Images de gravures de mode maintenant sur Flickr

Dessin noir et blanc d’une femme vêtue d’une robe avec une jupe unie bordée de cinq rangées de velours le long de l’ourlet avec un corset à plis drapé comme un tablier sur le devant. Elle porte un chapeau orné de plumes et tient un parapluie.

Tenue de ville de Charneville, de la revue Le Moniteur de mode (C-115935k)

Les gravures de mode, ou illustrations de tendances vestimentaires populaires, existent depuis longtemps. C’est toutefois au cours du 19e siècle qu’elles sont devenues courantes grâce aux avancées technologiques de l’imprimerie, à l’alphabétisation accrue et à la hausse du nombre de magazines. Les revues de mode — tant adressées aux femmes qu’aux hommes — abordent le savoir-vivre, la littérature et les nouvelles tendances. De plus en plus de revues produisent leurs propres gravures de mode ou les empruntent à d’autres magazines. Certaines proposent même des patrons de couture. Les gravures figurant dans cet album proviennent de revues publiées en Angleterre (The Lady’s Cabinet), en France (Le Bon Ton : Journal des modes, Journal des dames et des modes, Le Moniteur de la mode et Le Follet : Courrier des Salons) et aux États-Unis (The Season et Peterson’s Magazine).

Gravure en couleur d’une femme vêtue d’une robe de soirée avec un corset à plis laissant les épaules dénudées et des ruches le long de l’ourlet. Elle porte un filet orné de perles sur la tête et tient un éventail dans sa main gantée.

Robe de soirée, de la revue Ladies’ Cabinet of Fashion, Music and Romance (e010863096)

Les gravures sont elles-mêmes des œuvres d’art. Elles représentent les changements artistiques du 19e siècle, du romantisme à l’art déco. La production de gravures pour une revue nécessite souvent le travail d’un artiste pour le dessin et d’un graveur pour l’impression. Les revues populaires sont en mesure d’embaucher les meilleurs illustrateurs du moment. Certaines gravures sont en noir et blanc tandis que d’autres, de grande qualité, ont été coloriées à la main après leur impression. Les techniques d’impression s’améliorent elles aussi : les couleurs sont plus vives et les lignes plus précises.

Gravure en couleur d’une femme assise. Elle porte une longue jupe crème et un chandail vert avec des motifs ovales crème. Le chandail est ceinturé d’un foulard rouge. Elle porte également des chaussures à talons hauts vertes, un long collier de perles et des bagues aux doigts.

Robe d’intérieur, du Journal des dames et des modes (C-115396k)

De nombreuses gravures ont été retirées des magazines puis vendues séparément à des collectionneurs d’œuvres d’art et à d’autres acheteurs intéressés. C’est probablement de cette façon qu’elles se sont retrouvées intégrées à notre collection. La plupart des gravures ont été trouvées dans des collections de particuliers ou de créateurs de costumes.

Gravure en couleur de deux femmes debout dans un salon. L’une porte une robe bleue avec des ruches sur les manches et l’ourlet. L’autre porte une robe ornée de rayures noires et grises, avec une longue tournure et des ruches le long de l’ourlet.

Illustrirte Frauen-Zeitung [Journal illustré des femmes] (C-115400k)

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Images d’outils à main maintenant sur Flickr

Photographie en noir et blanc d’une femme utilisant une pelle à neige traditionnelle faite d’une large planche de bois pour construire un iglou.

Jeune Inuite avec une pelle à neige faite d’une large planche de bois, Expédition arctique Stefansson-Anderson, golfe du Couronnement (Nunavut) [PA-165738]

Un outil à main est un instrument contrôlé uniquement par la main humaine. Les outils de l’âge de pierre fabriqués avec de la pierre (parfois du bois) servent à marteler, à couper ou à creuser.

Photographie en noir et blanc d’une femme debout sur une route de terre portant un panier rempli de fougères et une pelle sur l’épaule gauche.

