Recherche dans les anciens recensements

Bibliothèque et Archives Canada est heureux de lancer la version enrichie d’un de ses plus populaires guides de recherche : Instrument de recherche 300 : recensements et documents connexes (de 1640 à 1945).

Ce guide exhaustif sur les anciens recensements et les documents connexes comporte des références datant principalement de 1640 aux années 1880. On y trouve aussi quelques documents des années 1900, y compris des documents de Terre-Neuve et du Labrador pour la période allant de 1921 à 1945.

La version enrichie contient des liens vers des images numérisées de la plupart des documents. Ceux-ci concernent l’Acadie, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et le Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique.

Visitez aussi notre page Recensements, que nous avons actualisée. Vous y trouverez des liens vers nos bases de données sur les recensements de 1825 à 1921, et bien d’autres ressources.

Trouver Royalton : une recherche dans le Recensement de 1921

Par Julia McIntosh

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la recherche dans les recensements du Canada, ce blogue vous fournira quelques bons conseils et techniques à utiliser dans vos recherches.

Contexte

Alors que je travaillais au comptoir de référence, on m’a posé une question concernant la population de Royalton au Nouveau-Brunswick, soit le nombre d’hommes qui y résidaient entre les deux guerres mondiales, pour une recherche sur le recrutement. « Rien de plus simple », me suis-je dit. « Ça ne sera pas difficile à trouver ». Étant bibliothécaire, mon premier réflexe a été de consulter une publication sur le sujet. À ma grande surprise, j’ai constaté que Royalton était un trop petit village pour être mentionné dans les sources imprimées habituelles qui s’intéressent davantage aux grandes villes qu’aux petites localités rurales ou aux villages non constitués en municipalités. Je devais repenser ma stratégie de recherche.

Deux recensements ont été effectués pendant l’entre-deux-guerres : en 1921 et en 1931. J’ai choisi de consulter le premier parce qu’il était déjà numérisé; mon client pourrait donc examiner les documents en ligne (voir le Recensement de 1921).

Difficultés rencontrées

Il fallait d’abord trouver la localisation exacte de Royalton, selon les districts et sous-districts de recensement. Pour ce faire, je devais trouver une carte contemporaine et la comparer avec les districts et sous-districts du recensement de 1921 au Nouveau-Brunswick. Je devais également découvrir dans quel comté et dans quelle paroisse était situé Royalton et ensuite déterminer le bon sous-district à partir de la description fournie. Malheureusement, les sites de cartes sur Internet ne fournissent pas en général les renseignements dont j’avais besoin sur les comtés, et ne donnent pas non plus facilement accès aux cartes de la région. C’est aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick que j’ai trouvé ces informations. Leur site Web m’a informée que Royalton était « situé à l’est de la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine, 3,16 km au sud-ouest de Knoxford, paroisse de Wicklow, comté de Carleton. »

De retour aux districts et sous-districts du recensement, j’ai cherché Carleton, en faisant l’hypothèse que le district serait relié au nom du comté. Mais c’est bien connu, les hypothèses peuvent être trompeuses! Le district n’était pas classé sous la lettre « C », mais plutôt sous la lettre « V » comme dans District 48 – Victoria et Carleton. Qui aurait pu deviner?

Je n’étais pas au bout de mes peines. Pour compliquer les choses, il y a trois sous-districts dans la paroisse de Wicklow, dont la description ne mentionne pas Royalton :

  • Sous-district 11 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette portion de la paroisse de Wicklow, au nord et à l’est de la ligne suivante ainsi décrite : commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie; de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, et de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield vers le chemin Summerfield; de là le long dudit chemin Summerfield jusqu’au chemin Knoxford, et de là vers le nord le long dudit chemin Knoxford et du prolongement de celui-ci vers le nord jusqu’à la ligne entre Carleton et Victoria et pour inclure tous ceux qui bordent lesdits chemins.
  • Sous-district 12 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette partie de la paroisse de Wicklow, au sud et à l’est de la ligne suivante, commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie, de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, puis vers le sud le long dudit chemin Greenfield jusqu’à la frontière sud de la paroisse de Wicklow, et pour inclure ceux qui bordent ledit chemin Greenfield, au sud dudit « chemin Carr ».
  • Sous-district 13 Wicklow (paroisse)
    « Commençant à l’endroit où le chemin Knoxford croise la ligne du comté entre Carleton et Victoria, de là vers l’ouest le long de ladite ligne du comté jusqu’à la frontière américaine, de là vers le sud le long de ladite frontière jusqu’à la paroisse de Wilmot, de là vers l’est le long de la frontière de la paroisse jusqu’au chemin Greenfield, de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield jusqu’au chemin Summerfield, allant du chemin Summerfield au chemin Knoxford, de là suivant le chemin Summerfield vers l’ouest, jusqu’au chemin Knoxford; de là vers le nord le long du chemin Knoxford jusqu’à l’endroit du début. »

