Les soldats inuits de la Première Guerre mondiale : le caporal suppléant John Shiwak

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.Par Heather Campbell

Photo noir et blanc d’un jeune homme inuit vêtu d’un uniforme militaire, qui regarde l’objectif.

Le caporal suppléant John Shiwak, du First Royal Newfoundland Regiment, vers 1915. Source : Anciens Combattants Canada

En cette période où nous nous rappelons les sacrifices des soldats qui ont participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, nous pensons notamment aux Métis et aux membres des Premières Nations qui se sont battus pour notre pays. Or, peu de gens savent que des soldats inuits ont aussi livré bataille aux côtés des soldats autochtones et non autochtones. Mon arrière-grand-oncle, le caporal suppléant John Shiwak, était l’un d’eux. Chasseur doué, il est devenu tireur d’élite, « l’un des meilleurs de l’armée britannique » selon un frère d’armes.

Mon arrière-grand-oncle venait du Nunatsiavut, territoire inuit couvrant le Nord et le centre du Labrador, qui faisait partie du Dominion de Terre-Neuve de l’Empire britannique en 1914. Lorsqu’on a invité les hommes de Terre-Neuve à s’enrôler, l’appel a aussi été entendu dans les établissements inuits le long de la côte nord du Labrador.

Dans la culture inuite, on cherche généralement à éviter les affrontements; c’était le cas à l’époque, et ce l’est encore aujourd’hui. Des personnes en situation d’autorité, comme le docteur Harry Paddon, médecin de l’International Grenfell Association, ont donc incité de nombreux jeunes hommes inuits à aller sous les drapeaux. Une quinzaine d’entre eux se sont ainsi enrôlés, pour différentes raisons, et ont mis le cap sur l’Angleterre à l’été 1915.

Photo noir et blanc de deux femmes et d’un enfant inuits, debout à côté d’une maison en bois.

Hopedale, Terre-Neuve-et-Labrador, 1913. Source : Edith S. Watson (e010791418)

Le choc culturel a dû être immense pour ces hommes qui, comme mon arrière-grand-oncle, venaient de petits hameaux isolés comptant quelques centaines d’habitants tout au plus. Outre la taille et le tumulte des villes et des villages européens, ils faisaient face à une vision du monde tout à fait différente. Les Inuits chassent pour survivre, mais ils respectent chaque vie sacrifiée; dès notre enfance, on nous apprend qu’il ne faut jamais faire souffrir un animal ni lui causer de détresse. Ainsi, chaque tir doit être précis et efficace. C’était encore plus vrai au début du 20e siècle, époque où l’on ne pouvait se permettre de gaspiller des munitions, vu leur coût et leur rareté. Parfois, cela signifiait qu’on revenait à la maison bredouille.

J’imagine que ces soldats inuits se sentaient exactement de la même façon lorsqu’ils utilisaient leurs armes au front. Comme cela a dû être difficile pour eux de tirer à la hâte, sachant qu’ils avaient peut-être blessé quelqu’un! Mais ils comprenaient qu’il fallait arrêter les hommes de l’autre côté des tranchées pour que d’autres puissent vivre, tout comme ils avaient dû tuer des animaux au Labrador pour que leur famille survive. C’est sans doute ce qu’ils se disaient pour pouvoir accepter les horreurs de la guerre.

Photo noir et blanc d’un paysage d’arbres et de maisons aux toits noirs. À l’arrière-plan, on voit un bateau sur l’eau.

Bâtiments de la Compagnie de la Baie d’Hudson, Rigolet, Labrador, septembre 1926. Photo : L. T. Burwash (a099501)

L’histoire de mon arrière-grand-oncle, le caporal suppléant John Shiwak, est particulière parce qu’en plus de ses occupations traditionnelles (chasseur, trappeur et pêcheur), il était aussi écrivain, poète et artiste. Du front, il a écrit de nombreuses lettres à son ami Lacey Amy, un journaliste et auteur ontarien. Celui-ci a d’ailleurs raconté leur amitié dans un article intitulé « Un patriote esquimau » (An Eskimo Patriot), paru en juillet 1918 dans The Canadian Magazine. Il y témoigne des émotions vécues par son ami durant la guerre :

La durée de la guerre commençait à le miner. Il n’avait aucun ami proche, personne avec qui entretenir le lien avec son lointain patelin. En septembre, il se plaignit : « Je n’ai reçu aucune lettre de chez moi depuis juillet. Et il n’y en aura plus jusqu’à la débâcle. » Dans sa dernière lettre, il exprimait sa nostalgie des bons vieux jours de chasse. Le Labrador, qui n’avait jamais pu satisfaire ses ambitions, lui apparaissait alors comme un lieu chaleureux et accueillant… On était à la mi-novembre. Un mois plus tard, je recevais une enveloppe officielle, contenant ma dernière lettre. Sur le dessus, le damné tampon : « Décédé ». [Traduction]

Chaque année, durant le jour du Souvenir, ma famille parle de cet oncle John avec un respect solennel, se rappelant le grand deuil vécu lorsqu’il n’est pas revenu de la guerre. Tous les Labradoriens expatriés que j’ai rencontrés m’ont dit vouloir retourner au Labrador. Notre rapport avec cette terre est difficile à exprimer. Nous voyons de nos propres yeux comment elle nous fournit toutes les ressources nécessaires pour survivre. Des générations d’histoires sont imprégnées dans la communauté, mais aussi dans chaque site de pêche, chaque ligne de piégeage, chaque sentier de bûchage, chaque aire de chasse et chaque lieu où nous cueillons des baies. C’est ce qui explique le lien très spécial que nous avons avec notre terre. Ceux qui sont loin du Labrador sont déconnectés d’une partie d’eux-mêmes.

La première fois que je suis allée au Musée canadien de la guerre, j’ai été attirée par la reconstitution d’une tranchée de la Première Guerre mondiale. Les visiteurs pouvaient y entrer et se mettre dans la peau des soldats au front. Je l’ai parcourue lentement, en proie à l’émotion. Les larmes coulaient sur mes joues alors que j’imaginais mon arrière-grand-oncle accroupi dans la boue, en train d’écrire dans son journal ou de dessiner la terre et les animaux, souhaitant plus que tout retrouver la paix et la solitude de sa terre ancestrale. Une terre qu’il ne reverrait plus jamais.

Photo noir et blanc d’un cimetière derrière une clôture, avec quelques petits arbres sans feuilles, près de Cambrai, en France. À l’arrière-plan, on aperçoit une maison et une ferme.

