Les premiers habitants européens à Montréal

Par Karine Bellerose Caldwell

Le 17 mai 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance et un groupe de colons fondèrent Ville-Marie sur une terre concédée par la Compagnie des Cent-Associés, malgré les tentatives du gouverneur Charles Huault de Montmagny, qui voulait les convaincre de choisir l’île d’Orléans. Leur établissement, aujourd’hui connu sous le nom de Pointe-à-Callière, avait un but précis : Maisonneuve et ses compagnons, membres de la Société Notre-Dame de Montréal pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France, voulaient convertir les Amérindiens au catholicisme et vivre pieusement dans la nouvelle colonie.

Comme ailleurs en Nouvelle-France, le peuplement de Ville-Marie se fit toutefois difficilement, en raison du climat et des difficultés géographiques, de la crainte d’attaques iroquoises et du nombre restreint de colons envoyés dans la colonie. Une décennie après l’arrivée de la Société Notre-Dame de Montréal, la population totale ne s’élevait qu’à une cinquantaine de personnes. Pour pallier ce manque et maintenir une présence française sur l’île, Maisonneuve retourna en France en 1651 dans l’espoir de recruter des gens prêts à le suivre dans cette région lointaine. Il revint à Ville-Marie deux ans plus tard, accompagné d’une centaine de colons. Bien que cet apport ait augmenté de manière significative la population de l’époque, ce n’est que vers la fin du XVIIe siècle, après l’arrivée des Filles du roi et du régiment de Carignan-Salières, que la population de Ville-Marie connut un accroissement considérable, suivant la tendance du peuplement en Nouvelle-France. Afin de souligner le 375e anniversaire de la fondation de Montréal, Bibliothèque et Archives Canada présente une petite collection de documents originaux racontant les efforts de colonisation de l’île de Montréal dans la première décennie après l’arrivée de la Société Notre-Dame de Montréal. L’un de ces documents révèle les noms de personnages ayant joué un rôle important dans l’établissement de la colonie. C’est le cas de Jean Saint-Pierre, premier greffier et notaire de Ville-Marie, de Gilbert Barbier, arpenteur et marguillier de la Ville, et de Lambert Closse, marchand, seigneur et gouverneur intérimaire de Ville-Marie, qui déclarèrent par écrit que la Compagnie de Montréal était quitte de toute obligation à leur égard, en retour des concessions accordées et de certaines promesses de Maisonneuve.

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Sir Wilfrid Laurier—175e anniversaire de naissance

Par Michael MacDonald

Il y a cent soixante-quinze ans, le très honorable sir Wilfrid Laurier naissait dans la paroisse de Saint‑Lin, dans le Bas‑Canada (aujourd’hui Saint‑Lin‑Laurentides, au Québec). Wilfrid Laurier est généralement perçu comme l’un des plus grands premiers ministres du Canada et il est celui qui eut le plus long mandat ininterrompu de premier ministre.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une multitude de documents qui révèlent de nombreuses histoires sur Wilfrid Laurier, bien connu pour son désir de construire un Canada autonome qui inclut les cultures anglaises et françaises, sa volonté de séparer l’Église de l’État, son opposition à la conscription et son appui au Québec, ainsi que pour sa garde-robe soignée et son charisme.

Cinq photographies en noir et blanc de la même personne côte à côte aux âges approximatifs suivants, de gauche à droite : 24, 33, 50, 65 et 70 ans.

Un montage de cinq photographies de Wilfrid Laurier à différents moments de sa vie. (Sources des images de gauche à droite, numéros MIKAN 3218126, 3194714, 3623432, 3218138 et 3628621.)

Il n’est pas nécessaire d’être un universitaire pour avoir accès à ces fascinants documents sur Wilfrid Laurier; il suffit d’utiliser la base de données des documents archivés de BAC pour trouver ces petits trésors, Recherche de fonds d’archives. Une recherche sur « Wilfrid Laurier » donnera plus de 60 870 documents et BAC en ajoute régulièrement d’autres.

Vous pouvez même trouver plus de documents et de renseignements sur les pages Web de BAC comme Premiers parmi ses pairs (ou la version pour les enfants), Fonds des premiers ministres, Maison Laurier, et notre guide thématique sur la guerre de l’Afrique du Sud, pour n’en nommer que quelques-uns. (Pour la liste des ressources générales sur les politiques, veuillez vous reporter à Politique et gouvernement.)

Une capture d’écran d’une page Web montrant les résultats d’une recherche sur « Wilfrid Laurier » à l’aide de la Recherche de fonds d’archives de <abbr title=

Bien qu’il y ait de toute évidence une multitude de documents à mentionner, nous vous présentons ci‑dessous quatre exemples des sujets les moins connus sur Wilfrid Laurier, que vous pouvez trouver sur notre site Web.

