Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de janvier 2018

À ce jour, 543 142 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 9247. Dernier nom : Staunton.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de décembre 2017

À ce jour, 532 447 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 9059. Dernier nom : Smith.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Images de Canadiens d’origine japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale maintenant sur Flickr

Chronologie

7 décembre 1941 – Le Japon attaque Pearl Harbor, à Hawaï, aux États-Unis. Les forces japonaises envahissent aussi Hong Kong, la Malaisie et les zones avoisinantes, ce qui déclenche les affrontements du Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

8 décembre 1941 – Le Canada invoque la Loi sur les mesures de guerre et déclare que les Canadiens d’origine japonaise et les immigrants récents sont les sujets d’un pays ennemi qui doivent être dépouillés de leurs droits individuels et de propriété. Plus de 1 200 bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise sont confisqués au large de la Colombie-Britannique, à titre de mesure défensive contre les efforts de guerre du Japon dans le Pacifique.

 Photographie en noir et blanc de six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise, confisqués trois jours après l’attaque de Pearl Harbor et attachés à un plus gros bateau.

Six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise. Ils ont été rassemblés par la Réserve des pêcheurs de la Marine royale canadienne (Colombie-Britannique) (MIKAN 3623281)

14 janvier 1942 – Le Canada ordonne le rassemblement des hommes d’origine japonaise âgés de 18 à 45 ans en vue de leur déplacement vers la région intérieure de la Colombie-Britannique. Leurs biens personnels, comme les maisons et les voitures, sont saisis et vendus pour aider à payer leur détention dans les camps d’internement. Aucun Canadien d’origine japonaise ne peut posséder de radio, acheter d’essence ou pêcher pendant la guerre. Les personnes détenues après le 14 janvier sont envoyées dans des camps d’internement en Alberta.

Photographie en noir et blanc de trois Canadiens d’origine japonaise qui chargent un wagon à destination d’un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise chargeant un train qui se rend à des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624396)

24 février 1942 – C’est le début de l’internement à grande échelle des Canadiens d’origine japonaise. Au total, 21 000 Canadiens d’origine japonaise et immigrants récents sont envoyés dans des camps d’internement. À mesure que la guerre se prolonge, leurs droits et libertés seront de plus en plus restreints.

Photographie en noir et blanc de nombreuses familles de Canadiens d’origine japonaise à une aire de rassemblement. Elles prennent place à l’arrière de camions pour leur déplacement vers un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise dans la boîte de camions pour leur déplacement vers des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624392)

Du 2 septembre 1945 au 1er avril 1949 – La Deuxième Guerre mondiale prend fin en 1945, mais on oblige les Canadiens d’origine japonaise à rester dans les camps d’internement ou dans des régions éloignées des côtes canadiennes jusqu’en 1949. Le gouvernement du Canada offre à des personnes et familles un rapatriement au Japon, tandis que d’autres sont exemptées et peuvent rester au Canada. Plus tard, toutes les restrictions relatives au déplacement sont levées. Les Canadiens d’origine japonaise peuvent alors retourner dans les régions côtières de la Colombie-Britannique. Il n’y a pas de compensation pour la saisie des propriétés et l’internement forcé.

Photographie en noir et blanc de Canadiens d’origine japonaise se procurant des articles dans un magasin du camp d’internement de Slocan, en Colombie-Britannique. Un homme blanc portant un brassard les observe.

Canadiens d’origine japonaise achetant des articles au magasin d’un camp d’internement, Slocan (Colombie-Britannique) (MIKAN 3624388)

22 septembre 1988 – Après trente-neuf années de pressions exercées par les Canadiens d’origine japonaise touchés par les mesures prises par les dirigeants de l’époque en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, le gouvernement du Canada s’excuse officiellement et les indemnise.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Explosion d’Halifax : documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Valerie Casbourn

Le matin du 6 décembre 1917, deux navires, le Imo et le Mont-Blanc, entrent en collision dans la partie la plus étroite du port d’Halifax. Le Mont-Blanc est un navire de munitions en route pour rejoindre un convoi naviguant vers l’Europe déchirée par la guerre. La cargaison du Mont-Blanc prend feu et le navire explose 20 minutes plus tard. La déflagration pulvérise une partie de la ville, tuant près de 2 000 personnes, en blessant des milliers et provoquant des dégâts considérables à Halifax, à Dartmouth et dans la communauté micmaque de Turtle Grove. « L’explosion d’Halifax », comme on l’a surnommée, amène au Canada le danger et la destruction de la Première Guerre mondiale, et marque à jamais la ville d’Halifax.

