Le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyLe blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons les histoires de trois militaires canadiens qui ont reçu la Croix de Victoria pour leurs actions menées le premier jour de la bataille de la crête de Vimy.

Le 9 avril 1917, le capitaine Thain Wendell MacDowell de Lachute (Québec) et deux estafettes, les soldats James T. Kobus et Arthur James Hay, se retrouvent séparés de leur unité pendant l’assaut d’une position allemande. Le capitaine MacDowell détruit une mitrailleuse et il en met une autre hors d’état de nuire. Appuyé par les soldats Kobus et Hay, le capitaine MacDowell pénètre dans un abri et convainc alors les soldats allemands que tous les trois font partie d’une force de loin plus imposante. Deux officiers et soixante-quinze soldats se rendront au capitaine MacDowell et aux soldats Kobus et Hay. Les trois hommes maintiennent la position pendant cinq jours en attendant la relève (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5702, en anglais seulement). Déjà membre de l’Ordre du service distingué (D.S.O.), le capitaine MacDowell sera promu au grade de major, avant d’être nommé lieutenant-colonel du « Frontenac Regiment » à Napanee (Ontario). Il meurt à Nassau, aux Bahamas, le 29 mars 1960, et sa dépouille repose à Brockville (Ontario).

Photographie en noir et blanc de deux hommes en uniforme, debout dans un champ.

Le lieutenant-colonel C.M. Edwards, D.S.O., et le major T.W. MacDowell, V.C., D.S.O., 38e Bataillon, octobre 1917 (MIKAN 3521126)

Page dactylographiée des comptes rendus de la journée, entre 8 h 45 et 18 h 5. Dans le compte rendu débutant à 11 h, on peut lire ce qui suit :

Seconde page du rapport sur les opérations du 38e Bataillon d’infanterie canadien, du 9 au 13 avril 1917, extraite du journal de guerre (en anglais seulement), 38e Bataillon d’infanterie canadien, avril 1917, page 34, (MIKAN 1883252)

Le soldat William Johnstone Milne naît à Cambusnethan, en Écosse, et immigre à Moose Jaw (Saskatchewan), en 1910. Il s’enrôle au sein du 16e Bataillon (Scottish) et, la première journée de la bataille de la Crête de Vimy, il se trouve près de Thelus, en France. Ce jour-là, alors que l’avancée de la compagnie du soldat Milne est freinée par une mitrailleuse allemande, le soldat Milne rampe jusqu’à la mitrailleuse et s’en empare. Quand sa compagnie reprend son avancée, le soldat prend pour cible une autre mitrailleuse installée sur le front allemand et réussit à la mettre hors de combat. Dans la citation rédigée à son intention aux fins de la remise de la Croix de Victoria, on peut lire : « La bravoure considérable et l’esprit d’initiative dont il a fait preuve lors de ces deux incidents ont sans aucun doute sauvé la vie de bon nombre de ses camarades » [traduction] (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5705, en anglais seulement). Le soldat Milne sera tué peu de temps après avoir détruit la seconde mitrailleuse allemande. On n’a jamais retrouvé son corps. Le Monument commémoratif du Canada à Vimy lui rend hommage, à l’instar de 11 000 autres Canadiens qui sont morts en France et n’ont pas de sépulture connue.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme. Sa casquette et son collet sont décorés de feuilles d’érable, et il regarde le photographe.

Le soldat W.J. Milne, date inconnue (MIKAN 3357327)

Le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton de Wallacetown (Ontario) s’enrôle au sein du 18e Bataillon (Western Ontario) en tant que chauffeur de véhicule de bataillon. Avant l’attaque sur la crête de Vimy, on demande au sergent suppléant Sifton de « tenter sa chance avec les gars en première ligne » [traduction], un défi qu’il accepte de relever. Bien que sa compagnie fasse l’objet d’un tir nourri près de Neuville-St. Vaast, en France, le sergent suppléant Sifton repère le nid des mitrailleuses allemandes. Il s’élance par une brèche dans le barbelé, court à découvert, charge la position de mitrailleuses et réussit à neutraliser l’arme avant d’attaquer les mitrailleurs. Aidé des autres membres de sa compagnie qui le suivent, le sergent suppléant Sifton contient une contre-attaque (London Gazette, le 8 juin 1917, no 30122, p. 5704, en anglais seulement). Cependant, juste au moment où les secours arrivent, il est mortellement atteint par le tir d’un soldat allemand blessé.