Quelle carte utiliser? Comme le temps pressait, je ne pouvais pas me payer le luxe d’attendre de pouvoir consulter une carte du recensement de 1921; j’ai alors vérifié dans notre collection de cartes numérisées. La plus récente carte disponible était une carte démographique du Recensement de 1891. À l’époque, Royalton se trouvait dans le district électoral de Carleton. Espérant qu’il n’y avait pas eu trop de changements en 30 ans, j’ai comparé la carte avec les descriptions et j’en ai déduit que Royalton se trouvait dans le sous-district 13, paroisse de Wicklow. Inquiète qu’une carte de 1895 pût être trop ancienne, j’ai consulté l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1915), lequel a confirmé l’existence du district électoral de Victoria et Carleton, mais, étonnamment, Royalton n’y était pas indiqué. Au moins, le comté n’avait pas modifié ses frontières dans l’intervalle!

Une carte en noir et blanc du district électoral de Carleton (Nouveau-Brunswick); les frontières sont indiquées par un gros trait rouge.

Carte du district électoral de Carleton (N.-B.) tirée de la base de données de l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1895). La source originale se lit comme suit : Electoral atlas of the Dominion of Canada: according to the Redistribution Act of 1914 and the Amending Act of 1915 (AMICUS 2925818)

Une autre difficulté s’est présentée au moment d’identifier, parmi les personnes dénombrées, celles qui résidaient dans le village de Royalton. La tâche aurait dû être facile, mais j’ai vite constaté que ce serait tout aussi compliqué. J’ai consulté la version imprimée du Volume I – Population of the Sixth Census of Canada, 1921, et trouvé le tableau 8 Population par districts et sous-districts. Sous Victoria et Carleton, puis comté de Carleton, j’ai trouvé Wicklow – 1 689 habitants. Cependant, il n’y avait pas d’inscription pour Royalton sous la rubrique Villes, ni de répartition par sexe. Mais le tableau 16 – Classification par sexe m’a donné la répartition pour Wicklow – 900 hommes et 789 femmes. J’étais vraiment près du but, mais rappelez-vous, la paroisse de Wicklow a trois sous-districts, dont un seul, le no 13, inclut Royalton. Il fallait que je m’approche le plus près possible des résultats du recensement pour le village.

Résultats

Ma seule option à cette étape était de consulter les données brutes recueillies lors du recensement, ce qui signifiait que je devais consulter la version numérisée du Recensement de 1921 sur notre site Web. Une recherche avec les mots-clés Royalton et Province : Nouveau-Brunswick n’a donné aucun résultat. Toutefois, Wicklow et Province : Nouveau-Brunswick a donné 1 600 résultats, ce qui correspond à peu près au nombre que j’avais trouvé pour la paroisse. La perspective de consulter toutes ces inscriptions était décourageante, c’est le moins qu’on puisse dire.

Par chance, après avoir ouvert quelques pages et parcouru le document, j’ai découvert une Page titre pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14 pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14. Et voilà!

Une page écrite à la main à l’encre noire contenant les informations suivantes : 1921, N.B. Dist. 48, Carleton, Sous Dist. 13, paroisse de Wicklow. Pages 1–14.

Page titre pour le recensement du sous-district 13, paroisse de Wicklow, district 48 – Carleton, Nouveau-Brunswick, Recensement de 1921.

Il me restait à résoudre le problème de la répartition par sexe. Même si les nombres étaient plus petits que pour l’ensemble de la paroisse de Wicklow, je devrais quand même faire pas mal de calculs. Heureusement, le recenseur avait indiqué les nombres totaux sur la dernière page de la section pour le sous-district 13, Wicklow :

hommes – 340; femmes – 316

Espérant toujours trouver des données spécifiques pour Royalton, j’ai vu que la colonne 5 était intitulée « Municipalité ». Alors, remplie d’espoir, je m’apprêtais à faire le décompte précis.

