Le raid sur Dieppe (France), le 19 août 1942

Par Alex Comber

Avertissement : Cet article contient des images qui pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs; nous préférons vous en avertir.

Il y a exactement 75 ans aujourd’hui, des soldats canadiens débarquaient en France, sur des côtes hostiles, afin de mener une opération de reconnaissance en force. Malgré une préparation minutieuse, une importante flotte de soutien et l’appui d’escadrons aériens, le débarquement fut un échec.

Photo noir et blanc de cadavres de soldats, d’une péniche de débarquement en feu et de chars d’assaut Churchill endommagés sur une plage de galets.

Cadavres de soldats canadiens gisant près d’une péniche de débarquement endommagée et de chars d’assaut Churchill du Régiment de Calgary, après l’opération Jubilee, 19 août 1942 (MIKAN 3628496)

Opération Jubilee : tel était le nom de code adopté pour le raid sur la ville de Dieppe, un port de mer occupé par l’ennemi près du Havre, en France. Le plan était le suivant : une imposante flotte, composée de péniches de débarquement et d’autres navires, devait quitter l’Angleterre en pleine nuit et naviguer jusqu’à Dieppe pour y débarquer des soldats sur les côtes, au petit matin du 19 août. En détruisant les fortifications du port, on voulait évaluer la solidité des défenses sur le mur de l’Atlantique imaginé par Hitler. L’opération visait aussi d’autres objectifs, dont l’attaque d’une station radar et d’un terrain d’aviation allemands à proximité, et la capture de prisonniers pour les interroger. Les troupes retourneraient ensuite vers les péniches de débarquement et quitteraient la France.

Photo noir et blanc d’un exercice de débarquement montrant des soldats quittant une péniche de débarquement et marchant sur la plage en groupes ordonnés.

Fantassins canadiens sortant d’une péniche de débarquement en Angleterre durant un exercice préparatoire en vue de l’opération Jubilee (le raid sur Dieppe), France, août 1942 (MIKAN 3628508)

L’attaque principale est menée par les unités de la 2e Division d’infanterie canadienne. Elles sont accompagnées des British Royal Marines et de commandos chargés de missions spéciales, telles que neutraliser l’artillerie allemande pour l’empêcher de tirer sur les unités navales et les péniches de débarquement.

Photo couleur du major général J. H. Roberts en uniforme, examinant des documents sur le capot d’une voiture d’état-major.

Le major général J. H. Roberts, qui commandait la 2e Division d’infanterie canadienne au moment de l’opération Jubilee. La censure militaire a effacé de cette photo tous les signes pouvant permettre d’identifier une unité. (MIKAN 4232358)

Pour aider à vaincre les défenses allemandes et soutenir les bataillons d’infanterie dans l’accomplissement de leur mission, le plan comptait sur l’appui des chars d’assaut Churchill du 14Régiment blindé (Régiment de Calgary), transportés par plusieurs des nouvelles péniches de débarquement. Des escadrilles d’avions de chasse et de bombardiers, accompagnés d’une imposante flotte de plus de 230 navires, viendraient aussi en renfort. Ensemble, les attaques aériennes et les bombardements navals devaient mettre en déroute les Allemands.

Photo noir et blanc d’un groupe d’officiers de la force aérienne posant devant un avion de chasse Hawker Hurricane.

Groupe de pilotes avant le raid sur Dieppe (MIKAN 3592320)

Mais la mission éprouve des problèmes dès que les péniches s’approchent de la plage. Les formidables défenses allemandes n’ont pas été détruites par les bombardements préparatoires, et l’ennemi a été averti par ses services de renseignement de se préparer à une attaque. Dans les casemates, les mitrailleuses balaient la plage de leurs tirs dévastateurs; quelques rares unités canadiennes réussissent à progresser à l’intérieur des terres, au-delà des falaises, dans la ville ou vers d’autres objectifs. Les soldats s’abritent comme ils le peuvent en attendant d’être évacués. Les coûts matériels du raid sur Dieppe s’élèvent à 29 chars d’assaut détruits, 33 péniches de débarquement abandonnées ou détruites, un destroyer britannique coulé et plus d’une centaine d’avions de la Royal Air Force et de l’Aviation royale canadienne descendus, dont plusieurs membres d’équipage sont tués.

Photo noir et blanc de soldats, dont certains sont blessés ou portent des uniformes déchirés.

