quelques arrêts dans la mer Méditerranée et au Royaume-Uni. P&O connaît une expansion rapide au cours de la deuxième moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle. L’entreprise commence alors à desservir de plus en plus de destinations un peu partout dans le monde.

Photo noir et blanc de l’intérieur du navire à vapeur Montreal montrant une grande salle d’attente recouverte de tapis avec de nombreux fauteuils rembourrés

Intérieur du navire à vapeur Montreal [MIKAN 3380611]

P&O est à l’avant-garde des compagnies de croisières modernes qui traversent les océans Atlantique et Pacifique et parcourent les côtes Est et Ouest du Canada et du reste de l’Amérique du Nord. De nos jours, les Canadiens ont non seulement accès à des destinations océaniques, mais aussi à des croisières dans plusieurs lacs et rivières.

A colour photograph of a boy playing shuffleboard, watched by a man and a woman on the Canadian Pacific Railway cruise ship Assiniboia.Photo couleur d’un garçon jouant aux galets sur le navire de croisière Assiniboia du Canadien Pacifique; un homme et une femme l’observent.

Des passagers jouent au jeu de galets sur le navire de croisière Assiniboia, baie Georgienne (Ontario) [MIKAN 4312407]

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Le mystère de l’expédition Franklin

Par Catherine Butler

L’expédition perdue

L’histoire de la tragique expédition Franklin est bien connue de nombreux Canadiens. Menée par sir John Franklin, l’expédition à laquelle participent 24 officiers et 110 hommes quitte le port de Greenhithe, en Angleterre, au mois de mai 1845 à la recherche du passage du Nord-Ouest. À bord du NSM Terror et du NSM Erebus, le voyage débute assez bien.

L’équipage aborde aux îles Whale Fish, au large de la côte du Groenland, pour se ravitailler, puis atteint la baie de Baffin en juillet 1845. Là, les capitaines de deux baleiniers, le Prince of Wales et l’Enterprise, rapportent avoir vu les membres de l’équipage attendre des conditions favorables pour traverser le détroit de Lancaster. On ne le reverra plus jamais.

Ce qui suivra relève autant de l’horreur que de la légende. Les équipages de l’Erebus et du Terror passent l’hiver 1845-1846 sur l’île Beechey, où trois des hommes meurent et sont enterrés. Dès lors, les choses vont de mal en pis. Au mois de septembre 1846, les navires sont emprisonnés dans les glaces au large de l’île King William; ils passeront ainsi tout l’hiver et le printemps de 1847. En juin 1847, sir John Franklin rend l’âme. Le reste de l’équipage, avec à sa tête Francis Crozier, passe le reste de l’année 1847 toujours prisonnier des glaces, incapable de poursuivre sa route.

Lorsqu’arrive avril 1848, l’équipage abandonne l’Erebus et le Terror et tente de regagner le continent à pied. Tous les hommes périront, et plusieurs années s’écouleront avant que l’on découvre leur triste sort.

Percer le mystère

Devant l’absence de nouvelles, le gouvernement britannique tente de localiser l’expédition dans les années suivant son départ, offrant une récompense pour tout renseignement sur son itinéraire ou sa découverte. La première mission envoyée à la recherche de l’expédition Franklin lève les voiles en 1848, mais échoue. Nulle trace des disparus n’est relevée jusqu’en 1850, lorsque l’on découvre les vestiges de leur campement hivernal au cap Riley ainsi que les tombes des hommes morts durant le premier hiver passé sur l’île Beechey.

Affiche offrant une récompense de 20 000 £ à qui retrouvera l’expédition Franklin.

Récompense de 20 000 £ promise à qui retrouvera l’expédition Franklin, portée disparue; 7 mars 1850 (e010754422) (en anglais seulement)

Membre de l’opération de recherche de 1854 financée par la Compagnie de la Baie d’Hudson, John Rae rencontre, dans la péninsule de Boothia, un Inuit qui lui raconte qu’un groupe d’hommes blancs sont morts de faim, quelques années plus tôt, à l’embouchure d’une grande rivière. En parlant à de nombreux autres Inuit de la région, John Rae déduit qu’il s’agit probablement de la rivière Back. Pendant son périple, il parvient à retrouver plusieurs articles de l’expédition perdue, notamment de l’argenterie gravée.

Dessin de divers objets trouvés lors des opérations de recherche orchestrées par le gouvernement britannique pour retrouver l’expédition perdue de Franklin. On y voit entre autres de l’argenterie, des lames, des montres de poche, des couteaux et une flasque.