Vous souvenez-vous des difficultés que j’avais éprouvées précédemment? J’en rencontrais encore pour trouver le nombre précis de résidents à Royalton. Royalton apparaît pour la première fois à la page 3, ligne 39 pour le sous-district 13. Le recenseur commence par inscrire Royalton dans la colonne « Municipalité », puis il rature ces inscriptions et remplace le nom de Royalton par Carleton, qui est, comme nous le savons, le nom du comté! Par la suite, le recenseur inscrit systématiquement Carleton en tant que municipalité à la page 4.

Première page du recensement de 1921 montrant les inscriptions pour Royalton.

Recensement de 1921, Province du Nouveau-Brunswick, district no 48, sous-district no 13. Voir colonne 5, Municipalité, Royalton.

À cette étape, j’ai reconnu que je ne trouverais pas le nombre d’hommes à Royalton et j’ai transmis l’information à mon client, qui a peut-être réussi à découvrir cette information par les noms de famille.

Pour en savoir plus sur la recherche dans le recensement de 1921, consultez la section intitulée Enjeux au sujet de ce recensement et de cette base de données. Vous y trouvez des conseils très utiles pour passer d’une image à l’autre.

Bonne chance à tous ceux qui sont à la recherche de leur propre Royalton. Amusez-vous bien!

 

Julia McIntosh est bibliothécaire de référence à la division des Services de référence.

Certificats de pilotes maritimes ayant travaillé sur le fleuve Saint-Laurent avant la Confédération dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

Par Rebecca Murray

La date et le lieu de naissance de nos ancêtres, l’endroit où ils ont vécu et où ils sont morts constituent les éléments fondamentaux de la recherche généalogique. Savoir à quoi leur temps était consacré et où ils travaillaient peut aider à faire des liens.

Incidemment, l’un de vos ancêtres aurait-il travaillé comme pilote maritime certifié sur le fleuve Saint-Laurent?

Ce blogue porte principalement sur des documents relatifs à Québec, en commençant par le fonds de la Maison de la Trinité (MG8-A-18), lequel comprend une liste de pilotes maritimes certifiés pour la période de 1805 à 1846. Cette liste, dans le volume 5 du fonds MG8-A-18, comprend la date de certification et les retraits de celle-ci accompagnés des motifs. Les documents sont en français et ils sont classés en ordre chronologique.

La description du fonds nous donne un indice sur l’endroit où trouver des documents connexes : il est mentionné que la Maison de la Trinité existe jusqu’en 1875, année à partir de laquelle le ministère de la Marine et des Pêcheries assume ses fonctions.

Cela nous mène au fonds du ministère de la Marine (RG42), plus précisément aux certificats de pilotes maritimes ayant travaillé sur le fleuve Saint-Laurent (1762-1840). Les certificats sont décrits comme des pièces dans l’instrument de recherche 42-1 et les documents se trouvent dans les volumes 1 à 6 du fonds RG42. Ces volumes peuvent être consultés et reproduits.

Toutefois, vous remarquerez que cette série va seulement jusqu’en 1840. Il se peut donc que vous ne trouviez pas, dans le fonds RG42, le certificat d’un pilote dont le nom figure dans la liste du fonds de la Maison de la Trinité. Selon la description de la série, « les documents [connexes] servant de seconde source d’autorisation pour le pilotage […] se trouvent dans le sous-fonds du Registraire général (RG68, volumes 210-211, MIKAN 311, R1008-10-1-E). La présentation de ces registres est différente de celle des certificats de la division de la marine, mais l’information qui y figure est la même ».

Pour trouver ces documents connexes, consultez l’Index général sur microfilm numérisé, bobine C-2884 sur le site Web Héritage et cherchez le nom de la personne qui vous intéresse dans la liste alphabétique, au début de la bobine.

Tableau flou en noir et blanc dans lequel figurent des noms, des numéros de ligne et des numéros de page.

Liste du sous-fonds RG68, Index général (C-2884), image 30

Lorsque vous trouvez la personne que vous cherchez, plusieurs nombres peuvent figurer à côté de son nom. Par exemple, il faut chercher Fabien Caron sous la lettre C. Les nombres à côté de son nom sont 5 et 309. Le second nombre indique la page de l’Index où se trouve l’entrée, et le premier correspond à la ligne sur cette page.