Le cimetière britannique Raillencourt près de Cambrai. John Shiwak n’a pas été enterré dans ce cimetière, mais il est tout aussi loin de chez lui. (a004409)

Mon arrière-grand-oncle et six autres soldats ont été tués par un obus durant la bataille de Cambrai, le 20 novembre 1917. Quatre-vingt-huit ans plus tard, en 2005, mon cousin Jason Sikoak (patronyme qui s’écrivait autrefois « Shiwak ») a participé à la Tournée spirituelle autochtone, lors de laquelle il a parcouru l’Europe avec un groupe pour rendre hommage aux soldats autochtones. Mon cousin m’a confié que durant le voyage, il a vu notre arrière-grand-oncle en songe. Nous espérons qu’il a suivi Jason jusqu’au rivage de Rigolet et qu’il est en paix.

Photo noir et blanc de bateaux dans une baie. On voit des arbres à l’avant-plan.

Une langue de terre, vue de loin, s’avance dans une baie. Des bâtiments de la Compagnie de la Baie d’Hudson sont érigés le long de sa côte. Des bateaux ont jeté l’ancre dans la baie. Rigolet, vers 1930. Photo : Fred. C. Sears (e010771588)

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Heather Campbell travaille comme archiviste à la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Hommage et souvenir : un soldat métis dans le Corps expéditionnaire canadien, 1917-1918

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.Par David Horky

Plus de 5 000 noms sont gravés pour la postérité sur le Monument commémoratif du Canada en l’honneur des vétérans métis, à Batoche, en Saskatchewan. Dévoilé en 2014, ce monument rend hommage aux anciens combattants de la Nation métisse ayant servi le Canada au cours de son histoire. Leur mémoire est également perpétuée dans la liste des vétérans métis (PDF) conservée par l’Institut Gabriel-Dumont. Celle-ci décline, en plus de leur identité, leur numéro de matricule, leur période de service (c’est-à-dire la guerre ou la mission à laquelle ils ont participé) et l’emplacement de leur nom sur le monument, par colonne et par rang.

Cette liste fut une ressource précieuse lorsque j’ai entamé mes recherches sur un lointain parent ayant combattu et péri pendant la Première Guerre mondiale. En effet, j’ai récemment découvert des branches métisses dans mon arbre généalogique, grâce aux sources généalogiques sur les Métis trouvées sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Je suis alors tombé sur le dossier de service militaire d’un parent éloigné, le soldat Arthur Carriere.

J’ai eu la fierté de trouver son nom dans la liste de l’Institut Gabriel-Dumont, ce qui confirme qu’il apparaît bien sur le Monument commémoratif du Canada en l’honneur des vétérans métis. J’ai aussi constaté que le numéro de matricule donné dans la liste – 2293697 – correspond au numéro de régiment se rapportant au soldat Arthur Carriere sur le site Web de BAC. Cet exemple illustre la grande valeur de la liste pour les familles et les chercheurs qui désirent répertorier les vétérans métis parmi les 600 000 soldats dont les dossiers ont été numérisés et versés dans la base de données Dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale.

Grâce au dossier de service numérisé d’Arthur – une preuve tangible de sa participation au conflit, – j’ai pu honorer, de façon très personnelle, la mémoire d’un de mes ancêtres qui a servi son pays et s’est sacrifié pour lui. Même si, individuellement, les documents contenus dans le dossier fournissent relativement peu de renseignements sur Arthur, ils brossent ensemble un tableau impressionniste de son bref et tragique séjour au front.

Page dactylographiée ayant comme titre « Particulars of Recruit, Drafted under Military Service Act, 1917 » (Renseignements sur le conscrit, rédigés en vertu de la Loi du service militaire, 1917). On y voit des inscriptions au tampon encreur et à la plume.

La feuille d’engagement tirée du dossier de service numérisé d’Arthur Carriere. (Bibliothèque et Archives Canada, CEC 2293697)

Même si le dossier ne mentionnait pas explicitement l’ascendance métisse d’Arthur, j’ai cru en détecter les traces dans certains documents, et particulièrement sa feuille d’engagement. Celle-ci fournit des renseignements de base sur le conscrit au moment de son enrôlement : son âge, sa profession, son lieu de résidence, le nom et l’adresse du plus proche parent, etc.

Né en 1893 à Saint-Adolphe, au Manitoba, Arthur a 24 ans lorsqu’il s’enrôle. Agriculteur célibataire, il réside alors à Saint-Vital, dans la même province. Sa plus proche parente est sa mère, A. (Angèle) Carriere, domiciliée à Sainte-Rose, au Manitoba. (L’information sur le parent proche est très utile pour retracer les origines métisses, puisque l’origine ethnique est habituellement omise dans le dossier.) Les noms des localités ont particulièrement attiré mon attention : ce sont toutes des communautés franco-manitobaines avec de profondes racines métisses qui perdurent à ce jour.

La feuille mentionne aussi les circonstances de l’enrôlement d’Arthur, la plus importante étant qu’il ne se porte pas volontaire, mais qu’il est enrôlé en vertu de la Loi du service militaire. Il se soumet à un examen médical le 14 novembre 1917 à Fort Frances, en Ontario, et est appelé sous les drapeaux le 11 janvier 1918 à Winnipeg, comme soldat au sein du régiment de fusiliers à cheval Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians).

Formulaire dactylographié et manuscrit ayant pour titre « Casualty Form – Active Service » (Formulaire des pertes – service actif). Le numéro de régiment, le rang et le nom du militaire sont tapés à l’encre bleue, accompagnés de notes manuscrites.

Le formulaire des pertes (« Casualty Form ») tiré du dossier de service numérisé d’Arthur Carriere. (Bibliothèque et Archives Canada, (CEC 2293697)

Le formulaire des pertes pendant le service actif nous donne un aperçu des activités d’Arthur après son enrôlement. Ayant quitté Halifax avec son régiment le 15 avril 1918 à bord du S.S. Melita, il débarque à Liverpool, en Angleterre, le 28 avril. Le 20 août, peu après son arrivée en France, il entre au Camp de renfort du Corps canadien, où les troupes sont stationnées en attendant d’aller prêter main-forte aux unités sur le terrain.

Quelques semaines plus tard, le 13 septembre 1918, Arthur est muté aux Royal Canadian Dragoons, un régiment rattaché à la Brigade de cavalerie canadienne, mais qui joue surtout un rôle d’infanterie durant la guerre. Moins d’un mois plus tard, il perd tragiquement la vie. Dans le dossier, on indique simplement qu’il a été « tué au combat » le 10 octobre 1918. Il ne restait qu’un mois et un jour avant la signature de l’Armistice, le 11 novembre 1918, qui allait sonner le glas de la Première Guerre mondiale.