Photographie en noir et blanc de quelques personnes marchant au milieu d’une rue dont les bâtiments sont détruits.

Dévastation causée par l’explosion d’Halifax. L’édifice à gauche était la fonderie Hillis & Sons (MIKAN 3193301)

Guide pour les documents sur l’explosion d’Halifax

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède divers documents témoignant de l’explosion d’Halifax, de ses conséquences, ainsi que des secours apportés aux victimes et des enquêtes menées après le désastre. Le premier outil de recherche à consulter est le guide thématique de BAC Explosion d’Halifax. Certains des documents listés dans ce guide ont été numérisés à partir de microfilms et sont accessibles sur le site Web Héritage. D’autres documents peuvent être consultés sur place à BAC.

Le guide présente d’abord la liste des documents relatifs au désastre et à ses conséquences, conservés par le gouvernement fédéral canadien. Cette liste comprend des documents tels que ceux de l’enquête officielle sur la collision entre le Mont-Blanc et l’Imo menée par le commissaire aux sinistres maritimes du Dominion (RG42, vol. 596 et RG42, vol. 597). On y trouve aussi la correspondance du censeur en chef de la presse en temps de guerre, Ernest J. Chambers (RG6, vol. 621, dossier 350, microfilm T-102), laquelle décrit l’urgent besoin de communiquer les nouvelles relatives au désastre avec exactitude, mais sans révéler aucune information sur les défenses du port d’Halifax.

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « 15 h 45. Télégramme envoyé à Geo. D. Perry? dir. gén. G.N.W. Telegraph Co, Toronto ON. Télégramme envoyé à J. McMillan, dir. C.P. Ry. Telegraphs, Montréal. Ottawa ON, 6 déc. 1917. Compte tenu des reportages contradictoires à l’étranger sur l’explosion d’Halifax, j’espère que le maximum est fait pour faciliter une transmission de tous les rapports de presse. Cela est plus que souhaitable d’un point de vue national. Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à G.N.W. Telegraph Co. et C.P. Ry. Telegraphs (T-102, Image 119)

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « Ottawa, 7 décembre 1917. C.O. Knowles, Toronto. En ce qui concerne les rapports sur le désastre d’Halifax, il est important que rien ne soit publié révélant des renseignements sur les défenses, la force et la disposition de la garnison, etc. Aucune information ne devra non plus être donnée sur les activités navales et les activités de transport au port durant la guerre. Aucune photographie d’Halifax et des environs prise depuis le début de la guerre ne devra être publiée. Il est souhaitable que les correspondants spéciaux envoyés à Halifax s’informent des exigences de la censure locale. Ernest J. Chambers. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à C.O. Knowles, Canadian Press Limited (T-102, Image 136)

Si vous cherchez des images, consultez l’album Flickr de BAC pour y découvrir des photographies numérisées, prises après l’explosion d’Halifax. BAC a également publié une description plus détaillée de l’explosion sur la page concernant la tragédie sur le front intérieur : explosion d’Halifax le 6 décembre 1917 (en anglais seulement).

 

Photographie en noir et blanc montrant une rangée de personnes fouillant les décombres des bâtiments détruits.

Conséquences de l’explosion d’Halifax (MIKAN 3193299)

Recherche d’autres documents

Vous trouverez d’autres documents relatifs à l’explosion d’Halifax en interrogeant la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés Halifax ET explosion OU désastre, ou en utilisant d’autres mots-clés associés au désastre. Vous pouvez ensuite limiter vos résultats de recherche par date ou par genre de document (photographies ou documents textuels).

Les documents conservés à BAC proviennent du gouvernement fédéral canadien ainsi que de personnes et d’organismes privés. Certains documents sont accessibles en ligne, d’autres peuvent être consultés sur place lors de visites en personne ou en commandant des reproductions.

