Conservateur invité : Scott Dickinson

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Un portrait de mariage de Samuel Leonard Tilley et Julia Ann Hanford

Une photographie couleur d’une image en sépia dans un cadre de bois et d’or présentant un homme et une femme assis. L’homme porte un complet, un gilet et une cravate. La femme porte une charlotte, une robe et un châle à motifs.

Un daguerréotype de Samuel Leonard Tilley et Julia Ann Hanford, vers 1843 (MIKAN 3192569)

Bien que le Canada ne soit plus un dominion de la Grande-Bretagne, le terme faisait partie du premier nom officiel du pays. Tilley, un des Pères de la Confédération, l’aurait tiré d’un psaume.


Parlez-nous de vous.

J’ai commencé à m’intéresser à l’histoire ‒ en particulier à l’histoire de la technologie et de l’industrie ‒ lors de mon enfance à Brantford en Ontario, une ancienne ville manufacturière pas très loin d’Hamilton. Si Hamilton était connue pour fabriquer de l’acier, Brantford était connue pour fabriquer de l’équipement agricole. Lorsque j’y vivais, toutes les grandes entreprises agricoles canadiennes étaient parties, ne laissant rien d’autre que les vieux bâtiments d’usine et les souvenirs des générations précédentes. Explorer cette histoire a capté mon intérêt à l’égard des machines que les Canadiens inventaient, fabriquaient et utilisaient ‒ ainsi que des lieux où ils le faisaient. Cela a été le début de mon voyage dans l’histoire. Je n’habite plus à Brantford, mais partout où je vais, je me surprends à chercher des signes du passé industriel du Canada.

Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

Le premier processus photographique pratique a été inventé en 1839 par Louis-Jacques-Mandé Daguerre; c’est pourquoi ce type de photographie est appelé un daguerréotype. Bien que la photographie soit normale pour nous, la daguerréotypie ne l’est pas et nécessite probablement une explication.

La daguerréotypie utilisait une plaque de cuivre recouverte d’argent comme « film ». La surface de la plaque était traitée chimiquement afin de la rendre sensible à la lumière. Cette plaque sensible à la lumière était placée dans une boîte sombre ‒ l’appareil photo ‒ jusqu’à ce qu’elle soit exposée à la scène qu’elle devait capter. Après un autre traitement chimique, l’image à laquelle la plaque avait été exposée apparaissait clairement, très nette en noir et blanc. Les images des daguerréotypes semblent flotter au-dessus de leur plaque, donnant une illusion de profondeur, une propriété unique qu’aucune autre forme de photographie n’a réussi à reproduire.

Les expositions du daguerréotype ne sont pas instantanées. Il fallait se tenir sans bouger pendant deux minutes, sans quoi l’image finale serait floue. C’est pourquoi les plus anciennes photos sont des portraits officiels de personnes assises ou d’autres scènes immobiles. Le coût et le temps nécessaires signifiaient également que prendre une photographie était un événement pour lequel il valait la peine de mettre ses beaux habits.

Avez-vous déjà dû continuer à sourire pendant qu’une personne ajustait maladroitement son appareil photo? Sourire pendant plus de quelques secondes peut être douloureux. Imaginez maintenant d’essayer de sourire pendant deux minutes complètes. Les premières photographies comme celle-ci dépeignent nos ancêtres comme étant sévères, mais un froncement de sourcils est beaucoup plus facile à maintenir qu’un sourire!

Lorsque nous regardons des photographies historiques, nous devons penser non seulement au sujet, mais à la technologie utilisée pour saisir l’image. Les Tilley, apparaissant ici dans une pose guindée et conventionnelle, n’étaient pas nécessairement des personnes guindées et conventionnelles. Nous ne l’aurions jamais su à partir de ces daguerréotypes, car les limites de la technologie signifiaient que seulement certains types de scènes pouvaient être saisies. Lorsque nous regardons des photographies historiques, nous devons penser à ce que nous voyons ‒ et à ce que nous ne voyons pas.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Une photo en noir et blanc de deux jeunes garçons portant des manteaux et des chapeaux de laine, assis sur un banc de bois. L’un s’est écroulé de sommeil; l’autre fixe l’appareil photo et tient une valise. Une foule floue est visible en arrière-plan.

Nouveaux arrivants à bord du S.S. Argentina attendant l’autorisation dans la salle d’interrogation de l’Immigration, Quai 21, mars 1952 (MIKAN 3212241)

Il y a un item de la collection de BAC qui complète très bien ce daguerréotype. Il s’agit d’une autre photographie, qui montre une scène très différente du contexte distingué de la photographie des Tilley.

