Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « Chansons de la saison »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « Chansons de la saison ».

Bibliothèque et Archives Canada possède la plus grande collection de musique canadienne du monde. Elle comporte plus de 250 000 enregistrements sonores et vidéo, sans parler de notre immense collection de musique en feuille, de partitions imprimées, de programmes de concerts et de livres. Vous aurez deviné que BAC possède également la plus grande collection de musique de Noël et des Fêtes.

Joseph Trivers, archiviste de la musique et co-chef de la chorale de BAC, se joint à nous aujourd’hui pour parler de notre collection de musique de Noël et des Fêtes.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

 

Prix littéraires du Gouverneur général de 2018

Par Liane Belway

Chaque automne à Bibliothèque et Archives Canada, nous célébrons le meilleur de la littérature canadienne en appuyant les Prix littéraires du Gouverneur général. Fondés en 1936 et administrés par le Conseil des arts du Canada depuis 1959, les Prix reconnaissent les meilleurs ouvrages littéraires de l’année. (Plutôt pratique à l’approche du temps des Fêtes, si vous cherchez le cadeau parfait pour les amoureux de la lecture que vous connaissez.) Les quatorze gagnants de langue française et de langue anglaise dans sept catégories ont été annoncés le 30 octobre. Ils reflètent à la perfection la richesse de la diversité culturelle au Canada.

Voici tous les gagnants dans les deux langues officielles.

Romans et nouvelles

The Red Word, Sarah Henstra; publié par ECW Press et distribué par Jaguar Books Group, ISBN 978-1-77041-424-2.

De synthèse, Karoline Georges; publié par Éditions Alto et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89694-349-4.

Poésie

La raison des fleurs, Michaël Trahan; publié par Le Quartanier et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-89698-359-9.

Wayside Sang, Cecily Nicholson; publié par Talonbooks et distribué par PGC Books/Raincoast, ISBN 978-1-77201-182-1.

Théâtre

Venir au monde, Anne-Marie Olivier; publié par Atelier 10 et distribué par Flammarion/Socadis, ISBN 978-2-89759-303-2.

Botticelli in the Fire & Sunday in Sodom, Jordan Tannahill; publié par Playwrights Canada Press et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77091-917-4.

Essais

Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell, Frédérick Lavoie; publié par La Peuplade et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924519-75-2.

Mamaskatch: A Cree Coming of Age, Darrel J. McLeod; publié par Douglas & McIntyre et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77162-200-4.

Littérature jeunesse — texte

Ferdinand F., 81 ans, chenille, Mario Brassard; publié par Soulières éditeur et distribué par Messageries ADP, ISBN 978-2-89607-413-6.

Sweep: The Story of a Girl and Her Monster, Jonathan Auxier; publié et distribué par Puffin Canada/Penguin Random House Canada Young Readers, ISBN 978-0-7352-6435-9.

Littérature jeunesse — livres illustrés

Le chemin de la montagne, Marianne Dubuc; publié par Comme des géants et distribué par Diffusion Dimedia, ISBN 978-2-924332-40-5.

They Say Blue, Jillian Tamaki; publié par Groundwood Books et distribué par University of Toronto Press, ISBN 978-1-77306-020-0.

Traduction

Le Monde selon Barney, Lori Saint-Martin et Paul Gagné; publié par Les Éditions du Boréal et distribué par Diffusion Dimedia. Il s’agit d’une traduction de Barney’s Version de Mordecai Richler, publié par Knopf Canada, ISBN 978-2-7646-2503-3.

Descent into Night, Phyllis Aronoff et Howard Scott; publié par Mawenzi House Publishers et distribué par University of Toronto Press. Il s’agit d’une traduction d’Explication de la nuit d’Edem Awumey, publié par Les Éditions du Boréal, ISBN 978-1-988449-16-6.

Pour en savoir plus :

https://livresgg.ca/#gagnants

https://ggbooks.ca/#winners

Une grande variété d’excellents ouvrages canadiens dans les deux langues officielles font partie des gagnants des Prix littéraires. Consultez-les à votre bibliothèque locale ou utilisez Voilà, le catalogue du Canada, pour trouver une bibliothèque de prêt dans votre région.


