Images de personnes endormies et de lits maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un lit simple et de mobilier au collège pour femmes Coligny, à Ottawa.

Chambre à coucher au collège pour femmes Coligny au coin sud-ouest des rues Albert et Bay à Ottawa (Ontario) [PA-027701]

Tout le monde dort.

Photo noir et blanc d’une mère bordant ses deux fils.

Mme Jack Wright bordant ses deux fils, Ralph et David, à la fin de la journée, Toronto (Ontario) [e000761767]

Les habitudes de sommeil des humains varient, même si le besoin de dormir est le même pour tous. Les gens font beaucoup d’efforts pour rendre leur sommeil plus confortable et sûr. Ils essaient même de dormir plus ou moins, ce qui a des répercussions sur leur tempérament et leur corps.

Photo noir et blanc d’un homme mettant ses pantoufles avant de se lever de son lit.

Major J. J. Busse sortant de son lit au quartier général permanent de l’équipe à Samneua [Xam Neua/Sam Neua] (Laos) [e010956418]

Les notions liées au sommeil diffèrent selon les cultures, mais c’est un sujet qui revient continuellement dans nos œuvres d’art, nos photographies et notre contenu audiovisuel.

Esquisse noir et blanc de quatre hommes dormant dans diverses positions.

Shérifs adjoints endormis [e010958639]

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Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille ».

Image en couleur d’un tableau représentant deux postes d’artilleurs devant une forêt calcinée. Deux sépultures, chacune surmontée d’une croix blanche, se trouvent à l’avant-plan. Le tableau porte une signature en bas à gauche : Mary Riter Hamilton 1919.

Bois de Farbus, emplacements de fusils, Plateau de Vimy [e000000656]

Qu’est-ce qui a bien pu pousser une artiste de renom à quitter sa vie confortable au Canada pour aller endurer des conditions pénibles sur les champs de bataille de France et de Belgique après la Première Guerre mondiale? Mary Riter Hamilton accepte une mission spéciale pour Les Amputés de guerre : de 1919 à 1922, elle peint les lieux ravagés où les soldats canadiens ont combattu et péri.

Ses toiles expriment la douleur de la guerre, mais aussi l’espoir et le renouveau. Sacrifiant sa santé, l’artiste crée l’une des rares séries de peintures authentiques qui représentent l’Europe déchirée par le conflit. C’est son cadeau au Canada. D’ailleurs, en 1926, elle donne la majorité de ses toiles aux Archives publiques du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada.

Nous discutons avec Kathryn Young, professeure adjointe d’histoire à l’Université du Manitoba, maintenant retraitée. Nous recevons aussi Sarah McKinnon, ancienne vice-présidente de l’École d’art et de design de l’Ontario et ancienne conservatrice à l’Université du Manitoba.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Vous avez des questions ou souhaitez obtenir plus d’information? Contactez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Images d’ânes et de mulets sur Flickr

Photo noir et blanc de soldats marchant sur une route. Ils sont dépassés par un soldat conduisant une charrette tirée par un âne.

Fantassins canadiens en marche près de Modica (Italie) [PA-163669]

Les ânes font partie de la famille des équidés, laquelle comprend aussi les chevaux et les zèbres. Bien qu’ils partagent certaines caractéristiques physiques avec leurs cousins, ils sont généralement plus trapus et ont les oreilles pendantes. Partout dans le monde, les ânes sont domestiqués pour le travail; on leur fait porter des charges ou tirer des charrettes. Ils sont aussi devenus des animaux de compagnie.

Photo noir et blanc d’un soldat essayant de faire avancer deux mulets.

Têtu comme une mule! [PA-001202]

Outre les ânes domestiqués, il existe également des ânes sauvages ou retournés à l’état sauvage, de taille variable, et qui peuvent tous se reproduire entre eux… ainsi qu’avec les chevaux et les zèbres! Le petit d’un âne et d’une jument s’appelle un mulet (ou une mule si c’est une femelle), alors que celui d’un cheval et d’une ânesse s’appelle un bardot.

Photo noir et blanc d’un soldat debout sur une route, tenant les rênes de sa jument et de son poulain (un mulet).

