Des photographies de la Première Guerre mondiale dans des fonds privés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Rebecca Murray

A.F. Duguid, un des premiers historiens militaires canadiens, a remarqué pendant ses recherches sur les séquelles de la Première Guerre mondiale qu’il « est impressionnant de voir à quel point les documents historiques les plus utiles sont encore en possession de particuliers » [traduction]. (Clio’s Warriors par Tim Cook, page 79)

Les photographies tirées de la collection photographique du Bureau canadien des archives de guerre (numéro d’acquisition 1964-114) sont représentatives de la vie des soldats durant la Première Guerre mondiale et des tâches qu’ils accomplissaient. Puisque bon nombre des photographies ont été numérisées et mises en ligne, les chercheurs s’en servent largement.

Cela dit, de nombreux chercheurs se présentent aux bureaux de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en quête d’images du conflit qui ne font pas partie des documents gouvernementaux officiels. Il s’agit là d’un parfait exemple de l’utilisation que l’on peut faire de nos fonds privés — les archives que des personnes ou des organisations ont données à BAC — en guise de complément par excellence aux documents gouvernementaux, car ils offrent une perspective différente d’un événement historique.

Le présent blogue met en valeur trois fonds tirés de nos collections, quoiqu’il y en ait beaucoup plus. Précisons que les références complètes sont fournies ci-dessous (en italique) de sorte que les chercheurs pourront commander facilement les documents aux fins de consultation, car ils n’ont pas tous été numérisés.

Collection W. L. Kidd, numéro d’acquisition 1974-137

Étendue : 405 photos

Description du contenu : Effectifs et activités à l’hôpital général canadien no 7, Étaples, en France (KIDD, W. L. 1974-137 SC 0333); des exemples de divers types de blessures subies par les soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale (KIDD, W.L. 1974-137 06221). (1916–1918)

Commentaires : Lancer des recherches au moyen du mot-clé « 1974-137 », à partir de la Recherche de fonds d’archives, pour lire les descriptions et voir les images numérisées, et ce, pour une partie de la collection.

Une photo noir et blanc montrant des soeurs infirmières avec des soldats dans une grande tente.

Des infirmières militaires prodiguant des soins à des soldats dans la tente réservée aux pansements, à l’hôpital général canadien no 7 (1917). Mention : W.L. Kidd (MIKAN 3603386)

Collection Margaret D. Cooke, numéro d’acquisition 1989-248

Étendue : 57 photos

Description du contenu : Corps du service de santé militaire canadien en Angleterre durant la Première Guerre mondiale, y compris les effectifs du 21e Bataillon; château de Saltwood; des soldats, dehors, devant la porte de la cuisine; hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught sur le domaine Cliveden, à Taplow; hôpital de la Nouvelle-Zélande no 2 à Walton-on-Thames; Moore Barrack, Shorncliffe, dans le Kent; Mount Felix, à Walton-on-Thames. Photographies de guerre : char d’assaut détruit; tranchée; ville anéantie (COOKE, MARGARET D. 1989-248 04147).

Une photo noir et blanc d’une femme dans l’uniforme d’une sœur infirmière avec la cape, l’épinglette, le chapeau et les gants blanc.

L’infirmière militaire Beatrice Baker 1916 (MIKAN 3596850)

Fonds Anne E. Ross, numéros d’acquisition 1982-174 et 1965-041

Étendue : 1 588 photographies

Description du contenu : Document photographique illustrant […] des activités et des effectifs à l’hôpital militaire fixe no 3, Corps du service de santé militaire canadien, au Canada, en Angleterre et dans le théâtre d’opérations de l’Europe méditerranéenne basé sur l’île de Lemmos, 1915-1917; des photographies prises par E.R Owen des effectifs, des patients, du corps professoral, d’événements majeurs et de visiteurs à hôpital de la Croix-Rouge Duchess of Connaught, à Taplow, en Angleterre, 1915-1916; des photographies de la Première Guerre mondiale (ROSS, ANNE E. 1982-174 05618, ROSS, ANNE E. 1965-041 05680A).

Une photo en noir et blanc d’un groupe de femme assise sur des chaises longue avec des couvertures. Trois des sœurs portent des pardessus foncés tandis qu’une autre en porte un manteau pale. Un soldat peut être entrevue dans le milieu du groupe

Des infirmières militaires assises sur le pont d’un navire avec un soldat, 1916. Mention : Anne E. Ross (MIKAN 3195179)

 

Si vous désirez découvrir ces photographies ou d’autres images conservées dans des fonds privés à BAC, veuillez communiquer avec nous au moyen du formulaire électronique.