Vestiges de l’expédition Franklin, vers 1845 (e010958396)

Au fil des ans, les expéditions se sont succédé pour retrouver la trace des navires disparus et les dépouilles des membres de l’équipage. Des patrouilles de la Gendarmerie royale du Canada, des explorateurs intrépides et des archéologues ont cherché à découvrir le sort réservé à ces hommes et à localiser les vaisseaux abandonnés. Des tombes, des crânes et une multitude d’artefacts ont été retrouvés, mais le mystère des navires restait intact. Malgré tous les équipages lancés à leur recherche, les navires ne seront découverts que près de 170 ans plus tard.

Photographie en noir et blanc montrant cinq crânes déposés sur des rochers sombres. Ils furent découverts en 1945 pendant une expédition menée par William Skinner et Paddy Gibson.

Crânes de membres de l’expédition Franklin découverts puis enterrés par William Skinner et Paddy Gibson en 1945 (a147732)

Enfin retrouvés

En 2008, le gouvernement canadien lance de nouvelles recherches pour localiser l’épave des navires abandonnés de l’expédition Franklin. Grâce à l’étroite collaboration d’historiens inuits et de collectivités de la région, l’expédition est couronnée de succès. En septembre 2014, le NSM Erebus est découvert non loin de l’île King William, dans la baie de la Reine-Maud. Retrouver le navire, qui avait échappé aux recherches de tant d’experts depuis si longtemps, a été possible en grande partie grâce aux récits transmis oralement que connaissait l’historien inuit Louie Kamookak.

Presque deux ans plus tard jour pour jour, l’épave du NSM Terror est repérée, grâce surtout à Sammy Kogvik, un chasseur et Ranger canadien inuit qui s’est joint à l’équipe de l’Arctic Research Foundation dirigeant les activités de recherche et de sauvetage. Sans la collaboration et le savoir des communautés inuites de la région, il y a fort à parier que les navires abandonnés n’auraient jamais été retrouvés.

Pour en savoir plus

Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs documents d’archives sur les opérations de recherche de l’expédition perdue, dont les journaux de Francis McClintock tenus durant ses quatre missions en Arctique à la recherche de sir John Franklin, entre 1848 et 1859.

Pour en savoir plus sur l’importance des histoires orales et du savoir des Inuit, lisez Unravelling the Franklin Mystery: Inuit Testimony, de David Woodman (AMICUS 43188964), un ouvrage très complet sur le sujet.

Pour une plongée interactive au cœur du tourment vécu par les membres de l’expédition Franklin et pour une idée du rôle important qu’ont joué les collectivités inuites dans la découverte des épaves, visitez l’exposition Périr dans les glaces – Le mystère de l’expédition Franklin, présentée par le Musée canadien de l’histoire jusqu’au 30 septembre 2018.


Catherine Butler est une archiviste de référence à la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Images du port de Montréal maintenant sur Flickr

Estampe couleur du port de Montréal montrant un voilier mis à quai dont la marchandise est déchargée. Un bateau à aubes se trouve à bâbord, et deux hommes font du canot devant sa proue.

Vue du port de Montréal (Québec) [MIKAN 2895991]

De la fondation de la ville de Montréal en 1642 jusqu’à l’arrivée des navires à vapeur au début du XIXe siècle, le port de Montréal est surtout utilisé par des trappeurs pour leur commerce de fourrures, puis par les vaisseaux français et anglais qui viennent ravitailler la colonie. L’arrivée des navires à vapeur marque un point tournant, en ouvrant de nouvelles routes commerciales avec le reste du monde grâce auxquelles le port de Montréal s’éloignera de ses origines modestes pour entrer dans une ère de croissance.

Photo noir et blanc de voiliers de marchandises mis à quai. Diverses marchandises sont entassées sur le quai et transportées ailleurs dans des charrettes tirées par des chevaux.

Port de Montréal (Québec) en pleine activité [MIKAN 3382335]

Photo noir et blanc d’un navire mis à quai. Quatre hommes travaillent, suspendus à des échelles accrochées à la proue.

Barges du Chemin de fer Atlantique-Canadien dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3411873]

Photo noir et blanc de trois navires mis à quai. Un bâtiment administratif est situé à l’arrière-plan. Le long du quai se trouve une large structure de déchargement avec des treuils et des échafaudages.

