Images de gares maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc de l’extérieur d’une gare du Chemin de fer Intercolonial; un train est arrêté sur la gauche et un groupe de personnes se tient sur le quai, Pictou (Nouvelle-Écosse)

Gare du Chemin de fer Intercolonial, Pictou (Nouvelle-Écosse) [PA-029397]

Le Canada a déjà compté environ 1 300 gares, allant des grandes gares urbaines aux petits arrêts sur demande situés le long des rails, dans les régions éloignées ou entre deux villes.

Photo noir et blanc d’un groupe d’immigrants sur le quai de la gare Union, Toronto (Ontario)

Arrivée d’immigrants à la gare Union, Toronto (Ontario) [C-047042]

À la fois points d’arrivée et de départ, les gares sont le tout premier endroit que découvrent les voyageurs en posant le pied hors du train, et le tout dernier qu’ils voient avant de partir.

Photo noir et blanc de cinq hommes avec leurs bagages, debout à l’extérieur d’une petite gare du Chemin de fer Canadien Pacifique, Leanchoil (Colombie-Britannique)

Gare du Chemin de fer Canadien Pacifique, Leanchoil (Colombie-Britannique) [PA-023198]

Situées au cœur des communautés, elles sont un point de rassemblement pour la population, qu’elles relient aux régions environnantes.
Au tournant du 20e siècle, les compagnies de chemin de fer (comme les Chemins de fer nationaux du Canada et le Chemin de fer Canadien Pacifique) construisent des gares attirantes, à l’architecture aussi unique que distinctive.

Photo noir et blanc d’un tramway, de chevaux et de calèches à l’extérieur de la gare Windsor, Montréal (Québec)

Gare Windsor, Montréal (Québec) [PA-008678]

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Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille »

Notre plus récent balado est en ligne! Écoutez « L’œuvre de Mary Riter Hamilton réalisée sur les champs de bataille ».

Image en couleur d’un tableau représentant deux postes d’artilleurs devant une forêt calcinée. Deux sépultures, chacune surmontée d’une croix blanche, se trouvent à l’avant-plan. Le tableau porte une signature en bas à gauche : Mary Riter Hamilton 1919.

Bois de Farbus, emplacements de fusils, Plateau de Vimy [e000000656]

Qu’est-ce qui a bien pu pousser une artiste de renom à quitter sa vie confortable au Canada pour aller endurer des conditions pénibles sur les champs de bataille de France et de Belgique après la Première Guerre mondiale? Mary Riter Hamilton accepte une mission spéciale pour Les Amputés de guerre : de 1919 à 1922, elle peint les lieux ravagés où les soldats canadiens ont combattu et péri.

Ses toiles expriment la douleur de la guerre, mais aussi l’espoir et le renouveau. Sacrifiant sa santé, l’artiste crée l’une des rares séries de peintures authentiques qui représentent l’Europe déchirée par le conflit. C’est son cadeau au Canada. D’ailleurs, en 1926, elle donne la majorité de ses toiles aux Archives publiques du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada.

Nous discutons avec Kathryn Young, professeure adjointe d’histoire à l’Université du Manitoba, maintenant retraitée. Nous recevons aussi Sarah McKinnon, ancienne vice-présidente de l’École d’art et de design de l’Ontario et ancienne conservatrice à l’Université du Manitoba.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Vous avez des questions ou souhaitez obtenir plus d’information? Contactez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Images de sirop d’érable maintenant sur Flickr

Le sirop d’érable est fabriqué en faisant bouillir ou réduire de l’eau d’érable : érable à sucre, érable rouge ou érable noir. Ce délice sucré, produit exclusivement en Amérique du Nord, est apprécié dans le monde entier.

Photo noir et blanc de deux hommes à l’intérieur d’une cabane en bois rond, faisant bouillir de l’eau d’érable dans des cuves métalliques en forme d’auge.

Eau d’érable en train de bouillir dans une cabane à sucre [e010862109]

Les Premières Nations du sud-est canadien et du nord-est des États-Unis ont été les premières à découvrir les nombreux bienfaits de l’eau d’érable, qu’elles récoltaient et transformaient en sirop. Elles ont ensuite partagé ce savoir avec les colons français et britanniques. Ces derniers ont introduit l’usage de récipients en fer ou en cuivre permettant de faire bouillir l’eau plus longtemps, et ainsi d’obtenir un sirop plus épais.

