Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de décembre 2017

À ce jour, 532 447 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 9059. Dernier nom : Smith.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Conservatrice invitée : Katie Cholette

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Texte norvégien en rouge et en noir sur fond crème indiquant que le prix est décerné à Lester Bowles Pearson. Le texte est surmonté d’un lion rouge qui tient une hache au sommet d’une montagne bleue et ceinturé de vagues bleues comportant une étoile encerclée au sommet.

Le prix Nobel de la paix attribué au premier ministre Lester B. Pearson pour son rôle dans la création des Casques bleus de l’ONU, 1957. Conçu par Gerhard Munthe pour le Comité Nobel (MIKAN 4900031)

Pearson a remporté le prix Nobel pour avoir créé une force militaire neutre chargée de stabiliser les zones de conflit. Bien des Canadiens considèrent que le maintien de la paix est une caractéristique fondamentalement canadienne.


Parlez‑nous de vous.

Le graphisme m’a toujours intéressée. J’ai d’abord occupé un poste de graphiste et de typographe. Je me suis ultérieurement dirigée vers l’histoire de l’art, puis l’enseignement et maintenant l’archivistique. Bien que les documents textuels constituent l’essentiel de mon travail ces jours‑ci, je suis fréquemment fascinée par la gamme d’éléments attrayants sur le plan esthétique dans la collection de BAC.

Y a‑t‑il autre chose que, selon vous, les Canadiens devraient savoir à propos de cet élément?

Lester B. Pearson a remporté le prix Nobel pour son rôle dans la négociation du règlement pacifique de la Crise du canal de Suez en 1956. Cette crise est survenue lorsque Gamel Abdel Nasser, président de l’Égypte, a saisi puis nationalisé le canal de Suez (lequel à cette époque appartenait conjointement à la France et à la Grande-Bretagne), ce qui menaçait l’approvisionnement de l’Europe en pétrole. En représailles, la France, la Grande-Bretagne et Israël ont collaboré en secret pour attaquer la péninsule du Sinaï. Les États‑Unis et l’Union soviétique ont ensuite été entraînés dans le conflit, l’Union soviétique menaçant de recourir aux armes nucléaires contre les assaillants. M. Pearson, alors secrétaire d’État pour les Affaires extérieures et chef de la délégation du Canada aux Nations Unies, est intervenu pour contribuer à la création de la Force d’urgence des Nations Unies, laquelle a joué un rôle fondamental dans la désescalade du conflit.

Au cours de la cérémonie de remise le 10 décembre 1957 à Oslo (Norvège), le président du Comité Nobel Gunnar Jahn a déclaré que le prix était décerné à M. Pearson en raison de son sens de l’initiative, de sa vigueur et de sa persévérance dans les tentatives d’empêcher ou de limiter les opérations de guerre et de rétablir la paix dans des situations où il fallait agir avec rapidité, tact et sagesse pour empêcher l’agitation de se répandre et de dégénérer en une conflagration mondiale.

Bien que M. Pearson ait reçu le prix Nobel en 1957, le graphisme du certificat date du milieu du XXe siècle. Outre la calligraphie à la main, ce prix montre une lithographie réalisée par Gerhard Munthe en 1901, première année à laquelle le prix Nobel de la paix a été décerné. Peintre, dessinateur d’ornement et illustrateur norvégien, M. Munthe s’est inspiré d’un grand nombre des motifs artistiques de son pays natal. Ses œuvres s’inscrivent dans le Style romantique national, la version scandinave de l’Art nouveau de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Le Style romantique national, né en réaction contre l’industrialisation, a favorisé l’expression d’un nationalisme nordique fondé sur un intérêt renouvelé envers la mythologie nordique et les sagas norvégiennes. L’illustration au haut du certificat montre un lion qui tient une hache, symbole de pouvoir et de courage apparu dans l’art folklorique norvégien dès le XIIIe siècle. Ce symbole figure également dans les armoiries de la Norvège. Au sommet d’une frise ornementale de sapins stylisés, le lion se dresse fièrement au milieu d’un paysage nordique sauvage. Des aurores boréales tournoient au-dessus de sa tête, et l’image est surmontée de l’étoile Polaire. Le graphisme dans l’ensemble témoigne d’une délicatesse et d’une retenue, mais l’image n’en demeure pas moins très évocatrice.

Détail du certificat montrant un lion rouge qui tient une hache, au sommet d’une montagne bleue et ceinturé de vagues bleues et d’une étoile dans un cercle.

Détail du prix Nobel de la paix décerné à M. Pearson, révélant le lion sur le certificat (MIKAN 4900031)

Parlez‑nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Pearson porte un complet avec nœud papillon et tient un crayon dans sa main levée.

Lester B. Pearson tient un crayon prise le 11 août 1944 (MIKAN 3607934)

Un homme souriant, s’entretient avec un autre homme devant une fenêtre avec rideaux, les stores tirés. Les deux hommes sont en complet cravate.

Anthony Eden. Photo prise par le Studio Alexandra (MIKAN 3215249)

Une photographie de Lester B. Pearson en compagnie d’un autre des principaux protagonistes de la crise de Suez – sir Anthony Eden, premier ministre de la Grande-Bretagne – m’a tout particulièrement fascinée. Cette photo a été prise le 6 février 1956 à l’extérieur des édifices du Parlement à Ottawa par Duncan Cameron, un photographe d’Ottawa au service de Capital Press Limited (et le seul photographe contractuel canadien de Time Life Inc.). Le premier ministre Eden, qui connaissait M. Pearson depuis les années 1930, était en visite au Canada et venait tout juste de prononcer un discours à la Chambre des communes. Politicien de longue date réputé pour ses compétences dans les affaires publiques, M. Eden a succédé à Winston Churchill comme premier ministre du Royaume-Uni en 1955. Sur la photographie, les deux hommes semblent détendus et heureux; rien ne laisse présager l’éclosion d’un désaccord entre le Canada et la Grande-Bretagne quelques mois plus tard, après la collaboration de M. Eden avec la France et Israël pour envahir l’Égypte. Par la suite, M. Pearson allait remporter le prix Nobel de la paix, devenir le 14e premier ministre du Canada, et se forger une réputation en matière de diplomatie internationale, tandis que la popularité de M. Eden allait dégringoler, après quoi ce dernier, malade, remettrait sa démission en février 1957. Remarque intéressante : le photographe, Duncan Cameron, allait ultérieurement entrer au service des Archives publiques du Canada, où il est devenu conservateur des photographies de la collection de photographies des Archives nationales. BAC détient son fonds, lequel comporte 175 000 imprimés, négatifs et diapositives.

