Explosion d’Halifax : documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Valerie Casbourn

Le matin du 6 décembre 1917, deux navires, le Imo et le Mont-Blanc, entrent en collision dans la partie la plus étroite du port d’Halifax. Le Mont-Blanc est un navire de munitions en route pour rejoindre un convoi naviguant vers l’Europe déchirée par la guerre. La cargaison du Mont-Blanc prend feu et le navire explose 20 minutes plus tard. La déflagration pulvérise une partie de la ville, tuant près de 2 000 personnes, en blessant des milliers et provoquant des dégâts considérables à Halifax, à Dartmouth et dans la communauté micmaque de Turtle Grove. « L’explosion d’Halifax », comme on l’a surnommée, amène au Canada le danger et la destruction de la Première Guerre mondiale, et marque à jamais la ville d’Halifax.

Photographie en noir et blanc de quelques personnes marchant au milieu d’une rue dont les bâtiments sont détruits.

Dévastation causée par l’explosion d’Halifax. L’édifice à gauche était la fonderie Hillis & Sons (MIKAN 3193301)

Guide pour les documents sur l’explosion d’Halifax

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède divers documents témoignant de l’explosion d’Halifax, de ses conséquences, ainsi que des secours apportés aux victimes et des enquêtes menées après le désastre. Le premier outil de recherche à consulter est le guide thématique de BAC Explosion d’Halifax. Certains des documents listés dans ce guide ont été numérisés à partir de microfilms et sont accessibles sur le site Web Héritage. D’autres documents peuvent être consultés sur place à BAC.

Le guide présente d’abord la liste des documents relatifs au désastre et à ses conséquences, conservés par le gouvernement fédéral canadien. Cette liste comprend des documents tels que ceux de l’enquête officielle sur la collision entre le Mont-Blanc et l’Imo menée par le commissaire aux sinistres maritimes du Dominion (RG42, vol. 596 et RG42, vol. 597). On y trouve aussi la correspondance du censeur en chef de la presse en temps de guerre, Ernest J. Chambers (RG6, vol. 621, dossier 350, microfilm T-102), laquelle décrit l’urgent besoin de communiquer les nouvelles relatives au désastre avec exactitude, mais sans révéler aucune information sur les défenses du port d’Halifax.

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « 15 h 45. Télégramme envoyé à Geo. D. Perry? dir. gén. G.N.W. Telegraph Co, Toronto ON. Télégramme envoyé à J. McMillan, dir. C.P. Ry. Telegraphs, Montréal. Ottawa ON, 6 déc. 1917. Compte tenu des reportages contradictoires à l’étranger sur l’explosion d’Halifax, j’espère que le maximum est fait pour faciliter une transmission de tous les rapports de presse. Cela est plus que souhaitable d’un point de vue national. Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à G.N.W. Telegraph Co. et C.P. Ry. Telegraphs (T-102, Image 119)

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « Ottawa, 7 décembre 1917. C.O. Knowles, Toronto. En ce qui concerne les rapports sur le désastre d’Halifax, il est important que rien ne soit publié révélant des renseignements sur les défenses, la force et la disposition de la garnison, etc. Aucune information ne devra non plus être donnée sur les activités navales et les activités de transport au port durant la guerre. Aucune photographie d’Halifax et des environs prise depuis le début de la guerre ne devra être publiée. Il est souhaitable que les correspondants spéciaux envoyés à Halifax s’informent des exigences de la censure locale. Ernest J. Chambers. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à C.O. Knowles, Canadian Press Limited (T-102, Image 136)

Si vous cherchez des images, consultez l’album Flickr de BAC pour y découvrir des photographies numérisées, prises après l’explosion d’Halifax. BAC a également publié une description plus détaillée de l’explosion sur la page concernant la tragédie sur le front intérieur : explosion d’Halifax le 6 décembre 1917 (en anglais seulement).

 

Photographie en noir et blanc montrant une rangée de personnes fouillant les décombres des bâtiments détruits.