Plus d’un siècle après le daguerréotype de Samuel Tilley, le Canada traversait l’un de ses booms périodiques d’immigration. La photographie était alors plus que suffisamment perfectionnée pour faire ce qu’il était impossible de réaliser avec le daguerréotype : des instantanés pris sur le vif. Qui plus est, les photographes souhaitaient maintenant prendre des photos de personnes ordinaires, comme celles de nouveaux immigrants, et plus tard de réfugiés. Les deux sont représentés dans cette exposition.

Cet instantané représente deux jeunes immigrants attendant d’être reçus au Quai 21 à Halifax. Nous sommes en 1952, et ces deux enfants aux yeux fatigués débarquaient tout juste du S.S. Argentina. Leur visage illustre de l’épuisement, de l’appréhension et peut-être un peu d’agacement en raison de l’attente.

Laquelle de ces photographies représente une meilleure image du Canada? Selon moi, les versions du Canada que ces photographies illustrent sont toutes deux valables. Les deux photographies présentent des histoires qu’il vaut la peine de raconter.

Cette photographie ne montre pas un père fondateur du Canada. Les noms de ces deux enfants ne sont pas consignés. Mais ce sont tout de même des Canadiens. Leur expérience du Canada est très différente de l’expérience de Samuel Tilley, mais les deux ont été importantes pour la croissance de notre nation. La photographie est devenue un grand facteur de nivellement social. Elle n’est plus l’apanage des bien nantis. Nous avons une dette envers les premiers utilisateurs du daguerréotype pour avoir montré les visages des premiers Canadiens, mais ils n’auraient pas pu illustrer la réalité à l’extérieur du studio. Les photographes plus modernes nous ont ouvert une fenêtre sur ce à quoi les Canadiens ressemblaient vraiment.

Biographie

Une photo couleur d'un jeune homme debout devant une balustrade tenant un diplome.Scott Dickinson est un jeune spécialiste de musée ayant un grand intérêt pour l’histoire de la technologie que les Canadiens utilisent tous les jours. Il détient un diplôme spécialisé en histoire de l’Université Western Ontario (2014) et une maîtrise en histoire publique, également de l’Université Western Ontario (2015). Il est actuellement inscrit comme étudiant au programme de gestion de musée et de conservation du collège Fleming.

Conservatrice invitée : Nicoletta Michienzi

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Page couverture d’un atlas sur l’immigration intitulé Canada West [Ouest canadien] publié par le ministère de l’Immigration, vers 1923

Page couverture d’un atlas en couleur présentant une femme blonde qui porte une robe de style grec et qui tient un rideau de blé doré ouvert afin de révéler une scène agricole avec tout ce que cela suppose de champs verts et dorés, de fermes, d’étables et de bétail.

Page couverture d’un atlas sur l’immigration intitulé Canada West [Ouest canadien] publié par le ministère de l’Immigration, vers 1923 (MIKAN 183827)

Derrière les rideaux de blé doré se cache un Canada idéalisé, voire utopique. C’était monnaie courante dans les publicités sur l’immigration. À l’époque, l’Ouest canadien n’était pas aussi développé que l’image le laisse croire.


Parlez-nous de vous.

Je suis née et j’ai grandi à London, en Ontario, dans une famille italo-canadienne tissée serrée. Les récits racontés par ma famille sur la culture italienne m’ont inspiré une passion pour l’histoire de l’Italie.

J’ai donc voyagé en Italie et ailleurs en Europe à plusieurs reprises, et j’essaie de voyager dès que je le peux. J’ai eu le privilège d’aller en Angleterre pour étudier. Lorsque j’étais là-bas, j’ai participé à une fouille archéologique le long du Mur d’Hadrien, et pendant mes temps libres, j’ai réussi à visiter le nord de l’Angleterre et l’Écosse. J’ai aussi voyagé en Europe en compagnie de ma famille et de mes amis. Pendant mes voyages, j’essayais toujours de visiter le plus d’institutions culturelles et historiques possible. Ces endroits sont intéressants à visiter, car on y voit ce que la société valorise.

Comme prochaine destination, je me suis donné pour mission de découvrir davantage le Canada. J’ai beaucoup voyagé à l’extérieur de l’Amérique du Nord, mais je n’ai jamais vraiment pris le temps de visiter mon propre pays. J’espère que le 150e anniversaire du Canada me donnera l’occasion de le découvrir et d’apprécier les valeurs qui nous animent en tant que Canadiens.

Les Canadiens devraient-ils savoir autre chose à ce sujet selon vous?

La page couverture de Canada West [Ouest canadien] est un excellent exemple d’affiches sur l’immigration canadienne du 20e siècle. Le ministère canadien de l’Immigration avait entrepris une campagne publicitaire accrocheuse à la fin du 19e siècle en espérant attirer des immigrants dans les provinces peu peuplées de l’Ouest.