Photographie en noir et blanc de deux hommes qui décorent une tombe de fortune avec des pierres blanches dans un paysage désolant, le sol partiellement recouvert de neige et de gelée. La tombe est surmontée d’une croix arborant les mots « L.S. [Lance-Sergeant] E.W. Sifton, VC » (L/Sgt [sergent suppléant] E.W. Sifton, V.C.) et une feuille d’érable. À côté de la tombe, il y a une autre croix, plus grosse, sur laquelle il est écrit : « RIP Canadian soldiers killed in action 9-4-17 » (Que ces soldats canadiens morts au combat le 9 avril 1917 reposent en paix).

Deux camarades du regretté sergent suppléant E.W. Sifton, V.C., 18e Bataillon, se recueillent sur sa tombe, février 1918 (MIKAN 3194451)

Compte rendu dactylographié des actions du sergent suppléant Sifton qui lui ont valu la médaille de la Croix de Victoria :

Journal de guerre, 18e Bataillon d’infanterie canadien, le 9 avril 1917, page 6 (MIKAN 1883227)

Bibliothèque et Archives Canada a en sa possession les dossiers de service militaire du capitaine Thain Wendell MacDowell, du soldat William Johnstone Milne et du sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.

Le cornemuseur James Cleland Richardson, VC

Par Emily Monks-Leeson

Le blogue d’aujourd’hui dans le cadre de la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria relate l’histoire du cornemuseur James Cleland Richardson, à qui l’on a décerné la Croix de Victoria (VC) pour des actes de bravoure accomplis durant la bataille des hauteurs de l’Ancre, le 8 octobre 1916, à proximité de la tranchée Regina, à la Somme, en France.

Photographie en noir et blanc d’un jeune homme portant un kilt et un sporran, tenant un bâton dans la main gauche et appuyé sur une colonne sculptée.

Le cornemuseur James Cleland Richardson, VC, 16e Bataillon, Corps expéditionnaire canadien (CEC). (MIKAN 3192331)

Né à Bellshill, en Écosse, le 25 novembre 1895, M. Richardson immigre en Colombie-Britannique où il assumera la fonction de cornemuseur au sein du 72nd Seaforth Highlanders of Canada. En septembre 1914, il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC) et traverse l’océan en tant que membre d’un imposant contingent des Seaforth qui s’intégrera au 16e Bataillon (Canadian Scottish).

Le 8 octobre 1916, la compagnie de M. Richardson est ralentie par des fils barbelés et un tir nourri pendant une attaque contre des positions allemandes à la tranchée Regina. Le commandant de M. Richardson, le lieutenant-colonel Cyrus Peck, décrira par la suite le courage extraordinaire du musicien. Alors que l’unité s’est retrouvée piégée dans les cratères d’obus creusés dans le « no man’s land », M. Richardson, un adolescent qui accompagnait ses camarades en jouant de la cornemuse, a demandé au commandant la permission de se remettre à jouer de son instrument. Au vu et au su des troupes allemandes, il a, tout en jouant de sa cornemuse, parcouru de long en large le réseau de barbelés où attendaient, tapis, ses camarades. La citation lui décernant la Croix de Victoria publiée dans la Gazette de Londres (London Gazette) se lit comme suit : « L’effet a été instantané. Inspirés par son exemple glorieux, les membres de la compagnie se sont élancés vers les barbelés avec tellement de fureur et de détermination qu’ils ont surmonté l’obstacle et se sont emparés de l’objectif » [traduction libre] (London Gazette, no 30967, le 22 octobre 1918, en anglais seulement).
Fait surprenant, M. Richardson survit à l’attaque et l’on raconte qu’il a transporté un camarade blessé et plusieurs prisonniers jusqu’à l’arrière-garde. Quand il constate qu’il a laissé sa cornemuse derrière, il retourne la récupérer. On ne reverra plus jamais M. Richardson vivant.

Page manuscrite, noir sur blanc, décrivant les événements quotidiens ayant mené à la journée pendant laquelle le cornemuseur James Cleland Richardson a accompli l’acte qui lui a valu la Croix de Victoria.