Soldat canadien de la 20e Batterie de l’Artillerie de campagne canadienne, debout près du poulain « Vimy » et de sa mère, crête de Vimy (France) [PA-001616]

Ces hybrides, la plupart du temps stériles, ne peuvent avoir de descendants. Cependant, ils héritent de plusieurs attributs de leurs parents et sont utilisés pour le travail dans toutes les régions du monde.

Photo noir et blanc de deux ânes dans un enclos.

Photographie prise à Bray (Irlande), ville natale d’Alice E. Isaacson [e007151455]

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Ulus des Inuits : diversité, force et spiritualité

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.

Par Ellen Bond

 

Photo couleur d’une femme inuk coupant de la viande à l’aide d’un ulu.

Rynee Flaherty nettoyant une peau d’animal avec un ulu (un petit couteau à lame en forme de croissant utilisé par les femmes inuites) sur une surface rocheuse à Ausuittuq (Nunavut) (e002394465)

Le terme ulu veut dire « couteau de la femme » en inuttut (une langue inuite); il désigne un couteau muni d’une lame semi-circulaire. Les ulus existent depuis environ 4 500 ans (2 500 avant J.-C.). La lame de ceux qui ont été fabriqués en 1880 et découverts sur l’île de Baffin adhérait au manche grâce à un composé d’argile, de poils de chien et de sang de phoque. Dans les années 1890, la lame et le manche de certains ulus fabriqués par les Inuits de l’Ouest étaient perforés. Les deux pièces étaient unies à l’aide de cuir brut, de fanon de baleine et de racine de pin. Les Inuits du cuivre de l’île Victoria (la huitième plus grande île du monde, faisant partie du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest) se servaient du cuivre qu’ils exploitaient pour fabriquer les lames. Si l’ardoise et le cuivre se faisaient rares, certains Inuits utilisaient plutôt des fanons de baleine ou de l’ivoire.

La lame en forme de croissant, autrefois en ardoise, est maintenant en acier, métal disponible depuis 1719 grâce à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Les lames semi-circulaires ou triangulaires étaient attachées au manche avec une seule tige, éventuellement trouée au milieu. Les manches de l’ulu étaient parfois décorés de dessins et de gravures ayant une signification particulière pour la propriétaire. Ils étaient habituellement faits de bois, plus rarement d’os, de panache ou d’ivoire.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant d’un ulu.

Taktu retirant la graisse de la peau d’un phoque à l’aide d’un ulu à Kinngait (Nunavut) (e010836269)

La taille de l’ulu dépend de la préférence de sa propriétaire ou de la région où il est fabriqué. C’est un outil qui peut être donné par un mari ou un proche parent, ou transmis de génération en génération.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant de son ulu.

Sheouak Petaulassie se servant d’un ulu à Kinngait (Nunavut) (e010868997)

La puissance de coupe de l’ulu provient du manche, qui transfère la force de la lame sur l’objet à trancher. Les femmes parviennent ainsi à couper du matériel dur et dense, comme des os. Grâce à sa forme, l’ulu est facile à utiliser avec une seule main. Les ulus sont des outils multifonctionnels dont la forme varie selon les besoins. Les plus gros coupent le gibier ou le poisson alors que les petits sont utilisés pour retirer la graisse et raser la peau. D’autres, encore plus petits, peuvent couper la peau, tailler du poil ou trancher de petits morceaux. Les plus minuscules servent à coudre ou à tailler des pièces ornées incrustées dans les vêtements en peau de phoque.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant de son ulu pour trancher de la viande.

Noanighok, mère de William Kakolak, Kugluktuk (Nunavut) (a143915)

Parmi tous les outils conçus par les humains, l’ulu est spécial : c’est l’un des seuls qui appartient à la femme et il s’agit d’un symbole culturel important. Les médailles de certaines compétitions, comme les Jeux d’hiver de l’Arctique, sont façonnées à leur image. C’est aussi un motif répandu dans l’art contemporain, les métiers d’arts et la mode inuits. De nos jours, les ulus sont exposés bien en vue dans de nombreuses résidences, comme des œuvres d’art. Utilisés depuis des milliers d’années dans les régions nordiques de l’Amérique du Nord, les ulus sont toujours fonctionnels, puissants et variés.


