Conservatrice invitée : Sara Chatfield

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous?

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.

Une page sur Joliette, au Québec – premier recensement du Canada, 1871

Vous avez remarqué l’entrée d’Adolphe Perrault? En 1871, être voyageur est un gagne-pain! Au fil du temps, les recensements sont devenus la base de la politique sociale et de nombreux programmes qui définissent l’identité canadienne. Lire la suite

Les femmes inuites et les phoques : une relation unique

Par Julie Dobbin

Les phoques occupent une place centrale dans la vie des Inuits et constituent une source d’alimentation locale essentielle. De nombreuses traditions, coutumes, croyances et histoires transmises oralement concernent les phoques. Les Inuits ont toujours eu une relation importante et directe avec cet animal. Les chasseurs respectent énormément l’esprit du phoque, un animal dont ils dépendent grandement. Chaque partie du phoque est utilisée, car l’exploitation doit être durable, respectueuse et réalisée sans cruauté. Plus important encore, le climat froid et rigoureux de l’Arctique oblige les habitants de la région à avoir un bon abri et de bons vêtements pour rester au chaud et au sec. La peau, la fourrure et l’huile des phoques répondent à ce besoin.

Photo noir et blanc d’une femme inuite dans un igloo qui porte une parka à motif floral et manipule une lampe à l’huile de phoque. Un jeune inuit portant une parka en fourrure se trouve près d’elle.

Femme manipulant une lampe à l’huile de phoque dans un igloo, dans l’ouest de l’Arctique, probablement au Nunavut, en 1949 (MIKAN 3202745)

Les femmes inuites ont développé des techniques très perfectionnées pour traiter et utiliser les parties du phoque de diverses manières au fil des saisons. Après avoir enlevé la graisse avec un ulu (le couteau traditionnel des femmes à lame en forme de croissant), elles étirent et sèchent les peaux, comme le fait Taktu sur cette photo.

Photo en couleurs d’une femme inuite portant un manteau rouge. Elle est accroupie sur un littoral rocheux et retire la graisse de la peau d’un phoque avec un ulu (le couteau des femmes).

Taktu retirant la graisse de la peau d’un phoque, Kinngait (Cape Dorset), Nunavut, été 1960 (MIKAN 4324655)

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Images sur l’exploitation minière et les mineurs maintenant sur Flickr

L’exploitation minière est l’une des principales industries au Canada. Elle consiste à extraire et à traiter des minerais précieux. Le pays produit une grande diversité de minéraux, notamment l’or, l’argent, l’aluminium et bien plus. L’industrie minière et ses travailleurs jouent un rôle essentiel dans le développement industriel et social du Canada. Au fil du temps, cette industrie a connu divers progrès, une série de difficultés et même de l’opposition liée à ses effets sur l’environnement. Toutefois, le Canada demeure l’un des premiers pays en matière d’exploitation minière, un chef de file des finances, de l’expertise et de l’exploration concernant les mines.

Images de peintures sur gouttières maintenant sur Flickr

Les peintures sur gouttière sont dessinées sur le bord des pages d’un livre. Certaines sont visibles lorsque le livre est fermé; d’autres, quand les pages sont légèrement décalées. Les plus anciennes œuvres de ce type remontent au Xe siècle. Au début, les images sont symboliques ou décoratives, mais l’art évolue au fil du temps et, au XVIIIe siècle, on retrouve surtout des paysages et des portraits. À ce jour, 12 volumes ornés d’une peinture sur gouttière ont été répertoriés dans la collection de livres rares de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de Charles William Jefferys maintenant sur Flickr 

Charles William Jefferys (25 août 1869 – 8 octobre 1951) considérait que le Canada avait besoin d’une histoire visuelle et d’une mythologie nationale. Il a donc entrepris de représenter les découvertes, les exemples de courage, les conflits militaires et les grands projets d’édification de la nation. Ses images donnent une importance presque mythique aux événements historiques de notre pays.

Au début du XXe siècle, les Canadiens ont du mal à se définir en tant que pays et à exprimer leur sentiment de nationalisme qui est en train de naître. Les œuvres de Jefferys témoignent de cet état d’esprit, car ses dessins historiques manifestent un nationalisme grandissant. Elles représentent les valeurs de l’époque, qui ne correspondent pas nécessairement à celles d’aujourd’hui.

Inspiré de la vraie vie : les premiers héros canadiens dans les bandes dessinées de Hillborough Studio

Par Meaghan Scanlon

En août 1941, un petit éditeur de bandes dessinées installé à Toronto et connu sous le nom Hillborough Studio publiait le premier numéro de son premier titre, Triumph Adventure Comics. La série est une anthologie, chaque numéro renfermant plusieurs feuilles humoristiques d’une page et quelques récits vedettes plus longs. Ceux-ci donnent vie à des personnages héroïques comme l’hercule de foire du Cap-Breton, Derek of Bras d’Or, et la mi-déesse inuite, Nelvana of the Northern Lights.

Le fait que l’on ait donné à ces deux personnagFes des identités canadiennes bien évidentes n’est pas une coïncidence. Le premier numéro de Triumph Adventure Comics comprend une lettre de l’éditeur de la bande dessinée adressée aux lecteurs, dans laquelle on peut lire que les récits dans le numéro 1 « se déroulent tous dans un contexte canadien, ce qui vous ravira non seulement dans la présente publication, mais aussi dans de nombreux numéros à venir » [traduction]. Qui allait réaliser ces histoires canadiennes? Naturellement, l’éditeur précise que Hillborough emploie « les meilleurs artistes au Canada » [traduction].