Liane Belway est bibliothécaire à la section des acquisitions du patrimoine publié de Bibliothèque et Archives Canada.

Les hostilités de la Première Guerre mondiale ont pris fin à 11 h, le 11 novembre 1918 – la onzième heure du onzième jour du onzième mois

Les unités du Corps expéditionnaire canadien (CEC) devaient faire un compte rendu quotidien de leurs « actions sur le terrain ». C’est ce qu’on appelait le journal de guerre. Grâce à ce journal, vous pouvez suivre les traces de la 1re Division du Canada – personnel général tout au long du mois de novembre 1918, y compris la journée où les troupes ont reçu l’annonce du cessez-le-feu par télégramme.

Vous pouvez transcrire, étiqueter et traduire les journaux de guerre relatant l’histoire de la 1re Division du Canada. Avec chaque page que nous transcrivons, l’histoire du Canada devient plus accessible et plus facile à découvrir.


Vous voulez consulter d’autres journaux de guerre? Il y en a des centaines à explorer. Des instructions détaillées sur la recherche des journaux de guerre du CEC sont affichées ici.

Si vous trouvez une image à laquelle vous souhaitez contribuer, vous pouvez utiliser notre nouvel outil Recherche dans la collection (bêta). Copiez d’abord le numéro de référence MIKAN dans le champ de recherche, puis cliquez sur le bouton Rechercher. À partir de la page des résultats, cliquez sur une image pour l’ouvrir. Sous la visionneuse, vous verrez qu’une section est réservée au « Contenu de Co-Lab ». Cliquez sur le bouton « Activer cette image aux fins de production participative à l’aide de Co-Lab », et vous pourrez transcrire, étiqueter, décrire et traduire en un rien de temps!

Le sergent William Merrifield, VC

Dans sa série de blogues sur les récipiendaires de la Croix de Victoria canadienne, Bibliothèque et Archives Canada souligne les actes d’héroïsme de soldats posés il y a exactement 100 ans sur un champ de bataille. Aujourd’hui, nous honorons le sergent William Merrifield pour la bravoure dont il a fait preuve près d’Abancourt, en France, le 1er octobre 1918.

Photo noir et blanc d’un soldat en uniforme.

Le sergent William Merrifield, VC, sans date. Source : Défense nationale et les Forces canadiennes.

Né à Brentwood, Essex, en Angleterre, le 9 octobre 1890, Merrifield est pompier avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il s’enrôle le 23 septembre 1914 à Valcartier, au Québec, dans le 2e Bataillon canadien de fusiliers à cheval du Corps expéditionnaire canadien. En 1917, il est muté au 4e Bataillon d’infanterie du Canada. Merrifield reçoit la Médaille militaire pour ses actes d’héroïsme posés en novembre 1917 durant la bataille de Passchendaele.

À la fin de septembre 1918, la bataille du canal du Nord, en France, est presque terminée. Les Canadiens basés autour du champ de bataille participent à des patrouilles régulières et à des missions de reconnaissance. L’artillerie des Alliés, notamment les canons de 6 pouces et de 60 livres, tire continuellement. Les obus parviennent toutefois rarement à atteindre leurs cibles parmi les tranchées allemandes. À un moment, les Alliés détruisent même accidentellement l’une de leurs propres mitrailleuses Lewis, tuant quelques-uns de leurs soldats. Les Allemands défendent leurs tranchées avec obstination, ce qui complique considérablement l’objectif des Canadiens visant à franchir les lignes ennemies.

Le 1er octobre 1918, près d’Abancourt, Merrifield et ses hommes essuient les tirs de deux positions ennemies de mitrailleuses. Incapable d’avancer davantage, Merrifield décide d’attaquer seul les deux positions allemandes pour les éliminer. Se précipitant d’un trou d’obus à un autre, il tue les soldats ennemis de la première position et se blesse. En dépit de cela, il continue vers la deuxième position, tuant ses occupants à l’aide d’une grenade à main. Il reste sur le champ de bataille et dirige son peloton jusqu’à ce qu’il soit gravement blessé.

Une copie noir et blanc d’un document textuel dactylographié; des signatures manuscrites se trouvent à droite de la page.

