Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juin 2017

À ce jour, 450 355 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7646. Dernier nom : Patterson.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Le maréchal de l’air William Avery Bishop, récipiendaire de la Croix de Victoria (VC)

Par Emily Monks-Leeson

La publication d’aujourd’hui dans le cadre de notre série de blogues Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria porte sur l’un des Canadiens les plus connus de la Première Guerre mondiale, l’as de l’aviation William Avery (« Billy ») Bishop.

Photographie en noir et blanc d’un militaire assis, les mains sur les cuisses. Il porte la ceinture Sam Browne, une large ceinture en cuir munie d’une courroie plus étroite placée en diagonale et qui passe par-dessus l’épaule droite.

Le lieutenant-colonel W.A. Bishop, VC, dans l’atelier du lieutenant Quinn, sans date, Londres, Angleterre (MIKAN 3623353)

William Avery Bishop est cadet au Collège militaire royal du Canada lorsqu’il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien, le 30 septembre 1914. Après avoir servi brièvement dans les tranchées, il passe au Royal Flying Corps (Corps royal d’aviation). Il reçoit son brevet en novembre 1916 et abat 12 avions au total en avril 1917 seulement; grâce à cet exploit, il obtient la Croix militaire et sa promotion au rang de capitaine. À la fin de la Première Guerre mondiale, Billy Bishop est lieutenant-
colonel et 72 victoires sont inscrites dans son dossier.

Photographie en noir et blanc d’un homme assis dans le poste de pilotage ouvert d’un avion et regardant le viseur.

Le capitaine W.A. Bishop, VC, Royal Flying Corps, août 1917. Photographe : William Rider-Rider (MIKAN 3623352)

Billy Bishop est le premier aviateur canadien à recevoir la Croix de Victoria pour son attaque en solitaire contre un aérodrome allemand près de Cambrai, en France, le 2 juin 1917. Voici ce que mentionne sa citation dans The London Gazette :

Le capitaine Bishop, envoyé en mission solo, commença par survoler un aérodrome ennemi; n’y trouvant aucun aéronef, il se dirigea vers un autre aérodrome situé à environ trois miles au sud-est, donc au moins à 12 miles de l’autre côté de la ligne. Il y vit sept aéronefs au sol, dont certains avaient le moteur en marche. Il les attaqua d’une cinquantaine de pieds; un mécanicien, qui faisait démarrer un des moteurs, fut aperçu en train de tomber. Un des aéronefs réussit à s’envoler; toutefois, à une hauteur de 60 pieds, le capitaine Bishop lui tira quinze coups à distance très rapprochée et l’aéronef s’écrasa au sol. Il tira ensuite une trentaine de coups vers un deuxième avion qui venait de décoller et qui se trouvait à quelque 150 pieds de lui et qui vint s’écraser contre un arbre.

Deux autres aéronefs décollèrent alors de l’aérodrome. L’un d’eux s’engagea à une hauteur de mille pieds en déchargeant le reste de ses munitions. Son engin s’écrasa à 300 verges de l’aérodrome, après quoi le capitaine Bishop vida un chargeur complet dans le quatrième aéronef ennemi et retourna à sa base. (The London Gazette, numéro 30228, samedi 11 août 1917) [traduction du Musée canadien de la guerre]

Le maréchal de l’air William Avery Bishop meurt le 11 septembre 1956 à Palm Beach, en Floride. Il est enterré dans le lot de la famille Bishop au cimetière Greenwood d’Owen Sound, en Ontario.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service de William Avery Bishop dans le Corps expéditionnaire canadien.

Ressources connexes


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de mai 2017

À ce jour, 438 679 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7452. Dernier nom : Oliver.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Lieutenant Robert Grierson Combe, VC

Aujourd’hui, dans le cadre de la série Centenaire de la Première Guerre mondiale – hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, nous nous souvenons du lieutenant Robert Grierson Combe, du 27e bataillon, Corps expéditionnaire canadien (CEC). Dans cette série, nous présentons le profil de chaque récipiendaire 100 ans après le jour de l’exploit pour lequel ils ont reçu cette prestigieuse médaille militaire.