Affiche en couleur présentant un paysage avec des champs verts et des montagnes, ainsi que deux hommes debout au premier plan sur les rives opposées d’une rivière. L’un a un drapeau américain à ses pieds, tandis que l’autre tient l’Union Jack dans sa main et a une corne d’abondance à ses pieds; il fait signe à l’Américain de venir au Canada. Sous l’image, on trouve les lieux de départ et d’arrivée, les dates et le prix du voyage (12 $).

Affiche promotionnelle de l’immigration intitulée « 40,000 Men Needed in Western Canada » [40 000 hommes requis dans l’Ouest canadien] (MIKAN 2837964)

À l’origine, les gouvernements canadien et britannique cherchaient à recruter des immigrants anglophones en faisant beaucoup de publicité dans les îles Britanniques et aux États-Unis. Le ministère de l’Immigration a fini par se diversifier, mais au début, les pays européens blancs étaient encore ses principales sources d’immigration. Les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie étaient les plus importantes cibles des campagnes sur l’immigration, dont le texte était traduit de l’anglais vers d’autres langues.

L’affiche ci-dessous est un exemple de la promotion du Manitoba à titre d’endroit où il fait bon vivre pour les immigrants néerlandais.

Affiche en couleur présentant des mains géantes pointant de petites vignettes de différentes villes au Canada : Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Vancouver, sur un fond vert pâle encadré par des bordures vertes et rouges. Le texte est en néerlandais et fait la promotion du territoire disponible et de la durée du voyage en bateau (10 jours à partir de la Hollande).

Affiche sur l’immigration « Lees Dit! » [Lisez ça!] faisant la promotion du Manitoba aux immigrants néerlandais, vers 1890 (MIKAN 2837963)

La page couverture de Canada West [Ouest canadien] s’inscrit dans la grande tradition qui présente l’idéal de la terre de possibilités, d’abondance et d’agriculture comme un mode de vie idyllique afin d’attirer de nouveaux arrivants au Canada. L’objectif consistait à promouvoir les ressources naturelles du Canada comme un mode de vie auprès de personnes qui n’étaient pas propriétaires fonciers dans leur pays d’origine. Des images attirantes de champs de blés, de cornes d’abondance et de collectivités agricoles pittoresques avaient pour but de vendre le Canada comme un pays pacifique offrant une foule de possibilités, mais l’art idéalisait la réalité. Des atlas comme celui-ci contenaient aussi des pages d’information sur le Canada avec des cartes des provinces de l’Ouest. L’information incluse avait pour but de présenter le Canada comme un pays où la terre et les ressources étaient facilement accessibles. L’atlas Canada West [Ouest canadien] a été largement distribué par le ministère de l’Immigration partout aux États-Unis et en Europe continentale.

Bien que ces campagnes simplistes semblent inefficaces aujourd’hui, le ministère canadien de l’Immigration a connu du succès en les utilisant. Avant 1911, il y avait environ 331 288 immigrants par année. Après la Première Guerre mondiale, ce nombre est passé à plus de 400 000 immigrants par année. Les publicités sous forme d’images et la notion que le Canada était une terre d’abondance ont été un succès. Ces premières mentions favorables ont vendu le Canada à des non-Canadiens. Bien que les images utilisées dans la propagande ne fussent pas toujours réalistes, elles présentaient le Canada comme une terre de possibilités et d’abondance.

Parlez-nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

La publicité et l’immigration canadiennes ont considérablement évolué depuis le début du 20e siècle. Nos conceptions de ce qu’est un immigrant et des raisons pour lesquelles des gens choisissent de venir au Canada ont changé. La façon dont nous documentons l’immigration a aussi changé. La technologie, comme la photographie et la vidéographie, a été utilisée pour consigner les histoires d’immigration à l’ère moderne.

Bibliothèque et Archives Canada a une impressionnante collection de photographies contemporaines d’immigrants de la fin du 19e siècle jusqu’à maintenant. Ces images présentent souvent une expérience d’immigration différente. Les photos dans les archives indiquent que nos politiques d’immigration ont eu des répercussions à l’échelle mondiale. Bon nombre d’immigrants qui sont arrivés au Canada n’ont pas seulement travaillé dans les régions rurales, mais aussi dans les centres urbains et ils ont contribué à façonner le Canada. À l’heure actuelle, Bibliothèque et Archives Canada cherche à ajouter des photos à sa collection pour mettre en valeur les différentes pièces qu’il possède. Les photos plus modernes comme celles de l’exposition s’ajoutent à des photos plus anciennes comme celles qui sont présentées ci-dessous.