Biographie

Katie Cholette est archiviste à la section Gouvernance et affaires politiques. Elle œuvre actuellement dans les secteurs des établissements militaires privés et extérieurs à la Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada. Elle possède un grade de premier cycle en histoire de l’art, un grade de maîtrise en histoire de l’art du Canada, et un grade de doctorat en études canadiennes. Auparavant, elle a occupé le poste de conservatrice des acquisitions et de la recherche et conservatrice des expositions au Musée du portrait du Canada (2007‑2008; 2011). Mme Cholette fut également titulaire de deux chaires de recherche en art canadien au Musée des beaux‑arts du Canada (2006; 2012‑2013), puis elle a donné des cours en histoire de l’art et en études canadiennes au Collège des sciences humaines de l’Université Carleton (depuis 2003). Elle a rédigé et publié des articles sur divers aspects de l’art, de l’architecture, de la culture et de l’identité; de plus, elle a collaboré à plusieurs projets de conservation et de recherche en tant que pigiste. Durant ses études à l’Université Carleton, Mme Cholette allait souvent au pub Mike’s Place, fréquenté par les étudiants de cycle supérieur et nommé en l’honneur de Lester B. Pearson.

Portraits sur fer: ferrotypes de Bibliothèque et Archives Canada – une exposition au Musée des beaux-arts du Canada

Par Jennifer Roger

Mise au point en 1855, la ferrotypie est rapidement devenue un procédé photographique incontournable grâce auquel les gens pouvaient vivre l’expérience de la photographie.

Les ferrotypes sont des images positives directes, ce qui signifie qu’il n’y a pas de négatifs. Réalisés sur une mince feuille de métal recouverte d’un vernis ou d’un émail noir, puis enduite d’une émulsion de collodion, les ferrotypes constituent l’un des procédés photographiques les plus durables. Largement répandus dans les musées et les collections personnelles, ils sont des témoins privilégiés de la vie au XIXe siècle.

Beaucoup moins dispendieux que les daguerréotypes, les ferrotypes sont devenus le choix privilégié des personnes qui souhaitaient se voir immortaliser sur un portrait. Les studios de photographie offraient des ferrotypes pour, tout au plus, quelques sous. La facilité de leur traitement augmentait leur portabilité. Ainsi, de nombreux studios mobiles ont vu le jour et ont pu étendre leurs services dans les foires extérieures et les destinations touristiques. Les ferrotypes étaient utilisés pour illustrer des scènes et événements de la vie à l’extérieur. Ce nouveau support offrait au public un moyen accessible de saisir les ressemblances, et il a servi de catalyseur pour faire entrer la photographie dans la culture populaire.

Portrait en noir et blanc, coloré à la main, d’une femme en position assise.

Portrait d’une femme assise, possiblement de la famille Boivin, milieu du XIXe siècle (MIKAN 3262334)

En raison de leur coût abordable et de leur facilité de production, les ferrotypes étaient attrayants pour la classe moyenne et la classe ouvrière. La transition de l’environnement contrôlé des studios vers les paysages extérieurs a donné lieu à une prolifération de photographies de scènes inédites de la vie au XIXe siècle, y compris des gens au travail, des rues, des immeubles et des structures, et même des images illustrant des scènes de bataille.

Une photographie en noir et blanc montrant cinq hommes en train d’assembler des boîtes en bois à l’intérieur d’un moulin.

Des hommes assemblant des boîtes à fromage à l’intérieur d’un moulin à Maberly (Ontario), milieu du XIXe siècle (MIKAN 3316695)

Une nouvelle exposition au Musée des beaux-arts du Canada présente une sélection de ces objets intrigants. Tirés de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, les ferrotypes ont été réalisés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de studios et offrent un aperçu fidèle de la vie au Canada au XIXe siècle.

L’exposition comporte plusieurs portraits réalisés en studio, notamment celui d’une femme non identifiée prenant la pose devant une toile de fond représentant les chutes Niagara. Les toiles de fond et les accessoires étaient largement utilisés au XIXe siècle dans les studios de photographie, bien sûr pour des raisons esthétiques, mais aussi comme moyens d’expression.

Comme les chutes Niagara étaient l’une des destinations touristiques les plus prisées au XIXe siècle, leur emploi comme toile de fond pouvait servir à exprimer le prestige ou un intérêt personnel à l’égard de l’attraction touristique. Si une personne ne pouvait se rendre sur le site convoité, la toile de fond pouvait représenter une solution de rechange acceptable. Par ailleurs, les toiles de fond nous donnent parfois des indices sur l’identité du studio de photographie.

Portrait en noir et blanc, réalisé en studio, d’une femme non identifiée se tenant debout à côté d’une clôture avec les chutes Niagara en toile de fond.

Portrait en studio d’une femme non identifiée se tenant debout à côté d’une clôture avec les chutes Niagara en toile de fond, milieu du XIXe siècle (MIKAN 3210905)

Les gens prenaient souvent la pose avec des objets personnels ayant une valeur sentimentale ou une importance professionnelle, de manière à refléter leur personnalité ou à bien exprimer ce qui était important à leurs yeux. Les modèles choisissaient des éléments qui, selon eux, les représentaient bien : des outils associés à leur métier, des instruments de musique, du matériel photographique, ou d’autre équipement. Connues sous le nom de portraits de métier, ces images sont des témoins révélateurs et intimes des visages d’autrefois.

Portrait en noir et blanc de deux jeunes hommes en position assise. L’un d’eux tient dans ses mains un violon et l’autre, un violoncelle.

Deux jeunes hommes assis, l’un tenant dans ses mains un violon et l’autre, un violoncelle, milieu du XIXe siècle (MIKAN 3262290)

Pour découvrir d’autres ferrotypes intrigants, visitez l’exposition Portraits sur fer: ferrotypes de Bibliothèque et Archives Canada présentée dans les salles d’art canadien et autochtone du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, du 12 décembre 2017 au 6 juillet 2018.


Jennifer Roger est conservatrice au sein de la section des expositions et des prêts de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de Canadiens d’origine japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale maintenant sur Flickr

Chronologie

7 décembre 1941 – Le Japon attaque Pearl Harbor, à Hawaï, aux États-Unis. Les forces japonaises envahissent aussi Hong Kong, la Malaisie et les zones avoisinantes, ce qui déclenche les affrontements du Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

8 décembre 1941 – Le Canada invoque la Loi sur les mesures de guerre et déclare que les Canadiens d’origine japonaise et les immigrants récents sont les sujets d’un pays ennemi qui doivent être dépouillés de leurs droits individuels et de propriété. Plus de 1 200 bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise sont confisqués au large de la Colombie-Britannique, à titre de mesure défensive contre les efforts de guerre du Japon dans le Pacifique.