Conséquences de l’explosion d’Halifax (MIKAN 3193299)

Recherche d’autres documents

Vous trouverez d’autres documents relatifs à l’explosion d’Halifax en interrogeant la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés Halifax ET explosion OU désastre, ou en utilisant d’autres mots-clés associés au désastre. Vous pouvez ensuite limiter vos résultats de recherche par date ou par genre de document (photographies ou documents textuels).

Les documents conservés à BAC proviennent du gouvernement fédéral canadien ainsi que de personnes et d’organismes privés. Certains documents sont accessibles en ligne, d’autres peuvent être consultés sur place lors de visites en personne ou en commandant des reproductions.

Correspondance sur l’explosion d’Halifax : fonds Sir Robert Borden

Il y a beaucoup trop de documents relatifs à l’explosion d’Halifax pour les mentionner tous ici, mais la correspondance contenue dans le fonds Sir Robert Borden (MG26-H) raconte une petite partie de l’histoire. Sir Robert Borden était premier ministre du Canada et député d’Halifax au moment de l’explosion; ses archives comprennent des télégrammes transmettant entre autres des nouvelles du désastre, des messages de sympathie aux habitants d’Halifax et des offres d’assistance.

Pour trouver les documents sur l’explosion d’Halifax dans le fonds Sir Robert Borden, interrogez la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés MG26-H ET Halifax ET explosion. Vous pouvez aussi consulter les instruments de recherche du fonds Borden, accessibles en format PDF dans la section Instrument de recherche de la description du fonds (défiler vers le bas).

La majeure partie de la correspondance sur l’explosion se trouve dans le dossier « Désastre d’Halifax 1917-1918 » (MG26-H, vol. 89-90, pages 46309-47016, microfilm C-4325, disponible sur le site Web Héritage, à partir de l’image 301).

Télégramme de la Great North Western Telegraph Company of Canada, qui se lit comme suit : [traduction] « Moncton, N.-B., 6 déc. 1917. J.D. Reid, Ottawa. On signale qu’un navire chargé d’explosifs au quai six qui s’éloignait, vers 8 h 30 ce matin, a été percuté par un navire qui s’avançait, et il a pris feu. On a tenté de le couler avant qu’il n’explose mais on a échoué. Il a explosé à 9 h. On signale que la ville est en très mauvais état et qu’il y a beaucoup de dommages mais, les câbles télégraphiques et téléphoniques étant coupés, impossible d’obtenir des détails. Je donnerai plus d’information dès que j’en aurai. Le directeur général adjoint Brown se dirige vers Halifax par le « Special ». C.A. Hayes. »

Ce premier rapport sur le désastre a été envoyé à Ottawa à partir de Moncton parce que l’explosion avait endommagé les câbles télégraphiques et téléphoniques à Halifax et interrompu les communications avec la ville. (microfilm C-4325, image 321)

Télégramme de la Western Union qui se lit comme suit : [traduction] « RM Boston Mass. 7 déc. via Ottawa ON 8 1917. Robert Borden, premier ministre, Halifax, N.-É. D’après ce que vous savez des conditions à Halifax, que pouvons-nous faire immédiatement pour aider à soulager la détresse des habitants d’Halifax? La nuit dernière, un train de secours est parti d’ici à 10 h et devrait arriver à 20 h ce soir. Nous avons un bateau ici à votre disposition qui peut partir dimanche matin et arriverait à Halifax lundi matin. Peut-il s’amarrer? H.B. Endicot, président, Comité de secours Massachusetts-Halifax. »

Offre d’aide de Boston, envoyée à Sir Robert Borden par H.B. Endicott, président du comité de secours Massachusetts-Halifax. (microfilm C-4325, image 345)

Ressources connexes :


Valerie Casbourn est archiviste à la division Services régionaux et AIPRP de Bibliothèque et Archives Canada.