Les journaux de guerre du 4e Bataillon d’infanterie du Canada décrivant certains des événements survenus le 1er octobre 1918, page 4 (e001078521)

Merrifield survit à la guerre et est visé par la démobilisation générale du 24 avril 1919. Il déménage à Sault Ste. Marie, en Ontario, et s’éteint à Toronto le 8 août 1943.

Une école primaire de Sault Ste. Marie a été nommée en l’honneur de Merrifield : les portes de l’école publique William Merrifield V.C., du conseil scolaire de district Algoma, sont ouvertes de 1946 à juin 2015. De plus, la patinoire extérieure Merrifield est située à l’intersection de l’avenue Henriette et de la rue Patrick à Sault Ste. Marie.

Le 56e Régiment d’artillerie de campagne de Brantford, en Ontario, lui a également dédié son manège militaire (manège militaire Sgt William Merrifield VC).

Sa Croix de Victoria a fait l’objet d’un don au Musée canadien de la guerre, à Ottawa.

Bibliothèque et Archives Canada conserve le dossier de service numérisé du sergent William Merrifield.

Souhaitez-vous en savoir plus sur la vie pendant la guerre?

Les journaux de guerre du 4e Bataillon d’infanterie du Canada ont besoin d’être transcrits, étiquetés, traduits et décrits. Chaque ajout à un document fournit de nouvelles métadonnées qu’il est possible de chercher dans les 24 heures suivantes. Cela permet, jour après jour, de trouver plus facilement les documents de Bibliothèque et Archives Canada. Consultez le billet de blogue qui explique comment faire partie de l’histoire!

Ashley Dunk était adjointe de projet à la Division du contenu en ligne de la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Au cœur de l’action : Le bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada

Par Caitlin Webster

Après avoir offert des services à partir d’un entrepôt en banlieue pendant de nombreuses années, le bureau de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) vient de passer le cap des six mois depuis l’ouverture de son nouveau point de service au public situé dans la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver.

Depuis 1992, les clients de BAC de la Colombie-Britannique qui désiraient consulter des documents d’archives devaient se rendre au Centre de services régionaux de l’Ouest canadien, à Burnaby, et s’installer dans des salles de lecture aménagées dans ce vaste complexe.

Plus récemment, BAC a lancé un projet visant à redéfinir sa présence nationale dans le but d’offrir davantage de services à l’extérieur d’Ottawa, de collaborer plus étroitement avec des institutions de mémoire locales et d’accroître sa visibilité et son incidence d’un bout à l’autre du pays. Un des résultats de ces efforts a été l’établissement d’ententes de cohabitation aux bureaux d’Halifax et de Vancouver de BAC.

Peu de temps après l’établissement réussi du point de service public de BAC à Halifax, le bureau de Vancouver de BAC a conclu un partenariat de cohabitation avec la bibliothèque publique de Vancouver (BPV). À l’occasion de l’ouverture de son point de service au public à la succursale centrale de la BPV le 8 novembre 2017, BAC a organisé une entrevue de la série Signatures mettant en vedette l’ancienne première ministre Kim Campbell. À ce point de service au public, le bureau de Vancouver de BAC offre une orientation en personne et des services de référence, ainsi que des kiosques permettant d’utiliser les outils de recherche de BAC et un accès à diverses bases de données sur abonnement comme Ancestry.ca.

Photo couleur d’un immeuble rond ressemblant au Colisée de Rome, mais dont les fenêtres en verre aux deux étages supérieurs le placent fermement dans l’époque contemporaine.

Vue de l’extérieur de la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver, au centre-ville de Vancouver. Photo : bibliothèque publique de Vancouver.

Au cours des six premiers mois d’activité, les employés de BAC ont répondu aux questions des clients sur divers sujets, y compris les agents d’émigration écossais, le premier ambassadeur de la Chine au Canada, l’évolution des lois sur les titres fonciers, la généalogie autochtone et l’histoire des immeubles et autres emplacements locaux.

Photo couleur d’une femme assise derrière un bureau de service avec la bannière de Bibliothèque et Archives Canada derrière elle.

Un bureau de service et des guichets libre-service à la succursale centrale de la bibliothèque publique de Vancouver. Photo : Caitlin Webster.