Journal de guerre du 16e Bataillon couvrant la période du 1er au 8 octobre, décrivant les journées qui ont précédé l’attaque de la crête de Regina. (MIKAN 2034171)

Le corps de James Cleland Richardson a été retrouvé en 1920 et sa dépouille repose maintenant dans le cimetière militaire Adanac (en anglais seulement), situé près d’Albert, en France. Sa cornemuse, que l’on croyait depuis longtemps ensevelie dans la boue de la Somme, a été identifiée en 2002 comme étant en possession de l’école Ardvreck Preparatory School, en Écosse, qui l’aurait reçue en 1917 parmi divers dons offerts par le major Edward Yeld Bate, aumônier de l’Armée britannique. La cornemuse est maintenant exposée à l’Assemblée de la Colombie-Britannique.

Photographie en noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un uniforme militaire et tenant sa cornemuse.

Le cornemuseur James Cleland Richardson, VC, et sa cornemuse, 16e Bataillon d’infanterie canadien, CEC. (MIKAN 4922009)

Bibliothèque et Archives Canada garde le dossier des états de service au CEC du cornemuseur James Cleland Richardson. Le fonds James Richardson renferme le certificat lié à la Croix de Victoria ainsi qu’un cahier d’exercice datant de ses premières années de scolarité.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Jeremiah « Jerry » Jones

En ce mois de l’histoire des noirs, Bibliothèque et Archives Canada désire souligner le service des Canadiens noirs durant la Première Guerre mondiale. Alors que tous les Canadiens étaient emportés par le patriotisme du début de la guerre et les occasions offertes par le service militaire, les Canadiens noirs ont eu de la difficulté à s’enrôler en raison du racisme qui régnait à l’époque. Malgré l’inexistence d’une politique officielle ou énonçant explicitement l’exclusion, le service militaire canadien a laissé les décisions de recrutement à la discrétion de chaque commandant. Les Canadiens noirs volontaires et ceux appartenant à d’autres groupes minoritaires s’enrôlaient au régiment qui voulait bien les accepter. Une unité spéciale, le 2e Bataillon de construction, a été formée et regroupait des membres de la communauté noire de la Nouvelle-Écosse. Les membres de ce bataillon n’étaient pas envoyés au front, mais ils ont creusé des tranchées, réparé des routes et ont attiré des centaines de recrues provenant de partout au Canada et même des États-Unis.

Une photo sépia d’un homme en uniforme portant une ceinture et une casquette d’officier et tenant un bâton dans ses deux mains devant le haut de ses cuisses.

Jeremiah « Jerry » Jones, soldat de la Première Guerre mondiale dont la photo a été prise par un photographe inconnu. Celle-ci appartient à la collection personnelle de la famille Jones (Wikipedia)

Parmi les Canadiens noirs qui se sont portés volontaires et qui ont servi, on retrouve Jeremiah « Jerry » Jones, un soldat de la Nouvelle-Écosse qui a été recruté par le 106e Bataillon (Nova Scotia Rifles) en juin 1916. Né à East Mountain, en Nouvelle-Écosse, le 30 mars 1858, Jones était âgé de plus de 50 ans lorsqu’il s’est enrôlé et a menti au sujet de son âge afin de pouvoir joindre l’armée. Jones a été envoyé à l’étranger puis transféré au sein du Royal Canadian Regiment où il a combattu sur les lignes de front en France, notamment pendant la bataille de la crête de Vimy en avril 1917. Durant la bataille, alors que son unité a été prise sous le feu d’une mitrailleuse, Jones s’est avancé seul pour attaquer la position de l’ennemi allemand. Il réussit à s’approcher suffisamment pour pouvoir lancer une grenade tuant plusieurs soldats allemands. Les survivants se sont rendus à Jones qui leur a fait transporter la mitrailleuse à l’intérieur des limites canadiennes pour la déposer aux pieds de son commandant. Il semblerait que Jones ait été recommandé pour la Médaille de conduite distinguée, mais aucun registre n’indique qu’il ait reçu une telle distinction. Pendant les décennies qui ont suivi la guerre, le Truro Daily News et le sénateur Calvin Ruck ont souligné la bravoure de Jones et ont exercé des pressions pour que le gouvernement canadien reconnaisse officiellement sa contribution. Ruck a insisté sur le fait que le sentiment raciste qui existait à l’époque a empêché Jones et d’autres soldats noirs de recevoir une reconnaissance appropriée pour leur héroïsme.

Une liste nominative indiquant le numéro de régiment, le rang, le nom, le corps d’armée précédent, le nom du plus proche parent, le pays d’origine et le lieu et la date du recrutement.

Inscription de Jeremiah Jones sur la liste nominale des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang » du 106e bataillon (MIKAN 2006098)

Jones a été blessé durant la bataille de la crête de Vimy ainsi que durant la bataille de Passchendaele. Il a été officiellement libéré à Halifax au début de l’année 1918 après avoir été jugé médicalement inapte. Il est décédé en novembre 1950. Jeremiah Jones s’est vu décerner à titre posthume le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué, le 22 février 2010.

 

Le régiment de Carignan-Salières

La colonie de la Nouvelle-France était dans une situation précaire lorsque Louis XIV, roi de France, accéda au trône en 1661. Le peuplement et la sécurité de la colonie devinrent pour ce dernier une priorité. Ainsi, afin d’accroître la population, le premier contingent des Filles du roi y fut envoyé en 1663. Deux années plus tard, en 1665, le régiment de Carignan-Salières débarqua en Nouvelle-France afin d’assurer la sécurité de la colonie, plus particulièrement pour contrer la menace iroquoise.

Une esquisse réalisée à la plume et aquarelle montrant un officier du régiment de Carignan-Salières de profil. Il tient une lance dans sa main droite et porte une épée dans son fourreau à la hanche gauche.

Officier du régiment de Carignan-Salières, 1666 (MIKAN 2896020)

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Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de novembre 2015

À ce jour, 217 062 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

BAC numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 3121. Dernier nom : Fitzpatrick.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

À la recherche des dossiers de service des soldats de la Première Guerre mondiale

La base de données

Vous pouvez trouver des références aux dossiers de service des militaires ayant servi dans le Corps expéditionnaire canadien dans notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918.

Néanmoins, il est parfois difficile de trouver un soldat pour plusieurs raisons :

    • Son nom ou son prénom peut s’écrire de plusieurs manières Les renseignements dans les index correspondent à ceux inscrits dans les documents d’archives, qui ont souvent été écrits à la main. De plus, il est possible qu’il y ait une erreur dans la base de données. Le moteur de recherche de la base de données peut trouver des mots possédant une même racine. Par exemple, « Worth* » produira une recherche sur « Worth », « Worthing » et « Worthington ».
    • Plusieurs soldats ont le même nom Pour identifier votre soldat, il est essentiel de vérifier les documents d’attestation (formulaires d’enrôlement) puisqu’ils contiennent des renseignements personnels à son sujet.
    • Il a donné une fausse date de naissance  Pour pouvoir s’enrôler dans l’Armée durant la Première Guerre mondiale, il fallait avoir de 18 à 45 ans.

 

Numérisation des dossiers

Pour les mises à jour sur ce projet, consultez la page numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Lorsqu’un dossier est numérisé, vous pouvez le visualiser gratuitement en cliquant sur le lien « Dossier de service numérisé – format PDF » qui est ajouté à l’entrée de la base de données. Vous ne voyez pas de lien PDF? Le dossier n’est pas encore numérisé.

Comment commander une copie du dossier

Si le dossier n’est pas encore numérisé, il est possible d’en obtenir une copie. Des renseignements expliquant comment obtenir des copies sont fournis sur notre site Web, dans la rubrique liste de prix et normes de services – copie régulière.

Pour une commande de reproductions, il est nécessaire d’inclure la référence complète indiquée dans la base de données. Exemple :

Nom : MACDONALD, JOHN
Numéro de matricule : 105564
Date de naissance : 31/05/1881
Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 6736 – 5
Numéro d’item : 147430

Pour mieux comprendre les dossiers de service

Les liens suivants donnent des détails sur les documents importants qui sont offerts dans les dossiers de service :

Journaux de guerre

Les dossiers de service indiquent où la personne était stationnée en Angleterre, mais pas les lieux d’affectation en France ou en Belgique ni les batailles auxquelles les soldats ont participé. Les dossiers fournissent le nom ou le numéro des unités dans lesquelles la personne a servi. Vous devez donc posséder une copie du dossier de service avant de consulter les journaux de guerre. À ce sujet, lisez notre page sur les journaux de guerre de la Première Guerre mondiale.

Médailles

Voyez aussi notre base de données médailles, honneurs et récompenses militaires, 1812‑1969.

Pour trouver de l’information sur les militaires ayant servi dans l’aviation ou la marine, ou pour tout autre renseignement, consultez notre page sur la Première Guerre mondiale.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Né pour servir : Georges P. Vanier

Né à Montréal le 23 avril 1888, Georges Vanier ressentira l’influence de ses parents bilingues tout au long de sa vie. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, il étudie au Collège Loyola, puis à l’Université Laval où il obtient un diplôme en droit en 1911. Il commence à exercer le droit peu de temps après, bien qu’il ait aussi envisagé la prêtrise. C’est le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui attire finalement son attention et il s’enrôle dans l’armée canadienne. Ce fut un excellent recruteur et il joue un rôle important dans la création du 22e bataillon canadien-français. C’est également pendant la guerre qu’il est blessé et doit se faire amputer de la jambe droite.

Photographie en noir et blanc montrant un homme tout sourire dans un uniforme d'officier avec une casquette.

Le major Georges P. Vanier du 22e bataillon, juin 1918 (MIKAN 3192070)

Après la guerre, le major Vanier revient au Canada. Il reste dans l’armée et participe à plusieurs missions diplomatiques. Au cours des quelque 20 années suivantes, il est nommé aide de camp par intérim de deux gouverneurs généraux, devient lieutenant-colonel du Royal 22e Régiment à La Citadelle et est nommé à la délégation militaire du Canada pour le désarmement auprès de la Société des Nations et au Haut-commissariat du Canada à Londres. En 1939, il devient envoyé extraordinaire du roi et ministre plénipotentiaire en France.

Photographie en noir et blanc de deux hommes et une femme. Les hommes se serrent la main, et la femme regarde l'un des hommes.

Visite du brigadier Georges P. Vanier. Les Vanier sont accueillis par le général McNaughton à Paris (France), 1940 (MIKAN 3526747)

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Les infirmières militaires

L’incroyable contribution des infirmières militaires canadiennes pendant la Première Guerre mondiale peut être mieux appréciée en regardant ce qu’elles ont vécu pendant leur service. Ces femmes ont quitté leur famille et leur foyer pour répondre à l’appel du devoir et servir leur pays. Leur engagement envers leur travail, le Canada et, surtout, leurs patients, permet de vraiment mesurer le profond impact qu’elles ont eu sur l’effort de guerre canadien.

Photographie en noir et blanc montrant une femme dans un uniforme d'infirmière assise sur le bord d'une table. Elle regarde directement le photographe et affiche un léger sourire.

Une infirmière militaire non identifiée (MIKAN 3523169)

Bibliothèque et Archives Canada possède une variété de documents – publiés et d’archives – sur l’histoire des infirmières militaires. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples :

Gros plan sur leur vie quotidienne

Plusieurs publications récentes donnent un aperçu de ce que les infirmières militaires ont vécu pendant la Première Guerre mondiale. Certaines portent sur les témoignages individuels des infirmières :

It Was Their War Too: Canadian Women and World War I de Pat Staton offre une perspective plus générale de leur contribution à l’effort de guerre.

Photographie en noir et blanc montrant deux infirmières militaires debout au chevet de deux hommes blessés.

Deux infirmières militaires avec des soldats blessés dans une chambre du Queen’s Canadian Military Hospital à Shorncliffe, Kent, en Angleterre, vers 1916 (MIKAN 3604423)

Dans la collection d’archives, nous avons la chance d’avoir les fonds complets pour six de ces infirmières, ce qui nous permet de mieux comprendre ce que ces femmes ont vécu au front. Apprenez-en davantage sur Sophie Hoerner et Alice Isaacson, qui ont servi en France, ou Dorothy Cotton, qui a servi en Russie. Vous pouvez aussi vous renseigner sur Anne E. Ross, Laura Gamble et Ruby Peterkin, qui ont toutes servi en Grèce.

Vous cherchez une infirmière militaire en particulier?

Si vous cherchez des informations sur une infirmière militaire qui a servi dans le corps expéditionnaire canadien, vous la trouverez probablement dans la base de données Soldats de la Première Guerre mondiale. En règle générale, les infirmières peuvent facilement être identifiées par leur rang, généralement indiqué par « NS ». Il importe de noter que beaucoup de femmes ont servi avec les Forces britanniques par l’entremise des Infirmières de l’Ordre de Victoria ou d’Ambulance Saint-Jean.

Autres ressources :

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : capitaine Francis Alexander Caron Scrimger, VC

Aujourd’hui, notre série Centenaire de la Première Guerre mondiale  hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria rappelle à notre mémoire le quatrième médaillé de la Croix de Victoria du Canada de la Première Guerre mondiale, le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger, VC.

Il y a cent ans, le 25 avril 1915, le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger était le médecin qui supervisait les traitements pour la 2e Ambulance de campagne dans une maison de ferme près de Wiltje, en Belgique, sur la route St. Julien-Ypres. Cela faisait trois jours que les Allemands avaient percé une brèche importante dans le front allié. L’artillerie allemande bombardait avec intensité le secteur et on pouvait voir l’infanterie ennemie du poste de secours. Le capitaine Scrimger, qui a mérité une Croix de Victoria pour les actions qu’il a posées ce jour-là, est resté, malgré le feu nourri, pour diriger l’évacuation des blessés du poste de secours. Dernier à partir, il a transporté un homme gravement blessé, le capitaine Macdonald, de la maison de ferme jusqu’à la route, où les bombardements l’ont obligé à s’arrêter et à protéger avec son propre corps le capitaine Macdonald en attendant une accalmie.

Photographie en noir et blanc montrant un jeune homme, en uniforme militaire, avec une moustache et des lunettes, regardant directement le photographe.

Capt F.A.C. Scrimger, VC (SSAC) (MIKAN 3220991)

La citation du capitaine Scrimger parue dans le London Gazette relate le reste de l’histoire :

Lorsque [le capitaine Scrimger] ne peut aller plus loin avec [le capitaine Macdonald], il reste avec lui, sous la pluie de tirs, jusqu’à l’arrivée des renforts. Au cours des combats très violents qui se sont déroulés entre le 22 et le 25 avril, le capitaine Scrimger a fait preuve jour et nuit d’un grand sens du devoir auprès des blessés, au front. (London Gazette, no 29202, le 23 juin 1915) [traduction].

Le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger est né à Montréal (Québec), le 10 février 1881 et a obtenu son doctorat en médecine de l’Université McGill en 1905. Durant la Première Guerre mondiale, il a servi comme médecin-capitaine au sein du Corps de santé royal canadien (CSRC), 14e Bataillon, Royal Montreal Regiment. Le capitaine Scrimger a survécu à la guerre et, plus tard, a œuvré comme aide-chirurgien, puis comme chirurgien en chef à l’hôpital Royal Victoria de Montréal. Il meurt à Montréal le 13 février 1937.

Photographie en noir et blanc montrant quatre hommes debout devant la porte d’un édifice. À l’arrière-plan, on voit une infirmière et un homme regardant la scène.

Un groupe de délégués participant au Clinical Congress of Surgeons of America (dont le colonel Scrimger, VC, deuxième à partir de la gauche, en avant-plan), 1920 (MIKAN 3260187)

Bibliothèque et Archives Canada a la garde du dossier de service du Corps expéditionnaire canadien pour le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger.

Autres ressources

 

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : lieutenant Edward Donald Bellew et sergent-major de compagnie Frederick William Hall

Le second épisode dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale : la série Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria rappelle les actions du lieutenant Edward Donald Bellew et du sergent-major de compagnie Frederick William Hall.

Lieutenant Edward Donald Bellew, VC

Le 24 avril 1915, le lieutenant Edward Donald Bellew, un officier âgé de 32 ans faisant partie du 7e (1st British Columbia) Bataillon, combattait près de Keerselaere, en Belgique, sur le saillant d’Ypres pour repousser les assauts des Allemands contre le front allié après que l’armée allemande ait utilisé le gaz toxique pour la première fois avec succès.

Alors que ses frères d’armes tombaient tout autour, soit tués soit blessés, et sans l’espoir d’une relève, le lieutenant Bellew opérait une des deux mitraillettes du bataillon. Lui et le sergent Hugh Pearless sont restés aux commandes de leur mitraillette, positionnés en hauteur et surplombant les troupes allemandes qui avançaient, même s’ils étaient presque complètement encerclés par l’ennemi.

La citation visant à décerner la croix de Victoria au lieutenant Bellew parue dans le London Gazette décrit que même si le sergent Pearless était tombé au combat et que le lieutenant Bellew était blessé, ce dernier « a soutenu le tir jusqu’à épuisement des munitions et que l’ennemi se rue sur sa position. Le lieutenant Bellew s’est alors emparé d’un fusil, a détruit la mitraillette et s’est battu jusqu’à la fin, avant d’être fait prisonnier » [traduction] (London Gazette, no 31340, le 15 mai 1919) (en anglais seulement). Pour ses actions, on a décerné au sergent Pearless la Médaille de conduite distinguée à titre posthume.

Reproduction en noir et blanc d’un compte rendu dactylographié du 7e Bataillon d’infanterie du Canada durant la période à laquelle le lieutenant Bellew a posé les actions qui lui ont mérité la croix de Victoria.

Extrait du journal de guerre – 7e Bataillon d’infanterie du Canada (MIKAN 1883213)

Le lieutenant Bellew sera prisonnier de guerre en Allemagne jusqu’en décembre 1917, lorsque, à cause des effets permanents du gaz à Ypres, il sera transféré en Suisse. Peu de temps après la fin de la guerre, en décembre 1918, il sera rapatrié en Angleterre, où il restera deux mois dans un hôpital avant de revenir au Canada. Il retourne en Colombie‑Britannique et œuvre comme ingénieur civil. Il meurt à Kamloops le 1er février 1961.

Sergent-major de compagnie Frederick William Hall, VC

Dans la nuit du 23 avril, au cœur des combats féroces qui se déroulent sur le saillant d’Ypres, le sergent-major de compagnie Hall du 8e Bataillon, Corps expéditionnaire canadien, comprend que plusieurs hommes de sa compagnie manquent à l’appel. Deux fois cette nuit-là, alerté par les plaintes des blessés, il s’avance dans le « no man’s land » afin de récupérer les blessés. Tôt le matin du 24, lorsqu’un soldat blessé appelle à l’aide à 15 verges de sa tranchée, le lieutenant Hall et deux autres personnes, le caporal suppléant John Arthur Kenneth Payne et le soldat John Rogerson, rampent jusqu’à sa hauteur. Lorsque les militaires Payne et Rogerson sont tous deux blessés, le sergent-major de compagnie Hall persévère afin de sauver les blessés.

Photographie en noir et blanc d’un jeune soldat, en uniforme militaire, arborant une moustache et assis sur une chaise.

Sergent-major Frederick W. Hall, VC (MIKAN 3216472)

La citation du sergent-major de compagnie Hall parue dans le London Gazette (en anglais seulement) relate qu’après l’échec de sa première tentative, « le sergent-major de compagnie Hall s’est repris une seconde fois faisant preuve d’une grande bravoure et, alors qu’il soulevait l’homme blessé pour le ramener, Hall s’est effondré, frappé mortellement à la tête » [traduction]. Le soldat que Hall tentait de sauver a aussi été tué.

Dessin d’une carte des tranchées où le 8e Bataillon d’infanterie du Canada s’était engagé lors de la première bataille d’Ypres.

Carte tirée du journal de guerre du 8e Bataillon d’infanterie du Canada. (MIKAN 1883215)

Frederick William Hall et les deux autres médaillés de la croix de Victoria, Leo Clarke et Robert Shankland, vivaient sur la rue Pine à Winnipeg (Manitoba) avant la guerre. En 1925, la rue Pine est renommée « Valour Road » pour honorer les trois hommes.

Bibliothèque et Archives Canada a la garde du dossier des états de service du Corps expéditionnaire canadien pour le lieutenant Edward Donald Bellew et le sergent-major de compagnie Frederick William Hall.