Edna Boyd transporte un panier de fougères et une pelle, à Bala (Ontario) [PA-070891]

À l’âge de bronze, les outils sont façonnés à partir d’un alliage de cuivre et d’étain. Ils sont plus tranchants et plus durs que les outils de pierre.

Photographie en noir et blanc d’un homme penché en avant et cassant la glace avec un piolet.

Homme utilisant un piolet (Colombie-Britannique) [e011175725]

Le fer remplace le bronze à l’âge du fer. Les outils de fer sont encore plus robustes et durables que les outils de bronze. Plusieurs outils créés alors ressemblent à ceux qui sont produits de nos jours. À l’époque cependant, seuls quelques artisans fabriquent les outils, ce qui limite leur diffusion et leur utilisation par de nombreuses personnes.

Photographie en noir et blanc d’une jeune fille avec une masse reposant sur son épaule droite.

Une jeune fille tient une masse [e003895283]

La révolution industrielle voit arriver la fabrication des outils en usine. À l’aide de machinerie lourde, on peut désormais produire un plus grand nombre d’outils. Ils deviennent plus accessibles à la population en général, leur prix diminue et leur usage se répand dans les ménages.

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Images d’icebergs maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un iceberg arrondi avec affleurement en bloc au milieu de l’océan.

Vidéastes de l’Office national du film s’installant près d’un iceberg. (e011175885)

Les icebergs, ces gros blocs de glace qui se détachent des glaciers et partent à la dérive sur l’océan, sont tantôt d’un blanc pur, tantôt veinés de bleu ou de brun. Le bleu apparaît lorsque l’eau de fonte gèle dans les stries du glacier. Quant au brun, il s’agit de particules qui se sont déposées sur la glace ou qui ont été emprisonnées lorsque l’iceberg, en se séparant du glacier, a frotté le sol.

Photo noir et blanc d’un iceberg arrondi avec affleurement en bloc au milieu de l’océan.

Iceberg dans le détroit d’Hudson (a045191)

La forme et la taille d’un iceberg varient selon le type de fracture et la fonte, mais les vagues, la température et la banquise environnante jouent également un rôle. Les icebergs sont le plus souvent tabulaires, en bloc, biseautés, pointus, en dôme ou érodés.

Page d’album avec cinq photos noir et blanc montrant différents types d’icebergs en gros plan et un coucher de soleil sur l’océan. Légendes, de gauche à droite : « Coucher de soleil, baie de Baffin » et « Photo prise en mer, sur le bras Scott, au large de l’île de Baffin ».

Photos d’icebergs prises en mer, sur le bras Scott, au large de l’île de Baffin. (e010863534)

Les tabulaires, soit des morceaux de banquise plats qui se détachent pour former des îles de glace, sont assez stables pour servir de plateformes de recherche mobiles, alors que ceux de forme plus irrégulière peuvent se désagréger à tout moment. Selon Iceberg Finder, le plus gros iceberg jamais répertorié dans l’Arctique a été observé en 1882, près de l’île de Baffin.

Six petits croquis légèrement colorés montrant divers types d’icebergs, avec la légende « Vanille, fraise, framboise – boum, servez froid! »

Vanille, fraise, framboise – boum, servez froid! (e008444012)

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Images de pipes autochtones maintenant sur Flickr

Portrait rapproché d’un homme fumant la pipe et portant une casquette plate et des lunettes rondes.

Portrait d’Angmarlik, chef inuit respecté de Qikiqtat (Kekerten) (PA-166470)

Tant les hommes que les femmes autochtones fument la pipe.

Femme fumant la pipe vêtue d’une robe, d’un châle et d’un bandana; elle tient les rênes d’un cheval tirant une charrette de la rivière Rouge.