De plus, en raison des besoins de la collectivité locale concernant les revendications, traités et autres sujets autochtones, le bureau de Vancouver de BAC continue d’offrir un accès aux documents d’archives originaux d’Affaires autochtones et du Nord Canada de la Colombie-Britannique et du Yukon. Pour cette sélection de documents d’archives, le bureau de Vancouver de BAC offre divers services, notamment des services de référence, d’examen aux termes des dispositions sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels, de consultation et de reprographie à un autre emplacement situé juste à côté de la succursale centrale de la BPV.

Photo couleur d’une salle renfermant de grandes tables servant à la consultation de documents.

Salle de référence et de consultation des documents du bureau de Vancouver de BAC au 300, rue Georgia Ouest. Photo : Caitlin Webster.

Depuis notre déménagement à ce nouvel emplacement, nous avons remarqué une nette augmentation de l’intérêt à venir consulter des documents sur place. En effet, la quantité de documents d’archives consultés par nos clients a augmenté de 54 % et le nombre de pages copiées ou numérisées a plus que doublé!

Nous avons aussi plusieurs projets de collaboration en cours, dont des expositions, des séances d’information et des occasions d’apprentissage. Par exemple, BAC a récemment organisé un atelier sur la généalogie autochtone dans lequel des ressources pertinentes ont été présentées. BAC prévoit donner de nombreuses autres séances de ce genre, afin d’offrir des services diversifiés à ses clients locaux et de tirer profit de ce nouveau partenariat.

Pour obtenir d’autres renseignements sur le bureau de Vancouver de BAC, notamment les heures de service et l’emplacement, consultez la page Points de service à l’extérieur d’Ottawa.


Caitlin Webster est archiviste au bureau de Vancouver de BAC.

Documents récemment numérisés au Numéri-Lab

Par Karine Gélinas

Le Numéri-Lab est une nouvelle installation pratique où les clients peuvent numériser et mettre en contexte les collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Depuis son lancement en 2017, plus de 30 projets y ont été réalisés, menant à la numérisation de plus de 30 000 pages de documents textuels et de 9 000 photographies.

Photo couleur d’une salle comprenant un numériseur grand format sur une table au premier plan, d’une série d’étagères à gauche et de deux personnes assises à des postes de travail en arrière-plan.

L’espace du Numéri-Lab au 395, rue Wellington. Photo de Tom Thompson.

Un des projets mis en œuvre au Numéri-Lab consistait à la numérisation d’images historiques sensationnelles de la région de la capitale nationale par la Commission de la capitale nationale (CCN). Vous trouverez ci-dessous une partie du matériel numérisé par la Commission, maintenant disponible sur le site Web de BAC.

Albums du fonds de la Commission de la capitale nationale

  • Vues aériennes d’Ottawa 1952–1962 (8 images) – MIKAN 5025694
  • Commission de l’amélioration du district fédéral, 1927–1929 (56 images) – MIKAN 5016537
  • Commission du district fédéral, 1927–1932 (291 images) – MIKAN 5023881
  • Photos de R. A. Ramsay montrant l’installation d’une structure de chemin de fer (4 images) – MIKAN 5025167
  • Édifice de Russell House, photographies de l’hôtel Russell (63 images) – MIKAN 3788413
  • Région d’Ottawa, Commission du district fédéral, 1902 (20 images) – MIKAN 5050722
Photo noir et blanc d’un parc calme et des rues environnantes entourés de deux gros immeubles sur lesquels le drapeau de l’Union flotte sur le toit supérieur. Des voitures anciennes sont garées sur la rue principale au premier plan.

Vue en direction sud de l’édifice de l’Est sur la Colline du Parlement, à Ottawa, MIKAN 5026166

Photo aérienne noir et blanc d’un paysage industriel avec des rondins flottant dans l’eau et une centrale électrique et des lignes ferroviaires au premier plan. En arrière-plan se trouve la cité parlementaire.

Plaines LeBreton, gare Ottawa West & Turning House, vers 1962 [Aujourd’hui : secteur de la gare City Centre Bayswater], gouvernement du Canada (e999909317-u)

Fonds Ted Grant

Photo noir et blanc d’une rue pendant la nuit; des voitures sont garées des deux côtés et des enseignes au néon illuminent la rue.