Faisons défiler cette bobine de microfilm pour trouver l’Index général couvrant la même période. La cinquième ligne de la page 309 a bel et bien trait à Fabien Caron, et elle nous fournit d’autres renseignements permettant de trouver le certificat : volume 2, page 117, 5 septembre 1845.

Tableau en noir et blanc fournissant des numéros de ligne, des numéros de volume, des numéros de page, des dates et des noms.

Liste du sous-fonds RG68, Index général (C-2884), image 650

Cherchons maintenant dans la base de données d’archives pour trouver le sous-fonds RG68 et le dossier 2. En filtrant les résultats de recherche pour trouver ceux des années 1840, nous voyons rapidement le fonds RG68, volume 211, dossier 2, certificats des pilotes de division (1838-1867), comme source pertinente. Il est possible de consulter ce volume sur microfilm numérisé, bobine C-3950. C’est à la page 117 que figure l’entrée pour le certificat de Fabien Caron.

Reproduction en noir et blanc du certificat ayant permis à Fabien Caron d’être pilote maritime.

Sous-fonds RG68, volume 211, dossier 2, certificats des pilotes de division (C-3950), image 475

Vous pensez que Bibliothèque et Archives Canada possède ce type de document pour l’un de vos ancêtres? Essayez cette méthode! Vous pourriez trouver un élément auquel vous ne vous attendez pas.


Rebecca Murray est archiviste aux Services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

Jour des petits immigrés britanniques : l’apport de plus de 100 000 enfants anglais à la population du Canada

Il y a cinq ans, Jim Brownell, alors député provincial de Stormont‑Dundas‑South Glengarry, a déposé le projet de loi 185 visant à proclamer le 28 septembre « Jour des petits immigrés britanniques ».

Brownell est un proche parent de deux petites immigrées anglaises: sa grand-mère paternelle et sa grand-tante. Les sœurs d’origine écossaise sont toutes deux arrivées au Canada par l’entremise du mouvement d’immigration d’enfants. De 1869 à la fin des années 1930, plus de 100 000 enfants ont été emmenés des îles Britanniques au Canada.

La grand-mère de M. Brownell, Mary Scott Pearson, est née en Écosse et est arrivée au Canada le 28 septembre 1891 à bord du navire SS Hibernian. Le foyer d’accueil Fairknowe, à Brockville (Ontario), a été sa première résidence en sol canadien.

Peut-être avez-vous découvert les traces d’un jeune immigré en provenance des îles britanniques au cours de recherches sur l’histoire de votre famille. Il semblerait que onze pour cent de la population canadienne comptent un petit immigré anglais parmi leurs ancêtres.

Par où dois-je entreprendre mes recherches pour retrouver mes ancêtres?

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient de nombreux documents susceptibles d’être utiles lors de vos recherches sur les petits immigrés anglais. Entre autres documents, il y a des listes de passagers, des dossiers de correspondance de la direction de l’immigration et des rapports d’inspection, des collections non gouvernementales et des fonds privés (comme le fonds Middlemore), ainsi que des index de quelques documents conservés au Royaume-Uni. Consultez la rubrique Les documents pour obtenir des conseils relativement aux recherches et des explications sur les documents gardés à BAC.

Les listes de passagers et autres documents liés à l’immigration sont souvent les premières sources consultées. Outre la liste de noms des enfants, il y a le nom du navire, les dates de départ et d’arrivée, le nom de l’organisation qui a envoyé l’enfant en partance des îles Britanniques et la destination de l’enfant au Canada. Tous ces détails sont des éléments clés pour retrouver nos ancêtres qui ont immigré au Canada.

Image en noir et blanc d’une maison entourée de neige fondante. Devant la maison, il y a deux traîneaux à chevaux et des personnes autour.

« Marchmont », la maison d’accueil située à Belleville (Ontario), où a habité Mlle Macpherson (résidence hébergeant des enfants immigrants de la Grande-Bretagne) (MIKAN 3591133)

Dans le Guide des organismes qui ont envoyé des enfants et des maisons d’accueil se trouve une liste et une description de lieux, de sociétés et d’institutions associés à l’organisme, au Royaume-Uni et en Irlande, et les lieux et maisons d’accueil associés à l’organisme, au Canada. Une quatrième colonne renferme le nom des personnes associées aux organismes souvent mentionnés dans les listes de passagers. Par exemple, Thomas Barnardo et John Hobday étaient associés aux Barnardo’s Homes. Agnes Burges et William et Mary Quarrier étaient associés aux Quarrier’s Orphan Homes of Scotland, dont le foyer d’accueil Fairknowe était sis à Brockville (Ontario). Les enfants qui avaient été baptisés dans la foi catholique étaient habituellement placés dans des familles ou des congrégations religieuses catholiques, souvent au Québec.

Sources militaires et états de recensement

Bon nombre de petits immigrés anglais ont grandi et se sont enrôlés dans les Forces canadiennes, tant durant la Première que la Seconde Guerre mondiale; certains ont décidé de rester au Royaume-Uni à la fin de la guerre. Consultez notre page sur le Patrimoine militaire pour effectuer des recherches dans les dossiers de service militaire et d’autres ressources militaires.

Si vous désirez vous renseigner sur le lieu de résidence d’un enfant, consultez les Recensements couvrant la période visée. Précisons que l’on peut faire des recherches sur les petits immigrés anglais en employant le même nom de famille que celui inscrit dans la liste de passagers. La plupart de ces enfants ont gardé leur nom d’origine et n’ont pas été officiellement adoptés par les familles chez qui ils ont résidé.

Si vous souhaitez nous poser une question, passez nous voir au comptoir de généalogie au 395, rue Wellington, à Ottawa, ou envoyez-nous un courriel au moyen du formulaire de demande d’aide en généalogie.

En dernier lieu, n’oubliez pas de lire les articles précédemment publiés sur les petits immigrés anglais : Introduction, Edward Brignall, Harold Mornington, Wallace Ford et l’honorable James Murdock.

Autres sources

Consultez notre nouvelle page Web dédiée au régiment de Carignan Salières

Oyez! Oyez! L’histoire de la Nouvelle-France vous intéresse? Consultez notre toute nouvelle page Web dédiée au régiment de Carignan-Salières, à partir de laquelle vous pourrez accéder à toutes nos ressources relatives à cet important régiment dans l’histoire de la Nouvelle-France.

Comme nous avons eu le privilège de parler du régiment avec Jean-François Lozier, conservateur responsable de l’histoire de l’Amérique du Nord française au Musée canadien de l’histoire, vous trouverez également dans cette nouvelle page Web les questions que nous lui avons posées et les enregistrements sonores de ses réponses.

Les trois questions sur la généalogie les plus courantes

Au comptoir de généalogie de Bibliothèque et Archives Canada, nous recevons de nombreuses questions intéressantes de la part de nos clients. Voici les trois questions les plus courantes :

Question 1.Mon grand-père est arrivé au Canada entre 1905 et 1914. Comment faire pour trouver l’information le concernant dans la liste de passagers?

D’abord, lancez une recherche à l’aide de son nom dans l’un des index disponibles en ligne. Si la première recherche est infructueuse, essayez d’autres orthographes et des variations de la date de naissance.

Si cette démarche demeure vaine, il existe d’autres documents indiquant l’année de l’immigration. Consultez alors les recensements ou les registres nationaux de 1940. Si vous connaissez le nom de la ville où votre ancêtre s’est établi, vous pourriez réduire le champ des recherches pour ce qui est de l’année de l’immigration en vérifiant l’année où son nom apparaît dans l’annuaire de la ville.

Vous pouvez aussi chercher le nom d’autres membres de la famille qui sont venus au Canada avec lui. Peut-être qu’il sera plus facile de trouver dans les listes de passagers le nom de l’épouse, « Alphonsine Simard », que le nom du grand-père, « Jean Simard» (les noms ne sont donnés qu’à titre d’exemple).

Question 2. Ma mère m’a déjà dit que notre lignée comportait des ancêtres autochtones. Que faire pour le démontrer?

Dressez votre arbre généalogique. Pour le moment, ne vous concentrez pas trop sur votre ancêtre autochtone. Examinez avec attention l’information contenue dans les recensements, plus particulièrement celui de 1901.

Tous les recensements indiqueront le lieu où votre ancêtre résidait, comme une municipalité, un village, une grande ville ou une réserve indienne fédérale. Dans certains recensements, on retrouve l’origine ethnique, comme Français, Irlandais, Indien, « métis », « métis écossais », Algonquin ou Mohawk. Il y a aussi parfois une liste de couleurs (« W » pour Blanc et « R » pour Rouge) et la langue première ou la langue maternelle, ce qui peut vous aider dans vos recherches.

Bon nombre de ces termes sont maintenant considérés comme offensants et ne sont plus en usage aujourd’hui. Ne vous limitez pas à la terminologie moderne, ne vous en tenez pas qu’aux termes contemporains, il se pourrait que l’on ait attribué à votre ancêtre différentes étiquettes selon la période, le lieu et les circonstances.

Question 3. Mon grand-père a servi durant la Seconde Guerre mondiale, mais il n’en a jamais parlé. Que dois-je faire pour découvrir ce qu’il a fait?

En guise de première étape pour connaître les détails sur l’expérience de guerre de votre grand-père, présentez une demande au service des dossiers du personnel afin d’obtenir des renseignements tirés de son dossier en remplissant notre formulaire de demande de renseignements militaires. Une fois que vous aurez reçu l’information disponible dans son dossier militaire de la Seconde Guerre mondiale, vous pourrez poursuivre votre recherche auprès des musées régimentaires et en lisant les historiques de régiments publiés (dont certains sont disponibles dans la collection de notre bibliothèque).

Si vous désirez nous poser une question, passez-nous voir au comptoir de généalogie au 395, rue Wellington, à Ottawa, ou envoyez-nous une demande en cliquant ici : formulaire de demande d’aide aux fins de recherches généalogiques.

Le partage de données généalogiques à l’ère électronique : l’application GEDCOM

Vous venez de faire la connaissance de membres de votre parenté qui partagent votre passion pour l’histoire familiale et vous avez hâte de recueillir de l’information sur ces « nouveaux » parents. Afin de partager les documents généalogiques que vous avez déjà en votre possession, voici comment vous pouvez procéder, quel que soit le logiciel utilisé par le destinataire.

La spécification GEDCOM de format de fichier a été conçue pour envoyer et recevoir des données généalogiques comme les lieux et dates de naissance, de mariage et de décès, dans un format standard. Bienvenue à votre réunion de famille en ligne!

À propos de GEDCOM

Les fichiers texte GEDCOM, développés par Family Search contiennent les informations et liens nécessaires à l’échange de données généalogiques entre deux entités, peu importe les logiciels qu’elles utilisent. Les fichiers peuvent également être téléchargés à partir d’un site Web, importés dans un logiciel de généalogie et ajoutés à un arbre familial. Les fichiers texte peuvent également être transmis en pièces jointes à des courriels. Vous reconnaîtrez un fichier GEDCOM à son extension : « .ged ».

Sommes-nous parents? Découvrez vos racines canadiennes-françaises par l’entremise d’une association de familles

Une association de familles est un organisme qui regroupe des personnes issues d’un ou de plusieurs ancêtres portant le même nom de famille. Il s’agit principalement de familles canadiennes-françaises. Une association de familles a comme but premier de perpétuer la mémoire de ces ancêtres et de préserver le patrimoine culturel qui leur est associé, comme la terre qui leur a été concédée en Nouvelle-France ou bien la maison ancestrale, si elle existe encore.

Les membres de l’association organisent des réunions, petites ou grandes, et publient des revues et des bulletins; plusieurs associations possèdent même un site Web. Ce milieu créé par le regroupement de personnes portant le même nom de famille est propice à la recherche généalogique. De nombreuses associations ont ainsi publié le fruit de leurs recherches dans leur bulletin ou bien sous la forme d’un « dictionnaire généalogique ». Si vous éprouvez des difficultés à retracer un de vos ancêtres, nous vous conseillons fortement de communiquer avec une association.

Les premières associations de familles

Les Trudel-Trudelle auraient été parmi les premiers à créer une association de famille en 1909. Au début des années 1940, de nombreuses associations de famille se forment pour souligner le 300e anniversaire de l’arrivée des ancêtres des familles Poulin, Gravel, Bellemare, et Gagnon, entre autres. Lors du 300e anniversaire de l’Île d’Orléans en 1979, 19 associations de famille sont créées et le phénomène prend alors de l’ampleur. Au mois de février 1983, les associations des familles Asselin, Cloutier, Dion, Langlois et Lemieux fondent la Fédération des familles souches du Québec, aujourd’hui la Fédération des associations de familles du Québec, une coopérative de services qui regroupe aujourd’hui plus de 200 associations. Certaines associations de famille ne font pas partie de la Fédération.