Femme autochtone avec une charrette de la rivière Rouge dans un camp (e011156555)

Les fourneaux de pipe sont fabriqués en céramique ou sculptés dans des matériaux durs comme la pierre de pipe, la pierre à savon, le bois ou les épis de maïs. Le tuyau de pipe est habituellement façonné dans un morceau de bois creux. On fume la pipe, bourrée de tabac ou d’un mélange de plantes ou d’écorces aromatiques, à des fins récréatives, pour des occasions politiques ou dans le cadre de cérémonies. Parfois, des pipes métalliques uniques en forme de hache sont offertes aux chefs et aux dirigeants autochtones.

Panier en écorce de bouleau orné d’une broderie représentant un homme des Premières Nations fumant la pipe (e010948522)

La pipe n’est plus aussi répandue qu’avant, mais comme le montrent certaines des photos suivantes, son usage et sa puissance symbolique perdurent.

Portrait d’une femme portant un châle en tartan et fumant la pipe.

Femme inuite portant un châle en tartan et fumant la pipe (e010692540)

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Images de fleurs d’Agnes Chamberlin maintenant sur Flickr

Agnes Chamberlin (née Dunbar Moodie, auparavant Fitzgibbon) vient d’une famille d’écrivains. Sa mère Susanna Moodie et sa tante Catharine Parr Traill sont connues pour leurs textes sur la vie des pionniers en Ontario, ayant respectivement écrit les classiques Roughing it in the Bush et The Backwoods of Canada.

Deux nénuphars blancs (l’un ouvert, l’autre fermé) et deux jaunes (l’un ouvert, l’autre fermé) sur un lit de feuilles vertes.

Canadian Wild Flowers, lithographie VIII (e011308817)

 

Aidée de sa mère, Agnes Chamberlin apprend à peindre, avant de mettre son talent au service de la littérature : en 1863, elle commence à illustrer un livre sur les fleurs du Canada rédigé par sa tante.

Quatre roses blanches sauvages sur un lit de petites feuilles vertes, entourées de petites fleurs blanches.

Canadian Wild Flowers, lithographie VII (e008300821)

Après la mort de son premier mari, elle doit subvenir aux besoins de sa famille; en collaboration avec sa tante, elle publie alors Canadian Wildflowers, un ouvrage de botanique illustré combinant les textes de Catharine Parr Traill à ses propres lithographies colorées à la main.

Deux cypripède royaux dressés, entourés de larges feuilles vertes, d’un lis orange ouvert et d’un autre en bouton, et de petites campanules bleues à feuilles rondes.

Canadian Wild Flowers, lithographie V (e011183290)

Le livre, encensé pour la précision de ses illustrations, connaît un succès retentissant. Entre 1868 et 1895, le duo en publie quatre éditions, toutes illustrées par Agnes Chamberlin. Il s’agit d’un des premiers grands ouvrages illustrés entièrement imprimés et publiés au Canada.

Un trille rouge dressé, entouré de larges feuilles vertes, de petites fleurs violettes, de fleurs roses en forme de grains de maïs et de petites fleurs blanches étoilées.

Canadian Wild Flowers, lithographie IV (e011308814)

Par la suite, Chamberlin réalisera un autre livre avec sa tante, Studies of Plant Life, et exposera son travail à Philadelphie (États-Unis) ainsi qu’en Angleterre et au Canada.

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Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « Les premiers ministres et l’art »

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Les premiers ministres et l’art ».

Image en couleur d’un buste en tissu qui ressemble au premier ministre John Diefenbaker.

Bibliothèque et Archives Canada est le principal service d’archives pour tous les documents en lien avec les premiers ministres du Canada. En plus de leurs archives politiques, BAC possède plusieurs objets intrigants et insolites, de nature moins officielle.

L’exposition intitulée Les premiers ministres et l’art : créateurs, collectionneurs et muses, mise sur pied par Meaghan Scanlon, invitée pour la cinquième fois à notre balado, et Madeleine Trudeau, elle aussi employée de BAC, rassemble des œuvres d’art, des artefacts, des documents, des objets, des portraits et des photographies qui révèlent une facette peu connue, mais fascinante, de nos anciens premiers ministres.

