Cinq sujets souvent abordés par nos archivistes de référence

Par Rebecca Murray

Les archivistes de référence reçoivent beaucoup de questions. En 2018, par exemple, ils ont répondu à plus de 1 200 demandes écrites à propos des archives conservées à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Voici les cinq sujets qu’ils abordent le plus souvent.

Photo noir et blanc montrant un déraillement dans la gare de triage. Le sol est couvert de neige et une ville se trouve à l’arrière-plan.

Déraillement de wagons sur l’avenue Strachan à Toronto, 19 décembre 1916. Photographie prise par John Boyd. a070106

1. Rapports sur les accidents de transport

Dans un pays aussi vaste que le nôtre, les transports sont omniprésents. De temps à autre, des aéronefs civils ou militaires, des trains ou des navires sont impliqués dans un accident — incidents mineurs ou accidents majeurs faisant la une des nouvelles nationales. BAC conserve le fonds d’archives des ministères, des organismes et des conseils fédéraux qui mènent des enquêtes et produisent des rapports sur les accidents de transport.

Anciens billets de blogue à ce sujet : Trouver des accidents ferroviaires dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada, Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 1 et partie 2.

Si vous souhaitez en savoir plus sur des accidents maritimes, utilisez l’outil Recherche dans la collection. Essayez diverses combinaisons de mots-clés pour trouver les documents pertinents du fonds du ministère des Transports (RG12). Tapez RG12, le nom du navire et le lieu de l’accident, puis triez vos résultats par date.

Vous pouvez aussi trouver des documents publiés sur les accidents. Pour ce qui est des aéronefs, consultez les Sources publiées concernant les rapports d’accidents d’avion. Pour chercher d’autres rapports publiés sur les accidents de transport, inscrivez les mots-clés pertinents dans Recherche dans la collection, puis sélectionnez Bibliothèque dans le menu déroulant.

Photo panoramique montrant les soldats du 91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, debout et assis sur trois rangées. Les soldats sont en uniforme. Certains tiennent des tambours ou d’autres instruments de musique.

91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, 7 avril 1916. e010932335

2. Opérations et unités militaires

De nombreux chercheurs demandent de l’information sur des opérations ou des unités militaires. La recherche est plus facile si vous avez une plage de dates. Commencez par insérer des mots-clés dans Recherche dans la collection afin de trouver des documents du fonds du ministère de la Défense nationale (RG24/R112) et sélectionnez Archives dans le menu déroulant.

Par exemple, si vous cherchez des documents sur l’Opération Overlord, soit le nom de code de la bataille de Normandie pendant la Deuxième Guerre mondiale (1944), vous pouvez inscrire « RG24 opération overlord », puis sélectionner les archives des années 1940. Suivez les mêmes étapes si vous cherchez des documents sur une unité militaire. Inscrivez le nom ou le numéro de l’unité et la référence archivistique RG24.

Photo noir et blanc d’un document officiel de la province du Canada décrivant avec précision l’emplacement et la taille d’un terrain concédé.

Titre de propriété délivré à David Patterson, comté de Haldimand, 8 juin 1856. (RG68, volume 231, dossier EO, page 172)

3. Ventes de terres et biens fonciers

Il s’agit d’un sujet très populaire et particulièrement intéressant puisque l’utilisation des terres a évolué au fil du temps. Cependant, la tenue de documents et le transfert des responsabilités au sein du gouvernement compliquent ces recherches. Plusieurs billets de blogue guident les chercheurs dans les premières étapes :

BAC possède également de nombreuses bases de données sur les biens fonciers :

La plupart des chercheurs se posent des questions sur les terres qu’ils possèdent ou qui ont été accordées à leurs ancêtres. Les renseignements suivants nous aident à mieux répondre à votre demande :

  • Date de cession (ou de vente, ou de transfert)
  • Emplacement de la terre (description juridique précise ou générale)
  • Nom du titulaire de l’acte de concession (groupe, personne morale ou particulier)
Photo noir et blanc légèrement floue, montrant le côté et la façade d’un bâtiment avec l’entrée principale.

Pensionnat autochtone de St. Eugene (Kootenay), bâtiment principal vu du sud, Cranbrook (Colombie-Britannique). Photo prise le 11 septembre 1948. (e011080318)

4. Fréquentation d’externats ou de pensionnats

Nos services de référence reçoivent de nombreuses demandes sur la fréquentation des externats et des pensionnats. La plupart des documents sur les pensionnats se trouvent dans le fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (RG10/R216).

Dans Recherche dans la collection, inscrivez diverses combinaisons de mots pour une recherche générale : nom de l’école, numéro de référence archivistique RG10 et mots-clés comme élève, liste nominative, fréquentation ou admission.

Pour trier les résultats obtenus, cliquez sur les onglets au-dessus des résultats ou sur les filtres dans le menu à gauche. Par exemple, vous pouvez limiter vos résultats aux archives (c’est-à-dire les documents non publiés) et à une plage de dates précises. L’objectif est de compiler une liste de références complètes pour les documents potentiellement pertinents.

Pour obtenir des liens vers les documents numérisés, classés par école, consultez la Série des dossiers relatifs aux écoles — 1879-1953.

Photo noir et blanc d’un gros bâtiment en pierres. Des hommes marchent devant lui sur le trottoir. Une affiche placée sur le bâtiment à côté dit « The Mercury Newspaper ».

Bureau de poste, Renfrew (Ontario), 1910. a055863

5. Information sur les bâtiments fédéraux historiques

L’architecture vous passionne? Vous vivez ou travaillez dans un bâtiment historique (gare, bureau de poste, bureau de douane, etc.)? Il y a plein de bonnes raisons pour effectuer des recherches dans ce domaine!

