Images de poules maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un jeune garçon. À sa gauche se trouve un coq blanc sur un piédestal.

Portrait d’Henri Groulx, Lachine (Québec) [MIKAN 3630060]

Les poules sont des oiseaux domestiques élevés pour leurs œufs et leur chair. On trouve de nombreux producteurs de poulet et couvoirs de poules pondeuses dans chaque province. Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Ontario et le Québec possèdent la plus forte concentration de producteurs, suivis par la Colombie-Britannique et l’Alberta, respectivement.

Photo couleur d’un homme plaçant de l’eau dans des plats à l’intérieur d’un enclos pour poussins.

Un homme donnant de l’eau à des poussins dans l’un des couvoirs du Marshall Chicken Ranch, Toronto (Ontario) [MIKAN 4313936]

Photo noir et blanc de deux femmes inspectant des œufs qui défilent sur un transporteur à courroie et les plaçant dans des boîtes.

Mme Hines et Mme Dominey préparant des œufs pour les consommateurs, Port Williams (Nouvelle-Écosse) [MIKAN 4950331]

Les poules ne sont pas des oiseaux migrateurs. Elles occupent un petit territoire et peuvent difficilement nager ou voler. Les gens pouvaient facilement capturer ces oiseaux et les emmener avec eux quand ils déménageaient. La domestication des poules s’est faite rapidement. Que ce soit pour une production familiale ou pour nourrir de grandes populations urbaines, les poules se sont avérées extrêmement polyvalentes sur le plan des soins et de la reproduction.

Photo noir et blanc d’un homme nourrissant des poules à côté d’un poulailler.

Élevage de volaille, Oromocto (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 3643515]

Visitez l’album Flickr maintenant!

Des images d’enregistrements pour enfants : disques 78 tours, 1918-1962 maintenant sur Flickr

Ces disques colorés et ludiques représentent quelques-uns des plus anciens enregistrements pour enfants au Canada. Certains sont tout simplement des enregistrements de comptines ou de chansons connues en anglais et en français.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la Canadian Music Corp., Ltd. La face 2 montre le contour du Canada avec en superposition le mot Dominion. Le titre de la chanson est « Ma mère m'envoit-au marché » suivi du nom des artistes Hélène Baillargeon, chant, et Gilbert Lacombe, guitare.

La mère Michel, Face 2 [Ma_Mere.jpg]

Certains de ces disques font partie d’un ensemble d’objets. Ainsi, la compagnie Dee & Cee qui a produit les disques « Pretty Baby » n’était pas une maison de disques, mais plutôt un fabricant de poupées. Dee & Cee a vraisemblablement ajouté des disques à certaines de ses poupées, sans doute dans le but d’augmenter les ventes.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la compagnie de jouets Dee & Cee. La face 1 montre une petite fille assise tenant un livre ouvert. Le nom de la compagnie et le titre de l’enregistrement « Pretty Baby » apparaissent sur la couverture du livre.

« Pretty Baby », face 1 [Pretty_Baby_1.jpg]

Ces magnifiques disques ont attiré l’attention et amusé de nombreux enfants au début du 20e siècle lorsqu’ils ont été lancés.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Des images de homards maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un homme tenant un gros homard dans sa main gauche.

Dougal Doucette tient le premier gros homard de la saison, Miminegash (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4953614]

Saviez-vous que le terme « homard » désigne en fait une variété de crustacés? Ceux-ci comprennent le homard que l’on connaît, bien sûr, mais aussi la langouste, le homard récifal, la cigale de mer, le homard à fourrure et la galathée.

Photo noir et blanc d’un village côtier. On voit des homardiers à l’arrière-plan, des casiers à homard au centre, et des balises flottantes au premier plan.

Casiers à homard et balises flottantes sur le rivage, Sandford (comté de Yarmouth, Nouvelle-Écosse) [MIKAN 3629555]

Photo noir et blanc de deux hommes, deux femmes et un enfant en train d’examiner quelques homards autour de casiers.

Deux hommes, deux femmes et un enfant debout autour de casiers à homard, parc national Fundy (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 4317581]

L’espèce de homard la plus connue des Canadiens – le Homarus americanus – vit le long des côtes de l’Atlantique et dans les eaux du plateau continental, du Labrador à la Caroline du Nord. C’est la seule espèce que l’on retrouve au Canada. Le plus gros spécimen répertorié ici a été capturé au large de la Nouvelle-Écosse en 1977; il pesait plus de 20 kilos!

Photo noir et blanc d’un homme aidant une fillette attablée devant son repas de homard.

Jane Petrie devant son repas de homard (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4949865]

Le homard est un mets recherché et un important produit d’exportation pour le Canada, qui l’expédie partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, au Japon, en Chine et dans les pays de l’Union européenne.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Un registre de déportation et l’histoire d’un déporté canadien japonais

Par R. L. Gabrielle Nishiguchi

Photo noir et blanc d’un groupe de femmes et d’un enfant, se tenant debout devant des bagages et des caisses.

Après leur internement durant la Deuxième Guerre mondiale, des Canadiens japonais attendent d’être déportés par train puis par bateau vers le Japon. Slocan City, Colombie-Britannique, 1946. Source : Tak Toyota (c047398)

Le 20 septembre prochain, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) exposera, le temps d’une soirée seulement, un ouvrage bien spécial : un registre datant de 1946, à la reliure bleue usée par le temps. L’exposition se tiendra dans le cadre de l’événement Retour sur le redressement à l’égard des Canadiens japonais : Conférence sur le 30e anniversaire de l’Entente, organisé conjointement par BAC et l’Association communautaire japonaise d’Ottawa.

Mais pourquoi ce registre est-il aussi important? Parce que ses pages roses, imprimées à l’encre violette Gestetner, renferment les noms de 3 964 Canadiens d’origine japonaise déportés en 1946 vers le Japon, un pays ravagé par la guerre; parmi eux, près de 2 000 enfants nés au Canada. Ensemble, ils représentent un cinquième des 20 000 Canadiens d’origine japonaise expulsés de la côte Ouest en 1942.

Pour chaque personne inscrite au registre, on peut aussi voir les renseignements suivants : numéro d’inscription, date de naissance, sexe, état matrimonial, nationalité et lieu de départ, auxquels s’ajoutent une note indiquant si la personne a signé ou non le formulaire de recensement (un aspect dont nous reparlerons plus loin), ainsi que des observations comme mental hospital (hôpital psychiatrique), mentally unbalanced [and] unable to sign (mentalement déséquilibré [et] incapable de signer), New Denver Sanitorium (Sanatorium de New Denver), illeg[itimate] (illégitime), adopted (adopté), common law (union libre) et Canadian Army (armée canadienne).

La couverture du registre porte l’inscription Repatriates (rapatriés) tracée à la plume. Mais le terme Repatriation (rapatriement), utilisé par le gouvernement canadien, ne désignait ni plus ni moins qu’une véritable déportation, comme l’ont démontré universitaires et chercheurs; il était souvent jumelé au mot « volontaire », ce qui n’était pas le cas, comme nous le verrons aussi plus loin. Par ailleurs, on ne pouvait parler de véritable « rapatriement » pour les enfants nés au Canada, et dont le seul lien avec le Japon était leur origine raciale.

Lorsqu’on feuillette les pages à l’encre pâlissante, on peut voir que certains noms sont accompagnés d’annotations manuscrites au stylo ou à la plume. BAC possède d’autres registres semblables, mais ce sont ces annotations qui confèrent à cet exemplaire une telle importance : elles semblent faire référence à des extraits de lois ou de décrets (p. ex., décret P.C. 7356, 15 décembre 1945) précisant comment les agents d’immigration pourraient empêcher certains déportés de revenir au Canada.

Conscient de l’importance historique du registre, BAC a immédiatement numérisé son contenu pour en assurer la préservation, veillant en même temps à ce que le pouvoir évocateur de ces noms demeure dans notre mémoire collective. Couchés sur le papier, les noms des 3 964 déportés et les informations connexes apportent un témoignage silencieux mais puissant des souffrances endurées par ces hommes, ces femmes et ces enfants qui se sont retrouvés au Japon, un pays vaincu et affamé, empêchés de revenir au Canada uniquement en raison de leur origine raciale.

Photo noir et blanc de trois hommes soulevant une caisse.

Trois Canadiens japonais en train de charger une caisse. L’un deux pourrait être Ryuichi Hirahara, 42 ans (no d’inscription 02553). M. Hirahara et sa femme Kazu, âgée de 40 ans (no d’inscription 02554 ), étaient tous deux de nationalité japonaise et ont été internés à Slocan City, en Colombie-Britannique. L’étiquette d’expédition sur la caisse porte le nom de « Ryuichi Hirahara » ainsi qu’une adresse à Wakayama City, au Japon. Ne sachant si sa maison ancestrale avait survécu à la guerre, M. Hirahara avait demandé que ses effets personnels soient retenus en son nom à la gare de Wakayama. Il savait que les gares compteraient parmi les premiers bâtiments à être remis en état, les trains étant essentiels à la reconstruction du Japon. Les Hirahara ont été déportés au Japon en 1946. Source : Tak Toyota [Traduction originale : Henry Shibata, retraduit en français par Bibliothèque et Archives Canada] (c047391)

L’histoire d’un déporté : Henry Shibata

Les participants à la conférence « Retour sur le redressement à l’égard des Canadiens japonais », le 20 septembre prochain, pourront non seulement voir le registre, mais aussi rencontrer l’une des personnes qui y sont inscrites : Henry Shibata. Canadien de naissance, M. Shibata a été déporté au Japon en 1946. Il est aujourd’hui âgé de 88 ans.

Sur l’une des pages du registre, à côté des noms de M. Shibata et de ses six frères et sœurs – tous nés au Canada –, se trouvent des annotations manuscrites qui semblent être des extraits de loi faisant référence au décret 7356 du Conseil privé (qui interdisait le retour des Canadiens japonais naturalisés ayant été déportés). Si tel est bien le cas, cela signifie que le gouvernement canadien avait bel et bien l’intention d’empêcher Henry et ses frères et sœurs de revenir au pays.

Photo noir et blanc de deux hommes debout devant un portail en fer. On aperçoit derrière eux un agent de police londonien.

L’honorable W. L. Mackenzie King et Norman Robertson à la conférence des premiers ministres du Commonwealth, Londres (Angleterre), 1er mai 1944. C’est à cette époque que Norman Robertson, sous-secrétaire d’État aux Affaires extérieures, et son adjoint spécial Gordon Robertson (avec qui il n’a aucun lien de parenté) ont élaboré le plan de déportation approuvé par le premier ministre Mackenzie King. (c015134)

Le recensement qui pouvait faire basculer une vie

Au cours du printemps 1945, le gouvernement du Canada dresse la liste de tous les Canadiens d’origine japonaise âgés de 16 ans et plus (incluant les personnes internées dans des camps et celles traitées à l’hôpital psychiatrique). Ce vaste recensement comprend également un formulaire où les Canadiens japonais doivent choisir le lieu où ils seront supposément « relocalisés » : au Japon ou à l’est des Rocheuses. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que ce choix peut faire basculer leur vie.

En effet, les personnes qui décident d’aller au Japon signent en réalité – et à leur insu – leur demande de déportation. Le gouvernement considérant qu’ils sont déloyaux envers le Canada, il en fait un motif automatique de ségrégation et de déportation. Plusieurs annotations du registre arborent même la mention app[lication] for deportation (demande de déportation) écrite par un fonctionnaire.

Le recensement est mené par la Gendarmerie royale du Canada, alors que les Canadiens japonais sont découragés et inquiets pour leur avenir. Plusieurs d’entre eux viennent de survivre à trois longues années dans des camps d’internement dont ils ne pouvaient sortir sans laissez-passer : forcés de travailler sur des fermes de betteraves à sucre dans les Prairies pour éviter que leurs familles soient dispersées; obligés de travailler dans des camps routiers isolés; ou internés dans des camps de prisonniers de guerre parce qu’ils se plaignaient d’être séparés de leur femme et de leurs enfants.

Photo noir et blanc d’un agent de la Gendarmerie royale du Canada assis à une table et examinant des documents, entouré de plusieurs hommes.

Agent de la Gendarmerie royale du Canada vérifiant les documents de Canadiens japonais forcés d’abandonner leur maison et d’aller dans des camps d’internement, 1942. Source : Tak Toyota (c047387)

Photo noir et blanc de rangées de baraques dans un camp d’internement.Pourquoi les déportés ont-ils signé pour aller au Japon?

Camp d’internement pour les Canadiens japonais, Lemon Creek (Colombie-Britannique), juin 1945. (a142853)

Pourquoi les déportés ont-ils signé pour aller au Japon?  

Les pressions commencent à s’exercer sur les Canadiens japonais lorsque la communauté est forcée de quitter la côte Ouest, en 1942, pour aller en camp d’internement. Dès l’année suivante, leurs biens, retenus en fiducie par le Bureau du séquestre des biens ennemis, sont vendus aux enchères sans leur consentement. Les internés doivent vivre du produit de ces ventes, dont l’essentiel sert à payer leur propre internement. De plus, les superviseurs des camps sont évalués en fonction du nombre de formulaires signés qu’ils arrivent à obtenir.

De tous les internés, les Canadiens japonais qui acceptent finalement de signer le formulaire sont les plus vulnérables : il s’agit de personnes ayant des familles piégées au Japon, de familles monoparentales ou de patients en psychiatrie (dont certains sont trop malades pour signer). Certains, maîtrisant mal l’anglais, se sentent trop vieux ou trop démunis pour recommencer leur vie dans les collectivités typiquement hostiles de l’est du pays. Quelques enfants plus âgés, nés au Canada, se sentent obligés d’accompagner au Japon leurs parents malades ou vieillissants.

La famille du jeune Henry Shibata est internée à Lemon Creek, en Colombie-Britannique. Ses parents, Hatsuzo et Tomiko, ont de la famille à Hiroshima, mais ignorent si la bombe atomique a laissé des survivants. À 52 ans, Hatsuzo pense que sa méconnaissance de l’anglais écrit ne lui permettrait pas de recommencer sa vie dans l’est du Canada. Depuis l’arrivée de son dernier-né Hisashi, qui a vu le jour dans le camp d’internement de Lemon Creek, il a maintenant une femme et sept enfants à faire vivre.

Durant l’événement « Retour sur le redressement à l’égard des Canadiens japonais », le 20 septembre, le registre des déportations sera ouvert à la page 394, où se trouve l’inscription concernant la famille Shibata. À cette occasion, M. Shibata, un éminent chirurgien-oncologiste de 88 ans, verra pour la première fois son nom dans ce registre – 62 ans après s’être embarqué à bord du S.S. General Meigs pour être déporté au Japon avec sa famille.

À Hiroshima, une ville réduite en cendres par l’explosion de la première bombe atomique, Henry et sa famille sont confrontés à des épreuves inimaginables. Malgré tout, Henry réussit à obtenir son diplôme de l’École de médecine de Hiroshima. Il passe ensuite quatre ans aux États-Unis, le temps de se spécialiser en chirurgie, et revient au Canada en 1961. Son expertise a permis de sauver la vie de nombreux Canadiens. Professeur émérite à l’Université McGill, il a pris sa retraite en 2015.

Le registre mentionné ci-dessus était un moyen pratique d’empêcher le retour des déportés, particulièrement en raison des annotations qu’il comportait. Leur intention ne fait aucun doute dans cette lettre écrite par Arthur MacNamara, sous-ministre du Travail, à son ministre Humphrey Mitchell le 4 mai 1950 : « Le ministère des Affaires extérieures semble enclin à penser que les hommes nés au Canada et qui (…) ont été envoyés au Japon devraient maintenant être autorisés à revenir. Quant à moi, je suis d’avis que cette affaire devrait être traitée avec une magistrale lenteur; même dans le cas des hommes ou des femmes nés au Canada, il me semble qu’ils devraient ‘souffrir pour leurs péchés’. Après tout, ce sont eux qui ont choisi d’aller au Japon; ils n’y ont pas été forcés. » [Traduction]

Photo noir et blanc de trois hommes debout devant un bateau.

Canadiens japonais déportés vers le Japon après la Deuxième Guerre mondiale à bord du S.S. General Meigs, un navire de l’armée américaine, au quai A du Chemin de fer Canadien Pacifique, Vancouver (Colombie-Britannique). Au premier plan, de gauche à droite : le caporal R. A. Davidson de la Gendarmerie royale du Canada, C. W. Fisher, et T. B. Pickersgill, commissaire au placement des Japonais, ministère du Travail, 16 juin 1946. (a119024)

Défi Co-Lab

Co-Lab, notre nouvel outil de production participative, offre aux Canadiens la chance de collaborer avec BAC à partir de leur ordinateur personnel. Au cours des prochains mois, BAC lancera un défi Co-Lab portant sur les images du registre. Les Canadiens touchés par l’histoire de ces déportations et qui veulent aider à garder vivants les noms des déportés pourront retranscrire les 3 964 noms et renseignements connexes. BAC espère ainsi offrir une version numérisée et consultable du registre, afin que les chercheurs puissent accéder à ses importantes annotations manuscrites et compiler d’autres statistiques sur les déportés. D’ici là, vous pouvez voir dès maintenant les pages du registre en utilisant notre outil Recherche dans la collection(bêta).

Nous ne pouvons pas réécrire l’histoire afin d’empêcher ces déportations, mais nous pouvons résoudre le mystère des annotations du registre. Et nous pouvons aussi veiller à ce que chaque inscription demeure accessible aux déportés, à leurs familles et aux chercheurs du monde entier, afin que tous puissent ressentir le pouvoir évocateur de ces noms et ne jamais oublier le lot de souffrances qu’ils portent, ainsi que tout le talent et le potentiel dont le Canada n’a pas su profiter.

En attendant le défi Co-Lab sur le registre, BAC vous lance un autre défi : il a réuni des photos de l’internement des Canadiens japonais. Nous sollicitons votre aide pour rédiger des descriptions et ajouter des mots-clés qui permettront de mieux mettre en contexte ces images historiques et de les rendre ainsi plus repérables. Participez au défi dès maintenant!

Pour en savoir plus sur Co-Lab et l’outil Recherche dans la collection(bêta), consultez notre précédent billet de blogue : Voici Co-Lab : l’outil qui vous permettra de donner un coup de pouce à l’histoire!

Pour d’autres informations sur le site Web de BAC

Approfondissez vos connaissances sur les déportations vécues par les Canadiens japonais, les camps d’internement au Canada et la campagne de redressement, ou consultez notre vaste collection. en visitant notre page Web sur les Canadiens japonais.


R. L. Gabrielle Nishiguchi est archiviste à la section Société, emploi, affaires autochtones et gouvernementales de la Division des archives gouvernementales à Bibliothèque et Archives Canada.

Des images de l’industrie de l’aluminium maintenant sur Flickr

L’aluminium est l’un des métaux les plus largement utilisés et recyclés dans le monde, car il est léger, robuste, souple et non corrosif.

Une photographie noir et blanc d’une femme et de deux hommes manipulant et retirant des blocs d’aluminium de leurs moules à l’aide de chaînes.

À l’usine Alcan Aluminium Limitée, des ouvrier(e)s retirent des blocs d’aluminium des moules de la machine « CCP », Kingston (Ontario) [MIKAN 3625650]

L’industrie de l’aluminium commence au Canada au début du 20e siècle à Shawinigan (Québec), lorsque la compagnie Northern Aluminium y établit sa première fonderie.

Une photographie noir et blanc de trois femmes transportant ensemble au-dessus de leur tête une longue feuille d’aluminium vers la table d’inspection.

Des ouvrières, à l’Alcan Aluminium Limitée, transportent des feuilles d’aluminium à la table d’inspection, Kingston (Ontario) [MIKAN 3625672]

Une photographie noir et blanc de quatre femmes se coordonnant pour empiler des feuilles d’aluminium carrées sur une palette.

Des ouvrières à l’Aluminum Company of Canada (Alcan) empilent des tôles d’aluminium sur la plate-forme pour le four à recuit, Kingston (Ontario) [MIKAN 3627043]

Pendant les 50 années suivantes, on assiste à la mise en place d’un réseau de fonderies et de raffineries au Canada, ponctuée de changements de noms, de fusions et de partenariats. Selon Ressources naturelles Canada, il y a neuf fonderies au Québec et une à Kitimat, en Colombie-Britannique. La raffinerie est située au Saguenay (Québec).

Une photographie noir et blanc montrant une vue en plongée d’une forge d’aluminium produisant des hélices de bombardiers. Il y a plusieurs grandes palettes chargées d’hélices au premier plan.

Vue, depuis un pont roulant, d’une forge d’aluminium produisant des hélices de bombardier dans une usine de l’Aluminum Company of Canada, Kingston (Ontario) [MIKAN 3628256]

Le Canada est le troisième plus grand producteur mondial d’aluminium de première fusion, après la Chine et la Russie.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Des images du souper maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc de deux femmes préparant le souper dans une cuisine. À gauche, l’une remue un plat qui cuit dans un chaudron posé sur un poêle à bois. À droite, l’autre tient une brassée de bois.

Deux femmes préparant le souper dans leur première maison, Saint-Jean-Baptiste (Manitoba) [MIKAN 3599459]

C’est au cours des 17e et 18e siècles que la journée de travail réglementée fait son apparition en Europe, puis au Canada. Les gens qui travaillent loin de leur foyer repoussent donc l’heure du souper plus tard en soirée.

Photo noir et blanc de trois femmes et d’un homme partageant un souper dans la salle à manger d’une maison.

Ouvrières chargées de fabriquer des munitions à l’usine de la Dominion Arsenals, soupant avec des amis, Québec (Québec) [MIKAN 3627139]

Photo noir et blanc de deux femmes dans un restaurant japonais, assises à une table couverte d’une variété de mets. La femme de droite explique à celle de gauche comment se servir de ses baguettes.

Colleen Watt se faisant expliquer par une serveuse comment utiliser ses baguettes dans un restaurant japonais, Tokyo (Japon) [MIKAN 4951567]

Pour les Canadiens et les Nord-Américains, le souper est le troisième repas de la journée. Consommé à la maison ou au restaurant, dans une ambiance décontractée ou plus formelle, il comporte une grande variété d’aliments présentés en un ou plusieurs services.

Photo noir et blanc de trois tables dressées pour un buffet officiel, avec un chef cuisinier portant une veste et une toque blanches.

Buffet froid du soir au Manoir Richelieu, Canada Steamship Lines, Pointe-au-Pic (Québec) [MIKAN 3553254]

Visitez l’album Flickr maintenant!

Des images de rugby maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc de deux équipes de rugby en pleine mêlée. Deux arbitres surveillent la séquence de jeu.

Deuxième match de rugby à Godalming, en Angleterre, entre les équipes de Seaford et Witley [MIKAN 3385967]

Ce sont probablement les colons et les militaires britanniques qui ont importé le rugby au Canada, au début du XIXe siècle. Ce sport semble être pratiqué de manière informelle jusqu’en 1864, année où F. Barlow Cumberland et Fred A. Bethune, du Trinity College, à Toronto, codifient des règles pour le Canada. Le premier match joué selon ces règles a lieu à Montréal; il oppose des officiers d’un régiment anglais à des civils de l’Université McGill.

Photo noir et blanc de joueurs de rugby blessés. Un joueur assis sur une chaise reçoit des soins pour une blessure à la tête. Un deuxième joueur est étendu au sol, une couverture sur le corps. Des spectateurs se tiennent près des joueurs, derrière la ligne de côté.

Joueurs blessés et spectateurs sur la ligne de côté lors d’un match de rugby entre les joueurs canadiens de Seaford et de Witley à Godalming, en Angleterre [MIKAN 3385975]

Photo noir et blanc de l’équipe de rugby de l’Université McGill lors de la saison 1884-1885. James Naismith est assis avec ses coéquipiers (2e rangée, premier à gauche).

Équipe de rugby de l’Université McGill de la saison 1884-1885, y compris James Naismith que l’on voit assis avec ses coéquipiers (2e rangée, premier à gauche), à Montréal, au Québec [MIKAN 3650079]

Des clubs provinciaux de rugby se forment peu après aux quatre coins du pays. On organise d’abord des rencontres interprovinciales, puis des compétitions internationales. La première, en 1874, met évidemment aux prises le Canada (Université McGill) et les États-Unis (Université Harvard)!

Photo noir et blanc d’une équipe senior de rugby universitaire, en Ontario. Les membres se tiennent en rangée, de biais, la main gauche sur la hanche et la main droite sur l’épaule de la personne devant.

Équipe senior de rugby universitaire, en Ontario [MIKAN 3715584]

Au XXe siècle, le sport connaît une croissance constante. Des équipes étrangères viennent disputer des matchs au Canada, et des équipes canadiennes vont jouer à l’étranger, notamment au Japon, en Angleterre, en Irlande, en Argentine et en Australie. L’arrivée des femmes marque en outre un jalon important dans l’histoire du sport. À partir du début des années 1980, on forme des équipes féminines pour disputer des matchs tant locaux qu’internationaux. On en compte aujourd’hui plus de 30 au pays.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Images de dîner maintenant sur Flickr

Le dîner est le deuxième repas de la journée. Au Canada, on le mange généralement autour de midi ou au milieu de la journée de travail.

Photo noir et blanc de trois femmes prenant leur dîner dans une barque à côté de rames et d’une corde enroulée.

Des ouvrières mangent leur repas dans la barque d’un navire de la Victoire au chantier naval Burrard, Vancouver (Colombie-Britannique) [MIKAN 3628068]

Photo noir et blanc de deux hommes prenant leur dîner dans un tunnel; ils sont couverts de poussière et portent une tenue de mineur.

Les frères Cecil et Charlie Roberts mangent leur dîner à environ 4 km sous la surface de l’Atlantique et 245 mètres sous le plancher océanique [MIKAN 3704319]

Les heures de repas sont ancrées dans les habitudes et semblent s’inspirer d’une logique toute naturelle. Pourtant, aux XVIIe et XVIIIe siècles, on a instauré au Canada une journée de travail plus longue et plus réglementée. Par conséquent, les gens qui travaillaient loin de chez eux ont dû repousser l’heure du repas au soir, ce qui a espacé encore plus le déjeuner du souper. D’où l’arrivée du dîner pour combler cet écart entre les deux, une habitude toujours bien présente.

Photo noir et blanc d’une grande cafétéria dans une usine, où dînent des centaines de femmes en tenue d’ouvrière.

Cafétéria des femmes de l’usine British Munitions Supply Co. Ltd., Verdun (Québec) [MIKAN 3370956]

Photo noir et blanc de l’actrice Lucia Carroll et de deux membres de la distribution du film Les Chevaliers du ciel en train de dîner en plein air sur le lieu du tournage.

L’équipe de tournage et les acteurs du film Les Chevaliers du ciel mangent leur pique-nique, North Bay (Ontario) [MIKAN 4325596]

Pour le dîner, les Canadiens apportent généralement un lunch léger et facile à transporter.

Visitez l’album Flickr maintenant!

Images de croisières maintenant sur Flickr

Une croisière est un voyage d’agrément effectué à bord d’un bateau ou d’un navire; elle peut inclure des arrêts touristiques dans des villes.

Photo noir et blanc de deux fillettes et de quatre garçons assis sur le pont avant du bateau à moteur Queen

Des enfants à bord du bateau à moteur Queen, croisière d’un jour de la jetée de Waskesiu au portage Kingsmere, parc national de Prince Albert (Saskatchewan) [MIKAN 3232476]

Les premières croisières sont organisées en Europe pendant les années 1840. La Peninsular & Oriental Steam Navigation Company (P&O) fait d’abord quelques arrêts dans la mer Méditerranée et au Royaume-Uni. P&O connaît une expansion rapide au cours de la deuxième moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle. L’entreprise commence alors à desservir de plus en plus de destinations un peu partout dans le monde.

Photo noir et blanc de l’intérieur du navire à vapeur Montreal montrant une grande salle d’attente recouverte de tapis avec de nombreux fauteuils rembourrés

Intérieur du navire à vapeur Montreal [MIKAN 3380611]

P&O est à l’avant-garde des compagnies de croisières modernes qui traversent les océans Atlantique et Pacifique et parcourent les côtes Est et Ouest du Canada et du reste de l’Amérique du Nord. De nos jours, les Canadiens ont non seulement accès à des destinations océaniques, mais aussi à des croisières dans plusieurs lacs et rivières.

A colour photograph of a boy playing shuffleboard, watched by a man and a woman on the Canadian Pacific Railway cruise ship Assiniboia.Photo couleur d’un garçon jouant aux galets sur le navire de croisière Assiniboia du Canadien Pacifique; un homme et une femme l’observent.

Des passagers jouent au jeu de galets sur le navire de croisière Assiniboia, baie Georgienne (Ontario) [MIKAN 4312407]

Visitez l’album Flickr maintenant!

Images de la Première Force de Service spécial (la Brigade du diable) maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’une douzaine de soldats portant un équipement de parachutiste, faisant la queue pour monter à bord d’un Douglas C-47 pour un entraînement.

Membres de la Première Force de Service spécial montant à bord d’un avion Douglas C-47 pour s’entraîner au saut en parachute, Fort William Henry Harrison, Helena, Montana (États-Unis) [MIKAN 3378674]

La Première Force de Service spécial, surnommée la Brigade du diable, était un commando de la Deuxième Guerre mondiale formé de soldats canadiens et américains. Ses membres, cantonnés à Fort Harrison, près d’Helena, au Montana (États-Unis), recevaient un entraînement intensif dans plusieurs domaines : ski, tactiques de camouflage, combat rapproché, utilisation d’explosifs, saut en parachute, opérations amphibies, escalade et techniques de guerre en montagne.

Photo noir et blanc d’un soldat portant une combinaison d’hiver blanche, accroupi pour ajuster ses fixations de ski. Un parachute est déployé derrière lui.

Membre de la Première Force de Service spécial lors d’un entraînement hivernal, Blossburg, Montana (États-Unis) [MIKAN 3378683]

En 1943-1944, la Force participa à d’importantes missions de combat en Italie et dans le sud de la France. Elle avait la réputation de toujours atteindre ses objectifs. Dissoute le 5 décembre 1944, elle est l’ancêtre des forces spéciales contemporaines du Canada et des États-Unis, dont la Joint Task Force 2 (JTF2), les Bérets verts et les Navy SEALS de l’armée américaine.

Photo noir et blanc de trois soldats, le visage enduit de cirage noir en guise de camouflage, se préparant à effectuer une patrouille de soirée.

Membres de la Première Force de Service spécial se préparant à effectuer une patrouille de soirée, tête de pont (zone sécurisée) d’Anzio (Italie) [MIKAN 3378968]

Photo noir et blanc d’environ vingt-cinq soldats, assis devant une énorme meule de foin, recevant des instructions avant d’effectuer une patrouille.

Membres de la Première Force de Service spécial recevant des instructions avant d’effectuer une patrouille, tête de pont (zone sécurisée) d’Anzio (Italie) [MIKAN 3396066]

Visitez l’album Flickr maintenant!