L’exposition est en cours au 395, rue Wellington, à Ottawa, jusqu’au 3 décembre 2019.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Liens connexes :

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Découvrez la collection : Biographies et gens

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Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Les premiers ministres canadiens dans l’objectif des photographes de presse

Par Maude-Emmanuelle Lambert

L’exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) Les premiers ministres et l’art explore les liens parfois inusités entre différentes expressions artistiques et nos premiers ministres canadiens. On y découvre notamment les photographies d’éléments architecturaux de Pierre Elliott Trudeau (1958), le selfie cabotin de Jean Chrétien (Andrew Danson, Unofficial Portraits, 1985) ou bien encore la grande toile en tons jaune et orangé de l’artiste Carl Beam (2000) inspirée par Lester B. Pearson.

Ces œuvres permettent d’entrevoir une sensibilité artistique — parfois insoupçonnée — chez nos premiers ministres, mais aussi de quelle manière la fonction, voire la personnalité d’un premier ministre a inspiré, sans égard à sa couleur politique, un ou plusieurs artistes. Le portraitiste Yousuf Karsh par exemple, dont les photographies sont conservées par BAC, a vu défiler devant son objectif des premiers ministres d’allégeances et de générations différentes comme William Lyon Mackenzie King, Robert Borden, Pierre Elliott Trudeau et Joe Clark.

Photographie en noir et blanc montrant le premier ministre William Lyon Mackenzie King à son bureau. À l’arrière-plan, par une fenêtre, on aperçoit un des édifices du Parlement.

William Lyon Mackenzie King à son bureau, 15 mars 1947. King a été le mécène de Yousuf Karsh à partir de 1936. Photographie de Yousuf Karsh (e010752289).

Toutefois, les photographies les plus célèbres, voire « iconiques » de nos premiers ministres ne sont pas que l’œuvre de photographes portraitistes. Plusieurs d’entre elles ont été prises par des photographes de presse dont le nom est moins bien connu du grand public. Contrairement aux portraitistes qui ont tout le temps voulu pour planifier la composition de leur arrière-plan ou pour étudier leur sujet, les photographes de presse doivent faire preuve à la fois de patience et de rapidité. En effet, il n’est pas rare qu’ils doivent faire le pied de grue pendant des heures afin de prendre « le cliché » qui permettra de raconter un événement, de transmettre une émotion ou encore de croquer sur le vif un aspect de la personnalité d’un premier ministre.

Peut-être avez-vous déjà vu la photographie de Pierre Elliott Trudeau glissant comme un enfant sur une rampe d’escalier? Prise en 1968, lors du congrès à la chefferie du Parti libéral du Canada, elle est l’une des photos marquantes de la carrière du photographe de presse Ted Grant. Dans un livre consacré à son œuvre, signé Thelma Fayle, le photographe précise que s’il n’avait pas entendu les rires des gens sur place, il aurait probablement raté ce moment : « Je me suis retourné, car des éclats de rire ont attiré mon attention. J’ai pu prendre rapidement trois clichés avant que Trudeau n’atterrisse presque sur moi » [traduction] (Thelma Fayle, Ted Grant: Sixty Years of Legendary Photojournalism, Victoria, Heritage House Publishing, 2013, p. 67-68).

Né en 1929 à Toronto, Ted Grant entreprend sa carrière de photographe au milieu des années 1950. Vu par plusieurs comme un véritable pionnier de la photographie de presse au Canada (certains le présentent même comme le « père du photojournalisme canadien »), il travaille, entre autres, comme contractuel pour différents imprimés (dont l’Ottawa Citizen), l’Office national du film et l’Office de tourisme du gouvernement canadien. Au cours de sa carrière, il photographie plusieurs courses à la direction, élections (tant fédérales que provinciales) et conférences des premiers ministres. Invité à suivre sur la route Robert Stanfield, chef du Parti progressiste-conservateur, il en vient à tisser des liens étroits avec le jeune et futur premier ministre Joe Clark, son entourage politique et sa famille. Conservées dans le fonds Joe Clark et dans le fonds Ted Grant, de nombreuses photographies en noir et blanc nous montrent Joe Clark lors de ses apparitions publiques telles que sa cérémonie d’assermentation ou encore dans des moments plus privés comme des réunions de travail avec ses principaux conseillers.