Ellen Bond est adjointe de projet au sein de l’équipe du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

Des images de pigeons maintenant sur Flickr

La famille des colombidés est très grande; elle comprend environ 300 espèces de pigeons, dont seulement trois se reproduisent maintenant au Canada.

Photographie noir et blanc d’une petite fille (Ann MacDonald) debout près d’une porte. Elle regarde un pigeon sur le trottoir.

Ann MacDonald avec un pigeon devant un édifice [e010966947]

L’oiseau communément appelé « pigeon » est le pigeon biset. On le retrouve dans les villes et les villages, et sur les terres agricoles. La tourterelle triste vit dans les bosquets et les forêts claires. Le pigeon à queue barrée habite lui aussi dans les forêts claires. Une quatrième espèce, la tourte voyageuse, a disparu à la fin du 19e siècle à cause de la chasse à outrance.

Aquarelle représentant de grands filets installés dans un boisé pour attraper des pigeons voyageurs.

Filet à pigeons voyageurs, Sainte-Anne, Bas-Canada [C-012539k]

Aimés par certains, détestés par d’autres, les pigeons étaient anciennement considérés comme des animaux de compagnie. Ils furent d’ailleurs les premiers oiseaux domestiqués. Durant la Première et la Seconde Guerre mondiale, les militaires utilisaient des pigeons pour transporter des messages.

Photographie noir et blanc d’un pigeon voyageur dans les mains d’un pilote de brousse.

Pigeon voyageur utilisé pour les communications urgentes par les pilotes de brousse [e006079072]

Photographie noir et blanc de deux soldats dans une tranchée abreuvant, à l’aide d’une gourde, leurs pigeons voyageurs enfermés dans un panier de transport.

Deux soldats canadiens abreuvant des pigeons dans une tranchée prise aux Allemands sur la cote 70, à Lens (France) [PA-001686]

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Des images d’écureuils maintenant sur Flickr

On compte vingt-deux espèces d’écureuils au Canada; on en trouve dans chaque province et territoire. Six espèces vivent dans les arbres, alors que les seize autres vivent au sol.

Estampe couleur montrant un écureuil de la baie d’Hudson et un écureuil roux américain en quête de nourriture dans les branches d’un arbre.

Écureuil de la baie d’Hudson, écureuil roux américain [e002291722]

Photographie noir et blanc d’un écureuil avec une noix dans la gueule sortant d’un édifice par une fenêtre ouverte.

Écureuil sortant d’un garde-manger avec une noix, Ottawa (Ontario) [PA-a133432]

Les opinions varient à propos de ces rongeurs. Certains les considèrent comme des animaux nuisibles qui ravagent les jardins et les récoltes. D’autres, au contraire, sont d’avis que les écureuils jouent un rôle primordial dans la régénération de la forêt en enfouissant des graines qu’ils oublieront et qui finiront par germer au printemps.

Photographie noir et blanc de deux jeunes filles debout près d’un arbre, en hiver. Une des jeunes filles nourrit un écureuil accroché au tronc.

Deux jeunes filles nourrissant un écureuil noir [PA-070989]

Photographie noir et blanc d’une jeune fille avec un écureuil sur son épaule gauche.

Rose Sobkow avec un écureuil sur son épaule [e011177232]

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Papillons, triangles amoureux et aurores boréales

Par Shane McCord

L’exposition Première de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), qui a pris fin récemment, présentait quatre dessins de l’aspirant de marine Robert Hood (vers 1797-1821). Ces œuvres ont fait l’objet d’un billet du Découblogue en avril 2015, peu après leur acquisition.

Robert Hood démontre son talent dans plusieurs disciplines : le dessin, la cartographie, la science, l’histoire naturelle, et même l’anthropologie, avant l’apparition du terme. De nos jours, il est surtout connu pour sa participation à l’expédition Coppermine (1819-1822) dirigée par John Franklin.

Pendant son périple, Hood documente plusieurs espèces d’animaux et d’insectes alors inconnues. Il devient également le premier homme à prendre conscience de la nature électromagnétique des aurores boréales. Après sa mort, certains de ses dessins sont reproduits et publiés dans le rapport d’expédition rédigé par Franklin. Celui-ci se montre très élogieux à l’égard du travail et du comportement de Hood.