Dans Recherche dans la collection, inscrivez d’abord le type et l’emplacement des bâtiments (p. ex. bureau de poste Renfrew). Triez vos résultats, au besoin. Cherchez-vous des photographies ou les stipulations d’un contrat de rénovation conclu au milieu du siècle? Vous voudrez peut-être commencer par trier les résultats par date ou par type de document (cartes, etc.).

Relevez des indices dans les résultats pour affiner la recherche, notamment en utilisant des termes plus précis (comme le nom de rue). Ou encore, élargissez votre recherche au moyen de termes géographiques (nom de la province ou de la région, par exemple).

Nous recevons toutes vos questions avec grand plaisir et nous avons à cœur de vous aider tout en respectant notre Charte des services de référence. Nous ne pouvons pas effectuer la recherche à votre place, mais posez-nous une question et nous ferons tout en notre pouvoir pour vous aider!


Rebecca Murray est archiviste à la Division des services de référence.

La fondation du Nouveau-Brunswick

Par Valerie Casbourn

Le 18 juin 1784, les autorités britanniques ordonnent que la colonie de la Nouvelle-Écosse soit divisée en deux. Après la Révolution américaine, qui avait pris fin l’année précédente, quelque 30 000 Loyalistes (colons américains demeurés fidèles à la Couronne britannique) avaient fui vers le nord pour échapper aux persécutions dont ils étaient victimes aux États-Unis, près de la moitié d’entre eux s’établissant au nord et à l’ouest de la baie de Fundy. C’est cet afflux massif de colons qui motive la Grande-Bretagne à créer une nouvelle colonie, le Nouveau-Brunswick.

Impression d’une carte de la Nouvelle-Écosse colorée à la main et datant de 1781. On y voit le golfe du Saint-Laurent et la région qu’occupent actuellement la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie et la partie sud-ouest de Terre-Neuve-et-Labrador.

Nouvelle carte de la Nouvelle-Écosse, en Amérique du Nord, exacte d’après les dernières observations (1781) [e007913197-v8].

Évolution de la population : arrivée des Loyalistes

Le Nouveau-Brunswick est sis sur le territoire traditionnel non cédé des Wolastoqiyik (Malécites), des Mi’kmaq et de la Première Nation Passamaquoddy. Avant l’arrivée des Loyalistes, la région était habitée par environ 5 000 personnes, dont des Autochtones, des Acadiens et une poignée de colons venus des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

En 1783­1784, après la Révolution américaine, environ 14 000 Loyalistes – soit des réfugiés américains, britanniques ou autres, des réfugiés loyalistes de race noire et des personnes ayant toujours le statut d’esclave (parfois désignées comme « servants » dans les documents d’archives) – viennent s’établir dans la région. Certains sont des civils, d’autres ont combattu durant la guerre dans les forces britanniques, soit dans l’un des régiments loyalistes (on les appelait souvent les « Provinciaux »), soit dans l’armée régulière.

Or, les autorités britanniques avaient promis de concéder des terres aux Loyalistes et aux anciens combattants. C’est ainsi que les Britanniques prospectent la région à la recherche de terrains convenables et que des groupes de Loyalistes partent vers le nord en reconnaissance. À leur arrivée, ces derniers s’approprient les terres pour s’installer et établir des fermes, en particulier à Saint John et dans la vallée de la rivière Saint-Jean.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède de nombreux documents d’archives sur l’arrivée des Loyalistes. On peut chercher les noms des Loyalistes dans ses quatre bases de données. Le fonds Ward Chipman (père et fils) [MG23-D1], en particulier, est intéressant du point de vue de l’histoire du Nouveau-Brunswick. Bon nombre des archives de ce fonds sont accessibles sous forme de microfilms numériques sur la page de la collection Héritage de Canadiana.

Le Nouveau-Brunswick : une nouvelle province

D’influents groupes de Loyalistes qui étaient établis dans la vallée de la rivière Saint-Jean et qui ne voulaient pas être gouvernés depuis la lointaine ville d’Halifax ont demandé à ce que la colonie de la Nouvelle-Écosse soit divisée. Cette demande, qui avait été formulée avant même que certains immigrants n’aient quitté les États-Unis, s’est faite de plus en plus insistante. Les Loyalistes ont obtenu des appuis envers leur cause à Londres, en Angleterre : c’est ainsi que le Nouveau-Brunswick a été créé le 18 juin 1784.

Image noir et blanc de la première des deux pages d’une lettre de remerciements adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784.

Première de deux pages d’une lettre de remerciements adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784 (MG23-D1 volume 11, page 524, bobine de microfilm C-13151).

Image noir et blanc de la deuxième page d’une lettre de remerciements de deux pages adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1954.

Deuxième page d’une lettre de remerciements de deux pages adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784 (MG23-D1, volume 11, page 525, bobine de microfilm C-13151).

BAC possède des copies de la correspondance du British Colonial Office sur la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’arrivée des Loyalistes. Les documents de l’année 1783-1784 qui font partie de la série « CO 217. Nouvelle-Écosse et Cap-Breton, correspondance originale » (MG11-CO217NovaScotiaA) revêtent une importance particulière. Il est question de cette correspondance dans le Report on Canadian Archives de 1894, et on trouve sur le site Web du projet Héritage de Canadiana des transcriptions sur des bobines de microfilm numérisées.

Les nombreux Loyalistes venus s’établir au Nouveau-Brunswick ont empiété sur le territoire traditionnel des Wolastoqiyik (Malécites), des Mi’kmaqs et des Passamaquoddy. Ces Premières Nations se sont vues confisquer une bonne partie de leur terres, essentielles à leur mode de vie traditionnel, quand elles ont été déplacées à cause de la croissance rapide de la colonie.

