Des images de forgerons maintenant sur Flickr

Les forgerons travaillent le fer et l’acier pour créer des objets, tels que des outils, des articles ménagers et des œuvres d’art. Ils se servent d’outils spéciaux pour marteler, plier ou couper le métal chauffé dans leur forge.

Photographie en noir et blanc d’un homme forgeant un morceau de métal à la forge Jolly.

Intérieur de la forge Jolly, Ottawa (Ontario) [MIKAN 3265334]

Plusieurs forgerons se rendent au Canada au milieu du 17e siècle pour aider à construire les postes de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de sa rivale, la Compagnie du Nord-Ouest. À mesure que les villages s’agrandissent, ces artisans du métal s’activant dans leur forge deviennent d’importants pôles technologiques et industriels favorisant les activités commerciales et les échanges. Ils affinent leurs compétences afin de se spécialiser dans divers domaines. Par exemple, un maréchal-ferrant est un forgeron spécialisé dans l’entretien et la taille des sabots de chevaux, incluant la pose des fers qu’ils fabriquent eux-mêmes.

Photographie en noir et blanc de treize hommes prenant la pose devant la forge.

Forge, camp Harris, Peter Co., Parry Sound (Ontario) [MIKAN 3300810]

Photographie en noir et blanc de trois soldats observant un forgeron ferrant un cheval.

Personnel de la 7e Brigade d’infanterie canadienne observant un forgeron ferrant un cheval, Creully (France) [MIKAN 3229115]

Vers le milieu du 19e siècle, les forgerons élargissent leur rôle et continuent d’offrir de nombreux services reliés au travail du fer jusqu’au début du 20e siècle.

Photographie en noir et blanc d’un homme chauffant un fer à cheval dans une forge.

Harper Rennick chauffant un fer à cheval, Shawville (Québec) [MIKAN 4948714]

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La petite histoire : les récits cachés des enfants, une exposition au Musée canadien de l’histoire

Trop souvent, nos livres d’histoire présentent une vision romancée de la vie et de la contribution des enfants, quand ils ne les ignorent pas carrément. Pourtant, la vie des moins puissants, même si elle laisse bien peu de traces, peut s’avérer très révélatrice – à condition d’être préservée!

L’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, tenue au Musée canadien de l’histoire, met en lumière les expériences uniques de certains enfants, retrouvées parmi les archives. On peut y admirer des documents, des photos, des œuvres d’art et des artéfacts rares tirés des collections du Musée et de Bibliothèque et Archives Canada.

Les enfants écrivent rarement leurs propres récits et anecdotes, que l’on découvre plutôt par bribes dans du matériel produit par des adultes, comme des portraits officiels tirés de collections familiales ou des documents gouvernementaux ou institutionnels. Ces fragments d’existences révèlent l’attitude des adultes à l’égard des enfants et les répercussions que les lois et politiques ont eues sur eux au fil du temps.

Peinture à l’huile de deux fillettes vêtues à l’identique, avec des robes rouges à cols de dentelle et des colliers rouges. L’une d’entre elles tient un petit chien.

Céline et Rosalvina Pelletier. Attribuée à James Bowman, vers 1838. Huile sur toile (MIKAN 2837219)

Avant l’avènement de la photographie, les individus étaient représentés au moyen de portraits peints. Les enfants pauvres y figuraient rarement, ce qui témoigne de l’élitisme de cette forme d’art. Dans ce portrait des sœurs Pelletier, tout reflète la richesse et le statut social de leur famille. Représentées à l’image d’adultes en miniature, elles portent une tenue empesée; l’une tient un teckel nain, symbole de fidélité, et toutes deux arborent un collier de corail, censé repousser les maladies infantiles.

Photo noir et blanc de trois enfants : l’un assis au centre, et les deux autres debout.

