De nouveaux ouvrages dans la collection des Services de généalogie

Par Emily Potter

Une photographie couleur de deux tablettes de livres à couvertures rigides multicolores.

Exemple de la diversité des ouvrages conservés dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington à Ottawa. Photo : Emily Potter

Nous sommes très heureux d’annoncer l’acquisition de nouveaux ouvrages en généalogie, que vous pourrez consulter dans la salle de généalogie et d’histoire familiale au 3e étage de l’édifice de Bibliothèque et Archives Canada, au 395, rue Wellington à Ottawa.

Consultez la liste ci-dessous. Après chaque titre, vous trouverez une cote qui vous aidera à repérer l’ouvrage sur nos rayonnages. Le numéro OCLC renvoie à la notice de notre nouveau catalogue de bibliothèque Aurora qui vous fournira des renseignements supplémentaires. C’est la première fois que vous l’utilisez? Consultez Aide à la recherche : Aurora.

Si vous êtes novice en généalogie, consultez la section Généalogie et histoire familiale de notre site Web; vous y apprendrez comment démarrer votre recherche.

Consultez aussi Quoi de neuf dans la collection pour découvrir nos plus récentes acquisitions de livres et d’archives maintenant ouverts à la consultation.

Bonne découverte!

Index des églises, des cimetières et des journaux

Baptêmes et sépultures des quatre voisines de Saint-Clément de Beauharnois par la Société du patrimoine de Sainte-Martine. CS88 QC43 B42 2017 (Numéro OCLC : 1032020299)

Flamborough Obituary Slips, 1883–1891 par la Waterdown-East Flamborough Heritage Society. CS88 ON35 F53 1999b (Numéro OCLC : 62927324)

Massey, Ontario, Massey Grandview Protestant Cemetery par la Sudbury District Branch, Ontario Genealogical Society. CS88 ON31 M47 2016 (Numéro OCLC : 1082503187)

Massey, Ontario, Massey Immaculate Conception Roman Catholic Cemetery par la Sudbury District Branch, Ontario Genealogical Society. CS88 ON31 M47 2016b (Numéro OCLC : 1082504357)

 

Histoires de familles
Ainslie (Volumes 1 et 2) par John Stuart Ainslie. CS90 A43 2016 (Numéro OCLC : 1103323498)

My Writings on the Audet-Lapointes par Guy Saint-Hilaire. CS90 A935 2017 (Numéro OCLC : 1019429805)

La famille Berthiaume : cent vingt-cinq ans d’histoire (1892-2016) par François-Xavier Simard. CS90 B4274 2016 (Numéro OCLC : 1032012228)

La famille Boily au XVIII : de Saint-Jouin-de-Marnes à la Baie Saint-Paul par Raymond Boily. CS90 B56 2013 (Numéro OCLC : 937871289)

The Bonhomme family, 1632 to 2015 par Joseph Bonhomme. CS90 B642 2017 (Numéro OCLC : 1082496422)

The Stalwart Brydons: from Scotland to Galt to Manitoba: a History of 100 Years in Canada par James Emerson Brydon et Dianne Brydon. CS90 B8 2016 (Numéro OCLC : 1082476540)

The Descendants of John Archelaus Carpenter of Weston, New Brunswick, Canada par Miles Ludlow Carpenter. CS90 C288 2016 (Numéro OCLC : 1018310137)

Famille Chatel par Charles G. Clermont. CS90 C476 2016 (Numéro OCLC : 947133998)

The Clark and Simonite Saga: Where Past and Present Meet par Carolyn Gillanders Loveless. CS90 C538 2016 (Numéro OCLC : 1036081812)

Angus MacLean: a Genealogy par Marleen MacDonald-Hubley. CS90 Mc69 2012 (Numéro OCLC : 907028372)

The Dickinson Men of Manotick par William et Georgina Tupper. CS90 D498 2015 (Numéro OCLC : 927183619)

The Grandmother & Grandfather’s Story: Lewis and Mary Fisher, Loyalists in the American Revolution and New Brunswick Settlers par Robert C. Fisher. CS90 F574 2017 (Numéro OCLC : 1082478346)

The Griersons of Torbolton Township par Doris Grierson Hope. CS90 G725 2016 (Numéro OCLC : 1036095475)

Les Leduc d’Amérique du Nord : histoire et répertoire généalogique des Leduc issus de la Nouvelle-France par Adrienne Leduc. CS90 L44 2017 (Numéro OCLC : 1033521074)

Les Pellerin du Québec, 1722-1916 par Jacques Gagnon. CS90 P43 2017 (Numéro OCLC : 1032011484)

Pommainville d’Amérique : Henri Brault dit Pomainville et ses descendants par Edgar Pommainville. CS90 P63 2017 (Numéro OCLC : 976416112)

Antoine, first Theroux in Canada par Mary Jeannette Hounsome. CS90 T4869 2016 (Numéro OCLC : 1082503547)

Descendants of Johann Christian Schell and Johannes Schell par J. P. Schell. CS90 S4213 2004 (Numéro OCLC : 1082497015)

St-Cyr in North America, 1624–2016: the Descendants of Pierre Deshaies St-Cyr and Marguerite Guillet and Mathieu Rouillard St-Cyr and Jeanne Guillet par François St-Cyr. CS90 S233613 2016 (Numéro OCLC : 952211418)

Mountain Romantics: The Whytes of Banff par Chic Scott. CS90 W458 2014 (Numéro OCLC : 883939953)

 

Histoires locales et biographies

Before Surveyors’ Line was Run: the History of Simon Orchard and Samuel Rowe, the First Settlers to Paisley, Ontario in the Queen’s Bush par Marguerite Ann Caldwell. CS88 ON32 P34 2013 (Numéro OCLC : 1036198843)

My Creignish Hills par Floyd MacDonald. CS88 NS69 C74 2015 (Numéro OCLC : 1019413004)

Cypress Hills Metis Hunting Brigade Petition of 1878 for a Metis Reserve: History of the Cypress Hills Hunting Brigade: Biographies of Petitioners par Lawrence Barkwell. E99 M47 B37 2015 (Numéro OCLC : 1032013125)

Les familles pionnières de la seigneurie de La Prairie, 1667 à 1687 par Stéphane Tremblay. CS88 QC43 R68 2017 (Numéro OCLC : 1033510580)

A Glance Backward par Ray Johnson. CS90 A715 1988 (Numéro OCLC : 1082475369)

Jewish Papineau: an Account of the People and Places of the Montreal Neighbourhood Known as “Papinyu” as Recounted par Philip Teitelbaum and Other Contributors par Peter Teitelbaum. CS88 QC42 M65 2015b (Numéro OCLC : 1007771024)

Prairie Pioneers: Schönthal Revisited par Mary Neufeld. CS88 MB274 A48 2016 (Numéro OCLC : 945781920)

La Reine : 100 ans d’histoire par Gérald Doré, Marie-Claire Piché-Doré et Victorin Doré. CS88 QC41 L35 2017 (Numéro OCLC : 1032010291)

Remember Me: Manitoulin Military par le Manitoulin Genealogy Club. CS88 O6 R46 2015 (Numéro OCLC : 919340193)

The Settlers of Monckton Township par Les Bowser. CS88 NB52 M66 2016 (Numéro OCLC : 962852120)

Visages estriens : hommage à nos gens par la Société de généalogie des Cantons de l’Est. CS88 QC46 A1 2017 (Numéro OCLC : 1032018896)


Emily Potter est consultante en généalogie à la Direction générale des services publics de Bibliothèque et Archives Canada.

Les journaux au service des généalogistes

Par Emily Potter

Les journaux constituent une mine de renseignements pour les historiens, mais vous serez peut-être surpris de voir à quel point ils peuvent aussi être utiles aux généalogistes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une vaste collection qui ne demande qu’à être explorée.

Voici quelques façons de vous servir des journaux pour faire votre généalogie.

Annonces de naissance, de mariage et de décès

Les certificats de naissance, de mariage et de décès figurent parmi les sources généalogiques les plus populaires. Cependant, l’accès aux dossiers d’état civil est limité pendant une période plus ou moins longue, pouvant aller jusqu’à 110 ans dans certaines provinces. Les annonces de naissance, de mariage et de décès parues dans les journaux permettent de trouver le même type d’information dans des documents librement accessibles. Elles contiennent non seulement la date et le lieu des événements clés dans la vie d’un ancêtre, mais aussi le nom des parents et d’autres membres de la famille.

Voici quelques conseils :

  • Dans le cas de la mort d’un ancêtre, il arrive qu’un court avis de décès soit publié dans un journal, mais qu’un article nécrologique beaucoup plus étoffé paraisse quelques jours plus tard dans le même organe.
  • Si vous faites des recherches sur un événement plus récent, de nombreux journaux mettent leurs articles nécrologiques en ligne. Essayez de chercher le nom de votre ancêtre entre guillemets et ajoutez le nom de la ville et l’année, si vous les connaissez. Exemple : article nécrologique ‟Beaulieu, Kevin” Moncton 2005.
  • Les annonces de naissance détaillées ne sont devenues populaires que dans la deuxième moitié du 20e siècle, alors que celles sur les mariages et les décès sont publiées depuis plus longtemps.
  • De nombreuses annonces parues dans les journaux ont été indexées dans des outils accessibles au public. Si vous ne connaissez pas la date d’un événement, mais pensez qu’il pourrait avoir fait l’objet d’une annonce dans un journal local, essayez une recherche dans le catalogue de la bibliothèque de BAC, Aurora. Vous pourriez y trouver un index pertinent. Cherchez des mots-clés comme généalogie, index et le nom du journal.
Trois colonnes de texte tirées de journaux contenant de l’information sur des décès et des mariages.
« Died », Montreal Gazette, 10 mai 1830, p. 3 (OCLC 20173495)
« Mariage à la basilique », Le Droit [Ottawa], 1er avril 1913, p. 4 (OCLC 18514296)
« Married », The palladium [Charlottetown], 5 avril 1845, p. 163 (OCLC 18249106)
« Died », The palladium [Charlottetown], 5 avril 1845, p. 163 (OCLC 18249106)

Accidents et crimes

De nombreux chercheurs ont entendu des récits de famille sur des ancêtres qui ont été impliqués dans des accidents, des crimes ou des événements inhabituels, mais ce n’est pas toujours facile d’en confirmer l’authenticité. Heureusement, bon nombre d’événements de cette nature sont couverts par des journaux locaux. Si vous avez une idée du moment et de l’endroit où l’événement s’est produit, passer en revue le journal local pourrait s’avérer utile. Certains événements sont également mentionnés dans les index des journaux publiés.

Deux colonnes de texte tirées de journaux, dont les titres sont « Imprisonment for Libel » et « Killed by Lightning ».
« Imprisonment for libel », The palladium [Charlottetown], 22 février 1845, p. 114 (OCLC 18249106)
« Killed by Lightning », The Phoenix [Saskatoon], 22 août 1906, p. 6 (OCLC 16851731)

Arrivées de navires

Quand mon ancêtre est-il arrivé au Canada? C’est une question courante en généalogie. Par chance, BAC détient les listes de passagers de 1865 à 1935. Toutefois, la majorité des listes dressées avant 1865 ont disparu, et il peut s’avérer difficile de trouver de l’information sur l’immigration de ses ancêtres. Les grands journaux et ceux des villes côtières peuvent constituer une solution puisqu’ils annoncent parfois les arrivées et les départs de navires. Dans de rares cas, même les noms des passagers sont inclus. La probabilité de dénicher une référence à son ancêtre est plus élevée si cette personne était jugée importante. Les informations de ce genre se trouvaient souvent dans la section affaires d’un journal, sous la rubrique des nouvelles ou des renseignements maritimes.

Le site Web The Ships List est une excellente source d’information sur les navires à passagers. Il comprend certaines listes de noms trouvées dans des journaux.

Une colonne de texte d’un journal, intitulée « Port of Quebec ».

« Port of Quebec », Montreal Gazette, 10 mai 1830, p. 3 (OCLC 20173495)

Nouvelles sociales

De nombreux journaux contenaient des nouvelles locales, annonçant parfois la visite d’un membre de la famille d’un résident ou les voyages de ce dernier à l’étranger. Bien que ces notes n’incluent pas toujours de l’information généalogique, il peut être intéressant de savoir ce que faisaient vos ancêtres. Dans les grandes villes, les journaux se concentraient principalement sur la haute société.

Deux colonnes de texte de journaux, intitulées « Granby » et « Compton », qui donnent des renseignements sur les résidents de ces villes.

« Granby », Sherbrooke Daily Record, 5 juin 1905, p. 3 (OCLC 12266676) « Dans les Cantons de l’Est : Compton », La Tribune [Sherbrooke], 25 mai 1910, p. 4 (OCLC 16390877)

Si vous avez l’intention de rendre visite à BAC, utilisez Aurora pour faire une recherche et commander des journaux avant d’arriver. Vous pouvez aussi consulter la liste géographique des journaux de BAC sur microfilm (des notes indiquent quelles références sont accessibles en ligne). Nos pages sur les lieux comprennent également des liens vers des sites Web qui offrent des journaux numérisés. De plus, vous pouvez demander à votre bibliothèque locale si vous pouvez emprunter des journaux pour vos recherches.


Emily Potter est conseillère en généalogie à la Division des services de référence de la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Célébrons notre 1 000e billet de blogue!

Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a franchi une étape importante avec la publication du 1 000e billet! Depuis huit ans, il met en valeur notre collection exceptionnelle de patrimoine documentaire, informe les chercheurs de nos travaux et répond à vos questions les plus fréquentes.

Pour célébrer ce moment important, nous allons faire un retour sur certains de nos billets les plus populaires.

Les Registres nationaux de 1940

Un questionnaire dactylographié sur deux colonnes intitulé « Dominion of Canada — National Registration Card for Women (Dominion du Canada – Carte d’immatriculation nationale pour femmes) ». La mention « For Information Only » (À titre indicatif seulement) est inscrite en biais au milieu de la page.

Exemple d’un formulaire pour femmes. Gracieuseté de Statistique Canada (en anglais seulement)

Année après année, cet ancien billet de blogue fait partie des plus visités, et il a reçu de nombreux commentaires. Ce n’est pas surprenant qu’un billet sur la généalogie soit le plus populaire. Ce qui l’est davantage, c’est que les Registres nationaux de 1940 ne se trouvent pas à BAC; ils appartiennent plutôt à Statistique Canada. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une ressource intéressante et très utile pour les généalogistes de l’ensemble du pays.

Vous voulez lire d’autres billets sur la généalogie à BAC? Consultez Les trois questions sur la généalogie les plus courantes.

Avez-vous des ancêtres autochtones? Les recensements pourraient vous le dire!

Un homme et une femme assis sur la pelouse avec deux jeunes enfants devant une tente en toile.

Homme et femme autochtones (Alfred et Therese Billette) assis sur la pelouse avec leurs deux enfants (Rose et Gordon) à l’extérieur de leur tente (e010999168).

Un autre billet populaire paru en 2016 explique comment les recensements canadiens peuvent vous aider à explorer votre passé et à découvrir vos origines autochtones. Certains Canadiens effectuent des recherches pour mieux se connaître, savoir s’ils peuvent s’inscrire à des associations autochtones ou encore obtenir des avantages offerts aux Autochtones.

