Images de l’Édifice des Archives fédérales maintenant sur Flickr

Bibliothèque et Archives Canada recueille et préserve les archives des grands architectes ainsi que d’importantes firmes et associations d’architecture canadiens. Ces archives regorgent de trouvailles, dont des documents sur la conception et la construction du premier édifice des Archives du Dominion, érigé au 330, promenade Sussex à Ottawa.

Une photo en noir et blanc d’un edifice de trois étages en pierre situé dans un espace avec une grande pelouse

Archives publiques du Canada, rue Sussex, Ottawa (Ontario) (MIKAN 3623006)

Le tout commence au début du 20e siècle, lorsque le premier ministre Wilfrid Laurier suggère d’établir des archives nationales à Ottawa. Son objectif : faire de la capitale le cœur du développement intellectuel du pays (une capitale qu’il rêve de voir transformée, selon ses mots, en « Washington du Nord »). C’est ainsi que l’édifice des Archives du Dominion ouvre ses portes au début de 1907, au terme d’un chantier qui dure deux ans. Le patrimoine archivistique du Canada y sera conservé jusqu’en 1967.

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Voir aussi :

Signatures, Printemps/Été 2017

Conservatrice invitée : Sarah Hurford

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Aperçu du kiosque de Bibliothèque et Archives Canada lors de l’événement national de la Commission de vérité et réconciliation, à Edmonton, en Alberta, par Sarah Hurford, 2014

Photo d’un kiosque présentant de nombreuses photos et un ordinateur sur le bord d’une table. Une dame aux cheveux bruns qui travaille au kiosque trouve une photo pour un couple. Un autre kiosque est visible à l’arrière-plan.

Le kiosque de Bibliothèque et Archives Canada lors de l’événement national de la Commission de vérité et réconciliation, à Edmonton, en Alberta par Sarah Hurford, 2014. © Sarah Hurford, 2014

En 1870, la politique des pensionnats indiens était largement appuyée. De nos jours, elle est jugée répugnante. La Commission de vérité et réconciliation a grandement contribué à sensibiliser le public à cette question.


Parlez-nous de vous.

Je m’intéresse aux documents sur le patrimoine autochtone depuis mon stage d’été à BAC, en 1998. J’ai alors vu de mes yeux la différence que les documents historiques pouvaient faire dans la vie des gens.

Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

Cette photo a été prise dans un énorme centre de conférence où s’entassaient des milliers de personnes et les kiosques de nombreux ministères, cercles de partage d’églises et vendeurs. Il y avait aussi une quantité impressionnante de visiteurs. C’était vraiment un espace commun, idéal pour un lieu de réconciliation. Il s’agissait d’une expérience très particulière; l’odeur de la sauge qui brûle embaumait l’air chargé d’émotion. Les gens s’arrêtaient au kiosque de BAC pour raconter leur histoire, poser des questions et regarder nos photos. Le tout avait une signification particulière pour moi parce que c’était le dernier événement prévu. Je pensais que je n’aurais plus jamais la chance de me trouver dans un tel contexte.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Je voudrais ajouter cette photo d’un groupe de garçons qui vivaient trop loin du pensionnat d’Aklavik pour retourner chez eux pendant l’été. Durant l’événement à Edmonton, j’ai vu le petit-fils d’un de ces garçons, qui a immédiatement reconnu son grand-père. Chaque fois que je vois cette photo, je me souviens de cette rencontre. Je prends alors conscience de l’importance de notre présence aux événements nationaux. Nous devions être là pour entendre ces histoires et comprendre que les documents historiques de notre collection ont encore une incidence à notre époque.

Groupe d’enfants inuits vêtus de combinaisons ou de salopettes, debout sur un sol sablonneux et herbeux, avec l’école en arrière-plan.