Un autre document militaire nous donne quelques détails supplémentaires sur le décès d’Arthur. Il s’agit des Registres de circonstances du décès, Première Guerre mondiale, dans lesquels le Corps expéditionnaire canadien (CEC) consigne la cause, l’endroit et le moment du décès des soldats, ainsi que l’emplacement de leur sépulture. Le document sur le soldat Arthur Carriere indique que le 10 octobre 1918, « alors qu’il agit comme aide-soignant au quartier général de la brigade, à Troisvilles, il est tué au combat par un obus ennemi ». L’emplacement de son dernier repos est la tombe no 8, lot 11, rangée C dans le Highland British Cemetery, situé à environ un kilomètre et demi au sud de Le Coteau, selon le registre de la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth.

BAC possède une multitude de documents datés de la Première Guerre mondiale (trop nombreux pour être tous énumérés ici), ainsi que des sources d’information externes qui fournissent d’autres renseignements importants sur les soldats qui y ont participé et les unités du Corps expéditionnaire canadien qui ont combattu en France et dans les Flandres.

Fiche qui énumère le numéro de régiment, le rang, le nom de famille, le nom de baptême, l’unité, le théâtre d’opérations, la date du service, des remarques ainsi que la dernière adresse du soldat. Dans le coin supérieur droit sont inscrites les lettres B et V, superposées à un crochet bleu.

Le certificat d’obtention de médailles du dossier de service numérisé d’Arthur Carriere. (Bibliothèque et Archives Canada, CEC 2293697)

Fiche sur laquelle est écrit « Soldat Arthur Carriere » et « 649-C25592 », avec un crochet dans le haut. On y voit aussi un grand M écrit à l’encre bleue.

Le certificat d’obtention de la Croix du Souvenir qui figure dans le dossier de service numérisé d’Arthur Carriere. (Bibliothèque et Archives Canada, CEC 2293697)

Le décès d’Arthur ne marque pas la fin de son histoire. Les médailles qu’il a reçues, telles que la Médaille de guerre britannique et la Médaille de la victoire (comme l’indiquent les lettres B et V écrites en majuscules avec un crochet sur son certificat d’obtention de médailles), ont été remises à sa mère endeuillée par une nation reconnaissante, accompagnées de la Croix du Souvenir, du Parchemin commémoratif et de sa plaque.

La mort d’Arthur s’est aussi fait ressentir dans la communauté métisse franco-manitobaine de Saint-Norbert. Peu après la fin de la guerre, le Monument commémoratif de guerre de Saint-Norbert fut érigé en hommage au sacrifice suprême fait par Arthur et 12 autres résidents.

De l’érection du monument de Saint-Norbert, à la fin de la Grande Guerre, jusqu’au dévoilement récent du Monument commémoratif du Canada en l’honneur des vétérans métis, à Batoche, l’histoire d’Arthur témoigne de la volonté de reconnaître les services rendus au Canada par des vétérans de la Nation métisse et de perpétuer leur souvenir.

L’Institut Gabriel Dumont est conscient que de nombreux combattants métis demeurent sans doute inconnus, alors qu’ils méritent qu’on les honore et qu’on se souvienne d’eux. Grâce à son formulaire, il est possible de soumettre les noms et les renseignements militaires d’autres vétérans métis afin qu’ils soient inscrits sur le Monument commémoratif, et que le Canada et la Nation métisse leur rendent les honneurs qui leur sont dus.


David Horky est archiviste principal au bureau de Winnipeg de Bibliothèque et Archives Canada.

Cinq sujets souvent abordés par nos archivistes de référence

Par Rebecca Murray

Les archivistes de référence reçoivent beaucoup de questions. En 2018, par exemple, ils ont répondu à plus de 1 200 demandes écrites à propos des archives conservées à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Voici les cinq sujets qu’ils abordent le plus souvent.

Photo noir et blanc montrant un déraillement dans la gare de triage. Le sol est couvert de neige et une ville se trouve à l’arrière-plan.

Déraillement de wagons sur l’avenue Strachan à Toronto, 19 décembre 1916. Photographie prise par John Boyd. a070106

1. Rapports sur les accidents de transport

Dans un pays aussi vaste que le nôtre, les transports sont omniprésents. De temps à autre, des aéronefs civils ou militaires, des trains ou des navires sont impliqués dans un accident — incidents mineurs ou accidents majeurs faisant la une des nouvelles nationales. BAC conserve le fonds d’archives des ministères, des organismes et des conseils fédéraux qui mènent des enquêtes et produisent des rapports sur les accidents de transport.

Anciens billets de blogue à ce sujet : Trouver des accidents ferroviaires dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada, Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 1 et partie 2.

Si vous souhaitez en savoir plus sur des accidents maritimes, utilisez l’outil Recherche dans la collection. Essayez diverses combinaisons de mots-clés pour trouver les documents pertinents du fonds du ministère des Transports (RG12). Tapez RG12, le nom du navire et le lieu de l’accident, puis triez vos résultats par date.

Vous pouvez aussi trouver des documents publiés sur les accidents. Pour ce qui est des aéronefs, consultez les Sources publiées concernant les rapports d’accidents d’avion. Pour chercher d’autres rapports publiés sur les accidents de transport, inscrivez les mots-clés pertinents dans Recherche dans la collection, puis sélectionnez Bibliothèque dans le menu déroulant.

Photo panoramique montrant les soldats du 91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, debout et assis sur trois rangées. Les soldats sont en uniforme. Certains tiennent des tambours ou d’autres instruments de musique.

91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, 7 avril 1916. e010932335

2. Opérations et unités militaires

De nombreux chercheurs demandent de l’information sur des opérations ou des unités militaires. La recherche est plus facile si vous avez une plage de dates. Commencez par insérer des mots-clés dans Recherche dans la collection afin de trouver des documents du fonds du ministère de la Défense nationale (RG24/R112) et sélectionnez Archives dans le menu déroulant.

Par exemple, si vous cherchez des documents sur l’Opération Overlord, soit le nom de code de la bataille de Normandie pendant la Deuxième Guerre mondiale (1944), vous pouvez inscrire « RG24 opération overlord », puis sélectionner les archives des années 1940. Suivez les mêmes étapes si vous cherchez des documents sur une unité militaire. Inscrivez le nom ou le numéro de l’unité et la référence archivistique RG24.

Photo noir et blanc d’un document officiel de la province du Canada décrivant avec précision l’emplacement et la taille d’un terrain concédé.