Correspondance sur l’explosion d’Halifax : fonds Sir Robert Borden

Il y a beaucoup trop de documents relatifs à l’explosion d’Halifax pour les mentionner tous ici, mais la correspondance contenue dans le fonds Sir Robert Borden (MG26-H) raconte une petite partie de l’histoire. Sir Robert Borden était premier ministre du Canada et député d’Halifax au moment de l’explosion; ses archives comprennent des télégrammes transmettant entre autres des nouvelles du désastre, des messages de sympathie aux habitants d’Halifax et des offres d’assistance.

Pour trouver les documents sur l’explosion d’Halifax dans le fonds Sir Robert Borden, interrogez la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés MG26-H ET Halifax ET explosion. Vous pouvez aussi consulter les instruments de recherche du fonds Borden, accessibles en format PDF dans la section Instrument de recherche de la description du fonds (défiler vers le bas).

La majeure partie de la correspondance sur l’explosion se trouve dans le dossier « Désastre d’Halifax 1917-1918 » (MG26-H, vol. 89-90, pages 46309-47016, microfilm C-4325, disponible sur le site Web Héritage, à partir de l’image 301).

Télégramme de la Great North Western Telegraph Company of Canada, qui se lit comme suit : [traduction] « Moncton, N.-B., 6 déc. 1917. J.D. Reid, Ottawa. On signale qu’un navire chargé d’explosifs au quai six qui s’éloignait, vers 8 h 30 ce matin, a été percuté par un navire qui s’avançait, et il a pris feu. On a tenté de le couler avant qu’il n’explose mais on a échoué. Il a explosé à 9 h. On signale que la ville est en très mauvais état et qu’il y a beaucoup de dommages mais, les câbles télégraphiques et téléphoniques étant coupés, impossible d’obtenir des détails. Je donnerai plus d’information dès que j’en aurai. Le directeur général adjoint Brown se dirige vers Halifax par le « Special ». C.A. Hayes. »

Ce premier rapport sur le désastre a été envoyé à Ottawa à partir de Moncton parce que l’explosion avait endommagé les câbles télégraphiques et téléphoniques à Halifax et interrompu les communications avec la ville. (microfilm C-4325, image 321)

Télégramme de la Western Union qui se lit comme suit : [traduction] « RM Boston Mass. 7 déc. via Ottawa ON 8 1917. Robert Borden, premier ministre, Halifax, N.-É. D’après ce que vous savez des conditions à Halifax, que pouvons-nous faire immédiatement pour aider à soulager la détresse des habitants d’Halifax? La nuit dernière, un train de secours est parti d’ici à 10 h et devrait arriver à 20 h ce soir. Nous avons un bateau ici à votre disposition qui peut partir dimanche matin et arriverait à Halifax lundi matin. Peut-il s’amarrer? H.B. Endicot, président, Comité de secours Massachusetts-Halifax. »

Offre d’aide de Boston, envoyée à Sir Robert Borden par H.B. Endicott, président du comité de secours Massachusetts-Halifax. (microfilm C-4325, image 345)

Ressources connexes :


Valerie Casbourn est archiviste à la division Services régionaux et AIPRP de Bibliothèque et Archives Canada.

Lieutenant-colonel Harcus Strachan, VC

Par Emily Monks-Leeson

Cette semaine, dans son blogue, Bibliothèque et Archives Canada rend hommage au lieutenant-colonel Harcus Strachan, récipiendaire de la Croix de Victoria pour ses actions pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille de Cambrai qui se déroulait en ce jour il y a 100 ans.

Photographie en noir et blanc d’un officier assis qui porte un couvre-chef et tout l’équipement d’un officier.