Soldats ayant participé à l’opération Jubilee (le raid sur Dieppe) de retour en Angleterre, 19 août 1942 (MIKAN 3628504)

Les historiens ne s’entendent toujours pas sur les raisons qui ont motivé le haut commandement allié à approuver cette entreprise à haut risque. L’échec de l’attaque, imputable à diverses raisons, a eu de dures répercussions partout au Canada. Sur près de 5 000 soldats canadiens, on compte plus de 900 morts, près de 2 000 prisonniers et plusieurs blessés. Le 19 août 1942 demeure le jour le plus meurtrier pour l’armée canadienne au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Photo noir et blanc de soldats canadiens capturés, marchant en rang dans une ville sous la surveillance de soldats allemands.

Soldats canadiens capturés (MIKAN 3628516)

Les nouvelles à propos du raid sur Dieppe se propagent rapidement. Le ministère de la Défense nationale avertit les proches parents des soldats qui ne sont pas revenus avec la force navale. À mesure que les survivants font circuler l’information sur les soldats manquants, les familles attendent avec impatience des nouvelles des leurs. Les nombreuses demandes adressées au comité international de la Croix-Rouge amènent l’organisme à dresser des listes de soldats décédés dont les corps ont été retrouvés et enterrés, et des listes de prisonniers dans les camps allemands. Un exemple poignant témoigne de cette tragédie : la mort des fils jumeaux d’Alice Montgomery, Arthur et Ralph, de Brighton, en Ontario. Les deux frères servaient dans le 1er Bataillon du Régiment royal du Canada. Le jour du raid, Arthur a été tué sur la Plage bleue, du village de Puys. Deux jours plus tard, Ralph a succombé à ses blessures en Angleterre.

Photo couleur d’un groupe assistant à une cérémonie au cimetière militaire canadien de Dieppe, en France; à l’avant-plan, des rangées de croix temporaires marquent les sépultures.

Cimetière militaire canadien de Dieppe, septembre 1944 (MIKAN 4233242)

La plupart des soldats canadiens morts le 19 août 1942 sont inhumés au cimetière militaire canadien de Dieppe, à Hautot-sur-Mer. Le lieu est unique, car la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth (la Commonwealth War Graves Commission) y a conservé l’aménagement typique des cimetières de guerre allemands, avec ses pierres tombales placées dos à dos en doubles rangées. Cette photo montre le cimetière au début de septembre 1944, après la libération de la région. On y voit des unités de la 2e Division d’infanterie canadienne, décimée durant le raid sur Dieppe, y tenir une cérémonie à la mémoire des camarades tombés au combat.

Sources relatives au raid sur Dieppe conservées à Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède de nombreux documents concernant le raid sur Dieppe. Outre les photos du ministère de la Défense nationale et de collections privées, on y trouve les journaux de guerre des unités militaires qui ont participé au raid, notamment l’Essex Scottish, le Régiment royal du Canada, le Royal Hamilton Light Infantry, le 14e Régiment blindé (Régiment de Calgary), les Fusiliers Mont-Royal, le South Saskatchewan Regiment et le Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada. BAC conserve aussi les dossiers de tout le personnel des Forces armées canadiennes durant la Deuxième Guerre mondiale, incluant ceux qui sont morts en service.

BAC possède aussi une petite collection de photos acquises de manière inhabituelle, et qui constitue une source d’information très intéressante et peu connue sur Dieppe. Madame Delabarre, une veuve résidente du Havre, en France, a conservé quelques photos de Dieppe que son employeur lui avait données. Ces images montrent des équipements abandonnés et des préparatifs pour enterrer des soldats canadiens. À l’occasion des commémorations du 25e anniversaire du débarquement, en 1967, madame Delabarre a décidé d’en faire don pour aider à raconter l’histoire de Dieppe aux Canadiens. Elle les a envoyées à un représentant de l’armée canadienne, le major général Roger Rowley, qui les a confiées à la Direction de l’histoire du ministère de la Défense nationale. Des années plus tard, les photos ont été transférées aux Archives nationales et font maintenant partie de la collection de BAC. Comparativement aux photos de l’armée allemande, ces images (dont deux apparaissent ci-dessous) offrent un point de vue différent pour documenter l’échec de l’opération.

La première photo montre Buttercup, un char d’assaut Churchill Mk. 3 de l’escadron B du 14e Régiment blindé (Régiment de Calgary), abandonné sur la plage.

Photo noir et blanc de chars d’assaut neutralisés ou abandonnés sur la plage à Dieppe. Un des chars porte l’inscription Buttercup peinte sur le côté, parmi d’autres marques d’identification.