Rue Sparks [Ottawa] pendant la nuit, photo prise le 14 novembre 1960. Source : Ted Grant (e999906140-u)

Fonds de la Commission du district fédéral

Photographies, éditoriaux, catalogues et épreuves de supplément de journal visant le plan et le modèle du plan d’ensemble du Comité d’aménagement de la capitale nationale, et de sa tournée canadienne – MIKAN 3788892

Le Numéri-Lab vous intéresse?

Si vous avez une idée de projet, envoyez-nous un courriel à bac.numeri-lab-digilab.lac@canada.ca. Donnez-nous un aperçu de votre projet, les références complètes du matériel que vous souhaitez numériser et toute autre information pertinente sur la collection.

Après nous être assurés que le matériel peut être numérisé en toute sécurité, nous vous réserverons du temps au Numéri-Lab. Nous vous montrerons comment manipuler le matériel et utiliser l’équipement. Vous vous occuperez par la suite de numériser les documents et d’ajouter des métadonnées simples. Le matériel doit être exempt de restriction et de droit d’auteur.

Au plaisir de communiquer bientôt avec vous!

Liens d’intérêt


Karine Gélinas est gestionnaire de projet à la Direction générale des services au public à Bibliothèque et Archives Canada.

Une journée dans la vie d’un archiviste de référence

Par Alix McEwen

J’ai toujours pensé qu’il fallait posséder certaines qualités pour être un bon archiviste de référence à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Il faut très bien connaître l’histoire et la culture du Canada. Il faut comprendre ce qui constitue un fonds et comment les documents sont recueillis et classés. Il faut aussi aimer travailler avec les autres. Cependant, il est également très utile d’aimer les casse-tête et d’être prêt à se creuser les méninges pour aider à les résoudre.

Récemment, un ancien collègue m’a posé une question sur une copie d’un document particulier, prétendument un décret antérieur à la Confédération. Il voulait savoir si le Cabinet fédéral de l’époque avait vraiment approuvé ce décret. Griffonnée dans la marge du document se trouvait l’inscription en anglais « 12 July 1856 OIC pp. 220-221 Vol. 10019 » [12 juillet 1856 décret p. 220-221 vol. 10019]. On pouvait lire une référence presque identique au bas du document : LAC RG 10 Vol. 10019 pp. 220-221. Le texte portait sur la création du Indian Land Fund [fonds des terres indiennes].

La copie des décrets antérieurs à la Confédération se trouve dans le RG 1 E-8 (RG 1 : Documents du Conseil exécutif de la province du Canada). Cependant, la référence de BAC mentionnée renvoyait à un document du ministère des Affaires indiennes (RG 10). Une brève recherche dans notre base de données Recherche de fonds d’archives a révélé que le volume 10019 du RG 10 correspondait aux Dossiers bleus de Matheson, ce qui ne prouvait en rien l’exactitude de la copie du décret.

Retour à la case départ : j’ai alors cherché dans les index et les registres du RG 1 E-7 volumes 72 à 93. Ces sources aident les chercheurs à trouver les décrets antérieurs à la Confédération. Le problème, c’est qu’elles sont manuscrites et difficiles à déchiffrer. J’ai cherché les entrées suivantes : Indian Land Fund, puis Fund, puis Land – pas de chance!

J’ai donc poursuivi ma recherche à l’aide de Google Livres (eh oui, on utilise Google!). Cette recherche m’a confirmé qu’un décret en lien avec les Affaires indiennes avait été signé ce jour-là. Encore plus important, elle m’a permis de trouver le rapport de recherche non publié des Affaires indiennes, intitulé « The Indian Land Management Fund [Le fonds de gestion des terres indiennes] » et rédigé par David Shanahan. Mes collègues de la section des Archives autochtones de BAC ont pu me fournir une copie de ce rapport.

Ce fut un moment décisif dans mes recherches. Dans l’introduction, M. Shanahan mentionne qu’il n’y a aucune preuve satisfaisante de la création du fonds par un décret, comme on le croyait auparavant. Il consacre ensuite un chapitre entier sur les origines du fonds de gestion. À mon avis, le fait le plus important était qu’il existait en effet un décret daté du 12 juillet 1856. Toutefois, il visait à fonder la Commission Pennefather, dont le mandat était de trouver la « meilleure façon d’administrer les biens des Indiens » [Traduction].

