Images de salons maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un salon meublé de fauteuils confortables, de peintures et d’un divan

Intérieur de la résidence de sir William Van Horne [e003641850

Aujourd’hui, les salons ont remplacé les salles de séjour protocolaires et les pièces réservées aux visiteurs.

Photo noir et blanc d’un homme assis sur un petit tapis avec des amis; adossé contre un divan, il fume une cigarette et écrit dans un carnet

Homme assis par terre dans un salon, adossé contre un divan, fumant une cigarette et écrivant dans un carnet [e010968994

Ils servent maintenant à tout : recevoir et divertir les invités, lire, écouter de la musique, regarder la télévision, se détendre… Leur décoration a elle aussi évolué, qu’il s’agisse de refléter des goûts spartiates, de mettre en valeur des œuvres d’art ou encore d’offrir un confort somptueux.

Photo noir et blanc d’un homme assis dans un fauteuil et lisant un journal; une femme est assise sur un divan et coud.

J.W. (Ed) Maddocks lit un journal dans son salon pendant que son épouse coud, Toronto (Ontario) [e010962433

Photo noir et blanc d’une femme assise sur un divan, lisant un livre près de son caniche; un homme assis tout près à son bureau lit un magazine

Le docteur Best, son épouse Margaret et leur caniche Dochel (Ontario) [e011177240

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Les premiers ministres canadiens dans l’objectif des photographes de presse

Par Maude-Emmanuelle Lambert

L’exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) Les premiers ministres et l’art explore les liens parfois inusités entre différentes expressions artistiques et nos premiers ministres canadiens. On y découvre notamment les photographies d’éléments architecturaux de Pierre Elliott Trudeau (1958), le selfie cabotin de Jean Chrétien (Andrew Danson, Unofficial Portraits, 1985) ou bien encore la grande toile en tons jaune et orangé de l’artiste Carl Beam (2000) inspirée par Lester B. Pearson.

Ces œuvres permettent d’entrevoir une sensibilité artistique — parfois insoupçonnée — chez nos premiers ministres, mais aussi de quelle manière la fonction, voire la personnalité d’un premier ministre a inspiré, sans égard à sa couleur politique, un ou plusieurs artistes. Le portraitiste Yousuf Karsh par exemple, dont les photographies sont conservées par BAC, a vu défiler devant son objectif des premiers ministres d’allégeances et de générations différentes comme William Lyon Mackenzie King, Robert Borden, Pierre Elliott Trudeau et Joe Clark.

Photographie en noir et blanc montrant le premier ministre William Lyon Mackenzie King à son bureau. À l’arrière-plan, par une fenêtre, on aperçoit un des édifices du Parlement.

William Lyon Mackenzie King à son bureau, 15 mars 1947. King a été le mécène de Yousuf Karsh à partir de 1936. Photographie de Yousuf Karsh (e010752289).

Toutefois, les photographies les plus célèbres, voire « iconiques » de nos premiers ministres ne sont pas que l’œuvre de photographes portraitistes. Plusieurs d’entre elles ont été prises par des photographes de presse dont le nom est moins bien connu du grand public. Contrairement aux portraitistes qui ont tout le temps voulu pour planifier la composition de leur arrière-plan ou pour étudier leur sujet, les photographes de presse doivent faire preuve à la fois de patience et de rapidité. En effet, il n’est pas rare qu’ils doivent faire le pied de grue pendant des heures afin de prendre « le cliché » qui permettra de raconter un événement, de transmettre une émotion ou encore de croquer sur le vif un aspect de la personnalité d’un premier ministre.