Chars d’assaut Churchill, dont le Buttercup, abandonnés sur la plage à Dieppe, août 1942 (MIKAN 4969643)

Certaines des photos de madame Delabarre, comme d’autres prises par les photographes de l’armée allemande, montrent des soldats canadiens morts sur la plage, au pied des falaises et dans les navires échoués. Bien que difficiles à regarder, elles constituent d’importants documents d’archives qui témoignent de l’événement. Par exemple, cette deuxième photo documente une réalité peu connue des conséquences du raid sur Dieppe. Au lieu de montrer des militaires allemands inspectant les véhicules et les péniches de débarquement abandonnés ou regardant des soldats alliés blessés ou tués, elle montre des groupes de civils déplaçant et préparant des corps pour les enterrer, s’acquittant de cette macabre tâche dans une péniche de débarquement.

Photo noir et blanc de civils s’occupant des dépouilles de soldats morts dans une péniche de débarquement échouée sur la plage.

Civils s’employant à récupérer les corps de soldats tués durant le raid sur Dieppe et à les préparer pour leur enterrement (MIKAN 4969646)


Alex Comber est archiviste (archives militaires) à la Division des archives gouvernementales de Bibliothèque et Archives Canada.

Sergent Frederick Hobson et major Okill Massey Learmonth, VC

Par Emily Monks-Leeson

Dans le blogue d’aujourd’hui de la série Centenaire de la Première Guerre mondiale – hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, nous soulignons les actes de bravoure de deux soldats canadiens lors de la bataille de la côte 70, près de Lens, en France, le 18 août 1917.

Le sergent Frederick Hobson, VC, un ancien combattant de la guerre des Boers, en Afrique du Sud (1899-1902), vit à Galt, en Ontario, lorsque le recrutement commence pour le Corps expéditionnaire canadien. Né en 1873, le sergent Hobson déclare plutôt 1875 comme son année de naissance pour pouvoir s’enrôler.

Le 18 août 1917, la compagnie du 20e bataillon du sergent Hobson refoule une forte contre-attaque allemande sur la côte 70. Après que l’explosion d’un obus d’artillerie a enseveli une mitrailleuse Lewis dans un poste avancé et tué la majorité des membres de son détachement, le sergent Hobson quitte sa tranchée, déterre la mitrailleuse et la retourne contre l’infanterie allemande qui s’avance vers son poste. Sa citation pour la Croix de Victoria indique que lorsque la mitrailleuse s’enraye, le sergent Hobson, blessé, « laisse à l’artilleur le soin de régler le problème et s’avance seul vers l’ennemi, malgré ses blessures. Avec sa baïonnette et la crosse de son fusil, il parvient à tenir les attaquants à distance jusqu’à ce qu’il soit tué par une balle de fusil. Entre-temps, la mitrailleuse a été remise en marche et, peu après, l’arrivée de renforts permet de repousser l’ennemi ». (The London Gazette, no 30338, 17 octobre 1917)

Description dactylographiée des événements de la journée, y compris une description des actions du sergent Frederick Hobson.

Journal de guerre du 20e bataillon d’infanterie du Canada, daté du 18 août 1917, page 20 (MIKAN 205918)

Le corps du soldat Frederick Hobson n’a jamais été retrouvé. On lui rend hommage, ainsi qu’aux autres 11 000 soldats canadiens, au Monument de Vimy, en France.

Le major Okill Massey Learmonth, VC, naît à Québec en 1894. Le 18 août 1917, il sert en tant que major intérimaire avec le 2e bataillon (Eastern Ontario Regiment) sur la côte 70, près de Lens, en France. Après qu’une contre-attaque allemande lancée contre leurs positions nouvellement consolidées a surpris la compagnie du major Learmonth, ce dernier lance l’attaque et, selon sa citation dans The London Gazette, élimine personnellement les attaquants. Essuyant des bombardements intensifs et malgré une blessure grave, le major Learmonth se tient debout sur le parapet de sa tranchée et lance des grenades contre l’avancée des Allemands tout en dirigeant la défense de la position de ses hommes. La citation du major Learmonth pour la Croix de Victoria indique qu’il « se saisit des grenades qui lui sont lancées et les renvoie à l’ennemi », et qu’il « refuse d’être transporté derrière les lignes » après avoir été blessé. Il meurt plus tard le même jour dans un hôpital de campagne.

Une photographie en noir et blanc de deux jeunes hommes assis dans un camp qui consultent des cartes. Derrière eux, on voit plusieurs tentes.

Le major Okill Massey Learmonth (à droite), en compagnie d’un soldat non identifié (MIKAN 3191993)

Description dactylographiée des événements de la journée. Elle indique que le major Learmonth et un autre officier sont décédés des suites de leurs blessures.

Journal de guerre du 2e bataillon d’infanterie du Canada, daté du 18 août 1917, page 7 (MIKAN 2005884)

Le major Okill Massey Learmonth est enterré au cimetière communal de Nœux-les-Mines, en France. La rue Learmonth dans sa ville natale de Québec est nommée en son honneur.

Bibliothèque et Archives Canada détient les dossiers de service du sergent Frederick Hobson et du major Okill Massey Learmonth.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Soldat Harry W. Brown, VC

Par Emily Monks-Leeson

Dans sa série de blogues Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, Bibliothèque et Archives Canada se souvient aujourd’hui du soldat Harry Brown, décoré de la Croix de Victoria pour ses actes de bravoure pendant la bataille de la côte 70, près de Lens, en France, le 16 août 1917.

Né le 10 mai 1898, Harry Brown était fermier à Gananoque, en Ontario. Le 18 août 1916, il s’enrôle à London, en Ontario, dans le régiment de dépôt des Fusiliers canadiens à cheval au sein du Corps expéditionnaire canadien. À son arrivée en Angleterre, Brown est transféré au 10e bataillon. Le 16 août 1917, il sert dans ce bataillon ayant pris position à proximité de la côte 70 près de Lens, en France, où son unité se bat pour repousser les contrattaques répétées des Allemands. Toutes les communications avec les positions arrières ont été coupées, et le flanc droit de la compagnie est exposé. Brown et un autre soldat sont chargés de traverser les lignes ennemies pour rejoindre le quartier général du bataillon et apporter un message réclamant désespérément des renforts. Progressant sous un intense barrage d’artillerie et de tirs de fusils, Brown est grièvement blessé au bras et son compagnon d’armes est tué. Malgré cela, comme le raconte sa citation dans The London Gazette, Brown :

… poursuivit sa route sous un tir de barrage intense jusqu’à ce qu’il atteigne les troupes de soutien et trouve un officier. Il était tellement épuisé qu’il déboula les marches de la tranchée, mais demeura conscient assez longtemps pour remettre son message, en disant : « Message important ». Il perdit ensuite connaissance et mourut dans le poste de secours quelques heures plus tard. [traduction]

The London Gazette, no 30338, 17 octobre 1917

Une liste dactylographiée d’hommes ayant joué un rôle important dans la bataille de la côte 70.

Une page du journal de guerre du 10e bataillon d’infanterie canadien décrivant les hommes qui ont rendu un service important et exceptionnel, y compris le soldat Harry W. Brown; extrait de l’annexe 29, page 5 (MIKAN 2005896)

Grâce à son courage et à sa détermination, Brown a livré son message et des renforts ont été envoyés. Il est reconnu pour avoir sauvé à la fois la position de son unité sur la côte 70 et la vie d’un grand nombre de ses compagnons d’armes. Le soldat Harry Brown a été décoré de la Croix de Victoria à titre posthume. Il est inhumé en France, dans le cimetière communal de Nœux-les-Mines, près des villes de Lens et de Béthune.

Bibliothèque et Archives Canada détient le dossier de service du soldat Harry Brown.

Ressources connexes


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour d’août 2017

À ce jour, 476 752 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 8101. Dernier nom : Rasmess.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Soldat Michael James O’Rourke, VC

Par Emily Monks-Leeson

En ce 100e anniversaire du premier jour de la bataille de la côte 70 en France, durant la Première Guerre mondiale, voici le portrait d’un récipiendaire de la Croix de Victoria (VC), le soldat Michael James O’Rourke.

Né à Limerick, en Irlande, et résident de la Colombie-Britannique, Michael O’Rourke est un brancardier de 39 ans servant dans le 7e bataillon d’infanterie (1er bataillon de Colombie-Britannique). Pendant trois jours, du 15 au 17 août 1917, le soldat O’Rourke travaille sans relâche à transporter les blessés en lieu sûr alors que le Corps canadien livre bataille pour capturer et tenir la côte 70. Malgré d’intenses bombardements et tirs de fusils allemands, le soldat O’Rourke réussit à se rendre près des soldats blessés, à panser leurs plaies et à leur donner à boire et à manger jusqu’à ce qu’ils puissent être transportés à l’abri du danger.

Sa citation pour la Croix de Victoria se lit comme suit [traduction] :

Durant toute cette période, le secteur où il travaille est la cible d’intenses bombardements et elle est balayée par les tirs nourris des fusils et des mitrailleuses. À plusieurs reprises, il est renversé et partiellement enseveli par les retombées de tirs d’obus ennemis. Dès qu’il voit un camarade rendu aveugle trébucher devant notre tranchée, le soldat O’Rourke s’élance, au mépris des tireurs d’élite ennemis, et ramène le soldat blessé; ce faisant, il devient lui-même la cible de tireurs embusqués. À nouveau, il franchit environ 50 mètres devant notre barrage, sous le feu intense et précis des mitrailleuses ennemies et des tireurs d’élite, et ramène un camarade. En une autre occasion, alors que la ligne des positions avancées se retire pour se consolider, il s’élance sous les tirs ennemis de toutes sortes et ramène un homme blessé qui avait été laissé derrière. (London Gazette, no 30372, 8 novembre 1917)

La citation mentionne que, par ses interventions, le soldat O’Rourke a [traduction] « incontestablement sauvé de nombreuses vies ».

Photographie en noir et blanc d’un soldat assis, une main bandée, souriant au photographe.

Soldat Michael James O’Rourke, VC, novembre 1917 (MIKAN 3219606)

Michael James O’Rourke survit à la guerre et revient au Canada. Il passe plusieurs années à Vancouver, vivotant de petits boulots et de sa maigre pension d’invalidité de 10 $ par mois. Il mène une marche de protestation durant la grève des débardeurs en 1935 et est attaqué par la police lors de la bataille du quai Ballantyne.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de personnes entourant deux soldats.

Le soldat Michael James O’Rourke, VC, 7e bataillon, avec le cadet Robert Hanna, VC, à sa droite (MIKAN 3219607)

Michael James O’Rourke décède à Vancouver le 6 décembre 1957; il est inhumé au Forest Lawn Memorial Park de Burnaby, en Colombie-Britannique.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du soldat Michael James O’Rourke dans le Corps expéditionnaire canadien.

Ressources connexes


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Le Corps canadien et la bataille de la côte 70

Par Emily Monks-Leeson

Ce 14 août marque un anniversaire important dans l’histoire de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale. Bien que la bataille de la côte 70 ait été éclipsée dans la mémoire collective par la bataille de la crête de Vimy, elle a été planifiée, menée et gagnée presque entièrement par le Corps canadien en août 1917.

Après la victoire de Vimy, le lieutenant-général Julian Byng, depuis longtemps commandant des divisions canadiennes, prend la direction de la troisième armée britannique; c’est le lieutenant-général Sir Arthur Currie, né au Canada, qui devient le nouveau commandant du Corps canadien. En juillet 1917, Sir Douglas Haig ordonne à Currie de lancer une attaque contre la ville de Lens, alors aux mains des Allemands. Currie insiste, au contraire, pour capturer la côte 70, au nord de Lens, ce qui permettrait aux Alliés d’occuper une position stratégique plus élevée, forçant ainsi les troupes allemandes à contrattaquer à partir de leurs postes de défense urbains lourdement fortifiés et bien camouflés.

L’assaut est soigneusement planifié. Le soir du 14 août, l’artillerie canadienne commence à bombarder intensément la côte 70. Le lendemain matin, dix bataillons d’assaut du Corps expéditionnaire canadien formés à partir des quatre divisions canadiennes se lancent à l’attaque. Les soldats canadiens s’emparent de leurs premiers objectifs en moins de vingt minutes, soutenus par des avions volant à basse altitude qui les aident à diriger l’artillerie vers des poches de résistance allemandes.

Délogée de la colline, l’armée allemande contrattaque immédiatement. Les deux belligérants utilisent des armes chimiques et les soldats rendus presque aveugles doivent se battre derrière leur masque à gaz embué. Durant quatre jours, les Allemands contrattaquent 21 fois, mais à la fin, les Canadiens réussissent à rester maîtres de la colline surplombant la ville de Lens. Haig qualifie la bataille « d’une des plus belles opérations mineures de la guerre », alors que pour Currie, elle compte parmi les plus dures batailles menées et gagnées par le Corps canadien.

La bataille de la côte 70 a fait environ 9 000 morts ou blessés chez les soldats canadiens, et 41 ont été faits prisonniers. Ayant mobilisé cinq divisions pour défendre la côte 70, les Allemands ont perdu environ 25 000 soldats; 970 ont été capturés.

Photographie en noir et blanc de deux hommes étendus sur des brancards. Du personnel médical s’occupe d’un des deux blessés, alors que l’autre est étendu sur le côté. Plusieurs soldats se tiennent debout à gauche des brancards, et d’autres sont assis à l’arrière-plan. La scène se passe dans les décombres d’un édifice bombardé dont il ne reste qu’une cheminée.

Des brancardiers pansent les blessures de soldats canadiens lors de l’assaut sur la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3395845)

Photographie en noir et blanc d’un convoi de charrettes se déplaçant sur la route. Un groupe de soldats écossais en kilt tire la dernière charrette.

Le 13e bataillon de mitrailleurs allant se reposer après la bataille de la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3406033)

Une photographie en noir et blanc d’une colonne de soldats marchant dans une ville. Quelques officiers, des enfants et d’autres civils les regardent passer.

Le général Sir Arthur Currie regardant défiler ses hommes en route vers le camp après avoir pris la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3404812)

Six Croix de Victoria ont été décernées à des soldats du Corps canadien pour leurs actions pendant et immédiatement après la bataille de la côte 70. Au cours de la semaine prochaine, dans sa série de blogues intitulée Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, Bibliothèque et Archives Canada présentera un portrait de ces récipiendaires, cent ans jour pour jour après les actes de bravoure à la source de leur distinction.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

75e anniversaire du Service féminin de la Marine royale du Canada

Laura Brown

Il y a soixante-quinze ans aujourd’hui naissait le Service féminin de la Marine royale du Canada (Women’s Royal Canadian Naval Service, WRCNS). Établi le 31 juillet 1942, le WRCNS est le dernier des trois services à ouvrir ses portes aux femmes pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Division féminine de l’Aviation royale du Canada et le Service féminin de l’Armée canadienne ayant vu le jour un an plus tôt. Les femmes servant dans le WRCNS étaient communément appelées « Wrens », surnom qu’utilisaient leurs homologues britanniques du Service féminin de la Marine royale (Women’s Royal Naval Service, WRNS).

Les femmes qui s’enrôlaient dans la marine canadienne le faisaient en sachant qu’elles ne serviraient pas sur un navire, mais qu’elles s’acquitteraient plutôt à terre de tâches permettant aux hommes de servir en mer. Le recrutement de femmes pour occuper ces postes devenait particulièrement important en raison du nombre croissant de victimes de la bataille de l’Atlantique. Si la première classe de Wrens ne comptait que 67 femmes, le WRCNS en totalisait près de 7 000 à la fin de la guerre.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de recrues du WRCNS souriantes, debout en rangées, les yeux levés vers l’appareil photo. Elles portent l’uniforme d’été et un couvre-chef sur lequel est inscrit « H.M.C.S. » (Her Majesty’s Canadian Ship [Navire canadien de Sa Majesté]).

Recrues du Service féminin de la Marine royale du Canada, NCSM Conestoga, Galt (Ontario), juillet 1943 (MIKAN 3202515)

Les Wrens sont formées à bord de « navires terrestres » portant la désignation « Navire canadien de Sa Majesté ». Par exemple, le NCSM Conestoga, à Galt (maintenant Cambridge), en Ontario, devient le Centre d’instruction élémentaire des Wrens à l’automne 1942. Au nombre des autres centres d’instruction figurent le NCSM Cornwallis, à Halifax (Nouvelle-Écosse), de même que le NCSM Saint-Hyacinthe, à Saint‑Hyacinthe (Québec), lequel accueille l’école des communications. Leur instruction terminée, les recrues occupent des emplois divers allant de celui de cuisinière à celui de commis des postes, en passant par ceux de chauffeuse, de signaleuse visuelle et de traceuse (repérer et suivre la position des navires).

 

Photographie en noir et blanc de l’intérieur d’une salle des cartes bien éclairée montrant un groupe nombreux de femmes et d’hommes au travail. Dans la partie gauche de la salle, des personnes sont assises à des bureaux, tandis que dans la partie droite de la salle, des femmes vêtues d’un uniforme de couleur sombre examinent de grandes cartes fixées aux murs. L’une d’elles, montée sur un escabeau placé près du mur, reporte de l’information sur le haut d’une carte.

Salle des cartes, Opérations, Quartier général du Service naval, Ottawa (Ontario), décembre 1943 (MIKAN 3203640)

Dans un communiqué de la Marine royale du Canada diffusé en août 1943, on mentionne que, si les tâches effectuées par les Wrens ne sont pas toutes prestigieuses, elles sont néanmoins essentielles à la réussite des opérations navales du Canada durant la guerre. Bien que certaines de leurs tâches soient routinières, elles doivent être accomplies efficacement pour bien nourrir le personnel naval et le payer à temps, s’occuper des familles du Service naval, construire les navires et les préparer pour le combat le plus tôt possible, former les hommes pour combattre sur ces navires et faire en sorte que les navires soient en place pour affronter l’ennemi. De nombreuses Wrens travaillant à la cuisine ou occupant un poste secret voient s’ouvrir de nouvelles portes devant elles et tissent de nouvelles amitiés durant leur service. La commandante Isabel MacNeil se prononce dans ce sens à la fin de la guerre, quand le Centre d’instruction élémentaire de Galt ferme. Elle mentionne que la plupart d’entre elles sont étrangères et partent en conservant à jamais le souvenir des nombreuses et bonnes relations qu’elles ont établies.

Photographie en couleurs d’une femme membre du WRCNS qui est assise sur un canon de 16 livres au sommet de Signal Hill. Vêtue d’un uniforme bleu foncé et faisant dos à l’appareil photo, elle contemple les eaux bleues du port de St. John’s en contrebas. La ville ceinturant le port est composée de bâtiments aux tons neutres, et une étendue de basses collines figure à l’arrière-plan. Le ciel bleu pâle occupant le tiers supérieur de la photographie est recouvert d’un voile de minces nuages blancs.

Une Wren à Signal Hill, St. John’s (Terre-Neuve), vers 1942-1945 (MIKAN 450992)

Les membres du WRCNS contribuent grandement à l’effort de guerre, et ce, tant au Canada qu’outre‑mer. Environ 1 000 femmes servent dans le WRCNS à l’étranger durant la guerre, et la moitié d’entre elles sont basées à Terre-Neuve, lieu d’« affectation outre-mer », puisque Terre-Neuve ne se joindra au Canada qu’en 1949.

Photographie en noir et blanc d’Adelaide Sinclair, assise les bras reposant sur le dossier d’une chaise. Vêtue de son uniforme de la Marine royale (veste, blouse blanche, cravate sombre, couvre-chef et gants), elle regarde l’appareil photo et sourit légèrement.

Commandante Adelaide Sinclair, directrice du Service féminin de la Marine royale du Canada, juillet 1944 (MIKAN 3526940)

Bibliothèque et Archives Canada possède une riche collection de documents au sujet du WRCNS, notamment le fonds Adelaide Sinclair, directrice du WRCNS de 1943 à 1946. Elle est récompensée de son service par une nomination, en 1945 : officière de l’Ordre de l’Empire britannique. Consultez les liens ci-dessous pour en savoir plus sur les histoires surprenantes des premiers membres du WRCNS.

Sources connexes

  • Dossiers du personnel de la Deuxième Guerre mondiale (MIKAN 158523).
  • Dépôts centraux des dossiers du Quartier général de la Marine royale du Canada (MIKAN 157647). Cette série du fonds du ministère de la Défense nationale renferme divers documents sur le WRCNS, notamment de l’information sur le recrutement et la dotation.
  • Fonds famille Dobson (MIKAN 106782). Ce fonds est constitué de documents appartenant à une famille ayant beaucoup servi dans le WRCNS pendant la Deuxième Guerre mondiale. Edith Archibald Dobson est l’une des premières femmes à se joindre au WRCNS en août 1942; elle devient capitaine de corvette. Ses filles jumelles, Joan et Anne, s’enrôlent également dans le WRCNS en 1942, et y sont télégraphistes sans fil.
  • Fonds Isabel Janet MacNeill (MIKAN 101945). Membre de longue date du WRCNS, Isabel MacNeill est la première femme du Commonwealth britannique à commander un « navire terrestre ».
  • Fonds Katherine A. Peacock (MIKAN 101865). Katherine Peacock sert dans le WRCNS durant la Deuxième Guerre mondiale et devient ensuite fonctionnaire au gouvernement fédéral.
  • Photos en couleur de soldats canadiens ayant servi durant la Deuxième Guerre mondiale.

Laura Brown est archiviste militaire au sein de la Division des archives gouvernementales.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juillet 2017

À ce jour, 461 575 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7834. Dernier nom : Pilkey.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juin 2017

À ce jour, 450 355 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7646. Dernier nom : Patterson.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Des photographies de la Première Guerre mondiale dans des fonds privés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Rebecca Murray

A.F. Duguid, un des premiers historiens militaires canadiens, a remarqué pendant ses recherches sur les séquelles de la Première Guerre mondiale qu’il « est impressionnant de voir à quel point les documents historiques les plus utiles sont encore en possession de particuliers » [traduction]. (Clio’s Warriors par Tim Cook, page 79)

Les photographies tirées de la collection photographique du Bureau canadien des archives de guerre (numéro d’acquisition 1964-114) sont représentatives de la vie des soldats durant la Première Guerre mondiale et des tâches qu’ils accomplissaient. Puisque bon nombre des photographies ont été numérisées et mises en ligne, les chercheurs s’en servent largement.

Cela dit, de nombreux chercheurs se présentent aux bureaux de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en quête d’images du conflit qui ne font pas partie des documents gouvernementaux officiels. Il s’agit là d’un parfait exemple de l’utilisation que l’on peut faire de nos fonds privés — les archives que des personnes ou des organisations ont données à BAC — en guise de complément par excellence aux documents gouvernementaux, car ils offrent une perspective différente d’un événement historique.

Le présent blogue met en valeur trois fonds tirés de nos collections, quoiqu’il y en ait beaucoup plus. Précisons que les références complètes sont fournies ci-dessous (en italique) de sorte que les chercheurs pourront commander facilement les documents aux fins de consultation, car ils n’ont pas tous été numérisés.

Collection W. L. Kidd, numéro d’acquisition 1974-137

Étendue : 405 photos

Description du contenu : Effectifs et activités à l’hôpital général canadien no 7, Étaples, en France (KIDD, W. L. 1974-137 SC 0333); des exemples de divers types de blessures subies par les soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale (KIDD, W.L. 1974-137 06221). (1916–1918)

Commentaires : Lancer des recherches au moyen du mot-clé « 1974-137 », à partir de la Recherche de fonds d’archives, pour lire les descriptions et voir les images numérisées, et ce, pour une partie de la collection.

Une photo noir et blanc montrant des soeurs infirmières avec des soldats dans une grande tente.

Des infirmières militaires prodiguant des soins à des soldats dans la tente réservée aux pansements, à l’hôpital général canadien no 7 (1917). Mention : W.L. Kidd (MIKAN 3603386)

Collection Margaret D. Cooke, numéro d’acquisition 1989-248

Étendue : 57 photos

Description du contenu : Corps du service de santé militaire canadien en Angleterre durant la Première Guerre mondiale, y compris les effectifs du 21e Bataillon; château de Saltwood; des soldats, dehors, devant la porte de la cuisine; hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught sur le domaine Cliveden, à Taplow; hôpital de la Nouvelle-Zélande no 2 à Walton-on-Thames; Moore Barrack, Shorncliffe, dans le Kent; Mount Felix, à Walton-on-Thames. Photographies de guerre : char d’assaut détruit; tranchée; ville anéantie (COOKE, MARGARET D. 1989-248 04147).

Une photo noir et blanc d’une femme dans l’uniforme d’une sœur infirmière avec la cape, l’épinglette, le chapeau et les gants blanc.

L’infirmière militaire Beatrice Baker 1916 (MIKAN 3596850)

Fonds Anne E. Ross, numéros d’acquisition 1982-174 et 1965-041

Étendue : 1 588 photographies

Description du contenu : Document photographique illustrant […] des activités et des effectifs à l’hôpital militaire fixe no 3, Corps du service de santé militaire canadien, au Canada, en Angleterre et dans le théâtre d’opérations de l’Europe méditerranéenne basé sur l’île de Lemmos, 1915-1917; des photographies prises par E.R Owen des effectifs, des patients, du corps professoral, d’événements majeurs et de visiteurs à hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught, à Taplow, en Angleterre, 1915-1916; des photographies de la Première Guerre mondiale (ROSS, ANNE E. 1982-174 05618, ROSS, ANNE E. 1965-041 05680A).

Une photo en noir et blanc d’un groupe de femme assise sur des chaises longue avec des couvertures. Trois des sœurs portent des pardessus foncés tandis qu’une autre en porte un manteau pale. Un soldat peut être entrevue dans le milieu du groupe

Des infirmières militaires assises sur le pont d’un navire avec un soldat, 1916. Mention : Anne E. Ross (MIKAN 3195179)

 

Si vous désirez découvrir ces photographies ou d’autres images conservées dans des fonds privés à BAC, veuillez communiquer avec nous au moyen du formulaire électronique.


Rebecca Murray est une archiviste de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.