Photographie en noir et blanc d’un groupe d’immigrants sur le quai d’une gare portant différents vêtements, comme des habits traditionnels indiens et des turbans ou des vêtements de style européen. La gare ferroviaire est derrière eux; il s’agit d’une petite cabane avec le nom de la ville sur le toit. La montagne se trouve derrière la gare, et un jeune garçon se trouve debout sur les rails.

Groupe d’immigrants indiens sur le quai de la gare ferroviaire du Canadien Pacifique à Frank, en Alberta, vers 1903. (MIKAN 3367767)

Petite photographie en noir et blanc d’un homme et d’une femme de chaque côté d’une balle de foin. Une description de la famille comprend leur nom, leur lieu d’origine, la façon dont ils sont arrivés, l’endroit où ils habitent et une brève description de leur ferme.

M. et Mme Friedrich Pahl sur leur ferme, des immigrants roumains qui sont arrivés le 13 mai 1927, à bord du S.S. Estonia, de la compagnie de navigation Baltic-America Steamship Line (MIKAN 3516853)

Bibliothèque et Archives Canada a aussi une collection de vidéos et d’histoires orales liées à l’expérience qu’ont vécu les immigrants. Cette collection comprend des vidéos sur l’histoire du Quai 21, l’un des plus importants points d’immigration au Canada. Ces témoignages sur vidéo montrent les changements dans les tendances en matière d’immigration, ainsi que la façon dont la conception de ce qu’est le Canada évolue constamment. Bien que nous ne voyions plus le Canada comme une étendue de champs, l’idée qui sous-tend l’immigration au Canada est la même : le Canada est une terre offrant des possibilités pour les gens de partout dans le monde, et comme l’indique notre ancienne affiche, le Canada est accessible pour les immigrants.

Biographie

Nicoletta Michienzi est titulaire d’un diplôme universitaire de premier cycle de l’Université Western Ontario avec distinction en histoire et majeure en études classiques. Pendant ses études, elle a participé à une fouille archéologique dans le nord de l’Angleterre et a pu constater les effets du tourisme sur les sites historiques. Elle a poursuivi ses études à l’Université Western Ontario, et a obtenu une maîtrise en histoire appliquée. Depuis l’obtention de son diplôme, elle a occupé des postes dans diverses institutions historiques de London, en Ontario. Elle est actuellement responsable de la programmation publique du Musée du Régiment royal du Canada et est interprète historique à la Eldon House. Au Musée du Régiment royal du Canada, elle organise et offre des visites guidées, informe le public sur l’histoire militaire de London et son lien avec les conflits mondiaux. À la Eldon House, elle interagit avec les touristes et aide à présenter des programmes éducatifs sur la plus vieille maison patrimoniale de London. Dans les deux institutions, elle met l’accent sur les services aux visiteurs et l’éducation du public en espérant rendre les visiteurs enthousiastes en ce qui a trait à l’histoire de leur collectivité et de leur pays.

Ressources connexes

Francis, Daniel. Selling Canada: Three Propaganda Campaigns that Shaped the Nation. Vancouver : Stanton Atkins & Dosil Publishers, 2011.

« Le nouvel Eldorado » – Attirer les colons dans l’Ouest

Par Vasanthi Pendakur

Affiche sur laquelle apparaissent en majuscules les mots « Canada » et « Lecture » (conférence). La taille des autres mots varie, et ils sont tous imprimés en bleu sur un fond sépia.

Affiche annonçant une conférence à Glasgow, en Écosse, sur le Canada et les avantages de s’y établir (MIKAN 1437596)

« 160-ACRE FARMS IN WESTERN CANADA – FREE! » (FERMES DE 160 ACRES DANS L’OUEST DU CANADA – GRATUIT!) C’est ce que claironne l’une des nombreuses affiches imprimées par le ministère de l’Intérieur du Canada pour attirer les immigrants dans l’Ouest canadien. De 1886 au début des années 1930, le ministère de l’Intérieur mène une vaste campagne publicitaire pour inciter les familles immigrantes d’agriculteurs à s’établir dans les Prairies. Des expositions sont organisées et des affiches, des brochures et des dépliants sont distribués – tout cela en diverses langues – partout en Europe et aux États-Unis pour recruter le plus d’immigrants possible. La colonisation liée directement à cette campagne comprend 500 familles ukrainiennes qui sont arrivées à Dauphin, au Manitoba, en mai 1897, et la colonie de Barr, des colons anglais qui sont arrivés dans la ville actuelle de Lloydminster, en Alberta, en mai 1903.

Une petite carte en norvégien sur laquelle les caractères et le fond sont en alternance bleus ou sépia.