En savoir plus

Servez-vous de l’outil Recherche dans la collection de BAC pour découvrir d’autres documents, cartes et images du Nouveau-Brunswick. Les Archives provinciales du Nouveau-Brunswick renferment aussi de nombreuses ressources, dont des documents de concession de terres de la province.

L’arrivée des Loyalistes en 1783 a eu des répercussions profondes sur le territoire et les peuples des Maritimes, au-delà de la création du Nouveau-Brunswick l’année suivante. Au fil du temps, la population s’est installée et a érigé des fermes et des entreprises de pêche, de bois d’œuvre et de construction navale dans la province.

Impression couleur d’une gravure qui représente la ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick, avec des voiliers dans le port et quelques personnes au premier plan.

La ville de Saint John a été fondée en 1785. « Vue de la ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick. » Aucune date, collection Peter Winkworth de Canadiana (e002291761).

Autres ressources 

Autres billets de blogue

Images du Nouveau-Brunswick maintenant sur Flickr

Avez-vous des ancêtres de race noire?

Les Loyalistes de l’Empire-Uni – Découvrons leurs dossiers


Valerie Casbourn est une archiviste des Services régionaux de Bibliothèque et Archives Canada basée à Halifax.

 

Les couvertures dans les traditions des Premières Nations

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.

Par Elizabeth Kawenaa Montour

Pour les Premières Nations, les couvertures sont des symboles riches de sens et de traditions liés à la culture, à la naissance, à la vie et à la mort. Elles sont le signe de croyances et de luttes pour la survie qui transcendent le temps et l’espace. Elles ont aussi un côté sombre, car elles sont parfois utilisées pour décimer les populations des Premières Nations. Ainsi, le chef de l’armée britannique sir Jeffrey Amherst suggère en 1763 d’introduire la variole chez les Premières Nations ennemies en leur remettant des couvertures infectées.

Avant l’arrivée des matériaux tissés et industriels, les Premières Nations fabriquent les couvertures à l’aide de ressources naturelles. Les peaux de plusieurs animaux, surtout ceux de grande taille comme le cerf, le wapiti, l’ours, le caribou, le phoque, l’orignal et le bison, servent de couvertures. Il faut plusieurs jours et beaucoup de travail pour chasser les animaux, préparer leur peau et la tanner. La fourrure de l’animal peut être récupérée selon l’usage que l’on veut faire de sa peau. La peau tannée peut également être décorée si on dispose des matériaux nécessaires.

Une aquarelle sur crayon représentant deux hommes des Premières Nations en costume d’apparat qui se tiennent debout devant une rivière et un canot monté sur la rive.

Deux chefs Anishinaabek (Odawa) faisant partie d’un groupe venu de Michillimackinac, au lac Huron, pour discuter avec leur Grand Père le roi ou son représentant, vers 1813-1820. (c114384k)

On applique parfois de la résine de pin ou d’épinette sur la couche externe de la peau pour la rendre plus étanche à l’eau. Cette couverture est idéale pour recouvrir les habitations, comme les bâtiments en appentis et les tipis.

Lavis gris d’aquarelle sur crayon représentant un homme des Premières Nations, assis sur un billot, près d’un tipi muni d’une couverture placée au-dessus de l’ouverture. Il y a aussi un foyer et une bouilloire, ainsi qu’un canot accosté sur la rive d’une rivière.

Île Sugar, au nord de la baie Georgienne. Date inconnue. (e000996344)

Les Premières Nations ont mis au point leurs propres techniques de tissage; ils utilisent de l’écorce d’arbres ou des parties de plantes fibreuses, comme les quenouilles. Il faut au moins un an pour fabriquer une couverture chilkat de la côte Nord-Ouest, une importante couverture de cérémonie et de danse faite de poils de chèvre mélangés à de l’écorce de cèdre.

Photographie en noir et blanc d’une femme, drapée d’une couverture d’écorce, dont on ne voit que le visage.

Femme Nuu-chah-nult (Nootka) portant une couverture en écorce de cèdre, 1916 (a039478)

À l’arrivée des colons européens, les peuples des Premières Nations adaptent rapidement les nouveaux biens obtenus à leur mode de vie. Les artistes qui participent aux expéditions dans l’Ouest et le Nord consignent dans leurs dessins les nombreuses utilisations des couvertures. Certains membres des Premières Nations s’en servent comme manteau ou comme châle. Les capotes à capuchon sont fabriquées à partir de couvertures de troc dont on coud des pièces en forme de bloc à l’aide de tendons.

Photographie en noir et blanc d’un homme portant un manteau de la Baie d’Hudson.

Le chef cri Pi-a-pot, vers 1885. (c003863)

Les couvertures de troc les plus réputées sont celles de la Compagnie de la Baie d’Hudson, fournies et échangées pour la première fois en 1779. Les premières photos de rassemblements des Premières Nations sur la côte du Nord-Ouest montrent des couvertures de troc empilées pour symboliser la prospérité.

Lithographie en couleur représentant un homme des Premières Nations vêtu d’une capote et d’une couverture, trois femmes et un chien en hiver.

Homme, femmes et bébé des Premières Nations au Bas-Canada, 1848. (c041043k)

Les couvertures à boutons sont faites de couvertures de laine de qualité provenant de manufactures britanniques. Elles sont habituellement de couleur foncée et décorées d’écussons rouges qui ont un sens symbolique. Des lignes de boutons faits de nacre ou de coquille d’ormier encadrent les dessins. Les familles et les communautés utilisent ces couvertures pour les cérémonies et les danses.

Photographie en noir et blanc d’un homme des Premières Nations enveloppé dans une couverture à boutons et portant une parure de tête.

Couverture à boutons haïda portée par Tom Price, vers 1910. (a060009)

Photographie en noir et blanc d’une femme des Premières Nations à cheval devant un tipi.

Femme d’une Première Nation des Plaines à cheval, vers 1920-1930. (a041367)

Les membres des Premières Nations continuent d’utiliser des couvertures dans leurs pratiques traditionnelles et de leur accorder beaucoup de valeur. Par exemple, selon les croyances, vos ancêtres sont avec vous lorsque vous vous enveloppez dans une courtepointe en étoile conçue par les peuples dakota, lakota ou nakota. Des couvertures sont offertes en cadeau lors de mariages et à la naissance d’un enfant, ou pour récompenser les aînés et les personnes qui participent à des projets louables.

Certaines couvertures utilisées pour les pow-wow sont transformées en châles par l’ajout d’appliqués et de rubans de satin. L’utilisation des couvertures chez les peuples des Premières Nations revêt plusieurs dimensions façonnées par leurs expériences, et cette pratique pourra être transmise aux générations futures.

Découvrez d’autres images de couvertures dans la collection de photos et d’œuvres d’art de Bibliothèque et Archives Canada.

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Elizabeth Kawenaa Montour est archiviste de projet à la Division des expositions et du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

A. P. Low et les multiples expressions de l’amour dans la culture inuite

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.Par Heather Campbell

Albert Peter Low est géologue et explorateur. Ses expéditions au Québec et au Labrador, de 1893 à 1895, contribuent à tracer les frontières de ces territoires. Low cartographie l’intérieur du Labrador et y découvre d’importants gisements de fer menant à l’exploitation de la mine située près de l’actuelle ville de Labrador City. Sa carte du Labrador influence les expéditions suivantes, notamment celle de Mina Hubbard en 1905.

Portrait noir et blanc d’un homme debout dans un studio de photographie.

Portrait d’Albert Peter Low par William Topley, 1897. (a214276)

Low dirige deux expéditions en 1903 et 1904, longeant la côte ouest de la baie d’Hudson à bord du vapeur Neptune. Il prend officiellement possession de l’île Southampton, de l’île d’Ellesmere et d’autres îles environnantes au nom du Canada. Il décrira ses voyages dans Cruise of the Neptune, un rapport sur l’expédition du gouvernement du Dominion effectuée en 1903-1904 dans la baie d’Hudson et les îles de l’Arctique. Ses travaux de recherche contiennent des renseignements inestimables sur la culture inuite au Québec, au Nunavut et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Le fonds Albert Peter Low comprend des photographies, des proclamations, deux journaux rédigés lors d’un voyage de prospection sur la côte est de la baie d’Hudson (aujourd’hui le territoire inuit du Nunavik, au Québec), et un carnet de notes tenu de 1901 à 1907. Ce carnet contient 40 pages dressant la liste des nombreux temps et terminaisons correspondantes du verbe aimer en inuktitut.

Dans la photo ci-dessous, nous voyons une page du carnet commençant par des accords simples du verbe aimer. Low conjugue ensuite, de façon moins détaillée, le verbe enseigner. À la fin, il énumère d’autres verbes transitifs, des verbes passifs et des adverbes, dont plusieurs sont liés au christianisme.

Une page manuscrite d’un carnet notant les conjugaisons en inuktitut du verbe aimer.

Page du carnet de notes tenu par Low durant ses expéditions le long des côtes de la baie d’Hudson. (e011304604)

En 1886, Low épouse Isabella Cunningham; ils auront trois enfants. Malheureusement, leur fils aîné décède à un très jeune âge, en 1898, et son frère meurt à 19 ans, victime de l’épidémie de grippe espagnole. Seule leur fille Estelle, née en 1901, atteint l’âge adulte; elle prendra soin de son père malade jusqu’à son décès en 1942.

En 1943, Estelle offre la collection de Low aux Archives publiques du Canada. Celle-ci est ensuite transférée au Musée de l’Homme (qui deviendra le Musée canadien de l’histoire) en 1962. Elle comprend des œuvres d’art inuit, principalement des sculptures en ivoire représentant des scènes de chasse. La majorité d’entre elles sont des miniatures en ivoire réalisées par Harry Teseuke, chef des Aivilingmiuts et ami du capitaine Comer.

Le bateau de Comer, l’Era, a passé l’hiver à Fullerton Harbour (près de Chesterfield Inlet, au Nunavut actuel) en 1903-1904. Low a sans doute consulté Teseuke, qui a possiblement recruté d’autres personnes pour l’aider dans ses recherches.

Bien que le journal de Low soit une étude approfondie de la structure des phrases et de la grammaire inuktitutes, il éclaire aussi certaines facettes de la culture inuite. Remarquons que les participes passés ne s’accordent pas en genre, et que les pronoms personnels ne sont ni masculins ni féminins. Cette particularité découle du mode d’attribution des noms aux enfants : chez les Inuits, les noms traditionnels sont unisexes.

Cette coutume est reliée à une autre, un peu complexe, qui consiste à établir une relation spéciale entre homonymes (sauniq). Par exemple, si un garçon reçoit le nom d’une mère décédée, les enfants de celle-ci appelleront le garçon ma mère ou ma petite mère, reconnaissant ainsi cette relation. Cela permet de tisser des liens entre des personnes qui ne sont pas apparentées, une belle façon de renforcer le sentiment d’appartenance et les relations au sein d’une communauté. Les Inuits croient que certains traits de caractère propres à une personne décédée peuvent se transmettre à son homonyme. Bien entendu, tous ces concepts se ramènent à l’amour.

Photographie noir et blanc d’un bateau entouré de neige et de glace, avec des gens construisant un abri de neige à proximité.

L’expédition du Neptune dans ses quartiers d’hiver à Cape Fullerton, baie d’Hudson, Territoires du Nord-Ouest. (a053569)

Je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ce mot exerçait une telle fascination sur Albert Peter Low. Avec ses intérêts variés, dont la géologie, la botanique, la photographie et le hockey, il apparaît comme un homme cultivé, un esprit curieux. Est-ce uniquement la curiosité qui motive sa soif de connaître la nature de l’amour inuit?

Même s’il étudie beaucoup les mots inuktituts associés au christianisme, il sait que les Inuits pratiquent la polygamie. Dans son rapport, Cruise of the Neptune, Low défend cette coutume, faisant valoir que les missionnaires font fausse route en essayant de l’abolir. Tout ceci donne l’idée d’un homme libéral, allié des Inuits. Aucune correspondance ni aucun écrit personnel de Low n’a survécu; par conséquent, nous ne saurons jamais ce qui lui a inspiré cette fascination pour la culture inuite et ses multiples expressions de l’amour.

Photo noir et blanc d’une femme cousant des bottes en peau, alors qu’une enfant joue avec ses tresses.

Rosie Iggi, aussi appelée Niakrok (à gauche), et Kablu (à droite). Kablu coud des kamiks (bottes) pendant que Niakrok joue avec ses tresses. Photographie de Richard Harrington, 1950. (a147246)

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Heather Campbell est chercheuse pour le projet Nous sommes là : Voici nos histoires à Bibliothèque et Archives Canada.

Bill Miner : le légendaire voleur de train et évadé de prison

Par Caitlin Webster

Surnommé le « gentleman cambrioleur » et le « renard gris », Bill Miner est un criminel notoire au Canada et aux États-Unis. Bien qu’il soit l’auteur de dizaines de vols et se soit évadé à maintes reprises, une grande partie de la population le perçoit comme un héros généreux qui s’en prend uniquement aux entreprises représentant le côté sombre du capitalisme. Bibliothèque et Archives Canada possède de nombreux enregistrements sonores, publications, vidéos et autres documents sur Miner. Des centaines d’entre eux sont sur Co-Lab, accompagnés de défis de production participative.

Page de journal contenant du texte, une illustration de deux hommes armés à cheval s’approchant d’un train, un portrait de l’auteur et des photographies de Bill Miner, Shorty Dunn et Lewis Colquhoun.

Article du journal The Province du 18 janvier 1958 : « Bill Miner — last of the train robbers » [Bill Miner – le dernier voleur de trains] (e011201062-019-v8).

Né le 27 décembre 1846, Ezra Allan Miner entame sa carrière criminelle pendant son adolescence en volant des chevaux et des biens appartenant à des commerçants dans le nord de la Californie. Plus tard, il se met à cambrioler des résidences et à voler des diligences en Californie et au Colorado. Lui et ses complices s’enfuient souvent avec des milliers de dollars en espèces, en poussière d’or, en obligations et en autres types de biens. Ses bonnes manières pendant ses vols lui valent le surnom de gentleman cambrioleur. Les services de police finissent par attraper Miner et, malgré ses multiples tentatives d’évasion, il passe des décennies derrière les barreaux de la prison d’État de San Quentin.

Relâché en 1901, Miner se retrouve dans l’Ouest américain du 20e siècle, un paysage qui lui est inconnu. Après avoir tenté sa chance dans l’élevage d’huîtres, il reprend rapidement ses activités criminelles. Puisque les diligences ont été remplacées par des chemins de fer de plus en plus longs, Miner se lance dans les attaques de trains. Par deux fois, ses tentatives échouent sur les trains express de l’Oregon.

Il décide alors de s’enfuir de l’autre côté de la frontière pour s’établir à Princeton, en Colombie-Britannique. Sous le nom de George Edwards, il devient commerçant de bétail et employé de ranch. Les habitants de la petite ville l’aiment bien en raison de sa générosité.

En 1904, Miner recrute de nouveaux complices pour attaquer un autre train, cette fois-ci au Canada. Le 10 septembre, avec ses partenaires Jake Terry et Shorty Dunn, le gentleman cambrioleur s’en prend à un train du Chemin de fer Canadien Pacifique à Mission Junction (Colombie-Britannique). Les criminels s’emparent de milliers de dollars en espèces, en or, en obligations et en titres de placement. Ils échappent aux autorités pendant un an et demi.

Le 8 mai 1906, Miner, Dunn et un nouveau complice, Louis Colquhoun, braquent un train du Canadien Pacifique à Ducks (maintenant Monte Creek), près de Kamloops. Cette opération tourne au désastre : les trois hommes ne prennent que 15,50 $ avant de s’enfuir à pied et d’être capturés cinq jours plus tard. Toutefois, grâce à sa popularité dans la région et au ressentiment des citoyens contre le Canadien Pacifique, une foule de défenseurs accueille Miner lorsque la Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest le transporte à Kamloops.

Le 1er juin 1906, les trois hommes sont jugés et condamnés. Le lendemain, Miner commence à purger sa peine à perpétuité au pénitencier de la Colombie-Britannique, à New Westminster. Pendant son incarcération, Miner n’exprime aucun regret. Il aurait même dit au révérend A. D. E. Owen : « Je suis qui je suis et j’ai fait ce que j’ai fait, mais je peux regarder Dieu et les hommes en face sans ressentir la moindre honte. » L’ecclésiastique remarque par la suite que Miner a réussi à charmer les autres prisonniers et le personnel du pénitencier. Il avertit le directeur par intérim qu’il faut « garder le vieux Bill à l’œil ».

Deux photos de Bill Miner, une de face et l’autre de profil. Les cheveux et la moustache de Miner sont rasés.

Photos signalétiques de Bill Miner, le visage et le crâne rasés, au début de sa peine purgée au pénitencier de la Colombie-Britannique (e011201061-128-v8).

Formulaire comprenant une description physique de Miner et les détails de la déclaration de culpabilité.

Le formulaire d’accueil de Bill Miner au pénitencier de la Colombie-Britannique (e011201060-009-v8).

Cet avertissement s’avère prophétique : Miner s’évade le 8 août 1907. Les gardiens et les policiers fouillent le secteur environnant, puis la région de Vancouver, mais sans succès. Des rumeurs disent qu’il aurait reçu de l’aide de l’extérieur pour s’évader en échange des obligations et des titres de placement volés en 1904 dans le train du Canadien Pacifique. De plus, les journaux rapportent une grande sympathie du public pour Miner. De nombreux citoyens espèrent que le fugitif ne sera jamais repris.

Carte sur fond bleu indiquant l’emplacement du pénitencier, d’un asile, des rues environnantes, d’un parc et du fleuve Fraser. Des notes montrent la clôture par où Miner s’est évadé et fournissent d’autres détails sur les environs.

Plan détaillé du pénitencier de la Colombie-Britannique montrant l’endroit où Bill Miner s’est échappé ainsi que le secteur environnant (e011201060-210-v8)

Affiche montrant la photo de Bill Miner et annonçant une récompense de 500 $ pour sa recapture. Elle donne des détails sur son évasion et son apparence physique.

Promesse de récompense pour la recapture de Bill Miner envoyée aux services de police, à des publications et à des agences de détectives privés (e011201060-210-v8).

Miner finit par retourner aux États-Unis et vit au Colorado jusqu’à ce qu’il soit à court d’argent. En 1911, il attaque un train en Géorgie. Ses complices et lui sont capturés quelques jours plus tard. Maintenant âgé de 64 ans, Miner est condamné à 20 ans de prison. Après de nouvelles évasions en 1911 et en 1912, il meurt en prison le 2 septembre 1913.

Les fonds de Bibliothèque et Archives Canada comprennent des documents du pénitencier de la Colombie-Britannique qui offrent des détails fascinants sur Bill Miner et son évasion. Ces documents sont maintenant sur Co-Lab. Allez relever des défis! Vous y trouverez des formulaires d’accueil et des photographies signalétiques de Miner, des rapports de dirigeants de prison, des coupures de journaux ainsi que des lettres de personnes affirmant avoir aperçu le gentleman cambrioleur, parfois des années après sa mort.

Co-Lab est un outil de production participative qui invite le public à transcrire, traduire, étiqueter et décrire des documents. Les contributions du public sont ensuite intégrées aux métadonnées en vue d’améliorer nos outils de recherche et la consultation de nos documents historiques.

 


Caitlin Webster est archiviste à la Division des services de référence au bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « Chansons de la saison »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « Chansons de la saison ».

Bibliothèque et Archives Canada possède la plus grande collection de musique canadienne du monde. Elle comporte plus de 250 000 enregistrements sonores et vidéo, sans parler de notre immense collection de musique en feuille, de partitions imprimées, de programmes de concerts et de livres. Vous aurez deviné que BAC possède également la plus grande collection de musique de Noël et des Fêtes.

Joseph Trivers, archiviste de la musique et co-chef de la chorale de BAC, se joint à nous aujourd’hui pour parler de notre collection de musique de Noël et des Fêtes.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

 

Prix littéraires du Gouverneur général de 2018

Par Liane Belway

Chaque automne à Bibliothèque et Archives Canada, nous célébrons le meilleur de la littérature canadienne en appuyant les Prix littéraires du Gouverneur général. Fondés en 1936 et administrés par le Conseil des arts du Canada depuis 1959, les Prix reconnaissent les meilleurs ouvrages littéraires de l’année. (Plutôt pratique à l’approche du temps des Fêtes, si vous cherchez le cadeau parfait pour les amoureux de la lecture que vous connaissez.) Les quatorze gagnants de langue française et de langue anglaise dans sept catégories ont été annoncés le 30 octobre. Ils reflètent à la perfection la richesse de la diversité culturelle au Canada.

Voici tous les gagnants dans les deux langues officielles.

Romans et nouvelles

The Red Word, Sarah Henstra; publié par ECW Press et distribué par Jaguar Books Group, ISBN 978-1-77041-424-2.

De synthèse, Karoline Georges; publié par Éditions Alto et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89694-349-4.

Poésie

La raison des fleurs, Michaël Trahan; publié par Le Quartanier et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89698-359-9.

Wayside Sang, Cecily Nicholson; publié par Talonbooks et distribué par PGC Books/Raincoast, ISBN 978-1-77201-182-1.

Théâtre

Venir au monde, Anne-Marie Olivier; publié par Atelier 10 et distribué par Flammarion/Socadis, ISBN 978-2-89759-303-2.

Botticelli in the Fire & Sunday in Sodom, Jordan Tannahill; publié par Playwrights Canada Press et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77091-917-4.

Essais

Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell, Frédérick Lavoie; publié par La Peuplade et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924519-75-2.

Mamaskatch: A Cree Coming of Age, Darrel J. McLeod; publié par Douglas & McIntyre et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77162-200-4.

Littérature jeunesse — texte

Ferdinand F., 81 ans, chenille, Mario Brassard; publié par Soulières éditeur et distribué par Messageries ADP, ISBN 978-2-89607-413-6.

