Des images de boxe sur Flickr

La boxe est un sport qui se pratique avec des gants rembourrés dans une estrade carrée entourée de cordes (un ring). Les combats durent un certain nombre de rounds et sont bien réglementés.

Photographie en noir et blanc de deux boxeurs s’affrontant sur le pont du navire à vapeur Justicia, sous le regard attentif des autres soldats se trouvant à bord.

Membres des troupes canadiennes regardant un match de boxe à bord du navire à vapeur Justicia, en route vers Liverpool (Angleterre) (MIKAN 3384735)

Au Canada, toutefois, les premiers boxeurs ne portent pas de gants. C’est la norme au début du 19e siècle de se battre à poings nus, et certains combats durent jusqu’à 40 rounds. En dehors de l’armée et de quelques clubs pour hommes, la boxe n’est pas autorisée dans les provinces canadiennes, n’ayant pas une grande réputation de franc-jeu ou de promotion honnête. Le sport gagne peu à peu en respectabilité, et les opinions évoluent au cours des années 1890. Sa popularité ne cesse de croître au début du 20e siècle.

Photographie en noir et blanc de deux soldats qui s’affrontent à la boxe. L’un porte un short noir, et l’autre, un short blanc. Des soldats assis autour du ring assistent au combat.

Soldats s’affrontant à la boxe sur les terrains de l’exposition (MIKAN 3384740)

Photographie en noir et blanc du boxeur de la catégorie des poids moyens Edwin A. Harris (Canada), portant le short et les gants. Un autre soldat se tient debout à ses côtés.

Edwin A. Harris (Canada), boxeur finaliste de la catégorie des poids moyens, Jeux interalliés, stade Pershing, Paris (France) (MIKAN 3384730)

Aujourd’hui, l’Association canadienne de boxe amateur supervise le sport, en collaboration avec dix associations provinciales et trois associations territoriales. Certains athlètes se tournent vers la boxe professionnelle, alors que d’autres conservent leur statut d’amateur dans l’espoir de représenter le Canada lors d’événements internationaux, comme les Jeux olympiques ou les Jeux du Commonwealth.

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« Incitation à faire un potlatch »

Par Sevda Sparks

Le potlatch est une pratique cérémoniale axée sur le don que pratiquent les peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, au Canada comme aux États-Unis. L’interdiction des potlatchs, adoptée par le gouvernement du Canada en 1885, a été modifiée à de nombreuses reprises pour devenir de plus en plus rigoureuse, jusqu’à son abrogation en 1951. Les fonds de Bibliothèque et Archives Canada incluent une foule de documents sur les potlatchs, y compris des lettres et des pétitions traitant de l’interdiction de cette coutume ainsi que des efforts déployés pour la conserver. La correspondance de Billy Assu, chef des Kwakwakawakw, de William Halliday, agent des Indiens, et de Matthew Begbie, juge en chef de la Colombie-Britannique, est particulièrement intéressante à cet égard.

Photo noir et blanc d’un paysage de rue montrant des participants à un potlatch et des objets devant être donnés.

Potlatch, Alert Bay, Colombie-Britannique, juin 1907 (MIKAN 3368269)

Au plus fort de l’interdiction des potlatchs, en 1919, le chef Billy Assu écrit au surintendant adjoint des Affaires indiennes, J. D. Maclean, pour lui expliquer ce qu’est un potlatch, « notre ancienne coutume consistant à faire des dons ». Il décrit l’origine de la célébration et le souhait qu’elle soit conservée, affirmant :

« Nous savons tous que les temps changent. Autrefois, tout ce qui comptait, c’était les aliments, le poisson séché, les racines, les baies, les choses du genre. À l’époque, un chef prenait possession de tout cela et le distribuait à ceux qui n’avaient rien […] »

Le potlatch permet de s’accrocher à cette importante coutume culturelle malgré tous les changements. Assu fait également des commentaires généraux sur le potlatch dans la société autochtone :

« […] certains apprenaient à faire des canots, d’autres à chasser, d’autres à prendre du poisson, d’autres enfin à se procurer les matériaux dont nous faisions les vêtements, puis tout était réparti entre nous. C’est comme ça qu’ont commencé les festins où nous faisons des dons. »

L’article 149 de la Loi sur les Indiens, qui interdit les potlatchs, est difficile à appliquer, autant dans les faits que sur le plan juridique… Il est ardu de définir précisément dans la Loi en quoi consiste un potlatch, et de prouver que les Autochtones en organisent. En 1889, le juge en chef Begbie mentionne que la loi sur le potlatch a des lacunes en ce qui a trait à l’imposition d’une peine. Il affirme :

« […] si l’Assemblée législative comptait interdire toute réunion à laquelle on donne le nom de “potlatchˮ, elle aurait dû le dire clairement. Mais si l’intention était de créer une nouvelle infraction qui n’existait pas auparavant en vertu de la loi, il faut alors la définir dans la loi. »

La Loi est modifiée en 1895, et les agents sont tout particulièrement déterminés à poursuivre en justice les sujets d’« incitation à faire un potlatch », malgré le manque de preuves dans certains cas, comme le montre William Halliday, agent du sous-ministre adjoint et secrétaire J. D. McLean, à Ottawa. Ces méthodes visant à éliminer les potlatchs incluent l’organisation de réunions entre les agents et les dirigeants des Premières Nations, durant lesquelles les agents peuvent « leur lire l’article précis […] et donner les raisons pour lesquelles les potlatchs sont à condamner et doivent disparaître ». Les agents considèrent que cette tradition équivaut à du gaspillage et laissent les nations « dans un état proche de la pénurie ».