Vous voulez vous renseigner sur les recherches liées à vos ancêtres autochtones? Consultez les billets suivants : Documents du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien : dossiers de succession ou Les Inuits : numéros de disque et projet Nom de famille.

Bill Miner : le légendaire voleur de train et évadé de prison

Affiche montrant la photo de Bill Miner et annonçant une récompense de 500 $ pour sa recapture. Elle donne des détails sur son évasion et son apparence.

Promesse de récompense pour la recapture de Bill Miner envoyée aux services de police, à des publications et à des agences de détectives privés (e011201060-210-v8).

Ce passionnant article raconte l’histoire de Bill Miner, surnommé le « gentleman cambrioleur » et le « renard gris ». Il est un criminel notoire au Canada et aux États-Unis. Bien qu’il soit l’auteur de dizaines de vols et se soit évadé à maintes reprises, une grande partie de la population le perçoit comme un héros généreux qui s’en prend uniquement aux entreprises représentant le côté sombre du capitalisme. BAC possède de nombreux enregistrements sonores, publications, vidéos et autres documents sur Miner. Des centaines d’entre eux sont sur Co-Lab, accompagnés de défis de production participative.

Vous voulez en apprendre davantage sur les documents provenant du système pénal de la Colombie-Britannique? Consultez Pénitencier de la Colombie-Britannique sur l’île Goose : séparé par 20 km de toute aide ou par 9 à 17 heures à vol de pigeon.

Les cartes générales de la Nouvelle-France de Samuel de Champlain

Carte noir et blanc dessinée à la main illustrant le Québec, les provinces des Maritimes et l’est de l’Ontario en 1613.

Carte geographique de la Nouelle Franse en son vray meridiein. Faictte par le Sr Champlain, Cappine. por le Roy en la marine — 1613 (e010764734).

Ce populaire billet écrit en 2013 aborde deux sujets qui intéressent les Canadiens : la cartographie et les explorateurs! Il décrit les cartes de la Nouvelle-France dessinées par Champlain qui font partie de la collection de BAC. Il comprend également une suggestion de lecture pour les chercheurs qui souhaitent en apprendre davantage sur la cartographie et les voyages de Champlain.

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de la Nouvelle-France? Consultez Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, 1665-1672.

Voyage à la Rivière-Rouge, 1821 — Peter Rindisbacher

Carte noir et blanc dessinée à la main illustrant le Québec, les provinces des Maritimes et l’est de l’Ontario en 1613.

Passages extrêmement ardus aux portages (1821) (e008299434).

Ce populaire billet décrit les travaux de Peter Rindisbacher. Celui-ci est âgé de 15 ans lorsqu’il émigre dans la Colonie de la Rivière-Rouge fondée par Selkirk, en 1821. Déjà un artiste accompli à son arrivée en Amérique du Nord, il produit une série d’aquarelles documentant le voyage vers la Terre de Rupert et la vie dans la colonie. Ses aquarelles représentant la région de la rivière Rouge comptent parmi les images les plus anciennes de l’Ouest canadien. Peter Rindisbacher est considéré comme le premier artiste pionnier de l’ouest du Canada et des États-Unis.

Vous voulez en savoir plus sur Peter Rindisbacher? Écoutez le balado Peter Rindisbacher : La beauté sur commande.

L’affaire « personne » (1929)

Cinq femmes vêtues d’une robe de soirée ornée d’une boutonnière et un homme en smoking. Tous sont debout devant une plaque.

Dévoilement d’une plaque commémorant les efforts des cinq Albertaines à l’origine de l’affaire « personne », grâce à laquelle les femmes se sont vu accorder le droit d’occuper une charge publique au Canada (c054523).

Ce billet met en valeur l’histoire de la lutte des femmes pour obtenir l’égalité politique au Canada. L’affaire « personne », une décision constitutionnelle reconnaissant l’admissibilité des femmes au Sénat, commence en 1916 avec la nomination d’Emily F. Murphy à titre de première juge municipale de l’Empire britannique. Défiant son autorité, des avocats contestent sa nomination, qu’ils jugent contraire à la loi : selon eux, les femmes n’étant pas considérées comme des personnes selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, elles sont inaptes à siéger en tant que magistrates. Mme Murphy demande l’aide de quatre femmes connues pour leur engagement politique et social visant l’égalité des droits pour les femmes : Henrietta Muir Edwards, Nellie Mooney McClung, Louise Crummy McKinney et Irene Marryat Parlby. Le groupe forme ce qu’on appelle aujourd’hui les « Célèbres cinq » (traduction littérale de l’anglais The Famous Five).

Vous voulez en savoir plus sur le droit des femmes dans l’histoire du Canada? Consultez le billet Solidarité féminine : la lutte pour les droits de la femme au Canada.

La numérisation des dossiers du Corps Expédionnaire Canadien est terminée!

Une page du dossier de service de « Scotty » Davidson décrivant sa mort au combat, causée par un obus tombé dans une tranchée, et détaillant son enterrement avec trois autres hommes du 2e Bataillon.

Une page du dossier de service numérisé d’Allan « Scotty » Davidson décrivant sa mort au combat (CEF 280738).

Le dernier billet de la liste est impressionnant! Annonçant la fin du projet de cinq ans de BAC visant à numériser les 622 290 dossiers de soldats enrôlés lors de la Première Guerre mondiale, il a été bien reçu par de nombreux chercheurs.

Vous voulez savoir comment le projet de numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien a débuté? Lisez le billet État actuel de la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Nous espérons que vous avez aimé ce voyage dans le temps! Vous voudrez peut-être découvrir aussi des billets sur l’armée de zombie du Canada, l’usine Polysar, la collection musicale de BAC, les anciennes mesures françaises ou les affiches emblématiques de l’Empire Marketing Board.

Les femmes à la guerre : le Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS)

Les gens nous envoient souvent des demandes de référence pour des photos de leurs proches qui ont servi dans les Forces canadiennes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une vaste collection de photographies — plus de 30 millions d’images —, dont une part importante se trouve dans le fonds du ministère de la Défense nationale (RG24/R112). Le projet visant à recueillir des données sur l’acquisition 1967-052 (Collection du ministère de la Défense nationale du Canada — 1939-1953) et à indexer toutes les photos de femmes militaires a débuté en avril 2018 et va bon train. J’espère que le travail sera achevé pour les trois branches des Forces (la Marine, l’Armée de terre et la Force aérienne) d’ici 2022. Cette collection, qui représente ces trois branches et comprend plus de 500 000 photos, est l’une de mes préférées, la première que je consulte lorsque des chercheurs demandent des photos de la Deuxième Guerre mondiale ou de la guerre de Corée. Elle comporte des photos prises au Canada et dans les théâtres de guerre, ce qui en fait une collection d’une grande richesse, au descriptif précis.

Le billet publié par ma collègue en 2017, intitulé 75e anniversaire du Service féminin de la Marine royale du Canada, complémente parfaitement ce projet et présente de nombreuses photos, tant en couleur qu’en noir et blanc, de femmes militaires qui travaillent et qui s’amusent. Soulignons, comme l’indique le billet, que « les femmes servant dans le WRCNS étaient communément appelées “Wrens”, surnom qu’utilisaient leurs homologues britanniques du Service féminin de la Marine royale (Women’s Royal Naval Service, WRNS) ». Les termes « Wren » et « WRCNS » sont d’ailleurs employés dans les légendes des photos pour identifier les femmes militaires.