Une carte norvégienne annonçant des terres gratuites au Canada (MIKAN 2945660)

Comme gardien des documents du gouvernement, Bibliothèque et Archives Canada possède une grande collection de matériel promotionnel utilisé pendant cette campagne publicitaire. Le matériel visait à promouvoir une vision idéalisée de l’Ouest. Des images montrant des paysages présentant une verdure luxuriante, du bétail bien nourri et des récoltes de céréales dorées étaient souvent utilisées. Les aspects négatifs des Prairies, comme le temps froid et l’isolement, étaient minimisés.

Affiche aux couleurs vives sur laquelle figure un homme qui transporte un paquet de blé sous un bras et un garçon dans l’autre. Un panier de pommes de terre, de tomates et d’ail se trouve à ses pieds. En arrière-plan : des poules, des cochons, un troupeau de bétail et une maison.

« Canada – The New Homeland » (Canada – la nouvelle patrie) (MIKAN 2958967)

Des sociétés privées participaient aussi à la campagne. Les entreprises d’expédition et du domaine ferroviaire se servaient de ces mêmes images publiées par le gouvernement pour encourager les colons à venir s’établir au Canada.

Affiche colorée montrant un paysage montagneux divisé par une frontière internationale. Deux hommes représentant chaque pays se tiennent de chaque côté de la frontière. L’image est placée entre un slogan de recrutement et de l’information sur les déplacements d’un pays à l’autre.

« 40,000 Men Needed in Western Canada… » (Besoin de 40 000 hommes dans l’Ouest canadien…) (MIKAN 2897527)

Les stratégies de recrutement changent au fur et à mesure que les Prairies se développent et que les techniques d’impression s’améliorent. La plupart des premières affiches remontant aux années 1880 et 1890 (comme la première image) ne comprennent que du texte et de petites images. Ces affiches présentent de l’information sur l’Ouest et moussent les avantages des terres gratuites. Différentes couleurs et tailles de caractères ainsi que de petits symboles sont utilisés pour attirer l’attention des gens. Au fur et à mesure que les techniques d’impression s’améliorent, de grandes photos en couleur remplacent les mots. Pour certaines affiches, un mélange de texte et d’images est utilisé, et chaque section est encadrée pour créer un effet de mosaïque.

Affiche colorée montrant des scènes sur des fermes dans l’Ouest canadien avec, en toile de fond décorative, du blé doré et des feuilles d’érable. Les slogans entourant les images fournissent de l’information et des conseils.

Affiche annonçant une conférence à Glasgow, en Écosse, sur le Canada et les avantages de s’y établir (MIKAN 1437596)
« Western Canada: The New Eldorado » (L’Ouest canadien : le nouvel Eldorado) (MIKAN 2945432)

Pour d’autres affiches, surtout des exemples ultérieurs, on a recours à des photos aux couleurs vives accompagnées de courts slogans et du nom du ministère ou de l’entreprise.

Affiche aux couleurs vives au haut de laquelle figurent le mot « Canada » en gros caractères rouges, des oiseaux qui volent au-dessus de champs dorés dans un cercle ainsi qu’un slogan et, au bas, de l’espace pour indiquer où obtenir de l’information ou des documents.

« Build Your Nest in Western Canada » (Faites votre nid dans l’Ouest canadien) (MIKAN 1433941)

La campagne a fonctionné. L’immigration de colons ukrainiens et de Barr n’était qu’un début; des milliers d’autres colons se sont établis dans les Prairies, motivés par la promesse de terres gratuites et d’une nouvelle vie. Ils sont beaucoup à ne pas l’avoir réussie. Les nouveaux venus, attirés par la vision idéalisée de l’Ouest dépeinte dans le cadre de la campagne, n’étaient pas préparés à la réalité de leur nouvelle patrie. Cependant, les immigrants qui ont réussi leur nouvelle vie ont changé la société et contribué à façonner les Prairies pour en faire ce qu’elles sont aujourd’hui.

Ressources connexes


Vasanthi Pendakur est assistante aux expositions à la Division Expositions et contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

Jour des petits immigrés britanniques : l’apport de plus de 100 000 enfants anglais à la population du Canada

Il y a cinq ans, Jim Brownell, alors député provincial de Stormont‑Dundas‑South Glengarry, a déposé le projet de loi 185 visant à proclamer le 28 septembre « Jour des petits immigrés britanniques ».

Brownell est un proche parent de deux petites immigrées anglaises: sa grand-mère paternelle et sa grand-tante. Les sœurs d’origine écossaise sont toutes deux arrivées au Canada par l’entremise du mouvement d’immigration d’enfants. De 1869 à la fin des années 1930, plus de 100 000 enfants ont été emmenés des îles Britanniques au Canada.

