Images de tramways maintenant sur Flickr

Dans les villes canadiennes, les tramways, aussi appelés « trams », sont initialement tirés par des chevaux. Montréal et Toronto sont les premières zones urbaines à utiliser ces tramways (des traîneaux en hiver). D’autres villes, telles que Hamilton, Winnipeg, Halifax et Saint John, leur emboîtent le pas. L’avènement des machines fonctionnant à l’électricité révolutionne le transport par tramway, l’installation de mécanismes de guidage simples sur les rails permettant aux tramways électriques de traverser les villes rapidement et efficacement. Puis, les voies ferrées sont prolongées pour relier les municipalités avoisinantes. Au Canada, cette technologie simple a une incidence sur l’infrastructure de l’énergie électrique, le transport et les schémas de croissance des villes. Le transport sur rail électrique est récemment réapparu sous la forme du train léger.

Une photographie en noir et blanc d’un tramway tiré par des chevaux. Les rails sont situés au milieu de la route. Des bâtiments de trois étages se trouvent de chaque côté de la route.

Tramway tiré par des chevaux, rue St John, Québec (Québec) (MIKAN 3280834)

Une photographie en noir et blanc d’un tramway à ciel ouvert. Il y a un conducteur à l’avant et à l’arrière du tramway et trois passagers sont assis. Un garçon est debout sur la banquette latérale.

La voiture sans habitacle fermé no 8 de St Catharines (Ontario) (MIKAN 3614885)

Une photographie en noir et blanc montrant des hommes et des femmes faisant la queue à un point de ramassage pour monter à bord d’un tramway encloisonné.

Un groupe de personnes attend de monter dans le tramway, Winnipeg (Manitoba) (MIKAN 4328867)

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Tiré de la collection Jacob M. Lowy : se souvenir d’un don remis lors du centenaire

Michael Kent

Jusqu’à présent, 2017 est une excellente année pour le Canada. Outre les innombrables événements, activités, entretiens et rassemblements publics, bon nombre d’importants projets patrimoniaux ont été entrepris pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Il y a eu entre autres l’ouverture du Centre mondial du pluralisme et la réouverture du Musée des sciences et de la technologie du Canada. En voyant ces projets patrimoniaux se réaliser, il convient de se rappeler que 2017 marque aussi le 50e anniversaire de milliers de projets similaires réalisés pendant l’année du centenaire du Canada, en 1967.

Photographie en noir et blanc d’une grande salle où des livres sont exposés dans des présentoirs vitrés.

Livres donnés par le Congrès juif canadien qui étaient exposés à la Bibliothèque nationale, en 1967. Source : Archives juives canadiennes Alex Dworkin

À Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous savons trop bien à quel point les projets patrimoniaux de 1967 sont importants. Notre édifice du 395, rue Wellington, situé le long d’une rue où se trouvent aussi le Parlement et la Cour suprême, a ouvert ses portes en 1967. Il s’agissait d’un projet patrimonial pour le centenaire. Nous avons le bonheur d’en célébrer le 50e anniversaire cette année et de réfléchir à la manière dont cet espace nous a permis de recueillir, de préserver et de raconter l’histoire du Canada. Bien que l’édifice ait certainement été un projet patrimonial important pour Bibliothèque et Archives Canada, ce n’est pas le seul auquel notre institution a participé.

Un don de la communauté juive du Canada

Comme conservateur de la collection Jacob M. Lowy d’ouvrages judaïques rares, je suis exposé jour après jour à l’un de ces projets patrimoniaux du centenaire, puisque je consulte régulièrement la collection d’ouvrages judaïques donnés à la Bibliothèque nationale de l’époque par le Congrès juif canadien d’alors, au nom de la communauté juive du Canada. C’est un don qui me revient à l’esprit constamment lorsque je consulte des ouvrages de référence et que je vois l’ex-libris bleu, blanc et rouge indiquant que le volume que je tiens entre les mains fait partie de ce don.