Peut-être avez-vous déjà vu la photographie de Pierre Elliott Trudeau glissant comme un enfant sur une rampe d’escalier? Prise en 1968, lors du congrès à la chefferie du Parti libéral du Canada, elle est l’une des photos marquantes de la carrière du photographe de presse Ted Grant. Dans un livre consacré à son œuvre, signé Thelma Fayle, le photographe précise que s’il n’avait pas entendu les rires des gens sur place, il aurait probablement raté ce moment : « Je me suis retourné, car des éclats de rire ont attiré mon attention. J’ai pu prendre rapidement trois clichés avant que Trudeau n’atterrisse presque sur moi » [traduction] (Thelma Fayle, Ted Grant: Sixty Years of Legendary Photojournalism, Victoria, Heritage House Publishing, 2013, p. 67-68).

Né en 1929 à Toronto, Ted Grant entreprend sa carrière de photographe au milieu des années 1950. Vu par plusieurs comme un véritable pionnier de la photographie de presse au Canada (certains le présentent même comme le « père du photojournalisme canadien »), il travaille, entre autres, comme contractuel pour différents imprimés (dont l’Ottawa Citizen), l’Office national du film et l’Office de tourisme du gouvernement canadien. Au cours de sa carrière, il photographie plusieurs courses à la direction, élections (tant fédérales que provinciales) et conférences des premiers ministres. Invité à suivre sur la route Robert Stanfield, chef du Parti progressiste-conservateur, il en vient à tisser des liens étroits avec le jeune et futur premier ministre Joe Clark, son entourage politique et sa famille. Conservées dans le fonds Joe Clark et dans le fonds Ted Grant, de nombreuses photographies en noir et blanc nous montrent Joe Clark lors de ses apparitions publiques telles que sa cérémonie d’assermentation ou encore dans des moments plus privés comme des réunions de travail avec ses principaux conseillers.

Photographie en noir et blanc de Joe Clark, debout, prêtant serment à titre de premier ministre du Canada. On peut voir à ses côtés, assis, le gouverneur général Edward Schreyer.

Assermentation de Joe Clark à titre de 16e premier ministre du Canada, 4 juin 1979. Photographie de Ted Grant (e010764766).

La relation privilégiée qu’entretient Ted Grant avec les Clark lui donne accès à la vie privée et familiale du premier ministre. Celui qui a pris les tout premiers clichés de Catherine, seule enfant du couple, est aussi des fêtes familiales en plein air et dans l’intimité du salon. Bien que Ted Grant soit dans la pièce avec eux, les Clark semblent ne pas remarquer sa présence. Selon l’épouse de Joe Clark, Maureen McTeer, le photographe était patient et discret : « Si vous étiez conscient de sa présence, il attendait que vous ne le soyez plus [avant de prendre une photo] » [traduction] (Fayle, p. 75). Mais à ces moments joyeux où le photographe regarde à travers sa lentille le premier ministre détendu, assis sur le plancher du 24 Sussex avec sa fille et son épouse, se greffent des instants où la déception est manifeste sur les visages, comme à l’occasion de la soirée électorale de 1980.

Photographie en noir et blanc sur laquelle on voit le premier ministre Joe Clark, son épouse et sa fille assis par terre dans le salon devant le foyer.

Le premier ministre Joe Clark et sa famille (son épouse Maureen McTeer et sa fille Catherine) à la résidence du 24 Sussex (e002712822). Cette photographie est un bon exemple de la relation exceptionnelle et de la confiance qui se sont établies entre la famille Clark et le photographe Ted Grant. Ce dernier a documenté de nombreux moments importants de la carrière de Joe Clark, mais aussi des moments intimes de la famille sur plusieurs décennies.

Puisque les photographes de presse sont appelés à saisir l’instant, il n’est guère surprenant de voir dans leurs collections des clichés montrant les premiers ministres dans le feu de l’action politique. On pense notamment à la photographie réalisée par Louis Jaques d’un jeune John Diefenbaker intervenant en chambre alors qu’il est député et aspire à devenir le chef du Parti conservateur, ou bien à celle prise par Robert Cooper de John Turner qui s’adresse à une foule pendant la course à la chefferie du Parti libéral du Canada.

Photographie en noir et blanc qui montre le député John Diefenbaker, debout, s’adressant à la Chambre des communes. Autour de lui, on peut voir des députés assis à leurs pupitres.

John Diefenbaker, député, intervenant en chambre en 1948. Photographie de Louis Jaques (C-080883).

Photographie en noir et blanc montrant John Turner qui s’exprime au micro devant une foule. On peut apercevoir le drapeau du Canada.

John Turner s’adressant à la foule à Ottawa, lors du congrès à la chefferie du Parti libéral du Canada en 1984. Photographie de Robert Cooper (a152415).

Fait intéressant, près de la moitié des photographies conservées par BAC font partie de collections photojournalistiques. À elle seule, la collection du photographe Ted Grant comprend près de 216 000 photographies en noir et blanc et en couleurs, négatifs et planches-contacts, alors que celle de Duncan Cameron en compte 175 000. Tout comme Ted Grant, Duncan Cameron a commencé sa carrière de journaliste de presse dans les années 1950. Né à Glasgow en Écosse, il a immigré au Canada en 1954 et a couvert la Colline parlementaire pendant de nombreuses années, photographiant différentes personnalités politiques et nouant des liens avec elles. Duncan Cameron a aussi été photographe contractuel pour Time Life Inc. de 1963 à 1976 et a terminé sa carrière aux Archives publiques du Canada, auxquelles il a fait don de sa collection.

Photographie en noir et blanc sur laquelle on peut voir quatre anciens premiers ministres canadiens, soit Pierre Elliott Trudeau, John Turner, Jean Chrétien et Lester B. Pearson.

Pierre Elliott Trudeau, John Turner, Jean Chrétien et le premier ministre Lester B. Pearson après un remaniement ministériel, 4 avril 1967. Photographie de Duncan Cameron (a117107).

En somme, les collections constituées par les photographes de presse documentent de manière exceptionnelle l’histoire politique canadienne, mais aussi des facettes plus intimes des premiers ministres canadiens dans l’exercice de leur fonction. En les photographiant dans le feu de l’action ou dans leurs moments de détente, en pleine ascension ou en situation d’échec, ces artistes ont réussi à capter un ou plusieurs aspects de la personnalité des premiers ministres.

Photographie en noir et blanc du premier ministre Pierre Elliott Trudeau en train de prendre une photographie.

Pierre Elliott Trudeau prenant une photographie avec l’appareil du journaliste de presse Duncan Cameron, 28 juin 1968. Photographie de Duncan Cameron (a175919).


Maude-Emmanuelle Lambert est archiviste à la Division des archives privées du monde de la science et de la gouvernance à Bibliothèque et Archives Canada.

Images de microscopes et de télescopes maintenant sur Flickr

Photographie couleur d’une femme observant au microscope dans une salle de cours d’une université.

Jeune femme observant au microscope pendant un cours de science à l’Université Carleton, Ottawa (Ontario) [e010975918]

Les microscopes servent à observer des objets trop petits pour être perçus à l’œil nu. Un microscope se compose habituellement d’un oculaire, de lentilles de verre et de structures en métal ou en plastique pour loger ses diverses composantes. Les microscopes électroniques permettent d’observer des objets extrêmement petits grâce à des faisceaux et des capteurs électroniques qui créent des images sur un moniteur.

Photographie noir et blanc d’un homme observant à l’aide d’un microscope conçu pour détecter les billets, l’écriture et les coupons contrefaits.

Un homme dans les laboratoires de la GRC utilisant un microscope spécialement conçu pour détecter les billets, l’écriture et les coupons d’essence contrefaits, Rockcliffe (Ontario) [e010962125]

Photographie noir et blanc d’un homme assis à une table à l’extérieur en hiver et observant le ciel à l’aide d’un télescope.

« “Jake” en train d’observer », une des quatre photographies légendées dans une page de l’album du capitaine James Peters, Québec (Québec) [e011156605_s2]

Les télescopes sont utilisés pour observer des objets très éloignés, lesquels sont agrandis au moyen de lentilles et de miroirs. Le radiotélescope est en fait une antenne conçue pour recevoir des ondes radio de sources astronomiques provenant de l’espace.

Photographie noir et blanc d’un homme regardant dans l’oculaire du télescope de l’Observatoire fédéral d’astrophysique à Victoria.

Le télescope de l’Observatoire fédéral d’astrophysique, Victoria (Colombie-Britannique [e011180779]

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Costumes : bals costumés et carnavals de patinage d’Ottawa (1876-1896)

Par : Emma Hamilton-Hobbs

Aimez-vous vous costumer après avoir passé des heures à choisir, à rechercher et à créer une tenue impressionnante pour une activité costumée unique? Eh bien, de nombreux Canadiens de la fin du dix-neuvième siècle adorent cela!

Les bals costumés sont des soirées costumées privées dont les organisateurs et les invités sont surtout des membres privilégiés de la société. Leur popularité ne cesse de croître au cours du dix-neuvième siècle. Les hommes et les femmes invités à ces soirées passent des semaines à choisir avec soin leur déguisement. Ils étudient de près des revues et des livres portant sur les costumes, jetant même un coup d’œil à des livres et à des peintures historiques pour y puiser leur inspiration. Parmi les idées populaires, on observe des vêtements historiques, des personnages mythologiques et allégoriques ainsi que des personnages de terres « exotiques ».

Les journaux d’Ottawa, de Toronto et de Montréal publient de longs articles sur les bals costumés organisés au Canada, fournissant des descriptions détaillées des divers costumes portés par les invités de marque. De nombreux participants se massent rapidement dans les studios de photographie dans les jours ou les mois suivants ces occasions spéciales pour y obtenir un portrait costumé. Parfois, ces portraits servent à créer des photographies multiples impressionnantes, y compris celle réalisée par le photographe ottavien William James Topley (1845–1930) du Grand bal costumé organisé par le gouverneur général lord Dufferin et sa femme lady Dufferin dans la salle de bal de Rideau Hall le 23 février 1876.

Un groupe de photos de centaines d’invités costumés à un bal costumé. Une peinture de la salle de bal de Rideau Hall se trouve à l’arrière-plan.

Photographies multiples du Grand bal costumé de Dufferin à Rideau Hall le 23 février 1876. La photographie finale est terminée en mai ou en juin. (e008295343)

Cette photographie multiple est réalisée en collant des centaines de portraits individuels pris dans le Studio Topley sur une scène peinte de la salle de bal de Rideau Hall, puis en prenant une nouvelle photo du résultat. Topley apprend l’art de la photographie multiple de son ancien mentor et employeur William Notman (1826–1891), qui possède un studio de photographie populaire à Montréal. Topley, comme Notman, est un homme d’affaires astucieux qui exploite de façon optimale ces activités vice-royales. En effet, les invités ne peuvent s’empêcher de préserver leurs costumes dans un format photographique qu’ils peuvent ensuite montrer à leur famille et à leurs amis, ou coller dans leurs albums personnels comme souvenir mémorable.

De nombreuses personnes mettent leur personnage en valeur dans le studio de photographie en prenant plusieurs poses et en utilisant divers accessoires dans leurs faux portraits. M. Campbell, costumé en fou du Roi, prend une pause théâtrale lorsqu’il visite le Studio Topley peu après le grand bal costumé des Dufferin. William Campbell est le secrétaire particulier de lord Dufferin et un membre apprécié du personnel.

Photo noir et blanc d’un homme costumé en fou du Roi prenant la pose dans un studio de photographie. Il tient une marionnette sur pied dans sa main droite.

William Campbell, secrétaire particulier de lord Dufferin, costumé en fou du Roi, par William Topley, mars 1876. (e011091709)

Mlles Maggie Jones et Zaidee Cockburn, toutes les deux costumées en « Bonnie Fishwives of New Haven [poissonnières de New Haven] » au grand bal costumé des Dufferin. Elles attirent l’attention pendant la soirée, probablement en raison de la longueur de leurs jupes, beaucoup plus courtes que celles des robes victoriennes acceptables de l’époque.

Photo noir et blanc d’une jeune femme costumée en poissonnière et prenant la pose dans un studio de photographie. Sa main gauche est posée sur sa hanche, sa main droite tenant un poisson en papier mâché et son pied droit soulevé, appuyé sur un baril en bois.

Mlle Maggie Jones costumée en « Bonnie Fishwife of New Haven [poissonnière de New Haven] » au grand bal costumé des Dufferin. (e011091718)

Les carnavals de patinage costumés sont aussi très populaires à cette époque et, contrairement aux bals costumés, sont beaucoup plus accessibles pour les citoyens canadiens ordinaires. Dans son studio, Topley recrée les scènes extérieures de patinage pour ses modèles à l’aide d’un arrière-plan enneigé, de neige artificielle et d’une surface réfléchissante imitant la glace. Les femmes aiment porter des robes paysannes ou pastorales lors des carnavals de patinage puisqu’elles peuvent patiner plus librement avec des jupes plus courtes.

Photo noir et blanc d’une femme costumée en bergère chaussée de patins à glace dans un studio de photographie. L’arrière-plan est un paysage enneigé peint.

Mlle Fraser en bergère par William Topley, février 1889 (a138398)

Des personnages allégoriques sont aussi souvent représentés à l’occasion des bals costumés et des carnavals de patinage. Les femmes se costument en la « Nuit », la « Guêpe », l’« Alphabet » ou encore le « Dominion du Canada » comme le fait Mme Juschereau de St. Denis LeMoine au bal des Dufferin.

Photo noir et blanc d’une femme costumée en Dominion du Canada dans un studio de photographie. Sur le devant de sa robe, on aperçoit les armes du Dominion entourées de feuilles d’érable brodées. Des raquettes miniatures se trouvent sur la traîne de sa robe.

Mme Juschereau de St. Denis LeMoine costumée en Dominion du Canada par William Topley, mars 1876. (e011091705)

Photo noir et blanc d’un homme costumé en l’explorateur Jacques Cartier dans un studio de photographie.

M. Juschereau de St. Denis LeMoine costumé en l’explorateur Jacques Cartier, mars 1876. (e011091707)

Le bal costumé historique tenu le 17 février 1896 par le gouverneur général, le comte d’Aberdeen, et sa femme, lady Aberdeen, dans la salle du Sénat du Parlement original est un autre événement médiatisé. Ce bal éducatif met en scène neuf périodes de l’histoire canadienne, des Vikings aux loyalistes. Deux cent cinquante personnes exécutent une série de danses à cette occasion.

Une photographie d’un groupe représentant les voyages des Vikings à l’occasion du bal des Aberdeen illustre l’évolution de l’art photographique depuis le bal des Dufferin, tenu vingt ans plus tôt. Topley, qui photographie encore une fois les groupes dans son studio après le bal, peut enfin prendre une photo d’un groupe entier grâce aux durées d’exposition rapides. La scène est également illuminée par la lumière naturelle provenant de la fenêtre de toit aperçue dans le coin supérieur gauche de l’image.

Photo noir et blanc d’un groupe de dix-sept hommes, femmes et filles vêtus de costumes de Vikings dans un studio de photographie.

Un groupe historique représentant les voyages des Vikings en direction du Nord-Est de l’Amérique du Nord photographié au Studio Topley. Il est le premier groupe à danser — une polka énergétique — à l’occasion du bal costumé historique organisé par lord et lady Aberdeen en février 1896. La jeune fille assise au milieu est lady Marjorie Gordon, fille des hôtes vice-royaux, portant une robe blanche et dorée ainsi que les bijoux celtiques de sa mère. (a137981)

Un album souvenir est par la suite produit et vendu aux invités. Il comprend les photos des groupes historiques prises par Topley (à l’exception d’une photo) et les textes rédigés par l’historien et fonctionnaire John George Bourinot. Ce dernier avait fourni des conseils et des recommandations à lady Aberdeen dans les mois ayant précédé l’événement. Bibliothèque et Archives Canada possède une copie de cet album souvenir dans sa collection.

Toutes les images numérisées ci-dessus ont été reproduites à partir des négatifs originaux sur plaque de verre du fonds Studio Topley de BAC. Ces images, et de nombreuses autres photos prises par Topley des invités ayant pris part aux bals costumés et aux carnavals de patinage d’Ottawa, sont disponibles sur le site Web de BAC.

Les reproductions de ces négatifs originaux sur plaque de verre sont exposées dans les salles d’art canadien et autochtone du Musée des beaux-arts du Canada.


Emma Hamilton-Hobbs est archiviste en photographie à la Division des archives gouvernementales de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de gares maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc de l’extérieur d’une gare du Chemin de fer Intercolonial; un train est arrêté sur la gauche et un groupe de personnes se tient sur le quai, Pictou (Nouvelle-Écosse)

Gare du Chemin de fer Intercolonial, Pictou (Nouvelle-Écosse) [PA-029397]

Le Canada a déjà compté environ 1 300 gares, allant des grandes gares urbaines aux petits arrêts sur demande situés le long des rails, dans les régions éloignées ou entre deux villes.

Photo noir et blanc d’un groupe d’immigrants sur le quai de la gare Union, Toronto (Ontario)

Arrivée d’immigrants à la gare Union, Toronto (Ontario) [C-047042]

À la fois points d’arrivée et de départ, les gares sont le tout premier endroit que découvrent les voyageurs en posant le pied hors du train, et le tout dernier qu’ils voient avant de partir.

Photo noir et blanc de cinq hommes avec leurs bagages, debout à l’extérieur d’une petite gare du Chemin de fer Canadien Pacifique, Leanchoil (Colombie-Britannique)

Gare du Chemin de fer Canadien Pacifique, Leanchoil (Colombie-Britannique) [PA-023198]

Situées au cœur des communautés, elles sont un point de rassemblement pour la population, qu’elles relient aux régions environnantes.
Au tournant du 20e siècle, les compagnies de chemin de fer (comme les Chemins de fer nationaux du Canada et le Chemin de fer Canadien Pacifique) construisent des gares attirantes, à l’architecture aussi unique que distinctive.

Photo noir et blanc d’un tramway, de chevaux et de calèches à l’extérieur de la gare Windsor, Montréal (Québec)

Gare Windsor, Montréal (Québec) [PA-008678]

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Des images de poupées maintenant sur Flickr

Carte postale en couleur représentant une poupée, un ours en peluche et un chat dans un panier.

Carte postale de vœux de Noël [e008299729]

Les poupées peuvent représenter des figures humaines, ou parfois des animaux. Elles ont été utilisées dans des rituels magiques, lors de cérémonies religieuses et comme jouets pour les enfants. Les poupées sont présentes dans tous les pays, toutes les cultures et à toutes les époques.

On fabrique des poupées depuis de nombreuses générations dans les communautés autochtones du Canada. Ce qui différencie ces poupées, ce sont les matières utilisées pour les confectionner, notamment la fourrure, le bois, le cuir et les matériaux séchés. De 1900 à 1994, les détaillants canadiens, dont la compagnie Eaton, ont vendu des poupées importées ou fabriquées localement. D’autres commerçants vendent encore des poupées aujourd’hui.

Photographie noir et blanc d’une femme aidant un jeune enfant portant des orthèses aux jambes à marcher en se tenant à des barres parallèles. Une petite poupée est placée à l’extrémité du parcours pour motiver l’enfant.

Mme E. Parr, physiothérapeute, aide Gifford, âgé de 2 ans et demi, à marcher entre des barres parallèles à la clinique de polio de l’Hôpital général de Sudbury (Ontario) [e011175909]

Photographie noir et blanc d’un garçon et d’une fille tenant et examinant trois poupées.

Enfants examinant les poupées de Mme Betsy Howard à l’extérieur de son atelier en bordure de la route, Nanoose Bay (Colombie-Britannique) [e011176293]

L’industrie canadienne de la poupée connaît un essor remarquable du début des années 1910 jusque vers 1930. Elle rivalise avec les fabricants de jouets des États-Unis et d’autres pays dans le monde. Au cours de cette période, des entreprises comme la Dominion Toy Company, la Commercial Toy et la Bisco Doll Company ont graduellement fermé leurs portes pour diverses raisons liées à la concurrence. Le fabricant canadien qui a duré le plus longtemps est la Reliable Toy Company, qui mettra fin à ses activités dans les années 1990. De nouveaux matériaux pouvant servir à la confection des poupées, dont le plastique et le vinyle, font leur apparition dans les années 1930 à 1950. Ils sont encore utilisés aujourd’hui pour fabriquer des poupées jouets ou des poupées artistiques.

Photographie noir et blanc d’une femme brossant les cheveux d’une poupée. La tête de la poupée est montée sur un piquet de bois.

Une tête de poupée [e011176357]

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Des images de stationnement maintenant sur Flickr

Photographie noir et blanc d’un double parcomètre en bordure d’une rue. En arrière-plan, on voit une charrette tirée par un cheval circulant dans la rue et des automobiles stationnées de biais près du trottoir.

Charrette tirée par un cheval passant près d’un double parcomètre, Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) [e011176837]

The term “park” has its origins in Middle English, Old French, German and Latin. Its original use referred to land used by royalty to keep their game animals safe. “Park” was even used by the military to mean an area where vehicles, supplies and weapons were stored.

Today, the verb form of “park” has a different meaning: a driver stops a vehicle and leaves it temporarily in a “parking lot” or on the side of the road.

Photographie noir et blanc d’une rue bordée d’arbres avec une longue rangée d’autos stationnées de biais le long du trottoir.

Stationnement sur la rue Wellington, Ottawa (Ontario) [PA-034203]

If you live in a large urban setting, parking is easier said than done, and consumes many commuters’ time! It sometimes seems that there are more vehicles than parking spots in a city.

Photographie noir et blanc d’un grand parc de stationnement rempli à pleine capacité à l’Exposition nationale canadienne, à Toronto.

Parc de stationnement à l’Exposition nationale canadienne, Toronto (Ontario) [PA-052987]

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Images de personnes endormies et de lits maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un lit simple et de mobilier au collège pour femmes Coligny, à Ottawa.

Chambre à coucher au collège pour femmes Coligny au coin sud-ouest des rues Albert et Bay à Ottawa (Ontario) [PA-027701]

Tout le monde dort.

Photo noir et blanc d’une mère bordant ses deux fils.

Mme Jack Wright bordant ses deux fils, Ralph et David, à la fin de la journée, Toronto (Ontario) [e000761767]

Les habitudes de sommeil des humains varient, même si le besoin de dormir est le même pour tous. Les gens font beaucoup d’efforts pour rendre leur sommeil plus confortable et sûr. Ils essaient même de dormir plus ou moins, ce qui a des répercussions sur leur tempérament et leur corps.

Photo noir et blanc d’un homme mettant ses pantoufles avant de se lever de son lit.

Major J. J. Busse sortant de son lit au quartier général permanent de l’équipe à Samneua [Xam Neua/Sam Neua] (Laos) [e010956418]

Les notions liées au sommeil diffèrent selon les cultures, mais c’est un sujet qui revient continuellement dans nos œuvres d’art, nos photographies et notre contenu audiovisuel.

Esquisse noir et blanc de quatre hommes dormant dans diverses positions.

Shérifs adjoints endormis [e010958639]

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Images de sirop d’érable maintenant sur Flickr

Le sirop d’érable est fabriqué en faisant bouillir ou réduire de l’eau d’érable : érable à sucre, érable rouge ou érable noir. Ce délice sucré, produit exclusivement en Amérique du Nord, est apprécié dans le monde entier.

Photo noir et blanc de deux hommes à l’intérieur d’une cabane en bois rond, faisant bouillir de l’eau d’érable dans des cuves métalliques en forme d’auge.

Eau d’érable en train de bouillir dans une cabane à sucre [e010862109]

Les Premières Nations du sud-est canadien et du nord-est des États-Unis ont été les premières à découvrir les nombreux bienfaits de l’eau d’érable, qu’elles récoltaient et transformaient en sirop. Elles ont ensuite partagé ce savoir avec les colons français et britanniques. Ces derniers ont introduit l’usage de récipients en fer ou en cuivre permettant de faire bouillir l’eau plus longtemps, et ainsi d’obtenir un sirop plus épais.

Photo noir et blanc de Jerry Boyce dans une érablière, versant une chaudière d’eau d’érable dans un plus grand contenant.

Jerry Boyce versant une chaudière d’eau d’érable dans un grand seau [e011176188]

Photo noir et blanc d’un fermier près d’un train, avec des bidons de sirop d’érable sur sa charrette. Un homme tenant une planche à pince fait l’inventaire des bidons avant leur chargement.

Chargement de bidons de sirop d’érable dans un train [e010860379]

Aujourd’hui, le Canada est le principal producteur et exportateur de sirop d’érable et autres produits dérivés : il occupe à lui seul plus de 70 % du marché mondial. Le Québec fournit plus de 90 % du sirop d’érable fabriqué au Canada.

Photo noir et blanc d’un jeune garçon près d’un gros érable, buvant de l’eau d’érable à même la chaudière.

Jeune garçon buvant dans une chaudière d’eau d’érable [e011177458]

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Images d’ânes et de mulets sur Flickr

Photo noir et blanc de soldats marchant sur une route. Ils sont dépassés par un soldat conduisant une charrette tirée par un âne.

Fantassins canadiens en marche près de Modica (Italie) [PA-163669]

Les ânes font partie de la famille des équidés, laquelle comprend aussi les chevaux et les zèbres. Bien qu’ils partagent certaines caractéristiques physiques avec leurs cousins, ils sont généralement plus trapus et ont les oreilles pendantes. Partout dans le monde, les ânes sont domestiqués pour le travail; on leur fait porter des charges ou tirer des charrettes. Ils sont aussi devenus des animaux de compagnie.

Photo noir et blanc d’un soldat essayant de faire avancer deux mulets.

Têtu comme une mule! [PA-001202]

Outre les ânes domestiqués, il existe également des ânes sauvages ou retournés à l’état sauvage, de taille variable, et qui peuvent tous se reproduire entre eux… ainsi qu’avec les chevaux et les zèbres! Le petit d’un âne et d’une jument s’appelle un mulet (ou une mule si c’est une femelle), alors que celui d’un cheval et d’une ânesse s’appelle un bardot.

Photo noir et blanc d’un soldat debout sur une route, tenant les rênes de sa jument et de son poulain (un mulet).

Soldat canadien de la 20e Batterie de l’Artillerie de campagne canadienne, debout près du poulain « Vimy » et de sa mère, crête de Vimy (France) [PA-001616]

Ces hybrides, la plupart du temps stériles, ne peuvent avoir de descendants. Cependant, ils héritent de plusieurs attributs de leurs parents et sont utilisés pour le travail dans toutes les régions du monde.

Photo noir et blanc de deux ânes dans un enclos.

Photographie prise à Bray (Irlande), ville natale d’Alice E. Isaacson [e007151455]

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