La grand-mère de M. Brownell, Mary Scott Pearson, est née en Écosse et est arrivée au Canada le 28 septembre 1891 à bord du navire SS Hibernian. Le foyer d’accueil Fairknowe, à Brockville (Ontario), a été sa première résidence en sol canadien.

Peut-être avez-vous découvert les traces d’un jeune immigré en provenance des îles britanniques au cours de recherches sur l’histoire de votre famille. Il semblerait que onze pour cent de la population canadienne comptent un petit immigré anglais parmi leurs ancêtres.

Par où dois-je entreprendre mes recherches pour retrouver mes ancêtres?

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient de nombreux documents susceptibles d’être utiles lors de vos recherches sur les petits immigrés anglais. Entre autres documents, il y a des listes de passagers, des dossiers de correspondance de la direction de l’immigration et des rapports d’inspection, des collections non gouvernementales et des fonds privés (comme le fonds Middlemore), ainsi que des index de quelques documents conservés au Royaume-Uni. Consultez la rubrique Les documents pour obtenir des conseils relativement aux recherches et des explications sur les documents gardés à BAC.

Les listes de passagers et autres documents liés à l’immigration sont souvent les premières sources consultées. Outre la liste de noms des enfants, il y a le nom du navire, les dates de départ et d’arrivée, le nom de l’organisation qui a envoyé l’enfant en partance des îles Britanniques et la destination de l’enfant au Canada. Tous ces détails sont des éléments clés pour retrouver nos ancêtres qui ont immigré au Canada.

Image en noir et blanc d’une maison entourée de neige fondante. Devant la maison, il y a deux traîneaux à chevaux et des personnes autour.

« Marchmont », la maison d’accueil située à Belleville (Ontario), où a habité Mlle Macpherson (résidence hébergeant des enfants immigrants de la Grande-Bretagne) (MIKAN 3591133)

Dans le Guide des organismes qui ont envoyé des enfants et des maisons d’accueil se trouve une liste et une description de lieux, de sociétés et d’institutions associés à l’organisme, au Royaume-Uni et en Irlande, et les lieux et maisons d’accueil associés à l’organisme, au Canada. Une quatrième colonne renferme le nom des personnes associées aux organismes souvent mentionnés dans les listes de passagers. Par exemple, Thomas Barnardo et John Hobday étaient associés aux Barnardo’s Homes. Agnes Burges et William et Mary Quarrier étaient associés aux Quarrier’s Orphan Homes of Scotland, dont le foyer d’accueil Fairknowe était sis à Brockville (Ontario). Les enfants qui avaient été baptisés dans la foi catholique étaient habituellement placés dans des familles ou des congrégations religieuses catholiques, souvent au Québec.

Sources militaires et états de recensement

Bon nombre de petits immigrés anglais ont grandi et se sont enrôlés dans les Forces canadiennes, tant durant la Première que la Seconde Guerre mondiale; certains ont décidé de rester au Royaume-Uni à la fin de la guerre. Consultez notre page sur le Patrimoine militaire pour effectuer des recherches dans les dossiers de service militaire et d’autres ressources militaires.

Si vous désirez vous renseigner sur le lieu de résidence d’un enfant, consultez les Recensements couvrant la période visée. Précisons que l’on peut faire des recherches sur les petits immigrés anglais en employant le même nom de famille que celui inscrit dans la liste de passagers. La plupart de ces enfants ont gardé leur nom d’origine et n’ont pas été officiellement adoptés par les familles chez qui ils ont résidé.

Si vous souhaitez nous poser une question, passez nous voir au comptoir de généalogie au 395, rue Wellington, à Ottawa, ou envoyez-nous un courriel au moyen du formulaire de demande d’aide en généalogie.

En dernier lieu, n’oubliez pas de lire les articles précédemment publiés sur les petits immigrés anglais : Introduction, Edward Brignall, Harold Mornington, Wallace Ford et l’honorable James Murdock.

Autres sources

Qui agira en bon père de famille? Les documents relatifs au développement territorial des chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise

Les chemins de fer ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les histoires relatant l’émergence du Canada en tant que nation. La construction des lignes de chemin de fer était, à l’époque, perçue comme un élément déterminant dans la formation d’une identité nationale cohérente et se voulait un gage que les déplacements et les échanges commerciaux dans le vaste territoire du Canada allaient être simplifiés.