Photographie en noir et blanc de deux membres du Service féminin de la Marine royale du Canada qui lavent l’avant d’un autobus tandis que leur collègue en nettoie le côté avec un tuyau d’arrosage.

Des membres du personnel du Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS) lavent un autobus au Centre d’instruction élémentaire NCSM Conestoga à Galt, en Ontario (Canada), juillet 1943. (a108171)

Texte de remplacement : Photographie en noir et blanc de deux membres du Service féminin de la Marine royale du Canada qui lavent l’avant d’un autobus tandis que leur collègue en nettoie le côté avec un tuyau d’arrosage.

Les acquisitions sont classées par préfixe, lequel correspond le plus souvent au lieu (comme une base ou une ville) ou au navire. Par exemple, le préfixe MAG regroupe des photos qui documentent le NCSM Magnificent de 1948 à 1957.

Pour chaque préfixe, les instruments de recherche (ou listes de légendes) peuvent être consultés dans la salle de référence du 2e étage, au 395, rue Wellington, à Ottawa. Elles sont également visées par le projet de BAC qui consiste à numériser la majorité des instruments de recherche existants; ce projet se poursuivra jusqu’en 2024.

Un recensement des listes de légendes a été effectué pour chaque préfixe relatif aux photographies navales, et les légendes faisant mention de femmes militaires ont été notées, pour un total de 2 652 photos (1,3%).

Photographie en noir et blanc d’une femme en uniforme militaire qui s’appuie sur un comptoir pour interviewer trois femmes, à côté d’un écriteau qui indique « Canadian Wives’ Bureau ».

La Wren Evelyn Kerr (à droite), une haute gradée du Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS), interviewe des épouses britanniques de marins canadiens au Canadian Wives’ Bureau, à Londres (Angleterre), 30 novembre 1944. (a128179)

La découverte de l’éventail de métiers et de fonctions qu’exerçaient les Wrens a été l’un des grands plaisirs du projet. Photographes, diététistes, conductrices ou encore bibliothécaires, les femmes militaires accomplissaient un travail précieux, quelle qu’en soit la forme, au pays et à l’étranger pour soutenir l’effort de guerre. Je suis également tombée sur plusieurs photos d’infirmières militaires, que j’ai aussi indexées.

Photographie en noir et blanc d’une membre du Service féminin de la Marine royale du Canada remettant une pile de livres à un homme, à côté d’un navire.

: La Wren Ruth Church, une haute gradée du Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS), remet des livres de bibliothèque au matelot de 2e classe Bill Swetman du NCSM Petrolia à Londonderry (Irlande du Nord), novembre 1944. (a189717)

Trouver « votre » femme militaire

N’hésitez pas à communiquer avec nous au sujet de « votre » Wren ou infirmière militaire pour vérifier s’il existe des photos l’identifiant personnellement. Il est recommandé de fournir son nom de jeune fille, ainsi que la période et le lieu de son service, puisque ces renseignements nous aident à préciser la recherche. Dans le même ordre d’idées, une fois les archives pertinentes d’une série repérées, il peut être intéressant de prendre connaissance vous-même des photos ou de faire appel à un chercheur indépendant pour ainsi peut-être trouver des photos qui n’identifiaient pas la personne par son nom ou qui n’indiquaient pas que des femmes militaires y figuraient. Par exemple, de nombreuses photos, dont la légende indiquait simplement « Danse de Noël » ou « Célébrations du temps des Fêtes », n’ont pas été indexées.

Pour en savoir plus sur le service de « votre » femme militaire dans les Forces canadiennes, demandez une copie de son dossier de service militaire.

Photographie en noir et blanc d’une membre souriante du Service féminin de la Marine royale du Canada, qui transporte un gros sac sur son épaule.

La Wren June Whiting, une haute gradée du Service féminin de la Marine royale du Canada (WRCNS), débarque d’un navire à Liverpool (Angleterre), avril 1945. (a142415)

N’hésitez pas à venir nous visiter dans l’un de nos points de service au public (Ottawa, Halifax, Winnipeg ou Vancouver) ou à nous écrire pour toute question sur les fonds de BAC, tant archivés que publiés.


Rebecca Murray est archiviste à la Division des services de référence.

Pourquoi est-ce écrit là? Découvrez le Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1926 : instructions aux commissaires et énumérateurs.

Par Sara Chatfield

Pour tirer le maximum d’information d’un recensement canadien, lisez d’abord les instructions aux commissaires et énumérateurs. À première vue, cette publication peut sembler t rès aride, mais il n’en est rien! En prenant connaissance des instructions qui étaient données aux commissaires et aux recenseurs, les généalogistes pourront en apprendre davantage sur leurs ancêtres, recueillir d’autres indices et comprendre pourquoi leurs ancêtres ont répondu comme ils l’ont fait. N’oubliez pas qu’il y aura toujours des exceptions à la règle, car les recenseurs n’interprétaient pas tous les instructions de la même manière.

En voici quelques exemples intéressants :

Colonne 3 – Nom de chaque personne dans la famille, le ménage ou l’institution

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour Saint-Boniface (Manitoba), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta. Remarquez l’inscription pour Jules Vinckier, identifié comme chef d’un ménage comprenant une domestique et une locataire. (e011228052)

Le Recensement des provinces des prairies de 1926 énumère « les noms de chaque personne qui habitait, à la date du 1er juin, 1926 avec la famille ou dans la demeure dont le recensement est à se faire… » Ce qu’il faut remarquer dans cette phrase, c’est que la personne doit désigner la résidence faisant l’objet du recensement comme son « domicile habituel ». Les généalogistes devraient garder cela à l’esprit lorsqu’ils font des recherches sur des familles ayant des enfants plus âgés, ces derniers pouvant avoir quitté le foyer familial en 1926. Cela inclut également les locataires et les personnes employées comme domestiques ou serviteurs.

Les résidences peuvent aussi être des établissements tels que « les hôpitaux, les refuges pour les pauvres, les asiles d’aliénés, les prisons, les pénitenciers, les écoles, les camps militaires, les refuges pour les vieillards, les maisons de refuge, etc. »

 Colonne 16 – Origine selon la race ou la tribu

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour la réserve indienne de Jackhead (Manitoba), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta (e011226423)

La plupart des généalogistes trouvent extrêmement utile la colonne relative à l’origine selon la race ou la tribu. Bien que ces informations fournissent aux chercheurs des renseignements précieux sur les origines de leurs ancêtres, il faut tenir compte des instructions que recevaient les recenseurs pour bien interpréter la réponse à cette question. Selon la publication, « la race ou la tribu se retrace ordinairement par le père, soit Anglais, Ecossais, Irlandais, Gallois, Français, Allemand, Italien, Danois, Suédois, Norvégien, Bohémien, Ruthène, Bucovinien, Galicien, Bulgare, Chinois, Japonais, Polonais, Juif, etc. Une personne dont le père est Anglais mais dont la mère est Ecossaise, Irlandaise, Française ou d’autre race sera classée comme Anglaise, et ainsi pour toutes les autres races. »

Ce raisonnement ne s’applique pas aux familles autochtones. En effet, selon les instructions, « dans le cas des Indiens l’origine se retrace par la mère, et le nom de la tribu doit être donné, soit « Chippewa », « Cree », etc.

Colonne 17 – Année d’immigration au Canada

Tableau de recensement intitulé « Bureau fédéral de la statistique : Recensement de Manitoba, Saskatchewan et Alberta, 1er juin 1926 » comprenant des inscriptions manuscrites dans chacune des 25 colonnes. Les colonnes contiennent des renseignements tels que le nom et le lieu de résidence, des informations personnelles, le lieu de naissance, la race et la citoyenneté, la langue et le niveau d’instruction.

Une page pour North Battleford (Saskatchewan), tirée du recensement de 1926 du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta (e011242806). Remarquez l’inscription pour Frank Madon et son épouse, qui semblent être nés au Canada, avoir émigré aux États-Unis où ils ont été naturalisés, puis être revenus au Canada en tant qu’immigrants en 1920.

Il pourrait sembler étonnant pour un chercheur de voir inscrite une année d’immigration pour un ancêtre né au Canada. Cette inscription s’explique probablement par les instructions données aux recenseurs selon lesquelles la colonne 17 « s’applique à toutes les personnes, sans distinction d’âge et de sexe, qui sont nées à l’étranger, et aussi aux personnes nées au Canada qui ont autrefois établi leur domicile dans un pays étranger, mais qui sont revenues au Canada. » La publication précise plus loin : « pour celles de naissance canadienne, [le recenseur donnera] l’année de leur retour au pays pour y demeurer en permanence. »

Colonne 18 – Année de naturalisation

Census chart titled “Dominion Bureau of Statistics: Census of Manitoba, Saskatchewan and Alberta, June 1, 1926” with handwritten entries for each of 25 columns. The columns include such information as name and residence, personal description, place of birth, race and citizenship, language and education.

A page for Regina, Saskatchewan, from the 1926 census of Manitoba, Saskatchewan and Alberta. Note the notation of “pa” in column 18 for Andrew Susylinski (e011245054)

Les instructions aux recenseurs précisent que l’annotation « pa » dans la colonne 18 sert à indiquer  « si une personne a demandé sa naturalisation, mais n’a pas encore son titre parfait de citoyen. » Une annotation « pa » indique au chercheur qu’il trouvera possiblement  d’autres renseignements sur son ancêtre dans les dossiers de naturalisation.

Si vous avez la curiosité de rechercher vos ancêtres dans d’autres années de recensement, nous vous invitons à consulter la page Recensements de Bibliothèque et Archives Canada.


Sara Chatfield est gestionnaire de projet à la Division des expositions et du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

L’histoire de la Canadian National Land Settlement Association

Par Andrew Elliott

La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) voit le jour il y a un siècle, le 6 juin 1919. Sa constitution fusionne plusieurs réseaux de chemins de fer publics et privés en une seule organisation publique; elle a pour mission d’assurer un service stable partout au pays.

Avec ses innombrables services, le CN essaie de répondre aux besoins de tous. Son histoire comporte donc de multiples facettes, comme en témoigne le vaste fonds d’archives de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada conservé à Bibliothèque et Archives Canada. À l’image de la compagnie, il ressemble à une hydre, cette créature à plusieurs têtes : on y trouve près de 16 000 contenants de documents!

Pour l’archiviste que je suis, une subdivision du CN présente un intérêt particulier : le Bureau du directeur de la colonisation et de l’agriculture, dirigé par T. P. Devlin durant la majeure partie de son existence, de 1919 à 1963.

Il faut savoir que dès 1925, les colons immigrants venant d’Europe continentale doivent si possible déposer une somme d’argent en fiducie dans une agence de colonisation approuvée par le gouvernement. Cette directive découle d’un règlement adopté la même année par le ministère canadien de la Citoyenneté et de l’Immigration, et qui restera en vigueur jusqu’en 1951. C’est ainsi que le 9 mars 1925, dans le cadre d’un programme du CN visant à promouvoir l’immigration et la colonisation au Canada, naît la Canadian National Land Settlement Association (Association du Canadien National pour la colonisation rurale).

(Mentionnons que l’Association faisait concurrence à la Canadian Colonization Association du Chemin de fer Canadien Pacifique, fondée en 1923. Pour en savoir plus, voyez les archives du Musée Glenbow à ce sujet.)

Grâce à ce programme, qui se poursuivra jusqu’en 1963, le chemin de fer voit ses activités augmenter et il peut se départir de certaines concessions foncières. Plus de 27 000 immigrants aidés par l’Association reçoivent de l’argent pour se procurer terres, équipement et bétail.

Comme l’Association fait pour ainsi dire partie du ministère de la Colonisation et de l’Immigration, les deux travaillent de très près, et leurs documents sont souvent entremêlés.

La plupart des documents administratifs créés par l’Association et par le Bureau du directeur de la colonisation et de l’agriculture témoignent des efforts déployés par le CN pour inciter les colons à s’installer sur leur terre, et relatent les progrès réalisés par ceux-ci. On y retrouve des rapports (entre autres sur l’évolution des communautés), des politiques, de la correspondance, des dossiers concernant des organisations et des individus (habituellement identifiés selon leur origine ethnique), des propositions de terres, des dossiers relatifs aux navires, des documents témoignant des relations entre les divers gouvernements, ainsi que des exemplaires de rapports annuels et d’autres publications.

Les dossiers personnels des immigrants sont particulièrement intéressants. Ils comprennent un questionnaire de candidature indiquant la nationalité, la langue, la religion et l’âge de la personne ainsi que des membres de sa famille; des cartes d’identité; des documents faisant état des services offerts aux familles, incluant le nom de la compagnie maritime et du navire à bord duquel ils sont venus au Canada; des reçus; des documents sur leur lieu d’établissement au Canada; ainsi que de la correspondance diverse. (Soulignons que dans les années 1920 et 1930, bon nombre d’immigrants provenaient d’Europe de l’Est, et notamment de l’Ukraine.)

Bibliothèque et Archives Canada a reçu ces archives dans les années 1960. Pour y effectuer des recherches, il fallait consulter l’instrument de recherche papier FA 30-39, dont nous sommes en train de numériser les 194 pages. Nous nous préparons aussi à numériser diverses portions de ce vaste fonds – des centaines de boîtes de documents textuels, de photographies, de cartes et de dessins techniques – afin de les rendre plus accessibles aux chercheurs.

Plusieurs rapports photo de l’Association ont été trouvés dans une sous-série reliée à la collection de photos principale du CN. On peut également consulter d’autres documents sur l’établissement de familles immigrantes (en particulier dans l’Ouest canadien, années 1920 et 1930), qui font partie d’une nouvelle sous-série rattachée à la série du ministère de la Colonisation et de l’Agriculture. En outre, de nombreux rapports contiennent des listes regroupant des renseignements fort intéressants, comme cette liste des immigrants établis dans l’Ouest canadien en 1934 et 1935.

Liste dactylographiée indiquant le nom, l’origine et le lieu d’établissement de familles orientées par les bureaux de l’Ouest.

Liste contenue dans un rapport intitulé Brief notes on the settlement of some of the families directed by the Western offices during the years 1934 and 1935 [Rapport sommaire sur l’établissement de certaines familles supervisé par les bureaux de l’Ouest en 1934-1935] (e011000601)

Plusieurs Européens venant s’établir sur des fermes dans l’Ouest canadien faisaient halte dans des refuges pour immigrants reliés à la gare du CN à Winnipeg, comme en témoigne cette photographie.

Photo noir et blanc d’un groupe d’immigrants arrivés à Winnipeg (Manitoba).

Immigrants arrivant à Winnipeg (Manitoba) en provenance d’Europe centrale. Années 1920 (c036148)

Les rapports de la Canadian National Land Settlement Association constituent des sources d’information inestimables pour les chercheurs qui veulent en savoir plus sur leurs ancêtres et sur les modèles d’établissements agricoles. Puisque les recensements effectués dans les années 1930 ne seront pas accessibles avant quelques années, ils sont pour l’instant notre seule source de renseignements sur l’origine des immigrants et leur lieu d’établissement. En voici quelques exemples :

Page d’album avec deux photos noir et blanc; l’une des photos montre une famille debout devant une maison entourée de terres agricoles, et l’autre présente la même scène en gros plan. La page contient des renseignements dactylographiés sur l’identité des membres de la famille et l’histoire de leur immigration.

La famille Kretchnear (d’origine allemande) sur sa ferme (e01100044)

Page d’album avec deux photos noir et blanc, l’une montrant une famille debout devant une maison, et l’autre montrant un attelage de chevaux tirant une charrue. Chaque photo est accompagnée d’une légende dactylographiée.

Ferme de la famille Mehle (d’origine roumaine allemande), 1928. (e011000523)

Page d’album avec deux photos noir et blanc, l’une montrant une famille debout devant une maison et l’autre montrant un paysage agricole. Chaque photo est accompagnée d’une légende dactylographiée.

Ferme de la famille Buff (d’origine suisse) en Colombie-Britannique, 1937 (e011000585)

Page d’album avec deux photos noir et blanc, l’une montrant un attelage de chevaux tirant une charrue, et l’autre montrant un homme debout à côté de son attelage. Chaque photo est accompagnée d’une légende dactylographiée.

Ferme de la famille Silobodec (d’origine yougoslave) en Saskatchewan, 1937. (e011000581)

Plusieurs de ces rapports photo ont été récemment numérisés et pourront être traités en production participative sur le site Co-Lab de Bibliothèque et Archives Canada dans les prochaines années. Comme vous pouvez le constater, les documents d’archives de la Canadian National Land Settlement Association sont une véritable mine de renseignements, en particulier sur les établissements agricoles dans l’Ouest canadien. Nous commençons tout juste à avoir un aperçu de leur contenu. Ne manquez pas nos prochaines mises à jour sur le sujet!


Andrew Elliott est archiviste à la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada

Documents du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien : dossiers de succession

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.

Par Rebecca Murray

Lorsqu’on fait des recherches généalogiques sur les Premières Nations, les dossiers de succession peuvent être une source d’information précieuse. Ces dossiers sont détenus par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) dans le fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), ou RG10.

Qu’est-ce qu’un dossier de succession?

Le ministère, connu aujourd’hui sous les appellations Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada, continue d’administrer « les successions des Indiens décédés » en vertu de la Loi sur les Indiens. Les dossiers de succession ont un contenu varié. Les formulaires qui s’y trouvent fournissent de précieux renseignements démographiques sur la personne décédée, des inventaires de propriétés foncières et de biens personnels, des sommaires de dettes et d’autres renseignements importants sur les héritiers et les proches parents.

Ces dossiers contiennent de l’information qui peut être très utile aux recherches généalogiques. Avant d’entamer vos recherches, consignez les renseignements que vous avez déjà dans un tableau généalogique ou une fiche de famille; ces formulaires se trouvent sur notre site Web. Vous pouvez inscrire dans les cases vides les renseignements trouvés dans les dossiers de succession.

Comment puis-je reconnaître les dossiers de succession détenus par BAC?

Le titre du fichier au nom de la personne décédée indique les dossiers de succession que détient BAC. Voici quelques exemples de références complètes de dossiers de succession dans nos fonds :

RG10, 1996-97/816, boîte 91, dossier « Estate of Clifford Leonard – Kamloops », 1928-1948.

RG10, volume 11266, dossier 37-2-8, « ESTATE NELSON, JOB », 1928-1929.

2017-00390-5, boîte 4, dossier 411/37-2-179-48, partie 1, « Estates – P. Meneweking – Spanish River », 1946-1967.

Ces exemples montrent les différents formats de titres que peuvent porter les dossiers de succession. Il est possible de faire des recherches par nom de famille, avec ou sans le prénom. Il arrive que le nom de la bande soit indiqué.

L’ancien MAINC a utilisé divers systèmes de classification des dossiers au fil des années. Les numéros suivants indiquent qu’un dossier a été classé comme dossier de succession :

Système numérique duplex modifié (des années 1950 aux années 1980) : 37-2
Série « Thousand » : 16000
Système numérique par blocs : E5090

À part les classifications de dossiers, ce type de recherche est l’un des rares cas où la recherche à partir du nom d’une personne est la meilleure façon de trouver un dossier pertinent. Il est préférable de commencer vos recherches dans notre base de données d’archives, Recherche dans la collection(bêta). Si vous n’arrivez pas à trouver de dossier pour une personne décrite dans notre base de données, ne vous inquiétez pas, car bien des dossiers n’y sont pas décrits individuellement.

Pour trouver ces dossiers, essayez de rechercher avec le mot-clé « estate » ou « succession » ET le nom de la bande ou de la réserve de la personne décédée. Par exemple, faites une recherche par mots-clés avec « estate » ET « Sudbury » dans deux champs distincts. La longue liste de résultats peut être filtrée par niveau hiérarchique à l’aide du menu de gauche; dans ce cas, sélectionnez « Acquisition ».

Un des résultats, 2017-00390-5 « Estate Files of the Sudbury District Office », 1900-1983, est un exemple d’un ensemble de 18 boîtes de dossiers contenant presque exclusivement des dossiers de succession, sans descriptions des dossiers individuels. Dans un tel cas, consultez l’instrument de recherche pour savoir comment accéder à la liste de dossiers. Ici, l’instrument de recherche (ou la liste de dossiers) n’est pas lié à la description, mais il peut être consulté en personne au 395, rue Wellington, à Ottawa. Vous pouvez aussi nous écrire pour nous demander de vérifier si un nom en particulier s’y trouve. En faisant cette étape supplémentaire après la recherche par mots-clés du nom de la personne décédée, et en incluant votre travail dans votre demande écrite, vous pouvez aider le personnel des Services de référence à trier et à traiter votre demande plus facilement.

Comment puis-je accéder aux dossiers de succession détenus par BAC?

Comme vous pourrez le constater, l’accès à la plupart des dossiers de succession détenus à BAC est restreint pour des raisons de protection de la vie privée. Veuillez soumettre une demande d’accès en ligne. Certains dossiers anciens sont ouverts. Parmi ceux-ci, certains sont accessibles sur microfilm numérisé, par exemple : RG10, volume 2918, dossier 186,900, « CARADOC AGENCY – ESTATE OF THE LATE DOLLY NICHOLAS OF THE ONEIDA BAND », 1897-1898.

Si un dossier ouvert n’est pas accessible en ligne, vous pouvez demander l’original pour un retrait ou une consultation.

Une page blanche portant du texte manuscrit noir.

La première des deux pages d’une lettre de RG10, volume 2918, dossier 186,900 (e007575915)

Une deuxième page blanche portant du texte manuscrit noir.

La deuxième et dernière page d’une lettre de RG10, volume 2918, dossier 186,900 (e007575916)

Ces renseignements devraient vous aider à trouver des dossiers de succession détenus à BAC et à y accéder. Si vous avez des questions sur les dossiers de succession ou tout autre sujet, écrivez-nous!

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.

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Rebecca Murray est archiviste à la Division des services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Recherche dans les anciens recensements

Bibliothèque et Archives Canada est heureux de lancer la version enrichie d’un de ses plus populaires guides de recherche : Instrument de recherche 300 : recensements et documents connexes (de 1640 à 1945).

Ce guide exhaustif sur les anciens recensements et les documents connexes comporte des références datant principalement de 1640 aux années 1880. On y trouve aussi quelques documents des années 1900, y compris des documents de Terre-Neuve et du Labrador pour la période allant de 1921 à 1945.

La version enrichie contient des liens vers des images numérisées de la plupart des documents. Ceux-ci concernent l’Acadie, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et le Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique.

Visitez aussi notre page Recensements, que nous avons actualisée. Vous y trouverez des liens vers nos bases de données sur les recensements de 1825 à 1921, et bien d’autres ressources.

Trouver Royalton : une recherche dans le Recensement de 1921

Par Julia McIntosh

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la recherche dans les recensements du Canada, ce blogue vous fournira quelques bons conseils et techniques à utiliser dans vos recherches.

Contexte

Alors que je travaillais au comptoir de référence, on m’a posé une question concernant la population de Royalton au Nouveau-Brunswick, soit le nombre d’hommes qui y résidaient entre les deux guerres mondiales, pour une recherche sur le recrutement. « Rien de plus simple », me suis-je dit. « Ça ne sera pas difficile à trouver ». Étant bibliothécaire, mon premier réflexe a été de consulter une publication sur le sujet. À ma grande surprise, j’ai constaté que Royalton était un trop petit village pour être mentionné dans les sources imprimées habituelles qui s’intéressent davantage aux grandes villes qu’aux petites localités rurales ou aux villages non constitués en municipalités. Je devais repenser ma stratégie de recherche.

Deux recensements ont été effectués pendant l’entre-deux-guerres : en 1921 et en 1931. J’ai choisi de consulter le premier parce qu’il était déjà numérisé; mon client pourrait donc examiner les documents en ligne (voir le Recensement de 1921).

Difficultés rencontrées

Il fallait d’abord trouver la localisation exacte de Royalton, selon les districts et sous-districts de recensement. Pour ce faire, je devais trouver une carte contemporaine et la comparer avec les districts et sous-districts du recensement de 1921 au Nouveau-Brunswick. Je devais également découvrir dans quel comté et dans quelle paroisse était situé Royalton et ensuite déterminer le bon sous-district à partir de la description fournie. Malheureusement, les sites de cartes sur Internet ne fournissent pas en général les renseignements dont j’avais besoin sur les comtés, et ne donnent pas non plus facilement accès aux cartes de la région. C’est aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick que j’ai trouvé ces informations. Leur site Web m’a informée que Royalton était « situé à l’est de la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine, 3,16 km au sud-ouest de Knoxford, paroisse de Wicklow, comté de Carleton. »

De retour aux districts et sous-districts du recensement, j’ai cherché Carleton, en faisant l’hypothèse que le district serait relié au nom du comté. Mais c’est bien connu, les hypothèses peuvent être trompeuses! Le district n’était pas classé sous la lettre « C », mais plutôt sous la lettre « V » comme dans District 48 – Victoria et Carleton. Qui aurait pu deviner?

Je n’étais pas au bout de mes peines. Pour compliquer les choses, il y a trois sous-districts dans la paroisse de Wicklow, dont la description ne mentionne pas Royalton :

  • Sous-district 11 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette portion de la paroisse de Wicklow, au nord et à l’est de la ligne suivante ainsi décrite : commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie; de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, et de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield vers le chemin Summerfield; de là le long dudit chemin Summerfield jusqu’au chemin Knoxford, et de là vers le nord le long dudit chemin Knoxford et du prolongement de celui-ci vers le nord jusqu’à la ligne entre Carleton et Victoria et pour inclure tous ceux qui bordent lesdits chemins.
  • Sous-district 12 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette partie de la paroisse de Wicklow, au sud et à l’est de la ligne suivante, commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie, de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, puis vers le sud le long dudit chemin Greenfield jusqu’à la frontière sud de la paroisse de Wicklow, et pour inclure ceux qui bordent ledit chemin Greenfield, au sud dudit « chemin Carr ».
  • Sous-district 13 Wicklow (paroisse)
    « Commençant à l’endroit où le chemin Knoxford croise la ligne du comté entre Carleton et Victoria, de là vers l’ouest le long de ladite ligne du comté jusqu’à la frontière américaine, de là vers le sud le long de ladite frontière jusqu’à la paroisse de Wilmot, de là vers l’est le long de la frontière de la paroisse jusqu’au chemin Greenfield, de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield jusqu’au chemin Summerfield, allant du chemin Summerfield au chemin Knoxford, de là suivant le chemin Summerfield vers l’ouest, jusqu’au chemin Knoxford; de là vers le nord le long du chemin Knoxford jusqu’à l’endroit du début. »

Quelle carte utiliser? Comme le temps pressait, je ne pouvais pas me payer le luxe d’attendre de pouvoir consulter une carte du recensement de 1921; j’ai alors vérifié dans notre collection de cartes numérisées. La plus récente carte disponible était une carte démographique du Recensement de 1891. À l’époque, Royalton se trouvait dans le district électoral de Carleton. Espérant qu’il n’y avait pas eu trop de changements en 30 ans, j’ai comparé la carte avec les descriptions et j’en ai déduit que Royalton se trouvait dans le sous-district 13, paroisse de Wicklow. Inquiète qu’une carte de 1895 pût être trop ancienne, j’ai consulté l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1915), lequel a confirmé l’existence du district électoral de Victoria et Carleton, mais, étonnamment, Royalton n’y était pas indiqué. Au moins, le comté n’avait pas modifié ses frontières dans l’intervalle!

Une carte en noir et blanc du district électoral de Carleton (Nouveau-Brunswick); les frontières sont indiquées par un gros trait rouge.

Carte du district électoral de Carleton (N.-B.) tirée de la base de données de l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1895). La source originale se lit comme suit : Electoral atlas of the Dominion of Canada: according to the Redistribution Act of 1914 and the Amending Act of 1915 (AMICUS 2925818)

Une autre difficulté s’est présentée au moment d’identifier, parmi les personnes dénombrées, celles qui résidaient dans le village de Royalton. La tâche aurait dû être facile, mais j’ai vite constaté que ce serait tout aussi compliqué. J’ai consulté la version imprimée du Volume I – Population of the Sixth Census of Canada, 1921, et trouvé le tableau 8 Population par districts et sous-districts. Sous Victoria et Carleton, puis comté de Carleton, j’ai trouvé Wicklow – 1 689 habitants. Cependant, il n’y avait pas d’inscription pour Royalton sous la rubrique Villes, ni de répartition par sexe. Mais le tableau 16 – Classification par sexe m’a donné la répartition pour Wicklow – 900 hommes et 789 femmes. J’étais vraiment près du but, mais rappelez-vous, la paroisse de Wicklow a trois sous-districts, dont un seul, le no 13, inclut Royalton. Il fallait que je m’approche le plus près possible des résultats du recensement pour le village.

Résultats

Ma seule option à cette étape était de consulter les données brutes recueillies lors du recensement, ce qui signifiait que je devais consulter la version numérisée du Recensement de 1921 sur notre site Web. Une recherche avec les mots-clés Royalton et Province : Nouveau-Brunswick n’a donné aucun résultat. Toutefois, Wicklow et Province : Nouveau-Brunswick a donné 1 600 résultats, ce qui correspond à peu près au nombre que j’avais trouvé pour la paroisse. La perspective de consulter toutes ces inscriptions était décourageante, c’est le moins qu’on puisse dire.

Par chance, après avoir ouvert quelques pages et parcouru le document, j’ai découvert une Page titre pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14 pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14. Et voilà!

Une page écrite à la main à l’encre noire contenant les informations suivantes : 1921, N.B. Dist. 48, Carleton, Sous Dist. 13, paroisse de Wicklow. Pages 1–14.

Page titre pour le recensement du sous-district 13, paroisse de Wicklow, district 48 – Carleton, Nouveau-Brunswick, Recensement de 1921.

Il me restait à résoudre le problème de la répartition par sexe. Même si les nombres étaient plus petits que pour l’ensemble de la paroisse de Wicklow, je devrais quand même faire pas mal de calculs. Heureusement, le recenseur avait indiqué les nombres totaux sur la dernière page de la section pour le sous-district 13, Wicklow :

hommes – 340; femmes – 316

Espérant toujours trouver des données spécifiques pour Royalton, j’ai vu que la colonne 5 était intitulée « Municipalité ». Alors, remplie d’espoir, je m’apprêtais à faire le décompte précis.

Vous souvenez-vous des difficultés que j’avais éprouvées précédemment? J’en rencontrais encore pour trouver le nombre précis de résidents à Royalton. Royalton apparaît pour la première fois à la page 3, ligne 39 pour le sous-district 13. Le recenseur commence par inscrire Royalton dans la colonne « Municipalité », puis il rature ces inscriptions et remplace le nom de Royalton par Carleton, qui est, comme nous le savons, le nom du comté! Par la suite, le recenseur inscrit systématiquement Carleton en tant que municipalité à la page 4.

Première page du recensement de 1921 montrant les inscriptions pour Royalton.

Recensement de 1921, Province du Nouveau-Brunswick, district no 48, sous-district no 13. Voir colonne 5, Municipalité, Royalton.

À cette étape, j’ai reconnu que je ne trouverais pas le nombre d’hommes à Royalton et j’ai transmis l’information à mon client, qui a peut-être réussi à découvrir cette information par les noms de famille.

Pour en savoir plus sur la recherche dans le recensement de 1921, consultez la section intitulée Enjeux au sujet de ce recensement et de cette base de données. Vous y trouvez des conseils très utiles pour passer d’une image à l’autre.

Bonne chance à tous ceux qui sont à la recherche de leur propre Royalton. Amusez-vous bien!

 

Julia McIntosh est bibliothécaire de référence à la division des Services de référence.

Le Canada et les mercenaires allemands de la révolution américaine

Par Anik Laflèche

Si votre nom de famille est Schneider, Sigman, Henry ou André, ou s’il contient la particule « von », vous avez peut-être des ancêtres allemands.

En 1776, les Treize colonies déclarent l’indépendance des États-Unis d’Amérique face à la Grande-Bretagne. Plusieurs raisons motivent cette déclaration, notamment des impôts excessifs et le manque de représentation au Parlement. La guerre civile éclate dans le centre de l’Amérique du Nord, opposant George Washington à Benedict Arnold, et John Adams à Samuel Adams. Cette terrible guerre civile prend fin en 1783 lorsque la Grande-Bretagne accepte l’indépendance de ses anciennes colonies. Les États-Unis d’Amérique deviendront un pays et la Grande-Bretagne conservera ses colonies nordiques, aujourd’hui le Canada. Cet événement déclenche une vague d’immigration massive (près de 70 000 personnes, dont des citoyens britanniques, des membres des Premières Nations et des esclaves libérés) vers ce qui constitue aujourd’hui les provinces de Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Une reproduction couleur d’un tableau de John David Kelly représentant un groupe de personnes, dont certains s’affairent à construire une maison.

United Empire Loyalists Landing at the Site of the Present City of Saint John, New Brunswick, 1783 par John David Kelly, reproduit dans le calendrier 1935 de l’association Confederation Life (MIKAN 2904397)

De très nombreuses familles arrivent durant cette vague de colonisation massive; cependant, les ancêtres de plusieurs Canadiens immigrent plutôt à l’occasion d’un mouvement de population simultané, mais plus petit et moins perceptible, qui emmène au pays non pas des Français, des Américains, des Anglais ou des membres des Premières Nations, mais étonnamment des mercenaires allemands, aussi connus sous le nom de Hessois.

Mais revenons un peu en arrière dans notre histoire des rebelles américains et des loyalistes britanniques. De la fin des années 1770 au début des années 1780, le roi George III d’Angleterre, confronté à la guerre dans ses colonies, embauche 30 000 soldats allemands (ce qui représente un soldat allemand pour 22 Québécois!) et les envoie dans le Nouveau Monde combattre les colonies rebelles. Si plusieurs de ces régiments de mercenaires s’en vont directement dans les Treize colonies pour livrer bataille, certains, comme le régiment Hesse-Hanau, sont déployés au Canada pour protéger la frontière; ils participent activement au conflit à partir des forts de l’Ontario et du Québec.

Une image montrant des ordres et des réponses manuscrits pour le régiment de Lossberg.

Transcription d’une lettre du War Office provenant de l’officier de Looz à propos des mouvements du régiment Lossberg, 1783 (MG13 WO28, vol. 8, p. 224, microfilm C-10861)

Bien que les mercenaires allemands et les loyalistes se battent vaillamment, la balance du pouvoir penche finalement en faveur des patriotes américains. Après la guerre, les mercenaires allemands se voient offrir le choix de retourner chez eux en Allemagne ou de s’établir au Canada. Plusieurs soldats décident de rester au Canada; ils s’établissent dans le Bas et le Haut-Canada et en Nouvelle-Écosse; ils apprennent le français ou l’anglais, épousent des jeunes filles de la région et s’intègrent à leur société d’accueil.

Mais pourquoi tant de familles canadiennes ont-elles oublié leurs ancêtres allemands? N’est-il pas facile d’identifier un nom allemand dans un arbre généalogique? Pas nécessairement, car au 18e et au 19e siècle, le nom d’une personne pouvait changer plusieurs fois au cours de sa vie. Les noms, en particulier lorsqu’ils étaient dans une langue étrangère, étaient écrits au son et, par conséquent, pouvaient varier énormément. Dans le cas des mercenaires, c’était les prêtres français ou anglais dans les paroisses locales, qui enregistraient les noms lors des mariages, des naissances et des décès. Lorsqu’ils entendaient un nom allemand, il leur arrivait de le franciser ou de l’angliciser selon ce qu’ils avaient compris. Ainsi, Heinrich Kristof Sieckmann, un mercenaire allemand né à Vlotho en Allemagne, qui servait dans le régiment Hesse-Kassel, est devenu Henry Christopher Sigman et André Christophe Sicman. Quelques générations plus tard, d’autres variations orthographiques sont apparues, telles que Ciegman, Sicman, Sickman, Sigman, Sickamen, Silchman et même Tieckman. Avec cette nouvelle orthographe, Heinrich Sieckmann, maintenant Henry Sigman, pouvait facilement être confondu sur papier avec un immigrant britannique.

Une image d’une page manuscrite énumérant les membres du 1er bataillon Hesse-Hanau.

War Office 28 : liste nominative du 1er bataillon Hesse-Hanau, janvier 1783 (MG13 WO28, vol. 8, p. 205, microfilm C-10861)

Alors si votre nom est Henry ou André (Heinrich), Sigman (Sieckmann) ou Schneider, ou si vous êtes simplement curieux d’en apprendre davantage sur les soldats allemands qui sont apparus tout à coup dans la série Turn diffusée sur Netflix, venez à Bibliothèque et Archives Canada. Nos collections comprennent une quantité surprenante de documents d’archives relatifs aux mercenaires allemands ayant combattu durant la révolution américaine. Nous avons des listes nominatives de plusieurs régiments dans les groupes de manuscrits MG11 et MG13, des lettres écrites par des officiers allemands dans les papiers Haldimand (MG21), ainsi que des ordres, de la correspondance et des journaux dans le MG23. Plusieurs rouleaux de microfilms contenant ces documents ont été numérisés et peuvent être consultés librement sur le site Héritage. Nous possédons également des sources publiées sur nos ancêtres allemands accompagnées d’analyses historiques, de listes de soldats et de courtes biographies; la plupart sont dans notre section Généalogie. Pour en savoir plus sur nos fonds documentaires relatifs aux mercenaires allemands, veuillez consulter le site Immigration : Allemand.


Anik Laflèche est assistante étudiante de projet dans la division des  services aux publiques.