Titre de propriété délivré à David Patterson, comté de Haldimand, 8 juin 1856. (RG68, volume 231, dossier EO, page 172)

3. Ventes de terres et biens fonciers

Il s’agit d’un sujet très populaire et particulièrement intéressant puisque l’utilisation des terres a évolué au fil du temps. Cependant, la tenue de documents et le transfert des responsabilités au sein du gouvernement compliquent ces recherches. Plusieurs billets de blogue guident les chercheurs dans les premières étapes :

BAC possède également de nombreuses bases de données sur les biens fonciers :

La plupart des chercheurs se posent des questions sur les terres qu’ils possèdent ou qui ont été accordées à leurs ancêtres. Les renseignements suivants nous aident à mieux répondre à votre demande :

  • Date de cession (ou de vente, ou de transfert)
  • Emplacement de la terre (description juridique précise ou générale)
  • Nom du titulaire de l’acte de concession (groupe, personne morale ou particulier)
Photo noir et blanc légèrement floue, montrant le côté et la façade d’un bâtiment avec l’entrée principale.

Pensionnat autochtone de St. Eugene (Kootenay), bâtiment principal vu du sud, Cranbrook (Colombie-Britannique). Photo prise le 11 septembre 1948. (e011080318)

4. Fréquentation d’externats ou de pensionnats

Nos services de référence reçoivent de nombreuses demandes sur la fréquentation des externats et des pensionnats. La plupart des documents sur les pensionnats se trouvent dans le fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (RG10/R216).

Dans Recherche dans la collection, inscrivez diverses combinaisons de mots pour une recherche générale : nom de l’école, numéro de référence archivistique RG10 et mots-clés comme élève, liste nominative, fréquentation ou admission.

Pour trier les résultats obtenus, cliquez sur les onglets au-dessus des résultats ou sur les filtres dans le menu à gauche. Par exemple, vous pouvez limiter vos résultats aux archives (c’est-à-dire les documents non publiés) et à une plage de dates précises. L’objectif est de compiler une liste de références complètes pour les documents potentiellement pertinents.

Pour obtenir des liens vers les documents numérisés, classés par école, consultez la Série des dossiers relatifs aux écoles — 1879-1953.

Photo noir et blanc d’un gros bâtiment en pierres. Des hommes marchent devant lui sur le trottoir. Une affiche placée sur le bâtiment à côté dit « The Mercury Newspaper ».

Bureau de poste, Renfrew (Ontario), 1910. a055863

5. Information sur les bâtiments fédéraux historiques

L’architecture vous passionne? Vous vivez ou travaillez dans un bâtiment historique (gare, bureau de poste, bureau de douane, etc.)? Il y a plein de bonnes raisons pour effectuer des recherches dans ce domaine!

Dans Recherche dans la collection, inscrivez d’abord le type et l’emplacement des bâtiments (p. ex. bureau de poste Renfrew). Triez vos résultats, au besoin. Cherchez-vous des photographies ou les stipulations d’un contrat de rénovation conclu au milieu du siècle? Vous voudrez peut-être commencer par trier les résultats par date ou par type de document (cartes, etc.).

Relevez des indices dans les résultats pour affiner la recherche, notamment en utilisant des termes plus précis (comme le nom de rue). Ou encore, élargissez votre recherche au moyen de termes géographiques (nom de la province ou de la région, par exemple).

Nous recevons toutes vos questions avec grand plaisir et nous avons à cœur de vous aider tout en respectant notre Charte des services de référence. Nous ne pouvons pas effectuer la recherche à votre place, mais posez-nous une question et nous ferons tout en notre pouvoir pour vous aider!


Rebecca Murray est archiviste à la Division des services de référence.

La fondation du Nouveau-Brunswick

Par Valerie Casbourn

Le 18 juin 1784, les autorités britanniques ordonnent que la colonie de la Nouvelle-Écosse soit divisée en deux. Après la Révolution américaine, qui avait pris fin l’année précédente, quelque 30 000 Loyalistes (colons américains demeurés fidèles à la Couronne britannique) avaient fui vers le nord pour échapper aux persécutions dont ils étaient victimes aux États-Unis, près de la moitié d’entre eux s’établissant au nord et à l’ouest de la baie de Fundy. C’est cet afflux massif de colons qui motive la Grande-Bretagne à créer une nouvelle colonie, le Nouveau-Brunswick.

Impression d’une carte de la Nouvelle-Écosse colorée à la main et datant de 1781. On y voit le golfe du Saint-Laurent et la région qu’occupent actuellement la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie et la partie sud-ouest de Terre-Neuve-et-Labrador.

Nouvelle carte de la Nouvelle-Écosse, en Amérique du Nord, exacte d’après les dernières observations (1781) [e007913197-v8].

Évolution de la population : arrivée des Loyalistes

Le Nouveau-Brunswick est sis sur le territoire traditionnel non cédé des Wolastoqiyik (Malécites), des Mi’kmaq et de la Première Nation Passamaquoddy. Avant l’arrivée des Loyalistes, la région était habitée par environ 5 000 personnes, dont des Autochtones, des Acadiens et une poignée de colons venus des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

En 1783­1784, après la Révolution américaine, environ 14 000 Loyalistes – soit des réfugiés américains, britanniques ou autres, des réfugiés loyalistes de race noire et des personnes ayant toujours le statut d’esclave (parfois désignées comme « servants » dans les documents d’archives) – viennent s’établir dans la région. Certains sont des civils, d’autres ont combattu durant la guerre dans les forces britanniques, soit dans l’un des régiments loyalistes (on les appelait souvent les « Provinciaux »), soit dans l’armée régulière.

Or, les autorités britanniques avaient promis de concéder des terres aux Loyalistes et aux anciens combattants. C’est ainsi que les Britanniques prospectent la région à la recherche de terrains convenables et que des groupes de Loyalistes partent vers le nord en reconnaissance. À leur arrivée, ces derniers s’approprient les terres pour s’installer et établir des fermes, en particulier à Saint John et dans la vallée de la rivière Saint-Jean.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède de nombreux documents d’archives sur l’arrivée des Loyalistes. On peut chercher les noms des Loyalistes dans ses quatre bases de données. Le fonds Ward Chipman (père et fils) [MG23-D1], en particulier, est intéressant du point de vue de l’histoire du Nouveau-Brunswick. Bon nombre des archives de ce fonds sont accessibles sous forme de microfilms numériques sur la page de la collection Héritage de Canadiana.

Le Nouveau-Brunswick : une nouvelle province

D’influents groupes de Loyalistes qui étaient établis dans la vallée de la rivière Saint-Jean et qui ne voulaient pas être gouvernés depuis la lointaine ville d’Halifax ont demandé à ce que la colonie de la Nouvelle-Écosse soit divisée. Cette demande, qui avait été formulée avant même que certains immigrants n’aient quitté les États-Unis, s’est faite de plus en plus insistante. Les Loyalistes ont obtenu des appuis envers leur cause à Londres, en Angleterre : c’est ainsi que le Nouveau-Brunswick a été créé le 18 juin 1784.

Image noir et blanc de la première des deux pages d’une lettre de remerciements adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784.