 Photographie en noir et blanc de six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise, confisqués trois jours après l’attaque de Pearl Harbor et attachés à un plus gros bateau.

Six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise. Ils ont été rassemblés par la Réserve des pêcheurs de la Marine royale canadienne (Colombie-Britannique) (MIKAN 3623281)

14 janvier 1942 – Le Canada ordonne le rassemblement des hommes d’origine japonaise âgés de 18 à 45 ans en vue de leur déplacement vers la région intérieure de la Colombie-Britannique. Leurs biens personnels, comme les maisons et les voitures, sont saisis et vendus pour aider à payer leur détention dans les camps d’internement. Aucun Canadien d’origine japonaise ne peut posséder de radio, acheter d’essence ou pêcher pendant la guerre. Les personnes détenues après le 14 janvier sont envoyées dans des camps d’internement en Alberta.

Photographie en noir et blanc de trois Canadiens d’origine japonaise qui chargent un wagon à destination d’un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise chargeant un train qui se rend à des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624396)

24 février 1942 – C’est le début de l’internement à grande échelle des Canadiens d’origine japonaise. Au total, 21 000 Canadiens d’origine japonaise et immigrants récents sont envoyés dans des camps d’internement. À mesure que la guerre se prolonge, leurs droits et libertés seront de plus en plus restreints.

Photographie en noir et blanc de nombreuses familles de Canadiens d’origine japonaise à une aire de rassemblement. Elles prennent place à l’arrière de camions pour leur déplacement vers un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise dans la boîte de camions pour leur déplacement vers des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624392)

Du 2 septembre 1945 au 1er avril 1949 – La Deuxième Guerre mondiale prend fin en 1945, mais on oblige les Canadiens d’origine japonaise à rester dans les camps d’internement ou dans des régions éloignées des côtes canadiennes jusqu’en 1949. Le gouvernement du Canada offre à des personnes et familles un rapatriement au Japon, tandis que d’autres sont exemptées et peuvent rester au Canada. Plus tard, toutes les restrictions relatives au déplacement sont levées. Les Canadiens d’origine japonaise peuvent alors retourner dans les régions côtières de la Colombie-Britannique. Il n’y a pas de compensation pour la saisie des propriétés et l’internement forcé.

Photographie en noir et blanc de Canadiens d’origine japonaise se procurant des articles dans un magasin du camp d’internement de Slocan, en Colombie-Britannique. Un homme blanc portant un brassard les observe.

Canadiens d’origine japonaise achetant des articles au magasin d’un camp d’internement, Slocan (Colombie-Britannique) (MIKAN 3624388)

22 septembre 1988 – Après trente-neuf années de pressions exercées par les Canadiens d’origine japonaise touchés par les mesures prises par les dirigeants de l’époque en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, le gouvernement du Canada s’excuse officiellement et les indemnise.

Visitez l’album Flickr maintenant!

« Incitation à faire un potlatch »

Par Sevda Sparks

Le potlatch est une pratique cérémoniale axée sur le don que pratiquent les peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, au Canada comme aux États-Unis. L’interdiction des potlatchs, adoptée par le gouvernement du Canada en 1885, a été modifiée à de nombreuses reprises pour devenir de plus en plus rigoureuse, jusqu’à son abrogation en 1951. Les fonds de Bibliothèque et Archives Canada incluent une foule de documents sur les potlatchs, y compris des lettres et des pétitions traitant de l’interdiction de cette coutume ainsi que des efforts déployés pour la conserver. La correspondance de Billy Assu, chef des Kwakwakawakw, de William Halliday, agent des Indiens, et de Matthew Begbie, juge en chef de la Colombie-Britannique, est particulièrement intéressante à cet égard.

Photo noir et blanc d’un paysage de rue montrant des participants à un potlatch et des objets devant être donnés.

Potlatch, Alert Bay, Colombie-Britannique, juin 1907 (MIKAN 3368269)

Au plus fort de l’interdiction des potlatchs, en 1919, le chef Billy Assu écrit au surintendant adjoint des Affaires indiennes, J. D. Maclean, pour lui expliquer ce qu’est un potlatch, « notre ancienne coutume consistant à faire des dons ». Il décrit l’origine de la célébration et le souhait qu’elle soit conservée, affirmant :

« Nous savons tous que les temps changent. Autrefois, tout ce qui comptait, c’était les aliments, le poisson séché, les racines, les baies, les choses du genre. À l’époque, un chef prenait possession de tout cela et le distribuait à ceux qui n’avaient rien […] »

Le potlatch permet de s’accrocher à cette importante coutume culturelle malgré tous les changements. Assu fait également des commentaires généraux sur le potlatch dans la société autochtone :

« […] certains apprenaient à faire des canots, d’autres à chasser, d’autres à prendre du poisson, d’autres enfin à se procurer les matériaux dont nous faisions les vêtements, puis tout était réparti entre nous. C’est comme ça qu’ont commencé les festins où nous faisons des dons. »

L’article 149 de la Loi sur les Indiens, qui interdit les potlatchs, est difficile à appliquer, autant dans les faits que sur le plan juridique… Il est ardu de définir précisément dans la Loi en quoi consiste un potlatch, et de prouver que les Autochtones en organisent. En 1889, le juge en chef Begbie mentionne que la loi sur le potlatch a des lacunes en ce qui a trait à l’imposition d’une peine. Il affirme :

« […] si l’Assemblée législative comptait interdire toute réunion à laquelle on donne le nom de “potlatchˮ, elle aurait dû le dire clairement. Mais si l’intention était de créer une nouvelle infraction qui n’existait pas auparavant en vertu de la loi, il faut alors la définir dans la loi. »

La Loi est modifiée en 1895, et les agents sont tout particulièrement déterminés à poursuivre en justice les sujets d’« incitation à faire un potlatch », malgré le manque de preuves dans certains cas, comme le montre William Halliday, agent du sous-ministre adjoint et secrétaire J. D. McLean, à Ottawa. Ces méthodes visant à éliminer les potlatchs incluent l’organisation de réunions entre les agents et les dirigeants des Premières Nations, durant lesquelles les agents peuvent « leur lire l’article précis […] et donner les raisons pour lesquelles les potlatchs sont à condamner et doivent disparaître ». Les agents considèrent que cette tradition équivaut à du gaspillage et laissent les nations « dans un état proche de la pénurie ».