Enfants inuits qui devaient demeurer à l’école de la mission anglicane pendant l’été parce qu’ils vivaient trop loin de celle-ci. Photo de M. Meikle (MIKAN 3193915)

Biographie

Photo en couleur d'une femme arborant un grand sourire.Sarah Hurford est archiviste à BAC depuis 2009. Elle se spécialise dans les documents et instruments de recherche se rapportant au patrimoine autochtone. Elle a occupé des postes aux Services de référence et aux Archives privées. Mme Hurford a offert des services de référence dans le cadre de deux projets de divulgation de documents réalisés par la Commission. Elle travaille actuellement à la Direction générale des documents gouvernementaux (portefeuille Affaires autochtones et du Nord Canada).

Titres de propriété de la Couronne : vente de terres indiennes

Par Catherine Butler

Les archivistes de référence à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) doivent souvent aider les chercheurs à trouver des titres de propriété pour la vente de terres indiennes. Au fil des ans, nous avons constaté qu’une certaine confusion entoure ces documents. Quelle est leur nature exacte? Lesquels sont conservés à BAC? Et comment les trouver? J’espère pouvoir dissiper un peu cette confusion.

De quoi s’agit-il?

Les titres de propriété des terres de la Couronne sont des instruments légaux émis lorsqu’un territoire appartenant à la Couronne (par exemple, une réserve des Premières Nations) est divisé et vendu à un particulier ou à une société. Au Canada, les réserves des Premières Nations sont considérées comme des terres de la Couronne, parce qu’elles appartiennent à la Couronne et sont détenues en fiducie par celle-ci. BAC possède un certain nombre de titres de propriété émis depuis 1763 pour la vente de terres indiennes; toutefois, la plupart sont conservés par les archives provinciales.

Qui a émis les titres de propriété pour les terres indiennes?

Jusqu’en 1845, ce sont les secrétariats provinciaux du Haut et du Bas-Canada qui émettaient les titres de propriété pour les terres indiennes, sous le grand sceau de leur province. Après l’Acte d’Union de 1840 (entre le Haut et le Bas-Canada), cette responsabilité a été transférée au nouveau Bureau du registraire général mis en place pour la Province du Canada.

Avec la Confédération, en 1867, la vente des terres de la Couronne a été transférée aux provinces, à l’exception des terres détenues en fiducie pour les réserves des Premières Nations, sous la responsabilité fédérale du Bureau du registraire général (ce dernier étant chargé d’émettre les titres de propriété pour les terres indiennes au Canada).

En 1886, cette responsabilité a été transférée au ministère des Affaires indiennes, qui l’a conservée jusqu’en 1951. Depuis, les titres de propriété des terres indiennes sont sous la responsabilité du Registraire général du Canada. Notons cependant que le dernier titre de propriété d’une terre indienne a été émis en 1990.

Quels documents sont conservés à BAC?

Les titres de propriété des terres indiennes conservés à BAC se retrouvent dans plusieurs fonds, notamment le fonds du ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada (RG10) et celui du Registraire général (RG68); par conséquent, il n’est pas toujours facile de les repérer. Voici la liste des titres de propriété de terres indiennes détenus par BAC.

DATES RÉGION RÉFÉRENCE
De 1700 au 30 juin 1867 Québec / Bas-Canada / Canada-Est et Haut-Canada / Canada-Ouest RG 68, Index des concessions et des baux spéciaux, des concessions de la Compagnie du Canada (MIKAN 192543)
De 1763 au 2 septembre 1845 Québec / Bas-Canada / Canada-Est MG 8 – A26, Livres du Registre provincial pour le Québec, le Bas-Canada et le Canada-Est (MIKAN 107245)
De 1773 au 2 septembre 1845 Québec / Bas-Canada / Canada-Est RG 68, vol. 893, bobine C-2883, Index-clé pour l’index général (MIKAN 1336273)
De novembre 1842 au 23 septembre 1865 Nouvelle-Écosse RG 10, vol. 459-461 et 1718, bobines C-13329 et C-13330, Documents de la Nouvelle-Écosse (MIKAN 159097)
Du 3 septembre 1845 au 30 juin 1867 Canada-Est et Canada-Ouest RG 68, Index des terres indiennes et des terres de l’artillerie (MIKAN 192544)
Du 1er juillet 1867 au 31 octobre 1886 Canada RG 68, Index des terres indiennes et des terres de l’artillerie (MIKAN 192544)
Du 1er novembre 1886 au 1er juillet 1951 Canada RG 10, vol. 10923-10999, 13267 et 14108, Titres de propriété foncière (MIKAN 133563)
Du 1er août 1951 au 2 février 1990 Canada RG 68, BAN 2000-01430-5, boîte 1–51, Index/Registres (MIKAN 181720)

Note : Les titres de propriété émis par le Secrétariat provincial du Haut-Canada entre 1793 et 1845 sont conservés dans les archives provinciales, tout comme les documents concernant les ventes de terres indiennes en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick avant la Confédération.

De quelles informations ai-je besoin pour trouver un titre de propriété sur une terre indienne?

Les informations suivantes sont requises :

  • le nom du détenteur du titre de propriété
  • la date de l’émission du titre
  • la localisation du lot
  • le numéro du titre (pas obligatoire, mais très utile)

Catherine Butler est archiviste de référence à Bibliothèque et Archives Canada

Nouveaux ajouts au Gramophone virtuel!

par Margaret Ashburner

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est heureux de présenter la liste des nouveaux enregistrements numérisés tirés de notre collection de disques 78 tours. Ces enregistrements du début du XXe siècle regroupent le travail de divers musiciens, interprètes, compositeurs et éditeurs canadiens. Au cours des prochains mois, nous vous présenterons les nouveaux enregistrements en six volets.

Chansons francophones

Notre premier lot de chansons nouvellement numérisées inclut diverses chansons de langue française. Les dates de diffusion de ces chansons vont de 1918 à la fin des années 1930 et reflètent l’arrivée massive d’immigrants francophones au Québec, et à Montréal en particulier. L’explosion de la population francophone a amené d’importants développements artistiques pour le Canada, y compris la musique populaire francophone, dont voici un bref échantillon :

Photographie en couleur d’une étiquette circulaire noire au centre d’un disque 78 tours. En lettres dorées, on peut lire : « His Master’s Voice. Victor. Y-A des loups (Quentin-de Bexeuil). Georges Beauchemin. 263510-A ».

Étiquette du disque Y-A des loups de Georges Beauchemin; image de Bibliothèque et Archives Canada (AMICUS 31386448)

Photographie en couleur d’une étiquette circulaire noire au centre d’un disque 78 tours. En lettres dorées, on peut lire « Starr, Tenor, Avec piano, A SON CHEVET (Fyscher), LUDOVIC HUOT (Au piano : J. Allan McIver). 15929-A ».

Étiquette du disque À son chevet de Ludovic Huot; image de Bibliothèque et Archives Canada(AMICUS 31394570)

Interprètes en vedette

Georges Beauchemin, baryton

Georges Beauchemin est un des premiers exemples intéressants de ce que la technologie d’enregistrement pouvait apporter aux musiciens. Il possédait une voix de baryton léger qui ne lui aurait pas permis de présenter des spectacles solos ou d’interpréter des rôles d’opéra. Les nouvelles technologies d’enregistrement permettaient toutefois aux voix moins puissantes d’interprètes d’être enregistrées et amplifiées.

Hector Pellerin, baryton

Image en noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un smoking.

Hector Pellerin, photographie tirée du Gramophone virtuel(AMICUS 2653974)

Hector Pellerin était un musicien polyvalent qui a commencé sa formation au piano et à l’orgue, mais qui s’est rapidement tourné vers la musique populaire en devenant accompagnateur de films muets. Il a continué à occuper diverses fonctions dans le domaine de la musique avant de décrocher, à 29 ans, son premier contrat d’enregistrement. Il a enregistré plus de 140 cylindres gravés à la cire et disques 78 tours.


Margaret Ashburner est la bibliothécaire des collections spéciales de musique à Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juin 2017

À ce jour, 450 355 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 7646. Dernier nom : Patterson.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Images du Québec maintenant sur Flickr

Le Québec est la plus vaste province canadienne. Elle est délimitée par l’Ontario à l’ouest, par Terre-Neuve-et-Labrador à l’est et par le Nouveau-Brunswick au sud. Les Premières Nations du Québec se divisent principalement en trois groupes, parlant chacun leur langue : les Algonquins, les Inuits et les Iroquois. L’arrivée de Jacques Cartier en 1534, puis de Samuel de Champlain en 1608, marque le début des premières interactions entre les Premières Nations et les Européens. Champlain établit un fort à Québec, où s’installent les colons français. Toutefois, en 1763, les territoires français en Amérique du Nord sont cédés par traité aux Anglais. La Nouvelle-France devient alors la province de Québec.

Photographie en noir et blanc de gens sur des toboggans glissant la piste tandis que d’autres personnes montent la cote.

Glissade, Québec (Québec) (MIKAN 3387443)

En 1774 est établi l’Acte de Québec : la province dispose dorénavant de sa première charte de droits, qui ouvre la voie à la reconnaissance de la culture et de la langue françaises. À compter de 1791, la province porte le nom de Bas-Canada. Après la rébellion de 1837, elle est fusionnée avec le Haut-Canada et renommée Canada-Est en 1841.

Cette fusion vise l’assimilation des Canadiens français par les Anglais, plus nombreux dans le Haut-Canada. Mais cela ne se produira pas : en 1848, la colonie obtient l’autonomie gouvernementale, et son identité canadienne-française est prise en compte dans le cheminement vers la Confédération. En 1867, le Canada-Est redevient la province de Québec et se joint à la Confédération canadienne.

Le saviez-vous ?

  • Le Québec est la seule province où le français est l’unique langue officielle.
  • Pendant les années 1960 et 1970 a lieu au Québec la Révolution tranquille, une période de changements majeurs sur les plans social, politique et culturel.

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Des photographies de la Première Guerre mondiale dans des fonds privés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Rebecca Murray

A.F. Duguid, un des premiers historiens militaires canadiens, a remarqué pendant ses recherches sur les séquelles de la Première Guerre mondiale qu’il « est impressionnant de voir à quel point les documents historiques les plus utiles sont encore en possession de particuliers » [traduction]. (Clio’s Warriors par Tim Cook, page 79)

Les photographies tirées de la collection photographique du Bureau canadien des archives de guerre (numéro d’acquisition 1964-114) sont représentatives de la vie des soldats durant la Première Guerre mondiale et des tâches qu’ils accomplissaient. Puisque bon nombre des photographies ont été numérisées et mises en ligne, les chercheurs s’en servent largement.

Cela dit, de nombreux chercheurs se présentent aux bureaux de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en quête d’images du conflit qui ne font pas partie des documents gouvernementaux officiels. Il s’agit là d’un parfait exemple de l’utilisation que l’on peut faire de nos fonds privés — les archives que des personnes ou des organisations ont données à BAC — en guise de complément par excellence aux documents gouvernementaux, car ils offrent une perspective différente d’un événement historique.

Le présent blogue met en valeur trois fonds tirés de nos collections, quoiqu’il y en ait beaucoup plus. Précisons que les références complètes sont fournies ci-dessous (en italique) de sorte que les chercheurs pourront commander facilement les documents aux fins de consultation, car ils n’ont pas tous été numérisés.

Collection W. L. Kidd, numéro d’acquisition 1974-137

Étendue : 405 photos

Description du contenu : Effectifs et activités à l’hôpital général canadien no 7, Étaples, en France (KIDD, W. L. 1974-137 SC 0333); des exemples de divers types de blessures subies par les soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale (KIDD, W.L. 1974-137 06221). (1916–1918)

Commentaires : Lancer des recherches au moyen du mot-clé « 1974-137 », à partir de la Recherche de fonds d’archives, pour lire les descriptions et voir les images numérisées, et ce, pour une partie de la collection.

Une photo noir et blanc montrant des soeurs infirmières avec des soldats dans une grande tente.

Des infirmières militaires prodiguant des soins à des soldats dans la tente réservée aux pansements, à l’hôpital général canadien no 7 (1917). Mention : W.L. Kidd (MIKAN 3603386)

Collection Margaret D. Cooke, numéro d’acquisition 1989-248

Étendue : 57 photos

Description du contenu : Corps du service de santé militaire canadien en Angleterre durant la Première Guerre mondiale, y compris les effectifs du 21e Bataillon; château de Saltwood; des soldats, dehors, devant la porte de la cuisine; hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught sur le domaine Cliveden, à Taplow; hôpital de la Nouvelle-Zélande no 2 à Walton-on-Thames; Moore Barrack, Shorncliffe, dans le Kent; Mount Felix, à Walton-on-Thames. Photographies de guerre : char d’assaut détruit; tranchée; ville anéantie (COOKE, MARGARET D. 1989-248 04147).

Une photo noir et blanc d’une femme dans l’uniforme d’une sœur infirmière avec la cape, l’épinglette, le chapeau et les gants blanc.

L’infirmière militaire Beatrice Baker 1916 (MIKAN 3596850)

Fonds Anne E. Ross, numéros d’acquisition 1982-174 et 1965-041

Étendue : 1 588 photographies

Description du contenu : Document photographique illustrant […] des activités et des effectifs à l’hôpital militaire fixe no 3, Corps du service de santé militaire canadien, au Canada, en Angleterre et dans le théâtre d’opérations de l’Europe méditerranéenne basé sur l’île de Lemmos, 1915-1917; des photographies prises par E.R Owen des effectifs, des patients, du corps professoral, d’événements majeurs et de visiteurs à hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught, à Taplow, en Angleterre, 1915-1916; des photographies de la Première Guerre mondiale (ROSS, ANNE E. 1982-174 05618, ROSS, ANNE E. 1965-041 05680A).

Une photo en noir et blanc d’un groupe de femme assise sur des chaises longue avec des couvertures. Trois des sœurs portent des pardessus foncés tandis qu’une autre en porte un manteau pale. Un soldat peut être entrevue dans le milieu du groupe

Des infirmières militaires assises sur le pont d’un navire avec un soldat, 1916. Mention : Anne E. Ross (MIKAN 3195179)

 

Si vous désirez découvrir ces photographies ou d’autres images conservées dans des fonds privés à BAC, veuillez communiquer avec nous au moyen du formulaire électronique.


Rebecca Murray est une archiviste de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

Conservateur invité : J. Andrew Ross

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Une page sur Joliette, au Québec – premier recensement du Canada, 1871

Vous avez remarqué l’entrée d’Adolphe Perrault? En 1871, être voyageur est un gagne-pain! Au fil du temps, les recensements sont devenus la base de la politique sociale et de nombreux programmes qui définissent l’identité canadienne.


Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

Depuis l’intendant Jean Talon, qui ordonne le premier recensement de la population européenne en Nouvelle-France en 1665-1666, les fondateurs du Canada moderne veulent connaître les aspects démographiques, sociaux et économiques des populations. BAC possède de nombreux documents sur les recensements, notamment une collection de microfilms presque complète des formulaires remplis à la main par chacun des énumérateurs (comme on appelait les recenseurs à l’époque) ayant fait du porte-à-porte, en 1871, pour recueillir de l’information dans le cadre du premier recensement après la Confédération.

Les énumérateurs devaient remplir jusqu’à neuf tableaux portant sur les caractéristiques de la population, les décès, les activités économiques, etc. Le recensement canadien se distingue par une question du tableau 1 (Dénombrement des vivants) demandant de l’information sur les origines, une question importante dans un pays composé de quatre provinces et d’une grande diversité de cultures, où il y a des tensions politiques entre deux groupes linguistiques majeurs.

Qu’entendait-on par « origines »? Le manuel donnant les directives pour les énumérateurs ne fournit pas beaucoup de détails, seulement quelques exemples : « L’origine des familles et des individus doit‑être inscrite telle que donnée par le chef de famille ou la personne interrogée comme suit : Anglaise, Irlandaise, Écossaise, Africaine, Sauvage, Allemande, Française etc. ». Sauf quelques exceptions (Sauvages, Métis, Indous et Juifs), les réponses acceptées correspondent aux pays d’origine plutôt qu’aux cultures.

Ironiquement, lors du premier recensement national, la réponse « Canadien » ne constitue pas une option parce que les auteurs des questions veulent distinguer clairement les Français, les Anglais et les autres groupes. Permettre de répondre « Canadien » aurait pu réduire la taille d’un groupe et avoir des conséquences néfastes pour la représentation politique et la fierté culturelle.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Cette caricature astucieuse tirée du Canadian Illustrated News du 6 mai 1871, que BAC possède dans sa collection, montre comment la question sur les origines pourrait donner lieu à des conversations plutôt comiques :

Énumérateur : « De quelles origines êtes-vous, Madame? »

Dame : « Nous sommes Canadiens, bien sûr! »

Énumérateur : « L’origine canadienne ne fait pas partie des options. »

Dame : « Alors suivez la théorie de Darwin et inscrivez que nous descendons des singes! »

Caricature en noir et blanc montrant un énumérateur qui parle à une femme assise à un bureau.

Caricature du Canadian Illustrated News (AMICUS 133120) représentant une conversation possible sur le premier recensement (numéro du 6 mai 1871, page 288, e011180501)

Il ne s’agit pas seulement d’une bonne blague, mais aussi d’une observation perspicace. Après tout, que sont les origines d’une personne? Jusqu’où faut-il remonter? Puisque le lieu de naissance n’est pas pris en compte (il est consigné séparément), s’agit-il de l’héritage culturel du père ou de la mère? Pourquoi les personnes dont la famille réside au pays depuis des siècles ne peuvent-elles pas être considérées comme Canadiennes dans le cadre du recensement?

Selon les directives, l’énumérateur de la caricature aurait été en droit d’inscrire « primate ». Dans la pratique toutefois, les entrées sont vérifiées avant le comptage, et changées lorsqu’elles sont jugées inappropriées. C’est ainsi que des milliers de personnes se décrivant comme Canadiennes (ou Américaines) se sont vu attribuer une autre origine, habituellement fondée sur leur nom de famille. Lorsque les résultats sur l’origine ont été publiés, à l’automne 1871, « Canadien » n’était pas une catégorie.

Au 20e siècle, l’origine commence à porter moins sur la nationalité d’une personne que sur sa culture, un concept qui a pris le nom d’« ethnicité ». Dans ce contexte, les questions sur l’origine incluses dans les recensements visaient à connaître l’ethnie du premier ancêtre paternel venu s’établir au Canada.

Cette idée ne convient pas à tout le monde. Par exemple, le 13e premier ministre du Canada, John George Diefenbaker, était fier de son héritage ethnique mixte et encore plus fier de ne pas l’avoir dévoilé aux recenseurs. Dans ses mémoires, il écrit (ne vous gênez pas pour ricaner) :

« Je ne me suis jamais inscrit comme le demandaient les recensements. Je suis Canadien, et c’est comme tel que je m’inscris. Quand j’étais premier ministre, je me suis assuré que le recensement de 1961 contenait la question “Êtes-vous Canadien?”. Même si les libéraux et les bureaucrates en place désapprouvaient le changement et l’ont annulé quand j’ai quitté le pouvoir, des centaines de milliers de Canadiens ont répondu affirmativement à cette question, avec une grande fierté. » [traduction]

La question de Diefenbaker n’a pas remplacé celle sur les origines, qui a continué d’être posée, mais elle pourrait avoir mené au changement officiel de politique survenu en 1971 – 100 ans après le premier recensement. Ce changement a permis de répondre « Canadien » à la question sur les origines (laissant le recenseur consigner cette réponse sans qu’elle soit changée). Seulement 71 000 personnes se sont dites Canadiennes cette année-là, mais ce nombre a crû rapidement au cours des quarante années suivantes. En 2011, plus de 10 millions de personnes ont répondu « Canadien », et 6 millions d’entre elles n’ont mentionné aucune autre origine. Le recensement de 2016 demandait : « Quelles étaient les origines ethniques ou culturelles des ancêtres de cette personne? » Nous saurons bientôt combien de personnes souhaitent maintenant être comptées parmi les Canadiens dans le cadre du recensement.

Biographie

Une photo en couleur d'un homme debout devant un tableau.J. Andrew Ross est archiviste à la Direction générale des documents gouvernementaux de BAC.

Les cylindres : nos plus vieux enregistrements sonores

Par Margaret Ashburner

La collection d’enregistrements audio de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est fascinante à bien des égards, notamment parce qu’elle témoigne à la fois de l’histoire de la musique canadienne et de l’évolution des techniques et supports d’enregistrement du son. Les technologies audio ont progressé rapidement au cours du siècle dernier, allant du cylindre de cire au numérique. Il y aurait beaucoup à raconter sur les techniques d’enregistrement, mais également sur les supports utilisés.

La collection audio de BAC remonte à la toute première technologie d’enregistrement mise au point à la fin du 19e siècle. Le plus ancien support conçu pour la production est le cylindre phonographique. Les cylindres étaient fabriqués en divers matériaux, mais ils avaient tous sensiblement la même forme.

Une photographie couleur de mains tenant un cylindre bleu foncé couvert de sillons. La boîte en carton du cylindre se trouve à l’arrière-plan.

Exemple d’un cylindre Blue Amberol de la marque Edison.

Les cylindres sont gravés de fins sillons à l’extérieur, exactement comme ceux d’un disque vinyle. L’enregistrement peut être lu par un appareil qui fait tourner le cylindre pendant qu’une aiguille trace les sillons. Les vibrations qui en résultent sont ensuite amplifiées. Cette vidéo sur YouTube montre un cylindre en action : notez bien que l’aiguille est fixe et que c’est le cylindre qui bouge, contrairement à un tourne-disque où c’est l’aiguille qui bouge alors que le disque reste fixe. Les premiers cylindres sont faits de cire. Ils produisent un son de bonne qualité, mais sont plutôt fragiles. Plus tard, les cylindres seront fabriqués en plastique, certains en couleurs pour leur donner une apparence distinctive (Roll Back the Years, p. 32).

Une photographie couleur d’un cylindre de cire que l’on retire de son contenant protecteur en carton, en le soulevant à l’aide d’une corde attachée à l’intérieur du cylindre. Le mot « Concert » est imprimé sur le contenant en lettres majuscules; au-dessus, en plus petits caractères, on peut lire « National Phonograph Co, New York, U.S.A. » et en dessous, « Made at the Edison Laboratory, Orange, N.J. » [Fabriqué au laboratoire Edison, Orange, N. J.].

Un exemple de cylindre de cire et son contenant cylindrique en carton.

Même si la qualité sonore produite par les cylindres ne peut rivaliser avec celle des enregistrements numériques d’aujourd’hui, il faut se rappeler qu’à l’époque il n’y avait pas d’autre moyen de reproduire le son. Les ménages qui achetaient un appareil et des cylindres Edison pour la première fois n’avaient jamais pu entendre de musique à la maison autrement que par une interprétation en personne. On imagine à quel point ce devait paraître magique d’avoir sous la main un appareil permettant d’écouter de la musique en tout temps, alors qu’auparavant on ne pouvait le faire qu’en assistant à un concert ou à un spectacle d’amateurs.