Première de deux pages d’une lettre de remerciements adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784 (MG23-D1 volume 11, page 524, bobine de microfilm C-13151).

Image noir et blanc de la deuxième page d’une lettre de remerciements de deux pages adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1954.

Deuxième page d’une lettre de remerciements de deux pages adressée à Edward Winslow, et écrite par des représentants des Loyalistes de la rivière Saint-Jean le 19 juin 1784 (MG23-D1, volume 11, page 525, bobine de microfilm C-13151).

BAC possède des copies de la correspondance du British Colonial Office sur la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’arrivée des Loyalistes. Les documents de l’année 1783-1784 qui font partie de la série « CO 217. Nouvelle-Écosse et Cap-Breton, correspondance originale » (MG11-CO217NovaScotiaA) revêtent une importance particulière. Il est question de cette correspondance dans le Report on Canadian Archives de 1894, et on trouve sur le site Web du projet Héritage de Canadiana des transcriptions sur des bobines de microfilm numérisées.

Les nombreux Loyalistes venus s’établir au Nouveau-Brunswick ont empiété sur le territoire traditionnel des Wolastoqiyik (Malécites), des Mi’kmaqs et des Passamaquoddy. Ces Premières Nations se sont vues confisquer une bonne partie de leur terres, essentielles à leur mode de vie traditionnel, quand elles ont été déplacées à cause de la croissance rapide de la colonie.

En savoir plus

Servez-vous de l’outil Recherche dans la collection de BAC pour découvrir d’autres documents, cartes et images du Nouveau-Brunswick. Les Archives provinciales du Nouveau-Brunswick renferment aussi de nombreuses ressources, dont des documents de concession de terres de la province.

L’arrivée des Loyalistes en 1783 a eu des répercussions profondes sur le territoire et les peuples des Maritimes, au-delà de la création du Nouveau-Brunswick l’année suivante. Au fil du temps, la population s’est installée et a érigé des fermes et des entreprises de pêche, de bois d’œuvre et de construction navale dans la province.

Impression couleur d’une gravure qui représente la ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick, avec des voiliers dans le port et quelques personnes au premier plan.

La ville de Saint John a été fondée en 1785. « Vue de la ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick. » Aucune date, collection Peter Winkworth de Canadiana (e002291761).

Autres ressources 

Autres billets de blogue

Images du Nouveau-Brunswick maintenant sur Flickr

Avez-vous des ancêtres de race noire?

Les Loyalistes de l’Empire-Uni – Découvrons leurs dossiers


Valerie Casbourn est une archiviste des Services régionaux de Bibliothèque et Archives Canada basée à Halifax.

 

Les couvertures dans les traditions des Premières Nations

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.

Par Elizabeth Kawenaa Montour

Pour les Premières Nations, les couvertures sont des symboles riches de sens et de traditions liés à la culture, à la naissance, à la vie et à la mort. Elles sont le signe de croyances et de luttes pour la survie qui transcendent le temps et l’espace. Elles ont aussi un côté sombre, car elles sont parfois utilisées pour décimer les populations des Premières Nations. Ainsi, le chef de l’armée britannique sir Jeffrey Amherst suggère en 1763 d’introduire la variole chez les Premières Nations ennemies en leur remettant des couvertures infectées.

Avant l’arrivée des matériaux tissés et industriels, les Premières Nations fabriquent les couvertures à l’aide de ressources naturelles. Les peaux de plusieurs animaux, surtout ceux de grande taille comme le cerf, le wapiti, l’ours, le caribou, le phoque, l’orignal et le bison, servent de couvertures. Il faut plusieurs jours et beaucoup de travail pour chasser les animaux, préparer leur peau et la tanner. La fourrure de l’animal peut être récupérée selon l’usage que l’on veut faire de sa peau. La peau tannée peut également être décorée si on dispose des matériaux nécessaires.

Une aquarelle sur crayon représentant deux hommes des Premières Nations en costume d’apparat qui se tiennent debout devant une rivière et un canot monté sur la rive.

Deux chefs Anishinaabek (Odawa) faisant partie d’un groupe venu de Michillimackinac, au lac Huron, pour discuter avec leur Grand Père le roi ou son représentant, vers 1813-1820. (c114384k)

On applique parfois de la résine de pin ou d’épinette sur la couche externe de la peau pour la rendre plus étanche à l’eau. Cette couverture est idéale pour recouvrir les habitations, comme les bâtiments en appentis et les tipis.

Lavis gris d’aquarelle sur crayon représentant un homme des Premières Nations, assis sur un billot, près d’un tipi muni d’une couverture placée au-dessus de l’ouverture. Il y a aussi un foyer et une bouilloire, ainsi qu’un canot accosté sur la rive d’une rivière.

Île Sugar, au nord de la baie Georgienne. Date inconnue. (e000996344)

Les Premières Nations ont mis au point leurs propres techniques de tissage; ils utilisent de l’écorce d’arbres ou des parties de plantes fibreuses, comme les quenouilles. Il faut au moins un an pour fabriquer une couverture chilkat de la côte Nord-Ouest, une importante couverture de cérémonie et de danse faite de poils de chèvre mélangés à de l’écorce de cèdre.

Photographie en noir et blanc d’une femme, drapée d’une couverture d’écorce, dont on ne voit que le visage.

Femme Nuu-chah-nult (Nootka) portant une couverture en écorce de cèdre, 1916 (a039478)

À l’arrivée des colons européens, les peuples des Premières Nations adaptent rapidement les nouveaux biens obtenus à leur mode de vie. Les artistes qui participent aux expéditions dans l’Ouest et le Nord consignent dans leurs dessins les nombreuses utilisations des couvertures. Certains membres des Premières Nations s’en servent comme manteau ou comme châle. Les capotes à capuchon sont fabriquées à partir de couvertures de troc dont on coud des pièces en forme de bloc à l’aide de tendons.

Photographie en noir et blanc d’un homme portant un manteau de la Baie d’Hudson.

Le chef cri Pi-a-pot, vers 1885. (c003863)

Les couvertures de troc les plus réputées sont celles de la Compagnie de la Baie d’Hudson, fournies et échangées pour la première fois en 1779. Les premières photos de rassemblements des Premières Nations sur la côte du Nord-Ouest montrent des couvertures de troc empilées pour symboliser la prospérité.

Lithographie en couleur représentant un homme des Premières Nations vêtu d’une capote et d’une couverture, trois femmes et un chien en hiver.

Homme, femmes et bébé des Premières Nations au Bas-Canada, 1848. (c041043k)

Les couvertures à boutons sont faites de couvertures de laine de qualité provenant de manufactures britanniques. Elles sont habituellement de couleur foncée et décorées d’écussons rouges qui ont un sens symbolique. Des lignes de boutons faits de nacre ou de coquille d’ormier encadrent les dessins. Les familles et les communautés utilisent ces couvertures pour les cérémonies et les danses.