The children we seek to help [Ces enfants que l’on cherche à secourir]. Photographe inconnu, vers 1900. Épreuve à la gélatine argentique (MIKAN 3351178)

Les documents institutionnels contiennent de précieux renseignements sur les enfants. À la fin du 19e siècle, le mouvement de « secours aux enfants » a suscité la création d’organismes de protection de l’enfance, dont la Société d’aide à l’enfance. Ces organismes caritatifs aidaient les enfants pauvres, abandonnés et négligés en tenant des orphelinats et des écoles de formation, et en offrant des services d’adoption. Les travailleurs sociaux ont eu recours à la photographie pour documenter leur travail, n’hésitant pas à promouvoir leur cause à l’aide d’images contradictoires où les enfants étaient représentés comme d’innocentes victimes ou des criminels en devenir.

Les récits du passé négligent parfois la présence des enfants, quand ils ne l’occultent pas complètement. Pourtant, ces derniers ont eux aussi participé à des événements marquants de l’histoire du Canada ou en ont ressenti les effets.

Photo noir et blanc de deux enfants appuyés contre un guéridon, une main sur la joue.

Jean-Louis et Marie-Angélique Riel. Steele & Wing, vers 1888. Impression à l’albumine (MIKAN 3195233)

Jean-Louis et Marie-Angélique sont nés au Montana alors que leur père, le chef métis Louis Riel, y était exilé en raison de son rôle dans la Résistance de la rivière Rouge en 1869-1870. Après l’exécution de leur père en 1885, Marie-Angélique est allée vivre à Winnipeg auprès d’un oncle; elle a succombé à la tuberculose en 1896. Après avoir adopté le nom de sa mère, Jean-Louis est déménagé à Montréal et est décédé à l’âge de 25 ans des suites d’un accident de charrette.

Lettre écrite à la main par Louis Riel, adressée à sa femme et à ses enfants.

Lettre de Louis Riel à sa femme et à ses enfants, 1885. Encre sur papier (MIKAN 126629)

Cette ultime lettre de Louis Riel à son épouse et à ses enfants donne une perspective personnelle du chef métis. Riel l’a rédigée le 16 novembre 1885, le jour de sa pendaison à Regina. Il y parle de ses enfants, demande à sa femme de les faire prier pour lui, et la termine ainsi : « Gardez courage. Je vous bénis. Votre père, Louis ‟David” Riel ».

Les objets créés par des enfants ont une vie éphémère et se retrouvent rarement dans des collections. Et lorsque c’est le cas, ils sont bien cachés, souvent intégrés au patrimoine des familles et des communautés; en outre, l’identité de leurs jeunes auteurs n’est pas toujours mentionnée. Néanmoins, ils sont plus susceptibles de resurgir si leurs auteurs ont grandi au sein de familles célèbres ou le sont eux-mêmes devenus.

Le journal intime de Sandford Fleming, ouvert et montrant un exemple de son écriture.

Journal intime de Sandford Fleming, 1843. Crayon et papier (MIKAN 4938908)

Ce journal, tenu par Sandford Fleming à l’âge de 16 ans, laisse présager sa réussite à titre d’ingénieur et d’inventeur. Rempli de dessins architecturaux, de formules scientifiques et d’inventions, le document illustre le bouillonnement intellectuel de Fleming.

Peu communs, les lettres et les journaux d’enfants ouvrent une fenêtre sur leur univers, révélant leurs façons uniques de parler, de penser et d’appréhender le monde. Intimes, candides et parfois fantaisistes, les journaux intimes, les lettres et les dessins créés par des enfants nous invitent à voir l’histoire autrement.

Portrait noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un uniforme, les bras croisés.

Portrait d’Arthur Wendell Phillip Lawson. Photographe inconnu, 1918. Épreuve sur collodion mat (MIKAN 187937)

Journal écrit à la main. Pour chaque journée, on aperçoit des tableaux montrant les résultats des parties de la série mondiale du baseball majeur.