Les défis posés par le cylindre

En raison de la petite taille du cylindre et de sa surface restreinte, les enregistrements ne pouvaient pas être bien longs; en général, les pièces ne duraient pas plus que deux à quatre minutes. Cette contrainte limitait le choix des pièces pouvant être jouées et influençait souvent le tempo de l’interprétation. Ces deux versions de la ballade « The Holy City » sont interprétées par le ténor canadien Henry Burr : la première version dure deux minutes et la seconde quatre minutes. Dans les deux cas, Burr adopte un tempo très élastique, mais relativement constant d’un enregistrement à l’autre. Dans la première version, il s’ajuste au format du plus petit cylindre en abrégeant la chanson et en omettant plus que la moitié de la musique. Une bonne partie du récit poétique est perdu dans cette version, mais le format du cylindre impose ces coupures.

Une photographie couleur montrant un lecteur de cylindre avec un cylindre Blue Amberol passé sur un tube horizontal, ainsi qu’une aiguille oscillant au-dessus du cylindre.

Un lecteur de cylindre de cire moderne.

Ces contraintes de temps d’enregistrement ont influencé de manière importante les compositions de musique populaire à l’époque; elles sont à l’origine de la tendance encore très forte aujourd’hui de produire des « chansons à succès » de trois à cinq minutes.


Margaret Ashburner est bibliothécaire de collections spéciales (musique) à la Direction générale du patrimoine publié.

Images de l’Île-du-Prince-Édouard maintenant sur Flickr

Des trois provinces maritimes du Canada, l’Île-du-Prince-Édouard est la plus petite. Elle est séparée du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse par le détroit de Northumberland. Lorsque Jacques Cartier y accoste, en 1534, les Micmacs et leurs ancêtres y vivent déjà depuis très longtemps. Cartier revendique le territoire en tant que partie de l’Acadie (l’une des colonies françaises d’Amérique du Nord). Au cours du 18e siècle, la guerre qui fait rage entre la France et l’Angleterre touche directement les insulaires, constamment menacés; plusieurs seront même déportés.

Une carte en couleur de l’Île du Prince-Édouard montrant les routes et les sites récréatifs sur l’île.

Carte de l’Île-du-Prince-Édouard indiquant les routes et les sites récréatifs (MIKAN 4125513)

En vertu d’un traité signé en 1763, l’Angleterre prend officiellement possession de l’île et la renomme St. John’s Island; par la suite, celle-ci connaîtra une importante vague d’immigration écossaise. En 1798, elle prend le nom d’Île-du-Prince-Édouard en l’honneur du prince Édouard, duc de Kent. Aux débuts de la Confédération canadienne, en 1867, elle hésite à se joindre au dominion en raison des conditions défavorables qui lui sont offertes, préférant plutôt examiner d’autres options pour son avenir. Quelques années plus tard, dans l’espoir de freiner l’expansion coloniale américaine, le Canada accepte de bonifier ces conditions et, en 1873, l’Île-du-Prince-Édouard devient la septième province canadienne.

Le saviez-vous?

  • C’est à l’Île-du-Prince-Édouard que se déroule le célèbre roman Anne… la maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery, native de l’endroit. Cette œuvre met en vedette une petite fille à la chevelure rousse, devenue l’un des personnages les plus célèbres de la littérature canadienne.
  • L’agriculture est le pivot de l’économie de l’Île-du-Prince-Édouard depuis ses débuts comme colonie. La province est reconnue pour ses abondantes récoltes de pommes de terre, qui subviennent au tiers des besoins du Canada.
  • Parce qu’elle a accueilli la conférence de Charlottetown en 1864 ‒ première étape vers la création de la Confédération canadienne ‒, l’Île-du-Prince-Édouard est considérée comme le berceau de la Confédération.

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