Rebecca Murray est une archiviste de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

De l’eau au moulin : Poèmes sur la guerre, le travail et le progrès social

Par Kelly Anne Griffin

Connaissez-vous Alex Gibson? Cet immigrant, employé d’usine et vétéran de la Première Guerre mondiale, était aussi poète. Il a raconté ses expériences dans un recueil intitulé Grist for the Mill (De l’eau au moulin), publié à compte d’auteur en 1959, et dont un exemplaire a été découvert lors du traitement du fonds d’archives du Syndicat canadien des travailleurs du papier.

Né en Écosse en 1893, Alex Gibson immigre au Canada vers 1913. Engagé dans le Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale, il est affecté au 10e Bataillon des ambulanciers de campagne. Rentré au pays, il devient ouvrier dans une usine de pâtes et papier. Plusieurs poèmes de son recueil évoquent ses difficultés à s’adapter à ce travail routinier après avoir survécu aux horreurs de la guerre, un problème qu’éprouvaient bien d’autres soldats canadiens à leur retour d’Europe.

Dans son poème « What Shall It Be » (Qu’est-ce qui nous attend?), Gibson évoque ainsi le désarroi des soldats rapatriés :

Que ferons-nous après la victoire

Simplement rentrer chez nous

Reprendre la routine comme avant

Les vies gâchées et les rêves brisés

Dans un désert à arpenter?

[…]

Répondez-moi, travailleurs du rail et des usines

De la mer et des postes, des moulins et des mines

Car la réponse ne viendra pas d’ailleurs.

(p. 90 à 92) [traduction libre]

Photo noir et blanc montrant une scène de guerre : des soldats blessés sont étendus sur des civières; autour deux, plusieurs soldats se tiennent debout devant des bâtiments en ruines.

10e Bataillon des ambulanciers de campagne à Amiens, en août 1918. Alex Gibson soignait les blessés au front. Cette expérience dévastatrice transparaît dans sa poésie. (MIKAN 3397051)

Alex Gibson travaille dans l’industrie des pâtes et papiers pendant plus de 38 ans, se passionnant pour tout ce qui concerne les relations de travail. Il occupera plusieurs postes importants au Syndicat canadien des travailleurs du papier, tentant même de se faire élire au Parlement canadien dans la circonscription de Port Arthur en 1935 et en 1940, sous la bannière de la Fédération du Commonwealth coopératif. Ce parti, le précurseur du Nouveau Parti démocratique, se faisait le champion du progrès social et des revendications syndicales.

Les convictions socialistes de Gibson transparaissent dans presque tous ses poèmes, et nous offrent un témoignage de première main sur les luttes de la classe ouvrière à cette époque. Les conditions lamentables des travailleurs et la nécessité de se réunir au sein d’une grande fraternité sont des thèmes récurrents dans les écrits de Gibson. Dans son ouvrage Hoboes and Heroes (Clochards et héros), il décrit ainsi ce qu’on pourrait appeler « le travailleur pauvre » :

Il disait que partout où il allait,

Ils étaient des milliers comme lui, il se reconnaissait

Leur maigre pécule déjà dépensé,

Contraints à demander la charité

[…]

À l’entendre, j’ai senti l’amertume d’un sombre désespoir

Ne pouvant plus y croire, il avait perdu tout espoir

(p. 77 à 80) [traduction libre]

Après plus de 30 ans de travail en usine et un engagement actif au sein du mouvement syndical, Gibson connaissait parfaitement les difficultés et les luttes qui existent dans une usine de pâtes et papiers. Ces enjeux apparaissent fréquemment dans ses écrits. Les journées étaient longues, les salaires, peu élevés, et les conditions de travail, moins réglementées qu’aujourd’hui. Gibson s’efforça constamment d’améliorer cette situation par son engagement syndical. Dans son œuvre, il dresse un portrait saisissant des conditions de vie de ses compagnons de travail, où transparaît son empathie à leur égard. Voici quelques lignes tirées de la dédicace de son livre :

Vous qui peinez dans le noir

Vous qui dérivez sans espoir

Vous arrachant le cœur

À empiler les heures

Je vous connais très bien,

Menant la même vie, comme vous n’ayant rien

Voici mon cadeau, il est pour vous,

C’est tout ce que j’ai à offrir.

(p. 3) [Traduction libre]

Photo noir et blanc d’un homme tenant une planche de bois, penché au-dessus d’un défibreur.

Ouvrier manipulant un défibreur dans une usine de pâtes et papier. La poésie de Gibson décrit souvent les conditions de travail monotones et dangereuses qui régnaient dans ces usines, ainsi que leurs conséquences sur les travailleurs. Source : Harry Foster (MIKAN 3196845)

La plupart des poèmes d’Alex Gibson concernent le monde du travail et les injustices sociales au Canada, mais certains rappellent d’importants événements historiques. « A Constitutional Crisis » (Une crise constitutionnelle) raconte le scandale provoqué par l’abdication d’Édouard VIII et son mariage avec Wallis Simpson, une femme deux fois divorcée. « A Note to the Hon. Minister of Justice » (Un message à l’honorable ministre de la Justice) évoque l’emprisonnement de Tim Buck, un des leaders du mouvement syndical. L’incarcération de Buck à la prison de Kingston souleva un tollé général dans la population, en particulier parmi les travailleurs comme Gibson.

Bien que les poèmes du recueil s’inspirent surtout des conflits personnels de Gibson et des luttes des travailleurs, ils véhiculent un message d’espoir; plusieurs sont encore d’actualité pour les Canadiens aujourd’hui. Voilà pourquoi Grist in the Mill constitue un véritable trésor dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

Tiré de la collection Lowy : vestiges de la communauté juive espagnole

Par Michael Kent

En tant que bibliothécaire, on m’interroge souvent sur la valeur du livre imprimé à l’ère numérique. Après tout, plusieurs livres des collections dont je m’occupe peuvent être consultés sur Internet en format numérique. Il est vrai que même les plus anciens ouvrages des collections de Bibliothèque et Archives Canada sont maintenant accessibles en ligne sous divers formats; cependant, je suis convaincu que le pouvoir évocateur de l’objet matériel, et de toutes les histoires qui se cachent derrière, dépasse largement le simple contenu de ses pages.

Le fragment du Pentateuque de 1491, le livre des écritures canoniques juives, publié en Espagne, est l’un des ouvrages qui inspirent fortement un tel sentiment.

Cette Bible, imprimée par Eliezer ibn Alantansi à Hijar en Espagne, est le dernier livre hébraïque daté à avoir été imprimé en Espagne avant l’expulsion des Juifs de ce pays en 1492. L’âge, la qualité d’impression et le degré d’érudition nécessaire pour produire un tel livre en font déjà une œuvre majeure des débuts de l’imprimerie, mais c’est l’histoire qu’il nous raconte à propos de l’expulsion des Juifs d’Espagne qui lui confère un tel pouvoir évocateur.

Malheureusement, le problème des réfugiés n’est pas nouveau. À l’heure actuelle, nous vivons une crise des réfugiés à l’échelle internationale, une crise que nous pouvons observer pratiquement en direct grâce aux médias sociaux. La technologie moderne nous permet de découvrir, avec une certaine honte, la pénible existence de ceux qui vivent dans des camps de réfugiés.

La multitude de blogues, de photos, de témoignages personnels et d’informations diffusées dans les médias permettra aux futures générations de chercheurs de comprendre les difficultés que doivent surmonter les réfugiés contemporains, et ce, d’une manière que les précédentes générations n’auraient jamais pu imaginer. Mais qu’en est-il des réfugiés d’autrefois? Comment faire pour comprendre les problèmes des réfugiés au Moyen Âge, leurs attentes, leurs anciennes vies, leurs espoirs pour l’avenir, et la désolation causée par les bouleversements qu’ils ont subis?

Toutes ces questions posent un énorme défi aux historiens qui s’intéressent à la vie des gens ordinaires dans les temps anciens. L’Histoire ne doit pas se limiter à une suite de dates ou à la vie des élites de la société; nous devons chercher à connaître ce qu’ont vécu les masses populaires et tirer des leçons de leurs expériences collectives.

Mais revenons à cet ouvrage biblique tiré de la collection Lowy. Si l’on s’en tient strictement au contenu du livre, le Pentateuque n’est-il rien d’autre qu’une bible rabbinique ordinaire, le genre d’ouvrage qu’on pourrait aisément télécharger sans frais sur Internet? La réponse toute simple est non. Au‑delà du texte qu’il contient, cet objet nous permet-il de mieux connaître la communauté juive d’Espagne à la veille de son expulsion? Je réponds oui, sans hésiter.

Une photographie en couleur d’une page jaunie, et imprimé couverte d’écriture hébraïque.

Une page de la Bible hébraïque de 1490 imprimé par Eliezer ben Avraham Alantansi (AMICUS 32329787)

En regardant cette page, je vois une communauté qui se considérait comme stable, bien établie, et qui croyait avoir un avenir en Espagne. Au début de l’imprimerie, la production d’une bible comme celle-ci aurait constitué un projet très ambitieux. La mise sur pied d’un équipement communautaire telle une presse à imprimer, l’investissement consenti en études savantes et un engagement financier considérable démontrent clairement à mes yeux que les Juifs d’Espagne se sentaient en sécurité en Espagne et envisageaient un long et bel avenir dans la péninsule ibérique. Je regarde cette page et je vois des gens qui ne pouvaient imaginer les bouleversements et dévastations qui frapperaient leur communauté moins de deux ans plus tard. Bref, je vois un témoignage direct de l’un des plus vastes mouvements de réfugiés en Europe médiévale.

En tant que bibliothécaire et conservateur, je crois fermement au pouvoir d’évocation du livre physique, un pouvoir qui va bien au-delà du simple contenu de l’ouvrage. Si les livres électroniques et les sites Web permettent un accès universel à une large gamme de contenus intellectuels, les leçons de vie et les témoignages historiques offerts par le livre physique demeurent irremplaçables.


Michael Kent est le conservateur de la collection Jacob M. Lowy.

Trouver des accidents ferroviaires dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

Par Rebecca Murray

Ces dernières années, des déraillements et des collisions de trains de grande envergure ont retenu notre attention et sont devenus des enjeux pour la sécurité publique, mais ce fait n’a rien de nouveau si l’on se reporte à l’histoire du transport au cheminCanada. L’histoire du chemin de fer au Canada est parsemée d’accidents ferroviaires et elle a façonné la vie de nombreux Canadiens.

Une photo en noir et blanc montrant un déraillement dans la gare de triage.

Déraillement de wagons sur l’avenue Strachan à Toronto, 19 décembre, 1916. Photographie prise par John Boyd (MIKAN 3364261)

Avez-vous déjà été témoin d’un accident ferroviaire? Peut-être qu’un membre de votre famille ou un ami a subi les affres d’un tel accident? Avez-vous de l’intérêt pour l’histoire du chemin de fer dans une région donnée ou en ce qui a trait à une compagnie en particulier? Ce ne sont là que quelques-unes des innombrables raisons qui incitent les chercheurs à consulter les Services de référence de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) au sujet d’accidents ferroviaires.

Amorcer une recherche sur les accidents ferroviaires

D’abord, il faut recueillir autant d’information que possible sur l’accident ferroviaire avant de communiquer avec les services de BAC ou de se présenter à l’un des bureaux de l’organisation. La date et le lieu exacts sont extrêmement importants, tout comme certains détails, tels que le nom des personnes concernées et, si l’information est connue, le type d’accident (p. ex., à un passage à niveau public, un déraillement, une collision). Si certains de ces détails sont manquants, on peut consulter des journaux sur microfilm ou en ligne avant d’entreprendre des recherches au moyen des outils en direct de BAC. Les documents relatant les accidents sont généralement classés par ordre chronologique, la date est donc l’élément clé pour amorcer les recherches auprès de l’institution appropriée.

BAC garde les dossiers des accidents ferroviaires dont les enquêtes ont débuté en 1990 ou avant, tandis que le Bureau de la sécurité des transports du Canada tient à jour une base de données en ligne sur les enquêtes menées de 1991 jusqu’à maintenant.

Documents en possession de BAC

Les documents d’accidents ferroviaires sont répartis dans diverses séries du fonds de la Commission canadienne des transports (RG46) en fonction de la plage de dates et du type d’accident.

Au moment d’entreprendre des recherches, il est préférable de procéder comme suit au moyen des instruments de recherche.

No d’instrument de recherche Format Période de temps Marche à suivre
46-21 Recherche de fonds d’archives De 1838 à 1987 Dans le premier encadré, cliquer sur la flèche vers le bas et sélectionner No d’instr. de recherche. Dans l’encadré à droite, inscrire 46-21. Dans la seconde rangée d’encadrés, la sélection par défaut est réglée à Tout mot-clé. Inscrire le mot accident dans la boîte à droite. Appuyer sur Retour. À droite de la liste des résultats, on peut utiliser les fonctions afin de trier tous les résultats par date, ou encore pour restreindre les réponses à une décennie précise.
46-10 Instrument de recherche en ligne 46-10

(en anglais seulement)

De 1904 à 1949, de 1964 à 1972 L’instrument de recherche présente des documents classés par ordre alphabétique, puis chronologique, selon les compagnies de chemin de fer. Le contenu de chaque rapport varie, mais on fait souvent mention d’accidents.
46-55 Instrument de recherche en ligne 46-55

(en anglais seulement)

De 1900 à 1992 Des accidents survenus à des traverses de chemin de fer, classés par ordre alphabétique selon les subdivisions géographiques
46-58 Instrument de recherche en ligne 46-58 (en anglais seulement) 1982 et 1983 Par ordre chronologique
46-59 Instrument de recherche en ligne 46-59 (en anglais seulement) 1984 Par ordre chronologique

De plus, il existe d’autres ressources sur Internet et sur place, à Bibliothèque et Archives Canada, au 395, rue Wellington, à Ottawa. On peut avoir recours à la Recherche de fonds d’archives pour effectuer des recherches générales à partir de mots-clés comme « chemin de fer » ET « accident » (ou « déraillement », « collision ») et utiliser le menu de droite pour trier tous les résultats en fonction d’une date ou encore pour restreindre les réponses à une décennie précise.

Si, en suivant les étapes précédemment décrites, vos recherches sont infructueuses, il ne faut pas vous décourager! Il suffit d’un appel ou d’un clic pour joindre le personnel des services de référence. Nous serons aussi heureux de vous accueillir en personne. Peu importe la méthode que vous choisirez pour nous contacter, nous sommes heureux d’aider les chercheurs en répondant à leurs questions.


Rebecca Murray est archiviste de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

25 millions de pages pour les examens en bloc!

25 millions de pages : voilà le cap que vient d’atteindre le projet d’examen en bloc de Bibliothèque et Archives Canada. Lancé en 2010, ce dernier permet au public d’accéder à des archives du gouvernement canadien dont l’accès était restreint. Pour ce faire, on sélectionne d’abord un échantillon au sein d’un groupe de documents, puis on évalue les risques associés à leur divulgation.

Depuis le début du projet, on a donné accès à plusieurs documents historiques, notamment sur les célébrations du centenaire de la Confédération, en 1967, et sur les débuts du commerce et des affaires étrangères.

Plus récemment, on vient d’ouvrir l’accès au premier groupe de documents provenant du ministère de l’Environnement. Datant de 1969 à 1972, ceux-ci proviennent des dossiers des services de gestion environnementale et de la direction des terres, ainsi que des registres de la planification stratégique et des services de recherche. Plus de 300 000 pages sont dorénavant accessibles; elles portent principalement sur la pollution dans les Grands Lacs à la fin des années 1960, les enjeux liés aux déchets solides pour les administrations municipales et la relation entre le Canada et l’OTAN en ce qui a trait à l’environnement. Voilà de quoi intéresser les chercheurs qui étudient l’émergence des connaissances environnementales et des mouvements en faveur de l’environnement au Canada!

Le fonds de la Cour de l’Échiquier

Par Johanne Noël

En 1875 naissait la Cour de l’Échiquier du Canada

La Cour de l’Échiquier et la Cour suprême du Canada ont été créées par la même loi : la Supreme and Exchequer Courts Act. La Cour de l’Échiquier a été active de 1875 à 1971, année de création de la Cour fédérale.

Les causes à la Cour de l’Échiquier étant moins fréquentes, elles étaient entendues par les juges de la Cour suprême. De 1875 à 1887, ceux-ci ont parcouru le Canada en rotation à cette fin. En 1887, la Cour de l’Échiquier est devenue une cour à part entière; c’est son premier juge, l’honorable George Wheelock Burbidge, qui en a écrit les règles de procédure.

Photo noir et blanc montrant un homme moustachu portant un complet et une chemise blanche.

George Wheelock Burbidge, septembre 1891. Photo : William James Topley (MIKAN 3213416)

Les documents du fonds de la Cour de l’Échiquier

La très grande majorité des documents qui se trouvent dans le fonds de la Cour de l’Échiquier à Bibliothèque et Archives Canada sont des dossiers relatifs à des causes. S’y ajoutent les travaux spéciaux de la Cour, la correspondance, les procès-verbaux d’audience, les registres divers et les plumitifs.

Le plumitif

Le registraire de la cour tient un gros registre, appelé plumitif, où il enregistre les causes de façon chronologique. Pour chacune, il inscrit un numéro, les noms du plaignant et du défendeur, ainsi que le nom de leur avocat respectif. Tout au long du processus, il liste les documents déposés à la Cour, avec la date du dépôt et le coût de l’enregistrement. Un plumitif peut renfermer de nombreuses causes et avoir jusqu’à 10 centimètres d’épaisseur.

Page couverture d’un album en cuir et en velours cordé usés, sur laquelle est écrit : « Docket Record. Exchequer Court of Canada. 8435-12544. August 27, 1927 – August 5, 1930 ».

Page couverture d’un plumitif (MIKAN 4628412)

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Publications du gouvernement du Canada : à vos MARC… Prêts… Partez!

Un nouveau service de notices bibliographiques en format MARC 21 de Bibliothèque et Archives Canada pour les bibliothèques canadiennes

Chaque année, le gouvernement du Canada produit de nombreuses publications – notamment des rapports de recherche, des comptes rendus de conférences et plus encore. Beaucoup de ces publications sont disponibles au moyen du Programme des services de dépôt (PSD) du gouvernement du Canada, géré par Services publics et Approvisionnement Canada. Le PSD rassemble les publications du gouvernement fédéral et les distribue chaque année aux bibliothèques canadiennes depuis 1927. En raison de la transition des documents imprimés aux publications numériques, le PSD est maintenant un service en ligne centralisé de distribution hebdomadaire qui permet d’accéder aux publications électroniques du gouvernement.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le mandat législatif « d’être le dépositaire permanent des publications des institutions fédérales » (Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada, L.C. 2004, chapitre 11). Nous acquérons des milliers de publications du gouvernement fédéral en différents formats par divers moyens, tels que le PSD, les dons et les cadeaux.

De plus en plus, les publications du gouvernement du Canada sont disponibles en format électronique. Par conséquent, leur catalogage efficace, précis et opportun est encore plus nécessaire qu’avant pour y avoir accès et les découvrir. Cela est vrai non seulement pour BAC et ses visiteurs, mais aussi pour les bibliothèques canadiennes et leurs usagers.

Photo en noir et blanc d’une jeune femme en uniforme donnant une grande pile de livres à un marin. Ils sont debout sur le pont d’un bateau et le havre figure en arrière-plan.

La membre principale du Service féminin de la Marine royale du Canada, Ruth Church, apportant des livres au matelot qualifié Bill Swetman du NCSM PETROLIA, à Londonderry, en Irlande du Nord, en novembre 1944 (MIKAN 3519918)

L’équipe de catalogage des Publications gouvernementales de BAC produit des notices bibliographiques de grande qualité pour des publications provenant des listes d’acquisitions hebdomadaires du PSD. Visitez la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21 afin d’avoir accès à ces notices.

Téléchargez les notices bibliographiques en format MARC 21 de BAC en trois étapes simples :

Une capture d'écran de la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21.

Capture d’écran de la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21.

À vos MARC…

Cliquez simplement sur l’année de votre choix et vous serez dirigé vers des liens hebdomadaires.

Capture d'écran d'une page Web intitulée « Notices bibliographiques de BAC en format MARC 21 ». En dessous, il y a des liens hebdomadaires : Semaine 1 (Le 6 janvier 2017), Semaine 2 (Le 13 janvier 2017), etc.

Capture d’écran d’une page présentant des liens aux lots de notices bibliographiques pour les listes de publications PSD de 2017.

Prêts…

Cliquez sur un lien pour ouvrir un document texte (.txt) comprenant des notices de lot aux publications gouvernementales choisies pour la semaine sélectionnée.

Partez!

Téléchargez et sauvegardez le document texte (.txt) dans votre éditeur MARC préféré!

Vous avez des questions concernant les notices bibliographiques de BAC en format MARC 21 pour les publications du gouvernement du Canada? N’hésitez pas à communiquer avec nous.

Pénitencier de la Colombie-Britannique sur l’île Goose : séparé par 20 km de toute aide ou par 9 à 17 heures à vol de pigeon

Par Caitlin Webster

Deux brèves notes dans les ressources documentaires de Bibliothèque et Archives Canada rattachées au pénitencier de la Colombie-Britannique illustrent bien les dangers liés à la supervision de groupes de travail en milieu carcéral dans des régions éloignées. À divers moments durant les 102 ans de présence à l’établissement de New Westminster, le pénitencier a exploité une prison agricole, ainsi qu’un atelier de menuiserie, de transformation des métaux et de maçonnerie. Mais, au début du 20e siècle, on a tenté de mener des opérations forestières et d’exploiter des carrières, hors site, à environ 20 km de l’administration centrale.

En 1903, le pénitencier a acquis l’île Goose par acte de cession à la suite d’un décret du Conseil. Aussi connue sous le nom de l’île Wright, de l’île du Pen et même de l’île des Convict (condamnés), cette propriété de 140 acres est située au centre du lac Pitt, du côté est de la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.

Page rédigée à la main en anglais : « On a Memorandum, dated 21st January, 1903, from the Minister of the Interior, stating that application has been made by the Minister of Justice for the transfer to his Department, for the purposes of the British Columbia Penitentiary of Goose Island, situated about the center of Pitt Lake, in Section 25, Township 5, Range 5, west of the Seventh Meridian, in the Railway Belt in British Columbia, the said island being required for the quarrying of stone thereon for use in connection with the penitentiary. The Minister recommends, as the land is vacant in the records of the Department of the Interior, that, under Clause 31 of the Dominion Lands Act, it be transferred to the Department of Justice for the purposes of the British Columbia Penitentiary as above mentioned. The Committee submit the same for approval. »

Décret du Conseil attribuant l’île Goose au pénitencier de la Colombie-Britannique, approuvé le 4 février 1903 (en anglais seulement). Texte imprimé dans la Gazette du Canada (volume 36, numéro 34, le 21 février 1903, page 4) [en anglais seulement].

On envisageait alors d’ériger un camp de travail sur l’île afin d’en extraire du bois d’œuvre et des ressources minérales et, en juin 1906, deux gardiens et sept condamnés partent de l’établissement de New Westminster pour se rendre sur l’île. Le groupe, auquel s’ajouteront par la suite sept autres détenus, dégage des routes, construit des cabanes en bois rond et un appontement, coupe 200 cordes de bois et extrait 96,5 verges de granite. Au printemps et à l’été de 1907 et de 1908, d’autres équipes sont dépêchées sur l’île.

L’île Goose étant tellement isolée à l’époque, on envoie chaque semaine aux gardiens de la prison douze pigeons voyageurs pour échanger des missives. Chaque jour, un pigeon part de l’île en direction de l’établissement de New Westminster afin de livrer régulièrement un rapport de la situation. En cas de demande urgente, les gardiens doivent envoyer deux pigeons, l’un après l’autre rapidement et, en cas d’urgence, telle qu’une évasion, il faut alors déployer trois ou quatre pigeons à de courts intervalles.

Une page dactylographiée et ronéotée décrivant les modes de communication réguliers et urgents à employer avec les pigeons voyageurs entre l’île Goose et le pénitencier de New Westminster.

Page 2 des instructions provisoires du pénitencier de la Colombie-Britannique destinées aux agents responsables du groupe sur l’île Goose (MIKAN 4936751)

Le 27 mai 1908, une de ces urgences survient au camp. À 15 h 55, des gardiens envoient le premier d’au moins deux pigeons voyageurs, celui-ci arrive au pénitencier à 9 h le lendemain matin avec le message « murderous assault » (« assaut meurtrier ») perpétré par deux détenus. Puis, un message de suivi indiquant que les prisonniers ont été menottés et qu’il n’y a aucun blessé envoyé à 8 h 10 le 28 mai est reçu l’après-midi même à 16 h 30.

Note manuscrite collée sur une page dactylographiée avec une description du contenu de la note et intitulée « Message from Wright Island to the Penitentiary via Pigeon – May 28th, 1908 » (« Message envoyé de l’île Wright au pénitencier par l’entremise d’un pigeon – le 28 mai 1908 »).

Le message confié à un pigeon voyageur de l’île Goose à 8 h 10 le 28 mai 1908, arrivé au pénitencier de la Colombie-Britannique à 16 h 30 la même journée (MIKAN 4936749)

 

Outre cette attaque, d’autres évasions et tentatives d’évasion sont survenues au camp. Comme il fallait s’y attendre, les difficultés à surmonter pour superviser un groupe de travail composé de détenus dans un lieu aussi isolé étant tellement grandes, on en vient à cesser les activités sur l’île. En 1919, les cabanes en bois rond sont en piteux état, et le personnel du pénitencier installe des affiches interdisant l’accès à la propriété afin d’éviter le vandalisme. Malgré un certain intérêt occasionnel pour les pierres, le bois et le potentiel récréatif de l’île au cours des années qui suivent, il y aura peu d’activités sur le site jusqu’au moment de sa vente, en 1953.

Un article de journal intitulé « Pitt Lake’s ‘Pen’ Island Re-discovered » (« Redécouverte de l’île du Pen sur le lac Pitt ») accompagné de quatre photographies en noir et blanc du camp de travail en piteux état.

Des photographies prises par Charles Jennings accompagnant un article daté du 14 juin 1955, rédigé par Jimmie McPhee et publié dans le journal The British Columbian. (MIKAN 4936750)

Ressources connexes

Instruments de recherche récemment transcrits

Afin d’aider les utilisateurs à repérer plus facilement les documents qu’ils cherchent, Bibliothèque et Archives Canada a transcrit certains instruments de recherche qui, auparavant, ne pouvaient être consultés qu’en format papier à la salle de référence du 395, rue Wellington. Les instruments de recherche ci-dessous sont maintenant disponibles en ligne. Vous pourrez en apprendre davantage sur le sujet en consultant cette série en trois parties : Découvrez les instruments de recherche!

Documents administratifs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)

  • Instrument de recherche 18-16—Volumes 2511 à 2647
    Ces documents, créés entre 1868 et 1878, portent sur les dépenses administratives de la police des frontières et du Dominion, et comprennent quelques demandes d’emploi pour la police à cheval proposée des Territoires du Nord-Ouest.
  • Instrument de recherche 18-29—Numéro d’acquisition 1985-86/574, boîtes 1 à 32
    Cet ensemble de documents se compose de registres produits par l’administration de la GRC de 1940 à 1970. Un groupe de dossiers concerne l’organisation, les procédures et les fonctions de la GRC, notamment les quartiers généraux, le Service divisionnaire des enquêtes criminelles, la Direction « S », les divisions de la marine et de l’aviation, ainsi que diverses autres divisions réparties au Canada. Un autre groupe de documents traite du système de communication, de l’utilisation de l’autoradio jusqu’au télex. D’autres sujets sont abordés, notamment le système de classification, la force de réserve de la GRC et les études de gestion. On y trouve aussi neuf dossiers de service concernant des gendarmes spéciaux et des membres réguliers de la GRC.
  • Instrument de recherche 18-30—Numéro d’acquisition 1985-86/612, boîtes 1 à 42
    Ces dossiers concernent le comité interministériel sur les recommandations de la Commission Marin, divers groupes d’étude sur les associations de policiers et le contrôle relatif à la souveraineté, le collège de la GRC, le musée, le service policier dans les provinces, les patrouilles nordiques, les monuments commémoratifs et les cairns, ainsi que l’aide aux éditeurs. La plupart de ces dossiers, créés de 1939 à 1980, traitent de questions administratives courantes, telles que le personnel, la formation, les cours, les fournitures et l’orchestre de la GRC.

Dossiers de la Cour suprême

  • Instrument de recherche 125-3—Volumes 3009 à 4067, 4294 à 4295
    Ces dossiers de cas regroupent les documents créés par les appelants, les intimés, le personnel de la Cour et les juges pour toutes les causes portées devant la Cour. L’instrument de recherche prend la forme d’une liste de dossiers indiquant le numéro du volume, le numéro de la cause, le nom de l’appelant, le nom de l’intimé et l’année durant laquelle la cause a été déposée en cour. Plus de 6 000 descriptions supplémentaires pour les dossiers de 1980 à 1990 ont été ajoutées à notre base de données.

Service hydrographique du Canada

  • Dossiers du système de classification—Instrument de recherche 139-1—Volumes 1 à 29
    Ces dossiers ont été créés de 1938 à 1965 et concernent les avis canadiens aux navigateurs. Le Service hydrographique du Canada relevait du ministère des Mines et des Ressources (1936–1948), puis du ministère des Mines et des Relevés techniques (1949–1966) à l’époque de la création de ces dossiers. Ces avis aux navigateurs comprennent les documents suivants : changements aux cartes marines; correspondance concernant les relevés effectués dans diverses régions du pays; rapports, comités, instruments et équipements hydrographiques ainsi que communications avec des organisations internationales sur des questions relatives à l’océanographie; rapports mensuels de divers navires du Service, documentation de la station marégraphique et relevés courants.
  • Journaux de bord—Instrument de recherche 139-1—Volumes 33 à 66 (MIKAN 181475)
    Ces dossiers concernent les journaux de bord de divers navires affectés aux opérations hydrographiques sous l’autorité de la direction de la Marine du ministère de la Marine et des Pêcheries (1905–1910, 1922–1936), du ministère de la Marine (1910–1922), du ministère des Mines et des Ressources (1936–1948), du ministère des Mines et des Relevés techniques (1949–1966) et du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources (1966–1967). Les journaux rendent compte au quotidien des activités et observations à bord de ces navires. Les plus anciens journaux fournissent une brève description de quatre à huit lignes des conditions météorologiques et de l’entretien des bateaux. Les informations consignées dans les plus récents journaux, rédigés dans les années 1950 et 1960, portent sur la température, les activités de maintenance du bateau, l’itinéraire quotidien, le cap au compas, les positions périodiques exprimées en longitude et latitude, les conditions de houle et de vent, la pression barométrique, la température atmosphérique et la visibilité. Peu d’informations sur les travaux hydrographiques sont également consignées.

Ajouts au portail Données ouvertes

Bibliothèque et Archives Canada (BAC), certaines études réalisées par des ministères fédéraux sont conservées sur des dispositifs désuets. Pour assurer la préservation de ces fichiers, BAC procède à leur extraction et les publie sur le portail Données ouvertes. Les études portent sur une variété de sujets comme l’environnement, la santé et l’immigration. (Pour en savoir plus sur la structure des données, lisez notre billet de blogue intitulé Données ouvertes : rendre accessibles les anciennes études du gouvernement du Canada.)

En voici un aperçu :

Fichiers de la Commission des prix et des revenus

Projet Thirsk

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données générales sur la population active, le chômage et les postes vacants. Elles ont été recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur les caractéristiques régionales de l’inflation et du chômage. Elles couvrent la période allant de 1949 à 1971.

Projet Lewis

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques (mensuelles pour la plupart) recueillies pour appuyer les études de la Commission sur la validité des théories économiques relatives aux salaires et à la répartition de la main-d’œuvre. Elles couvrent la période allant de 1935 à 1971.

Projet Lazar

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales et de statistiques sociales concernant la situation de la population active du Canada. Elles couvrent la période allant de 1950 à 1970.

Projet Scharfe

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur l’inflation dans l’économie canadienne. Elles couvrent la période allant de 1961 à 1969.

Mouvements itinérants – 1971, 1972, 1973, 1974 et 1975

Ces fichiers contiennent des statistiques annuelles relatives aux mouvements d’aéronefs au Canada. Il s’agit de mouvements pour lesquels on sait que l’aéronef décollant ou atterrissant quitte la zone de la tour de contrôle de l’aéroport ou y entre.

Organisation de l’industrie canadienne

Les données contiennent des variables liées à la structure, au fonctionnement et au rendement des industries manufacturières au Canada, ainsi que des industries américaines équivalant aux industries canadiennes de l’échantillon. Elles couvrent les années 1975 et 1976.