À la lecture de documents d’archives du Congrès juif canadien faisant partie des archives juives canadiennes Alex Dworkin, il était clairement primordial pour la communauté juive canadienne de contribuer au centenaire en redonnant aux Canadiens. W. Kaye Lamb, le premier bibliothécaire national, était très reconnaissant de ce don, car il estimait qu’il répondait à un besoin établi depuis longtemps au sein de la Bibliothèque nationale. Il a d’ailleurs souligné que beaucoup d’autres bibliothèques nationales possédaient des collections similaires.

Contenu du don

Ce don d’environ 7 000 volumes (un mélange d’ouvrages rédigés en anglais, en français, en yiddish et en hébreu) englobe tous les domaines du savoir juif. Il comprend des livres rabbiniques, des ouvrages sur la philosophie juive et l’histoire des Juifs, les classiques yiddish, des ouvrages hébreux, des choix représentant la contribution des Juifs aux arts et à la science, ainsi que des encyclopédies et des livres de référence importants. Parmi les principaux ouvrages, citons une encyclopédie générale en yiddish, l’Encyclopedia Talmudit, ainsi que Jewish Art de Cecil Roth. Tous les livres ont été choisis, catalogués et remis à temps pour l’ouverture du nouvel édifice. À ce jour, ce don représente l’assise des fonds judaïques et constitue un outil de référence important dont se servent constamment les clients et le personnel de BAC. Les utilisateurs peuvent demander et consulter ces pièces ainsi que d’autres pièces des fonds de BAC à l’édifice principal du 395, rue Wellington, à Ottawa.

Des connaissances en héritage

Même si bon nombre des projets patrimoniaux mis en œuvre à l’occasion du centenaire étaient axés sur les édifices, il est très approprié que la communauté juive du Canada ait choisi de dédier ses ressources à constituer la collection d’ouvrages judaïques à la Bibliothèque nationale. Les Juifs ont longtemps été les « gens du livre ». Leur histoire, leur culture et leurs pratiques religieuses ont été indissociables de l’écrit pendant des milliers d’années. Au-delà des pièces physiques, ce don a permis d’étendre l’information accessible aux Canadiens et il constitue un legs inestimable de connaissances. Bien que plusieurs des structures construites en 1967 finiront par disparaître un jour ou l’autre du paysage national, les connaissances acquises grâce à ce don de livres pourraient continuer à porter leurs fruits pendant des siècles.

Photographie en couleurs d’un ex-libris comportant une illustration d’un buisson en flammes. La description bilingue mentionne que le livre est un don du Congrès juif canadien au nom des communautés juives de l’ensemble du Canada. À côté de l’illustration figure un passage de l’Exode : « […] le buisson était en feu et cependant ne se consumait point » (3-2).

L’ex-libris personnalisé pour les livres judaïques donnés par le Congrès juif canadien à la Bibliothèque nationale du Canada en vue de célébrer le centenaire de la Confédération canadienne.

En 1965, en posant la première pierre du nouvel édifice, le gouverneur général Georges Vanier a affirmé qu’il allait devenir le dépôt du cœur et de l’âme de notre pays. En faisant son don au moment même de l’ouverture de l’édifice, la communauté juive canadienne a pu y déposer une partie de son cœur et de son âme sous forme de livres à faire connaître aux Canadiens.


Michael Kent est conservateur de la collection Jacob M. Lowy à Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de septembre 2017

À ce jour, 491 373 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 8363. Dernier nom : Robertson.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Conservateur invité : Shane McCord

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Major John Norton, Teyoninhokarawen, peint par Mary Ann Knight , 1805

Portrait en miniature ovale du major John Norton, Teyoninhokarawen, portant une coiffe rouge et blanche dans laquelle est piquée une plume d’autruche. Il porte aussi de longues boucles d’oreilles composées d’étoiles encerclées, une chemise à motifs et une cape rouge.

Portrait en miniature du major John Norton, Teyoninhokarawen, le chef mohawk, peint par Mary Ann Knight, 1805 (MIKAN 2836984)

Le public britannique se faisait une idée romantique du Canada, surtout des Autochtones. Teyoninhokarawen s’est probablement amusé à accentuer les stéréotypes lorsqu’il a pris la pose dans cette tenue qu’il a personnalisée.


Parlez-nous de vous.

Je viens de la forêt Ganaraska. Techniquement, l’adresse du domicile familial est située dans le petit village de Campbellcroft, dans une région rurale de l’Ontario, mais le voisin le plus près se trouve à plus d’un kilomètre. Nous ne nous sentions pas dans un village. Pendant que nous habitions là, mes parents ont encouragé le développement d’un grand intérêt pour l’art et la culture. Malheureusement, même si la forêt Ganaraska, qui compte près de 12 000 acres, est un endroit merveilleux d’une grande diversité, une chose qui ne s’y trouve pas est une galerie d’art importante où il y a une collection connue à l’échelle internationale. Par conséquent, lorsque j’étais adolescente, j’ai visité les galeries du monde en regardant des reproductions comme celles qui figurent dans le livre Carnegie Art Reference Set for Colleges, maintenant rare. Le moyen d’expression me fascinait autant que le message. J’ai développé un intérêt pour les reproductions d’œuvres d’art et leur diffusion au Canada. J’ai suivi cet intérêt en faisant des détours pendant mes études et je me suis mise à écrire sur les ouvrages, ou les livres d’artistes, car ils sont connus dans mon domaine. Pour passer de l’étude des livres et des reproductions à la bibliothéconomie et aux archives, il n’y avait qu’un pas.

Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

Teyoninhokarawen (1760-1823 environ) est né sous le nom de John Norton à Salen, en Écosse, de parents écossais et cherokees. Selon les dossiers de l’armée, il est allé au Canada. Après sa démobilisation, en 1788, il a vécu avec les Mohawks de la rivière Grand. Plus tard, il est devenu le neveu adoptif de Joseph Brant. Son portrait a été peint par Mary Ann Knight, une miniaturiste anglaise, pendant la visite de John Norton en Angleterre comme émissaire des Mohawks de la rivière Grand. Il a été exposé à la Royal Academy en 1805.

Ce portrait constitue une porte d’entrée fantastique dans l’histoire du Canada de la fin du 18e siècle et du début du 19e siècle. J’ai choisi d’écrire sur cet article tout d’abord parce qu’il est très attrayant. Le portrait a été peint en Europe où le romantisme était beaucoup dans l’air du temps; cela transparaît dans la présentation de John Norton. Il n’était plus à la mode de représenter sur des portraits des gens portant des vêtements européens contemporains. Le point de comparaison qui me vient à l’esprit sans réfléchir est le portrait de Thomas Phillips qui montre George Gordon Byron portant un foulard albanien en guise de turban — bien que de nombreux brillants portraits de Jean-Etienne Liotard, le « peintre turc », peuvent aussi être intéressants pour la comparaison avec cette miniature.

La coiffe que porte John Norton pour ce portrait est fascinante en raison de la manière dont elle perpétue puis répand les mythologies orientales — établissant naturellement, à cette époque, des liens avec le concept du « bon sauvage » de Rousseau alors bien connu —, mais aussi de la façon dont elle représente véridiquement l’identité outre-atlantique de John Norton. La plume de la coiffe est celle d’une autruche. Ce n’est pas un oiseau que l’on voit fréquemment sur les rives des Grands Lacs, où John Norton a été adopté comme Mohawk, ou sur le territoire cherokee de son père, au Tennessee. Toutefois, la plume d’autruche était populaire comme élément des coiffes au Royaume-Uni, notamment en Écosse où, comme dans le portrait de Lord Mungo Murray fait par John Michael Wright, elle donne à la personne qui la porte une image d’aventurier. En même temps, la plume relie John Norton aux tropes visuels établis qui représentent les Autochtones d’Amérique du Nord portant des coiffes de cérémonie composées de plumes alors que l’inclusion européenne de la plume d’autruche importée fait ressortir le côté écossais de John Norton.

La coiffe de John Norton en détail. Elle est blanche et rouge. Une plume d’autruche y est piquée sur le devant.

La coiffe de John Norton en détail. (MIKAN 2836984)

Tout cela juste au sujet de la plume! Le reste de la garde-robe de John Norton est tout aussi intéressant de diverses manières. Ce portrait est si riche qu’il existe des livres remplis d’éléments que les Canadiens doivent connaître! En fait, je commencerai en recommandant littéralement davantage de lecture (après tout, nous sommes à Bibliothèque et Archives Canada). Le premier livre à lire est The Journal of Major John Norton. John Norton a terminé ce journal en 1815-1816 quand il se trouvait en Angleterre. Il traite d’une grande diversité de sujets, notamment de son voyage du Haut-Canada au Tennessee et à d’autres États du sud des États-Unis, ainsi que des guerres frontalières des années 1780 et 1790. Dans l’ensemble de ce journal, John Norton parle de façon intéressante et unique des Autochtones d’Amérique du Nord. Il faut souligner son étude de Joseph Brandt. Deux éditions du Journal ont été publiées, toutes deux par la société Champlain (The Champlain Society). La plus récente édition comprend une introduction et des notes supplémentaires de Carl Benn, un expert prééminent de John Norton dont les œuvres sont une excellente source pour obtenir plus d’information.

Un autre livre que je recommanderais à ceux que John Norton intrigue est The Valley of the Six Nations, également publié par la société Champlain. Ce livre, préparé par Charles M. Johnston, présente une collection de documents importants liés aux Six Nations dans la région où John Norton a passé la majeure partie de sa vie d’adulte. Il comprend de nombreux documents sur le conflit au sujet des terres entre les Mohawks des Six Nations ainsi que le gouvernement britannique et celui de la colonie. Certains des documents qui se trouvent dans ce livre sont de John Norton lui-même. Les originaux de beaucoup de ceux-ci font partie des archives conservées à BAC.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Portrait en miniature ovale du colonel William Claus vêtu d’une veste noire et d’une cravate blanche. Le fond est bleu.

Le colonel William Claus peint par Andrew Plimer, vers 1792 (MIKAN 2895040)

J’ai choisi ce portrait de William Claus parce que son rôle dans l’histoire canadienne est diamétralement opposé à celui de John Norton. Huit ans après que ce portrait a été peint, William Claus a été nommé surintendant général adjoint du Haut-Canada au département des Affaires indiennes. Dans ce rôle, il était tout à fait l’adversaire de John Norton. D’ailleurs, dans l’entrée sur William Claus qu’a rédigée Robert Allen pour le Dictionnaire biographique du Canada, la relation entre ces deux personnages est décrite comme une « âpre dispute ».

Cette dispute avait trait aux revendications concernant les terres des Six Nations autour de la rivière Grand. Même si la correspondance montre que ces deux personnages se sont disputés plusieurs fois, William Claus a porté un dur coup à John Norton lorsqu’il l’a discrédité aux yeux des autorités coloniales, ce qui a causé l’échec du voyage de John Norton en Angleterre comme représentant des Six Nations. Les critiques de William Claus à l’endroit de John Norton ne sont pas complètement dénuées de fondement étant donné que John Norton n’a pas véritablement représenté les points de vue de tous les chefs des Six Nations.

Bien plus peut être dit et, de fait, a été mentionné, dans les sources ci-dessus et dans d’autres sources, sur la relation entre John Norton et William Claus, ainsi que sur la dispute concernant les Six Nations avec le département des Affaires indiennes. Les deux portraits sont un point d’entrée fascinant dans ce chapitre de l’histoire qui a toujours une incidence aujourd’hui.

Biographie

Photo en couleur d'un jeune garçcon regardant un modèle réduit d'un navire.Shane McCord travaille comme archiviste en arts à Bibliothèque et Archives Canada depuis 2010, où son travail s’est étendu des plaques du 17e siècle à l’art contemporain. Il est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia ainsi que d’une maîtrise en archivistique doublée d’une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information de l’Université de la Colombie-Britannique.

ISBN et ISMN : saviez-vous que?

Saviez-vous que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est l’agence nationale responsable de l’attribution des ISBN (pour les publications en anglais seulement) et des ISMN aux éditeurs canadiens?

Cette semaine, BAC a l’honneur de tenir l’assemblée générale annuelle de l’Agence internationale de l’ISBN et de l’Agence internationale de l’ISMN (en anglais seulement), et d’accueillir les délégués des agences nationales et régionales du monde entier. Les travaux réalisés par ces agences internationales pour coordonner et superviser l’utilisation mondiale des normes garantissent qu’elles répondent aux besoins actuels et futurs de l’industrie de l’édition.

Qu’est-ce qu’un ISBN ?

L’ISBN est un numéro international normalisé du livre. Les éditeurs, les librairies et les bibliothèques s’en servent depuis le début des années 1970 pour identifier chaque édition d’une publication, fournissant un numéro unique, reconnu internationalement qui est utilisé dans les inventaires d’éditeurs, les systèmes de vente en ligne et les catalogues de bibliothèques. Chaque format différent d’une publication (par exemple : couverture rigide, couverture souple, MOBI, EPUB, PDF) reçoit un ISBN distinct, de sorte que le bon format peut être facilement commandé ou récupéré.

Une photo de la couverture arrière de quatre livres montrant l'ISBN et le code à barres de chacun.

Les ISBN sont attribués à des publications monographiques telles que des livres, des livres numériques et des cartes géographiques.

Qu’est-ce qu’un ISMN ?

L’ISMN est un numéro international normalisé de la musique. Il a été introduit en 1993 comme identifiant unique pour la musique annotée. Les éditeurs de musique demandent des ISMN pour les partitions d’orchestre et la musique en feuilles (notamment celle de la musique numérique). Les ISMN ne sont pas utilisés pour les enregistrements de musique ou les livres sur la musique. Un ISMN distinct est attribué pour chaque élément et format disponible (par exemple : partition complète, voix seulement).

Une image de la première ligne de la chanson Oh Canada en musique en feuilles.

Un ISMN est attribué aux partitions de musique en feuilles.

Les éléments d’un ISBN/ISMN

Ce nombre de 13 chiffres n’est pas choisi au hasard : il est composé de quatre ou cinq éléments significatifs fournissant des informations précieuses sur l’emplacement ou la langue de publication, l’éditeur et l’importance de celui-ci. Par exemple, l’ISBN 978-0-660-05896-2 (une publication du gouvernement du Canada) se décompose comme suit :

978 :  Préfixe à 3 chiffres utilisé pour le code à barres qui identifie le numéro en tant qu’ISBN. (L’élément préfixe pour ISMN est 979-0.)

0 :  Numéro d’identification du groupe qui identifie un pays, une région ou une zone linguistique. Une région anglophone utilisera le 0 ou le 1, tandis qu’une région francophone utilisera le 2. 

660 :  Numéro d’identification de l’éditeur. La taille de cet élément varie selon les besoins de l’éditeur. Les grands éditeurs ont des nombres courts, tandis que les petits éditeurs ont des nombres longs.

05896 :  Numéro d’identification du titre qui identifie une édition donnée d’une publication produite par un éditeur déterminé. Un long numéro indique qu’un éditeur a publié (ou s’attend à publier) plusieurs titres, alors qu’un numéro court indique l’opposé.

2 :  Chiffre de contrôle qui vérifie que les chiffres précédents sont corrects, qui est calculé à l’aide d’un algorithme.

L’ISBN 978-0-660-05896-2 a 5 éléments : 978 est le préfixe qui identifie le numéro comme étant un ISBN; 0 identifie le pays, la région ou la zone linguistique; 660 identifie l’éditeur; 05896 identifie la publication; 2 est le chiffre de contrôle.

Structure de l’ISBN

Les éditeurs canadiens ou les auto-éditeurs devraient communiquer avec les agences ISBN et ISMN de BAC pour obtenir le nombre approprié d’ISBN ou d’ISMN nécessaires pour leurs publications.

Contactez-nous

Veuillez noter que les éditeurs de langue française devraient obtenir leurs ISBN de Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Images de thérapies et de traitements maintenant disponibles sur Flickr

De nos jours, de nombreux traitements médicaux au Canada se font par l’intermédiaire de médicaments ou de la chirurgie pour traiter les symptômes ou les signes d’une maladie. Cependant, historiquement au Canada, d’autres thérapies et traitements moins invasifs ont aussi été utilisés. Certaines de ces pratiques sont encore employées, tandis que d’autres paraissent étranges ou démodées. La radiation ou encore les thérapies physiques ou psychologiques par exemple sont toujours très populaires parmi les médecins praticiens, les thérapeutes et les patients pour traiter une vaste gamme de troubles médicaux. En revanche, l’utilisation de décharges électriques ou de l’éclairage ultraviolet est démodée.

Une photographie en noir et blanc d’une infirmière qui place un appareil de radiographie sur la joue droite d’un patient. Le patient est allongé sur un lit.

Une infirmière utilise un appareil de radiographie pour traiter un patient souffrant d’un cancer (MIKAN 3603337)

Une photographie en noir et blanc d’une infirmière prenant soin d’une patiente qui reçoit un traitement d’une lampe infrarouge. La patiente est allongée sur un lit.

Hôtel Château Laurier – une femme reçoit un traitement à rayons infrarouges, service thérapeutique, Ottawa (Ontario) (MIKAN 3337271)

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Bibliothèque et Archives Canada lance son dernier épisode de baladodiffusion, « Les 50 ans d’Expo 67 »

Affiche en couleur faisant la promotion d'Expo 67 montrant une jeune femme souriante avec un rang de drapeau canadien et un édifice ultra-moderne dans l'arrière-plan.L’Exposition universelle de 1967, mieux connue sous le nom d’Expo 67, constitue le moment fort des célébrations du centenaire du Canada. Elle a eu lieu à Montréal, d’avril à octobre 1967, et serait l’exposition la plus réussie du 20e siècle. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a conservé la plupart des dossiers sur Expo 67 ces 40 dernières années. Dans cet épisode, nous discutons avec Margaret Dixon, archiviste principale du projet à BAC, de l’héritage laissé par l’Expo et du travail nécessaire pour archiver les documents.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

 

Quelques perles d’une dramaturgie oubliée à Bibliothèque et Archives Canada

Par Théo Martin

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède dans sa collection de documents publiés un certain nombre de textes dramatiques anciens, en français, d’auteurs peu connus des nouvelles générations de Canadiens et Canadiennes. Ces pièces de théâtre, clairement inspirées des mélodrames ou des vaudevilles joués en Europe, représentent néanmoins l’expression des débuts d’une dramaturgie canadienne-française. Parmi ces pièces, on trouve les exemplaires de textes imprimés d’auteurs canadiens-français de la région d’Ottawa-Gatineau (anciennement Ottawa-Hull) qui ont connu un succès tant local que national de 1886 à 1935.

Prenons l’exemple de la pièce Exil et Patrie du père jésuite Édouard Hamon (1841-1904). Si cette œuvre n’a pas été créée par un auteur de l’Outaouais, il n’en demeure pas moins qu’elle fut une des premières pièces de théâtre jouées en 1884 par Le Cercle d’art dramatique de Hull, une des premières troupes de théâtre de Hull (Québec). Cette pièce porte sur un thème très actuel à l’époque, c’est-à-dire l’exode des Canadiens français vers les États-Unis à la fin du 19e siècle. BAC possède un très rare exemplaire de cette œuvre.

Image couleur de la page couverture d’un livre intitulé Exil et Patrie contenant le titre, le nom de l’auteur et de l’éditeur, le tout imprimé en noir sur papier jauni.

Exil et Patrie d’Édouard Hamon, vers 1882 (AMICUS 12504589)

Dans la collection de BAC, on trouve par ailleurs les pièces de théâtre du protonotaire hullois Horace Kearney (1848-1940), qui en 1886 va écrire et produire La Revanche de Frésimus. Cette pièce de théâtre, qui marie le vaudeville et la satire, sera une des pièces les plus jouées sur les scènes de l’Outaouais, de l’Est québécois et même des États-Unis dans la première moitié du 20e siècle. D’autres exemplaires des pièces de théâtre de Kearney sont conservés à BAC, dont Amour, Guerre et Patrie (1919).

Image de deux pages côte à côte, celle de gauche est la page couverture avec une photographie en noir et blanc de l’auteur et à droite, la page texte du premier acte.

La revanche de Frésimus d’Horace Kearney, 1886 (AMICUS 2767145)

On retrouve aussi plusieurs pièces de théâtre, mélodrames, comédies et vaudevilles écrits par l’auteur ottavien Régis Roy (1864-1945), dont La tête de Martin (1900), Nous divorçons! (1897), L’auberge du numéro trois (1899) ou Consultations gratuites (1924). Il est à noter que, durant sa carrière, Roy a travaillé comme fonctionnaire au ministère de l’Agriculture du Canada ainsi que celui de la Marine.

Photographie en noir et blanc d’un homme d’âge avancé portant un nœud papillon et des lunettes.

Régis Roy, photographié par Jules Alexandre Castonguay, vers 1930 (MIKAN 3229816)

De rares exemplaires des pièces d’un autre auteur dramatique de Hull, Antonin Proulx (1881-1950), se retrouvent aussi dans la collection de BAC, dont Le cœur est le maître (1930), L’enjôleuse. Dévotion et l’amour à la poste (1916), De l’audace, jeune homme! (1930). Proulx a notamment œuvré comme conservateur de bibliothèque et journaliste au cours de sa carrière.

Page couverture d’une pièce théâtrale contenant le titre, le nom de l’auteur et le prix de 25 cents. Impression en noir sur papier blanc jauni.

De l’Audace, Jeune Homme! d’Antonin Proulx, vers 1930 (AMICUS 11378035)

Après les années trente, les auteurs de ces pièces de théâtre, plusieurs décennies de succès plus tard, semblent être passés dans l’oubli. Heureusement, BAC conserve quelques exemplaires de leurs ouvrages, pour la plus grande joie des amateurs de théâtre d’aujourd’hui et de ceux de demain!


Théo Martin est archiviste en littérature, musique et arts de la scène à la Direction générale des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveaux ajouts au Gramophone virtuel – Comédie

Margaret Ashburner

Les sketchs et les chansons humoristiques étaient très populaires auprès des Canadiens dans les années 1920 et 1930. Plusieurs maisons de disque ont produit ce type d’enregistrements. Cette collection met en vedette plusieurs comédiens canadiens populaires.

Interprètes en vedette

Juliette Béliveau

Photographie en noir et blanc d’une jeune femme.

Juliette Béliveau. Source : Denyse Martineau, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1970.

Juliette Béliveau débute sa carrière à l’âge de 10 ans. Artiste en demande, elle se spécialise dans les sketchs humoristiques au théâtre, sur disque et plus tard à la télévision.

Fannie Tremblay

Photo en noir et blanc d’une jeune femme portant un chapeau très large.

Fannie Tremblay. Source : Montréal qui chante; Montréal, Guénette et Senécal (etc.), ISSN 0702-102X.

Comme Juliette Béliveau, Fannie Tremblay est célèbre pour ses numéros humoristiques. Dans cet enregistrement, on peut l’entendre avec son époux, Joseph Robert Tremblay.

Fannie Tremblay et Juliette Béliveau ont joué ensemble au Théâtre national, en France.


Margaret Ashburner est bibliothécaire des collections spéciales de musique à Bibliothèque et Archives Canada.

Images de cowboys maintenant sur Flickr

Cowboys. Bouviers. Vachers. Tous ces noms désignent les gens qui déplacent le bétail des pâturages jusqu’aux marchés en Amérique du Nord. L’origine de ce métier remonte au XVIe siècle au Mexique, alors que des gens de l’endroit ont été embauchés par des conquistadors espagnols pour s’occuper du bétail et mener les troupeaux à cheval. Dans les années 1830, les ranchs et les cowboys sont devenus une pierre angulaire de l’économie et de l’identité du sud-ouest des États-Unis. Vers 1880, les grands élevages de bétail se sont déplacés vers le nord et ont gagné l’ouest du Canada. Une culture des cowboys est alors née dans notre pays, et elle s’y trouve encore aujourd’hui.

Un photo en noir et blanc d’un cowboy portant un chapeau noir, un bandana, des gants et des jambières de fourrure. Il est debout devant une tente, la main droite posée sur un pistolet dans son étui.

Cowboy devant une tente, Hazelton (Colombie-Britannique) (MIKAN 3643972)

Un photo en noir et blanc d’une cowgirl portant un chapeau, un bandana, des gants ornés d’une feuille d’érable brodée et une jupe. Elle est debout devant une tente, la main gauche posée sur un pistolet dans son étui, sur sa hanche gauche.

Femme en tenue de cowgirl, la main sur un fusil dans son étui, debout devant une tente à Prince Rupert (Colombie-Britannique) (MIKAN 3521147)

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