Après une réunion du genre, l’agent Halliday affirme :

« Hier et aujourd’hui, ils ont dans une certaine mesure enfreint cet article en tenant des cérémonies de deuil, qui consistent en partie à chanter des chants de deuil, et en partie à recevoir des dons des membres de la famille survivants, mais je ne suis intervenu d’aucune façon. »

De tels récits faits par des agents et d’autres responsables du Ministère illustrent une tentative de surveiller, de contrôler et de réprimer des aspects essentiels de la culture des Premières Nations, au-delà des potlatchs proprement dits. Cela se poursuit malgré les efforts déployés par les chefs autochtones pour expliquer aux représentants du gouvernement leur mode de vie et leurs coutumes.

Photo noir et blanc d’un groupe de participants à un potlatch et d’objets devant être donnés.

Potlatch, 1907 (MIKAN 3572940)

Le grand contraste entre la lettre du chef Assu, les remarques du juge Begie et le récit de l’agent Halliday permet de mieux comprendre la question de l’interdiction des potlatchs. La lettre d’Assu décrit ces cérémonies et leur importance en allant droit au but. Les commentaires de Begbie mentionnent la difficulté de tenter de contrôler des pratiques culturelles par des moyens législatifs. Le récit d’Halliday donne une idée de l’état d’esprit et des pratiques du gouvernement du Canada à l’époque. L’accès à cette multitude de points de vue fait ressortir l’importance des dossiers d’archives lorsque l’on fait des recherches sur des enjeux historiques complexes.

Ressources supplémentaires


Sveda Sparks a travaillé au point de service public de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada à l’été 2017 dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE).

Lire sur le thème du hockey au Musée canadien de l’histoire

Par Jennifer Anderson

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) n’est pas qu’une institution qui abrite des « trucs », c’est également le lieu de travail d’éminents spécialistes de l’histoire et de la culture canadiennes. Pendant son affectation au Musée canadien de l’histoire (MCH) dans le cadre du protocole d’entente Échanges Canada, Jennifer Anderson, archiviste de BAC, a été co-conservatrice de la populaire exposition « Hockey ». Pendant les recherches préparatoires de l’exposition, Jennifer Anderson a consulté des employés et des spécialistes de BAC dans l’ensemble du pays. BAC a également prêté 30 artéfacts au musée dans le cadre de cette exposition et offert des versions numériques d’images que l’institution conserve normalement dans ses chambres fortes.

Admirez les résultats de ce beau travail d’équipe! L’exposition, qui s’est tenue à Gatineau du 10 mars au 9 octobre 2017, ouvrira de nouveau ses portes à Montréal le 24 novembre 2017 (le jour du centenaire de la LNH) à Pointe-à-Callière, avant de continuer sa tournée d’un océan à l’autre.

« Hockey » ou l’exposition qui a vu le jour grâce à un livre…

… ou deux… ou plusieurs centaines. Des biographies, des autobiographies, des récits, des bandes dessinées et des romans jeunesse… Oui, on les a lus également! Ainsi que tous les articles de journaux ou de magazines que nous avons pu trouver.

Les membres de l’équipe de l’exposition ont échangé des livres comme les partisans troquent des cartes de hockey!

Ces livres nous ont émus, nous ont portés, nous ont mis au défi et même parfois terrifiés. Ils m’ont fait rire, ils m’ont fait pleurer, j’ai pris des notes à leur sujet puis j’ai oublié de le faire, car j’étais trop absorbée par ma lecture. Nous avons lu des textes sur d’importantes personnalités comme Maurice Richard et Pat Burns, sur des joueurs qui ont changé la donne comme Sheldon Kennedy et Jordin Tootoo, ainsi que les observations de Ken Dryden à propos des jeunes qui pratiquent ce sport et leurs familles. L’ouvrage de Jacques Demers sur sa détermination à faire progresser les initiatives d’alphabétisation pour les jeunes nous a grandement inspirés. Nous nous sommes également inspirés des pratiques exemplaires des professeurs, et nous avons donc choisi d’utiliser différentes tailles de police de caractères et d’appliquer le style des cartes de hockey à notre exposition. Notre but : faire de la lecture un jeu et la rendre accessible.