Né le 5 août 1880 à Aberdeen, en Écosse, Combe s’est enrôlé dans le CEC en tant que lieutenant, un grade qu’il a repris à sa propre demande, bien qu’il se soit qualifié en tant que major.

image en noir et blanc (fondu de photographie et esquisse) d’un soldat aux cheveux coupés ras et portant une moustache.

Le lieutenant Robert Grierson Combe, VC, non daté (MIKAN 3645669)

Les Divisions canadiennes ayant réussi à reprendre la crête de Vimy, les forces britanniques et du Commonwealth continuaient de pousser contre les lignes germaniques pour faire diversion, afin d’éloigner l’armée allemande du secteur de l’Aisne et d’ainsi permettre à l’armée française de passer. Le 3 mai 1917, à Acheville, en France, le lieutenant Combe dirigeait sa compagnie contre un barrage intensif d’artillerie ennemie. Après avoir atteint la position des Allemands avec seulement cinq hommes, Combe a infligé de lourdes pertes à l’ennemi, puis, rassemblant de petits groupes d’hommes, a réussi à capturer son objectif et à faire quatre-vingts prisonniers. Sa citation dans The London Gazette, n30154, du mercredi 27 juin 1917, indique :

….Il est régulièrement reparti à la charge de l’ennemi, en le poussant devant lui. Et c’est alors qu’il dirigeait personnellement ses grenadiers qu’il a été tué par un tireur embusqué. Sa conduite a inspiré tous les grades, et c’est entièrement grâce à son magnifique courage que la position a été prise, conquise et maintenue. [traduction]

Le lieutenant Robert Grierson Combe a reçu la Croix de Victoria à titre posthume pour son leadership et son courage sous les tirs ennemis. Il est enterré près d’Acheville, en France. Les combats incessants dans cette région ont entraîné la destruction du cimetière militaire et la perte de sa tombe. C’est pour cette raison que son nom figure sur le monument commémoratif de Vimy aux côtés de celui des 11 000 autres soldats canadiens qui n’ont pas de tombe connue.

Bibliothèque et Archives Canada détient le dossier de service du lieutenant Robert Grierson Combe.

Ressources connexes

De l’eau au moulin : Poèmes sur la guerre, le travail et le progrès social

Par Kelly Anne Griffin

Connaissez-vous Alex Gibson? Cet immigrant, employé d’usine et vétéran de la Première Guerre mondiale, était aussi poète. Il a raconté ses expériences dans un recueil intitulé Grist for the Mill (De l’eau au moulin), publié à compte d’auteur en 1959, et dont un exemplaire a été découvert lors du traitement du fonds d’archives du Syndicat canadien des travailleurs du papier.

Né en Écosse en 1893, Alex Gibson immigre au Canada vers 1913. Engagé dans le Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale, il est affecté au 10e Bataillon des ambulanciers de campagne. Rentré au pays, il devient ouvrier dans une usine de pâtes et papier. Plusieurs poèmes de son recueil évoquent ses difficultés à s’adapter à ce travail routinier après avoir survécu aux horreurs de la guerre, un problème qu’éprouvaient bien d’autres soldats canadiens à leur retour d’Europe.

Dans son poème « What Shall It Be » (Qu’est-ce qui nous attend?), Gibson évoque ainsi le désarroi des soldats rapatriés :

Que ferons-nous après la victoire

Simplement rentrer chez nous

Reprendre la routine comme avant

Les vies gâchées et les rêves brisés

Dans un désert à arpenter?

[…]

Répondez-moi, travailleurs du rail et des usines

De la mer et des postes, des moulins et des mines

Car la réponse ne viendra pas d’ailleurs.

(p. 90 à 92) [traduction libre]

Photo noir et blanc montrant une scène de guerre : des soldats blessés sont étendus sur des civières; autour deux, plusieurs soldats se tiennent debout devant des bâtiments en ruines.

10e Bataillon des ambulanciers de campagne à Amiens, en août 1918. Alex Gibson soignait les blessés au front. Cette expérience dévastatrice transparaît dans sa poésie. (MIKAN 3397051)

Alex Gibson travaille dans l’industrie des pâtes et papiers pendant plus de 38 ans, se passionnant pour tout ce qui concerne les relations de travail. Il occupera plusieurs postes importants au Syndicat canadien des travailleurs du papier, tentant même de se faire élire au Parlement canadien dans la circonscription de Port Arthur en 1935 et en 1940, sous la bannière de la Fédération du Commonwealth coopératif. Ce parti, le précurseur du Nouveau Parti démocratique, se faisait le champion du progrès social et des revendications syndicales.

Les convictions socialistes de Gibson transparaissent dans presque tous ses poèmes, et nous offrent un témoignage de première main sur les luttes de la classe ouvrière à cette époque. Les conditions lamentables des travailleurs et la nécessité de se réunir au sein d’une grande fraternité sont des thèmes récurrents dans les écrits de Gibson. Dans son ouvrage Hoboes and Heroes (Clochards et héros), il décrit ainsi ce qu’on pourrait appeler « le travailleur pauvre » :

Il disait que partout où il allait,

Ils étaient des milliers comme lui, il se reconnaissait

Leur maigre pécule déjà dépensé,

Contraints à demander la charité

[…]

À l’entendre, j’ai senti l’amertume d’un sombre désespoir

Ne pouvant plus y croire, il avait perdu tout espoir

(p. 77 à 80) [traduction libre]

Après plus de 30 ans de travail en usine et un engagement actif au sein du mouvement syndical, Gibson connaissait parfaitement les difficultés et les luttes qui existent dans une usine de pâtes et papiers. Ces enjeux apparaissent fréquemment dans ses écrits. Les journées étaient longues, les salaires, peu élevés, et les conditions de travail, moins réglementées qu’aujourd’hui. Gibson s’efforça constamment d’améliorer cette situation par son engagement syndical. Dans son œuvre, il dresse un portrait saisissant des conditions de vie de ses compagnons de travail, où transparaît son empathie à leur égard. Voici quelques lignes tirées de la dédicace de son livre :

Vous qui peinez dans le noir

Vous qui dérivez sans espoir

Vous arrachant le cœur

À empiler les heures

Je vous connais très bien,

Menant la même vie, comme vous n’ayant rien

Voici mon cadeau, il est pour vous,

C’est tout ce que j’ai à offrir.

(p. 3) [Traduction libre]

Photo noir et blanc d’un homme tenant une planche de bois, penché au-dessus d’un défibreur.

Ouvrier manipulant un défibreur dans une usine de pâtes et papier. La poésie de Gibson décrit souvent les conditions de travail monotones et dangereuses qui régnaient dans ces usines, ainsi que leurs conséquences sur les travailleurs. Source : Harry Foster (MIKAN 3196845)

La plupart des poèmes d’Alex Gibson concernent le monde du travail et les injustices sociales au Canada, mais certains rappellent d’importants événements historiques. « A Constitutional Crisis » (Une crise constitutionnelle) raconte le scandale provoqué par l’abdication d’Édouard VIII et son mariage avec Wallis Simpson, une femme deux fois divorcée. « A Note to the Hon. Minister of Justice » (Un message à l’honorable ministre de la Justice) évoque l’emprisonnement de Tim Buck, un des leaders du mouvement syndical. L’incarcération de Buck à la prison de Kingston souleva un tollé général dans la population, en particulier parmi les travailleurs comme Gibson.