Journal intime d’Arthur Wendell Phillip Lawson, 1914. Encre, papier, cuir (MIKAN 129683)

Dans ce journal, Arthur Lawson, alors âgé de 16 ans, livre ses états d’âme ainsi que sa vision du monde, d’un point de vue d’adolescent. Rédigé au début de la Première Guerre mondiale, il entremêle les mentions des batailles faisant rage outre-mer et des remarques anodines sur la météo, les événements familiaux (comme l’anniversaire du frère de Lawson) et les résultats de la série mondiale du baseball majeur en cours, opposant les Braves de Boston aux Athletics de Philadelphie. Arthur Lawson s’est enrôlé avant la fin de la guerre.

Pour découvrir d’autres récits captivants, visitez l’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, présentée du 30 mars 2018 au 27 janvier 2019 au Musée canadien de l’histoire, dans la salle « Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada ».

Les vues à vol d’oiseau, maintenant sur Flickr

L’expression « vue à vol d’oiseau » représente la perspective d’un secteur ou d’un objet par rapport à d’autres éléments, par exemple une carte, un plan ou un paysage urbain. Souvent utilisée dans les dessins ou les photos, une vue à vol d’oiseau offre une observation en surplomb à partir d’un point très élevé.

Une photographie en noir et blanc des chutes Niagara, à partir d’une vue à vol d’oiseau. On aperçoit divers bâtiments des deux côtés de la frontière ainsi que des routes menant aux rives.

Vue à vol d’oiseau des chutes Niagara et de diverses centrales électriques du côté canadien (Ontario) (MIKAN 3318089)

Une photographie en noir et blanc de Calgary (Alberta), à partir d’une vue à vol d’oiseau. On aperçoit au premier plan la rivière Bow et un pont ainsi qu’un certain nombre de résidences et de gros bâtiments en arrière-plan.

Vue à vol d’oiseau de Calgary (Alberta) (MIKAN 3302621)

Plusieurs synonymes existent : vue en plan, vue de dessus, vue plongeante, vue en plongée, vue d’avion, etc. Ces termes sont tous légèrement différents, mais ils représentent tous une vue d’en haut.

Une photographie en noir et blanc de Cabri (Saskatchewan), à partir d’une vue à vol d’oiseau. On aperçoit un chemin de terre principal ainsi que des résidences et des bâtiments voisins. Quelques personnes, chevaux et chariots se rassemblent dans le village.

Vue à vol d’oiseau de Cabri (Saskatchewan) (MIKAN 3259496)

Une photographie en noir et blanc de Winnipeg (Manitoba), à partir d’une vue à vol d’oiseau. On aperçoit la rivière Rouge au centre et des bateaux à vapeur ainsi que des colonies et des routes principales le long des rives.

Vue à vol d’oiseau de Winnipeg (Manitoba) (MIKAN 4146329)

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Images de raquettes maintenant sur Flickr

Les raquettes distribuent le poids d’une personne sur la neige. Cela lui permet de marcher sur celle-ci sans s’enfoncer profondément.

Photographie en noir et blanc d’une femme des Premières Nations non identifiée qui est assise sur une chaise et travaille sur le lacis d’une grande raquette ronde.

Femme autochtone fabriquant des raquettes, Pointe-Bleue (Québec) (MIKAN 3367092)

Les raquettes traditionnelles sont composées d’un cadre en bois avec lacis et de bandes de cuir pour les harnais. Les équivalents modernes sont faits de métal ou de matériaux synthétiques, mais leur conception est similaire à celle des modèles antérieurs. En Amérique du Nord, les anciennes raquettes sont utilisées partout où la neige tombe fréquemment. Leur forme et leur taille varient selon l’endroit. Il existe des raquettes rondes, triangulaires, ovales et très longues. Chaque type de raquettes est conçu pour différentes sortes de neige, qu’elle soit poudreuse, fondante ou glacée. Les Premières Nations et les communautés inuites sont reconnues pour leur fabrication et leur utilisation de raquettes.

Photographie en noir et blanc montrant six types de longues raquettes composées de divers matériaux et styles de lacis.

Types de raquettes (MIKAN 3401671)

Photographie en noir et blanc montrant six types de raquettes rondes et ovales composées de divers matériaux et styles de lacis.

