Pourquoi est-ce écrit là? Découvrez le Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1926 : instructions aux commissaires et énumérateurs.

Par Sara Chatfield

Pour tirer le maximum d’information d’un recensement canadien, lisez d’abord les instructions aux commissaires et énumérateurs. À première vue, cette publication peut sembler t rès aride, mais il n’en est rien! En prenant connaissance des instructions qui étaient données aux commissaires et aux recenseurs, les généalogistes pourront en apprendre davantage sur leurs ancêtres, recueillir d’autres indices et comprendre pourquoi leurs ancêtres ont répondu comme ils l’ont fait. N’oubliez pas qu’il y aura toujours des exceptions à la règle, car les recenseurs n’interprétaient pas tous les instructions de la même manière.

En voici quelques exemples intéressants :

Colonne 3 – Nom de chaque personne dans la famille, le ménage ou l’institution

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour Saint-Boniface (Manitoba), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta. Remarquez l’inscription pour Jules Vinckier, identifié comme chef d’un ménage comprenant une domestique et une locataire. (e011228052)

Le Recensement des provinces des prairies de 1926 énumère « les noms de chaque personne qui habitait, à la date du 1er juin, 1926 avec la famille ou dans la demeure dont le recensement est à se faire… » Ce qu’il faut remarquer dans cette phrase, c’est que la personne doit désigner la résidence faisant l’objet du recensement comme son « domicile habituel ». Les généalogistes devraient garder cela à l’esprit lorsqu’ils font des recherches sur des familles ayant des enfants plus âgés, ces derniers pouvant avoir quitté le foyer familial en 1926. Cela inclut également les locataires et les personnes employées comme domestiques ou serviteurs.

Les résidences peuvent aussi être des établissements tels que « les hôpitaux, les refuges pour les pauvres, les asiles d’aliénés, les prisons, les pénitenciers, les écoles, les camps militaires, les refuges pour les vieillards, les maisons de refuge, etc. »

 Colonne 16 – Origine selon la race ou la tribu

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour la réserve indienne de Jackhead (Manitoba), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta (e011226423)

La plupart des généalogistes trouvent extrêmement utile la colonne relative à l’origine selon la race ou la tribu. Bien que ces informations fournissent aux chercheurs des renseignements précieux sur les origines de leurs ancêtres, il faut tenir compte des instructions que recevaient les recenseurs pour bien interpréter la réponse à cette question. Selon la publication, « la race ou la tribu se retrace ordinairement par le père, soit Anglais, Ecossais, Irlandais, Gallois, Français, Allemand, Italien, Danois, Suédois, Norvégien, Bohémien, Ruthène, Bucovinien, Galicien, Bulgare, Chinois, Japonais, Polonais, Juif, etc. Une personne dont le père est Anglais mais dont la mère est Ecossaise, Irlandaise, Française ou d’autre race sera classée comme Anglaise, et ainsi pour toutes les autres races. »

Ce raisonnement ne s’applique pas aux familles autochtones. En effet, selon les instructions, « dans le cas des Indiens l’origine se retrace par la mère, et le nom de la tribu doit être donné, soit « Chippewa », « Cree », etc.

Colonne 17 – Année d’immigration au Canada

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour North Battleford (Saskatchewan), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta (e011242806). Remarquez l’inscription pour Frank Madon et son épouse, qui semblent être nés au Canada, avoir émigré aux États-Unis où ils ont été naturalisés, puis être revenus au Canada en tant qu’immigrants en 1920.

Il pourrait sembler étonnant pour un chercheur de voir inscrite une année d’immigration pour un ancêtre né au Canada. Cette inscription s’explique probablement par les instructions données aux recenseurs selon lesquelles la colonne 17 « s’applique à toutes les personnes, sans distinction d’âge et de sexe, qui sont nées à l’étranger, et aussi aux personnes nées au Canada qui ont autrefois établi leur domicile dans un pays étranger, mais qui sont revenues au Canada. » La publication précise plus loin : « pour celles de naissance canadienne, [le recenseur donnera] l’année de leur retour au pays pour y demeurer en permanence. »

Colonne 18 – Année de naturalisation

Census chart titled “Dominion Bureau of Statistics: Census of Manitoba, Saskatchewan and Alberta, June 1, 1926” with handwritten entries for each of 25 columns. The columns include such information as name and residence, personal description, place of birth, race and citizenship, language and education.

A page for Regina, Saskatchewan, from the 1926 census of Manitoba, Saskatchewan and Alberta. Note the notation of “pa” in column 18 for Andrew Susylinski (e011245054)

Les instructions aux recenseurs précisent que l’annotation « pa » dans la colonne 18 sert à indiquer  « si une personne a demandé sa naturalisation, mais n’a pas encore son titre parfait de citoyen. » Une annotation « pa » indique au chercheur qu’il trouvera possiblement  d’autres renseignements sur son ancêtre dans les dossiers de naturalisation.

Si vous avez la curiosité de rechercher vos ancêtres dans d’autres années de recensement, nous vous invitons à consulter la page Recensements de Bibliothèque et Archives Canada.


Sara Chatfield est gestionnaire de projet à la Division des expositions et du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

Recherche dans les anciens recensements

Bibliothèque et Archives Canada est heureux de lancer la version enrichie d’un de ses plus populaires guides de recherche : Instrument de recherche 300 : recensements et documents connexes (de 1640 à 1945).

Ce guide exhaustif sur les anciens recensements et les documents connexes comporte des références datant principalement de 1640 aux années 1880. On y trouve aussi quelques documents des années 1900, y compris des documents de Terre-Neuve et du Labrador pour la période allant de 1921 à 1945.

La version enrichie contient des liens vers des images numérisées de la plupart des documents. Ceux-ci concernent l’Acadie, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et le Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique.

Visitez aussi notre page Recensements, que nous avons actualisée. Vous y trouverez des liens vers nos bases de données sur les recensements de 1825 à 1921, et bien d’autres ressources.

Trouver Royalton : une recherche dans le Recensement de 1921

Par Julia McIntosh

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la recherche dans les recensements du Canada, ce blogue vous fournira quelques bons conseils et techniques à utiliser dans vos recherches.

Contexte

Alors que je travaillais au comptoir de référence, on m’a posé une question concernant la population de Royalton au Nouveau-Brunswick, soit le nombre d’hommes qui y résidaient entre les deux guerres mondiales, pour une recherche sur le recrutement. « Rien de plus simple », me suis-je dit. « Ça ne sera pas difficile à trouver ». Étant bibliothécaire, mon premier réflexe a été de consulter une publication sur le sujet. À ma grande surprise, j’ai constaté que Royalton était un trop petit village pour être mentionné dans les sources imprimées habituelles qui s’intéressent davantage aux grandes villes qu’aux petites localités rurales ou aux villages non constitués en municipalités. Je devais repenser ma stratégie de recherche.

Deux recensements ont été effectués pendant l’entre-deux-guerres : en 1921 et en 1931. J’ai choisi de consulter le premier parce qu’il était déjà numérisé; mon client pourrait donc examiner les documents en ligne (voir le Recensement de 1921).

Difficultés rencontrées

Il fallait d’abord trouver la localisation exacte de Royalton, selon les districts et sous-districts de recensement. Pour ce faire, je devais trouver une carte contemporaine et la comparer avec les districts et sous-districts du recensement de 1921 au Nouveau-Brunswick. Je devais également découvrir dans quel comté et dans quelle paroisse était situé Royalton et ensuite déterminer le bon sous-district à partir de la description fournie. Malheureusement, les sites de cartes sur Internet ne fournissent pas en général les renseignements dont j’avais besoin sur les comtés, et ne donnent pas non plus facilement accès aux cartes de la région. C’est aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick que j’ai trouvé ces informations. Leur site Web m’a informée que Royalton était « situé à l’est de la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine, 3,16 km au sud-ouest de Knoxford, paroisse de Wicklow, comté de Carleton. »

De retour aux districts et sous-districts du recensement, j’ai cherché Carleton, en faisant l’hypothèse que le district serait relié au nom du comté. Mais c’est bien connu, les hypothèses peuvent être trompeuses! Le district n’était pas classé sous la lettre « C », mais plutôt sous la lettre « V » comme dans District 48 – Victoria et Carleton. Qui aurait pu deviner?

Je n’étais pas au bout de mes peines. Pour compliquer les choses, il y a trois sous-districts dans la paroisse de Wicklow, dont la description ne mentionne pas Royalton :

  • Sous-district 11 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette portion de la paroisse de Wicklow, au nord et à l’est de la ligne suivante ainsi décrite : commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie; de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, et de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield vers le chemin Summerfield; de là le long dudit chemin Summerfield jusqu’au chemin Knoxford, et de là vers le nord le long dudit chemin Knoxford et du prolongement de celui-ci vers le nord jusqu’à la ligne entre Carleton et Victoria et pour inclure tous ceux qui bordent lesdits chemins.
  • Sous-district 12 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette partie de la paroisse de Wicklow, au sud et à l’est de la ligne suivante, commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie, de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, puis vers le sud le long dudit chemin Greenfield jusqu’à la frontière sud de la paroisse de Wicklow, et pour inclure ceux qui bordent ledit chemin Greenfield, au sud dudit « chemin Carr ».
  • Sous-district 13 Wicklow (paroisse)
    « Commençant à l’endroit où le chemin Knoxford croise la ligne du comté entre Carleton et Victoria, de là vers l’ouest le long de ladite ligne du comté jusqu’à la frontière américaine, de là vers le sud le long de ladite frontière jusqu’à la paroisse de Wilmot, de là vers l’est le long de la frontière de la paroisse jusqu’au chemin Greenfield, de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield jusqu’au chemin Summerfield, allant du chemin Summerfield au chemin Knoxford, de là suivant le chemin Summerfield vers l’ouest, jusqu’au chemin Knoxford; de là vers le nord le long du chemin Knoxford jusqu’à l’endroit du début. »

Quelle carte utiliser? Comme le temps pressait, je ne pouvais pas me payer le luxe d’attendre de pouvoir consulter une carte du recensement de 1921; j’ai alors vérifié dans notre collection de cartes numérisées. La plus récente carte disponible était une carte démographique du Recensement de 1891. À l’époque, Royalton se trouvait dans le district électoral de Carleton. Espérant qu’il n’y avait pas eu trop de changements en 30 ans, j’ai comparé la carte avec les descriptions et j’en ai déduit que Royalton se trouvait dans le sous-district 13, paroisse de Wicklow. Inquiète qu’une carte de 1895 pût être trop ancienne, j’ai consulté l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1915), lequel a confirmé l’existence du district électoral de Victoria et Carleton, mais, étonnamment, Royalton n’y était pas indiqué. Au moins, le comté n’avait pas modifié ses frontières dans l’intervalle!

Une carte en noir et blanc du district électoral de Carleton (Nouveau-Brunswick); les frontières sont indiquées par un gros trait rouge.

Carte du district électoral de Carleton (N.-B.) tirée de la base de données de l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1895). La source originale se lit comme suit : Electoral atlas of the Dominion of Canada: according to the Redistribution Act of 1914 and the Amending Act of 1915 (OCLC 1004062506)

Une autre difficulté s’est présentée au moment d’identifier, parmi les personnes dénombrées, celles qui résidaient dans le village de Royalton. La tâche aurait dû être facile, mais j’ai vite constaté que ce serait tout aussi compliqué. J’ai consulté la version imprimée du Volume I – Population of the Sixth Census of Canada, 1921, et trouvé le tableau 8 Population par districts et sous-districts. Sous Victoria et Carleton, puis comté de Carleton, j’ai trouvé Wicklow – 1 689 habitants. Cependant, il n’y avait pas d’inscription pour Royalton sous la rubrique Villes, ni de répartition par sexe. Mais le tableau 16 – Classification par sexe m’a donné la répartition pour Wicklow – 900 hommes et 789 femmes. J’étais vraiment près du but, mais rappelez-vous, la paroisse de Wicklow a trois sous-districts, dont un seul, le no 13, inclut Royalton. Il fallait que je m’approche le plus près possible des résultats du recensement pour le village.

Résultats

Ma seule option à cette étape était de consulter les données brutes recueillies lors du recensement, ce qui signifiait que je devais consulter la version numérisée du Recensement de 1921 sur notre site Web. Une recherche avec les mots-clés Royalton et Province : Nouveau-Brunswick n’a donné aucun résultat. Toutefois, Wicklow et Province : Nouveau-Brunswick a donné 1 600 résultats, ce qui correspond à peu près au nombre que j’avais trouvé pour la paroisse. La perspective de consulter toutes ces inscriptions était décourageante, c’est le moins qu’on puisse dire.

Par chance, après avoir ouvert quelques pages et parcouru le document, j’ai découvert une Page titre pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14 pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14. Et voilà!

Une page écrite à la main à l’encre noire contenant les informations suivantes : 1921, N.B. Dist. 48, Carleton, Sous Dist. 13, paroisse de Wicklow. Pages 1–14.

Page titre pour le recensement du sous-district 13, paroisse de Wicklow, district 48 – Carleton, Nouveau-Brunswick, Recensement de 1921.

Il me restait à résoudre le problème de la répartition par sexe. Même si les nombres étaient plus petits que pour l’ensemble de la paroisse de Wicklow, je devrais quand même faire pas mal de calculs. Heureusement, le recenseur avait indiqué les nombres totaux sur la dernière page de la section pour le sous-district 13, Wicklow :

hommes – 340; femmes – 316

Espérant toujours trouver des données spécifiques pour Royalton, j’ai vu que la colonne 5 était intitulée « Municipalité ». Alors, remplie d’espoir, je m’apprêtais à faire le décompte précis.

Vous souvenez-vous des difficultés que j’avais éprouvées précédemment? J’en rencontrais encore pour trouver le nombre précis de résidents à Royalton. Royalton apparaît pour la première fois à la page 3, ligne 39 pour le sous-district 13. Le recenseur commence par inscrire Royalton dans la colonne « Municipalité », puis il rature ces inscriptions et remplace le nom de Royalton par Carleton, qui est, comme nous le savons, le nom du comté! Par la suite, le recenseur inscrit systématiquement Carleton en tant que municipalité à la page 4.

Première page du recensement de 1921 montrant les inscriptions pour Royalton.

Recensement de 1921, Province du Nouveau-Brunswick, district no 48, sous-district no 13. Voir colonne 5, Municipalité, Royalton.

À cette étape, j’ai reconnu que je ne trouverais pas le nombre d’hommes à Royalton et j’ai transmis l’information à mon client, qui a peut-être réussi à découvrir cette information par les noms de famille.

Pour en savoir plus sur la recherche dans le recensement de 1921, consultez la section intitulée Enjeux au sujet de ce recensement et de cette base de données. Vous y trouvez des conseils très utiles pour passer d’une image à l’autre.

Bonne chance à tous ceux qui sont à la recherche de leur propre Royalton. Amusez-vous bien!

 

Julia McIntosh est bibliothécaire de référence à la division des Services de référence.

Les questions les plus courantes sur la généalogie

Au comptoir de généalogie de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous recevons de nombreuses questions intéressantes de la part de nos clients. Voici les questions les plus courantes.

Par où dois-je entamer mes recherches généalogiques?

La première étape consiste à poser des questions (comme « qui », « quoi », « où ») et à noter l’information. Déterminer les renseignements manquants dans l’arbre généalogique.

Il arrive que le membre de la famille ne se rappelle pas une date exacte, mais qu’il se souvienne des circonstances (une grand-tante a oublié l’année exacte du décès de sa grand-mère survenu alors que la première fréquentait l’école secondaire, mais elle se rappelle qu’ils se sont rendus à Toronto pour les funérailles). Cela permet de circonscrire les recherches à des années données et à la province qui a délivré le certificat de décès. Par ailleurs, ce pourrait être un indice pour parvenir à trouver le journal qui a publié l’article nécrologique.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter notre site Web pour savoir comment débuter les recherches généalogiques.

Pourquoi BAC dispose-t-il d’états de recensement alors qu’il n’a pas de certificats de naissance?

Le partage des compétences entre le gouvernement fédéral et les provinces dicte la sélection des documents devant faire partie de la collection de BAC. Nous abritons des documents fédéraux, comme les résultats des recensements, les états de service militaire et les listes de voyageurs. Les documents relatifs aux naissances, aux mariages et aux décès sont de compétence provinciale et, en conséquence, ils se trouvent dans les archives provinciales et territoriales. En ligne, il y a maintenant de nombreux index et documents des bureaux de l’état civil, cependant, on doit consulter les archives provinciales pour obtenir des renseignements à jour sur leurs collections.

Je veux effectuer des recherches à partir du recensement canadien de Gimli (Manitoba) réalisé en 1871, mais je ne le trouve pas dans la base de données de BAC. Pourquoi n’y est-il pas?

Ce ne sont pas toutes les régions du Canada qui figuraient dans les premiers recensements. Chaque base de données sur les recensements affichée sur le site Web de BAC renferme une liste des districts et des sous-districts qui étaient répertoriés (consulter Recherche d’ancêtres). Si vous cherchez une ville donnée et que celle-ci n’était pas répertoriée à l’époque, vous découvrirez peut-être que le village/le comté/la région y figurait avant. Par exemple, à cette question, on répondrait que Gimli (autrefois un comté de Lisgar) a été inscrit à compter de  1891, mais que Lisgar y était répertorié en 1881.

Nous espérons que les détails fournis dans le présent texte vous seront utiles. Posez-nous une question si vous êtes en quête d’autres renseignements sur la généalogie ou passez nous voir en personne au comptoir de généalogie!

Dossiers d’immigration et de citoyenneté à BAC : Votre ancêtre est-il arrivé au Canada entre 1865 et 1935?

Ce deuxième article d’une série décrivant les documents sur l’immigration et la citoyenneté détenus à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), explique comment trouver les immigrants arrivés entre 1865 et 1935. Les listes de passagers révèlent certains détails, comme le pays d’origine de votre ancêtre, sa profession et sa destination prévue au Canada.

Voici les principales ressources à consulter* :

La base de données Listes de passagers pour le port de Québec, 1865-1900 contient 967 017 références de noms trouvés dans cette liste. Par exemple, Laura Muntz Lyall, l’artiste canadienne qui a peint Interesting Story, est arrivée au Canada de l’Angleterre en 1870. Une recherche dans la base de données donne une référence et un lien vers l’image ayant trait à l’arrivée de Laura Muntz et de sa famille le 27 juin 1870 à bord du SS Scandinavian.

On trouve aussi des listes d’arrivées au Canada dans la base de données Listes de passagers, 1865-1922, dans laquelle il est possible de chercher des documents selon le nom du navire, la date, et le port d’arrivée.

De 1919 à 1924, on utilisait un formulaire pour les particuliers, le formulaire 30A, plutôt que les manifestes sur grande feuille de papier énumérant tous les passagers d’un bateau. Les microfilms de ces dossiers ont été numérisés; il est possible de les consulter en ligne. D’abord, trouvez le numéro du microfilm, puis consultez le microfilm numérisé des arrivées par la mer, formulaire 30a, 1919-1924.

Pour ceux dont les ancêtres sont arrivés entre 1925 et 1935, vous devez d’abord consulter la base de données Listes de passagers et entrées par la frontière, 1925-1935. Par exemple, faisons une recherche avec le nom Johannes Nisula. Il est arrivé à bord du Montrose dans la ville de Québec, le 26 mai 1926. Cliquez sur « Recherche » dans le menu de gauche, entrez cette information, puis cliquez sur le bouton « Recherche » sous les termes de recherche, en bas de la page. Quand vous consultez les résultats, il est important de bien noter tous les détails : le nom, le nom du navire, le port d’arrivée, le numéro de volume, le numéro de page (189), et le numéro de bobine du microfilm (T -14722). Ensuite, allez à la page numérisation de microforme, sélectionnez « Liste de passagers : ville de Québec (1925-1935) » et cliquez sur le numéro de bobine (T -14722). Le numéro de page fait référence aux pages en papier; vous trouverez ce numéro dans le coin supérieur droit de l’image. Dans notre exemple, la page 189 apparaît à l’image 335 du microfilm.

Vous trouverez également des documents d’immigration pour les petits immigrés anglais qui ont été envoyés au Canada lors du mouvement d’émigration des enfants. L’index des noms des petits immigrés anglais a été compilé par la British Isles Family History Society of Greater Ottawa et a été créé à partir des listes de passagers que détient BAC.

Découvrez également deux baladodiffusions qui portent sur l’immigration :

Pour les arrivées après 1935, les dossiers des immigrants demeurent sous la garde de Citoyenneté et Immigration Canada.

*Remarque : Rappelez-vous que la page d’aide à la recherche d’une base de données est le meilleur endroit pour savoir comment sont classés les dossiers.

Mission accomplie : 15 bases de données en un seul endroit

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a annoncé le 18 décembre dernier le déploiement prochain d’une série de 15 bases de données pour les recensements du Canada. Suite à la mise en ligne de la base de données du Recensement de 1861 il y a quelques semaines, BAC est fier de pouvoir dire que c’est maintenant mission accomplie!

Il est désormais possible de consulter, sur le site Web de BAC, les index nominatifs pour les recensements de 1825 à 1916, soit plus de 32 millions de documents! Il est à noter que tous ces index sont offerts gratuitement.

Ce travail gigantesque a demandé la collaboration constante des membres de plusieurs équipes de BAC, ainsi qu’un déroulement bien structuré des opérations et ce, pendant plusieurs mois.

Quel est le résultat final?

  • Une présentation cohérente et conforme aux normes d’accessibilité du Web du gouvernement du Canada.
  • La possibilité d’effectuer une recherche selon des critères nominatifs ou géographiques.
  • Une standardisation des métadonnées géographiques qui sont maintenant offertes dans les deux langues officielles.
  • La possibilité de choisir entre des images en format JPG ou PDF.
  • La possibilité de suggérer des corrections.
  • Des mises à jour automatiques et hebdomadaires.

Et finalement, pour vous, chers utilisateurs, une façon plus simple et efficace de retracer vos ancêtres!

Vous avez des questions ou des commentaires?

N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager remarque qu’un commentaire n’a pas été répondu sur la perte de fonction pour parcourir les images, car beaucoup de chercheurs ont besoin de cette fonction pour diverses raisons. Comment BAC envisage de rétablir cette fonction?.
Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

15 bases de données à un seul endroit

D’ici quelques semaines, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) commencera le déploiement d’une série de 15 bases de données pour les recensements du Canada. Il s’agira alors du seul site Web où des index nominatifs seront offerts en ligne, et ce, gratuitement pour les recensements de 1825 à 1916, un total de 32 millions de dossiers!

BAC offrira :

  • de nouvelles bases de données, comme celles pour les recensements de 1851 et de 1861;
  • des index nominatifs (au lieu de géographiques) pour les recensements de 1901, 1906, 1911 et 1916;
  • des versions remodelées et mises à jour des index pour les recensements de 1871, 1881 et 1891;
  • et encore bien plus…

Restez en alerte pour savoir quand ces bases de données seront accessibles, et assurez-vous de visiter notre page Web sur les recensements afin de découvrir ces incroyables ressources pour retracer vos ancêtres!

Vous avez des questions ou des
commentaires?

N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Un usager a demandé si ces bases de données étaient le résultat de l’entente signée il y a quelques années avec Ancestry.ca. BAC a répondu que toutes les bases de données de recensements étaient le résultat d’ententes avec des sociétés généalogiques canadiennes, FamilySearch ou Ancestry.ca.
  • Deux usagers ont exprimé leur satisfaction de voir enfin ces bases de données en ligne, ce qui facilitera la recherche à distance.

Profitez de l’été pour partir à la découverte de vos ancêtres

Avez‑vous rendu visite à votre famille cet été? Que ce soit à l’occasion d’une réunion familiale, d’un mariage ou d’une rencontre décontractée, le temps
passé avec vos proches parents vous a peut‑être amené à réfléchir sur votre histoire familiale. Saviez‑vous que vous pouvez découvrir des faits
intéressants sur votre famille en visitant la section Généalogie et histoire familiale du site Web de Bibliothèque et Archives Canada?

Si vous n’êtes pas familiarisé avec les recherches sur l’histoire familiale, nous sommes là pour vous aider.

Consultez d’abord les pages Web ci‑dessous et suivez les conseils utiles qui s’y trouvent pour préparer votre recherche généalogique :

Rassemblez ensuite l’information que vous possédez déjà. Un papier d’attestation datant de la Première Guerre mondiale, un certificat de mariage et même des photos de famille peuvent fournir des renseignements sur vos ancêtres.

Discutez avec les membres de votre famille et posez-leur des questions. Vous pouvez par exemple demander quels sont les noms des enfants dans les familles
de vos parents ou grands‑parents. Ont‑ils immigré au Canada? Si oui, de quel pays viennent‑ils? Les listes de passagers et les index des noms qui y sont inscrits révèlent parfois des détails surprenants concernant l’arrivée d’une famille au Canada.

Maintenant que les bases sont acquises, de quoi avez‑vous besoin?

Une copie des documents en votre possession, du matériel pour écrire (du papier et un crayon ou un ordinateur portable) et un appareil photo numérique vous
aideront à documenter vos découvertes. Des cartes de la région où vivaient vos ancêtres seront également utiles dans le cadre de vos recherches
généalogiques. Si vous savez où vivaient vos ancêtres en 1911 ou en 1916 (province ou territoire, district), vous trouverez des renseignements intéressants
dans les recensements de ces années (nom de chaque personne vivant à la même
adresse, date de naissance, profession).

Vous rendez visite à vos proches parents à Ottawa?

Si c’est le cas, venez voir notre salle des Services de généalogie située au
395, rue Wellington. Regardez la vidéo Services d’accueil pour les clients au 395 Wellington avant votre arrivée pour garantir le succès de votre recherche.

Bonne recherche et bonnes découvertes!

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

Recensements de la Nouvelle-France

Saviez-vous que plusieurs recensements nominatifs datant du début du régime colonial français ont étés numérisés et sont accessibles sur notre site Web? Comme vous le verrez, la plupart de ces recensements mentionnent uniquement les chefs de famille. En voici quelques-uns :

Pour trouver d’autres recensements comme ceux mentionnés ci-haut, il suffit d’inscrire les mots clés « recensement nominatif », « recensement habitants » ou « recensement familles » dans notre base de données «Recherche dans la collection», et de choisir « En ligne : Oui ».

Notez que puisque les documents sont d’origine française et ont été rédigés uniquement en français, vous devez utiliser des mots clés français pour la recherche. Pour plus d’information sur les recensements, nous vous invitons à visiter nos pages Généalogie et histoire familiale.

Bonne recherche!

Astuces et conseils pour faire des recherches dans les recensements

Plusieurs problèmes peuvent compliquer la tâche des généalogistes qui font des recherches dans les recensements. En voici quelques-uns :

Des variations orthographiques

  • Il est parfois difficile pour les indexeurs d’interpréter l’écriture des recenseurs (« énumérateurs ») ou de déchiffrer les documents lorsqu’ils s’avèrent de piètre qualité
  • L’aptitude des recenseurs à épeler et à inscrire correctement l’information obtenue peut avoir une grande influence sur les résultats de recherche
  • Les noms des personnes ont parfois été traduits dans la langue maternelle du recenseur ou retranscrits phonétiquement. Ainsi, des noms canadiens-français comme Jean-Baptiste et Marie-Anne ont pu devenir John Baptiste et Mary-Ann

Des variations dans les dates

  • Plusieurs dates de naissance peuvent être inexactes. Par exemple, nos ancêtres ne se souvenaient pas toujours de la date exacte de naissance de leurs enfants, ni même de la leur

Des informations inexactes.

  • La personne qui était présente au moment où le recenseur est passé peut avoir donné des réponses inexactes, ce qui influence aussi les résultats de recherche

Mais il y a une solution!

À Bibliothèque et Archives Canada, nos généalogistes ont découvert plusieurs trucs au fil des ans. En voici quelques-uns qui sauront sûrement vous aider : 

  • Si, par exemple, vous avez retrouvé votre ancêtre dans le recensement de 1901, mais que vous êtes incapable de le retrouver dans celui de 1911, prenez note des noms de ses voisins dans le recensement de 1901 et tentez de les repérer dans celui de 1911. Avec un peu de chance, votre ancêtre n’aura pas déménagé dans l’intervalle, et vous pourrez facilement le retracer
  • Si vous avez de la difficulté à retrouver un ancêtre, limitez vos critères de recherche; par exemple, inscrivez seulement son prénom ou son nom de famille si ceux-ci sont plus rares
  • Si votre ancêtre vivait dans une grande ville, un annuaire de ville est peut-être disponible. Si oui, faites-y une recherche pour confirmer sa présence à cet endroit. Pour plus d’information, voyez notre billet « À quoi peuvent vous servir les annuaires canadiens? »
  • Enfin, la page Web Généalogie et histoire familiale contient des conseils de recherche et une liste des abréviations retrouvées dans les recensements

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