Photographie en noir et blanc de Joe Clark, debout, prêtant serment à titre de premier ministre du Canada. On peut voir à ses côtés, assis, le gouverneur général Edward Schreyer.

Assermentation de Joe Clark à titre de 16e premier ministre du Canada, 4 juin 1979. Photographie de Ted Grant (e010764766).

La relation privilégiée qu’entretient Ted Grant avec les Clark lui donne accès à la vie privée et familiale du premier ministre. Celui qui a pris les tout premiers clichés de Catherine, seule enfant du couple, est aussi des fêtes familiales en plein air et dans l’intimité du salon. Bien que Ted Grant soit dans la pièce avec eux, les Clark semblent ne pas remarquer sa présence. Selon l’épouse de Joe Clark, Maureen McTeer, le photographe était patient et discret : « Si vous étiez conscient de sa présence, il attendait que vous ne le soyez plus [avant de prendre une photo] » [traduction] (Fayle, p. 75). Mais à ces moments joyeux où le photographe regarde à travers sa lentille le premier ministre détendu, assis sur le plancher du 24 Sussex avec sa fille et son épouse, se greffent des instants où la déception est manifeste sur les visages, comme à l’occasion de la soirée électorale de 1980.

Photographie en noir et blanc sur laquelle on voit le premier ministre Joe Clark, son épouse et sa fille assis par terre dans le salon devant le foyer.

Le premier ministre Joe Clark et sa famille (son épouse Maureen McTeer et sa fille Catherine) à la résidence du 24 Sussex (e002712822). Cette photographie est un bon exemple de la relation exceptionnelle et de la confiance qui se sont établies entre la famille Clark et le photographe Ted Grant. Ce dernier a documenté de nombreux moments importants de la carrière de Joe Clark, mais aussi des moments intimes de la famille sur plusieurs décennies.

Puisque les photographes de presse sont appelés à saisir l’instant, il n’est guère surprenant de voir dans leurs collections des clichés montrant les premiers ministres dans le feu de l’action politique. On pense notamment à la photographie réalisée par Louis Jaques d’un jeune John Diefenbaker intervenant en chambre alors qu’il est député et aspire à devenir le chef du Parti conservateur, ou bien à celle prise par Robert Cooper de John Turner qui s’adresse à une foule pendant la course à la chefferie du Parti libéral du Canada.

Photographie en noir et blanc qui montre le député John Diefenbaker, debout, s’adressant à la Chambre des communes. Autour de lui, on peut voir des députés assis à leurs pupitres.

John Diefenbaker, député, intervenant en chambre en 1948. Photographie de Louis Jaques (C-080883).

Photographie en noir et blanc montrant John Turner qui s’exprime au micro devant une foule. On peut apercevoir le drapeau du Canada.

John Turner s’adressant à la foule à Ottawa, lors du congrès à la chefferie du Parti libéral du Canada en 1984. Photographie de Robert Cooper (a152415).

Fait intéressant, près de la moitié des photographies conservées par BAC font partie de collections photojournalistiques. À elle seule, la collection du photographe Ted Grant comprend près de 216 000 photographies en noir et blanc et en couleurs, négatifs et planches-contacts, alors que celle de Duncan Cameron en compte 175 000. Tout comme Ted Grant, Duncan Cameron a commencé sa carrière de journaliste de presse dans les années 1950. Né à Glasgow en Écosse, il a immigré au Canada en 1954 et a couvert la Colline parlementaire pendant de nombreuses années, photographiant différentes personnalités politiques et nouant des liens avec elles. Duncan Cameron a aussi été photographe contractuel pour Time Life Inc. de 1963 à 1976 et a terminé sa carrière aux Archives publiques du Canada, auxquelles il a fait don de sa collection.

Photographie en noir et blanc sur laquelle on peut voir quatre anciens premiers ministres canadiens, soit Pierre Elliott Trudeau, John Turner, Jean Chrétien et Lester B. Pearson.

Pierre Elliott Trudeau, John Turner, Jean Chrétien et le premier ministre Lester B. Pearson après un remaniement ministériel, 4 avril 1967. Photographie de Duncan Cameron (a117107).

En somme, les collections constituées par les photographes de presse documentent de manière exceptionnelle l’histoire politique canadienne, mais aussi des facettes plus intimes des premiers ministres canadiens dans l’exercice de leur fonction. En les photographiant dans le feu de l’action ou dans leurs moments de détente, en pleine ascension ou en situation d’échec, ces artistes ont réussi à capter un ou plusieurs aspects de la personnalité des premiers ministres.

Photographie en noir et blanc du premier ministre Pierre Elliott Trudeau en train de prendre une photographie.

Pierre Elliott Trudeau prenant une photographie avec l’appareil du journaliste de presse Duncan Cameron, 28 juin 1968. Photographie de Duncan Cameron (a175919).


Maude-Emmanuelle Lambert est archiviste à la Division des archives privées du monde de la science et de la gouvernance à Bibliothèque et Archives Canada.

Célébrons notre 1 000e billet de blogue!

Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a franchi une étape importante avec la publication du 1 000e billet! Depuis huit ans, il met en valeur notre collection exceptionnelle de patrimoine documentaire, informe les chercheurs de nos travaux et répond à vos questions les plus fréquentes.

Pour célébrer ce moment important, nous allons faire un retour sur certains de nos billets les plus populaires.

Les Registres nationaux de 1940

Un questionnaire dactylographié sur deux colonnes intitulé « Dominion of Canada — National Registration Card for Women (Dominion du Canada – Carte d’immatriculation nationale pour femmes) ». La mention « For Information Only » (À titre indicatif seulement) est inscrite en biais au milieu de la page.

Exemple d’un formulaire pour femmes. Gracieuseté de Statistique Canada (en anglais seulement)

Année après année, cet ancien billet de blogue fait partie des plus visités, et il a reçu de nombreux commentaires. Ce n’est pas surprenant qu’un billet sur la généalogie soit le plus populaire. Ce qui l’est davantage, c’est que les Registres nationaux de 1940 ne se trouvent pas à BAC; ils appartiennent plutôt à Statistique Canada. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une ressource intéressante et très utile pour les généalogistes de l’ensemble du pays.

Vous voulez lire d’autres billets sur la généalogie à BAC? Consultez Les trois questions sur la généalogie les plus courantes.

Avez-vous des ancêtres autochtones? Les recensements pourraient vous le dire!

Un homme et une femme assis sur la pelouse avec deux jeunes enfants devant une tente en toile.

Homme et femme autochtones (Alfred et Therese Billette) assis sur la pelouse avec leurs deux enfants (Rose et Gordon) à l’extérieur de leur tente (e010999168).

Un autre billet populaire paru en 2016 explique comment les recensements canadiens peuvent vous aider à explorer votre passé et à découvrir vos origines autochtones. Certains Canadiens effectuent des recherches pour mieux se connaître, savoir s’ils peuvent s’inscrire à des associations autochtones ou encore obtenir des avantages offerts aux Autochtones.

Vous voulez vous renseigner sur les recherches liées à vos ancêtres autochtones? Consultez les billets suivants : Documents du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien : dossiers de succession ou Les Inuits : numéros de disque et projet Nom de famille.

Bill Miner : le légendaire voleur de train et évadé de prison

Affiche montrant la photo de Bill Miner et annonçant une récompense de 500 $ pour sa recapture. Elle donne des détails sur son évasion et son apparence.

Promesse de récompense pour la recapture de Bill Miner envoyée aux services de police, à des publications et à des agences de détectives privés (e011201060-210-v8).

Ce passionnant article raconte l’histoire de Bill Miner, surnommé le « gentleman cambrioleur » et le « renard gris ». Il est un criminel notoire au Canada et aux États-Unis. Bien qu’il soit l’auteur de dizaines de vols et se soit évadé à maintes reprises, une grande partie de la population le perçoit comme un héros généreux qui s’en prend uniquement aux entreprises représentant le côté sombre du capitalisme. BAC possède de nombreux enregistrements sonores, publications, vidéos et autres documents sur Miner. Des centaines d’entre eux sont sur Co-Lab, accompagnés de défis de production participative.

Vous voulez en apprendre davantage sur les documents provenant du système pénal de la Colombie-Britannique? Consultez Pénitencier de la Colombie-Britannique sur l’île Goose : séparé par 20 km de toute aide ou par 9 à 17 heures à vol de pigeon.

Les cartes générales de la Nouvelle-France de Samuel de Champlain

Carte noir et blanc dessinée à la main illustrant le Québec, les provinces des Maritimes et l’est de l’Ontario en 1613.

Carte geographique de la Nouelle Franse en son vray meridiein. Faictte par le Sr Champlain, Cappine. por le Roy en la marine — 1613 (e010764734).

Ce populaire billet écrit en 2013 aborde deux sujets qui intéressent les Canadiens : la cartographie et les explorateurs! Il décrit les cartes de la Nouvelle-France dessinées par Champlain qui font partie de la collection de BAC. Il comprend également une suggestion de lecture pour les chercheurs qui souhaitent en apprendre davantage sur la cartographie et les voyages de Champlain.

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de la Nouvelle-France? Consultez Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, 1665-1672.

Voyage à la Rivière-Rouge, 1821 — Peter Rindisbacher

Carte noir et blanc dessinée à la main illustrant le Québec, les provinces des Maritimes et l’est de l’Ontario en 1613.

Passages extrêmement ardus aux portages (1821) (e008299434).

Ce populaire billet décrit les travaux de Peter Rindisbacher. Celui-ci est âgé de 15 ans lorsqu’il émigre dans la Colonie de la Rivière-Rouge fondée par Selkirk, en 1821. Déjà un artiste accompli à son arrivée en Amérique du Nord, il produit une série d’aquarelles documentant le voyage vers la Terre de Rupert et la vie dans la colonie. Ses aquarelles représentant la région de la rivière Rouge comptent parmi les images les plus anciennes de l’Ouest canadien. Peter Rindisbacher est considéré comme le premier artiste pionnier de l’ouest du Canada et des États-Unis.

Vous voulez en savoir plus sur Peter Rindisbacher? Écoutez le balado Peter Rindisbacher : La beauté sur commande.

L’affaire « personne » (1929)

Cinq femmes vêtues d’une robe de soirée ornée d’une boutonnière et un homme en smoking. Tous sont debout devant une plaque.

Dévoilement d’une plaque commémorant les efforts des cinq Albertaines à l’origine de l’affaire « personne », grâce à laquelle les femmes se sont vu accorder le droit d’occuper une charge publique au Canada (c054523).

Ce billet met en valeur l’histoire de la lutte des femmes pour obtenir l’égalité politique au Canada. L’affaire « personne », une décision constitutionnelle reconnaissant l’admissibilité des femmes au Sénat, commence en 1916 avec la nomination d’Emily F. Murphy à titre de première juge municipale de l’Empire britannique. Défiant son autorité, des avocats contestent sa nomination, qu’ils jugent contraire à la loi : selon eux, les femmes n’étant pas considérées comme des personnes selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, elles sont inaptes à siéger en tant que magistrates. Mme Murphy demande l’aide de quatre femmes connues pour leur engagement politique et social visant l’égalité des droits pour les femmes : Henrietta Muir Edwards, Nellie Mooney McClung, Louise Crummy McKinney et Irene Marryat Parlby. Le groupe forme ce qu’on appelle aujourd’hui les « Célèbres cinq » (traduction littérale de l’anglais The Famous Five).