Win, Tie or Wrangle (2008) est l’un des premiers livres que j’ai lus, un récit fascinant de Paul Kitchen sur les débuts des Sénateurs d’Ottawa. Paul Kitchen a fait de nombreuses recherches depuis un bureau à Bibliothèque et Archives Canada et a partagé certaines de ses découvertes dans une exposition virtuelle appelée Regard sur le hockey. Grâce à son livre, nous avons pu retrouver un médaillon peu connu illustrant une partie de shinty, un sport se pratiquant avec une balle et un bâton, qui s’est tenue à Rideau Hall. Grâce aux notes de bas de page de Paul Kitchem, j’ai pu joindre les responsables du Musée Bytown, qui m’ont appris, à ma grande joie, qu’ils seraient ravis de nous prêter l’artéfact dans le cadre de l’exposition. Les conservateurs du MCH ont légèrement poli le médaillon, et nous avons intégré des images de cet objet datant des débuts du hockey dans le catalogue-souvenir de l’exposition.

Photographie en couleur des deux faces d’un médaillon en argent. La première face illustre une partie de shinty en plein air et la deuxième face porte l’inscription « Bytown and New Edinburgh Shintie Club, Dec. 25th 1852 ».

Vues avant et arrière du médaillon en argent du New Edinburgh Shintie Club, 1852, Musée Bytown, A203. Photos du Musée canadien de l’histoire, IMG2016-0253-0001-Dm, IMG2016-0253-0001-Dm.

Paul Kitchen serait sûrement le premier à admettre que tout projet de recherche ressemble à un véritable sport d’équipe, nos membres de l’équipe de l’exposition sont d’ailleurs entrés en contact avec de nombreux spécialistes qui avaient collaboré avec M. Kitchen auparavant ou qui l’avaient pris pour modèle. À BAC, Normand Laplante, Andrew Ross, et Dalton Campbell ont repris le flambeau de l’histoire du sport, et leurs travaux d’archivage nous ont permis d’explorer les collections de BAC afin de trouver des objets pour l’exposition. Le MCH regorge d’experts en hockey, mais Jenny Ellison est leur « capitaine ». L’équipe a fait appel aux services de Joe Pelletier pour le poste d’adjoint à la recherche, ce dernier devait trouver des images et détails inédits (en anglais seulement) dans la continuité du travail qu’il avait déjà réalisé à titre bénévole. Les chercheurs et les conservateurs dans le domaine du hockey des quatre coins du pays nous ont fait parvenir des artéfacts, des images et des renseignements.

Le prêt d’objets originaux joue un rôle important dans la diffusion de toute collection. BAC a prêté trente artéfacts au MCH pour cette exposition en particulier. L’agente des prêts et des expositions de BAC a confié avoir été particulièrement touchée par l’intérêt de notre équipe pour le livre Le Chandail de hockey de Roch Carrier (aujourd’hui un film d’animation populaire). Elle a tout récemment retrouvé ce livre qu’elle aimait beaucoup et qui lui avait été offert par l’un de ses meilleurs amis quand elle était enfant. Depuis, elle l’a fait découvrir à ses propres enfants et aime leur raconter ses souvenirs d’enfance liés à cette histoire populaire sur le hockey.

Couverture de livre illustrée en couleur représentant des garçons habillés comme Maurice Richard qui se préparent pour une partie de hockey.

Le Chandail de hockey de Roch Carrier, illustré par Sheldon Cohen. Reproduit avec l’aimable autorisation de Tundra Books, une division de Penguin Random House Canada Limited (AMICUS 4685355)

Carolyn Cook, conservatrice à BAC, était enchantée que le portrait de Cassie Campbell réalisé par Bryan Adam fasse partie de l’exposition. Ce portrait a été pris dans le cadre d’une série de portraits réalisés par Bryan Adams pour Made in Canada, un recueil de photographies de Canadiennes célèbres dont les fonds vont à la recherche sur le cancer du sein. « Cassie Campbell est une icône mondiale du hockey féminin », précise Carolyn Cook. « Ses exploits sur la glace ont ouvert la voie à la génération suivante de filles qui débutaient dans le milieu, et c’est également la première femme à être devenue analyste pour l’émission “La Soirée du hockey”, elle a réussi à briser le plafond de verre. Ce portrait d’elle en plan rapproché respire la force, le contrôle et la détermination, des qualités qui ont grandement contribué à son succès. » [traduction]

Au début de notre recherche, le livre de Richard Wagamese, Indian Horse, a touché une corde sensible et a eu une résonance particulière au sein de l’équipe. Le livre sur la pratique du hockey dans les communautés autochtones de Michael Robidoux, Stickhandling Through the Margins, nous a convaincu de réserver une place à part entière à la voie autochtone dans le hockey, que ce soit les débuts du leadership de Thomas Green ou les œuvres d’art de Jim Logan qui alimentent le débat sur le rôle du hockey dans la société.

S’inspirant du livre de Carly Adams, Queens of the Ice, le musée a fait l’acquisition d’une pièce rare, un chandail de hockey d’Hilda Ranscombe, et l’a exposée. Nous avons également lu attentivement les notes de bas de page du livre Nos Glorieuses de Lynda Baril, ce qui nous a permis d’obtenir de nombreux artéfacts de premier plan qui appartenaient toujours à des collections privées, notamment un trophée remis à Berthe Lapierre des Canadiennes de Montréal dans les années 1930. Enfin, lorsque nous avons lu qu’Hayley Wickenheiser patinait dans les fossés de drainage le long de la route pour aller à l’école, développant ainsi la musculature qui a fait d’elle une championne sur la glace comme dans la vie, nous avons décidé de présenter son histoire plus près du centre de l’exposition.

