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La Colombie-Britannique est la province la plus à l’ouest du Canada; c’est une région montagneuse bordée par l’océan Pacifique, dont la population est surtout regroupée dans le coin sud-ouest. Le nom de cette province a été choisi en 1858, et New Westminster, un village situé dans la partie continentale de la province, en est devenu la capitale. Lorsque les colonies établies sur le continent et sur les îles se sont réunies en 1866, l’île-cité de Victoria a été désignée comme nouvelle capitale. La Colombie-Britannique a joint la Confédération canadienne en 1871, devenant ainsi la 6e province du pays.

Photographie en noir et blanc d'une classe d'enfants du jardin de la petite enfance avec les enseignants dans le dernier rang.

Cérémonie de graduation d’une classe de maternelle, Église japonaise de l’Ascension, Vancouver (Colombie-Britannique) (MIKAN 3648578)

Le saviez-vous?

  • Les majestueux paysages et les fascinantes formations géologiques de la Colombie-Britannique sont dus à l’épaisse couche de glace qui recouvrait la province à l’âge glaciaire.
  • Les Paléoaméricains sont arrivés dans le nord-ouest du Pacifique il y a 12 000 à 20 000 ans, et depuis, les communautés autochtones se sont implantées sur la côte et dans le riche et vaste territoire intérieur de la province.
  • L’introduction de la traite des fourrures au début du 19e siècle et la découverte de gisements d’or dans le cours inférieur du fleuve Fraser en 1858 ont entraîné une augmentation du nombre de colons et la construction de villes permanentes. Le 20e siècle apporta l’industrialisation et une exploitation intensive des ressources naturelles. Par conséquent, la préservation de l’environnement et des ressources naturelles est devenue une priorité pour la province dans la période de l’après-guerre.
  • La Colombie-Britannique est l’une des provinces les plus diversifiées au point de vue ethnique, avec le plus haut pourcentage de minorités visibles, principalement originaires d’Asie et d’Asie du Sud-Est.

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Pénitencier de la Colombie-Britannique sur l’île Goose : séparé par 20 km de toute aide ou par 9 à 17 heures à vol de pigeon

Par Caitlin Webster

Deux brèves notes dans les ressources documentaires de Bibliothèque et Archives Canada rattachées au pénitencier de la Colombie-Britannique illustrent bien les dangers liés à la supervision de groupes de travail en milieu carcéral dans des régions éloignées. À divers moments durant les 102 ans de présence à l’établissement de New Westminster, le pénitencier a exploité une prison agricole, ainsi qu’un atelier de menuiserie, de transformation des métaux et de maçonnerie. Mais, au début du 20e siècle, on a tenté de mener des opérations forestières et d’exploiter des carrières, hors site, à environ 20 km de l’administration centrale.

En 1903, le pénitencier a acquis l’île Goose par acte de cession à la suite d’un décret du Conseil. Aussi connue sous le nom de l’île Wright, de l’île du Pen et même de l’île des Convict (condamnés), cette propriété de 140 acres est située au centre du lac Pitt, du côté est de la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.

Page rédigée à la main en anglais : « On a Memorandum, dated 21st January, 1903, from the Minister of the Interior, stating that application has been made by the Minister of Justice for the transfer to his Department, for the purposes of the British Columbia Penitentiary of Goose Island, situated about the center of Pitt Lake, in Section 25, Township 5, Range 5, west of the Seventh Meridian, in the Railway Belt in British Columbia, the said island being required for the quarrying of stone thereon for use in connection with the penitentiary. The Minister recommends, as the land is vacant in the records of the Department of the Interior, that, under Clause 31 of the Dominion Lands Act, it be transferred to the Department of Justice for the purposes of the British Columbia Penitentiary as above mentioned. The Committee submit the same for approval. »

Décret du Conseil attribuant l’île Goose au pénitencier de la Colombie-Britannique, approuvé le 4 février 1903 (en anglais seulement). Texte imprimé dans la Gazette du Canada (volume 36, numéro 34, le 21 février 1903, page 4) [en anglais seulement].

On envisageait alors d’ériger un camp de travail sur l’île afin d’en extraire du bois d’œuvre et des ressources minérales et, en juin 1906, deux gardiens et sept condamnés partent de l’établissement de New Westminster pour se rendre sur l’île. Le groupe, auquel s’ajouteront par la suite sept autres détenus, dégage des routes, construit des cabanes en bois rond et un appontement, coupe 200 cordes de bois et extrait 96,5 verges de granite. Au printemps et à l’été de 1907 et de 1908, d’autres équipes sont dépêchées sur l’île.

L’île Goose étant tellement isolée à l’époque, on envoie chaque semaine aux gardiens de la prison douze pigeons voyageurs pour échanger des missives. Chaque jour, un pigeon part de l’île en direction de l’établissement de New Westminster afin de livrer régulièrement un rapport de la situation. En cas de demande urgente, les gardiens doivent envoyer deux pigeons, l’un après l’autre rapidement et, en cas d’urgence, telle qu’une évasion, il faut alors déployer trois ou quatre pigeons à de courts intervalles.

Une page dactylographiée et ronéotée décrivant les modes de communication réguliers et urgents à employer avec les pigeons voyageurs entre l’île Goose et le pénitencier de New Westminster.

Page 2 des instructions provisoires du pénitencier de la Colombie-Britannique destinées aux agents responsables du groupe sur l’île Goose (MIKAN 4936751)

Le 27 mai 1908, une de ces urgences survient au camp. À 15 h 55, des gardiens envoient le premier d’au moins deux pigeons voyageurs, celui-ci arrive au pénitencier à 9 h le lendemain matin avec le message « murderous assault » (« assaut meurtrier ») perpétré par deux détenus. Puis, un message de suivi indiquant que les prisonniers ont été menottés et qu’il n’y a aucun blessé envoyé à 8 h 10 le 28 mai est reçu l’après-midi même à 16 h 30.

Note manuscrite collée sur une page dactylographiée avec une description du contenu de la note et intitulée « Message from Wright Island to the Penitentiary via Pigeon – May 28th, 1908 » (« Message envoyé de l’île Wright au pénitencier par l’entremise d’un pigeon – le 28 mai 1908 »).

Le message confié à un pigeon voyageur de l’île Goose à 8 h 10 le 28 mai 1908, arrivé au pénitencier de la Colombie-Britannique à 16 h 30 la même journée (MIKAN 4936749)

 

Outre cette attaque, d’autres évasions et tentatives d’évasion sont survenues au camp. Comme il fallait s’y attendre, les difficultés à surmonter pour superviser un groupe de travail composé de détenus dans un lieu aussi isolé étant tellement grandes, on en vient à cesser les activités sur l’île. En 1919, les cabanes en bois rond sont en piteux état, et le personnel du pénitencier installe des affiches interdisant l’accès à la propriété afin d’éviter le vandalisme. Malgré un certain intérêt occasionnel pour les pierres, le bois et le potentiel récréatif de l’île au cours des années qui suivent, il y aura peu d’activités sur le site jusqu’au moment de sa vente, en 1953.

Un article de journal intitulé « Pitt Lake’s ‘Pen’ Island Re-discovered » (« Redécouverte de l’île du Pen sur le lac Pitt ») accompagné de quatre photographies en noir et blanc du camp de travail en piteux état.

Des photographies prises par Charles Jennings accompagnant un article daté du 14 juin 1955, rédigé par Jimmie McPhee et publié dans le journal The British Columbian. (MIKAN 4936750)

Ressources connexes

Les chercheurs ont maintenant accès au recensement du Canada de 1921