Vous voulez en savoir plus sur le droit des femmes dans l’histoire du Canada? Consultez le billet Solidarité féminine : la lutte pour les droits de la femme au Canada.

La numérisation des dossiers du Corps Expédionnaire Canadien est terminée!

Une page du dossier de service de « Scotty » Davidson décrivant sa mort au combat, causée par un obus tombé dans une tranchée, et détaillant son enterrement avec trois autres hommes du 2e Bataillon.

Une page du dossier de service numérisé d’Allan « Scotty » Davidson décrivant sa mort au combat (CEF 280738).

Le dernier billet de la liste est impressionnant! Annonçant la fin du projet de cinq ans de BAC visant à numériser les 622 290 dossiers de soldats enrôlés lors de la Première Guerre mondiale, il a été bien reçu par de nombreux chercheurs.

Vous voulez savoir comment le projet de numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien a débuté? Lisez le billet État actuel de la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Nous espérons que vous avez aimé ce voyage dans le temps! Vous voudrez peut-être découvrir aussi des billets sur l’armée de zombie du Canada, l’usine Polysar, la collection musicale de BAC, les anciennes mesures françaises ou les affiches emblématiques de l’Empire Marketing Board.

Images de personnes endormies et de lits maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un lit simple et de mobilier au collège pour femmes Coligny, à Ottawa.

Chambre à coucher au collège pour femmes Coligny au coin sud-ouest des rues Albert et Bay à Ottawa (Ontario) [PA-027701]

Tout le monde dort.

Photo noir et blanc d’une mère bordant ses deux fils.

Mme Jack Wright bordant ses deux fils, Ralph et David, à la fin de la journée, Toronto (Ontario) [e000761767]

Les habitudes de sommeil des humains varient, même si le besoin de dormir est le même pour tous. Les gens font beaucoup d’efforts pour rendre leur sommeil plus confortable et sûr. Ils essaient même de dormir plus ou moins, ce qui a des répercussions sur leur tempérament et leur corps.

Photo noir et blanc d’un homme mettant ses pantoufles avant de se lever de son lit.

Major J. J. Busse sortant de son lit au quartier général permanent de l’équipe à Samneua [Xam Neua/Sam Neua] (Laos) [e010956418]

Les notions liées au sommeil diffèrent selon les cultures, mais c’est un sujet qui revient continuellement dans nos œuvres d’art, nos photographies et notre contenu audiovisuel.

Esquisse noir et blanc de quatre hommes dormant dans diverses positions.

Shérifs adjoints endormis [e010958639]

Visitez l’album Flickr maintenant!

Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille ».

Image en couleur d’un tableau représentant deux postes d’artilleurs devant une forêt calcinée. Deux sépultures, chacune surmontée d’une croix blanche, se trouvent à l’avant-plan. Le tableau porte une signature en bas à gauche : Mary Riter Hamilton 1919.

Bois de Farbus, emplacements de fusils, Plateau de Vimy [e000000656]

Qu’est-ce qui a bien pu pousser une artiste de renom à quitter sa vie confortable au Canada pour aller endurer des conditions pénibles sur les champs de bataille de France et de Belgique après la Première Guerre mondiale? Mary Riter Hamilton accepte une mission spéciale pour Les Amputés de guerre : de 1919 à 1922, elle peint les lieux ravagés où les soldats canadiens ont combattu et péri.

Ses toiles expriment la douleur de la guerre, mais aussi l’espoir et le renouveau. Sacrifiant sa santé, l’artiste crée l’une des rares séries de peintures authentiques qui représentent l’Europe déchirée par le conflit. C’est son cadeau au Canada. D’ailleurs, en 1926, elle donne la majorité de ses toiles aux Archives publiques du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada.

Nous discutons avec Kathryn Young, professeure adjointe d’histoire à l’Université du Manitoba, maintenant retraitée. Nous recevons aussi Sarah McKinnon, ancienne vice-présidente de l’École d’art et de design de l’Ontario et ancienne conservatrice à l’Université du Manitoba.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

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