Pourquoi m’était-il donc impossible de trouver ce décret? Cette fois-ci, je suis retournée examiner le microfilm des décrets au lieu des index et des registres. Il est beaucoup plus facile qu’avant d’accéder à de nombreuses bobines de microfilm sans restriction, en raison de leur numérisation et de leur diffusion sur Héritage. J’ai cherché la section portant sur la date en question, puis j’ai feuilleté les pages jusqu’à trouver l’information voulue. Ma référence finale? RG1 E 8 vol. 60 p. 443, 12 juillet 1856 (bobine de microfilm H-1795). Le décret ne visait effectivement pas à créer le fonds de gestion des terres indiennes.

Une page microfilmée avec du texte manuscrit du RG1 E 8 volume 60, page 443.

Décret daté du 12 juillet 1856, RG1 E 8 volume 60 page 443 (bobine de microfilm H-1795).

Je me demandais toujours pourquoi je ne trouvais aucune mention de ce décret dans les index et les registres. J’y suis donc retournée, me promettant d’y aller plus lentement. J’ai commencé par la lettre « I », cherchant tout ce qui était en lien avec les Indiens. J’ai rapidement trouvé ma réponse. Le décret était mentionné dans l’index sous « Indiens, civilisation des », un rappel embarrassant qu’il faut toujours être conscient de la terminologie et des croyances de l’époque lorsqu’on effectue des recherches dans des documents historiques.

Avez-vous un casse-tête à résoudre qui nécessite le travail d’un archiviste ou d’un bibliothécaire curieux? Envoyez-nous votre question par écrit dès aujourd’hui.


Alix McEwen est une archiviste de référence de la Division des services de référence.

Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington

Nous sommes ravis de présenter la liste des publications de généalogie acquises au cours de la dernière année. Ces publications sont accessibles pour consultation dans la Salle de généalogie et histoire familiale, au 3e étage de l’édifice de Bibliothèque et Archives Canada situé au 395, rue Wellington.

Reportez-vous à la liste ci-dessous. La cote topographique est inscrite après chaque titre; elle vous aidera à repérer le livre dans les rayons. Le lien menant au catalogue AMICUS offre des renseignements supplémentaires.

Si vous êtes néophyte en matière de généalogie, nous vous conseillons de consulter la section Généalogie et histoire familiale de notre site Web.

Index d’églises, de cimetières et de journaux

Répertoire des naissances, des mariages et des décès de la paroisse de Saint-Edouard, Péribonka de 1902 à 1941 et de la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc, Lac Saint-Jean de 1921 à 1941, par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean. CS88 QC41 P47 2016 (AMICUS 44659042)

Saint-Clément de Beauharnois : naissances et baptêmes, 1819-2009, par la Société du patrimoine de Sainte-Martine. CS88 QC43 B42 2016 (AMICUS 44846706)

Saint-Clément de Beauharnois : décès et sépultures, 1819-2000, par la Société du patrimoine de Sainte-Martine. CS88 QC43 B42 2016b (AMICUS 44846695)

Répertoire des pierres tombales du Lac Saint-Jean, par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean. CS88 QC41 L316 2016 (AMICUS 44845901)

Val-Brillant (Saint-Pierre-du-Lac) : naissances, annotations, mariages et décès, par la Société d’histoire et de généalogie de la Matapédia, une collaboration de Madeleine Bélanger, Jeannine Cummings, Marie-France Daigle, Micheline Dubé, Francine Gagnon, Louise Roy et Benoît Sinclair. CS88 QC47 V34 2016 (AMICUS 45024439)

Histoires de famille

Les Otis en Matanie : de la Nouvelle-Angleterre en passant par Charlevoix, par Claude Otis. CS90 O75 2016 (AMICUS 44776169)

Les Saint-Hilaire d’Amérique et leurs cousins Guérin, Merpaw, Monpas, Montpas, Morpaw, et Vidricaire, par Guy Saint-Hilaire. CS90 S236 2016 (AMICUS 44847177)

Nos pionniers… : de leur histoire à la nôtre : Kedgwick 1915-2015, par Chloé Martineau et Guillaume Deschênes-Thériault. CS88 NB51 K42 2015 (AMICUS 44116893)

Beam/Boehm Family : Immigration to Canada 1788-2000, par Lawrence R. Beam. CS90 B3222 2010 (AMICUS 43565159)

Tout ou presque sur les Harvey du Québec, par André Harvey. CS90 H328 2016 (AMICUS 45075239)

Évidences de communautés métisses autour de la baie des Chaleurs, d’hier à aujourd’hui, par Victorin N. Mallet, Ph. D. CS88 NB51 A1 2016 (AMICUS 44846072)

Guides de généalogie

Ontario municipal records: a beginner’s guide, par Fraser Dunford et la Société de généalogie de l’Ontario. CS88 ON3 D869 2015 (AMICUS 43564769)

Ontario land records: a beginner’s guide, par Fraser Dunford et la Société de généalogie de l’Ontario. CS88 ON3 D867 2015 (AMICUS 43564788)

Bonnes recherches !

Des images de boxe sur Flickr

La boxe est un sport qui se pratique avec des gants rembourrés dans une estrade carrée entourée de cordes (un ring). Les combats durent un certain nombre de rounds et sont bien réglementés.

Photographie en noir et blanc de deux boxeurs s’affrontant sur le pont du navire à vapeur Justicia, sous le regard attentif des autres soldats se trouvant à bord.

Membres des troupes canadiennes regardant un match de boxe à bord du navire à vapeur Justicia, en route vers Liverpool (Angleterre) (MIKAN 3384735)

Au Canada, toutefois, les premiers boxeurs ne portent pas de gants. C’est la norme au début du 19e siècle de se battre à poings nus, et certains combats durent jusqu’à 40 rounds. En dehors de l’armée et de quelques clubs pour hommes, la boxe n’est pas autorisée dans les provinces canadiennes, n’ayant pas une grande réputation de franc-jeu ou de promotion honnête. Le sport gagne peu à peu en respectabilité, et les opinions évoluent au cours des années 1890. Sa popularité ne cesse de croître au début du 20e siècle.

Photographie en noir et blanc de deux soldats qui s’affrontent à la boxe. L’un porte un short noir, et l’autre, un short blanc. Des soldats assis autour du ring assistent au combat.

Soldats s’affrontant à la boxe sur les terrains de l’exposition (MIKAN 3384740)

Photographie en noir et blanc du boxeur de la catégorie des poids moyens Edwin A. Harris (Canada), portant le short et les gants. Un autre soldat se tient debout à ses côtés.

Edwin A. Harris (Canada), boxeur finaliste de la catégorie des poids moyens, Jeux interalliés, stade Pershing, Paris (France) (MIKAN 3384730)

Aujourd’hui, l’Association canadienne de boxe amateur supervise le sport, en collaboration avec dix associations provinciales et trois associations territoriales. Certains athlètes se tournent vers la boxe professionnelle, alors que d’autres conservent leur statut d’amateur dans l’espoir de représenter le Canada lors d’événements internationaux, comme les Jeux olympiques ou les Jeux du Commonwealth.

Visitez l’album Flickr maintenant!

« Incitation à faire un potlatch »

Par Sevda Sparks

Le potlatch est une pratique cérémoniale axée sur le don que pratiquent les peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, au Canada comme aux États-Unis. L’interdiction des potlatchs, adoptée par le gouvernement du Canada en 1885, a été modifiée à de nombreuses reprises pour devenir de plus en plus rigoureuse, jusqu’à son abrogation en 1951. Les fonds de Bibliothèque et Archives Canada incluent une foule de documents sur les potlatchs, y compris des lettres et des pétitions traitant de l’interdiction de cette coutume ainsi que des efforts déployés pour la conserver. La correspondance de Billy Assu, chef des Kwakwakawakw, de William Halliday, agent des Indiens, et de Matthew Begbie, juge en chef de la Colombie-Britannique, est particulièrement intéressante à cet égard.

Photo noir et blanc d’un paysage de rue montrant des participants à un potlatch et des objets devant être donnés.