Navires dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3349054]

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Le port de Montréal

De la fondation de la ville de Montréal en 1642 jusqu’à l’arrivée des navires à vapeur au début du XIXe siècle, le port de Montréal est surtout utilisé par des trappeurs pour leur commerce de fourrures, puis par les vaisseaux français et anglais qui viennent ravitailler la colonie. L’arrivée des navires à vapeur marque un point tournant, en ouvrant de nouvelles routes commerciales avec le reste du monde grâce auxquelles le port de Montréal s’éloignera de ses origines modestes pour entrer dans une ère de croissance.

Une peinture à l’huile d’un port et d’un quai, avec une île verdoyante à droite.

Le port de Montréal, peint par Andrew Morris en 1847 (e008300982).

De la moitié à la fin du XIXe siècle, le port de Montréal connaît des changements et des progrès innombrables, à commencer par la création, en 1830, de la première Commission du Havre. En 1832, les docks construits font plus d’un kilomètre de long. En 1854, le chenal de navigation entre Montréal et Québec atteint désormais presque 5 mètres de profondeur à la suite de travaux de dragage. Pendant cette période apparaissent également l’acheminement des marchandises depuis les quais par chemin de fer, l’éclairage électrique et une liaison régulière de navires à vapeur entre le port de Montréal et Liverpool, sans compter un nouveau dragage du chenal qui lui permet d’atteindre plus de 7,5 mètres de profondeur.

Au début du XXe siècle, le port connaît de nouveaux travaux d’amélioration. La construction d’élévateurs à grains commence en 1902 et celle d’entrepôts de transit, en 1908. En 1910, les travaux de dragage pour que le chenal entre Montréal et Québec atteigne désormais plus de 10 mètres de profondeur sont bien avancés.

Une photographie en noir et blanc d’un quai sur lequel s’alignent diverses marchandises, ainsi que d’un grand édifice de style néoclassique et d’une église qui font face à la rive.

Le marché Bonsecours, les quais et une église photographiés par Alexander Henderson vers 1875 (c007943).

Jusqu’au début des années 1960, le port de Montréal n’est ouvert que sept mois par année en raison des rigueurs de l’hiver. Cependant, en 1962, sous l’autorité du Conseil des ports nationaux (responsable du port depuis la dissolution de la Commission du Havre), les brise-glaces font leur apparition sur la voie navigable entre Montréal et Québec. À partir de 1964, le port de Montréal sera ouvert toute l’année.

Une aquarelle représentant un amoncellement de glace près des installations portuaires d’une ville.

Peinture de George Henry Andrews représentant le bris des glaces sur le fleuve Saint-Laurent à Montréal, en 1864 (e000996176).

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) dispose de nombreux documents qui illustrent l’évolution du port de Montréal. Le plus ancien est une photographie d’Alexander Henderson prise en 1870 qui représente le navire à vapeur S.S. Quebec amarré au port de Montréal, avec des charrettes tirées par des chevaux à l’avant-plan. La collection comporte également des photographies du port par William Topley, Henry Joseph Woodside et par les Hayward Studios, ainsi qu’une magnifique peinture à l’huile, terminée en 1847 par Andrew Morris, qui représente le havre et le quai de Montréal vu selon l’angle inusité de la rive en face de l’île Sainte-Hélène.

Une photographie en noir et blanc d’un port animé, où l’on voit une rue bordée d’édifices et un quai où sont amarrés nombre de bateaux.

Le port de Montréal photographié par William Topley en septembre 1902 (a201779).

Une photographie en noir et blanc d’un chemin de fer longeant un quai où sont amarrés des bateaux.

Quai du port photographié à une date inconnue par William Topley (a008893).

Images de la célébration de l’Outaouais maintenant sur Flickr

La région de l’Outaouais baigne dans l’histoire. Les collections de Bibliothèque et Archives Canada reflètent ce fait et nous rappellent la beauté naturelle de cette région et de l’importance à long terme de ses résidents, notamment leurs initiatives économiques et commerciales.

Photo couleur de deux femmes et de deux hommes pique-niquant dans un parc sur la berge d’une rivière.

Pique-nique au parc Brébeuf, aux abords de la rivière des Outaouais, près de Hull (Québec) [MIKAN 4317431]

Photo noir et blanc d’un bûcheron qui poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise sur les extrémités des billes de 16 pieds.

Un bûcheron poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise afin de marquer les extrémités des billotes de 16 pieds à destination des usines de papier de Produits forestiers CIP Inc., Gatineau (Québec) [MIKAN 3627825]

Photo noir et blanc du duc Ellington se tenant entre deux femmes et posant à l’hôtel Standish Hall.

Duke Ellington à l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606806]

Photo noir et blanc de l’hôtel Standish Hall, à Hull (Québec). Un homme portant un chapeau et un imperméable se tient à la droite du bâtiment, une mallette à la main.

Vue de l’extérieur de l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606795]

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Des images du parc national de la Pointe-Pelée et de l’île Pelée maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc de Kathleen Hart et Dave Phipps prennent un bain de soleil sur la plage.

Kathleen Hart et Dave Phipps prennent un bain de soleil sur la plage dans le parc national de la Pointe-Pelée (Ontario). [MIKAN 4313672]

Le parc national de la Pointe-Pelée est situé au sud-ouest de l’Ontario. Il occupe une péninsule couverte de bois et de marais qui s’avance dans le lac Érié, et abrite une faune et une flore très diversifiées. Le parc de Pointe-Pelée, créé en 1918 à la demande insistante d’ornithologues et de chasseurs, est le premier parc national dédié à la conservation.

Plan noir et blanc de la Réserve navale de la Pointe-Pelée, dans le canton de Mersea.

Plan de la Réserve navale de la Pointe-Pelée, dans le canton de Mersea (Ontario). [MIKAN 3670979]

Carte noir et blanc de l’île Pointe-Pelée (Ontario).

L’île Pointe-Pelée (Ontario). [MIKAN 3670898]

Pointe-Pelée est la plus grande île du lac Érié; elle se trouve au sud-ouest du parc national de la Pointe-Pelée, mais n’en fait pas partie. L’île possède une faune abondante et constitue une importante aire de repos pour les oiseaux migrateurs entre l’Ohio et l’Ontario. Elle a aussi une longue histoire viticole.

Photo noir et blanc d'un bassin de l’île Pelée, aujourd’hui transformé en réservoir d’eau.

Bassin de l’île Pelée, aujourd’hui transformé en réservoir d’eau, île Pelée (Ontario). [MIKAN 3642953]

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Des images de forgerons maintenant sur Flickr

Les forgerons travaillent le fer et l’acier pour créer des objets, tels que des outils, des articles ménagers et des œuvres d’art. Ils se servent d’outils spéciaux pour marteler, plier ou couper le métal chauffé dans leur forge.

Photographie en noir et blanc d’un homme forgeant un morceau de métal à la forge Jolly.

Intérieur de la forge Jolly, Ottawa (Ontario) [MIKAN 3265334]

Plusieurs forgerons se rendent au Canada au milieu du 17e siècle pour aider à construire les postes de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de sa rivale, la Compagnie du Nord-Ouest. À mesure que les villages s’agrandissent, ces artisans du métal s’activant dans leur forge deviennent d’importants pôles technologiques et industriels favorisant les activités commerciales et les échanges. Ils affinent leurs compétences afin de se spécialiser dans divers domaines. Par exemple, un maréchal-ferrant est un forgeron spécialisé dans l’entretien et la taille des sabots de chevaux, incluant la pose des fers qu’ils fabriquent eux-mêmes.

Photographie en noir et blanc de treize hommes prenant la pose devant la forge.

Forge, camp Harris, Peter Co., Parry Sound (Ontario) [MIKAN 3300810]

Photographie en noir et blanc de trois soldats observant un forgeron ferrant un cheval.

Personnel de la 7e Brigade d’infanterie canadienne observant un forgeron ferrant un cheval, Creully (France) [MIKAN 3229115]

Vers le milieu du 19e siècle, les forgerons élargissent leur rôle et continuent d’offrir de nombreux services reliés au travail du fer jusqu’au début du 20e siècle.

Photographie en noir et blanc d’un homme chauffant un fer à cheval dans une forge.

Harper Rennick chauffant un fer à cheval, Shawville (Québec) [MIKAN 4948714]

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Images de tartans et de kilts maintenant sur Flickr

Photo en couleurs d’une fillette souriant, portant un béret écossais et une pièce d’étoffe en tartan à l’épaule.

Betty Chan, Jeux écossais, Winnipeg (Manitoba). [MIKAN 4314336]

Le tartan est une étoffe de tissu multicolore dont les lignes horizontales et verticales sont entrecroisées. Traditionnellement, le tartan était composé de laine, mais il était parfois fait à partir d’autres tissus. L’Écosse et les kilts sont particulièrement associés au tartan. Toutefois, l’immigration constante d’Écossais au Canada a créé un environnement spécial pour le tartan au pays. Des activités culturelles, dont les Jeux écossais qui se déroulent partout au Canada, mettent en valeur les divers motifs des kilts, des vestes, des couvertures et des accessoires de mode. Dans le cas des vêtements non traditionnels, on parle plus souvent de tissu à carreaux. Il existe des tartans canadiens uniques, dont les motifs provinciaux et territoriaux; la plupart sont inscrits auprès de la cour du lord Lyon. Cette cour réglemente l’art héraldique de l’Écosse, notamment les motifs de tartan. Le tartan vert, or, rouge et brun du Canada, connu sous le nom de « feuille d’érable », est devenu un symbole national officiel en 2011.

Photo noir et blanc de deux femmes devant un métier à tisser. La femme assise à gauche tient la navette. La femme debout à droite examine le motif et le tissage d’un tartan.

Tissage d’un tartan, St. Ann’s, île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse). [MIKAN 4950258]

Photo noir et blanc de deux fillettes debout, portant des bérets écossais ainsi que des kilts et des vestes assortis.

Deux fillettes vêtues de kilts, Jeux écossais, Antigonish (Nouvelle-Écosse). [MIKAN 4315734]

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Titres de propriété délivrés par le Bureau du registraire général avant la Confédération

Par Rebecca Murray

Les Services de référence reçoivent souvent des demandes relatives aux titres de propriété délivrés au Canada. Nous nous concentrerons ici sur les titres antérieurs à la Confédération; les autres feront l’objet de notre prochain billet. Notre article « Titres de propriétés de la couronne : vente de terres indiennes » vous donnera aussi plus de détails sur ce sujet.

Qu’est-ce qu’un titre de propriété?

Un titre de propriété est un document délivré par la Couronne pour octroyer une terre ou confirmer à qui celle-ci appartient. Il prouve que la Couronne a cédé au propriétaire la terre en question. (On utilise parfois aussi le terme « lettres patentes ».)

Comment trouver un titre de propriété?

Ce type de recherche est difficile, même pour les archivistes expérimentés! Voici un exemple pour vous aider. Notez que ces recherches peuvent être faites à partie de la maison ou dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada.

Note : La majorité des documents de cette époque sont en anglais. Par conséquent, nous vous suggérons d’utiliser les termes anglais pour maximiser vos résultats de recherche. Dans l’exemple ci-dessous, les termes anglais sont indiqués en italique et entre parenthèses après leur équivalent français.

Étape 1 :

Commencez avec l’information dont vous disposez : une date (précise ou approximative), un emplacement (précis ou approximatif), et le nom de la personne ou de l’organisation (le titulaire) détenant le titre que vous cherchez. Votre recherche sera plus facile si vous avez tous ces renseignements – surtout la date –, mais vous pourrez y arriver même si vous n’en avez qu’un ou deux.

Exemple :

  1. Date : 7 juin 1856
  2. Emplacement : lot 8, rang 3, à l’est du chemin Plank, canton de Seneca
    (Lot 8, Range 3, east of Plank Road, Township of Seneca)
  3. Titulaire : David Patterson

Étape 2 :

Si vous connaissez le nom du titulaire et la date, ou la date et l’emplacement, cherchez dans le répertoire anglais Indexes to Indian and Ordnance Land Patents. Vous y trouverez des répertoires par noms et par lieux pour la période allant de 1845 à 1867 (RG68, vol. 911, bobine de microfilm M-1638).

Si vous connaissez plutôt le nom du titulaire et l’emplacement, mais sans la date, vous pouvez quand même consulter ce document, mais vous devrez faire une recherche plus poussée dans l’index général (General Index).

Avec notre exemple, nous trouvons dans le registre Indexes to Indian and Ordnance Land Patents une entrée pour David Patterson (RG68, vol. 911, bobine de microfilm M-1638). Nous voyons que les renseignements correspondants se trouvent dans le registre EO, à la page 172 (liber EO, folio 172). À noter : les registres sont identifiés parfois par des lettres, parfois par des numéros.

Étape 3 :

Vous devez maintenant trouver le registre (liber) parmi les documents du fonds RG68. Deux options s’offrent à vous : la recherche sur le Web ou dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada.

Recherche sur le Web

  1. Sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada, rendez-vous à la page Recherche de fonds d’archives améliorée – Recherche avancée. Dans la première case « Tout mot-clé », cliquez sur la flèche descendante et sélectionnez l’option No d’instr. de recherche, puis inscrivez 68-2.
  2. Cliquez sur le bouton Soumettre au bas de l’écran.
  3. Plusieurs résultats s’afficheront. Vous pouvez les filtrer pour les limiter à la décennie visée. Vous pouvez aussi ajouter un terme de recherche dans la prochaine case « Tout mot-clé » : par exemple, land [pour terre]. Vous pouvez également ajouter le numéro du registre (liber) dans vos critères de recherche : il suffit de cliquer sur la flèche descendante dans une autre case « Tout mot-clé » et de choisir l’option No de dossier.

Plusieurs documents datant de cette période ont été numérisés et sont offerts sur microfilm. Faites une recherche sur le site Héritage pour savoir si la bobine qui vous intéresse a été numérisée.

Recherche dans les locaux de Bibliothèque et Archives Canada

Dans nos locaux du 395, rue Wellington, à Ottawa, utilisez l’instrument de recherche 68-2 pour trouver le numéro du registre (liber) ainsi que les numéros du volume et de la bobine de microfilm correspondants. Vous pouvez visionner les microfilms dans la salle 354.

Photo noir et blanc d’un document officiel de la province du Canada décrivant avec précision l’emplacement et la taille d’un terrain concédé.

Titre de propriété délivré à David Patterson, comté de Haldimand, 8 juin 1856. (RG68, registre 231, volume EO, p. 172)

Comment utiliser les documents Key to the General Index et General Index

Si votre date ne se situe pas entre 1845 et 1867, ou si vous n’êtes pas certain de la date, vous pouvez utiliser les documents anglais Key to the General Index couvrant les années 1651 à 1867 pour y repérer les données du document General Index qui correspondent au propriétaire du titre.

Vous pouvez également consulter des versions papier de ces documents dans la salle de référence du 2e étage au 395, rue Wellington. Rappelez-vous que le General Index ne se limite pas aux document fonciers : il s’applique à tous les types de documents délivrés par le Bureau du registraire général, d’où l’importance de consulter son complément (Key to the General Index) pour accélérer votre recherche.

Par exemple, le document Key to the General Index pour 1841-1867 se trouve dans le fonds RG68, vol. 896, que vous pouvez voir sur la bobine de microfilm C-2884. Les renseignements y sont classés par noms. Trouvez la personne recherchée et copiez toutes les paires de chiffres figurant à côté de son nom : elles vous permettront de trouver les entrées pertinentes dans le General Index. Chaque paire de chiffres est associée à deux colonnes : « No. », qui indique le numéro de ligne, et « Folio », qui indique la page.

Grâce à ces renseignements, vous pouvez vous rendre directement à la page appropriée du General Index et trouver l’entrée correspondante. Vous y trouverez alors d’autres renseignements, dont les numéros de volume (liber) et de page (folio) nécessaires pour trouver le titre de propriété. Par exemple, sur l’image qui suit, remarquez la première paire de chiffres associée au révérend James Cochlan et à son épouse : « 4 » et « 680 ».

Reproduction noir et blanc d’un index nominal comportant quelques colonnes : « Name » [Nom], « No. » [Numéro], « Folio » [Page] « No. », « Folio », etc.

Extrait du document Key to the General Index pour 1651-1841 (RG68, volume 893). On y voit les numéros de registre (« No. ») et de page (« Folio ») associés à chaque nom. Notez, à la deuxième ligne, la première paire de chiffres associés au révérend James Cochlan et à son épouse : « 4 » et « 680 ».

Reproduction noir et blanc d’une page d’un grand livre comportant cinq colonnes : « No. » [Numéro], « Lib » [Registre], « Folio » [Page], « Date » et « Surrenders » [Personnes cédant la terre].

Page 680 du document General Index (RG68, volumes 894 et 895) montrant l’entrée à la ligne 4. Le registre (liber) et le numéro de page (folio) pour le document en question sont « KM » et « 6 ».

Après avoir identifié les numéros de registre (liber) et de page (folio) à l’aide du document General Index, vous pouvez procéder à l’étape 3 pour établir la référence complète du titre de propriété, y compris le numéro de la bobine de microfilm. Cette étape peut se faire à distance ou dans nos locaux.

Comme vous le voyez, ce type de recherche peut s’avérer très difficile. Nous vous encourageons à essayer, mais n’hésitez surtout pas à communiquer avec nous si vous avez besoin d’aide!


Rebecca Murray est archiviste de référence aux Services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.