Laurier, le militaire

Bon nombre de personnes pensent que Wilfrid Laurier était opposé aux militaires, car il était contre la conscription et le recrutement forcé des forces armées pour les guerres impériales comme la seconde guerre des Boers et la Première Guerre mondiale. Cependant, peu de gens réalisent que Wilfrid Laurier a servi dans la milice, ainsi que son père et son grand-père.

Deux documents manuscrits, côte à côte. Il s’agit, à gauche, de la commission accordée à Carolus Laurier par le très honorable James, comte d’Elgin et de Kincardine, et à droite, de la commission accordée à Charles Laurier par le très honorable George, comte de Dalhousie.

Documents de commission de Carolus Laurier, à gauche, et de Charles Laurier, à droite. (Sources des images de gauche à droite, numéros MIKAN 4929182 et 4929181.)

Charles Laurier, le grand-père de sir Wilfrid Laurier, a été enrôlé à titre de capitaine dans la Division de la milice de Terrebonne, en 1825;  Carolus Laurier, le père de sir Wilfrid Laurier, était capitaine dans le 3e bataillon de Leinster, en 1847; et Wilfrid Laurier lui-même reçut la Médaille du service général du Canada en tant que lieutenant dans l’infanterie d’Arthabaskaville, en 1870, durant les Raids des fenians.

Deux photographies en noir et blanc des deux côtés de la médaille. Sur un des côtés, on voit un drapeau entouré de feuilles d’érable et, sur l’autre côté, on voit une femme portant une couronne.

La Médaille du service général du Canada (MIKAN 3638053)

Wilfrid Laurier, le bâtisseur de nation

Wilfrid Laurier fut le premier premier ministre francophone à mener les libéraux au pouvoir en manifestant son soutien au Québec, sa province natale.

La question des écoles du Manitoba fut un des premiers dossiers qu’eut à traiter Wilfrid Laurier lorsqu’il devint le septième premier ministre du Canada. Wilfrid Laurier rejeta la proposition précédente de ne pas utiliser les fonds publics pour les écoles catholiques et proposa comme compromis d’utiliser les fonds publics là où il y avait suffisamment d’étudiants catholiques pour en justifier l’utilisation. Wilfrid Laurier était tout particulièrement heureux du compromis qu’il avait réussi à trouver, compromis qu’il appelait la voie ensoleillée – une expression qui vous dit peut-être quelque chose, car elle est souvent employée par le très honorable Justin Trudeau et son gouvernement.

C’est le gouvernement de Wilfrid Laurier qui, en 1898, a établi le Yukon en tant que territoire indépendant des Territoires du Nord-Ouest et qui a créé les provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan, en 1905. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, la carte du Canada de 1906 était très différente de celle de 1897.

Deux cartes du Canada en couleur côte à côte.

À gauche, les divisions territoriales du Canada, aux environs de 1906 (MIKAN 4153332), et, à droite, une carte politique du Canada, aux environs de 1897 (MIKAN 4153334).

Wilfrid Laurier, l’homme au sourire à 1 000 $

Nous sommes tous habitués à voir le portrait de Wilfrid Laurier sur les billets de cinq dollars. Mais saviez-vous qu’il a également figuré sur les billets de mille dollars? Le portrait de Wilfrid Laurier se trouvait sur les billets de mille dollars des premières séries de billets de banque émis par la Banque du Canada en 1935 (voir les images ci-dessous), et une autre fois sur les séries de 1937. En 1954, la Banque du Canada a remplacé le portrait de Wilfrid Laurier par celui de la Reine Elizabeth II sur les billets de sa troisième série. Elle plaça le portrait de Wilfrid Laurier sur les billets de cinq dollars en 1986, et il en est ainsi depuis cette époque. Cela peut ressembler à une « dévaluation », mais le billet de mille dollars a cessé d’être imprimé et a été retiré de la circulation en 2000, alors que le billet de cinq dollars est le billet qui passe le plus entre les mains des Canadiens. Il est également intéressant de noter que, à part la Reine Elizabeth II, Wilfrid Laurier a été le seul à avoir eu l’honneur de voir son portrait sur les billets de mille dollars canadiens.

Deux images du billet de mille dollars côte à côte; dans sa version provisoire, à gauche, le billet est gris et jaune, et le billet définitif, à droite, est blanc et gris.

Une version provisoire du billet de mille dollars, à gauche, et la version définitive, à droite (Banque du Canada).

Les images présentées ci-dessus proviennent du site Web de la Banque du Canada, mais BAC possède d’autres croquis proposés pour le billet de mille dollars, ainsi que les diverses correspondances à ce sujet dans le fonds Wilfrid Laurier, et dans d’autres collections.