Récipiendaires de la Croix de Victoria : Première Guerre mondiale

La Croix de Victoria (VC) est la décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth et a préséance sur l’ensemble des médailles, décorations et ordres. Reconnaissance de la bravoure devant l’ennemi, la VC peut être décernée à une personne, peu importe son grade militaire, et à des civils sous commandement militaire. Jusqu’à maintenant, 98 Canadiens ont reçu la Croix de Victoria , le premier étant Alexander Roberts Dunn qui, en 1854, a participé à la bataille de Balaclava durant la guerre de Crimée. Des Croix de Victoria ont été décernées à 71 soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale, et à 16 durant la Seconde Guerre mondiale. Les autres médailles ont été remises à des Canadiens par suite de la Rébellion indienne de 1857 (au cours de laquelle William Hall de la Nouvelle-Écosse est devenu le tout premier noir à mériter la VC) et de la guerre d’Afrique du Sud (1899–1902).

En 1993, la Croix de Victoria canadienne a été adoptée en remplacement de la VC britannique. La médaille est identique à la VC britannique, mais l’inscription est en latin — Pro Valore —, une langue à l’origine du français et de l’anglais. Aucune Croix de Victoria canadienne n’a encore été attribuée.

Image en noir et blanc de Caporal suppléant F. Fisher.

Caporal suppléant F. Fisher, 23 avril 1915 (MIKAN  3215642)

Photographie en noir et blanc de Lieutenant George Burdon McKean.

Lieutenant George Burdon McKean, 27-28 avril 1918 (MIKAN 3218939)

Photographie en noir et blanc de Sergent Alexander Picton Brereton.

Sergent Alexander Picton Brereton, 9 août 1918 (MIKAN 3213059)

Photographie en noir et blanc de Sergent Hugh Cairns.

Sergent Hugh Cairns, 1 novembre 1918 (MIKAN 3628757)

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« Fragile, avec soins » maintenant sur Flickr »

Vers 1981 – Fragile, avec soins : Guide pour la préservation des documents archivistiques

« Les mauvaises habitudes de manipulation comptent parmi les principales causes de la détérioration des documents archivistiques. Au cours de l’été 1976, le Comité de la conservation de la Direction des archives a voulu illustrer la façon appropriée d’utiliser ces documents au moyen de l’exposition photographique HANDLE WITH CARE – FRAGILE – AVEC SOIN. Reprenant les thèmes majeurs de cette exposition, la présente brochure visa à expliquer, de façon aussi incisive qu’humoristique, ces diverses pratiques. Seuls ont été retenus à cette fin les types les plus usuels de documents et les causes le plus évidentes de dommages. Nous espérons que cette publication rendra tous ceux qui utilisent les documents archivistiques conscients de leur responsabilité à l’endroit de notre patrimoine culturel. »

L’archiviste fédéral, Wilfred I. Smith

Photographie en noir et blanc montrant les manières inappropriée et appropriée de retirer des documents d’archives d’une boîte. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui sort de force les documents. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse qui retire les documents avec soin.

Retrait des documents d’une boîte. Image 005 (AMICUS 23668326)

Photographie en noir et blanc montrant l’application inappropriée et appropriée des règles de l’étiquette pour le chercheur. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui mange une banane près des documents, et par des contenants de boisson ouverts à proximité. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse et des documents près desquels il n’y a aucune nourriture non emballée ou contenant de boisson ouvert.

Règles de l’étiquette pour le chercheur, Image 006 (AMICUS 23668326)

Photographie en noir et blanc montrant les manières inappropriée et appropriée de tenir des documents d’archives. La manière inappropriée est illustrée par une personne déguisée en gorille qui laisse des empreintes sur les documents après les avoir manipulés sans porter de gants de coton blanc. La manière appropriée est illustrée par une chercheuse portant des gants de coton blanc pour manipuler les documents.

Documents pris avec les mains, Image 014 (AMICUS 23668326)

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Images de la vie insulaire maintenant sur Flickr

On compte une multitude d’îles au Canada, sans toutefois connaître leur nombre exact. Seules quelques centaines sont densément peuplées, dont l’île de Montréal, qui remporte la palme avec une population de 1,75 million d’habitants. Que les îles se trouvent en région éloignée, à la campagne ou en milieu urbain, qu’elles soient entourées d’eau douce ou d’eau de mer, les communautés qui y vivent ne cessent de croître et d’évoluer.

Photographie en noir et blanc d’une famille inuite non identifiée. Huit personnes y figurent : (de gauche à droite) un garçon, une femme, une fillette, une femme, un garçonnet, deux fillettes et une jeune femme.

Famille inuite sur l’île Banks, près du fleuve Mackenzie (Territoires du Nord-Ouest) (MIKAN 3376397)

Photographie en noir et blanc d’Eliza Campbell examinant la lampe d’un phare.

Mme Eliza Campbell, gardienne du phare de l’île Scatarie (Nouvelle-Écosse) (MIKAN 4952201)

Photographie en noir et blanc d’un parc et d’un terrain de jeu avec deux structures de balançoires et une balançoire à bascule. Des garçons et des fillettes s’y amusent sous la supervision d’adultes.

Parc et terrain de jeu, île St. George, Calgary (Alberta) (MIKAN 3385072)

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Images de dindons maintenant sur Flickr

Le dindon est un gros oiseau originaire d’Amérique du Nord. Il vit à l’état sauvage au Canada, dans le Midwest et l’est des États-Unis, ainsi que dans certaines régions du Mexique. On en fait aussi l’élevage; on le désigne alors sous le nom de dindon domestique dont la chair (la dinde) est très appréciée. Le dindon ocellé, plus petit, vit dans le sud-est du Mexique et dans certaines zones restreintes de l’Amérique centrale. En général, le dindon mâle est plus gros et plus coloré que la femelle. Il arbore une caroncule, une excroissance charnue distincte qui pend du haut de son bec. En raison de sa grande taille, on chasse et on élève le dindon pour sa viande. Beaucoup de Canadiens s’en régalent lors d’occasions spéciales, comme l’Action de grâces et Noël.

Photographie en noir et blanc qui montre, en gros plan, un dindon.

Un dindon (MIKAN 4952222)

Photographie en noir et blanc d’une fillette tenant une bride qui est assise sur un dindon.

J’aimerais faire une « promenade à dos de dinde » avec vous (MIKAN 3259488)

Photographie en noir et blanc de huit dindons perchés sur une herse à disques tirée par un cheval (deux dindons se trouvent au sol derrière la machine)

Dindes sur une herse à disques tirée par des chevaux, Radisson (Saskatchewan) (MIKAN 3361253)

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Images de thérapies et de traitements maintenant disponibles sur Flickr

De nos jours, de nombreux traitements médicaux au Canada se font par l’intermédiaire de médicaments ou de la chirurgie pour traiter les symptômes ou les signes d’une maladie. Cependant, historiquement au Canada, d’autres thérapies et traitements moins invasifs ont aussi été utilisés. Certaines de ces pratiques sont encore employées, tandis que d’autres paraissent étranges ou démodées. La radiation ou encore les thérapies physiques ou psychologiques par exemple sont toujours très populaires parmi les médecins praticiens, les thérapeutes et les patients pour traiter une vaste gamme de troubles médicaux. En revanche, l’utilisation de décharges électriques ou de l’éclairage ultraviolet est démodée.

Une photographie en noir et blanc d’une infirmière qui place un appareil de radiographie sur la joue droite d’un patient. Le patient est allongé sur un lit.

Une infirmière utilise un appareil de radiographie pour traiter un patient souffrant d’un cancer (MIKAN 3603337)

Une photographie en noir et blanc d’une infirmière prenant soin d’une patiente qui reçoit un traitement d’une lampe infrarouge. La patiente est allongée sur un lit.

Hôtel Château Laurier – une femme reçoit un traitement à rayons infrarouges, service thérapeutique, Ottawa (Ontario) (MIKAN 3337271)

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Images de cowboys maintenant sur Flickr

Cowboys. Bouviers. Vachers. Tous ces noms désignent les gens qui déplacent le bétail des pâturages jusqu’aux marchés en Amérique du Nord. L’origine de ce métier remonte au XVIe siècle au Mexique, alors que des gens de l’endroit ont été embauchés par des conquistadors espagnols pour s’occuper du bétail et mener les troupeaux à cheval. Dans les années 1830, les ranchs et les cowboys sont devenus une pierre angulaire de l’économie et de l’identité du sud-ouest des États-Unis. Vers 1880, les grands élevages de bétail se sont déplacés vers le nord et ont gagné l’ouest du Canada. Une culture des cowboys est alors née dans notre pays, et elle s’y trouve encore aujourd’hui.

Un photo en noir et blanc d’un cowboy portant un chapeau noir, un bandana, des gants et des jambières de fourrure. Il est debout devant une tente, la main droite posée sur un pistolet dans son étui.

Cowboy devant une tente, Hazelton (Colombie-Britannique) (MIKAN 3643972)

Un photo en noir et blanc d’une cowgirl portant un chapeau, un bandana, des gants ornés d’une feuille d’érable brodée et une jupe. Elle est debout devant une tente, la main gauche posée sur un pistolet dans son étui, sur sa hanche gauche.

Femme en tenue de cowgirl, la main sur un fusil dans son étui, debout devant une tente à Prince Rupert (Colombie-Britannique) (MIKAN 3521147)

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Images de la reine Élisabeth, la Reine mère maintenant sur Flickr

Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyon (4 août 1900–30 mars 2002) épouse le prince Albert, duc d’York, le 26 avril 1923, et devient ainsi la duchesse d’York. Après le décès du roi George V, le 20 janvier 1936, le frère aîné d’Albert succède à son père sur le trône. Cependant, Édouard VIII abdiquera le 11 décembre 1936 pour épouser Wallis Simpson, une Américaine divorcée. Albert succède alors à son frère, sous le nom de George VI.

Le 12 mai 1937, le jour du couronnement de George VI, la duchesse d’York devient la reine Élisabeth du Royaume-Uni et des dominions, et l’impératrice des Indes. Albert et Élisabeth ne s’attendaient aucunement à devenir roi et reine; pourtant, ils ont assumé leurs nouvelles responsabilités avec dévouement et empathie. À cette époque, leurs deux filles, les princesses Élisabeth et Margaret, avaient respectivement 10 et 6 ans.

Une photographie noir et blanc du roi George VI saluant la foule à côté de la reine Élisabeth devant les édifices du parlement du Canada.

Le roi George VI et la reine Élisabeth devant les édifices du Parlement, Ottawa (Ontario) 1939 (MIKAN 3624767)

Lors de la visite du couple royal au Canada en 1939, la reine Élisabeth démontre sa capacité à mettre les gens à l’aise, ce qui contribue à sa popularité et l’aide grandement à soutenir son mari dans ses fonctions royales. C’est durant cette visite au Canada qu’a lieu le premier « bain de foule royal », alors que le roi George VI et la reine Élisabeth engagent spontanément la conversation avec un groupe de vétérans de la Première Guerre mondiale après le dévoilement du Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa.

Une photographie noir et blanc du roi George VI et de la reine Élisabeth à l’arrière du train royal.

Le roi George VI et la reine Élisabeth à l’arrière du train royal, Hope (Colombie-Britannique) 1939 (MIKAN 3624769)

La famille royale demeure à Londres durant toute la Seconde Guerre mondiale, échappant de peu aux blessures lorsque le palais de Buckingham est bombardé lors du blitz allemand de 1940–1941. La popularité du couple royal atteint de nouveaux sommets à cette époque, alors qu’il s’astreint comme le reste de la population à respecter le rationnement sur la nourriture, l’eau et le chauffage. Tout au long de la guerre, la reine Élisabeth fait preuve de beaucoup de courage et de détermination, sans jamais perdre son petit côté pince-sans-rire. Elle continuera à servir la monarchie bien après le décès de son mari le 6 février 1952. Sa fille aînée succède à George VI sous le titre de reine Élisabeth II du Royaume-Uni, du Canada et des autres pays du Commonwealth. Pour éviter toute confusion, la mère de la nouvelle reine sera appelée la reine Élisabeth, la Reine mère.

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Des images d’oies maintenant sur Flickr

Les oies sont des oiseaux aquatiques que l’on retrouve principalement en Amérique du Nord, en Europe et dans certaines parties de l’Asie. Leur taille varie, allant de la grande bernache du Canada à la petite oie de Ross. Six espèces d’oies (la bernache cravant, la bernache de Hutchins, la bernache du Canada, l’oie rieuse, l’oie de Ross et l’oie des neiges) se reproduisent dans la forêt boréale et la toundra du Canada. Les oies s’adaptent facilement à divers milieux à condition qu’il y ait suffisamment d’herbe, de graminées et de baies. Ce sont des oiseaux migrateurs qui passent habituellement les mois d’été dans les régions nordiques et l’hiver dans le sud. Cependant, comme les oies possèdent une très grande faculté d’adaptation, plusieurs d’entre elles restent sur place et s’installent dans les parcs, les terrains de golf et les zones suburbaines lorsque le temps se refroidit.

Photographie en noir et blanc de deux bernaches du Canada adultes et de trois oisons d’un jour debout sur une pelouse.

Bernaches du Canada et oisons d’un jour, Kingsville (Ontario) (MIKAN 3359099)

Photographie en noir et blanc d’un homme soutenant une bernache du Canada avec son bras droit et lui tenant le cou avec sa main gauche. Une bague d’identification entoure la patte droite de la bernache

John Thomas Miner tenant une bernache du Canada (MIKAN 4315831)

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Images de quilles et de boulingrin maintenant sur Flickr

Le jeu de quilles, tout comme son cousin le boulingrin qui se joue en plein air, ont des origines qui remontent à l’Égypte ancienne.

Le boulingrin se joue à l’extérieur sur un parterre gazonné plat que l’on appelle le « vert ». Le jeu consiste à lancer des « boules » de manière à les placer le plus près possible d’une petite boule blanche, le « cochonnet », par rapport aux boules lancées par son adversaire. Le boulingrin a été introduit au Canada par des officiers britanniques et le premier terrain a été aménagé dans leur garnison à Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse.

Photo couleur de deux équipes de boulingrin. Une femme et un homme sont en train de lancer leurs boules sur la pelouse.

Neuf personnes jouant au boulingrin au parc national du Mont-Riding (Manitoba) ( MIKAN 4317515)

Une photo noir et blanc d’un planteur de quilles assis au-dessus d’une partie de cinq quilles au moment où une boule atteint les quilles.

Planteur au travail à la salle de quilles de l’hôpital pour convalescents no 2, ARC, Division Young, Hamilton (Ontario) (MIKAN 3384689)

Le jeu de quilles se joue à l’intérieur sur une longue piste en bois au bout de laquelle sont installées les quilles. Le joueur lance une boule à une extrémité de la piste dans le but de faire tomber le plus grand nombre de quilles possibles qui se trouvent à l’autre bout de la piste. Il existe deux types de jeux de quilles : le jeu à cinq quilles et le jeu à dix quilles. Le jeu à dix quilles est né aux États-Unis au XIXe siècle tandis que le jeu à cinq quilles est une version canadienne du jeu américain qui a été créée à Toronto entre 1908 et 1909. Il se caractérise par l’utilisation de cinq quilles, d’une boule plus petite et d’un système de pointage quelque peu différent. Ce jeu a rapidement gagné en popularité au Canada, tout comme son cousin américain, le jeu de 10 quilles.

Les Canadiens pratiquent le boulingrin et les quilles à divers clubs et installations d’un bout à l’autre du pays, en plus de prendre part à des compétitions internationales. Ces deux sports sont pratiqués depuis longtemps au Canada.

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