Certains de nos livres favoris ont été directement exposés dans les vitrines du musée afin qu’ils puissent raconter leurs propres histoires.

Par exemple, pour le volet de l’exposition soulignant le rôle de l’équipe qui soutient l’équipe en coulisse, nous avons mis le livre The Hockey Handbook de Lloyd Percival à un endroit central de la vitrine. Nous avons été fortement influencés par la biographie de Lloyd Percival récemment publiée par Gary Mossman, et j’ai été particulièrement fascinée par le profond impact du livre de Lloyd Percival sur les joueurs et les entraîneurs et la manière dont ils ont abordé le hockey par la suite. Imaginez qu’à une époque les joueurs mangeaient plus de viande rouge et buvaient de la bière la veille d’un match au lieu de manger des yogourts et des fruits frais comme le recommandait Lloyd Percival! Et c’était il n’y a pas si longtemps! Le livre aurait vraisemblablement était repris par un entraîneur de hockey soviétique, Anatoli Tarasov, et l’on a pu observer des améliorations sur la glace en 1972. Lloyd Percival a également développé une approche intéressante sur l’épuisement professionnel qu’il appelait « stagnation » [traduction] — une théorie qui peut s’appliquer aux joueurs de hockey ou à d’autres disciplines sportives.

Stephen Smith, auteur de Puckstruck, a prêté au musée des livres de recettes de collection amusants et publiés par les équipes, qui témoignent de la rencontre entre la culture populaire des supporteurs et le rôle rationnel et concret que joue la nutrition dans les sports de haut niveau.

Le Musée du Manitoba a prêté des signets que les Jets de Winnipeg ont distribués à des écoliers, portant tous un message personnel d’un joueur de hockey sur l’importance des livres au quotidien. Ces signets ont été exposés à côté des romans et des bandes dessinées sur le hockey prêtés par BAC.

Nous nous sommes demandé comment aborder les sujets délicats comme les pénalités, la violence et les polémiques. Puis l’approche la plus naturelle s’est imposée à nous : laissons les livres et les articles de journaux raconter les histoires! Ainsi, vous trouverez à côté d’un chandail officiel, notre recommandation de lecture sur les hauts et les bas de la vie d’un arbitre : The Final Call: Hockey Stories from a Legend in Stripes de Kerry Fraser. Dans la section consacrée à la tribune des journalistes, le visiteur a un aperçu de la manière dont les journalistes ont marqué le hockey. Près d’une machine à écrire, d’un ancien ordinateur et de l’appareil photo de Frank Lennon, nous avons mis le livre de Russ Conway : Game Misconduct: Alan Eagleson and the Corruption of Hockey.

Pour montrer l’importance de la littérature jeunesse, nous avons sélectionné avec soin les livres dont nous avons vérifié la lisibilité.

Couverture de livre représentant un homme en train de marcher dans un aréna et qui porte un grand sac de sport rouge et un bâton de hockey.

C’est la faute à Ovechkin de Luc Gélinas, Éditions Hurtubise inc., 2012 (AMICUS 40717662)

Couverture de livre montrant une enfant portant un uniforme jaune et noir qui joue au hockey et qui court après une rondelle.

La Fabuleuse saison d’Abby Hoffman d’Alain M. Bergeron, Soulières, 2012 (AMICUS 40395119)

Couverture de livre dont l’illustration abstraite intègre un bâton de hockey.

Hockeyeurs cybernétiques de Denis Côté, Éditions Paulines, 1983 (AMICUS 3970428)

Les livres sont devenus le fil conducteur de l’exposition de manière plus ou moins importante. Un grand merci à tous les bibliothécaires qui nous ont aidés à obtenir tous ces livres! J’en demande peut-être trop, mais j’espère que cette exposition et ce blogue vous donneront envie de lire l’un de ces livres, de visiter une bibliothèque, et d’apprécier ce sport autant que nous.

Jenny Ellison et moi-même souhaitons insuffler un nouvel élan en matière de lecture au sujet de ce sport. À cette fin, nous préparons un ouvrage inédit sur le hockey qui devrait paraître en 2018 (Hockey : Au-delà du sport national — Challenging Canada’s Game). Soyez à l’affût!

Quel est votre livre préféré sur le hockey?


Jennifer Anderson a collaboré à l’exposition « Hockey » du Musée canadien de l’histoire. Actuellement, elle exerce le métier d’archiviste à la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « D’anciens ennemis sont maintenant des amis »

Photo couleur d'une sculpture de deux soldats enemis se tenant la main au-dessus d'un ballon de rugby.Pour de nombreux descendants de vétérans de la Première Guerre mondiale, la recherche des dossiers de service de leurs proches ouvre un monde de renseignements nouveaux sur leur famille. Dans cet épisode, « D’anciens ennemis sont maintenant des amis » nous nous entretenons avec Tim Hack au sujet du parcours incroyable qu’il a entrepris afin de se rapprocher de ses arrière-grands-pères, qui ont combattu dans les camps opposés durant la Première Guerre mondiale. M. Hack est tombé sur les dossiers du Corps expéditionnaire canadien dès qu’il a commencé à travailler à BAC. Cette découverte l’a incité à retracer les pas de ses arrière-grands-pères en Europe du Nord. Il a eu la générosité de partager avec nous le journal audio de son voyage. Mais avant son départ, nous l’avons invité dans notre studio pour discuter de la façon dont son cheminement a commencé et de ce qu’il espérait réaliser en refaisant le parcours de ses arrière-grands-pères, cent ans plus tard.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

« Fragile, avec soins » maintenant sur Flickr »

Vers 1981 – Fragile, avec soins : Guide pour la préservation des documents archivistiques

« Les mauvaises habitudes de manipulation comptent parmi les principales causes de la détérioration des documents archivistiques. Au cours de l’été 1976, le Comité de la conservation de la Direction des archives a voulu illustrer la façon appropriée d’utiliser ces documents au moyen de l’exposition photographique HANDLE WITH CARE – FRAGILE – AVEC SOIN. Reprenant les thèmes majeurs de cette exposition, la présente brochure visa à expliquer, de façon aussi incisive qu’humoristique, ces diverses pratiques. Seuls ont été retenus à cette fin les types les plus usuels de documents et les causes le plus évidentes de dommages. Nous espérons que cette publication rendra tous ceux qui utilisent les documents archivistiques conscients de leur responsabilité à l’endroit de notre patrimoine culturel. »

L’archiviste fédéral, Wilfred I. Smith

Photographie en noir et blanc montrant les manières inappropriée et appropriée de retirer des documents d’archives d’une boîte. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui sort de force les documents. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse qui retire les documents avec soin.

Retrait des documents d’une boîte. Image 005 (AMICUS 23668326)

Photographie en noir et blanc montrant l’application inappropriée et appropriée des règles de l’étiquette pour le chercheur. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui mange une banane près des documents, et par des contenants de boisson ouverts à proximité. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse et des documents près desquels il n’y a aucune nourriture non emballée ou contenant de boisson ouvert.

Règles de l’étiquette pour le chercheur, Image 006 (AMICUS 23668326)

Photographie en noir et blanc montrant les manières inappropriée et appropriée de tenir des documents d’archives. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui laisse des empreintes sur les documents après les avoir manipulés sans porter de gants de coton blanc. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse portant des gants de coton blanc pour manipuler les documents.

Documents pris avec les mains, Image 014 (AMICUS 23668326)

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Bibliothèque et Archives Canada s’amarre au Quai 21 à Halifax

par Leah Rae

En mai dernier, l’équipe de Halifax de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a vécu tout un changement en déménageant au Musée canadien de l’immigration du Quai 21 dans le magnifique centre-ville de Halifax. Le temps a filé depuis et voilà que notre premier été dans nos nouveaux locaux est déjà chose du passé.

Photographie en couleurs d’un bâtiment en briques rouges arborant la mention « Pier 21 ». Devant l’entrée principale se trouve un jardin surélevé clôturé d’un muret de pierre circulaire soutenant plusieurs grandes plaques.

Prestation de services de référence aux chercheurs de la région de Halifax depuis notre nouveau point de service au Quai 21.

Non seulement partageons-nous maintenant des locaux à bureaux avec le Quai 21, mais nous avons également ouvert un nouveau point de service pour rendre la collection de BAC plus accessible aux localités de la région. Inauguré le 19 juin, il se trouve à l’intérieur du Centre d’histoire familiale Banque Scotia du Quai 21, tout de suite en entrant dans le musée. Durant l’été, le nombre de nos clients s’est accru constamment. Les gens nous ont posé des questions de toutes sortes au sujet des phares, de l’immigration, de l’histoire familiale, de l’histoire militaire, des épouses de guerre, des petits immigrés anglais, de l’industrie du charbon au cap Breton, de la généalogie autochtone et de bien d’autres sujets. Aux employés compétents de notre point de service présents les jours de semaine s’ajoute un kiosque qui permet aux clients d’accéder aux bases de données de BAC et à d’autres bases de données avec abonnement, comme Ancestry.ca. Les chercheurs peuvent passer à tout moment durant nos heures d’ouverture afin d’utiliser le kiosque ou de s’adresser à quelqu’un aux services d’orientation et de référence. Pour connaître nos heures d’ouverture, consultez la page Points de service à l’extérieur d’Ottawa. Les chercheurs peuvent également prendre rendez-vous avec un archiviste sur place s’ils ont besoin d’aide pour obtenir de l’information plus détaillée ou préparer un voyage de recherche afin d’aller consulter des documents à BAC dans la région de la capitale nationale, à Winnipeg ou à Vancouver.

Une photographie couleur d’une femme qui est assise à un bureau devant un ordinateur et qui regarde vers l’appareil photo. L’affiche « Library and Archives Canada – Bibliothèque et Archives Canada » est accrochée au mur derrière elle.

Leah Rae, archiviste de BAC, à son nouveau pupitre d’orientation de référence.

Cohabiter avec le Quai 21 nous permet aussi de travailler avec le musée à la tenue de certains de ses événements les plus populaires. La fête du Canada a été le plus grand événement pour nous jusqu’à maintenant puisque nous célébrions cette année le 150e anniversaire de la Confédération. Nous avons installé un kiosque d’information au musée et, à notre grande joie, nous y avons reçu plus de 300 visiteurs. Les gens étaient emballés de nous rencontrer et de participer à un tirage leur permettant de gagner l’une de cinq reproductions d’images originales de la vaste collection de BAC.

Une estampe en couleur d'une annonce pour la bière Alex. Keith et fils. Nova Scotia Brewers.

Une des estampes reproduites pour le tirage à l’occasion de la fête du Canada (MIKAN 2898265)

La fête du Canada a été le premier de nombreux événements auxquels BAC et le Quai 21 prévoient collaborer. Nous attendons avec impatience d’autres occasions de mettre en valeur notre collection auprès des Haligoniens et d’autres visiteurs.


Leah Rae, archiviste en poste à Halifax, fait partie de la Division des Services régionaux et AIPRP de Bibliothèque et Archives Canada.

Conservatrice invitée : Taryn Dewar

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Affiche touristique « Canada : Vacances illimitées », vers 1947

Affiche colorée illustrant un orignal, un cerf, des ours, un lièvre, un écureuil, un castor, un pêcheur, un joueur de cornemuse, une femme filant de la laine, un officier de la police montée, une femme et un enfant autochtones, un garçon conduisant une charrette à chien ainsi qu’un mât totémique. Les mots « Canada » et « Vacations Unlimited » sont imprimés respectivement au haut et au bas de l’affiche.

Affiche touristique « Canada : Vacances illimitées » (Canada Vacations Unlimited), vers 1947 (MIKAN 3007692)

Cette campagne de publicité découlait d’une étude de marché révélant que les Américains préféraient le tourisme au camping. Cet amalgame de symboles culturels d’un goût douteux en est le résultat. Tous les stéréotypes sont au rendez-vous!


Parlez‑nous de vous

En 2015, je suis déménagée à Fort McMurray, en Alberta, pour travailler comme interprète au Oil Sands Discovery Centre (un centre d’études sur les sables bitumineux). J’ai grandi dans le canton d’Hamilton en Ontario, près du lac Ontario. Pendant nos vacances familiales, nous faisions beaucoup de camping et nous visitions plusieurs musées. Quand je suis déménagée de l’Ontario vers Fort McMurray, j’ai traversé une partie du Canada; ça m’a donné une meilleure idée de sa véritable étendue.

Y a‑t‑il autre chose que, selon vous, les Canadiens devraient savoir à propos de cet élément?

Trois détails de l’affiche : sur la première image, on voit un officier de la police montée en uniforme, debout à côté d’une femme autochtone portant un bébé sur son dos. La femme est vêtue d’une robe bleue et rouge à rayures. Un cerf et un lièvre se tiennent devant. Sur la deuxième image, on voit un pêcheur en imperméable jaune tenant un gros poisson, à côté d’un homme en habit bleu jouant de la cornemuse. Une femme aux cheveux blancs est assise entre eux. La troisième image montre un mât totémique coloré représentant un aigle aux ailes déployées, entouré d’animaux sauvages.

Ces détails de l’affiche montrent un officier de la police montée avec une femme et un enfant autochtones; un pêcheur avec un joueur de cornemuse et une femme aux cheveux blancs; et un mât totémique. (MIKAN 3007692)

L’affiche « Canada : Vacances illimitées » illustre différents stéréotypes associés au Canada d’est en ouest : le pêcheur, la police montée, la femme et l’enfant autochtones et le mât totémique. Quant au joueur de cornemuse, il fait référence aux colons venus s’établir au Canada. Il va sans dire que le Canada d’aujourd’hui est beaucoup plus diversifié qu’à l’époque représentée ici (qui témoigne de la réalité des années 1930 à 1950). Et bien que l’affiche rassemble des symboles marquants de ce temps, il faut garder en tête qu’on ne pouvait pas non plus inclure tous les « canadianismes » dans une seule image.

Détails montrant un petit écureuil brun; un ours brun accroupi, les pattes avant écartées; un petit castor brun debout, avec les pattes avant écartées; un canard en vol; et finalement, deux cerfs bruns (un mâle et une biche).

Détails de petits animaux présents sur l’affiche. (MIKAN 3007692)

On remarque, en arrière-plan de l’affiche, plusieurs animaux et une forêt. Même si le Canada regorge de beautés naturelles, ce ne sont pas tous ses habitants qui ont une vue sur les Rocheuses ou les rochers du Bouclier canadien. Selon Statistique Canada, 66 % de la population du pays vit à 100 kilomètres ou moins de la frontière avec les États-Unis, une zone qui représente seulement 4 % du territoire canadien. Cela veut dire que la population canadienne se concentre surtout dans les régions métropolitaines. Et certaines de nos plus grandes villes (comme Montréal, Toronto et Vancouver) sont aussi devenues des destinations touristiques.

Parlez‑nous d’un élément connexe que vous aimeriez ajouter à l’exposition.

Ce qui m’a frappé, en regardant l’affiche « Canada : Vacances illimitées », c’est qu’on n’y voit aucune allusion à l’hiver. Plusieurs autres articles de l’exposition Canada : Qui sommes-nous? sont liés à la saison froide, mais l’affiche, pourtant axée sur les stéréotypes canadiens, ne montre pas un seul flocon de neige. Or, la majorité d’entre nous côtoie l’hiver une bonne partie de l’année! Bien sûr, pelleter et conduire dans les tempêtes ne comptent pas nécessairement parmi nos activités préférées, mais mieux vaut tirer parti de toute cette neige et en profiter en attendant l’arrivée du printemps. Je pense que cette œuvre, qui date du milieu des années 1800, serait un bon complément à l’affiche pour donner un meilleur aperçu de ce
qui se passe au Canada pendant toute l’année.

Une série de vignettes sur fond bleu montrent un homme marchant dans la neige profonde, tombant par-devant ou derrière, ou ployant sous les rafales de neige. Une légende accompagne chaque image : S’il y a une période de l’année où le Canada est encore plus enchanteur / C’est lorsqu’un dégel / suit une importante chute de neige / parce que / la neige devient alors si belle et si molle / surtout pour tomber / et parce que c’est si beau de regarder la neige tomber des toits. / Et parce que vous êtes certain qu’après / vous être écrasé le nez par terre / vous tomberez sur le dos / en essayant de vous relever. [Traduction libre]

Une période de l’année où le Canada est encore plus enchanteur… (MIKAN 2837052)

L’œuvre montre un homme qui tente de marcher dans la neige. Elle est coiffée d’un titre plein d’esprit : « Une période de l’année où le Canada est encore plus enchanteur » (traduction libre de One time of year when Canada is more delightful than another). C’est une façon drôle de se moquer des désagréments de l’hiver : avancer difficilement dans la neige, essayer de ne pas tomber… Les légendes transforment cette expérience désagréable en vrai récit d’aventures.

Ensemble, ces deux affiches montrent différentes facettes de la vie des Canadiens, qu’ils soient entourés par la nature ou qu’ils tentent de faire face à l’hiver. Ce sont des symboles dont le Canada peut être fier. Et notre pays ne se résume pas qu’à ses beautés naturelles ou à sa météo : sa population profite pleinement de ce qu’il a à offrir, et elle en fait un endroit formidable à visiter et à habiter!

Biographie

Photo en couleur d'une femme souriante portant des lunettes Taryn Dewar est titulaire d’une maîtrise ès arts en histoire publique de l’Université Western Ontario. Elle travaille comme interprète au Oil Sands Discovery Centre de Fort McMurray, en Alberta.

Le Canada et la troisième bataille d’Ypres : Passchendaele

« Je suis mort en enfer (on l’appelait Passchendaele). » [traduction]

Siegfried Sassoon

Photographie en noir et blanc d’un paysage dévasté par les bombardements. Le sol boueux est parsemé de cratères remplis d’eau. À l’arrière-plan, une forêt détruite par le feu.

Passchendaele, après la bataille : maintenant un immense champ de boue. Photo prise par William Rider-Rider, en novembre 1917. (MIKAN 3194937)

En Belgique, la ville d’Ypres et la campagne qui l’entoure revêtent une importance particulière dans l’histoire du Corps expéditionnaire canadien. En 1917, il s’agit de la dernière région de la Belgique à ne pas être tombée aux mains des Allemands. Peu de choses y ont changé depuis la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915. Les forces britanniques tiennent la ville d’Ypres, alors que les Allemands contrôlent la crête de Messines-Wytschaete au sud, les crêtes plus basses à l’est, ainsi que le terrain plat au nord.

Le 31 juillet 1917, les forces britanniques, australiennes et néo-zélandaises lancent une offensive qui sera plus tard connue sous le nom de troisième bataille d’Ypres. Alors que les pluies diluviennes s’abattent sur le sol argileux et dense, les trous d’obus créés par les tirs nourris d’artillerie se remplissent d’eau. Les assaillants qui progressent péniblement dans une boue épaisse constituent des cibles faciles pour les mitrailleurs allemands. Certains disent qu’autant de soldats meurent noyés dans la boue qu’en raison de leurs blessures. Du 31 juillet au 20 novembre 1917, la troisième bataille d’Ypres aura fait de 300 000 à 400 000 victimes chez les Alliés, et autant chez les Allemands.

Photographie en noir et blanc d’un soldat marchant dans un champ couvert de boue et de flaques d’eau.