Photo noir et blanc de Jerry Boyce dans une érablière, versant une chaudière d’eau d’érable dans un plus grand contenant.

Jerry Boyce versant une chaudière d’eau d’érable dans un grand seau [e011176188]

Photo noir et blanc d’un fermier près d’un train, avec des bidons de sirop d’érable sur sa charrette. Un homme tenant une planche à pince fait l’inventaire des bidons avant leur chargement.

Chargement de bidons de sirop d’érable dans un train [e010860379]

Aujourd’hui, le Canada est le principal producteur et exportateur de sirop d’érable et autres produits dérivés : il occupe à lui seul plus de 70 % du marché mondial. Le Québec fournit plus de 90 % du sirop d’érable fabriqué au Canada.

Photo noir et blanc d’un jeune garçon près d’un gros érable, buvant de l’eau d’érable à même la chaudière.

Jeune garçon buvant dans une chaudière d’eau d’érable [e011177458]

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Ulus des Inuits : diversité, force et spiritualité

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.

Par Ellen Bond

 

Photo couleur d’une femme inuk coupant de la viande à l’aide d’un ulu.

Rynee Flaherty nettoyant une peau d’animal avec un ulu (un petit couteau à lame en forme de croissant utilisé par les femmes inuites) sur une surface rocheuse à Ausuittuq (Nunavut) (e002394465)

Le terme ulu veut dire « couteau de la femme » en inuttut (une langue inuite); il désigne un couteau muni d’une lame semi-circulaire. Les ulus existent depuis environ 4 500 ans (2 500 avant J.-C.). La lame de ceux qui ont été fabriqués en 1880 et découverts sur l’île de Baffin adhérait au manche grâce à un composé d’argile, de poils de chien et de sang de phoque. Dans les années 1890, la lame et le manche de certains ulus fabriqués par les Inuits de l’Ouest étaient perforés. Les deux pièces étaient unies à l’aide de cuir brut, de fanon de baleine et de racine de pin. Les Inuits du cuivre de l’île Victoria (la huitième plus grande île du monde, faisant partie du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest) se servaient du cuivre qu’ils exploitaient pour fabriquer les lames. Si l’ardoise et le cuivre se faisaient rares, certains Inuits utilisaient plutôt des fanons de baleine ou de l’ivoire.

La lame en forme de croissant, autrefois en ardoise, est maintenant en acier, métal disponible depuis 1719 grâce à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Les lames semi-circulaires ou triangulaires étaient attachées au manche avec une seule tige, éventuellement trouée au milieu. Les manches de l’ulu étaient parfois décorés de dessins et de gravures ayant une signification particulière pour la propriétaire. Ils étaient habituellement faits de bois, plus rarement d’os, de panache ou d’ivoire.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant d’un ulu.

Taktu retirant la graisse de la peau d’un phoque à l’aide d’un ulu à Kinngait (Nunavut) (e010836269)

La taille de l’ulu dépend de la préférence de sa propriétaire ou de la région où il est fabriqué. C’est un outil qui peut être donné par un mari ou un proche parent, ou transmis de génération en génération.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant de son ulu.

Sheouak Petaulassie se servant d’un ulu à Kinngait (Nunavut) (e010868997)

La puissance de coupe de l’ulu provient du manche, qui transfère la force de la lame sur l’objet à trancher. Les femmes parviennent ainsi à couper du matériel dur et dense, comme des os. Grâce à sa forme, l’ulu est facile à utiliser avec une seule main. Les ulus sont des outils multifonctionnels dont la forme varie selon les besoins. Les plus gros coupent le gibier ou le poisson alors que les petits sont utilisés pour retirer la graisse et raser la peau. D’autres, encore plus petits, peuvent couper la peau, tailler du poil ou trancher de petits morceaux. Les plus minuscules servent à coudre ou à tailler des pièces ornées incrustées dans les vêtements en peau de phoque.

Photo noir et blanc d’une femme inuk se servant de son ulu pour trancher de la viande.