Bien que les poèmes du recueil s’inspirent surtout des conflits personnels de Gibson et des luttes des travailleurs, ils véhiculent un message d’espoir; plusieurs sont encore d’actualité pour les Canadiens aujourd’hui. Voilà pourquoi Grist in the Mill constitue un véritable trésor dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour d’avril 2017

À ce jour, 427 651 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7260. Dernier nom : Nelles.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Soldat John George Pattison, VC

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPour souligner le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le 10 avril 1917, le blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons l’histoire du soldat John George Pattison, le quatrième soldat canadien ayant combattu à la bataille de la crête de Vimy à se voir décorer de la Croix de Victoria, après le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.

Photographie en noir et blanc d’un soldat assis tenant un bâton et regardant directement le photographe.

Le soldat John George Pattison, VC (MIKAN 3219808)

Le soldat Pattison naît le 8 septembre 1875 à Woolwich, en Angleterre. Il immigre au Canada en 1906, à 40 ans, et s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien à Calgary, en Alberta, le 6 mars 1916.

Photographie en noir et blanc montrant deux soldats qui se tiennent l’un à côté de l’autre devant une automobile.

Le soldat John George Pattison, VC et clairon, sans date (MIKAN 3219809)

Il y a 100 ans aujourd’hui, le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le soldat Pattison et le 50e bataillon subissaient les tirs nourris d’une mitrailleuse allemande qui infligeait de multiples pertes. Saisissant sa chance, le soldat Pattison s’avance seul, saute d’un trou d’obus à un autre, pour se rendre jusqu’à 30 verges de la mitrailleuse ennemie. La citation visant à lui décerner la Croix de Victoria relate ce qui suit : « Se trouvant à bonne distance, il a lancé des bombes sur le poste de mitrailleuse et a réussi à tuer des servants et à en blesser d’autres. Puis, il donna l’assaut à la baïonnette aux cinq servants qui restaient. Il n’y a aucun doute que la bravoure et l’esprit d’initiative du soldat Pattison ont permis aux Canadiens de maîtriser la situation et de continuer l’avance ». (London Gazette, no 30215, 2 août 1917)

Le soldat Pattison meurt au combat sept semaines plus tard, le 3 juin 1917, pendant l’attaque d’une centrale électrique détenue par les Allemands, près de Lens, en France. Il est enterré au cimetière militaire de La Chaudière situé tout près. Un pont à Calgary, en Alberta, et un sommet de montagne dans le parc national Jasper portent son nom pour honorer sa mémoire.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du soldat John George Pattison.

Ressources connexes

Le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyLe blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons les histoires de trois militaires canadiens qui ont reçu la Croix de Victoria pour leurs actions menées le premier jour de la bataille de la crête de Vimy.

Le 9 avril 1917, le capitaine Thain Wendell MacDowell de Lachute (Québec) et deux estafettes, les soldats James T. Kobus et Arthur James Hay, se retrouvent séparés de leur unité pendant l’assaut d’une position allemande. Le capitaine MacDowell détruit une mitrailleuse et il en met une autre hors d’état de nuire. Appuyé par les soldats Kobus et Hay, le capitaine MacDowell pénètre dans un abri et convainc alors les soldats allemands que tous les trois font partie d’une force de loin plus imposante. Deux officiers et soixante-quinze soldats se rendront au capitaine MacDowell et aux soldats Kobus et Hay. Les trois hommes maintiennent la position pendant cinq jours en attendant la relève (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5702, en anglais seulement). Déjà membre de l’Ordre du service distingué (D.S.O.), le capitaine MacDowell sera promu au grade de major, avant d’être nommé lieutenant-colonel du « Frontenac Regiment » à Napanee (Ontario). Il meurt à Nassau, aux Bahamas, le 29 mars 1960, et sa dépouille repose à Brockville (Ontario).

Photographie en noir et blanc de deux hommes en uniforme, debout dans un champ.