Les compagnies de chemin de fer ont également participé à la colonisation de l’Ouest canadien en agissant comme promoteurs et courtiers en immeuble pour les terres concédées par le gouvernement fédéral. Après la cession de la Terre de Rupert au Canada en 1870, les concessions de biens-fonds ferroviaires constituaient un important volet du plan gouvernemental visant à accroître la population des régions de l’Ouest déjà occupées par des communautés autochtones, des établissements métis et des postes avancés de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Même au début du vingtième siècle, on concédait des terres afin d’encourager les compagnies de chemin de fer à prolonger leurs rails partout sur le continent, et la construction du chemin de fer était partiellement financée par la location et la vente de ces terres.

Le bureau de Winnipeg des Services régionaux garde un précieux assortiment de documents à l’appui de la vente et de la location de terres agricoles et de terres en zones urbaines dans l’Ouest canadien par les Chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise. Ces documents, provenant des diverses sociétés filiales vouées à l’immobilier rattachées aux Chemins de fer nationaux du Canada, le Chemin de fer Canadien du Nord et la Grand Trunk Pacific Railway, brossent un portrait vivant des colons établis dans l’Ouest canadien et présentent certains des nombreux défis qu’ils ont dû relever au début et au milieu du vingtième siècle.

Les dossiers liés à la vente et à la location de terres agricoles procurent des comptes rendus particulièrement intéressants sur les colons de l’Ouest canadien et leurs expériences. En général, on retrouve dans ces dossiers un formulaire de demande standard, décrivant brièvement les antécédents personnels du demandeur, ainsi qu’une évaluation de la demande rédigée par un représentant de l’entreprise, dont la tâche consistait à déterminer si le demandeur était susceptible d’agir en bon père de famille (« likely to make good »). Les demandes et évaluations procurent des profils détaillés de fermiers venus peupler les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique.

Formulaire imprimé intitulé Applicant's Statement (bilan du demandeur) sur lequel apparaissent, écrites à la main, les réponses à des énoncés et à des questions visant à recueillir de l'information sur le demandeur. Le formulaire sert à colliger de l'information, telle que le nom, l'âge, l'état matrimonial et le lieu de naissance du demandeur; le nom de trois hommes d'affaires, d'un banquier et d'un membre du clergé (three businessmen, one banker, and one clergyman), qui pourraient servir de références pour le demandeur, et des précisions quant aux actifs et aux dettes du demandeu

« Applicant’s Statement » (bilan du demandeur) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (MIKAN 1557331)

Formulaire imprimé intitulé Appraiser's Report sur lequel apparaissent des notes manuscrites ajoutées par un évaluateur concernant l'acquéreur éventuel d'une terre agricole. Dans les notes de l'évaluateur se trouvent une évaluation de la réputation de l'acquéreur, l'état de toute terre agricole que l'acquéreur pourrait déjà posséder et l'avis de l'évaluateur à savoir s'il croit que le demandeur est un acquéreur susceptible d'agir en bon père de famille (a purchaser who is likely to make good).

« Appraiser’s Report » (rapport d’évaluation) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (MIKAN 1557331)

Naturellement, la majorité des autres documents qui se trouvent dans les dossiers servant à appuyer la vente d’une terre agricole sont de la correspondance portant sur les paiements à effectuer afin d’acheter la terre. Bien que ces échanges de courrier soient, en général, de nature courante, il arrive aussi qu’on y découvre des plaidoiries bien senties d’acquéreurs qui imploraient la clémence pour avoir omis d’effectuer un versement ou pour l’avoir remis en retard, plus particulièrement durant les années 1930. Parmi les explications souvent invoquées dans les lettres pour justifier les manquements, mentionnons les récoltes décevantes ou les épreuves subies par l’expéditeur pris en défaut et sa famille. Dans la lettre reproduite ci-dessous, par exemple, l’auteur renonce à sa demande d’obtenir un lopin de terre agricole en Saskatchewan après s’être cassé une jambe et avoir perdu la récolte annuelle à cause d’une tempête de grêle.

Lettre manuscrite adressée au commissaire des terres, aux Chemins de fer nationaux du Canada, et provenant de Charles Deffey qui fait part de son intention de renoncer à un lopin de terre agricole pour lequel il avait effectué des paiements. M. Deffey fournit une brève description de certains obstacles qu'il a rencontrés lors de ses travaux sur la terre et il informe le commissaire des terres qu'il enverra un acte de renonciation (quit claim) officiel dès qu'il aura assez d'argent pour payer un juge de paix (J.P.).