Noanighok, mère de William Kakolak, Kugluktuk (Nunavut) (a143915)

Parmi tous les outils conçus par les humains, l’ulu est spécial : c’est l’un des seuls qui appartient à la femme et il s’agit d’un symbole culturel important. Les médailles de certaines compétitions, comme les Jeux d’hiver de l’Arctique, sont façonnées à leur image. C’est aussi un motif répandu dans l’art contemporain, les métiers d’arts et la mode inuits. De nos jours, les ulus sont exposés bien en vue dans de nombreuses résidences, comme des œuvres d’art. Utilisés depuis des milliers d’années dans les régions nordiques de l’Amérique du Nord, les ulus sont toujours fonctionnels, puissants et variés.


Ellen Bond est adjointe de projet au sein de l’équipe du contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de chiens de travail maintenant sur Flickr

Qu’ils soient de race ou croisés, les chiens de travail sont dressés pour effectuer des tâches précises, afin d’aider – et parfois d’amuser – leurs propriétaires.

Photo noir et blanc d’un garçon avec son chien; l’animal est attelé à une charrette à deux roues remplie de morue séchée.

Charette à chien transportant de la morue prête à vendre au marché, Gaspé (Québec) [e010861908]

Photo noir et blanc d’un chien de cirque sautant d’une plateforme au sommet d’un très long poteau; au sol, quatre hommes tendent une grande couverture pour l’attraper.

Le chien du professeur Gentry sautant d’une plate-forme, foire industrielle de Toronto (Ontario) [PA-068465]

Ils peuvent par exemple tirer des charrettes ou des traîneaux, garder du bétail, chasser, ou encore offrir de précieux services à la communauté : qu’on songe aux chiens policiers, aux chiens entraînés pour la recherche et le sauvetage, aux chiens de thérapie ou aux chiens de garde.

Photo noir et blanc montrant onze chiens tirant un traîneau dans la neige. Le traîneau transporte un grand canot, que deux hommes tentent de maintenir en équilibre.

Attelage de chiens sur la baie Gordon, détroit d’Hudson (Nunavut) [PA-121599]

Photo noir et blanc d’un homme et de ses quatre chiens; les bêtes portent des paquets sur leur dos.

Chiens portant des sacs, prêts à prendre la route, vallée de la rivière Firth (Yukon) [PA-044646]

Les races choisies dépendent souvent des tâches à effectuer. Cela dit, la plupart des chiens de travail partagent certains traits : force, discipline, intelligence et loyauté.

Photo noir et blanc d’un chien attelé à une petite charrette à deux roues; une fillette, assise sur la charrette, tient les rênes.

Fillette conduisant une charrette à chien, Harvey, Toronto (Ontario) [PA-069924]

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Des images de restaurants maintenant sur Flickr 

Photographie noir et blanc de l’extérieur d’un restaurant situé sur un chemin de terre dans une région éloignée.

Restaurant à Entrance (Alberta) [PA-100223]

L’essor des restaurants est directement relié à la croissance des villes. Alors que les routes commerciales s’étendent dans la Chine ancienne et l’Empire romain, les marchands ambulants qui se rendent dans les villes pour y vendre leurs produits font souvent halte dans des lieux de restauration publics, comme les auberges, pour se reposer et se restaurer. À l’intérieur des villes en pleine expansion, les tavernes et les auberges deviennent les principaux endroits où les gens peuvent trouver de quoi manger simplement, boire et se loger.

Photographie noir et blanc d’une femme sortant de la cuisine d’un restaurant en portant un plateau avec une théière et des tasses.

Une serveuse sortant de la cuisine du Diana Sweets et apportant un plateau avec une théière et des tasses, Toronto (Ontario) [PA-068091]

Photographie stéréoscopique noir et blanc montrant des dizaines de serveurs debout près de deux rangées de tables avec un lustre suspendu au plafond, Hôtel Windsor, Montréal (Québec).

Des dizaines de serveurs debout près de deux rangées de tables avec un lustre suspendu au plafond, Hôtel Windsor, Montréal (Québec) [e011093681]

Ce n’est qu’à partir du 18e siècle en France que l’on assiste à l’ouverture de restaurants de luxe ou spécialisés à l’intention de ceux qui en ont les moyens. Ces premiers restaurants proposent des menus composés d’un vaste choix de viandes, de légumes et de boissons, préparés selon des recettes plus élaborées. D’autres pays emboîtent le pas, et la culture de la restauration se répand partout en Europe et bien au-delà.