La boue épaisse et les barbelés ralentissent considérablement la progression des Canadiens pendant la bataille de Passchendaele. Photo prise par William Rider-Rider, en novembre 1917. (MIKAN 3623104)

Au début octobre, les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien sont transférées au saillant d’Ypres. On leur confie une mission presque impossible à accomplir : s’emparer de Passchendaele et de la crête en exécutant une offensive en trois étapes. Lors de la première étape, amorcée le 26 octobre 1917, la 3e Division canadienne prend Wolf Copse avant de rétablir la liaison avec la 5e Armée britannique. Les troupes canadiennes amorcent la deuxième étape le 30 octobre, parviennent à s’emparer d’un certain nombre d’objectifs et envoient des patrouilles à Passchendaele même. Lors de la dernière étape, du 3 au 5 novembre, les troupes des 1re et 2e divisions s’emparent du village de Passchendaele en moins de trois heures. L’assaut final donné le 10 novembre met fin à la campagne, alors que les Canadiens s’emparent des dernières positions élevées, au nord du village.

Bien que le Corps expéditionnaire canadien ait accompli une mission qu’aucune autre force alliée ne soit parvenue à remplir, plus de 4 000 hommes ont laissé leur vie au combat et 12 000 autres ont été blessés. La troisième bataille d’Ypres a contribué à accroître la renommée des troupes d’intervention canadiennes au rang des meilleures forces de combat sur le front occidental. Neuf Canadiens ont été décorés de la Croix de Victoria pour les actes extraordinaires qu’ils ont accomplis sur l’un des plus horribles champs de bataille de l’histoire.

Dans sa série Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, Bibliothèque et Archives Canada présentera, au cours des trois prochaines semaines, le profil de chacun de ces neuf Canadiens.

Images liées à l’alimentation à la vapeur maintenant sur Flickr

L’ébullition de l’eau crée de la vapeur, et cette vapeur chaude est composée de gouttelettes d’eau.

Photographie en noir et blanc d’un homme se tenant sur une petite plateforme et examinant le manomètre d’un groupe électrogène mû par turbine à vapeur.

Un ouvrier vérifie la pression de la vapeur sur la turbine du premier générateur de vapeur des installations de production de vapeur et d’électricité de l’usine Société Polymer Limitée (MIKAN 3626205)

Les inventeurs, les chercheurs et les ingénieurs ayant saisi la vapeur sous pression ont découvert que la force expansive de la vapeur pouvait servir à alimenter des machines ou être utilisée dans des processus chimiques. Le moteur à vapeur basique et ses variantes alimentaient des pistons, des manivelles et des pompes, ce qui permettait de faire fonctionner des voitures, des bateaux, du matériel agricole, des véhicules de construction et des locomotives.

Photographie en noir et blanc d’une pompe à incendie à vapeur sur un wagon plat. Des hommes utilisent la pompe pour combattre un incendie près d’une voie ferrée et de remises.

Une pompe à vapeur sur plateforme pour lutter contre un incendie aux hangars à marchandises de la rue Barton de la compagnie Grand Trunk Railway, Hamilton (Ontario) (MIKAN 3283663)

L’industrie et le transport canadiens ont beaucoup bénéficié de l’alimentation à la vapeur, la période d’utilisation de celle-ci ayant perduré jusqu’au 20e siècle. Ce type d’énergie est toujours utilisé aujourd’hui, mais bien moins souvent qu’auparavant.

Photographie en noir et blanc d’un petit bateau à vapeur sur le canal Rideau. Trois hommes y prennent place (à la poupe, au centre et à la proue).

Bateau à vapeur sur le canal Rideau, Ottawa (Ontario) (MIKAN 3392841)

Visitez l’album Flickr maintenant!

 

Images de tramways maintenant sur Flickr

Dans les villes canadiennes, les tramways, aussi appelés « trams », sont initialement tirés par des chevaux. Montréal et Toronto sont les premières zones urbaines à utiliser ces tramways (des traîneaux en hiver). D’autres villes, telles que Hamilton, Winnipeg, Halifax et Saint John, leur emboîtent le pas. L’avènement des machines fonctionnant à l’électricité révolutionne le transport par tramway, l’installation de mécanismes de guidage simples sur les rails permettant aux tramways électriques de traverser les villes rapidement et efficacement. Puis, les voies ferrées sont prolongées pour relier les municipalités avoisinantes. Au Canada, cette technologie simple a une incidence sur l’infrastructure de l’énergie électrique, le transport et les schémas de croissance des villes. Le transport sur rail électrique est récemment réapparu sous la forme du train léger.

Une photographie en noir et blanc d’un tramway tiré par des chevaux. Les rails sont situés au milieu de la route. Des bâtiments de trois étages se trouvent de chaque côté de la route.

Tramway tiré par des chevaux, rue St John, Québec (Québec) (MIKAN 3280834)

Une photographie en noir et blanc d’un tramway à ciel ouvert. Il y a un conducteur à l’avant et à l’arrière du tramway et trois passagers sont assis. Un garçon est debout sur la banquette latérale.

La voiture sans habitacle fermé no 8 de St Catharines (Ontario) (MIKAN 3614885)

Une photographie en noir et blanc montrant des hommes et des femmes faisant la queue à un point de ramassage pour monter à bord d’un tramway encloisonné.

Un groupe de personnes attend de monter dans le tramway, Winnipeg (Manitoba) (MIKAN 4328867)

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