Lettre de Charles Deffey au commissaire des terres, Chemins de fer nationaux du Canada (MIKAN 1557331)

Recherche de documents relatifs aux terres

On peut consulter les documents relatifs au développement territorial des Chemins de fer nationaux du Canada et des prédécesseurs de l’entreprise, des archives fort susceptibles de susciter un immense intérêt auprès des chercheurs en généalogie et de ceux qui se penchent sur des sujets comme l’agriculture, l’immigration et l’histoire locale, à partir de la page Recherche de fonds d’archives améliorée du site Web de Bibliothèque et Archives Canada. D’abord, il faut sélectionner « No d’instr. de recherche » dans le menu déroulant, puis saisir « 30-130 » dans l’encadré à droite. Ensuite, on peut préciser la recherche en ajoutant un nom de famille comme « Nom (mot-clé) » dans les encadrés en dessous ou en saisissant les coordonnées d’arpentage des terres fédérales à côté de l’option « Tout mot-clé » afin de trouver de l’information sur un lopin de terre donné.

Précisons toutefois que ces documents ne constituent pas un dossier exhaustif des activités de développement territorial menées par les Chemins de fer nationaux du Canada, les prédécesseurs de l’entreprise et leurs sociétés filiales. Les dossiers et registres, actuellement gardés au bureau de Winnipeg des Services régionaux de Bibliothèque et Archives Canada, ont été récupérés des entrepôts des Chemins de fer nationaux du Canada lorsque le quartier de Winnipeg maintenant connu sous le nom de The Forks devait faire l’objet d’une rénovation urbaine vers la fin des années 1980. Fort heureusement, nous avons pu récupérer suffisamment de registres et de dossiers pour avoir un riche aperçu de la colonisation dans l’Ouest canadien au début et au milieu du vingtième siècle.

Les petits immigrés anglais : guide des organismes qui ont envoyé des enfants et des maisons d’accueil

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer le lancement du Guide des organismes qui ont envoyé des enfants et des maisons d’accueil.

Ce guide est un point de départ essentiel pour effectuer une recherche dans les documents sur les petits immigrés anglais qui sont venus au Canada en provenance des îles britanniques entre 1869 et 1932. Grâce à ce guide, vous pouvez découvrir les documents qui sont conservés à BAC et dans d’autres institutions au Canada et dans les îles britanniques. Ce guide contient aussi des renseignements historiques sur les différents organismes et des liens utiles vers des sites Web pour de la recherche sur les petits immigrés anglais. Ce guide a été compilé sur une période de plusieurs années par le personnel de généalogie de BAC.

Commencez à consulter le guide maintenant!

Lancement de la base de données « Carleton Papers – Book of Negroes, 1783 »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données accessible en ligne : Carleton Papers – Book of Negroes, 1783.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur près de 3 000 loyalistes de race noire. Les noms sont tirés du Book of Negroes, un registre comportant une description détaillée des loyalistes de race noire évacués du port de New York à la fin de la Révolution américaine (1776-1783); leur destination finale était la Nouvelle-Écosse.

Commencez vos recherches sur les loyalistes de race noire maintenant!

Lancement de la base de données « Carleton Papers – Loyalistes et soldats britanniques, 1772-1784 »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données accessible en ligne : Carleton Papers – Loyalistes et soldats britanniques, 1772-1784.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 54 000 loyalistes et soldats britanniques. Les noms sont tirés des British Headquarters Papers, New York, aussi connus comme les Carleton Papers, qui contiennent une variété de documents au sujet des soldats et des réfugiés civils loyalistes ainsi que des soldats britanniques et allemands qui se sont établis au Canada après la Révolution américaine (1776-1783).

Commencez vos recherches sur les loyalistes et les soldats britanniques maintenant!

Nouvelle version de la base de données « Documents sur les petits immigrés anglais »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de sa base de données en ligne « Documents sur les petits immigrés anglais ».

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 245 000 enfants britanniques envoyés au Canada entre 1869 et 1932. Les noms sont tirés d’une variété de sources comme les documents d’organismes qui ont envoyé des enfants, des publications ainsi que des documents gouvernementaux et privés.

Commencez vos recherches dans les documents sur les petits immigrés anglais maintenant!

Lancement de la base de données « Immigrants ukrainiens, 1891-1930 »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données en ligne : Immigrants ukrainiens, 1891-1930.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 14 700 Ukrainiens arrivés au Canada et aux États-Unis entre 1891 et 1930. Les noms sont tirés des listes de passagers conservées à Bibliothèque et Archives Canada pour les ports canadiens et américains suivants :

  • Halifax (Nouvelle-Écosse)
  • Montréal et Québec (Québec)
  • Saint John (Nouveau-Brunswick)
  • New York (New York)
  • Portland (Maine)

Certains noms proviennent des notes colligées par Vladimir Julian Kaye (1896-1976) sur les premiers colons et les premières familles d’Ukraine venus s’établir au Canada.

Commencez vos recherches sur les immigrants ukrainiens maintenant!