Photographie noir et blanc de l’extérieur du restaurant Nick's Chicken Barbecue. Une enseigne au néon dans la fenêtre annonce « Good Food » [bonne nourriture] et « Beer & Wine » [bière et vin].

Le restaurant Nick’s Chicken Barbecue, Québec (Québec) [PA-080674]

Aujourd’hui, les villes canadiennes offrent un vaste choix de restaurants servant des spécialités culinaires du monde entier dans une large gamme de prix.

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Images de l’industrie sidérurgique (acier) maintenant sur Flickr

Photographie en noir et blanc d’ouvriers qui supervisent le coulage d’acier en fusion dans des moules.

Des ouvriers surveillent le coulage d’acier fondu à l’Atlas Steel Company, Welland (Ontario) [e000760732]

L’acier est un alliage composé principalement de minerai de fer et d’un peu de carbone. Sa production constitue une grande industrie au Canada, actuellement concentrée en Ontario et au Québec.

Photographie en noir et blanc de trois ouvrières du rail, portant des gants et de lourds vêtements de travail, et posant avec leurs pelles.

Portrait de trois ouvrières du rail posant avec leur pelle, Stelco Steel Company of Canada, Hamilton (Ontario) [e000762848]

Photographie en noir et blanc d’un ouvrier, debout à côté d’un four, qui dirige le coulage d’acier en fusion dans une poche de coulée.

Un ouvrier se tient à côté d’un four et oriente le coulage d’acier fondu dans une poche de coulée, Stelco Steel Company of Canada, Hamilton (Ontario) [e000760223]

L’acier est matériau polyvalent employé dans la fabrication d’un éventail de produits, comme des barils, des fermoirs, des structures, des électroménagers, des pièces automobiles et même des contenants alimentaires. Comme l’aluminium, l’acier se recycle facilement. Bon nombre d’aciéries canadiennes fabriquent leur acier à partir de ferraille.

Photographie en noir et blanc d’un ouvrier qui regarde dans un pyromètre pour mesurer la température de l’acier en fusion.

Un ouvrier mesure la température de l’acier fondu à l’aide d’un pyromètre à l’aciérie Sorel Steel (Québec) [e000760214]

Des brames (tôles), des bandes et des billettes d’acier semi-finies sont façonnées par laminage ou par forgeage pour la production commerciale ou industrielle. Au Canada, la production d’acier a commencé dans les années 1880. Au début des années 1900, des centres de fabrication étaient déjà établis à Hamilton et à Sault Ste. Marie, en Ontario, ainsi qu’à Sydney, en Nouvelle-Écosse. La production a augmenté pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis a connu une croissance rapide après la guerre.

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Les ingénieurs en aéronautique d’A. V. Roe Ltd.

 

Bannière avec les mots suivants : Première: Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canadas. Et on aperçoit à droite une outre attrapant un poissonPar Andrew Elliott

En 1948, les tout premiers étudiants de l’école de génie aéronautique de l’Université de Toronto obtiennent leur diplôme; parmi eux, on retrouve Gerald Vincent Bull, Fred Matthews, Daisy Pon, William McCarter, William Kuzyk et Ralph Waechter. La plupart des diplômés de cette cohorte – et notamment la toute première femme ingénieure en aéronautique – occupent des postes au siège de la compagnie A. V. Roe Ltd., situé à Malton, en Ontario. Au cours des années 1950, ils y travaillent au développement d’aéronefs révolutionnaires, dont le célèbre (et infortuné) avion supersonique Avro Arrow.

Bibliothèque et Archives Canada a récemment acquis les fonds de deux de ces ingénieurs : William Kuzyk et Ralph Waechter.

Pour reprendre les termes du musée canadien de l’aéronautique (le Canadian Air and Space Museum, à Toronto), l’histoire d’A. V. Roe Ltd. en est une de triomphe et de tragédie pour l’aviation canadienne. En 1945, la compagnie lance deux grands projets : le Jetliner C-102, un avion de ligne, et le Canuck CF-100, un chasseur d’interception militaire à deux moteurs pouvant voler par tous les temps. Puis, en 1950, elle s’attaque à la conception de l’Avro Arrow : des équipes d’ingénieurs de l’Angleterre et du Canada unissent leurs efforts afin d’en concevoir la cellule et les turboréacteurs.

Mais revenons au Jetliner C-102, un avion révolutionnaire dans le milieu du transport commercial aérien. Il prend son envol pour la première fois en août 1949 et fracasse des records de vitesse lors de chaque vol subséquent. Malheureusement, sa production ne dépasse jamais le stade des modèles d’essai.

Photo noir et blanc d’un avion sur une piste, entouré de groupes d’hommes.

Le Jetliner C-102 (a092486)

Le Canuck CF-100, lui, est l’un des modèles d’A. V. Roe Ltd. ayant connu le plus de succès. Vous pouvez voir ci-dessous à quoi ressemblait ce chasseur d’interception qui pouvait braver toutes les conditions météo.

Illustration couleur d’un avion survolant des nuages; deux autres avions semblables volent en formation à l’arrière-plan.

Le Canuck CF-100 (a068257)

Quant à l’Avro Arrow CF-105, il présentait des caractéristiques techniques avancées : une aile delta d’une hauteur remarquable, une structure sans queue et d’autres éléments aérodynamiques de pointe. Ces détails sont bien visibles dans les plans d’origine :

Dessin noir et blanc de la coupe transversale d’un avion montrant le fuselage, l’aile et l’empennage vertical.

Dessin n° 7-0400-01, version n° 1 de l’Avro Arrow CF-105 (e011161348)

Esquisse du contour d’un avion à l’allure futuriste.

Esquisse de l’Avro Arrow (e011161340)

Le tournant des années 1950 est une période stimulante pour les ingénieurs en aéronautique, et de nombreux diplômés obtiennent immédiatement un emploi chez A. V. Roe Ltd.

C’est le cas de Ralph William Waechter (1926-2012), embauché comme ingénieur en aéronautique, ingénieur d’essai en vol et aérodynamicien après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Toronto en 1948, au terme de quatre ans d’études. Son collègue William Kuzyk (1922-1990) a lui aussi fréquenté l’Université de Toronto de 1943 à 1949; pendant ses études, il travaillait déjà chez A. V. Roe Ltd. en tant que contrôleur de modèles dans la division des turbines à gaz.

Au fil des ans, Waechter et Kuzyk occupent des postes dans divers départements de la compagnie. Ils sont entre autres ingénieurs au sein du département de la recherche sur les essais en vol, où ils sont principalement chargés de recueillir des données. Nombre de leurs rapports décrivent des problèmes techniques relatifs au vol à haute vitesse ainsi que les phénomènes connexes pouvant se produire. Il existe d’ailleurs un nombre considérable de données et de graphiques sur le sujet, en particulier sur la vitesse anémométrique et la performance à haute vitesse. Waechter et Kuzyk testent aussi la performance des diverses versions expérimentales de l’Avro Arrow, y compris celles ayant recours à la technologie de lancement de longueur zéro.

Texte optionnel : Dessin noir et blanc du profil, de l’avant et du dessus d’un avion

Lancement de longueur zéro à géométrie fusée, Avro Arrow CF-105 (e011161341)

Dessin technique détaillé d’un avion en position de lancement.

Position de lancement de l’Avro Arrow pour le lancement de longueur zéro (e011161347)

Dessin montrant deux avions au-dessus des nuages.

Photo d’un croquis de l’Avro Arrow CF-105 (a111546)

Jusqu’en 1958, la conception et le vol des prototypes sont couronnés de succès. Mais le climat politique national et international a raison de cet élan : le 20 février 1959, le gouvernement fédéral met fin à tous les travaux sur l’Avro Arrow, et la compagnie A. V. Roe licencie 14 000 employés. Comme plusieurs confrères dans la même situation, Waechter et Kuzyk déménagent alors aux États-Unis, où ils travaillent pour des entreprises de génie aéronautique. Alors que certains de leurs compatriotes ne reviendront jamais, ils rentrent au pays au début des années 1970 et y poursuivent de brillantes carrières.

L’annulation du projet de l’Avro Arrow s’accompagne d’une recommandation visant la destruction de tous les documents connexes. Nous sommes donc très chanceux que William Kuzyk et Ralph Waechter aient ignoré ces ordres! Grâce à eux, nous avons aujourd’hui un aperçu unique des travaux de recherche et de développement réalisés dans le secteur canadien de l’aéronautique au milieu du 20e siècle.

Pour en savoir plus

BAC possède divers fonds contenant des documents en lien avec l’Avro Arrow :

On trouve également des documents pertinents dans les fonds de certains députés et premiers ministres :

Enfin, quelques documents épars sur l’A. V. Roe et ses divers projets aéronautiques se trouvent dans des fonds gouvernementaux :


Andrew Elliott est archiviste responsable des archives privées à la Section des sciences, de l’économie et de l’environnement de la Direction générale des archives de Bibliothèque et Archives Canada.

Des images d’enregistrements pour enfants : disques 78 tours, 1918-1962 maintenant sur Flickr

Ces disques colorés et ludiques représentent quelques-uns des plus anciens enregistrements pour enfants au Canada. Certains sont tout simplement des enregistrements de comptines ou de chansons connues en anglais et en français.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la Canadian Music Corp., Ltd. La face 2 montre le contour du Canada avec en superposition le mot Dominion. Le titre de la chanson est « Ma mère m'envoit-au marché » suivi du nom des artistes Hélène Baillargeon, chant, et Gilbert Lacombe, guitare.

La mère Michel, Face 2 [Ma_Mere.jpg]

Certains de ces disques font partie d’un ensemble d’objets. Ainsi, la compagnie Dee & Cee qui a produit les disques « Pretty Baby » n’était pas une maison de disques, mais plutôt un fabricant de poupées. Dee & Cee a vraisemblablement ajouté des disques à certaines de ses poupées, sans doute dans le but d’augmenter les ventes.

Une image en couleur d’une étiquette de disque de la compagnie de jouets Dee & Cee. La face 1 montre une petite fille assise tenant un livre ouvert. Le nom de la compagnie et le titre de l’enregistrement « Pretty Baby » apparaissent sur la couverture du livre.

« Pretty Baby », face 1 [Pretty_Baby_1.jpg]

Ces magnifiques disques ont attiré l’attention et amusé de nombreux enfants au début du 20e siècle lorsqu’ils ont été lancés.

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Des images de homards maintenant sur Flickr

Photo noir et blanc d’un homme tenant un gros homard dans sa main gauche.

Dougal Doucette tient le premier gros homard de la saison, Miminegash (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4953614]

Saviez-vous que le terme « homard » désigne en fait une variété de crustacés? Ceux-ci comprennent le homard que l’on connaît, bien sûr, mais aussi la langouste, le homard récifal, la cigale de mer, le homard à fourrure et la galathée.

Photo noir et blanc d’un village côtier. On voit des homardiers à l’arrière-plan, des casiers à homard au centre, et des balises flottantes au premier plan.

Casiers à homard et balises flottantes sur le rivage, Sandford (comté de Yarmouth, Nouvelle-Écosse) [MIKAN 3629555]

Photo noir et blanc de deux hommes, deux femmes et un enfant en train d’examiner quelques homards autour de casiers.

Deux hommes, deux femmes et un enfant debout autour de casiers à homard, parc national Fundy (Nouveau-Brunswick) [MIKAN 4317581]

L’espèce de homard la plus connue des Canadiens – le Homarus americanus – vit le long des côtes de l’Atlantique et dans les eaux du plateau continental, du Labrador à la Caroline du Nord. C’est la seule espèce que l’on retrouve au Canada. Le plus gros spécimen répertorié ici a été capturé au large de la Nouvelle-Écosse en 1977; il pesait plus de 20 kilos!

Photo noir et blanc d’un homme aidant une fillette attablée devant son repas de homard.

Jane Petrie devant son repas de homard (Île-du-Prince-Édouard) [MIKAN 4949865]

Le homard est un mets recherché et un important produit d’exportation pour le Canada, qui l’expédie partout dans le monde, en particulier aux États-Unis, au Japon, en Chine et dans les pays de l’Union européenne.

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