Après une réunion du genre, l’agent Halliday affirme :

« Hier et aujourd’hui, ils ont dans une certaine mesure enfreint cet article en tenant des cérémonies de deuil, qui consistent en partie à chanter des chants de deuil, et en partie à recevoir des dons des membres de la famille survivants, mais je ne suis intervenu d’aucune façon. »

De tels récits faits par des agents et d’autres responsables du Ministère illustrent une tentative de surveiller, de contrôler et de réprimer des aspects essentiels de la culture des Premières Nations, au-delà des potlatchs proprement dits. Cela se poursuit malgré les efforts déployés par les chefs autochtones pour expliquer aux représentants du gouvernement leur mode de vie et leurs coutumes.

Photo noir et blanc d’un groupe de participants à un potlatch et d’objets devant être donnés.

Potlatch, 1907 (MIKAN 3572940)

Le grand contraste entre la lettre du chef Assu, les remarques du juge Begie et le récit de l’agent Halliday permet de mieux comprendre la question de l’interdiction des potlatchs. La lettre d’Assu décrit ces cérémonies et leur importance en allant droit au but. Les commentaires de Begbie mentionnent la difficulté de tenter de contrôler des pratiques culturelles par des moyens législatifs. Le récit d’Halliday donne une idée de l’état d’esprit et des pratiques du gouvernement du Canada à l’époque. L’accès à cette multitude de points de vue fait ressortir l’importance des dossiers d’archives lorsque l’on fait des recherches sur des enjeux historiques complexes.

Ressources supplémentaires


Sveda Sparks a travaillé au point de service public de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada à l’été 2017 dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE).

Explosion d’Halifax : documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Valerie Casbourn

Le matin du 6 décembre 1917, deux navires, le Imo et le Mont-Blanc, entrent en collision dans la partie la plus étroite du port d’Halifax. Le Mont-Blanc est un navire de munitions en route pour rejoindre un convoi naviguant vers l’Europe déchirée par la guerre. La cargaison du Mont-Blanc prend feu et le navire explose 20 minutes plus tard. La déflagration pulvérise une partie de la ville, tuant près de 2 000 personnes, en blessant des milliers et provoquant des dégâts considérables à Halifax, à Dartmouth et dans la communauté micmaque de Turtle Grove. « L’explosion d’Halifax », comme on l’a surnommée, amène au Canada le danger et la destruction de la Première Guerre mondiale, et marque à jamais la ville d’Halifax.

Photographie en noir et blanc de quelques personnes marchant au milieu d’une rue dont les bâtiments sont détruits.

Dévastation causée par l’explosion d’Halifax. L’édifice à gauche était la fonderie Hillis & Sons (MIKAN 3193301)

Guide pour les documents sur l’explosion d’Halifax

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède divers documents témoignant de l’explosion d’Halifax, de ses conséquences, ainsi que des secours apportés aux victimes et des enquêtes menées après le désastre. Le premier outil de recherche à consulter est le guide thématique de BAC Explosion d’Halifax. Certains des documents listés dans ce guide ont été numérisés à partir de microfilms et sont accessibles sur le site Web Héritage. D’autres documents peuvent être consultés sur place à BAC.

Le guide présente d’abord la liste des documents relatifs au désastre et à ses conséquences, conservés par le gouvernement fédéral canadien. Cette liste comprend des documents tels que ceux de l’enquête officielle sur la collision entre le Mont-Blanc et l’Imo menée par le commissaire aux sinistres maritimes du Dominion (RG42, vol. 596 et RG42, vol. 597). On y trouve aussi la correspondance du censeur en chef de la presse en temps de guerre, Ernest J. Chambers (RG6, vol. 621, dossier 350, microfilm T-102), laquelle décrit l’urgent besoin de communiquer les nouvelles relatives au désastre avec exactitude, mais sans révéler aucune information sur les défenses du port d’Halifax.

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « 15 h 45. Télégramme envoyé à Geo. D. Perry? dir. gén. G.N.W. Telegraph Co, Toronto ON. Télégramme envoyé à J. McMillan, dir. C.P. Ry. Telegraphs, Montréal. Ottawa ON, 6 déc. 1917. Compte tenu des reportages contradictoires à l’étranger sur l’explosion d’Halifax, j’espère que le maximum est fait pour faciliter une transmission de tous les rapports de presse. Cela est plus que souhaitable d’un point de vue national. Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à G.N.W. Telegraph Co. et C.P. Ry. Telegraphs (T-102, Image 119)

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « Ottawa, 7 décembre 1917. C.O. Knowles, Toronto. En ce qui concerne les rapports sur le désastre d’Halifax, il est important que rien ne soit publié révélant des renseignements sur les défenses, la force et la disposition de la garnison, etc. Aucune information ne devra non plus être donnée sur les activités navales et les activités de transport au port durant la guerre. Aucune photographie d’Halifax et des environs prise depuis le début de la guerre ne devra être publiée. Il est souhaitable que les correspondants spéciaux envoyés à Halifax s’informent des exigences de la censure locale. Ernest J. Chambers. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à C.O. Knowles, Canadian Press Limited (T-102, Image 136)

Si vous cherchez des images, consultez l’album Flickr de BAC pour y découvrir des photographies numérisées, prises après l’explosion d’Halifax. BAC a également publié une description plus détaillée de l’explosion sur la page concernant la tragédie sur le front intérieur : explosion d’Halifax le 6 décembre 1917 (en anglais seulement).

 

Photographie en noir et blanc montrant une rangée de personnes fouillant les décombres des bâtiments détruits.

Conséquences de l’explosion d’Halifax (MIKAN 3193299)

Recherche d’autres documents

Vous trouverez d’autres documents relatifs à l’explosion d’Halifax en interrogeant la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés Halifax ET explosion OU désastre, ou en utilisant d’autres mots-clés associés au désastre. Vous pouvez ensuite limiter vos résultats de recherche par date ou par genre de document (photographies ou documents textuels).

Les documents conservés à BAC proviennent du gouvernement fédéral canadien ainsi que de personnes et d’organismes privés. Certains documents sont accessibles en ligne, d’autres peuvent être consultés sur place lors de visites en personne ou en commandant des reproductions.

Correspondance sur l’explosion d’Halifax : fonds Sir Robert Borden

Il y a beaucoup trop de documents relatifs à l’explosion d’Halifax pour les mentionner tous ici, mais la correspondance contenue dans le fonds Sir Robert Borden (MG26-H) raconte une petite partie de l’histoire. Sir Robert Borden était premier ministre du Canada et député d’Halifax au moment de l’explosion; ses archives comprennent des télégrammes transmettant entre autres des nouvelles du désastre, des messages de sympathie aux habitants d’Halifax et des offres d’assistance.

Pour trouver les documents sur l’explosion d’Halifax dans le fonds Sir Robert Borden, interrogez la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés MG26-H ET Halifax ET explosion. Vous pouvez aussi consulter les instruments de recherche du fonds Borden, accessibles en format PDF dans la section Instrument de recherche de la description du fonds (défiler vers le bas).