Le lieutenant-colonel C.M. Edwards, D.S.O., et le major T.W. MacDowell, V.C., D.S.O., 38e Bataillon, octobre 1917 (MIKAN 3521126)

Page dactylographiée des comptes rendus de la journée, entre 8 h 45 et 18 h 5. Dans le compte rendu débutant à 11 h, on peut lire ce qui suit :

Seconde page du rapport sur les opérations du 38e Bataillon d’infanterie canadien, du 9 au 13 avril 1917, extraite du journal de guerre (en anglais seulement), 38e Bataillon d’infanterie canadien, avril 1917, page 34, (MIKAN 1883252)

Le soldat William Johnstone Milne naît à Cambusnethan, en Écosse, et immigre à Moose Jaw (Saskatchewan), en 1910. Il s’enrôle au sein du 16e Bataillon (Scottish) et, la première journée de la bataille de la Crête de Vimy, il se trouve près de Thelus, en France. Ce jour-là, alors que l’avancée de la compagnie du soldat Milne est freinée par une mitrailleuse allemande, le soldat Milne rampe jusqu’à la mitrailleuse et s’en empare. Quand sa compagnie reprend son avancée, le soldat prend pour cible une autre mitrailleuse installée sur le front allemand et réussit à la mettre hors de combat. Dans la citation rédigée à son intention aux fins de la remise de la Croix de Victoria, on peut lire : « La bravoure considérable et l’esprit d’initiative dont il a fait preuve lors de ces deux incidents ont sans aucun doute sauvé la vie de bon nombre de ses camarades » [traduction] (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5705, en anglais seulement). Le soldat Milne sera tué peu de temps après avoir détruit la seconde mitrailleuse allemande. On n’a jamais retrouvé son corps. Le Monument commémoratif du Canada à Vimy lui rend hommage, à l’instar de 11 000 autres Canadiens qui sont morts en France et n’ont pas de sépulture connue.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme. Sa casquette et son collet sont décorés de feuilles d’érable, et il regarde le photographe.

Le soldat W.J. Milne, date inconnue (MIKAN 3357327)

Le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton de Wallacetown (Ontario) s’enrôle au sein du 18e Bataillon (Western Ontario) en tant que chauffeur de véhicule de bataillon. Avant l’attaque sur la crête de Vimy, on demande au sergent suppléant Sifton de « tenter sa chance avec les gars en première ligne » [traduction], un défi qu’il accepte de relever. Bien que sa compagnie fasse l’objet d’un tir nourri près de Neuville-St. Vaast, en France, le sergent suppléant Sifton repère le nid des mitrailleuses allemandes. Il s’élance par une brèche dans le barbelé, court à découvert, charge la position de mitrailleuses et réussit à neutraliser l’arme avant d’attaquer les mitrailleurs. Aidé des autres membres de sa compagnie qui le suivent, le sergent suppléant Sifton contient une contre-attaque (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5704, en anglais seulement). Cependant, juste au moment où les secours arrivent, il est mortellement atteint par le tir d’un soldat allemand blessé.

Photographie en noir et blanc de deux hommes qui décorent une tombe de fortune avec des pierres blanches dans un paysage désolant, le sol partiellement recouvert de neige et de gelée. La tombe est surmontée d’une croix arborant les mots « L.S. [Lance-Sergeant] E.W. Sifton, VC » (L/Sgt [sergent suppléant] E.W. Sifton, V.C.) et une feuille d’érable. À côté de la tombe, il y a une autre croix, plus grosse, sur laquelle il est écrit : « RIP Canadian soldiers killed in action 9-4-17 » (Que ces soldats canadiens morts au combat le 9 avril 1917 reposent en paix).

Deux camarades du regretté sergent suppléant E.W. Sifton, V.C., 18e Bataillon, se recueillent sur sa tombe, février 1918 (MIKAN 3194451)

Compte rendu dactylographié des actions du sergent suppléant Sifton qui lui ont valu la médaille de la Croix de Victoria :

Journal de guerre, 18e Bataillon d’infanterie canadien, le 9 avril 1917, page 6 (MIKAN 1883227)

Bibliothèque et Archives Canada a en sa possession les dossiers de service militaire du capitaine Thain Wendell MacDowell, du soldat William Johnstone Milne et du sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.

Lieutenant Frederick Maurice Watson Harvey, VC

Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons l’histoire du lieutenant Frederick Maurice Watson Harvey, Canadien d’origine irlandaise établi à Medicine Hat, en Alberta, récipiendaire de la Croix de Victoria.

Portrait en noir et blanc d’un officier portant un ceinturon Sam Browne et regardant directement le viseur.

Capitaine Frederick M. Harvey, VC, sans date (MIKAN 3216613)

Le lieutenant Harvey, né à Athboy, dans le comté de Meath, en Irlande, est l’un des trois membres internationaux de la fédération irlandaise de rugby à avoir reçu la Croix de Victoria, et le seul à l’avoir obtenue pendant la Première Guerre mondiale. En 1908, il s’installe à Medicine Hat, en Alberta, puis s’enrôle le 18 mai 1916 dans le 13e régiment du bataillon canadien de fusiliers à cheval (Canadian Mounted Rifles). Après son arrivée en France, il passe au régiment Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians).

Le 27 mars 1917, les troupes du lieutenant Harvey avancent vers le village de Guyencourt, en France, alors que les tirs de mitrailleuses allemandes leur infligent de lourdes pertes. La citation visant à décerner la Croix de Victoria au lieutenant Harvey relate ce qui suit :

À ce moment critique, alors que l’ennemi ne semble pas avoir l’intention de retraiter et que les tirs demeurent intenses, le [lieutenant] Harvey, qui commande la troupe de tête, devance ses hommes et court vers la tranchée, toujours occupée par l’ennemi, saute par-dessus les barbelés, tue le mitrailleur et s’empare de son arme. Ce geste des plus courageux a sans aucun doute été déterminant pour le succès de l’opération. (London Gazette, no 30122, 8 juin 1917)

Reproduction en noir et blanc d’une entrée dans un journal de guerre indiquant le lieu, la date, l’heure, un résumé des événements et d’autres informations.

Extrait des journaux de guerre du Lord Strathcona’s Horse, 27 mars 1917 (MIKAN 2004721)

Le lieutenant Harvey est tout d’abord décoré de l’Ordre du service distingué, et se voit par la suite décerner la Croix de Victoria. Il reçoit la Croix militaire pour son rôle dans la charge du Lord Strathcona’s Horse près du bois de Moreuil, le 30 mars 1918, et le gouvernement français lui décerne la Croix de guerre.

Le lieutenant Harvey reste dans le Lord Strathcona’s Horse et est promu capitaine en 1923. Il enseigne le conditionnement physique au Collège militaire royal du Canada de 1923 à 1927, devient lieutenant-colonel en 1938, puis brigadier-général en 1939. Harvey sert comme colonel honoraire dans le Lord Strathcona’s Horse de 1958 à 1966. Il s’éteint en août 1980, à l’âge de 91 ans.

Photographie en noir et blanc d’un homme épinglant une décoration sur la poche de la veste d’un autre homme. Un autre homme lit la citation, alors qu’un quatrième tient une mallette. À l’arrière-plan, des soldats se tiennent au repos.

Sa Majesté le roi décorant de la Croix de Victoria le lieutenant Harvey du Lord Strathcona’s Horse (MIKAN 3362384)

Bibliothèque et Archives Canada a la garde du dossier des états de service du Corps expéditionnaire canadien pour le lieutenant Frederick Maurice Watson Harvey.

Ressources connexes

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de mars 2017

À ce jour, 416 749 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7059. Dernier nom : McLelland.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.