Photographie en noir et blanc d’un homme des Premières Nations enveloppé dans une couverture à boutons et portant une parure de tête.

Couverture à boutons haïda portée par Tom Price, vers 1910. (a060009)

Photographie en noir et blanc d’une femme des Premières Nations à cheval devant un tipi.

Femme d’une Première Nation des Plaines à cheval, vers 1920-1930. (a041367)

Les membres des Premières Nations continuent d’utiliser des couvertures dans leurs pratiques traditionnelles et de leur accorder beaucoup de valeur. Par exemple, selon les croyances, vos ancêtres sont avec vous lorsque vous vous enveloppez dans une courtepointe en étoile conçue par les peuples dakota, lakota ou nakota. Des couvertures sont offertes en cadeau lors de mariages et à la naissance d’un enfant, ou pour récompenser les aînés et les personnes qui participent à des projets louables.

Certaines couvertures utilisées pour les pow-wow sont transformées en châles par l’ajout d’appliqués et de rubans de satin. L’utilisation des couvertures chez les peuples des Premières Nations revêt plusieurs dimensions façonnées par leurs expériences, et cette pratique pourra être transmise aux générations futures.

Découvrez d’autres images de couvertures dans la collection de photos et d’œuvres d’art de Bibliothèque et Archives Canada.

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Elizabeth Kawenaa Montour est archiviste de projet à la Division des expositions et du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

A. P. Low et les multiples expressions de l’amour dans la culture inuite

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.Par Heather Campbell

Albert Peter Low est géologue et explorateur. Ses expéditions au Québec et au Labrador, de 1893 à 1895, contribuent à tracer les frontières de ces territoires. Low cartographie l’intérieur du Labrador et y découvre d’importants gisements de fer menant à l’exploitation de la mine située près de l’actuelle ville de Labrador City. Sa carte du Labrador influence les expéditions suivantes, notamment celle de Mina Hubbard en 1905.

Portrait noir et blanc d’un homme debout dans un studio de photographie.

Portrait d’Albert Peter Low par William Topley, 1897. (a214276)

Low dirige deux expéditions en 1903 et 1904, longeant la côte ouest de la baie d’Hudson à bord du vapeur Neptune. Il prend officiellement possession de l’île Southampton, de l’île d’Ellesmere et d’autres îles environnantes au nom du Canada. Il décrira ses voyages dans Cruise of the Neptune, un rapport sur l’expédition du gouvernement du Dominion effectuée en 1903-1904 dans la baie d’Hudson et les îles de l’Arctique. Ses travaux de recherche contiennent des renseignements inestimables sur la culture inuite au Québec, au Nunavut et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Le fonds Albert Peter Low comprend des photographies, des proclamations, deux journaux rédigés lors d’un voyage de prospection sur la côte est de la baie d’Hudson (aujourd’hui le territoire inuit du Nunavik, au Québec), et un carnet de notes tenu de 1901 à 1907. Ce carnet contient 40 pages dressant la liste des nombreux temps et terminaisons correspondantes du verbe aimer en inuktitut.

Dans la photo ci-dessous, nous voyons une page du carnet commençant par des accords simples du verbe aimer. Low conjugue ensuite, de façon moins détaillée, le verbe enseigner. À la fin, il énumère d’autres verbes transitifs, des verbes passifs et des adverbes, dont plusieurs sont liés au christianisme.

Une page manuscrite d’un carnet notant les conjugaisons en inuktitut du verbe aimer.

Page du carnet de notes tenu par Low durant ses expéditions le long des côtes de la baie d’Hudson. (e011304604)

En 1886, Low épouse Isabella Cunningham; ils auront trois enfants. Malheureusement, leur fils aîné décède à un très jeune âge, en 1898, et son frère meurt à 19 ans, victime de l’épidémie de grippe espagnole. Seule leur fille Estelle, née en 1901, atteint l’âge adulte; elle prendra soin de son père malade jusqu’à son décès en 1942.

En 1943, Estelle offre la collection de Low aux Archives publiques du Canada. Celle-ci est ensuite transférée au Musée de l’Homme (qui deviendra le Musée canadien de l’histoire) en 1962. Elle comprend des œuvres d’art inuit, principalement des sculptures en ivoire représentant des scènes de chasse. La majorité d’entre elles sont des miniatures en ivoire réalisées par Harry Teseuke, chef des Aivilingmiuts et ami du capitaine Comer.

Le bateau de Comer, l’Era, a passé l’hiver à Fullerton Harbour (près de Chesterfield Inlet, au Nunavut actuel) en 1903-1904. Low a sans doute consulté Teseuke, qui a possiblement recruté d’autres personnes pour l’aider dans ses recherches.

Bien que le journal de Low soit une étude approfondie de la structure des phrases et de la grammaire inuktitutes, il éclaire aussi certaines facettes de la culture inuite. Remarquons que les participes passés ne s’accordent pas en genre, et que les pronoms personnels ne sont ni masculins ni féminins. Cette particularité découle du mode d’attribution des noms aux enfants : chez les Inuits, les noms traditionnels sont unisexes.

Cette coutume est reliée à une autre, un peu complexe, qui consiste à établir une relation spéciale entre homonymes (sauniq). Par exemple, si un garçon reçoit le nom d’une mère décédée, les enfants de celle-ci appelleront le garçon ma mère ou ma petite mère, reconnaissant ainsi cette relation. Cela permet de tisser des liens entre des personnes qui ne sont pas apparentées, une belle façon de renforcer le sentiment d’appartenance et les relations au sein d’une communauté. Les Inuits croient que certains traits de caractère propres à une personne décédée peuvent se transmettre à son homonyme. Bien entendu, tous ces concepts se ramènent à l’amour.

Photographie noir et blanc d’un bateau entouré de neige et de glace, avec des gens construisant un abri de neige à proximité.

L’expédition du Neptune dans ses quartiers d’hiver à Cape Fullerton, baie d’Hudson, Territoires du Nord-Ouest. (a053569)

Je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ce mot exerçait une telle fascination sur Albert Peter Low. Avec ses intérêts variés, dont la géologie, la botanique, la photographie et le hockey, il apparaît comme un homme cultivé, un esprit curieux. Est-ce uniquement la curiosité qui motive sa soif de connaître la nature de l’amour inuit?

Même s’il étudie beaucoup les mots inuktituts associés au christianisme, il sait que les Inuits pratiquent la polygamie. Dans son rapport, Cruise of the Neptune, Low défend cette coutume, faisant valoir que les missionnaires font fausse route en essayant de l’abolir. Tout ceci donne l’idée d’un homme libéral, allié des Inuits. Aucune correspondance ni aucun écrit personnel de Low n’a survécu; par conséquent, nous ne saurons jamais ce qui lui a inspiré cette fascination pour la culture inuite et ses multiples expressions de l’amour.