La majeure partie de la correspondance sur l’explosion se trouve dans le dossier « Désastre d’Halifax 1917-1918 » (MG26-H, vol. 89-90, pages 46309-47016, microfilm C-4325, disponible sur le site Web Héritage, à partir de l’image 301).

Télégramme de la Great North Western Telegraph Company of Canada, qui se lit comme suit : [traduction] « Moncton, N.-B., 6 déc. 1917. J.D. Reid, Ottawa. On signale qu’un navire chargé d’explosifs au quai six qui s’éloignait, vers 8 h 30 ce matin, a été percuté par un navire qui s’avançait, et il a pris feu. On a tenté de le couler avant qu’il n’explose mais on a échoué. Il a explosé à 9 h. On signale que la ville est en très mauvais état et qu’il y a beaucoup de dommages mais, les câbles télégraphiques et téléphoniques étant coupés, impossible d’obtenir des détails. Je donnerai plus d’information dès que j’en aurai. Le directeur général adjoint Brown se dirige vers Halifax par le « Special ». C.A. Hayes. »

Ce premier rapport sur le désastre a été envoyé à Ottawa à partir de Moncton parce que l’explosion avait endommagé les câbles télégraphiques et téléphoniques à Halifax et interrompu les communications avec la ville. (microfilm C-4325, image 321)

Télégramme de la Western Union qui se lit comme suit : [traduction] « RM Boston Mass. 7 déc. via Ottawa ON 8 1917. Robert Borden, premier ministre, Halifax, N.-É. D’après ce que vous savez des conditions à Halifax, que pouvons-nous faire immédiatement pour aider à soulager la détresse des habitants d’Halifax? La nuit dernière, un train de secours est parti d’ici à 10 h et devrait arriver à 20 h ce soir. Nous avons un bateau ici à votre disposition qui peut partir dimanche matin et arriverait à Halifax lundi matin. Peut-il s’amarrer? H.B. Endicot, président, Comité de secours Massachusetts-Halifax. »

Offre d’aide de Boston, envoyée à Sir Robert Borden par H.B. Endicott, président du comité de secours Massachusetts-Halifax. (microfilm C-4325, image 345)

Ressources connexes :


Valerie Casbourn est archiviste à la division Services régionaux et AIPRP de Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveau fonds d’archives – Ambassadeur Arthur R. Menzies

Par Patrick Latulippe

Aimeriez-vous découvrir l’extraordinaire histoire d’un Canadien né en Chine, qui est plus tard retourné en République populaire de Chine comme ambassadeur du Canada? Désirez-vous comprendre les subtilités et la profondeur des fonctions et activités des ambassadeurs du Canada à l’étranger?

Grâce à la récente acquisition du fonds Arthur R. Menzies par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), vous pouvez maintenant accéder à ce matériel exceptionnel. Les archives de ce diplomate ayant travaillé principalement en Asie et de ce haut fonctionnaire qui a représenté le Canada dans plus d’une dizaine de pays durant plus de 30 ans comprennent des milliers de lettres manuscrites relatant sa vie personnelle et professionnelle.

Photographie en noir et blanc montrant trois garçons sur des vélos.

Le jeune Arthur Menzies en Chine, à vélo (à gauche). Vacances d’été à Pei Tai Ho, Chine, 1930-1935 (MIKAN 4976252)

Ces archives, soigneusement conservées par la famille Menzies durant plus d’un demi-siècle, permettront aux chercheurs de découvrir les détails de la fabuleuse vie et carrière de Son Excellence l’Ambassadeur Menzies.

Notice biographiqueExemples intéressants de matériel archivistique présent dans le fonds

Carnets de voyage autour du monde

La famille Menzies part à la découverte du monde en 1928. Cette aventure inspirante est décrite avec beaucoup de détails dans les carnets de voyage autour du monde tenus par la mère, Annie Menzies, et par les trois enfants de la famille : Arthur, Frances et Marion Menzies. Cette partie du fonds permet de comprendre l’origine des premières aventures extraordinaires d’Arthur Menzies à l’international. Il est ensuite pertinent d’interpréter ces expériences en lien avec les responsabilités de l’ambassadeur Menzies en Asie, en Océanie et en Europe.

Photo en couleur montrant deux pages d’un journal personnel.

Deux pages du carnet de voyage autour du monde d’Annie Menzies, 1928 (MIKAN 4976256)

Correspondance

Une des séries les plus intéressantes de ce fonds est sans contredit la série correspondance. Elle comporte plus de dix boîtes de correspondance (plus de deux mètres de lettres, chaque boîte comprenant des centaines de lettres!) en provenance ou à destination de la famille Menzies. Cette correspondance permet aux Canadiens de découvrir la complexité des relations amicales et familiales lorsque le travail dans des postes diplomatiques amène une partie de la famille à l’étranger, alors qu’une autre partie reste au Canada. L’évolution de ces relations dans le temps, par exemple lorsque les enfants sont plus grands et ne suivent plus les parents dans les postes à l’étranger, est passionnante. On peut aussi sentir l’attachement à l’égard des amis qui résident loin de la famille Menzies durant plusieurs années. La correspondance est riche et constante avec plusieurs amis, collègues et membres des familles Redpath, Menzies, Sedgwick et Skelton. Enfin, la période de 1965 à 1972 a même fait l’objet d’un livre, Australia & the South Pacific, Letters Home, 1965-1972, publié par Arthur R. Menzies en 2009. Des sources qui combleront sans aucun doute les chercheurs les plus méticuleux!

Une lettre dactylographié parlant de détails vis-à-vis un prochain déménagement.

Une lettre personnelle d’Arthur Menzies à Mme Skelton, sa belle-mère (MIKAN 4976262)

Australie et Pacifique Sud

L’ambassadeur Menzies a aussi été représentant du Canada à l’étranger à des moments clés de l’histoire. Par exemple, il était haut-commissaire en Australie lorsque les îles Fidji ont obtenu leur indépendance du Royaume-Uni. M. Menzies est alors devenu de facto le premier haut-commissaire du Canada aux Fidji, en plus de garder son poste pour l’Australie et d’entretenir des liens avec d’autres colonies britanniques de la région qui obtiendront leur indépendance plus tard dans les années 1970, comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon.

Photographie en couleurs d’un homme portant un short, une chemise et des sandales. Une caméra munie d’une courroie pend à son cou. Il se tient debout à côté d’un homme qui porte un short et un masque élaboré.