Types de raquettes (MIKAN 3401670)

Les colons européens ont rapidement adopté les raquettes pour voyager et chasser, ainsi qu’à des fins militaires. Il y a des clubs de raquette au Canada pour le sport et les loisirs depuis le milieu des années 1800. Ils ont permis à cette invention unique des Autochtones de devenir un élément immuable au sein de la société canadienne.

Photographie en noir et blanc de 13 enfants et de leur enseignant posant avec leurs raquettes sur la plateforme d’une voiture de transport scolaire de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.

Voiture de transport scolaire de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada, Capreol (Ontario) (MIKAN 3381288)

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Ernst Neumann

Par Judith Enright-Smith

L’artiste et graveur Ernst Neumann naît à Budapest, en Hongrie, en 1907. Sa famille émigre au Canada cinq ans plus tard et s’établit à Montréal, au Québec.

Dessin au plomb et au crayon Conté d’un jeune homme assis à une table à dessin, le regard tourné vers nous. L’œuvre est signée « EN31 ».

Autoportrait d’Ernst Neumann, 1931 (MIKAN 3028626)

Après ses études collégiales, Ernst Neumann entre à l’École des beaux-arts, puis à l’Association d’art de Montréal. Il y étudie auprès d’Edwin Holgate, célèbre graveur et peintre montréalais de l’époque (MIKAN 3929083), qui cultive l’intérêt de son élève envers la gravure et la gravure sur bois.

Eau-forte montrant une femme nue assise, vue de profil. Ses coudes sont posés sur ses genoux repliés, et elle tient son visage entre ses mains.

Femme nue assise, 1935 (MIKAN 3025069)

Ernst Neumann mène une carrière stable et inspirante. Il crée et vend des gravures commerciales montrant les rues de Montréal et d’autres scènes urbaines, ainsi que des portraits de l’élite de la ville. Toutefois, sa véritable passion consiste à représenter les personnes marginalisées pendant la grande dépression. Ses gravures de chômeurs et de personnes sans le sou paraissent dans des journaux et des périodiques montréalais à tirage restreint, en particulier dans des publications de gauche.

En 1936, avec son confrère William Goodridge Roberts (lui aussi diplômé de l’École des beaux-arts de Montréal), Ernst Neumann ouvre l’école d’art Roberts-Neumann. On y enseigne la peinture, le dessin et la compréhension des arts. L’établissement n’est ouvert que trois ans.

Eau-forte représentant une personne qui descend un chemin enneigé, vers une ville dont les édifices sont visibles à travers les arbres.

Descente du mont Royal, signé « E. Neumann », 1951 (MIKAN 3025050)

Ernst Neumann fait également partie d’un collectif non officiel d’artistes montréalais, plus tard appelé « les peintres juifs de Montréal » par l’historienne de l’art Esther Trépanier. Dans son ouvrage Les peintres juifs de Montréal : Témoins de leur époque, 1930-1948, celle-ci mentionne que ce groupe (dont sont aussi membres Harry Mayerovitch et Ghitta Caisserman-Roth, entre autres) dépeint le réalisme social du Montréal des années 1930 et 1940.

Lithographie d’un port sur laquelle on voit des mâts, des édifices et de la construction.

Port de Montréal, 1935 (MIKAN 3024945)

Bibliothèque et Archives Canada a acquis le fonds Ernst Neumann auprès d’un donateur privé, en 2005 et en 2010. Ce fonds comprend 156 eaux-fortes et lithographies, 49 dessins, 5 aquarelles et 36 plaques. Parmi les documents textuels figurent quelques lettres personnelles de Neumann ainsi que des catalogues.

Au début de 1956, Ernst Neumann se rend en Europe grâce à une bourse universitaire. En mars, alors qu’il visite un confrère en France, il est victime d’une crise cardiaque qui l’emporte. Il n’a que 49 ans. Ses restes sont rapatriés à Montréal et mis en terre grâce à la générosité de ses pairs.


Judith Enright est archiviste adjointe à la Section des affaires autochtones et sociales de la Direction générale des archives privées, à Bibliothèque et Archives Canada.

Des images de la collection Peter Winkworth maintenant sur Flickr

La collection Peter Winkworth de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est composée d’une sélection  d’œuvres d’art importantes, rares et précieuses sur le plan national, qui illustrent plus de quatre siècles d’histoire du Canada. Imposante, cette collection témoigne de la volonté de Peter Winkworth de préserver les premières formes d’art et le patrimoine du Canada.

La passion de collectionner de Peter Winkworth venait de sa famille. Il possédait tous les talents nécessaires pour devenir un grand collectionneur : les connaissances, un œil d’expert, des ressources et un enthousiasme indéfectible. À la suite d’un grave accident en raison duquel il a perdu une jambe, Winkworth s’est lancé dans l’étude sérieuse des œuvres d’art canadiennes. Il a consacré les 50 années suivantes à créer l’une des plus grandes collections privées de ces œuvres. Il est décédé en 2005, à l’âge de 76 ans.

En 2002, à l’aide de fonds du gouvernement du Canada, les Archives nationales du Canada ont acheté plus de 700 aquarelles et dessins, plus de 3 300 gravures et neuf tableaux de la collection Winkworth à Londres. En 2008, BAC a acquis 1 200 autres œuvres d’art de la collection, gardant ainsi intacte la majeure partie de ce trésor unique. Désormais préservées par BAC, ces œuvres pourront être découvertes par les générations à venir.

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Images des Artistes de guerre Canadien maintenant sur Flickr

Artistes de guerre canadiens réunit les portraits de dix-huit artistes de guerre canadiens de la Deuxième Guerre mondiale. Ces portraits, tirés des collections de Bibliothèque et Archives Canada, sont accompagnés de courtes biographies.

Empire Marketing Board

Par Judith Enright

L’Empire Marketing Board (Conseil publicitaire de l’Empire, EMB) a produit plus de 800 affiches au début du XXe siècle. Bibliothèque et Archives Canada en conserve 379 dans sa collection. Il s’agit d’un échantillon extraordinaire de cette audacieuse et magnifique campagne publicitaire britannique.

En 1926, le secrétaire d’État aux colonies Leopold Amery crée l’EMB et lui confie un mandat très clair : favoriser le libre-échange entre la Grande-Bretagne et ses colonies et inciter le peuple britannique à acheter des produits de l’Empire plutôt que de l’extérieur.

Affiche en couleur montrant deux hommes en train de scier le tronc d’un arbre abattu, à gauche, pendant que trois autres hommes, à droite, plantent des arbres. L’affiche a pour titre : Coupe du bois au Canada.

Coupe du bois au Canada (MIKAN 2845125)

Affiche en couleur intitulée Notre acier pour l’Australie, montrant une grue métallique et deux hommes qui chargent une remorque.

Notre acier pour l’Australie (MIKAN 2845006)

L’EMB utilise des campagnes publicitaires dans les journaux, des dépliants, des prospectus, des films, des émissions de radio et des affiches pour atteindre son but : faire rayonner l’Empire, en Grande-Bretagne comme dans les colonies. Pour créer ses affiches, l’EMB a recours aux services des artistes les plus réputés de l’époque, dont le Manitobain Austin Cooper.

Photo noir et blanc d’un homme en tenue de soirée, debout à côté d’une affiche posée sur un mur.

Photo d’Austin Cooper prise par Sydney Carter (MIKAN 3245241)

L’EMB choisit de gros caractères et des couleurs vives pour attirer les regards. Certaines affiches font des distinctions entre les sexes; les hommes étant présentés comme les bâtisseurs de l’Empire, et les femmes, comme des consommatrices. En Grande-Bretagne, les affiches sont posées sur des babillards spéciaux et dans les étalages de plus de 450 villes et villages. La campagne n’est pas aussi intensive dans les colonies, où les affiches se trouvent surtout dans les lieux achalandés, comme les magasins et les usines. Certaines affiches sont indépendantes, tandis que d’autres se lisent par séquence de trois à cinq images, comme une bande dessinée.