Hood jouit d’une certaine notoriété pour sa contribution à la science pendant l’expédition, mais on se souvient aussi du triangle amoureux dont il a fait partie avec Green Stockings, une femme dénée, et sir George Back, un autre artiste membre de l’expédition. Cette histoire tristement célèbre, marquée par un duel avorté entre Back et Hood, a été racontée à plusieurs reprises. L’entrée du Dictionnaire biographique du Canada sur Hood en fait un bon résumé.

Lithographie couleur d’une femme assise par terre en train de réparer une raquette, avec un homme debout à droite. Les deux sont entièrement vêtus de peaux.

Keskarrah, un guide [de la Première Nation des Dénés Couteaux-Jaunes], avec sa fille Green Stockings réparant une raquette. (e011156563)

Tous les membres de l’expédition souffrent de malnutrition et d’épuisement. Hood ne survivra pas : probablement déjà aux portes de la mort, il est assassiné par le voyageur Michel Terohaute, un autre membre de l’expédition qui sera ensuite exécuté pour meurtre, puis soupçonné de cannibalisme.

Aquarelle représentant deux jeunes hommes inuits portant des vêtements occidentaux. Ils se font appeler Augustus et Junius.

Portraits des interprètes [inuits] de Churchill embauchés par l’expédition terrestre dans le Nord (e011154367)

Le premier des quatre dessins présentés dans l’exposition Première dresse le portrait de deux guides et interprètes inuits, Tattanoeuck (Augustus) et Hoeootoerock (Junius). Tattanoeuck participera à trois expéditions, deux avec Franklin (1819-1821 et 1825-1827) et une avec Back (1833-1835). Sa contribution importante lui vaut le respect de ses compagnons, au point où sir John Richardson, membre des deux premières expéditions de Franklin, nomme une espèce de papillons Callophrys augustinus en son honneur. Hoeootoerock se trouve séparé des membres de l’expédition pendant la traversée de la rivière Coppermine; il est vraisemblablement mort à cet endroit.

Deux autres dessins représentent des mammifères nordiques : un vison et un renard croisé. À l’époque de la création de ces œuvres, les scientifiques d’Europe occidentale commencent à s’intéresser à de telles espèces. La capacité de produire des images de cette qualité explique en grande partie pourquoi l’officier Hood est choisi au sein de l’expédition. En plus de leur valeur esthétique, ces dessins donnent de l’information importante sur la faune dans la région explorée, ainsi que de précieux renseignements pour l’expansion de la traite des fourrures.

Aquarelle d’un vison regardant dans une rivière, debout sur une roche près de la rive.

Vison (e011154368)

Aquarelle d’un renard blanc qui chasse une souris dans un paysage enneigé.

Un renard croisé capture une souris. (e011154369)

Le dernier dessin, le plus intéressant, montre l’intérieur d’une tente crie. Il est ainsi décrit : « Intérieur d’une tente des Indiens du Sud; dessiné au poste de traite Cumberland House de la Compagnie de la Baie d’Hudson. La tente est faite de peau d’orignal, et les vêtements des Autochtones, en peaux. Les tissus proviennent d’usines anglaises. Le 25 mars 1820, Robert Hood, expédition terrestre dans le Nord. » C’est une œuvre précieuse en raison de son contexte historique et de l’information anthropologique qu’elle contient. Dans son journal sur l’expédition, Hood affirme qu’il a exécuté son dessin le 31 mars, et il raconte des anecdotes sur les personnes qui se trouvent dans la tente. La question est de savoir s’il parle bien de ce dessin et si les dates sont exactes, ou encore s’il fait référence à un autre dessin.

Aquarelle montrant l’intérieur d’une tente. Sept personnes sont assises autour d’un feu, dont une mère accompagnée d’un enfant sur une planche porte-bébé. Des pelleteries (ou de la viande) sèchent sur une poutre horizontale, à laquelle une casserole est suspendue au-dessus du feu. Un mousquet, un arc et des flèches sont appuyés sur une paroi de la tente. Une personne mange, une autre fume la pipe, tandis que les autres semblent observer l’artiste au travail, c’est-à-dire Hood.