Pour en savoir plus

Pour savoir si une association existe pour votre nom de famille, consultez le site du Centre de généalogie francophone d’Amérique ou effectuez une recherche sur Internet en utilisant des mots-clés comme le nom de famille recherché et les mots « association » ou « famille ». Pour les familles acadiennes, visitez le site de la Fédération des Associations de familles acadiennes.

Vous, vous dites Benoit, but I say Bennett. Soundex : comment trouver les variantes orthographiques d’un nom de famille

Vous êtes plongé dans une recherche généalogique et trouvez des documents sur lesquels figure un code, tel que T650, au lieu d’un nom de famille? Que signifie ce code? En fait, il provient de Soundex, un système phonétique d’indexage des noms de famille.

Plusieurs documents d’archives américains ont été indexés en utilisant ce système. Il s’agit de faire une recherche sur les noms de famille en faisant abstraction des variantes orthographiques. Le code est composé de la première lettre du nom de famille suivi de trois chiffres qui se rapprochent du son du nom de famille. Un chiffre (0 à 9) est associé aux lettres de l’alphabet. Les voyelles (A, E, I, O, U et Y) et les lettres H et W ne sont pas prises en compte. De plus, si une lettre apparaît deux fois de suite dans un nom, elle n’est comptée qu’une seule fois (p. ex. Lloyd devient Loyd). Si le nom comprend moins de trois lettres, le dernier chiffre utilisé est le 0.

Lettre

Code

B P F V 1
C S G J K Q X Z 2
D T 3
L 4
M N 5
R 6

Exemples :

SMITH = S530
TREMBLAY/TROMBLEY/TRIMBLE/TRUMBLE = T651

Afin de vous aider à identifier les différentes variantes orthographiques des noms de famille, nous vous suggérons d’utiliser le système Soundex suivant : Avotaynu Consolidated Jewish Surname Index (en anglais seulement). Ce site est également pertinent pour les noms de famille qui ne sont pas juifs. Pour identifier le code Soundex, utilisez le JOS Soundex calculator (en anglais seulement).

Les surnoms et les « noms dits » des ancêtres canadiens-français

En France, on utilisait des surnoms pour distinguer les noms de familles similaires se trouvant dans une même région géographique. Cette coutume s’est perpétuée en Nouvelle-France lorsque les immigrants venus de France s’y sont établis. Certains d’entre eux, pour la plupart des soldats, possédaient déjà un surnom c’est-à-dire un « nom dit », tandis que d’autres l’ont reçu après leur établissement.

Comment était créé un « nom dit »?

Un « nom dit » était créé en prenant le nom de famille d’une personne, en y ajoutant un surnom évoquant une caractéristique précise sur l’individu et en reliant le tout par le mot « dit », par exemple, Miville dit Deschênes.

Ces surnoms pouvaient évoquer :

  • des caractéristiques physiques (Le Fort, Le Roux);
  • des caractéristiques morales (Le Bon, Le Sage);
  • des métiers (Le Boucher);
  • un lieu d’origine incluant un pays, une province, une ville, un village (le Picard, Le Normand);
  • un lieu de résidence (Du Val, Du Puis);
  • le prénom d’un ancêtre (Deblois dit Grégoire, Fasche dit Robert);
  • des actions (Ladébauche, Ladéroute).

Jusque vers les années 1850, le nom de famille et le « nom dit » pouvaient être utilisés dans les actes. Par la suite, seul un des deux y était utilisé.

Vous trouverez des listes de concordance de surnoms dans les publications et les sites Web suivants :

  • Dictionnaire généalogique des familles canadiennes depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours (AMICUS 21710319) par Cyprien Tanguay, volume 7 (aussi disponible en ligne sur le site Web de Bibliothèque et Archives nationales du Québec);
  • Dictionnaire des familles du Québec, (AMICUS 3994211) par René Jetté;
  • Répertoire des noms de famille du Québec, des origines à 1825 par René Jetté et Micheline Lécuyer (AMICUS 8402862).

Autres sites Web pertinents en lien avec ce sujet :

Faire une recherche personnelle dans AMICUS

Faites vos propres recherches de « noms dits » dans AMICUS selon les titres et les sujets, en utilisant des termes tels que « nom », « surnom » et « France ».

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014