Photo noir et blanc d’une femme cousant des bottes en peau, alors qu’une enfant joue avec ses tresses.

Rosie Iggi, aussi appelée Niakrok (à gauche), et Kablu (à droite). Kablu coud des kamiks (bottes) pendant que Niakrok joue avec ses tresses. Photographie de Richard Harrington, 1950. (a147246)

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Heather Campbell est chercheuse pour le projet Nous sommes là : Voici nos histoires à Bibliothèque et Archives Canada.

Bill Miner : le légendaire voleur de train et évadé de prison

Par Caitlin Webster

Surnommé le « gentleman cambrioleur » et le « renard gris », Bill Miner est un criminel notoire au Canada et aux États-Unis. Bien qu’il soit l’auteur de dizaines de vols et se soit évadé à maintes reprises, une grande partie de la population le perçoit comme un héros généreux qui s’en prend uniquement aux entreprises représentant le côté sombre du capitalisme. Bibliothèque et Archives Canada possède de nombreux enregistrements sonores, publications, vidéos et autres documents sur Miner. Des centaines d’entre eux sont sur Co-Lab, accompagnés de défis de production participative.

Page de journal contenant du texte, une illustration de deux hommes armés à cheval s’approchant d’un train, un portrait de l’auteur et des photographies de Bill Miner, Shorty Dunn et Lewis Colquhoun.

Article du journal The Province du 18 janvier 1958 : « Bill Miner — last of the train robbers » [Bill Miner – le dernier voleur de trains] (e011201062-019-v8).

Né le 27 décembre 1846, Ezra Allan Miner entame sa carrière criminelle pendant son adolescence en volant des chevaux et des biens appartenant à des commerçants dans le nord de la Californie. Plus tard, il se met à cambrioler des résidences et à voler des diligences en Californie et au Colorado. Lui et ses complices s’enfuient souvent avec des milliers de dollars en espèces, en poussière d’or, en obligations et en autres types de biens. Ses bonnes manières pendant ses vols lui valent le surnom de gentleman cambrioleur. Les services de police finissent par attraper Miner et, malgré ses multiples tentatives d’évasion, il passe des décennies derrière les barreaux de la prison d’État de San Quentin.

Relâché en 1901, Miner se retrouve dans l’Ouest américain du 20e siècle, un paysage qui lui est inconnu. Après avoir tenté sa chance dans l’élevage d’huîtres, il reprend rapidement ses activités criminelles. Puisque les diligences ont été remplacées par des chemins de fer de plus en plus longs, Miner se lance dans les attaques de trains. Par deux fois, ses tentatives échouent sur les trains express de l’Oregon.

Il décide alors de s’enfuir de l’autre côté de la frontière pour s’établir à Princeton, en Colombie-Britannique. Sous le nom de George Edwards, il devient commerçant de bétail et employé de ranch. Les habitants de la petite ville l’aiment bien en raison de sa générosité.

En 1904, Miner recrute de nouveaux complices pour attaquer un autre train, cette fois-ci au Canada. Le 10 septembre, avec ses partenaires Jake Terry et Shorty Dunn, le gentleman cambrioleur s’en prend à un train du Chemin de fer Canadien Pacifique à Mission Junction (Colombie-Britannique). Les criminels s’emparent de milliers de dollars en espèces, en or, en obligations et en titres de placement. Ils échappent aux autorités pendant un an et demi.

Le 8 mai 1906, Miner, Dunn et un nouveau complice, Louis Colquhoun, braquent un train du Canadien Pacifique à Ducks (maintenant Monte Creek), près de Kamloops. Cette opération tourne au désastre : les trois hommes ne prennent que 15,50 $ avant de s’enfuir à pied et d’être capturés cinq jours plus tard. Toutefois, grâce à sa popularité dans la région et au ressentiment des citoyens contre le Canadien Pacifique, une foule de défenseurs accueille Miner lorsque la Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest le transporte à Kamloops.

Le 1er juin 1906, les trois hommes sont jugés et condamnés. Le lendemain, Miner commence à purger sa peine à perpétuité au pénitencier de la Colombie-Britannique, à New Westminster. Pendant son incarcération, Miner n’exprime aucun regret. Il aurait même dit au révérend A. D. E. Owen : « Je suis qui je suis et j’ai fait ce que j’ai fait, mais je peux regarder Dieu et les hommes en face sans ressentir la moindre honte. » L’ecclésiastique remarque par la suite que Miner a réussi à charmer les autres prisonniers et le personnel du pénitencier. Il avertit le directeur par intérim qu’il faut « garder le vieux Bill à l’œil ».

Deux photos de Bill Miner, une de face et l’autre de profil. Les cheveux et la moustache de Miner sont rasés.

Photos signalétiques de Bill Miner, le visage et le crâne rasés, au début de sa peine purgée au pénitencier de la Colombie-Britannique (e011201061-128-v8).

Formulaire comprenant une description physique de Miner et les détails de la déclaration de culpabilité.

Le formulaire d’accueil de Bill Miner au pénitencier de la Colombie-Britannique (e011201060-009-v8).

Cet avertissement s’avère prophétique : Miner s’évade le 8 août 1907. Les gardiens et les policiers fouillent le secteur environnant, puis la région de Vancouver, mais sans succès. Des rumeurs disent qu’il aurait reçu de l’aide de l’extérieur pour s’évader en échange des obligations et des titres de placement volés en 1904 dans le train du Canadien Pacifique. De plus, les journaux rapportent une grande sympathie du public pour Miner. De nombreux citoyens espèrent que le fugitif ne sera jamais repris.

Carte sur fond bleu indiquant l’emplacement du pénitencier, d’un asile, des rues environnantes, d’un parc et du fleuve Fraser. Des notes montrent la clôture par où Miner s’est évadé et fournissent d’autres détails sur les environs.

Plan détaillé du pénitencier de la Colombie-Britannique montrant l’endroit où Bill Miner s’est échappé ainsi que le secteur environnant (e011201060-210-v8)

Affiche montrant la photo de Bill Miner et annonçant une récompense de 500 $ pour sa recapture. Elle donne des détails sur son évasion et son apparence physique.

Promesse de récompense pour la recapture de Bill Miner envoyée aux services de police, à des publications et à des agences de détectives privés (e011201060-210-v8).

Miner finit par retourner aux États-Unis et vit au Colorado jusqu’à ce qu’il soit à court d’argent. En 1911, il attaque un train en Géorgie. Ses complices et lui sont capturés quelques jours plus tard. Maintenant âgé de 64 ans, Miner est condamné à 20 ans de prison. Après de nouvelles évasions en 1911 et en 1912, il meurt en prison le 2 septembre 1913.