Sweep: The Story of a Girl and Her Monster, Jonathan Auxier; publié et distribué par Puffin Canada/Penguin Random House Canada Young Readers, ISBN 978-0-7352-6435-9.

Littérature jeunesse — livres illustrés

Le chemin de la montagne, Marianne Dubuc; publié par Comme des géants et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924332-40-5.

They Say Blue, Jillian Tamaki; publié par Groundwood Books et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77306-020-0.

Traduction

Le Monde selon Barney, Lori Saint-Martin et Paul Gagné; publié par Les Éditions du Boréal et distribué par Diffusion Dimedia. Il s’agit d’une traduction de Barney’s Version de Mordecai Richler, publié par Knopf Canada, ISBN 978-2-7646-2503-3.

Descent into Night, Phyllis Aronoff et Howard Scott; publié par Mawenzi House Publishers et distribué par University of Toronto Press. Il s’agit d’une traduction d’Explication de la nuit d’Edem Awumey, publié par Les Éditions du Boréal, ISBN 978-1-988449-16-6.

Pour en savoir plus :

https://livresgg.ca/#gagnants

https://ggbooks.ca/#winners

Une grande variété d’excellents ouvrages canadiens dans les deux langues officielles font partie des gagnants des Prix littéraires. Consultez-les à votre bibliothèque locale ou utilisez Voilà, le catalogue du Canada, pour trouver une bibliothèque de prêt dans votre région.


Liane Belway est bibliothécaire à la section des acquisitions du patrimoine publié de Bibliothèque et Archives Canada.

Les hostilités de la Première Guerre mondiale ont pris fin à 11 h, le 11 novembre 1918 – la onzième heure du onzième jour du onzième mois

Les unités du Corps expéditionnaire canadien (CEC) devaient faire un compte rendu quotidien de leurs « actions sur le terrain ». C’est ce qu’on appelait le journal de guerre. Grâce à ce journal, vous pouvez suivre les traces de la 1re Division du Canada – personnel général tout au long du mois de novembre 1918, y compris la journée où les troupes ont reçu l’annonce du cessez-le-feu par télégramme.

Vous pouvez transcrire, étiqueter et traduire les journaux de guerre relatant l’histoire de la 1re Division du Canada. Avec chaque page que nous transcrivons, l’histoire du Canada devient plus accessible et plus facile à découvrir.


Vous voulez consulter d’autres journaux de guerre? Il y en a des centaines à explorer. Des instructions détaillées sur la recherche des journaux de guerre du CEC sont affichées ici.

Si vous trouvez une image à laquelle vous souhaitez contribuer, vous pouvez utiliser notre nouvel outil Recherche dans la collection (bêta). Copiez d’abord le numéro de référence MIKAN dans le champ de recherche, puis cliquez sur le bouton Rechercher. À partir de la page des résultats, cliquez sur une image pour l’ouvrir. Sous la visionneuse, vous verrez qu’une section est réservée au « Contenu de Co-Lab ». Cliquez sur le bouton « Activer cette image aux fins de production participative à l’aide de Co-Lab », et vous pourrez transcrire, étiqueter, décrire et traduire en un rien de temps!

Le sergent William Merrifield, VC

Dans sa série de blogues sur les récipiendaires de la Croix de Victoria canadienne, Bibliothèque et Archives Canada souligne les actes d’héroïsme de soldats posés il y a exactement 100 ans sur un champ de bataille. Aujourd’hui, nous honorons le sergent William Merrifield pour la bravoure dont il a fait preuve près d’Abancourt, en France, le 1er octobre 1918.

Photo noir et blanc d’un soldat en uniforme.

Le sergent William Merrifield, VC, sans date. Source : Défense nationale et les Forces canadiennes.

Né à Brentwood, Essex, en Angleterre, le 9 octobre 1890, Merrifield est pompier avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il s’enrôle le 23 septembre 1914 à Valcartier, au Québec, dans le 2e Bataillon canadien de fusiliers à cheval du Corps expéditionnaire canadien. En 1917, il est muté au 4e Bataillon d’infanterie du Canada. Merrifield reçoit la Médaille militaire pour ses actes d’héroïsme posés en novembre 1917 durant la bataille de Passchendaele.

À la fin de septembre 1918, la bataille du canal du Nord, en France, est presque terminée. Les Canadiens basés autour du champ de bataille participent à des patrouilles régulières et à des missions de reconnaissance. L’artillerie des Alliés, notamment les canons de 6 pouces et de 60 livres, tire continuellement. Les obus parviennent toutefois rarement à atteindre leurs cibles parmi les tranchées allemandes. À un moment, les Alliés détruisent même accidentellement l’une de leurs propres mitrailleuses Lewis, tuant quelques-uns de leurs soldats. Les Allemands défendent leurs tranchées avec obstination, ce qui complique considérablement l’objectif des Canadiens visant à franchir les lignes ennemies.

Le 1er octobre 1918, près d’Abancourt, Merrifield et ses hommes essuient les tirs de deux positions ennemies de mitrailleuses. Incapable d’avancer davantage, Merrifield décide d’attaquer seul les deux positions allemandes pour les éliminer. Se précipitant d’un trou d’obus à un autre, il tue les soldats ennemis de la première position et se blesse. En dépit de cela, il continue vers la deuxième position, tuant ses occupants à l’aide d’une grenade à main. Il reste sur le champ de bataille et dirige son peloton jusqu’à ce qu’il soit gravement blessé.

Une copie noir et blanc d’un document textuel dactylographié; des signatures manuscrites se trouvent à droite de la page.

Les journaux de guerre du 4e Bataillon d’infanterie du Canada décrivant certains des événements survenus le 1er octobre 1918, page 4 (e001078521)

Merrifield survit à la guerre et est visé par la démobilisation générale du 24 avril 1919. Il déménage à Sault Ste. Marie, en Ontario, et s’éteint à Toronto le 8 août 1943.