Wilfrid Laurier, l’insaisissable

Bien qu’il soit compréhensible qu’il y ait moins de films sur Wilfrid Laurier qu’il y en a sur les autres premiers ministres en raison du fait qu’il a été premier ministre de 1896 à 1911, il est assez surprenant de constater qu’il reste également peu de séquences. Un chercheur de longue date des collections de BAC m’a raconté que, quand il venait faire ses visites régulières dans les années 1980, un ancien archiviste lui avait montré la séquence ci-dessous en lui disant qu’il s’agissait de la seule que BAC possédait sur Wilfrid Laurier. Bien qu’il soit nécessaire d’effectuer des recherches plus approfondies et plus longues pour confirmer le nombre de films, une recherche préliminaire confirme effectivement qu’il en existe très peu.

La prochaine fois que vous regarderez un documentaire sur Wilfrid Laurier, portez une attention particulière à la faible quantité de séquences filmées qui y est présentée et à la façon dont les producteurs ont utilisé les photos. Pour l’instant, nous vous présentons avec plaisir cette très courte vidéo où l’on voit une séquence de Wilfrid Laurier qui dure 6 secondes seulement, suivie de ses funérailles nationales. La production de la Chaîne d’affaires publiques par câble (CPAC) Did You Know? – The History of Wilfrid Laurier (en anglais) contient la même séquence, à la 3e minute et 14 secondes de l’enregistrement.

En plus de la chaîne YouTube de BAC, qui présente un petit échantillon des vidéos de BAC, vous pouvez effectuer des recherches sur d’autres documents audiovisuels à l’aide de notre base de données sur les films, les vidéos et les enregistrements sonores.

Ressources connexes

La voie du compromis : célébrer l’héritage de sir Wilfrid Laurier (exposition)

Sir Wilfrid Laurier – 7e premier ministre du Canada

Fonds Sir Wilfrid Laurier


Michael MacDonald est archiviste à la section des archives politiques de Science, gouvernance et politique, à Bibliothèque et Archives Canada.

Images de la baladodiffusion sur Sir Wilfrid Laurier maintenant sur Flickr

Sir Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada, a eu le plus long mandat ininterrompu. Il est considéré comme l’un des plus grands hommes politiques du Canada. Il avait énormément de charisme et il était charmant et passionné, qualités qui l’ont bien servi dans ses fonctions et dans sa vie personnelle. Cette passion se perçoit dans de nombreuses lettres qu’il a écrites à son épouse, Zoé. Mais peut-être pouvons-nous avoir une meilleure idée de son caractère grâce aux lettres qu’il a envoyées à Émilie Lavergne.

Un projet sur les premiers ministres pour étudier notre histoire

Mariam Lafrenie et Rachel Klassen

En collaboration avec l’Université Queen’s, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a lancé un projet visant à faire connaître les discours des premiers ministres du Canada. Pour commencer le projet, la Section des archives politiques et de gouvernance a eu le plaisir de travailler avec Mariam Lafrenie, étudiante de premier cycle et chercheuse à l’Université Queen’s. Mariam a fait les recherches sur les premiers ministres pendant l’été 2016. Ses découvertes ont aidé notre section à planifier la façon d’atteindre les principaux objectifs du projet : faciliter l’accès aux fonds des premiers ministres du Canada conservés à BAC, et aider les Canadiens à se familiariser avec l’histoire politique de leur pays. Pour conclure cette première étape du projet, nous avons demandé à Mariam de nous faire part de ses commentaires sur le projet et de nous parler des discours qu’elle a trouvés particulièrement intéressants.

Réflexions de Mariam Lafrenie

L’étude des fonds de plusieurs premiers ministres, y compris sir Charles Tupper, m’a donné un point de vue privilégié sur l’histoire et le patrimoine du Canada. J’ai pris connaissance des décisions qui ont déterminé l’avenir du pays et cerné les objectifs des Pères de la Confédération. J’ai aussi observé l’évolution de ces objectifs puisque chaque premier ministre a tenté de redéfinir l’identité et l’unité canadiennes.

Le Canada du premier ministre Louis St-Laurent donne une importance particulière à la diversité et à la liberté, et juge intolérable toute forme de discrimination et de terrorisme. Celui que les Canadiens appellent « l’oncle Louis » a géré la création de l’Organisation des Nations Unies et l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.

Un homme âgé, debout sur une estrade, tend la main vers un groupe d’enfants.

Le premier ministre Louis St-Laurent avec un groupe d’enfants, en 1949 (MIKAN 3220798)

Le premier ministre John Diefenbaker s’est battu pour défendre le droit inaliénable à la liberté (site en anglais seulement). Dans son Canada, les Canadiens ont le droit d’exprimer leurs croyances et leurs opinions, mais ont aussi le devoir de défendre ce droit dans le monde entier.

« Je suis Canadien, un Canadien libre, libre de m’exprimer sans crainte, libre de servir Dieu comme je l’entends, libre d’appuyer les idées qui me semblent justes, libre de m’opposer à ce qui me semble injuste, libre de choisir les dirigeants de mon pays. Ce patrimoine de liberté, je m’engage à le sauvegarder pour moi-même et pour toute l’humanité. »

  • John Diefenbaker, Chambre des communes, le 1erjuillet 1960
Un homme âgé, debout, parle à un groupe de personnes assises à des bureaux.

Le premier ministre John Diefenbaker s’adresse à la Chambre des communes, le 14 octobre 1957. (MIKAN 3214921)

On se souvient de Lester Pearson pour sa persévérance et sa diplomatie. Son Canada favorise le progrès social. Pendant son passage comme premier ministre, il supervise la création du régime universel d’assurance-maladie, du Régime de pensions du Canada et de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Il est cependant surtout reconnu pour sa détermination à choisir un drapeau national digne d’un Canada indépendant et uni.

Page couverture d’un discours publié. Comprend du texte et le portrait d’un homme blanc.

Je me tiens debout pour le Canada! Discours de Lester Pearson (MIKAN 4924761)

Le premier ministre Pierre Trudeau a consacré 15 années de sa vie aux Canadiens, dirigeant le pays pendant la crise d’octobre et le referendum au Québec, en 1980. Il s’est aussi employé à unifier les Canadiens d’un océan à l’autre et à garantir leurs droits et libertés. Son Canada est devenu un pays entièrement indépendant doté de sa propre constitution.

Il y a encore beaucoup à apprendre au sujet des premiers ministres du Canada. BAC et l’Université Queen’s poursuivent leur projet pour que les fonds des premiers ministres soient plus facilement accessibles et facilitent les découvertes!

Liens connexes


Mariam Lafrenie est étudiante de premier cycle et chercheuse à l’Université Queen’s. Elle a travaillé à la Direction générale des archives privées de BAC durant l’été 2016.

Rachel Klassen est archiviste – politique à la Direction générale des archives privées de BAC.

Soixante-neuf jours au poste de premier ministre : l’héritage de sir Charles Tupper

Par Mariam Lafrenie

« [Le principal trait de caractère de Tupper] était le courage; un courage inébranlable, […] un courage qui cognait et martelait, peut-être pas toujours judicieusement, mais toujours très efficace; un courage qui n’admettait jamais la défaite et qui, au cœur de la pire tempête, inspirait néanmoins avec fierté, une invincibilité inébranlable. » [traduction] – Sir Wilfrid Laurier, discours prononcé devant la Chambre des communes (1916)

Lorsqu’on parle du très honorable sir Charles Tupper, on mentionne rarement son bref mandat. À ce jour, la charge de premier ministre confiée à sir Tupper fut la plus courte de toute l’histoire du Canada, s’étendant du 1er mai 1896 au 8 juillet 1896. Malgré son court passage en tant que premier ministre, sir Tupper est reconnu comme étant l’un des Pères de la Confédération et pour ses contributions importantes en tant qu’homme d’État, orateur hors pair et bâtisseur de la nation.

Coupure de journal où est reproduite l’esquisse d’un homme

Coupure tirée du Daily Province portant sur sir Charles Tupper (MIKAN 125260)

Sir Charles Tupper fait son entrée sur la scène publique lors des élections de 1855 dans le comté de Cumberland qu’il remportera au détriment du candidat favori, l’honorable Joseph Howe. C’est ainsi que s’amorceront 40 ans de vie politique pour sir Tupper. Ce faisant, il sera partie prenante à de grands accomplissements, notamment la Confédération et la signature d’un traité en matière de pêche, et il remplira de nombreuses affectations ministérielles, y compris la fonction de ministre des Chemins de fer et Canaux, de ministre des Finances et de premier ministre du Canada.

Affiche avec du texte visant à expliquer le programme électoral de sir Charles Tupper en vue des élections dans le comté de Cumberland (Nouvelle-Écosse)

Dans le cadre de la campagne électorale, une affiche annonçant la candidature de sir Charles Tupper aux élections de 1855 dans le comté de Cumberland (MIKAN 3822971)

En sa qualité de premier ministre de la Nouvelle-Écosse de 1864 à 1867, sir Tupper se consacre pleinement à la province, et ses actions et politiques sont toujours dictées en fonction des besoins des Néo-Écossais. De fait, il plaidera pour la résolution sur la Question des écoles en Nouvelle-Écosse dans le but d’établir un système scolaire public gratuit de sorte que l’éducation sera plus accessible et plus uniforme dans l’ensemble de la province.

Image d’un vieux document relié par une corde du côté gauche. Au centre de la page, il y a un titre dactylographié « A bill, Entitled, An Act for the better encouragement of Education » (« Un projet de loi, intitulé, une loi pour encourager davantage l’éducation ») et la page est couverte de notes manuscrites.

An act for the better encouragement of Education (Une loi pour encourager davantage l’éducation) (MIKAN 3823196)

Pendant qu’il occupe la fonction de premier ministre de la Nouvelle-Écosse, sir Tupper tentera également d’unifier les provinces de l’Amérique du Nord britannique. Il assistera aux trois conférences sur la Confédération : la première, qui est tenue à Charlottetown (septembre 1864); la seconde à Québec (octobre 1864) et la troisième à Londres, en Angleterre (décembre 1866 – mars 1867). N’eussent été le ferme leadership de sir Tupper et sa capacité à démolir, encore et encore, la rhétorique anti-Confédération de l’honorable Joseph Howe, la Nouvelle-Écosse n’aurait pas été l’une des quatre provinces fondatrices du Dominion du Canada.

Photographie en noir et blanc d’un homme d’âge moyen portant un complet, debout à côté d’une table.

L’honorable Charles Tupper, député (Cumberland, Nouvelle-Écosse), avril 1870, Studio Topley/ Bibliothèque et Archives Canada (MIKAN 3497149)

Tant pour les Britanniques que pour les Canadiens, sir Tupper est reconnu comme un homme patriotique, loyal et, d’abord et avant tout, comme un Néo-Écossais. Outre les soixante-neuf jours de son règne en tant que premier ministre, sir Tupper laissera un héritage marqué par un dévouement total envers un Canada uni.

Coupure de journal où est reproduite l’esquisse d’un homme

Homme d’État chevronné décédé en 1915 (MIKAN 125260)

Ressources connexes


Mariam Lafrenie est étudiante de premier cycle, titulaire d’une bourse de perfectionnement d’été de l’Université Queen’s, employée par la Direction générale des archives privées à Bibliothèque et Archives Canada.

Comment trouver des communiqués du gouvernement du Canada

Par Emily Dingwall

Les communiqués du gouvernement du Canada annoncent aux médias les plus récentes nouvelles concernant les ministères. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) conserve de nombreux communiqués, certains en copie papier dans ses archives, d’autres dans sa collection de documents publiés. La collection de BAC constitue un excellent point de départ pour chercher d’anciens communiqués qui ne sont pas en ligne. La collection est toutefois incomplète, car les communiqués n’ont pas toujours été recueillis de manière systématique. Le présent billet ne porte que sur les communiqués disponibles dans la collection de documents publiés, qui ont généralement été diffusés entre 1945 et 2004. Il explique également comment trouver des communiqués plus récents dans les sites Web de chacun des ministères et les Archives du Web du gouvernement fédéral.

Les communiqués conservés dans la collection publiée sont accessibles par le catalogue de bibliothèque AMICUS. Puisque les communiqués sont catalogués par ministère et en ordre chronologique, il est très utile de connaître le ministère visé et le moment de la publication. Voici un exemple d’une série de communiqués sauvegardés dans notre collection et provenant de l’ancien ministère des Communications. Pour d’autres conseils facilitant la recherche, vous pouvez nous poser une question ou nous rendre visite sur place. Il y a aussi une page d’aide à la recherche dans AMICUS.

Pour trouver des communiqués plus récents, comme ceux datant de la fin des années 1990, effectuez des recherches dans les Archives du Web, qui permettent d’accéder à des documents recueillis sur d’anciens sites Web du gouvernement du Canada. On peut lancer des recherches dans les archives à partir d’un mot-clé, du nom d’un ministère ou d’une adresse URL. Les recherches par ministère sont particulièrement efficaces (voir l’option dans le menu rouge, à gauche). Il suffit de faire défiler la liste et de cliquer sur les ministères qui présentent un certain intérêt. Ce faisant, vous aurez accès à des versions antérieures des sites de ces ministères, d’où vous pourrez naviguer jusqu’à la section des nouvelles pour consulter leurs communiqués. Précisons que les Archives du Web est un site archivé; il se pourrait que certains liens ne soient pas fonctionnels, et son contenu n’est plus mis à jour.

Image en couleur illustrant des captures d’écran de deux pages Web du gouvernement du Canada, présentées côte à côte.

Captures d’écran de la page d’introduction des Archives du Web du gouvernement fédéral (à gauche) et de la page où s’affiche la liste des ministères (à droite).

Pour ce qui est des communiqués plus récents, ceux des dernières années (la durée varie d’un ministère à l’autre) sont généralement accessibles à partir des sites Web de chaque ministère ou société d’État, ou encore du site du Cabinet du premier ministre. Par exemple, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (autrefois Industrie Canada) affiche sur son site Web des communiqués archivés qui remontent à 2012.

De plus, un site Web pour les communiqués de presse du gouvernement du Canada compile les plus récents communiqués publiés par tous les ministères fédéraux.

N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions sur les communiqués publiés par le gouvernement du Canada!


Emily Dingwall est bibliothécaire de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

Les écluses sont ouvertes : 20 millions de pages, et ce n’est pas fini!

En 2013, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) annonçait fièrement l’ouverture au public de 10 millions de pages dans le cadre du projet d’examen en bloc. BAC est heureux d’annoncer que le nombre de pages ouvertes à la consultation grâce à cette initiative s’élève maintenant à plus de 20 millions.

Ce projet permet un plus large accès aux archives gouvernementales conservées à BAC, lesquelles proviennent d’une multitude de ministères et témoignent de toutes les activités et fonctions du gouvernement canadien.

Notons en particulier l’ouverture d’environ deux millions de pages documentant les célébrations du centenaire de la Confédération par le gouvernement fédéral en 1967. Les documents, contenus dans le fonds Expo 67 et dans les archives de la direction des expositions de l’ancien ministère du Commerce, couvrent toutes les facettes de l’organisation et des activités d’Expo 67. Ils complètent une série de documents du fonds de la Commission du Centenaire, ouverts précédemment. Ensemble, ils forment un groupe de documents d’archives pouvant servir à la recherche, alors que les Canadiens se préparent à célébrer le 150e anniversaire de la Confédération en 2017.

Quatre millions de pages de l’ancien ministère canadien du Commerce ont aussi été ouvertes à la consultation; elles documentent les activités commerciales internationales du Canada, des années 1880 à 1980. Les relations commerciales internationales du Canada avec le Commonwealth et avec d’autres pays occupent une place importante parmi les fonctions gouvernementales, depuis les débuts de la Confédération et encore aujourd’hui. Ces archives témoignent de la longue et prestigieuse histoire de nos relations commerciales avec divers pays et de toutes nos activités commerciales internationales.

Les documents de l’Expo 67 et ceux qui concernent le commerce international ne sont que deux des nombreux ensembles documentaires du gouvernement fédéral qui peuvent maintenant être consultés grâce à l’examen en bloc.

Une photographie en noir et blanc d’un édifice dont la façade est décorée de motifs d’art autochtone, contigu à une structure en forme de tipi. On aperçoit le haut d’un mât totémique derrière l’édifice.

Pavillon des Indiens du Canada – Expo 67 (MIKAN 3192403)

Qui agira en bon père de famille? Les documents relatifs au développement territorial des chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise

Les chemins de fer ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les histoires relatant l’émergence du Canada en tant que nation. La construction des lignes de chemin de fer était, à l’époque, perçue comme un élément déterminant dans la formation d’une identité nationale cohérente et se voulait un gage que les déplacements et les échanges commerciaux dans le vaste territoire du Canada allaient être simplifiés.

Les compagnies de chemin de fer ont également participé à la colonisation de l’Ouest canadien en agissant comme promoteurs et courtiers en immeuble pour les terres concédées par le gouvernement fédéral. Après la cession de la Terre de Rupert au Canada en 1870, les concessions de biens-fonds ferroviaires constituaient un important volet du plan gouvernemental visant à accroître la population des régions de l’Ouest déjà occupées par des communautés autochtones, des établissements métis et des postes avancés de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Même au début du vingtième siècle, on concédait des terres afin d’encourager les compagnies de chemin de fer à prolonger leurs rails partout sur le continent, et la construction du chemin de fer était partiellement financée par la location et la vente de ces terres.

Le bureau de Winnipeg des Services régionaux garde un précieux assortiment de documents à l’appui de la vente et de la location de terres agricoles et de terres en zones urbaines dans l’Ouest canadien par les Chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise. Ces documents, provenant des diverses sociétés filiales vouées à l’immobilier rattachées aux Chemins de fer nationaux du Canada, le Chemin de fer Canadien du Nord et la Grand Trunk Pacific Railway, brossent un portrait vivant des colons établis dans l’Ouest canadien et présentent certains des nombreux défis qu’ils ont dû relever au début et au milieu du vingtième siècle.

Les dossiers liés à la vente et à la location de terres agricoles procurent des comptes rendus particulièrement intéressants sur les colons de l’Ouest canadien et leurs expériences. En général, on retrouve dans ces dossiers un formulaire de demande standard, décrivant brièvement les antécédents personnels du demandeur, ainsi qu’une évaluation de la demande rédigée par un représentant de l’entreprise, dont la tâche consistait à déterminer si le demandeur était susceptible d’agir en bon père de famille (« likely to make good »). Les demandes et évaluations procurent des profils détaillés de fermiers venus peupler les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique.

Formulaire imprimé intitulé Applicant's Statement (bilan du demandeur) sur lequel apparaissent, écrites à la main, les réponses à des énoncés et à des questions visant à recueillir de l'information sur le demandeur. Le formulaire sert à colliger de l'information, telle que le nom, l'âge, l'état matrimonial et le lieu de naissance du demandeur; le nom de trois hommes d'affaires, d'un banquier et d'un membre du clergé (three businessmen, one banker, and one clergyman), qui pourraient servir de références pour le demandeur, et des précisions quant aux actifs et aux dettes du demandeu

« Applicant’s Statement » (bilan du demandeur) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (MIKAN 1557331)

Formulaire imprimé intitulé Appraiser's Report sur lequel apparaissent des notes manuscrites ajoutées par un évaluateur concernant l'acquéreur éventuel d'une terre agricole. Dans les notes de l'évaluateur se trouvent une évaluation de la réputation de l'acquéreur, l'état de toute terre agricole que l'acquéreur pourrait déjà posséder et l'avis de l'évaluateur à savoir s'il croit que le demandeur est un acquéreur susceptible d'agir en bon père de famille (a purchaser who is likely to make good).

« Appraiser’s Report » (rapport d’évaluation) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (MIKAN 1557331)

Naturellement, la majorité des autres documents qui se trouvent dans les dossiers servant à appuyer la vente d’une terre agricole sont de la correspondance portant sur les paiements à effectuer afin d’acheter la terre. Bien que ces échanges de courrier soient, en général, de nature courante, il arrive aussi qu’on y découvre des plaidoiries bien senties d’acquéreurs qui imploraient la clémence pour avoir omis d’effectuer un versement ou pour l’avoir remis en retard, plus particulièrement durant les années 1930. Parmi les explications souvent invoquées dans les lettres pour justifier les manquements, mentionnons les récoltes décevantes ou les épreuves subies par l’expéditeur pris en défaut et sa famille. Dans la lettre reproduite ci-dessous, par exemple, l’auteur renonce à sa demande d’obtenir un lopin de terre agricole en Saskatchewan après s’être cassé une jambe et avoir perdu la récolte annuelle à cause d’une tempête de grêle.

Lettre manuscrite adressée au commissaire des terres, aux Chemins de fer nationaux du Canada, et provenant de Charles Deffey qui fait part de son intention de renoncer à un lopin de terre agricole pour lequel il avait effectué des paiements. M. Deffey fournit une brève description de certains obstacles qu'il a rencontrés lors de ses travaux sur la terre et il informe le commissaire des terres qu'il enverra un acte de renonciation (quit claim) officiel dès qu'il aura assez d'argent pour payer un juge de paix (J.P.).

Lettre de Charles Deffey au commissaire des terres, Chemins de fer nationaux du Canada (MIKAN 1557331)

Recherche de documents relatifs aux terres

On peut consulter les documents relatifs au développement territorial des Chemins de fer nationaux du Canada et des prédécesseurs de l’entreprise, des archives fort susceptibles de susciter un immense intérêt auprès des chercheurs en généalogie et de ceux qui se penchent sur des sujets comme l’agriculture, l’immigration et l’histoire locale, à partir de la page Recherche de fonds d’archives améliorée du site Web de Bibliothèque et Archives Canada. D’abord, il faut sélectionner « No d’instr. de recherche » dans le menu déroulant, puis saisir « 30-130 » dans l’encadré à droite. Ensuite, on peut préciser la recherche en ajoutant un nom de famille comme « Nom (mot-clé) » dans les encadrés en dessous ou en saisissant les coordonnées d’arpentage des terres fédérales à côté de l’option « Tout mot-clé » afin de trouver de l’information sur un lopin de terre donné.

Précisons toutefois que ces documents ne constituent pas un dossier exhaustif des activités de développement territorial menées par les Chemins de fer nationaux du Canada, les prédécesseurs de l’entreprise et leurs sociétés filiales. Les dossiers et registres, actuellement gardés au bureau de Winnipeg des Services régionaux de Bibliothèque et Archives Canada, ont été récupérés des entrepôts des Chemins de fer nationaux du Canada lorsque le quartier de Winnipeg maintenant connu sous le nom de The Forks devait faire l’objet d’une rénovation urbaine vers la fin des années 1980. Fort heureusement, nous avons pu récupérer suffisamment de registres et de dossiers pour avoir un riche aperçu de la colonisation dans l’Ouest canadien au début et au milieu du vingtième siècle.

Solidarité féminine : la lutte pour les droits de la femme au Canada

« Les femmes formeront une chaîne, le monde n’aura jamais connu pareille solidarité féminine. » Nellie McClung, 1916

En 2016, nous commémorons une étape importante dans la lutte pour les droits de la femme : le 100e anniversaire du droit de vote des femmes au Canada. Pour souligner cette avancée sur la voie de l’égalité et mettre en lumière les obstacles surmontés par les Canadiennes au cours du dernier siècle, Bibliothèque et Archives Canada, en partenariat avec Patrimoine canadien, lance une exposition extérieure intitulée Solidarité féminine : la lutte pour les droits de la femme au Canada.

Cet événement succède à une autre exposition organisée par Bibliothèque et Archives Canada l’hiver dernier, Laissez-les hurler : 100 ans de lutte pour les droits de la femme. Pour l’occasion, des portraits de femmes étaient présentés sur le canal Rideau, à Ottawa, ainsi qu’au Fort Gibraltar, à Winnipeg. Cette fois, l’exposition Solidarité féminine met à l’affiche des reproductions de portraits et de photographies documentaires mettant en vedette des personnes et des groupes de femmes d’influence. Toutes ont dû briser des barrières pour pouvoir participer pleinement à la vie économique, politique et sociale du Canada, et contribuer du même coup à en faire un pays plus inclusif et plus démocratique.

Photographie en noir et blanc d’un groupe d’infirmières militaires faisant la file pour déposer leur bulletin de vote à un bureau de scrutin installé à l’extérieur d’un campement. Quatre officiers supervisent les procédures, pendant qu’une infirmière remplit son bulletin derrière un paravent. On voit des tentes à l’arrière-plan.

Des infirmières militaires du Canada affectées dans un hôpital canadien déposent leur bulletin de vote lors des élections fédérales, en décembre 1917. (MIKAN 3623046)

Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 2 000 infirmières, supervisées par Margaret Macdonald, « matrone » en chef des soins infirmiers, ont servi outre-mer au sein de l’Armée canadienne. En accordant à tous les militaires, y compris les infirmières, le droit de vote aux élections fédérales, la Loi des électeurs militaires (1917) a permis que ce droit s’étende à toutes les femmes en 1918.

Syndicaliste québécoise et membre fondatrice de la Confédération des syndicats canadiens, Madeleine Parent a œuvré pour que les ouvrières de l’industrie du textile obtiennent de meilleures conditions de travail. Cofondatrice du Comité pour l’égalité des femmes au Canada, Mme Parent a aussi défendu les droits des femmes autochtones.

Photographie en noir et blanc d’une femme marchant dans la rue; derrière elle, un homme tient une affiche arborant le slogan « L’union fait la force ».

Madeleine Parent participe à la parade du mois de mai à Valleyfield (Québec), vers 1949. (MIKAN 3257043)

Buffy Sainte-Marie a consacré ses 50 années de carrière comme auteure-compositrice-interprète à la situation des peuples autochtones. Son œuvre artistique et son implication comme éducatrice et militante lui ont valu une large reconnaissance et de très nombreux prix. En 1997, elle a fondé le Cradleboard Teaching Project (en anglais seulement), qui contribue à la création de programmes d’enseignement de base qui intègrent les conceptions autochtones.

Photographie en noir et blanc d’une femme aux longs cheveux foncés qui regarde l’objectif.

Buffy Sainte-Marie. Photographie prise par Robert Taillefer, 1975 © Robert Taillefer (MIKAN 4167090)

Ne manquez pas l’exposition extérieure Solidarité féminine : la lutte pour les droits de la femme au Canada ! Pour la voir, rendez-vous sur le pont Plaza en face du Château Laurier, sur la rue Rideau, à Ottawa. L’exposition tiendra l’affiche jusqu’à la fin de semaine de l’Action de grâce.

Vous pouvez aussi vous renseigner sur l’obtention du droit de vote des femmes au Canada ou lire nos autres articles de blogue sur le sujet.

Les lettres d’un politicien passionné : la correspondance de Wilfrid Laurier à Bibliothèque et Archives Canada

Par Théo Martin

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient la riche correspondance de Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada et premier Canadien français à accéder au poste. Wilfrid Laurier (1841-1919), né à Saint-Lin, au Québec, connaîtra une carrière exceptionnelle de journaliste, d’avocat, de politicien et bien sûr de premier ministre.

Photographie en noir et blanc montrant un homme âgé regardant au loin.

sir Wilfrid Laurier, v. 1906, photographe inconnu (MIKAN 3623433)

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