Les fonds de Bibliothèque et Archives Canada comprennent des documents du pénitencier de la Colombie-Britannique qui offrent des détails fascinants sur Bill Miner et son évasion. Ces documents sont maintenant sur Co-Lab. Allez relever des défis! Vous y trouverez des formulaires d’accueil et des photographies signalétiques de Miner, des rapports de dirigeants de prison, des coupures de journaux ainsi que des lettres de personnes affirmant avoir aperçu le gentleman cambrioleur, parfois des années après sa mort.

Co-Lab est un outil de production participative qui invite le public à transcrire, traduire, étiqueter et décrire des documents. Les contributions du public sont ensuite intégrées aux métadonnées en vue d’améliorer nos outils de recherche et la consultation de nos documents historiques.

 


Caitlin Webster est archiviste à la Division des services de référence au bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « Chansons de la saison »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « Chansons de la saison ».

Bibliothèque et Archives Canada possède la plus grande collection de musique canadienne du monde. Elle comporte plus de 250 000 enregistrements sonores et vidéo, sans parler de notre immense collection de musique en feuille, de partitions imprimées, de programmes de concerts et de livres. Vous aurez deviné que BAC possède également la plus grande collection de musique de Noël et des Fêtes.

Joseph Trivers, archiviste de la musique et co-chef de la chorale de BAC, se joint à nous aujourd’hui pour parler de notre collection de musique de Noël et des Fêtes.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

 

Prix littéraires du Gouverneur général de 2018

Par Liane Belway

Chaque automne à Bibliothèque et Archives Canada, nous célébrons le meilleur de la littérature canadienne en appuyant les Prix littéraires du Gouverneur général. Fondés en 1936 et administrés par le Conseil des arts du Canada depuis 1959, les Prix reconnaissent les meilleurs ouvrages littéraires de l’année. (Plutôt pratique à l’approche du temps des Fêtes, si vous cherchez le cadeau parfait pour les amoureux de la lecture que vous connaissez.) Les quatorze gagnants de langue française et de langue anglaise dans sept catégories ont été annoncés le 30 octobre. Ils reflètent à la perfection la richesse de la diversité culturelle au Canada.

Voici tous les gagnants dans les deux langues officielles.

Romans et nouvelles

The Red Word, Sarah Henstra; publié par ECW Press et distribué par Jaguar Books Group, ISBN 978-1-77041-424-2.

De synthèse, Karoline Georges; publié par Éditions Alto et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89694-349-4.

Poésie

La raison des fleurs, Michaël Trahan; publié par Le Quartanier et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89698-359-9.

Wayside Sang, Cecily Nicholson; publié par Talonbooks et distribué par PGC Books/Raincoast, ISBN 978-1-77201-182-1.

Théâtre

Venir au monde, Anne-Marie Olivier; publié par Atelier 10 et distribué par Flammarion/Socadis, ISBN 978-2-89759-303-2.

Botticelli in the Fire & Sunday in Sodom, Jordan Tannahill; publié par Playwrights Canada Press et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77091-917-4.

Essais

Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell, Frédérick Lavoie; publié par La Peuplade et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924519-75-2.

Mamaskatch: A Cree Coming of Age, Darrel J. McLeod; publié par Douglas & McIntyre et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77162-200-4.

Littérature jeunesse — texte

Ferdinand F., 81 ans, chenille, Mario Brassard; publié par Soulières éditeur et distribué par Messageries ADP, ISBN 978-2-89607-413-6.

Sweep: The Story of a Girl and Her Monster, Jonathan Auxier; publié et distribué par Puffin Canada/Penguin Random House Canada Young Readers, ISBN 978-0-7352-6435-9.

Littérature jeunesse — livres illustrés

Le chemin de la montagne, Marianne Dubuc; publié par Comme des géants et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924332-40-5.

They Say Blue, Jillian Tamaki; publié par Groundwood Books et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77306-020-0.

Traduction

Le Monde selon Barney, Lori Saint-Martin et Paul Gagné; publié par Les Éditions du Boréal et distribué par Diffusion Dimedia. Il s’agit d’une traduction de Barney’s Version de Mordecai Richler, publié par Knopf Canada, ISBN 978-2-7646-2503-3.

Descent into Night, Phyllis Aronoff et Howard Scott; publié par Mawenzi House Publishers et distribué par University of Toronto Press. Il s’agit d’une traduction d’Explication de la nuit d’Edem Awumey, publié par Les Éditions du Boréal, ISBN 978-1-988449-16-6.

Pour en savoir plus :

https://livresgg.ca/#gagnants

https://ggbooks.ca/#winners

Une grande variété d’excellents ouvrages canadiens dans les deux langues officielles font partie des gagnants des Prix littéraires. Consultez-les à votre bibliothèque locale ou utilisez Voilà, le catalogue du Canada, pour trouver une bibliothèque de prêt dans votre région.


Liane Belway est bibliothécaire à la section des acquisitions du patrimoine publié de Bibliothèque et Archives Canada.

Les hostilités de la Première Guerre mondiale ont pris fin à 11 h, le 11 novembre 1918 – la onzième heure du onzième jour du onzième mois

Les unités du Corps expéditionnaire canadien (CEC) devaient faire un compte rendu quotidien de leurs « actions sur le terrain ». C’est ce qu’on appelait le journal de guerre. Grâce à ce journal, vous pouvez suivre les traces de la 1re Division du Canada – personnel général tout au long du mois de novembre 1918, y compris la journée où les troupes ont reçu l’annonce du cessez-le-feu par télégramme.

Vous pouvez transcrire, étiqueter et traduire les journaux de guerre relatant l’histoire de la 1re Division du Canada. Avec chaque page que nous transcrivons, l’histoire du Canada devient plus accessible et plus facile à découvrir.


Vous voulez consulter d’autres journaux de guerre? Il y en a des centaines à explorer. Des instructions détaillées sur la recherche des journaux de guerre du CEC sont affichées ici.

Si vous trouvez une image à laquelle vous souhaitez contribuer, vous pouvez utiliser notre nouvel outil Recherche dans la collection (bêta). Copiez d’abord le numéro de référence MIKAN dans le champ de recherche, puis cliquez sur le bouton Rechercher. À partir de la page des résultats, cliquez sur une image pour l’ouvrir. Sous la visionneuse, vous verrez qu’une section est réservée au « Contenu de Co-Lab ». Cliquez sur le bouton « Activer cette image aux fins de production participative à l’aide de Co-Lab », et vous pourrez transcrire, étiqueter, décrire et traduire en un rien de temps!