Intérieur d’une tente crie (e011154370)

Les quatre dessins nous renseignent sur la région de Cumberland House, dans le nord de la Saskatchewan actuelle. Ils sont encore plus fascinants en raison du contexte dramatique dans lequel ils ont été exécutés.

Les expéditions de Franklin ont joué un rôle important dans la formation de la nation canadienne. Les aspects tragiques de la première d’entre elles, notamment, en font l’un des épisodes les mieux connus dans l’histoire de l’Arctique.


Shane McCord est archiviste en art à la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de poules maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un jeune garçon. À sa gauche se trouve un coq blanc sur un piédestal.

Portrait d’Henri Groulx, Lachine (Québec) [MIKAN 3630060]

Les poules sont des oiseaux domestiques élevés pour leurs œufs et leur chair. On trouve de nombreux producteurs de poulet et couvoirs de poules pondeuses dans chaque province. Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Ontario et le Québec possèdent la plus forte concentration de producteurs, suivis par la Colombie-Britannique et l’Alberta, respectivement.

Photo couleur d’un homme plaçant de l’eau dans des plats à l’intérieur d’un enclos pour poussins.

Un homme donnant de l’eau à des poussins dans l’un des couvoirs du Marshall Chicken Ranch, Toronto (Ontario) [MIKAN 4313936]

Photo noir et blanc de deux femmes inspectant des œufs qui défilent sur un transporteur à courroie et les plaçant dans des boîtes.

Mme Hines et Mme Dominey préparant des œufs pour les consommateurs, Port Williams (Nouvelle-Écosse) [MIKAN 4950331]

Les poules ne sont pas des oiseaux migrateurs. Elles occupent un petit territoire et peuvent difficilement nager ou voler. Les gens pouvaient facilement capturer ces oiseaux et les emmener avec eux quand ils déménageaient. La domestication des poules s’est faite rapidement. Que ce soit pour une production familiale ou pour nourrir de grandes populations urbaines, les poules se sont avérées extrêmement polyvalentes sur le plan des soins et de la reproduction.

Photo noir et blanc d’un homme nourrissant des poules à côté d’un poulailler.

Élevage de volaille, Oromocto (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 3643515]

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Les timbres d’assurance-chômage et la collection Danny Leong

Par James Bone

Le gouvernement canadien met en place au début des années 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, les premières composantes du filet de sécurité sociale que nous connaissons aujourd’hui. Le gouvernement cherche à éviter, ou du moins à atténuer, l’accroissement du chômage vécu au Canada lorsque les soldats sont rentrés au pays après la Première Guerre mondiale, en particulier dans le secteur manufacturier, touché par la fin de la production de guerre et la baisse de la demande qui en est résultée. Une des pièces maîtresses de ce programme est l’assurance-chômage : un programme obligatoire auquel les employés et les employeurs doivent contribuer en fonction du salaire de l’employé; ainsi, une personne qui perd son emploi pourra bénéficier d’un revenu continu durant une période déterminée. La loi établissant le programme reçoit la sanction royale en août 1940 et entre en vigueur le 1er juillet 1941. L’assurance-chômage a été modifiée et réformée depuis, mais l’actuel programme d’assurance-emploi est resté le même pour l’essentiel.

Une photographie couleur d’un timbre brun-rouge portant le texte suivant : Canada. Unemployment Insurance. Assurance-chômage. 1/6 27¢. Insured 0 Assuré.

Timbre d’assurance-chômage de 27 cents non oblitéré datant de 1941 (MIKAN 4933817)

Une photographie couleur d’un timbre d’assurance-chômage vert.

Timbre d’assurance-chômage de 51 cents datant de 1941 (MIKAN 4933828)

À l’époque, bien entendu, il n’y avait pas de gestion de documents informatisée; il fallait concevoir un moyen permettant de montrer non seulement que les cotisations avaient bien été versées, mais aussi qu’un employé donné était admissible au programme. La méthode la plus courante, à la fin du 19e et au début du 20e siècle, pour prouver que les taxes ou impôts ont été payés pour les services gouvernementaux consiste à utiliser des timbres fiscaux. Comme les timbres postaux, les timbres fiscaux précisent le montant payé pour acheter le timbre et la taxe ou l’impôt qu’il sert à payer. Après usage, les timbres fiscaux sont oblitérés par un agent responsable pour indiquer que leur valeur a été utilisée aux fins prévues. Les timbres d’assurance-chômage sont vendus dans les bureaux de poste; pour acheter ces timbres, les employeurs doivent retenir un certain pourcentage du salaire de leurs employés, tout en versant leur propre contribution. Les timbres sont ensuite collés dans des carnets, généralement conservés au service des ressources humaines ou de gestion de l’entreprise, puis soumis annuellement au bureau local de la Commission de l’assurance-chômage du Canada. Les employés ont un carnet par année, conservé par leur employeur. Afin de garantir que les sommes retenues sur le salaire servent bien à l’achat de timbres d’assurance-chômage, la loi autorise les employés à vérifier leur carnet deux fois par mois.

Une photographie couleur d’une page d’un carnet d’assurance-chômage usagé sur laquelle sont collés sept timbres, datée de mai, juin et juillet 1949.

Carnet de la Commission de l’assurance-chômage usagé daté de mai à juillet 1949 (MIKAN 4937508)

Une photographie couleur d’une page d’un carnet d’assurance-chômage usagé sur laquelle sont collés plusieurs timbres, datée d’octobre et novembre 1949. Les timbres sont très colorés et il y a une note manuscrite indiquant une date et des initiales.

Carnet de la Commission de l’assurance-chômage usagé daté d’octobre et novembre 1949 (MIKAN 4937509)

Au lancement du programme d’assurance-chômage, plusieurs types d’emploi en sont exclus : l’agriculture, la pêche, la foresterie et l’exploitation forestière, la chasse et la trappe, les services de transport aérien et maritime, la médecine, les soins infirmiers, l’enseignement, l’armée, la police et la fonction publique. Avec le temps, le programme couvre un nombre grandissant d’emplois. Un pas important est franchi en 1957, alors que l’industrie de la pêche devient admissible, apportant ainsi une garantie de revenu indispensable dans la nouvelle province de Terre-Neuve et dans l’ensemble des Maritimes. Au début, l’image d’un poisson est imprimée sur le timbre afin d’indiquer son utilisation prévue dans l’industrie de la pêche. Dans les années suivantes, les timbres d’assurance-chômage pour le secteur des pêcheries sont émis sans cette image.

Une photographie couleur d’un bloc de 50 spécimens de timbres d’assurance-chômage rouges.

Timbres d’assurance-chômage de 1959 (MIKAN 4933286)

Parmi les divers types de timbres fiscaux utilisés par les gouvernements fédéral et provinciaux, les timbres d’assurance-chômage sont relativement rares. C’est qu’en vertu de la loi et des règlements de ce programme, il est illégal de vendre des timbres non oblitérés; seuls un employeur ou le service des ressources humaines d’un employeur peuvent légalement posséder des timbres non oblitérés. En outre, la plupart des carnets et timbres oblitérés ayant été soumis à la Commission de l’assurance-chômage, ainsi que la majeure partie des timbres non oblitérés sont détruits volontairement après leurs cinq années de conservation prévues. Enfin, les timbres non vendus sont retournés par les bureaux de poste à la Commission de l’assurance-chômage pour être détruits quand ils ne peuvent plus être vendus, ce qui se produit lorsque des modifications aux cotisations à l’assurance-chômage exigent l’émission de nouveaux timbres.

La collection Danny Leong

Fort heureusement, Bibliothèque et Archives Canada a pu acquérir la collection de timbres d’assurance-chômage Danny Leong (R15771), laquelle comprend plus de 11 000 timbres, ainsi que des carnets d’assurance-chômage de toutes les années où ils ont été utilisés, en plus de divers documents connexes. Danny Leong et sa veuve, Violet Anne Leong, étaient des employés de la Commission de l’assurance-chômage en Colombie-Britannique. Grâce à cet emploi, monsieur Leong a pu collectionner des spécimens de timbres et des carnets qui n’étaient plus nécessaires pour le travail, la formation ou la référence dans le bureau.

La plupart des timbres de cette collection sont des spécimens préoblitérés, imprimés par la Compagnie canadienne des billets de banque à Ottawa et expédiés à la Commission de l’assurance-chômage à titre d’exemples de timbres à émettre et à vendre dans les bureaux de poste. La collection comprend également des spécimens de carnets d’assurance et des carnets utilisés que l’on conservait peut-être aux fins de formation. La pièce la plus originale est une épreuve gravée d’un timbre unique datant de mars 1959. Cette remarquable épreuve a été réalisée pour un timbre d’assurance-chômage dédié à l’agriculture, mais qui n’a jamais été émis; comme mentionné plus haut, le secteur de l’agriculture n’était pas couvert par l’assurance-chômage à cette époque. De toute évidence, on réfléchissait à la possibilité d’inclure le travail agricole dans le programme, et cette réflexion était suffisamment sérieuse pour concevoir et graver un timbre à cette fin. Consulté à propos de cette pièce, Yves Baril attribue très probablement le travail à Donald Mitchell, graveur de lettres pour la Compagnie canadienne des billets de banque, alors que le concept semble être celui de Harvey Prosser, sous la supervision de John Francis Mash.

Une photographie couleur d’une épreuve d’un timbre orange pour l’agriculture.

Épreuve d’un timbre d’assurance-chômage pour l’agriculture, jamais émis, daté du 12 mars 1959 (MIKAN 4933808)

L’utilisation des timbres fiscaux et des carnets d’assurance-chômage pour enregistrer le versement des cotisations se poursuit jusqu’au début des années 1970. Par la suite, le programme est remanié avec l’introduction des dossiers informatiques et l’apparition des formulaires de Relevé d’emploi, encore utilisés aujourd’hui. Mais surtout, la modification de la Loi sur l’assurance-chômage en 1971 élargit son application à presque tous les secteurs d’activité. La dernière émission de timbres d’assurance-chômage, imprimés en 1968, a très peu servi; seuls quelques rares timbres oblitérés ont été retrouvés par des collectionneurs. La collection de timbres d’assurance-chômage Danny Leong intéressera autant ceux qui étudient la philatélie que l’histoire du travail au Canada; elle peut être consultée à Bibliothèque et Archives Canada. Pour plus d’informations sur les timbres fiscaux canadiens, dont les timbres d’assurance-chômage, nous vous invitons à consulter la remarquable monographie Canada Revenues d’Edward Zaluski.

Une photographie couleur d’une feuille de timbres d’assurance-chômage couleur or sur lesquels est imprimé le mot SPECIMEN.

Feuille de timbres d’assurance-chômage non oblitérés datant de 1948 (MIKAN 4933742)


James Bone est archiviste à la Division des archives privées de la vie sociale et de la culture, Direction générale des archives, Bibliothèque et Archives Canada

Des images d’enregistrements pour enfants : disques 78 tours, 1918-1962 maintenant sur Flickr

Ces disques colorés et ludiques représentent quelques-uns des plus anciens enregistrements pour enfants au Canada. Certains sont tout simplement des enregistrements de comptines ou de chansons connues en anglais et en français.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la Canadian Music Corp., Ltd. La face 2 montre le contour du Canada avec en superposition le mot Dominion. Le titre de la chanson est « Ma mère m'envoit-au marché » suivi du nom des artistes Hélène Baillargeon, chant, et Gilbert Lacombe, guitare.

La mère Michel, Face 2 [Ma_Mere.jpg]

Certains de ces disques font partie d’un ensemble d’objets. Ainsi, la compagnie Dee & Cee qui a produit les disques « Pretty Baby » n’était pas une maison de disques, mais plutôt un fabricant de poupées. Dee & Cee a vraisemblablement ajouté des disques à certaines de ses poupées, sans doute dans le but d’augmenter les ventes.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la compagnie de jouets Dee & Cee. La face 1 montre une petite fille assise tenant un livre ouvert. Le nom de la compagnie et le titre de l’enregistrement « Pretty Baby » apparaissent sur la couverture du livre.

« Pretty Baby », face 1 [Pretty_Baby_1.jpg]

Ces magnifiques disques ont attiré l’attention et amusé de nombreux enfants au début du 20e siècle lorsqu’ils ont été lancés.

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