Kenneth Menzies (à gauche) avec un homme masqué en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 5 juillet 1967 (MIKAN 4976273)

Chine et Vietnam

M. Menzies est nommé ambassadeur du Canada en Chine et au Vietnam en 1976, probablement le poste le plus important de sa carrière. Sa maîtrise du mandarin et son expérience ont sans doute fait pencher la balance. Pour M. Menzies, ce poste marque un retour à son pays natal. La série du fonds d’archives couvrant cette période est aussi riche en photographies. Elle documente les dizaines de visites de Madame et Monsieur Menzies aux quatre coins de ces pays.

Photographie en noir et blanc de deux hommes qui se saluent. L’un des deux hommes tient un bout de papier et le tend à l’autre. Un homme se trouvant à l’arrière-plan regarde la scène.

L’ambassadeur Menzies présentant ses lettres de créance à un représentant de la Chine, 1976 (MIKAN 4976275)

Sans oublier…

Arthur R. Menzies a aussi écrit de nombreux livres et articles, principalement sur sa vie à titre d’ambassadeur. Le fonds largement accessible à tous nous permettra de consulter des notes et ébauches qui ont mené aux publications finales.

Le fonds est aussi extraordinairement riche en photographies (5 103 photos : 1 300 en noir et blanc et 3 803 en couleurs), ce qui permet de découvrir des régions et coins de pays difficilement accessibles encore aujourd’hui comme les îles Fidji et la Birmanie (le Myanmar). Ces supports visuels sont souvent datés et annotés. Une recherche approfondie peut donc mener aux itinéraires précis des missions de représentation du Canada menées par l’ambassadeur partout dans le monde.

En conclusion, il est maintenant possible d’approfondir nos recherches sur ce personnage clé de l’histoire diplomatique du Canada du 20e siècle, grâce à son fonds d’archives offrant un large éventail de matériel conservé à Bibliothèque et Archives Canada. L’invitation est donc lancée!


Patrick Latulippe est archiviste à la Direction des archives privées de science et de gouvernance à Bibliothèque et Archives Canada.

Bibliothèque et Archives Canada, en collaboration avec le CRSH, présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, Canada 150 : réfléchir et réinventer

Image en couleur d’une feuille d’érable blanche sur fond rouge et ayant des flèches pointant vers la droite.À l’occasion du 150e anniversaire du Canada, nous repensons à notre histoire avec une immense fierté, mais nous y posons aussi un certain regard critique.

Dans cette émission, Canada 150 : réfléchir et réinventer, nous avons fait équipe avec le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) pour parler du Canada de demain et examiner de quelle manière l’étude de notre histoire peut nous aider à prendre des décisions éclairées pour les années à venir. Soyez des nôtres! Venez entendre les propos de M. Chad Gaffield, historien de renom et ancien président du CRSH, et rencontrer des universitaires et des chercheurs de partout au pays qui nous présentent leur vision du Canada de demain.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

La préservation numérique à la croisée des chemins

 par Faye Lemay

Saviez-vous que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède, en plus de photos, livres, peintures et manuscrits, toute une collection de matériel numérique? En effet, en tant que gardiens du patrimoine documentaire canadien, nous devons veiller à ce que notre contenu numérique et analogique soit accessible et utilisable.

Imaginez que vous avez créé un fichier en WordPerfect en 1996, que vous l’avez sauvegardé sur une disquette et que vous souhaitez ouvrir ce fichier aujourd’hui. Trois scénarios sont possibles : 1) vous n’avez pas de lecteur de disquette, 2) vous avez un lecteur de disquette, mais il ne fonctionne plus, ou 3) vous n’avez pas le logiciel nécessaire pour ouvrir le fichier en WordPerfect. Maintenant, imaginez cela à une échelle bien plus grande, soit des milliers de types de fichiers créés par des fonctionnaires du gouvernement fédéral, de simples citoyens canadiens, des éditeurs, etc., qui ont été sauvegardés sur une multitude de types de systèmes, disquettes et ordinateurs.

Photographie en couleur d’une enveloppe contenant divers types de disquettes.

Disquettes de la collection Patrimoine publié.

C’est le lot quotidien de BAC.

Les collections numériques sont vulnérables par nature à la dégradation et à la décomposition, à un rythme bien plus rapide que le papier. Pour garantir que le matériel durera des centaines d’années, les spécialistes de la préservation numérique doivent surveiller le matériel numérique utilisé et intervenir pour prévenir les pertes. Ils surveillent les types de formats de fichier qu’utilisent les gens (PDF ou WPD, par exemple), planifient en vue des changements de technologie et créent de multiples copies qui sont sauvegardées dans des chambres fortes à température ambiante contrôlée. Nous vérifions également que le contenu des fichiers n’a pas changé au fil du temps. Étant donné la rapidité des changements technologiques, nous devons toujours prévoir bien à l’avance afin de prévenir la perte de ces collections précieuses.

Photographie en couleur d’un tiroir de classeur contenant des centaines de boîtiers de CD.

Un petit échantillon de la collection de musique sur CD, qui compte plus de 70 000 titres.

Pour BAC, la croisée des chemins numériques a lieu maintenant. Nous vivons dans une ère où la taille des collections numériques dépasse celle des collections analogiques. Un inventaire récent de notre matériel numérique a révélé que nous avions une collection vaste et variée, tant en ligne que sur des supports matériels tels que des disquettes, des CD et des DVD. Cet inventaire nous a aussi appris que le nombre de copies numériques de thèses universitaires détenues par BAC est similaire à celui des copies analogiques, bien que nous n’ayons commencé à acquérir ces thèses en formats numériques PDF qu’en 1998. Depuis 2014, BAC acquiert ces thèses seulement en format numérique. Les publications fédérales officielles sont également principalement en format numérique, puisque la réglementation gouvernementale sur la publication n’autorise que les formats en ligne depuis 2013. De plus, pour la première fois dans toute son histoire, BAC a reçu en don une collection privée formée à 90 % de fichiers en format numérique.

La division des archives numériques au Centre de préservation sert de dépôt central pour les collections numériques de BAC. Nous préservons à l’heure actuelle plus de cinq (5) pétaoctets de matériel numérique, composé principalement de matériel audiovisuel, des Archives du Web du gouvernement du Canada, et de copies numérisées de dossiers papier. Si l’on empilait des DVD équivalent à cinq pétaoctets de données, ils formeraient une tour de 1 338 mètres de hauteur (4 390 pieds)!

En dépit du travail considérable entrepris pour préserver le contenu numérique aujourd’hui, nous reconnaissons que d’encore plus grands efforts sont nécessaires pour garantir que toutes les collections numériques de BAC soient protégées.
Le 30 novembre 2017 marquera la première Journée internationale de la préservation numérique. En tant que membre de la Digital Preservation Coalition, nous célébrons cette journée en lançant la Stratégie pour un programme de préservation numérique. Cette stratégie décrit les étapes supplémentaires nécessaires pour continuer de préserver les trésors numériques de BAC pour les générations futures et garantir que nous sommes sur la bonne voie.

Photographie en couleur d’une longue étagère blanche contenant des milliers de bandes magnétiques sur la gauche et d’éléments de stockage à haute densité à droite.

Bandes magnétiques au format ouvert de la bibliothèque du patrimoine documentaire numérique, qui sont préservées à la division des archives numériques de BAC au Centre de préservation.


Faye Lemay est gestionnaire de la préservation numérique à la Direction générale des opérations numériques et de la préservation de Bibliothèque et Archives Canada.

Lire sur le thème du hockey au Musée canadien de l’histoire

Par Jennifer Anderson

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) n’est pas qu’une institution qui abrite des « trucs », c’est également le lieu de travail d’éminents spécialistes de l’histoire et de la culture canadiennes. Pendant son affectation au Musée canadien de l’histoire (MCH) dans le cadre du protocole d’entente Échanges Canada, Jennifer Anderson, archiviste de BAC, a été co-conservatrice de la populaire exposition « Hockey ». Pendant les recherches préparatoires de l’exposition, Jennifer Anderson a consulté des employés et des spécialistes de BAC dans l’ensemble du pays. BAC a également prêté 30 artéfacts au musée dans le cadre de cette exposition et offert des versions numériques d’images que l’institution conserve normalement dans ses chambres fortes.

Admirez les résultats de ce beau travail d’équipe! L’exposition, qui s’est tenue à Gatineau du 10 mars au 9 octobre 2017, ouvrira de nouveau ses portes à Montréal le 24 novembre 2017 (le jour du centenaire de la LNH) à Pointe-à-Callière, avant de continuer sa tournée d’un océan à l’autre.

« Hockey » ou l’exposition qui a vu le jour grâce à un livre…

… ou deux… ou plusieurs centaines. Des biographies, des autobiographies, des récits, des bandes dessinées et des romans jeunesse… Oui, on les a lus également! Ainsi que tous les articles de journaux ou de magazines que nous avons pu trouver.

Les membres de l’équipe de l’exposition ont échangé des livres comme les partisans troquent des cartes de hockey!

Ces livres nous ont émus, nous ont portés, nous ont mis au défi et même parfois terrifiés. Ils m’ont fait rire, ils m’ont fait pleurer, j’ai pris des notes à leur sujet puis j’ai oublié de le faire, car j’étais trop absorbée par ma lecture. Nous avons lu des textes sur d’importantes personnalités comme Maurice Richard et Pat Burns, sur des joueurs qui ont changé la donne comme Sheldon Kennedy et Jordin Tootoo, ainsi que les observations de Ken Dryden à propos des jeunes qui pratiquent ce sport et leurs familles. L’ouvrage de Jacques Demers sur sa détermination à faire progresser les initiatives d’alphabétisation pour les jeunes nous a grandement inspirés. Nous nous sommes également inspirés des pratiques exemplaires des professeurs, et nous avons donc choisi d’utiliser différentes tailles de police de caractères et d’appliquer le style des cartes de hockey à notre exposition. Notre but : faire de la lecture un jeu et la rendre accessible.

Win, Tie or Wrangle (2008) est l’un des premiers livres que j’ai lus, un récit fascinant de Paul Kitchen sur les débuts des Sénateurs d’Ottawa. Paul Kitchen a fait de nombreuses recherches depuis un bureau à Bibliothèque et Archives Canada et a partagé certaines de ses découvertes dans une exposition virtuelle appelée Regard sur le hockey. Grâce à son livre, nous avons pu retrouver un médaillon peu connu illustrant une partie de shinty, un sport se pratiquant avec une balle et un bâton, qui s’est tenue à Rideau Hall. Grâce aux notes de bas de page de Paul Kitchem, j’ai pu joindre les responsables du Musée Bytown, qui m’ont appris, à ma grande joie, qu’ils seraient ravis de nous prêter l’artéfact dans le cadre de l’exposition. Les conservateurs du MCH ont légèrement poli le médaillon, et nous avons intégré des images de cet objet datant des débuts du hockey dans le catalogue-souvenir de l’exposition.

Photographie en couleur des deux faces d’un médaillon en argent. La première face illustre une partie de shinty en plein air et la deuxième face porte l’inscription « Bytown and New Edinburgh Shintie Club, Dec. 25th 1852 ».

Vues avant et arrière du médaillon en argent du New Edinburgh Shintie Club, 1852, Musée Bytown, A203. Photos du Musée canadien de l’histoire, IMG2016-0253-0001-Dm, IMG2016-0253-0001-Dm.

Paul Kitchen serait sûrement le premier à admettre que tout projet de recherche ressemble à un véritable sport d’équipe, nos membres de l’équipe de l’exposition sont d’ailleurs entrés en contact avec de nombreux spécialistes qui avaient collaboré avec M. Kitchen auparavant ou qui l’avaient pris pour modèle. À BAC, Normand Laplante, Andrew Ross, et Dalton Campbell ont repris le flambeau de l’histoire du sport, et leurs travaux d’archivage nous ont permis d’explorer les collections de BAC afin de trouver des objets pour l’exposition. Le MCH regorge d’experts en hockey, mais Jenny Ellison est leur « capitaine ». L’équipe a fait appel aux services de Joe Pelletier pour le poste d’adjoint à la recherche, ce dernier devait trouver des images et détails inédits (en anglais seulement) dans la continuité du travail qu’il avait déjà réalisé à titre bénévole. Les chercheurs et les conservateurs dans le domaine du hockey des quatre coins du pays nous ont fait parvenir des artéfacts, des images et des renseignements.

Le prêt d’objets originaux joue un rôle important dans la diffusion de toute collection. BAC a prêté trente artéfacts au MCH pour cette exposition en particulier. L’agente des prêts et des expositions de BAC a confié avoir été particulièrement touchée par l’intérêt de notre équipe pour le livre Le Chandail de hockey de Roch Carrier (aujourd’hui un film d’animation populaire). Elle a tout récemment retrouvé ce livre qu’elle aimait beaucoup et qui lui avait été offert par l’un de ses meilleurs amis quand elle était enfant. Depuis, elle l’a fait découvrir à ses propres enfants et aime leur raconter ses souvenirs d’enfance liés à cette histoire populaire sur le hockey.

Couverture de livre illustrée en couleur représentant des garçons habillés comme Maurice Richard qui se préparent pour une partie de hockey.

Le Chandail de hockey de Roch Carrier, illustré par Sheldon Cohen. Reproduit avec l’aimable autorisation de Tundra Books, une division de Penguin Random House Canada Limited (AMICUS 4685355)

Carolyn Cook, conservatrice à BAC, était enchantée que le portrait de Cassie Campbell réalisé par Bryan Adam fasse partie de l’exposition. Ce portrait a été pris dans le cadre d’une série de portraits réalisés par Bryan Adams pour Made in Canada, un recueil de photographies de Canadiennes célèbres dont les fonds vont à la recherche sur le cancer du sein. « Cassie Campbell est une icône mondiale du hockey féminin », précise Carolyn Cook. « Ses exploits sur la glace ont ouvert la voie à la génération suivante de filles qui débutaient dans le milieu, et c’est également la première femme à être devenue analyste pour l’émission “La Soirée du hockey”, elle a réussi à briser le plafond de verre. Ce portrait d’elle en plan rapproché respire la force, le contrôle et la détermination, des qualités qui ont grandement contribué à son succès. » [traduction]

Au début de notre recherche, le livre de Richard Wagamese, Indian Horse, a touché une corde sensible et a eu une résonance particulière au sein de l’équipe. Le livre sur la pratique du hockey dans les communautés autochtones de Michael Robidoux, Stickhandling Through the Margins, nous a convaincu de réserver une place à part entière à la voie autochtone dans le hockey, que ce soit les débuts du leadership de Thomas Green ou les œuvres d’art de Jim Logan qui alimentent le débat sur le rôle du hockey dans la société.

S’inspirant du livre de Carly Adams, Queens of the Ice, le musée a fait l’acquisition d’une pièce rare, un chandail de hockey d’Hilda Ranscombe, et l’a exposée. Nous avons également lu attentivement les notes de bas de page du livre Nos Glorieuses de Lynda Baril, ce qui nous a permis d’obtenir de nombreux artéfacts de premier plan qui appartenaient toujours à des collections privées, notamment un trophée remis à Berthe Lapierre des Canadiennes de Montréal dans les années 1930. Enfin, lorsque nous avons lu qu’Hayley Wickenheiser patinait dans les fossés de drainage le long de la route pour aller à l’école, développant ainsi la musculature qui a fait d’elle une championne sur la glace comme dans la vie, nous avons décidé de présenter son histoire plus près du centre de l’exposition.

Certains de nos livres favoris ont été directement exposés dans les vitrines du musée afin qu’ils puissent raconter leurs propres histoires.

Par exemple, pour le volet de l’exposition soulignant le rôle de l’équipe qui soutient l’équipe en coulisse, nous avons mis le livre The Hockey Handbook de Lloyd Percival à un endroit central de la vitrine. Nous avons été fortement influencés par la biographie de Lloyd Percival récemment publiée par Gary Mossman, et j’ai été particulièrement fascinée par le profond impact du livre de Lloyd Percival sur les joueurs et les entraîneurs et la manière dont ils ont abordé le hockey par la suite. Imaginez qu’à une époque les joueurs mangeaient plus de viande rouge et buvaient de la bière la veille d’un match au lieu de manger des yogourts et des fruits frais comme le recommandait Lloyd Percival! Et c’était il n’y a pas si longtemps! Le livre aurait vraisemblablement était repris par un entraîneur de hockey soviétique, Anatoli Tarasov, et l’on a pu observer des améliorations sur la glace en 1972. Lloyd Percival a également développé une approche intéressante sur l’épuisement professionnel qu’il appelait « stagnation » [traduction] — une théorie qui peut s’appliquer aux joueurs de hockey ou à d’autres disciplines sportives.

Stephen Smith, auteur de Puckstruck, a prêté au musée des livres de recettes de collection amusants et publiés par les équipes, qui témoignent de la rencontre entre la culture populaire des supporteurs et le rôle rationnel et concret que joue la nutrition dans les sports de haut niveau.

Le Musée du Manitoba a prêté des signets que les Jets de Winnipeg ont distribués à des écoliers, portant tous un message personnel d’un joueur de hockey sur l’importance des livres au quotidien. Ces signets ont été exposés à côté des romans et des bandes dessinées sur le hockey prêtés par BAC.

Nous nous sommes demandé comment aborder les sujets délicats comme les pénalités, la violence et les polémiques. Puis l’approche la plus naturelle s’est imposée à nous : laissons les livres et les articles de journaux raconter les histoires! Ainsi, vous trouverez à côté d’un chandail officiel, notre recommandation de lecture sur les hauts et les bas de la vie d’un arbitre : The Final Call: Hockey Stories from a Legend in Stripes de Kerry Fraser. Dans la section consacrée à la tribune des journalistes, le visiteur a un aperçu de la manière dont les journalistes ont marqué le hockey. Près d’une machine à écrire, d’un ancien ordinateur et de l’appareil photo de Frank Lennon, nous avons mis le livre de Russ Conway : Game Misconduct: Alan Eagleson and the Corruption of Hockey.

Pour montrer l’importance de la littérature jeunesse, nous avons sélectionné avec soin les livres dont nous avons vérifié la lisibilité.

Couverture de livre représentant un homme en train de marcher dans un aréna et qui porte un grand sac de sport rouge et un bâton de hockey.

C’est la faute à Ovechkin de Luc Gélinas, Éditions Hurtubise inc., 2012 (AMICUS 40717662)

Couverture de livre montrant une enfant portant un uniforme jaune et noir qui joue au hockey et qui court après une rondelle.

La Fabuleuse saison d’Abby Hoffman d’Alain M. Bergeron, Soulières, 2012 (AMICUS 40395119)

Couverture de livre dont l’illustration abstraite intègre un bâton de hockey.

Hockeyeurs cybernétiques de Denis Côté, Éditions Paulines, 1983 (AMICUS 3970428)

Les livres sont devenus le fil conducteur de l’exposition de manière plus ou moins importante. Un grand merci à tous les bibliothécaires qui nous ont aidés à obtenir tous ces livres! J’en demande peut-être trop, mais j’espère que cette exposition et ce blogue vous donneront envie de lire l’un de ces livres, de visiter une bibliothèque, et d’apprécier ce sport autant que nous.

Jenny Ellison et moi-même souhaitons insuffler un nouvel élan en matière de lecture au sujet de ce sport. À cette fin, nous préparons un ouvrage inédit sur le hockey qui devrait paraître en 2018 (Hockey : Au-delà du sport national — Challenging Canada’s Game). Soyez à l’affût!

Quel est votre livre préféré sur le hockey?


Jennifer Anderson a collaboré à l’exposition « Hockey » du Musée canadien de l’histoire. Actuellement, elle exerce le métier d’archiviste à la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada.