Images de dîner maintenant sur Flickr

Le dîner est le deuxième repas de la journée. Au Canada, on le mange généralement autour de midi ou au milieu de la journée de travail.

Photo noir et blanc de trois femmes prenant leur dîner dans une barque à côté de rames et d’une corde enroulée.

Des ouvrières mangent leur repas dans la barque d’un navire de la Victoire au chantier naval Burrard, Vancouver (Colombie-Britannique) [MIKAN 3628068]

Photo noir et blanc de deux hommes prenant leur dîner dans un tunnel; ils sont couverts de poussière et portent une tenue de mineur.

Les frères Cecil et Charlie Roberts mangent leur dîner à environ 4 km sous la surface de l’Atlantique et 245 mètres sous le plancher océanique [MIKAN 3704319]

Les heures de repas sont ancrées dans les habitudes et semblent s’inspirer d’une logique toute naturelle. Pourtant, aux XVIIe et XVIIIe siècles, on a instauré au Canada une journée de travail plus longue et plus réglementée. Par conséquent, les gens qui travaillaient loin de chez eux ont dû repousser l’heure du repas au soir, ce qui a espacé encore plus le déjeuner du souper. D’où l’arrivée du dîner pour combler cet écart entre les deux, une habitude toujours bien présente.

Photo noir et blanc d’une grande cafétéria dans une usine, où dînent des centaines de femmes en tenue d’ouvrière.

Cafétéria des femmes de l’usine British Munitions Supply Co. Ltd., Verdun (Québec) [MIKAN 3370956]

Photo noir et blanc de l’actrice Lucia Carroll et de deux membres de la distribution du film Les Chevaliers du ciel en train de dîner en plein air sur le lieu du tournage.

L’équipe de tournage et les acteurs du film Les Chevaliers du ciel mangent leur pique-nique, North Bay (Ontario) [MIKAN 4325596]

Pour le dîner, les Canadiens apportent généralement un lunch léger et facile à transporter.

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Images de croisières maintenant sur Flickr

Une croisière est un voyage d’agrément effectué à bord d’un bateau ou d’un navire; elle peut inclure des arrêts touristiques dans des villes.

Photo noir et blanc de deux fillettes et de quatre garçons assis sur le pont avant du bateau à moteur Queen

Des enfants à bord du bateau à moteur Queen, croisière d’un jour de la jetée de Waskesiu au portage Kingsmere, parc national de Prince Albert (Saskatchewan) [MIKAN 3232476]

Les premières croisières sont organisées en Europe pendant les années 1840. La Peninsular & Oriental Steam Navigation Company (P&O) fait d’abord quelques arrêts dans la mer Méditerranée et au Royaume-Uni. P&O connaît une expansion rapide au cours de la deuxième moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle. L’entreprise commence alors à desservir de plus en plus de destinations un peu partout dans le monde.

Photo noir et blanc de l’intérieur du navire à vapeur Montreal montrant une grande salle d’attente recouverte de tapis avec de nombreux fauteuils rembourrés

Intérieur du navire à vapeur Montreal [MIKAN 3380611]

P&O est à l’avant-garde des compagnies de croisières modernes qui traversent les océans Atlantique et Pacifique et parcourent les côtes Est et Ouest du Canada et du reste de l’Amérique du Nord. De nos jours, les Canadiens ont non seulement accès à des destinations océaniques, mais aussi à des croisières dans plusieurs lacs et rivières.

A colour photograph of a boy playing shuffleboard, watched by a man and a woman on the Canadian Pacific Railway cruise ship Assiniboia.Photo couleur d’un garçon jouant aux galets sur le navire de croisière Assiniboia du Canadien Pacifique; un homme et une femme l’observent.

Des passagers jouent au jeu de galets sur le navire de croisière Assiniboia, baie Georgienne (Ontario) [MIKAN 4312407]

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Images de la Première Force de Service spécial (la Brigade du diable) maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’une douzaine de soldats portant un équipement de parachutiste, faisant la queue pour monter à bord d’un Douglas C-47 pour un entraînement.

Membres de la Première Force de Service spécial montant à bord d’un avion Douglas C-47 pour s’entraîner au saut en parachute, Fort William Henry Harrison, Helena, Montana (États-Unis) [MIKAN 3378674]

La Première Force de Service spécial, surnommée la Brigade du diable, était un commando de la Deuxième Guerre mondiale formé de soldats canadiens et américains. Ses membres, cantonnés à Fort Harrison, près d’Helena, au Montana (États-Unis), recevaient un entraînement intensif dans plusieurs domaines : ski, tactiques de camouflage, combat rapproché, utilisation d’explosifs, saut en parachute, opérations amphibies, escalade et techniques de guerre en montagne.

Photo noir et blanc d’un soldat portant une combinaison d’hiver blanche, accroupi pour ajuster ses fixations de ski. Un parachute est déployé derrière lui.

Membre de la Première Force de Service spécial lors d’un entraînement hivernal, Blossburg, Montana (États-Unis) [MIKAN 3378683]

En 1943-1944, la Force participa à d’importantes missions de combat en Italie et dans le sud de la France. Elle avait la réputation de toujours atteindre ses objectifs. Dissoute le 5 décembre 1944, elle est l’ancêtre des forces spéciales contemporaines du Canada et des États-Unis, dont la Joint Task Force 2 (JTF2), les Bérets verts et les Navy SEALS de l’armée américaine.

Photo noir et blanc de trois soldats, le visage enduit de cirage noir en guise de camouflage, se préparant à effectuer une patrouille de soirée.

Membres de la Première Force de Service spécial se préparant à effectuer une patrouille de soirée, tête de pont (zone sécurisée) d’Anzio (Italie) [MIKAN 3378968]

Photo noir et blanc d’environ vingt-cinq soldats, assis devant une énorme meule de foin, recevant des instructions avant d’effectuer une patrouille.

Membres de la Première Force de Service spécial recevant des instructions avant d’effectuer une patrouille, tête de pont (zone sécurisée) d’Anzio (Italie) [MIKAN 3396066]

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Documents récemment numérisés au Numéri-Lab

Par Karine Gélinas

Saviez-vous qu’au Canada, les livres destinés aux lecteurs ayant une déficience visuelle peuvent être envoyés gratuitement par la poste? Il en est de même depuis plus de 100 ans! C’est l’une des nombreuses choses fascinantes que j’ai apprises en aidant un chercheur au Numéri-Lab.

L’an dernier, un projet collaboratif avec l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) a été réalisé au Numéri-Lab. À l’occasion de son 100e anniversaire célébré en 2018, l’INCA a décidé de monter l’exposition en ligne Afin que tous puissent lire. Vous trouverez ci-dessous des renseignements sur certains des documents textuels que l’INCA a numérisés et auxquels vous avez maintenant accès en effectuant une Recherche de fonds d’archives de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Voici, par exemple, des pages extraites d’un dépliant décrivant le « Readophone », l’invention d’Edward R. Harris, un ingénieur du son d’Hollywood.

Un dépliant ouvert montrant sur la page de gauche deux images et, sur la page de droite, du texte dactylographié. L’image du haut montre une boîte carrée ouverte dans laquelle se trouve une platine tourne-disque contrôlée par des boutons placés à l’avant de la boîte. L’image du bas montre la boîte fermée, ressemblant alors à un livre.

Pages d’un dépliant décrivant le « Readophone », janvier 1935 (e999901526-u)

La technologie facilite aux personnes ayant une déficience visuelle l’accès à la lecture. Des lecteurs Optelec ont récemment été installés dans nos salles de consultation du 395, rue Wellington. Ces outils permettent de convertir des imprimés en synthèse vocale, d’agrandir un texte ou de modifier la couleur de l’arrière-plan pour faciliter la lecture à l’écran.

Photo couleur d’un appareil d’aide à la lecture comportant un plateau mobile doté de boutons de contrôle, sur lequel est déposé un livre. Le texte agrandi est affiché sur un écran en gros caractères noirs sur fond jaune.

Un lecteur Optelec au 395, rue Wellington.

Documents textuels provenant du fonds de l’INCA

Liens connexes

Le Numéri-Lab vous intéresse?

Si vous avez une idée de projet, envoyez un courriel au Numéri-Lab. Donnez-nous un aperçu de votre projet, les références complètes du matériel que vous souhaitez numériser et toute autre information pertinente sur la collection. Le matériel doit être exempt de restriction et de droit d’auteur.

Après nous être assurés que le matériel peut être numérisé en toute sécurité, nous vous réserverons du temps au Numéri-Lab. Nous vous montrerons comment manipuler le matériel et utiliser l’équipement. Vous vous occuperez par la suite de numériser les documents et d’ajouter des métadonnées simples.

Au plaisir de communiquer bientôt avec vous!


Karine Gélinas est gestionnaire de projet à la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

Des images de déjeuner maintenant sur Flickr

Le déjeuner : premier repas de la journée. Et le plus important, selon beaucoup de gens, bien que cela ne fasse pas l’unanimité.

Tableau en couleur d’un groupe de familles assises en cercle s’apprêtant à déjeuner au lever du jour.

Déjeuner au lever du soleil [MIKAN 2895279]

Au moyen-âge, les Européens n’avaient pas l’habitude de déjeuner. Manger trop tôt dans la journée était considéré comme de la gourmandise et heurtait les croyances religieuses de l’époque. Cependant, au cours des 15e et 16e siècles, cette façon de penser évolua. Diverses denrées importées des quatre coins du monde, comme le thé, le café et le chocolat, commencèrent à être consommées de plus en plus fréquemment le matin. En outre, une organisation plus rigoureuse des journées de travail pour une main-d’œuvre en pleine croissance renforça le besoin de prendre un repas en début de journée.

Photographie en noir et blanc de trois hommes entamant leur déjeuner à l’extérieur. Les hommes se tiennent autour d’une caisse en bois sur laquelle est posée la nourriture.

L. Belanger, A. A. Cole et L. H. Cole prenant leur déjeuner à Moose River Crossing (Ontario) [MIKAN 3372757]

Aux 19e et 20e siècles, le Canada élabora ses propres coutumes concernant le déjeuner. Les aliments consommés traditionnellement au déjeuner comprennent de la saucisse de porc, du bacon, des pommes de terre rissolées, des œufs, des rôties, des céréales, du gruau, des crêpes et du sirop d’érable. Sans oublier le café et le thé! De nouveaux aliments à consommer au déjeuner ont été introduits par les immigrants arrivés récemment de pays autres que l’Europe, enrichissant ainsi notre expérience culinaire toujours plus diversifiée.

Photographie en noir et blanc d’une femme et de ses deux jeunes fils assis à une table en train de déjeuner.

Mme Jack Wright et ses deux fils, Ralph et David, prenant leur déjeuner, Toronto (Ontario) [MIKAN 3626137]

Photographie en noir et blanc d’une femme debout versant du café dans une tasse pour une autre femme assise à une table en train de déjeuner.

Une employée servant le déjeuner à une ouvrière des munitions dans une salle à manger [MIKAN 3626714]

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Images du port de Montréal maintenant sur Flickr

Estampe couleur du port de Montréal montrant un voilier mis à quai dont la marchandise est déchargée. Un bateau à aubes se trouve à bâbord, et deux hommes font du canot devant sa proue.

Vue du port de Montréal (Québec) [MIKAN 2895991]

De la fondation de la ville de Montréal en 1642 jusqu’à l’arrivée des navires à vapeur au début du XIXe siècle, le port de Montréal est surtout utilisé par des trappeurs pour leur commerce de fourrures, puis par les vaisseaux français et anglais qui viennent ravitailler la colonie. L’arrivée des navires à vapeur marque un point tournant, en ouvrant de nouvelles routes commerciales avec le reste du monde grâce auxquelles le port de Montréal s’éloignera de ses origines modestes pour entrer dans une ère de croissance.

Photo noir et blanc de voiliers de marchandises mis à quai. Diverses marchandises sont entassées sur le quai et transportées ailleurs dans des charrettes tirées par des chevaux.

Port de Montréal (Québec) en pleine activité [MIKAN 3382335]

Photo noir et blanc d’un navire mis à quai. Quatre hommes travaillent, suspendus à des échelles accrochées à la proue.

Barges du Chemin de fer Atlantique-Canadien dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3411873]

Photo noir et blanc de trois navires mis à quai. Un bâtiment administratif est situé à l’arrière-plan. Le long du quai se trouve une large structure de déchargement avec des treuils et des échafaudages.

Navires dans le port de Montréal (Québec) [MIKAN 3349054]

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Images de la célébration de l’Outaouais maintenant sur Flickr

La région de l’Outaouais baigne dans l’histoire. Les collections de Bibliothèque et Archives Canada reflètent ce fait et nous rappellent la beauté naturelle de cette région et de l’importance à long terme de ses résidents, notamment leurs initiatives économiques et commerciales.

Photo couleur de deux femmes et de deux hommes pique-niquant dans un parc sur la berge d’une rivière.

Pique-nique au parc Brébeuf, aux abords de la rivière des Outaouais, près de Hull (Québec) [MIKAN 4317431]

Photo noir et blanc d’un bûcheron qui poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise sur les extrémités des billes de 16 pieds.

Un bûcheron poinçonne la lettre « G » (pour Gatineau) de l’entreprise afin de marquer les extrémités des billotes de 16 pieds à destination des usines de papier de Produits forestiers CIP Inc., Gatineau (Québec) [MIKAN 3627825]

Photo noir et blanc du duc Ellington se tenant entre deux femmes et posant à l’hôtel Standish Hall.

Duke Ellington à l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606806]

Photo noir et blanc de l’hôtel Standish Hall, à Hull (Québec). Un homme portant un chapeau et un imperméable se tient à la droite du bâtiment, une mallette à la main.

Vue de l’extérieur de l’hôtel Standish Hall, Hull (Québec) [MIKAN 3606795]

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Des images de courses maintenant sur Flickr

Course (nom) – compétition entre des coureurs, des chevaux, des véhicules, des bateaux, etc., pour déterminer qui est le plus rapide à effectuer un parcours donné.

Une photographie noir et blanc de cinq hommes alignés sur une route, prêts pour le départ d’une course. Des soldats debout de chaque côté de la route les regardent.

Course à relais lors d’une compétition d’athlétisme, Whitley (Angleterre) [MIKAN 3387500]

Une photographie noir et blanc d’un homme sautant dans les airs entre deux autos, agitant un drapeau pour donner le signal de départ d’une course.

Le juge de départ Jack Williams donnant le signal sur la piste d’accélération d’un quart de mille à la B.C. Custom Car Association, Abbotsford (Colombie-Britannique) [MIKAN 4313700]

Oui, les Canadiens courent par tous les temps et dans les situations les plus diverses!

Une photographie noir et blanc de deux fillettes observant un garçon mettre à l’eau un voilier miniature.

Voilier de course miniature, plage Sunnyside, Toronto (Ontario) [MIKAN 3624441]

Une photographie noir et blanc de huit équipes poussant leur canot sur les glaces du fleuve en direction de l’eau libre.

Course en canot à glace, Québec (Québec) [MIKAN 4951652]

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Reflets d’artistes : lancement d’une nouvelle exposition d’autoportraits d’artistes au musée Glenbow

Le 15 juin 2018, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et le musée Glenbow célébreront officiellement le début d’une nouvelle collaboration positive à Calgary, en Alberta. L’inauguration de la première des cinq expositions organisées conjointement a eu lieu le 10 mars. Toutes les expositions mettront en valeur des portraits de la collection de BAC. Dans certains cas, elles incluent également des œuvres de la collection du musée.

Cette collaboration stimulante permet à un plus grand nombre de Canadiens d’observer plusieurs de nos plus importants trésors nationaux. Toutes les expositions seront présentées au musée Glenbow, à Calgary, et exploreront un thème différent au sujet des portraits.

Photo couleur de l’entrée de l’exposition au musée Glenbow.

Photo de l’installation de l’exposition Reflets d’artistes au musée Glenbow. Gracieuseté du musée Glenbow.

Un portrait bien spécial

La première exposition de la série met l’accent sur l’un des types de portrait les plus fascinants : les images que les artistes créent d’eux-mêmes. La prolifération des miroirs au 15e siècle aurait contribué à la popularisation des autoportraits. Lorsque les artistes explorent leur reflet, il est difficile de détourner le regard.

Peinture d’un miroir et d’une composition de nature morte sur une coiffeuse avec de nombreux livres, une brosse, une radio et deux oranges sur une assiette placée au-dessus d’un journal. Le reflet du miroir montre l’artiste et une autre peinture.

Autoportrait dans un miroir, William Lewy Leroy Stevenson, vers 1928, e011200954.

Les autoportraits d’artistes sont particulièrement intrigants puisqu’ils nous offrent un regard privilégié sur leur processus de création. Leur éclectisme est également captivant. Au fil des ans, les artistes ont, entre autres, choisi diverses techniques pour expérimenter avec les autoportraits et affirmer leur identité créative.

L’exposition présente 17 autoportraits historiques et modernes d’artistes canadiens sélectionnés parmi la collection de BAC. Vous y trouverez des vidéos et des sculptures ainsi que des peintures, des dessins et des estampes.

Des visages, des récits

Un des autoportraits qui se démarque dans cette exposition est la sculpture de l’artiste inuit Floyd Kuptana.

Photo couleur du devant d’une sculpture stylisée d’un homme, la langue sortie.

Autoportrait, Floyd Kuptana, 2007, MIKAN 3922914.

Il est important d’observer cet autoportrait de plusieurs angles différents. Cette sculpture sur pierre espiègle sourit ou tire la langue, selon l’angle choisi.

Photo couleur du devant d’une sculpture stylisée d’un homme, la tête penchée.

Photo couleur du devant d’une sculpture stylisée d’un homme, la langue sortie.

L’humour transparaissant de cette œuvre dissimule, sur bien des plans, une exploration beaucoup plus sérieuse de sa personne. Kuptana a créé cet autoportrait avec une vision tout autant traditionnelle que moderne. Les multiples facettes et angles illustrent les croyances chamaniques liées à la transformation. Pourtant, l’existence de plusieurs personnalités au sein d’une même personne est aussi associée à la psychologie moderne.

Photo couleur du profil d’une sculpture stylisée d’un homme.

Autoportrait… ou portrait?

L’exposition vous donne la chance d’observer un portrait qui demeure au cœur de l’un des mystères non résolus les plus intéressants de l’histoire de l’art canadien. Certains érudits sont convaincus que ce dessin réalisé par Emily Carr, illustre artiste britanno-colombienne, est l’un de ses premiers autoportraits – une acquisition rare. Toutefois, d’autres affirment que ce dessin n’est qu’un portrait que Carr a réalisé d’une autre personne.

Dessin au fusain sur papier d’une jeune femme, les épaules nues, vue de dos, son visage de profil. Ses cheveux sont attachés en un chignon lâche, de courtes boucles encadrant son visage. Elle regarde vers la droite.

Autoportrait, possiblement d’Emily Carr, vers 1899, e006078795.

La plupart conviennent que le portrait a été créé alors que Carr étudiait l’art à Londres, au Royaume-Uni. Le dessin suit un style académique traditionnel, atypique des œuvres ultérieures de Carr, mais très courant chez les étudiants tentant de prouver leur maîtrise de l’art.

Ceux qui croient qu’il s’agit d’une image de Carr soulignent la forte ressemblance entre le dessin et les photographies contemporaines que nous avons d’elle. Ils conviennent que Carr était très connue pour sa pudeur et qu’il est peu probable qu’elle ait pris cette pose, les épaules dénudées. Néanmoins, ils mentionnent qu’il était très courant dans les cours pour femmes de cette époque de pratiquer le dessin du corps humain à partir d’anciennes sculptures classiques drapées de manière convenable. L’artiste pouvait ensuite placer sa propre tête sur le corps de l’une de ces nues incontournables.

Une partie du portrait d’Emily Carr montrant les lignes classiques des épaules et du menton du dessin.

Carr pourrait avoir tenté de se représenter dans un style particulier, soit une jeune femme à la mode.

Nous vous invitons à venir en juger par vous-mêmes.

Un lien avec l’Ouest

Cette exposition permet aussi à BAC de mettre en valeur des autoportraits ayant un lien particulier avec Calgary : par exemple, cette œuvre amusante de l’artiste Gary Olson, de Calgary.

Un dessin au crayon du visage d’un homme pressé contre un morceau de verre. La majorité de son profil gauche est indiscernable, mais son œil droit est extrêmement concentré.

I Am Up Against the Picture Plane Again [Je suis de nouveau contre le plan pictural], Gary Olson, 1877, e011195950. Source : Gary Olson.

Cette image fait partie d’une série créée par Olson alors qu’il était un professeur d’art au collège. Il a conçu ces dessins humoristiques pour expliquer à ses étudiants le plan pictural, un concept d’art théorique difficile à comprendre. Il y représente le plan de façon littérale, en pressant et en déformant son propre visage sur celui-ci. Par le fait même, Olson en profite pour se moquer de la théorie de l’art, dévoilant son propre désir irrévérencieux de repousser les limites.

Venez voir l’exposition!

Photo couleur d’une salle faiblement éclairée, diverses œuvres d’art sur les murs.

Photo de l’installation de l’exposition Reflets d’artistes au musée Glenbow. Gracieuseté du musée Glenbow.

Si vous vous rendez à Calgary, ne manquez pas Reflets d’artistes. L’exposition sera présentée quotidiennement du 10 mars 2018 au 6 janvier 2019. Pour en savoir plus, communiquez avec le musée Glenbow.

Images d’un Canada propre maintenant sur Flickr 

La salle de bain canadienne tire son origine de l’époque médiévale. Les toilettes et le système d’égout rudimentaires bâtis dans les châteaux à ce moment ont ensuite évolué en caractéristiques architecturales modernes dans les résidences et les grands bâtiments. Les progrès technologiques ultérieurs comprennent l’eau courante à l’intérieur, les canalisations et les réseaux d’égout communautaires.

Photo noir et blanc d’un homme debout se lavant dans un bain mobile de l’époque de la Première Guerre mondiale.

Bain mobile du transport motorisé du côté canadien de la ligne. [MIKAN 3396709]

Plan dessiné dressant la liste des matériaux nécessaires à la construction d’une latrine en bois.

Plan d’une latrine. [MIKAN 3699479]

En plein air, les Canadiens ont improvisé et innové sur le plan de la propreté et de l’élimination des déchets corporels le plus hygiéniquement possible. Que ce soit pour l’extérieur ou les déplacements, les solutions trouvées ressemblent à celles de la maison.

Photo noir et blanc d’une douche, d’un bain et d’une toilette dans une voiture-bar de train.

Nouvelle voiture-bar, baignoire-douche. [MIKAN 3348414]

Photo noir et blanc d’une douche pour femmes dans la voiture avec solarium d’un train des Chemins de fer Canadien Pacifique.

Douche pour femmes, Chemins de fer Canadien Pacifique, nouvelle voiture avec solarium. [MIKAN 3380569]

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