Lieutenant Harcus Strachan, VC, sans date (MIKAN 3221434)

Né à Borrowstounness, en Écosse, en 1887, Harcus Strachan immigre au Canada en 1908. En 1915, il s’enrôle dans le régiment Fort Garry Horse, basé à Winnipeg, au Manitoba, où il est élevé au grade de lieutenant. Le 20 novembre 1917, il prend le commandement d’un escadron à cheval du régiment Fort Garry Horse à Masnières, en France. Lorsque le chef de l’escadron est tué, le lieutenant Strachan dirige l’escadron pour franchir les positions de mitrailleuses allemandes. Selon sa citation :

« Il mène une charge contre la batterie ennemie, tuant sept des artilleurs avec son épée. [Puis, il coupe les lignes téléphoniques 3 kilomètres derrière les lignes allemandes, et] il rassemble ses hommes et lutte pour retraverser la ligne ennemie, ramenant en lieu sûr tous les hommes non blessés, en plus de 15 prisonniers. [Cette opération] n’a été rendue possible que grâce à cet acte de bravoure exceptionnel et au leadership audacieux de cet officier. » [Traduction, Défense nationale]

London Gazette no 30433, 18 décembre 1917 (en anglais)

Photographie en noir et blanc de soldats à cheval traversant un village.

Le lieutenant Strachan, VC, et un escadron du Fort Garry Horse traversant un village au front de Cambrai, décembre 1917 (MIKAN 3405685)

Un rapport tapé à la machine relatant les événements de la journée.

Journal de guerre du Fort Garry Horse, 20 novembre 1917, page 2 du rapport du lieutenant Strachan (MIKAN 2004724)

Le lieutenant-colonel Strachan est promu capitaine et le roi George V lui remet la Croix de Victoria le 6 janvier 1918. Pour souligner l’anniversaire de la remise de la Croix de Victoria à Harcus Strachan, les « Garrys » (surnom donné aux membres du régiment Fort Garry Horse) tiennent un défilé chaque année. Strachan survit à la guerre et dirige, pendant la Deuxième Guerre mondiale, le 1er bataillon des fusiliers d’Edmonton. Il meurt à Vancouver le 1er mai 1982. Récemment, il a été honoré par la mise en place d’une plaque historique sur les berges du lac Harcus Strachan, à 250 kilomètres à l’est de Thompson, au Manitoba.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du Lieutenant-colonel Harcus Strachan dans la base de donnés des Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

 

Récipiendaires de la Croix de Victoria : Première Guerre mondiale

La Croix de Victoria (VC) est la décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth et a préséance sur l’ensemble des médailles, décorations et ordres. Reconnaissance de la bravoure devant l’ennemi, la VC peut être décernée à une personne, peu importe son grade militaire, et à des civils sous commandement militaire. Jusqu’à maintenant, 98 Canadiens ont reçu la Croix de Victoria , le premier étant Alexander Roberts Dunn qui, en 1854, a participé à la bataille de Balaclava durant la guerre de Crimée. Des Croix de Victoria ont été décernées à 71 soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale, et à 16 durant la Seconde Guerre mondiale. Les autres médailles ont été remises à des Canadiens par suite de la Rébellion indienne de 1857 (au cours de laquelle William Hall de la Nouvelle-Écosse est devenu le tout premier noir à mériter la VC) et de la guerre d’Afrique du Sud (1899–1902).

En 1993, la Croix de Victoria canadienne a été adoptée en remplacement de la VC britannique. La médaille est identique à la VC britannique, mais l’inscription est en latin — Pro Valore —, une langue à l’origine du français et de l’anglais. Aucune Croix de Victoria canadienne n’a encore été attribuée.

Image en noir et blanc de Caporal suppléant F. Fisher.

Caporal suppléant F. Fisher, 23 avril 1915 (MIKAN  3215642)

Photographie en noir et blanc de Lieutenant George Burdon McKean.

Lieutenant George Burdon McKean, 27-28 avril 1918 (MIKAN 3218939)

Photographie en noir et blanc de Sergent Alexander Picton Brereton.

Sergent Alexander Picton Brereton, 9 août 1918 (MIKAN 3213059)

Photographie en noir et blanc de Sergent Hugh Cairns.

Sergent Hugh Cairns, 1 novembre 1918 (MIKAN 3628757)

Visitez l’album Flickr maintenant!

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de novembre 2017

À ce jour, 518 124 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 8803. Dernier nom : Sharp.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Le caporal Colin Fraser Barron et le soldat James Peter Robertson, récipiendaires de la Croix de Victoria

Par Emily Monks-Leeson

Aujourd’hui, le Blogue de Bibliothèque et Archives Canada se souvient du caporal Colin Fraser Barron et du soldat James Peter Robertson, récipiendaires de la Croix de Victoria pour des actes de bravoure accomplis il y a exactement cent ans, durant la bataille de Passchendaele ‒ l’une des plus meurtrières et des plus déterminantes de la Première Guerre mondiale.

Photo noir et blanc de deux soldats debout devant une grille en fer forgé ouvragé.

Colin Fraser Barron (à droite), promu au grade de sergent, récipiendaire de la Croix de Victoria. À ses côtés, un autre soldat décoré de la même distinction : Cecil John Kinross. Date inconnue (MIKAN 3405057)

Le caporal Barron voit le jour en 1893 à Baldavie (Boyndie), dans le Banffshire, en Écosse. Il émigre au Canada en 1910. Quatre ans plus tard, il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien à Toronto. Membre du 3e Bataillon de Toronto, il participe à la bataille de Passchendaele le 6 novembre 1917. Son unité est chargée de capturer une casemate allemande qui bloque l’avancée des Canadiens sur l’éperon Goudberg . Armé d’une mitrailleuse Lewis, Barron contourne la position ennemie puis, ouvrant le feu, charge la casemate; il tue quatre soldats allemands et capture les autres. Faisant ensuite pivoter une des mitrailleuses allemandes, il tire contre les positions ennemies à l’arrière. « La rapidité et la farouche détermination de ce sous-officier alors qu’il s’élançait vers les mitrailleuses ennemies ont mené à des résultats décisifs et permis de poursuivre l’avancée. » [Traduction] (London Gazette, n° 30471, 11 janvier 1918)

Promu au grade de sergent-major, Colin Barron survit au conflit, et servira au sein du Régiment royal du Canada durant la Deuxième Guerre mondiale. Il décède en 1958. Il est inhumé dans la section des anciens combattants du cimetière Prospect de Toronto.

Description dactylographiée des événements de la journée du 6 novembre 1917.

Annexe C : Observations extraites du journal de guerre du 3e Bataillon de Toronto, 6 novembre 1917 (MIKAN 1883209)

Un autre Canadien se distingue par ses faits d’armes pendant la Première Guerre mondiale : le soldat James Peter Robertson, originaire d’Albion Mines (aujourd’hui Stellarton), dans le comté néo-écossais de Pictou. Robertson s’enrôle en 1915 dans le Corps expéditionnaire canadien, au sein du 27e Bataillon d’infanterie de Winnipeg. Le 6 novembre 1917, il participe à l’assaut final de la crête de Passchendaele. Alors que son peloton est bloqué par les barbelés et le feu nourri des mitrailleuses allemandes, Robertson décide de passer à l’attaque. Après un farouche combat au corps à corps, il tue quatre mitrailleurs et met les autres en fuite. Le London Gazette raconte à son sujet : « Transportant la mitrailleuse prise à l’ennemi, il entraîne son peloton vers l’objectif final. Il choisit ensuite une excellente position et met la mitrailleuse en marche, tirant sur l’ennemi qui s’enfuit .» [Traduction] Toujours armé de la mitrailleuse allemande, Robertson élimine des tireurs embusqués qui menacent son unité. Mais deux tireurs d’élite canadiens sont gravement blessés, et il sort à découvert, sous un feu intense, pour tenter de les sauver. Il parvient à ramener un premier soldat; malheureusement, il est tué par un obus alors qu’il revient avec le deuxième. Le soldat Robertson est inhumé dans le cimetière de Tyne Cot, en Belgique.

Photo noir et blanc d’un jeune homme en uniforme.

Le soldat James Peter Robertson, récipiendaire de la Croix de Victoria (MIKAN 3645665)

Bibliothèque et Archives Canada conserve les dossiers de service du caporal Colin Fraser Barron et du soldat James Peter Robertson.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Major-général George Randolph Pearkes, VC

Par Emily Monks-Leeson

Le major-général George Randolph Pearkes a vu le jour en 1888 à Watford, en Angleterre, puis a émigré en Alberta en 1906. En 1915, il s’est enrôlé dans le 2e régiment canadien de fusiliers à cheval. À partir de septembre 1916, il a dirigé le 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval. Il a obtenu la Croix de Victoria pour les actes de bravoure qu’il a accomplis à la bataille de Passchendaele.

Photographie noir et blanc d’un officier assis portant une casquette et une ceinture Sam Browne (large ceinture en cuir entourant la taille à laquelle est attachée une bande plus étroite placée en diagonale et qui passe sur l’épaule droite); il y a des galons sur les manches de sa veste.

Le major George Randolph Pearkes, VC, arborant la Croix militaire (il n’avait pas encore reçu la Croix de Victoria). Remarquez les quatre galons de blessé sur sa manche. Photographie prise en décembre 1917 par William Rider-Rider. (MIKAN 3219828)

George Randolph Pearkes, major à l’époque, obtient la Croix de Victoria en reconnaissance de son aptitude à commander ses troupes lors de la prise et du maintien d’une position stratégique et de la progression de son bataillon à Passchendaele, en Belgique, les 30 et 31 octobre 1917. Blessé à la cuisse avant la progression de ses troupes, le major Pearkes dirige son bataillon pendant toute l’attaque. Selon sa citation :

Lorsque la progression de son bataillon « est menacée par un emplacement fortifié qui fait partie des objectifs du bataillon à sa gauche, mais que celui-ci n’a pas réussi à prendre. […] il capture la position et la tient, ce qui lui permet de pousser un peu plus loin son avance.

C’est grâce à sa détermination et à sa personnalité intrépide qu’il a pu maintenir son objectif, avec le peu d’hommes qui lui restait, et malgré les contre-attaques ennemies répétées, alors que ses flancs sont restés sans protection pendant un bon moment. » [Traduction, Défense nationale]

London Gazette, no 30471, 11 janvier 1918 (en anglais)

Avant la fin de la guerre, George Randolph Pearkes est blessé cinq fois et promu lieutenant-colonel. Il reçoit la Croix de Victoria, la Croix militaire et l’Ordre du service distingué. Après l’armistice, il devient officier de carrière, est affecté au Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, et sert comme officier d’état-major au Collège militaire royal du Canada. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le brigadier Pearkes commande la 2e Brigade d’infanterie canadienne. Il devient plus tard l’officier général commandant du Commandement du Pacifique, chargé de surveiller la défense sur la côte Ouest du Canada. Après avoir pris sa retraite de l’armée, il fait son entrée en politique sur la scène fédérale en tant que conservateur et est élu député de Nanaimo, en Colombie-Britannique, en 1945. Il est ministre de la Défense nationale de 1957 à 1960, puis est nommé lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique en octobre 1960.

Le major-général Pearkes s’éteint à Victoria, en Colombie-Britannique, le 30 mai 1984. L’immeuble abritant le quartier général de la Défense nationale à Ottawa a été nommé Édifice Major-général George RPearkes en son honneur, tout comme le mont Pearkes, dans la partie continentale sud de la Colombie-Britannique. On peut maintenant consulter le dossier de service numérisé complet du major-général Pearkes dans les dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale de Bibliothèque et Archives Canada.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Le soldat Kinross, le lieutenant McKenzie et le sergent Mullin, VC

Par Emily Monks-Leeson

Le soldat Cecil John Kinross est né dans le village de Harefield, en Angleterre, en 1896. Il s’établit avec sa famille à Lougheed, Alberta, en 1912. Kinross servait dans le 49e bataillon (Edmonton) lors de la bataille de Passchendaele.

Une photographie en noir et blanc d’un homme portant une casquette, une veste de laine grise, une chemise blanche et une cravate foncée.

Le soldat Cecil John Kinross, VC, non daté (MIKAN 3217741)

Le 30 octobre 1917, Kinross et sa compagnie subissent le feu nourri de l’artillerie et des mitrailleuses allemandes. Alors que son unité essuie de lourdes pertes, Kinross s’avance seul, à découvert, et armé simplement de son fusil et d’une cartouchière, il parvient à détruire un nid de mitrailleuses allemandes. Sa citation dans la Gazette de Londres (London Gazette) raconte que « sa compagnie, inspirée par ce remarquable exemple de courage, progresse de 300 mètres et s’établit sur une position hautement stratégique ».

Kinross est décoré de la Croix de Victoria pour ce fait d’armes. Grièvement blessé au bras et à la tête, il est envoyé à l’hôpital Orpington, en Angleterre; plus tard, il sera rapatrié en Alberta. Kinross est décédé en 1957. Le mont Kinross dans le parc national de Jasper est ainsi nommé en son honneur.

Le lieutenant Hugh McKenzie est né en 1885 à Inverness, en Écosse. Il immigre au Canada en 1911 et s’enrôle dans le Régiment d’infanterie légère Princesse Patricia en août 1914. En janvier 1917, il est promu au rang de sous-lieutenant. Le 30 octobre 1917, McKenzie commande une section de mitrailleurs accompagnant l’infanterie lors d’un assaut contre des positions allemandes. Alors que tous les officiers et la plupart des sous-officiers de la compagnie sont tués ou blessés, McKenzie prend le commandement de ce qui reste de l’infanterie. Attaquant de front et de côté, McKenzie réussit à capturer une casemate qui avait infligé de lourdes pertes à sa compagnie. Cet acte de bravoure sauve la vie de plusieurs hommes, mais lui-même est tué en menant l’attaque frontale.

Une photographie en noir et blanc d’un soldat en uniforme portant une petite moustache.

Le lieutenant Hugh McKenzie, VC, non daté (MIKAN 3218971)

Un compte rendu précis dactylographié des événements du 30 octobre 1917.

Journal de guerre de la 7e compagnie canadienne de mitrailleurs, 30 octobre 1917, page 16 (MIKAN 2004833)

Le lieutenant McKenzie est décoré de la Croix de Victoria et de la Croix de guerre française pour ses actions au combat. Son corps n’a jamais été retrouvé. Le nom McKenzie figure sur le mémorial de la Porte de Menin parmi ceux d’autres soldats, britanniques, australiens, canadiens et indiens morts sans sépulture. Dans sa citation, publiée dans la Gazette de Londres (London Gazette), son nom « Mackenzie » est mal orthographié.

Le major George Harry Mullin est né à Portland, Oregon, en 1892. À l’âge de deux ans, il immigre avec sa famille à Moosomin, en Saskatchewan. Il s’enrôle dans l’armée en décembre 1915 et sert dans la section des éclaireurs et tireurs d’élite du Régiment d’infanterie légère Princesse Patricia. Durant la bataille de Passchendaele, le sergent Mullin capture à lui seul une casemate allemande qui avait fait subir de lourdes pertes aux troupes canadiennes. Sa citation dans la Gazette de Londres (London Gazette) raconte comment Mullin

… lance une attaque frontale contre un tireur embusqué, fait exploser la garnison, et, rampant jusque sur la casemate, il abat deux mitrailleurs avec son revolver. Mullin se précipite ensuite vers une autre entrée et force les dix hommes de la garnison à se rendre. … [Mullin] a non seulement contribué à régler la situation, mais il a sauvé indirectement de nombreuses vies.

London Gazette, n° 30471, 11 janvier 1918

Le sergent Mullin a reçu la Croix de Victoria pour ses actes de bravoure; il détenait le grade de lieutenant à la fin de la guerre. Nommé sergent d’armes au Parlement de la Saskatchewan en 1934, il servira dans la Garde des anciens combattants durant la Deuxième Guerre mondiale. Le major Mullin est décédé à Regina, Saskatchewan, en 1963.

Une photographie en noir et blanc d’un soldat souriant portant un casque et une veste en cuir.

Le sergent Mullin, VC, Régiment d’infanterie légère Princesse Patricia, janvier 1918 (MIKAN 3219321)

Bibliothèque et Archives Canada conserve les dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien (CEC) pour le soldat Cecil John Kinross, le lieutenant Hugh McKenzie et le major George Harry Mullin. La version numérique de ces dossiers peut être consultée dans la base de données du dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.