Affiche en couleur d’une épicerie annonçant que de nombreux produits sont Canadiens. À l’avant du magasin, une femme discute avec l’épicier. L’affiche a pour titre : Consommatrice avisée et bonne ménagère.

Consommatrice avisée et bonne ménagère (MIKAN 2844979)

Affiche en couleur d’une femme portant une longue robe et tenant une tasse de thé à la main, debout à côté d’un plateau de thé posé sur une table. Le titre est : Boire du thé cultivé dans l’Empire.

Boire du thé cultivé dans l’Empire (MIKAN 2844932)

Bibliothèque et Archives Canada a reçu ces affiches entre 1926 et 1933. Elles forment une sous-série du fonds du ministère canadien de l’Industrie et du Commerce. La plupart des affiches portent sur des sujets et des biens canadiens, mais d’autres colonies sont représentées.

Image en couleur d’un homme marchant devant une épicerie bien éclairée qui fait la promotion des produits de l’Empire. Des hommes et des femmes entrent dans le magasin et en sortent.

Panneau de gauche de la publicité intitulée John Bull, fils et filles (MIKAN 2845188)

Affiche en couleur montrant des hommes qui chargent des tonneaux de bois dans un bateau. Le texte dit : Des pommes canadiennes pour le Royaume-Uni.

Des pommes canadiennes pour le Royaume-Uni (MIKAN 2844965)

En 1932, Ottawa a organisé la Conférence impériale visant à discuter des conséquences économiques de la grande dépression. À la suite de cette rencontre, des tarifs douaniers privilégiés sont établis au sein de l’Empire britannique, tandis que les tarifs augmentent pour les pays à l’extérieur de l’Empire. L’EMB ayant perdu son utilité, il est dissous en 1933.

Affiche en couleur montrant un tigre au-dessus de l’inscription Achetez des ananas de Singapour en conserve.

Achetez des ananas de Singapour en conserve (MIKAN 2845035)

Affiche en couleur montrant les emblèmes de l’Inde, de l’Afrique du Sud et du Canada, avec la légende Fumez du tabac de l’Empire.

Fumez du tabac de l’Empire (MIKAN 2844917)

Pour admirer ces affiches, consultez l’album Flickr ou les descriptions de niveau inférieur des archives de l’Empire Marketing Board.


Judith Enright est archiviste adjointe dans la section Archives sociales et autochtones de la Direction générale des archives privées à Bibliothèque et Archives Canada.

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Peter Rindisbacher : La beauté sur commande »

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Peter Rindisbacher : La beauté sur commande ».

Dans cet épisode, nous nous attardons sur la vie de Peter Rindisbacher, un artiste qui a quitté la Suisse en compagnie de sa famille lorsqu’il n’avait que 15 ans pour immigrer au Canada. Établi dans la Colonie de la Rivière-Rouge de 1821 à 1826, il est devenu le premier artiste à dessiner et à peindre l’Ouest canadien.

Nous rencontrons Gilbert Gignac, ancien gestionnaire des collections à Bibliothèque et Archives Canada, pour aborder la transition de Rindisbacher de l’Europe vers le Canada ainsi que son influence sur la culture visuelle canadienne.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Images de Jean-Joseph Girouard maintenant sur Flickr

Jean-Joseph Girouard (1794-1855) était notaire et artiste amateur. Durant la première moitié du 19e siècle, il fut aussi membre du Parti patriote du Bas-Canada, fondé pour obtenir des réformes politiques et défendre le patrimoine, les droits et les intérêts des Canadiens français.

Girouard fut emprisonné à deux reprises pour sa participation à la rébellion. Fait surprenant : pendant son incarcération à Montréal, il réussit à conserver son étude de notaire ainsi qu’un atelier d’art.