L’équipe d’artistes et d’auteurs derrière Triumph Adventure Comics s’est parfois inspirée de Canadiens ayant vraiment existé. Les créateurs de Derek of Bras d’Or ont inventé leur personnage à partir d’Angus McAskill (s’écrit parfois MacAskill), un Cap-Bretonnais célèbre pour son incroyable force et son imposante stature. M. McAskill, qui mesurait tout près de huit pieds, a fait le tour du monde en tant qu’attraction publique durant les années 1840 et 1850.

Photographie en noir et blanc de deux hommes debout : l’un est très grand et l’autre est très petit.

Angus MacAskill et Tom Thumb. (MIKAN 3531760)

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Voyage à la Rivière-Rouge, 1821—Peter Rindisbacher

By William Benoit

Peter Rindisbacher était âgé de 15 ans lorsqu’il émigra dans la colonie de la Rivière-Rouge, en 1821. Déjà un artiste accompli à son arrivée en Amérique du Nord, il produisit une série d’aquarelles documentant le voyage à destination de la Terre de Rupert et la vie dans la colonie. Ses aquarelles de la région de la rivière Rouge comptent parmi les images les plus anciennes de l’Ouest canadien. Peter Rindisbacher est considéré comme le premier artiste pionnier de l’ouest du Canada et des États-Unis.

Bibliothèque et Archives Canada possède possiblement la plus importante collection d’œuvres de Rindisbacher. En regardant les aquarelles de Rindisbacher en ordre chronologique, les Canadiens peuvent constater les difficultés du voyage à destination de la rivière Rouge.

Aquarelle sur papier vélin illustrant un trois-mâts à l'ancre entouré de trois petites embarcations amenant passagers et provisions.

Le départ de Dordrecht sous le commandement du capitaine James Falbister, le 30 mai 1821. Le navire britannique Wellington de 415 tonnes transportant des colons (MIKAN 2895360)

Le 30 mai 1821, Rindisbacher et sa famille quittèrent Dordrecht, aux Pays-Bas, avec un contingent composé principalement d’émigrants suisses, et montèrent à bord du Lord Wellington à destination de York Factory dans la baie d’Hudson, dans ce qui est aujourd’hui le Manitoba. Au cours de ce voyage en mer, Rindisbacher dessina des icebergs, des Inuits et d’autres embarcations. La route amènerait les colons au-delà des Orcades et du Groenland.

Aquarelle sur papier vélin illustrant, au deuxième plan, le côté bâbord d'un voilier accompagné d'une petite embarcation à rames. Plusieurs îles se trouvent à l'arrière-plan.

Court séjour autour des Orcades, le 3 juin 1821 (MIKAN 2895361)

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Bibliothèque et Archives Canada sa toute dernière émission de baladodiffusion, La Bolduc : la reine de la chanson folklorique canadienne

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, La Bolduc : la reine de la chanson folklorique canadienne.

Dans cet épisode, nous allons parler de Mary Travers Bolduc. Son histoire ressemble à un conte de fées : celui d’une ménagère québécoise pauvre et inconnue, propulsée au sommet des palmarès dans l’industrie du disque des années 1930. Cette femme ordinaire aux valeurs traditionnelles est devenue l’un des plus grands symboles de son temps dans le monde de la musique, et la porte-parole de tout un peuple, d’où son surnom de reine de la chanson folklorique canadienne.

Pour en discuter, nous rencontrons aujourd’hui Rachel Chiasson-Taylor, archiviste et historienne de la musique à Bibliothèque et Archives Canada. Nous parlerons de la vie de La Bolduc, de ses influences, de sa carrière (un simple gagne-pain au départ) et de la façon dont elle s’est inspirée de ses racines pour finalement entrer dans la légende.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire. Pour en savoir plus, écrivez-nous à balados@bac-lac.gc.ca.

 

Photos de John Boyd maintenant sur Flickr

John Boyd (1865 1941) est né à Emyvale, en Irlande. Sa famille immigre à Toronto à la fin des années 1860. Il travaille pour une société de chemins de fer, ce qui lui donne bien des occasions de prendre des photos partout en Ontario. Les photos du fonds John Boyd documentent bien des aspects de la vie canadienne qui sont dignes d’intérêt : des villages, des villes, des visites royales, la vie militaire, les moyens de transport, l’industrie, l’agriculture, les conditions socioéconomiques, les loisirs et la nature.

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion : Renaître de ses cendres

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion : Renaître de ses cendres.

Le 3 février 1916 à 20 h 37, l’alerte est donnée : un incendie a éclaté sur la Colline du Parlement, dans l’édifice du Centre. Le lendemain matin, l’édifice est ruiné et couvert de glace. On ne connaîtra jamais la cause exacte de l’incendie.

À ce moment, le Canada est plongé dans la Première Guerre mondiale, et le 50e anniversaire de la Confédération approche à grands pas. Il est donc impératif de reconstruire tout de suite le Parlement pour susciter un sentiment de vigueur et de continuité dans le cœur et l’esprit des Canadiens. Dans cette émission, Johanna Mizgala, conservatrice de la Chambre des communes, raconte cet épisode tragique dans l’histoire du Canada. Elle nous parlera aussi de l’audace des architectes chargés de reconstruire le Parlement.

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