Une école primaire de Sault Ste. Marie a été nommée en l’honneur de Merrifield : les portes de l’école publique William Merrifield V.C., du conseil scolaire de district Algoma, sont ouvertes de 1946 à juin 2015. De plus, la patinoire extérieure Merrifield est située à l’intersection de l’avenue Henriette et de la rue Patrick à Sault Ste. Marie.

Le 56e Régiment d’artillerie de campagne de Brantford, en Ontario, lui a également dédié son manège militaire (manège militaire Sgt William Merrifield VC).

Sa Croix de Victoria a fait l’objet d’un don au Musée canadien de la guerre, à Ottawa.

Bibliothèque et Archives Canada conserve le dossier de service numérisé du sergent William Merrifield.

Souhaitez-vous en savoir plus sur la vie pendant la guerre?

Les journaux de guerre du 4e Bataillon d’infanterie du Canada ont besoin d’être transcrits, étiquetés, traduits et décrits. Chaque ajout à un document fournit de nouvelles métadonnées qu’il est possible de chercher dans les 24 heures suivantes. Cela permet, jour après jour, de trouver plus facilement les documents de Bibliothèque et Archives Canada. Consultez le billet de blogue qui explique comment faire partie de l’histoire!

Ashley Dunk était adjointe de projet à la Division du contenu en ligne de la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Au cœur de l’action : Le bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada

Par Caitlin Webster

Après avoir offert des services à partir d’un entrepôt en banlieue pendant de nombreuses années, le bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) vient de passer le cap des six mois depuis l’ouverture de son nouveau point de service au public situé dans la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver.

Depuis 1992, les clients de BAC de la Colombie-Britannique qui désiraient consulter des documents d’archives devaient se rendre au Centre de services régionaux de l’Ouest canadien, à Burnaby, et s’installer dans des salles de lecture aménagées dans ce vaste complexe.

Plus récemment, BAC a lancé un projet visant à redéfinir sa présence nationale dans le but d’offrir davantage de services à l’extérieur d’Ottawa, de collaborer plus étroitement avec des institutions de mémoire locales et d’accroître sa visibilité et son incidence d’un bout à l’autre du pays. Un des résultats de ces efforts a été l’établissement d’ententes de cohabitation aux bureaux d’Halifax et de Vancouver de BAC.

Peu de temps après l’établissement réussi du point de service public de BAC à Halifax, le bureau de Vancouver de BAC a conclu un partenariat de cohabitation avec la bibliothèque publique de Vancouver (BPV). À l’occasion de l’ouverture de son point de service au public à la succursale centrale de la BPV le 8 novembre 2017, BAC a organisé une entrevue de la série Signatures mettant en vedette l’ancienne première ministre Kim Campbell. À ce point de service au public, le bureau de Vancouver de BAC offre une orientation en personne et des services de référence, ainsi que des kiosques permettant d’utiliser les outils de recherche de BAC et un accès à diverses bases de données sur abonnement comme Ancestry.ca.

Photo couleur d’un immeuble rond ressemblant au Colisée de Rome, mais dont les fenêtres en verre aux deux étages supérieurs le placent fermement dans l’époque contemporaine.

Vue de l’extérieur de la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver, au centre-ville de Vancouver. Photo : bibliothèque publique de Vancouver.

Au cours des six premiers mois d’activité, les employés de BAC ont répondu aux questions des clients sur divers sujets, y compris les agents d’émigration écossais, le premier ambassadeur de la Chine au Canada, l’évolution des lois sur les titres fonciers, la généalogie autochtone et l’histoire des immeubles et autres emplacements locaux.

Photo couleur d’une femme assise derrière un bureau de service avec la bannière de Bibliothèque et Archives Canada derrière elle.

Un bureau de service et des guichets libre-service à la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver. Photo : Caitlin Webster.

De plus, en raison des besoins de la collectivité locale concernant les revendications, traités et autres sujets autochtones, le bureau de Vancouver de BAC continue d’offrir un accès aux documents d’archives originaux d’Affaires autochtones et du Nord Canada de la Colombie-Britannique et du Yukon. Pour cette sélection de documents d’archives, le bureau de Vancouver de BAC offre divers services, notamment des services de référence, d’examen aux termes des dispositions sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels, de consultation et de reprographie à un autre emplacement situé juste à côté de la succursale centrale de la BPV.

Photo couleur d’une salle renfermant de grandes tables servant à la consultation de documents.

Salle de référence et de consultation des documents du bureau de Vancouver de BAC au 300, rue Georgia Ouest. Photo : Caitlin Webster.

Depuis notre déménagement à ce nouvel emplacement, nous avons remarqué une nette augmentation de l’intérêt à venir consulter des documents sur place. En effet, la quantité de documents d’archives consultés par nos clients a augmenté de 54 % et le nombre de pages copiées ou numérisées a plus que doublé!

Nous avons aussi plusieurs projets de collaboration en cours, dont des expositions, des séances d’information et des occasions d’apprentissage. Par exemple, BAC a récemment organisé un atelier sur la généalogie autochtone dans lequel des ressources pertinentes ont été présentées. BAC prévoit donner de nombreuses autres séances de ce genre, afin d’offrir des services diversifiés à ses clients locaux et de tirer profit de ce nouveau partenariat.

Pour obtenir d’autres renseignements sur le bureau de Vancouver de BAC, notamment les heures de service et l’emplacement, consultez la page Points de service à l’extérieur d’Ottawa.


Caitlin Webster est archiviste au bureau de Vancouver de BAC.