Potlatch, Alert Bay, Colombie-Britannique, juin 1907 (MIKAN 3368269)

Au plus fort de l’interdiction des potlatchs, en 1919, le chef Billy Assu écrit au surintendant adjoint des Affaires indiennes, J. D. Maclean, pour lui expliquer ce qu’est un potlatch, « notre ancienne coutume consistant à faire des dons ». Il décrit l’origine de la célébration et le souhait qu’elle soit conservée, affirmant :

« Nous savons tous que les temps changent. Autrefois, tout ce qui comptait, c’était les aliments, le poisson séché, les racines, les baies, les choses du genre. À l’époque, un chef prenait possession de tout cela et le distribuait à ceux qui n’avaient rien […] »

Le potlatch permet de s’accrocher à cette importante coutume culturelle malgré tous les changements. Assu fait également des commentaires généraux sur le potlatch dans la société autochtone :

« […] certains apprenaient à faire des canots, d’autres à chasser, d’autres à prendre du poisson, d’autres enfin à se procurer les matériaux dont nous faisions les vêtements, puis tout était réparti entre nous. C’est comme ça qu’ont commencé les festins où nous faisons des dons. »

L’article 149 de la Loi sur les Indiens, qui interdit les potlatchs, est difficile à appliquer, autant dans les faits que sur le plan juridique… Il est ardu de définir précisément dans la Loi en quoi consiste un potlatch, et de prouver que les Autochtones en organisent. En 1889, le juge en chef Begbie mentionne que la loi sur le potlatch a des lacunes en ce qui a trait à l’imposition d’une peine. Il affirme :

« […] si l’Assemblée législative comptait interdire toute réunion à laquelle on donne le nom de “potlatchˮ, elle aurait dû le dire clairement. Mais si l’intention était de créer une nouvelle infraction qui n’existait pas auparavant en vertu de la loi, il faut alors la définir dans la loi. »

La Loi est modifiée en 1895, et les agents sont tout particulièrement déterminés à poursuivre en justice les sujets d’« incitation à faire un potlatch », malgré le manque de preuves dans certains cas, comme le montre William Halliday, agent du sous-ministre adjoint et secrétaire J. D. McLean, à Ottawa. Ces méthodes visant à éliminer les potlatchs incluent l’organisation de réunions entre les agents et les dirigeants des Premières Nations, durant lesquelles les agents peuvent « leur lire l’article précis […] et donner les raisons pour lesquelles les potlatchs sont à condamner et doivent disparaître ». Les agents considèrent que cette tradition équivaut à du gaspillage et laissent les nations « dans un état proche de la pénurie ».

Après une réunion du genre, l’agent Halliday affirme :

« Hier et aujourd’hui, ils ont dans une certaine mesure enfreint cet article en tenant des cérémonies de deuil, qui consistent en partie à chanter des chants de deuil, et en partie à recevoir des dons des membres de la famille survivants, mais je ne suis intervenu d’aucune façon. »

De tels récits faits par des agents et d’autres responsables du Ministère illustrent une tentative de surveiller, de contrôler et de réprimer des aspects essentiels de la culture des Premières Nations, au-delà des potlatchs proprement dits. Cela se poursuit malgré les efforts déployés par les chefs autochtones pour expliquer aux représentants du gouvernement leur mode de vie et leurs coutumes.

Photo noir et blanc d’un groupe de participants à un potlatch et d’objets devant être donnés.

Potlatch, 1907 (MIKAN 3572940)

Le grand contraste entre la lettre du chef Assu, les remarques du juge Begie et le récit de l’agent Halliday permet de mieux comprendre la question de l’interdiction des potlatchs. La lettre d’Assu décrit ces cérémonies et leur importance en allant droit au but. Les commentaires de Begbie mentionnent la difficulté de tenter de contrôler des pratiques culturelles par des moyens législatifs. Le récit d’Halliday donne une idée de l’état d’esprit et des pratiques du gouvernement du Canada à l’époque. L’accès à cette multitude de points de vue fait ressortir l’importance des dossiers d’archives lorsque l’on fait des recherches sur des enjeux historiques complexes.

Ressources supplémentaires


Sveda Sparks a travaillé au point de service public de Vancouver de Bibliothèque et Archives Canada à l’été 2017 dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE).