Nouveaux ajouts au Gramophone virtuel – Henry Burr

Par Margaret Ashburner

Photographie en noir et blanc d’un homme debout devant une automobile, coiffé d’un chapeau melon et tenant un petit chien dans ses bras.

Henry Burr. Source : Collection de musique de Bibliothèque et Archives Canada, domaine public.

Artiste prolifique, Henry Burr aurait réalisé plus de 12 000 enregistrements au cours de sa vie. Son véritable nom est Harry McClaskey, mais il a enregistré sous différents pseudonymes, le plus connu étant Henry Burr.

Henry Burr chante régulièrement des solos pour ténor, mais il chante aussi en duo, avec des quatuors et divers autres ensembles. Il chante souvent en duo avec Albert Campbell.


Margaret Ashburner est bibliothécaire des collections spéciales de musique à Bibiothèque et Archives Canada.

Nouveaux ajouts au Gramophone virtuel – Chansons anglaises

Margaret Ashburner

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a la chance de posséder une collection d’anciens enregistrements sonores qui témoignent de la musique populaire que les Canadiens écoutaient au début du 20e siècle. Cette collection d’enregistrements récemment numérisés constitue un large échantillon de chansons populaires enregistrées sur 78 tours.

Interprètes en vedette

Albert William Plunkett

Photo en noir et blanc d’un jeune homme souriant.

Albert Plunkett. Source : Canadian Music Trades Journal, Toronto, société Fullerton Pub., ISSN 0383-0705.

William Plunkett est surtout connu comme artiste divertissant les soldats avec la troupe The Dumbells. Fondée en 1917, cette troupe était dirigée par le frère aîné d’Albert, le capitaine Mert Plunkett. Elle demeura active jusqu’en 1932.

Harry Macdonough

Photo en noir et blanc d’un homme portant un veston.

Harry Macdonough. Source : Collection de musique de Bibliothèque et Archives Canada, domaine public.

Natif de Hamilton, en Ontario, Harry Macdonough, né John Scantlebury Macdonald, change de nom dans l’espoir que cela pourrait l’aider dans sa carrière de chanteur. Ce populaire interprète de balades est un artiste prolifique qui a réalisé de nombreux enregistrements, seul, en duo ou au sein d’un quatuor. Plusieurs de ses enregistrements font partie de la collection de BAC.


Margaret Ashburner est bibliothécaire des collections spéciales de musique à Bibliothèque et Archives Canada.

Nouveaux ajouts au Gramophone virtuel!

par Margaret Ashburner

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est heureux de présenter la liste des nouveaux enregistrements numérisés tirés de notre collection de disques 78 tours. Ces enregistrements du début du XXe siècle regroupent le travail de divers musiciens, interprètes, compositeurs et éditeurs canadiens. Au cours des prochains mois, nous vous présenterons les nouveaux enregistrements en six volets.

Chansons francophones

Notre premier lot de chansons nouvellement numérisées inclut diverses chansons de langue française. Les dates de diffusion de ces chansons vont de 1918 à la fin des années 1930 et reflètent l’arrivée massive d’immigrants francophones au Québec, et à Montréal en particulier. L’explosion de la population francophone a amené d’importants développements artistiques pour le Canada, y compris la musique populaire francophone, dont voici un bref échantillon :

Photographie en couleur d’une étiquette circulaire noire au centre d’un disque 78 tours. En lettres dorées, on peut lire : « His Master’s Voice. Victor. Y-A des loups (Quentin-de Bexeuil). Georges Beauchemin. 263510-A ».

Étiquette du disque Y-A des loups de Georges Beauchemin; image de Bibliothèque et Archives Canada (AMICUS 31386448)

Photographie en couleur d’une étiquette circulaire noire au centre d’un disque 78 tours. En lettres dorées, on peut lire « Starr, Tenor, Avec piano, A SON CHEVET (Fyscher), LUDOVIC HUOT (Au piano : J. Allan McIver). 15929-A ».

Étiquette du disque À son chevet de Ludovic Huot; image de Bibliothèque et Archives Canada(AMICUS 31394570)

Interprètes en vedette

Georges Beauchemin, baryton

Georges Beauchemin est un des premiers exemples intéressants de ce que la technologie d’enregistrement pouvait apporter aux musiciens. Il possédait une voix de baryton léger qui ne lui aurait pas permis de présenter des spectacles solos ou d’interpréter des rôles d’opéra. Les nouvelles technologies d’enregistrement permettaient toutefois aux voix moins puissantes d’interprètes d’être enregistrées et amplifiées.

Hector Pellerin, baryton

Image en noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un smoking.

Hector Pellerin, photographie tirée du Gramophone virtuel(AMICUS 2653974)

Hector Pellerin était un musicien polyvalent qui a commencé sa formation au piano et à l’orgue, mais qui s’est rapidement tourné vers la musique populaire en devenant accompagnateur de films muets. Il a continué à occuper diverses fonctions dans le domaine de la musique avant de décrocher, à 29 ans, son premier contrat d’enregistrement. Il a enregistré plus de 140 cylindres gravés à la cire et disques 78 tours.


Margaret Ashburner est la bibliothécaire des collections spéciales de musique à Bibliothèque et Archives Canada.

Les cylindres : nos plus vieux enregistrements sonores

Par Margaret Ashburner

La collection d’enregistrements audio de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est fascinante à bien des égards, notamment parce qu’elle témoigne à la fois de l’histoire de la musique canadienne et de l’évolution des techniques et supports d’enregistrement du son. Les technologies audio ont progressé rapidement au cours du siècle dernier, allant du cylindre de cire au numérique. Il y aurait beaucoup à raconter sur les techniques d’enregistrement, mais également sur les supports utilisés.

La collection audio de BAC remonte à la toute première technologie d’enregistrement mise au point à la fin du 19e siècle. Le plus ancien support conçu pour la production est le cylindre phonographique. Les cylindres étaient fabriqués en divers matériaux, mais ils avaient tous sensiblement la même forme.

Une photographie couleur de mains tenant un cylindre bleu foncé couvert de sillons. La boîte en carton du cylindre se trouve à l’arrière-plan.

Exemple d’un cylindre Blue Amberol de la marque Edison.

Les cylindres sont gravés de fins sillons à l’extérieur, exactement comme ceux d’un disque vinyle. L’enregistrement peut être lu par un appareil qui fait tourner le cylindre pendant qu’une aiguille trace les sillons. Les vibrations qui en résultent sont ensuite amplifiées. Cette vidéo sur YouTube montre un cylindre en action : notez bien que l’aiguille est fixe et que c’est le cylindre qui bouge, contrairement à un tourne-disque où c’est l’aiguille qui bouge alors que le disque reste fixe. Les premiers cylindres sont faits de cire. Ils produisent un son de bonne qualité, mais sont plutôt fragiles. Plus tard, les cylindres seront fabriqués en plastique, certains en couleurs pour leur donner une apparence distinctive (Roll Back the Years, p. 32).

Une photographie couleur d’un cylindre de cire que l’on retire de son contenant protecteur en carton, en le soulevant à l’aide d’une corde attachée à l’intérieur du cylindre. Le mot « Concert » est imprimé sur le contenant en lettres majuscules; au-dessus, en plus petits caractères, on peut lire « National Phonograph Co, New York, U.S.A. » et en dessous, « Made at the Edison Laboratory, Orange, N.J. » [Fabriqué au laboratoire Edison, Orange, N. J.].

Un exemple de cylindre de cire et son contenant cylindrique en carton.

Même si la qualité sonore produite par les cylindres ne peut rivaliser avec celle des enregistrements numériques d’aujourd’hui, il faut se rappeler qu’à l’époque il n’y avait pas d’autre moyen de reproduire le son. Les ménages qui achetaient un appareil et des cylindres Edison pour la première fois n’avaient jamais pu entendre de musique à la maison autrement que par une interprétation en personne. On imagine à quel point ce devait paraître magique d’avoir sous la main un appareil permettant d’écouter de la musique en tout temps, alors qu’auparavant on ne pouvait le faire qu’en assistant à un concert ou à un spectacle d’amateurs.

Les défis posés par le cylindre

En raison de la petite taille du cylindre et de sa surface restreinte, les enregistrements ne pouvaient pas être bien longs; en général, les pièces ne duraient pas plus que deux à quatre minutes. Cette contrainte limitait le choix des pièces pouvant être jouées et influençait souvent le tempo de l’interprétation. Ces deux versions de la ballade « The Holy City » sont interprétées par le ténor canadien Henry Burr : la première version dure deux minutes et la seconde quatre minutes. Dans les deux cas, Burr adopte un tempo très élastique, mais relativement constant d’un enregistrement à l’autre. Dans la première version, il s’ajuste au format du plus petit cylindre en abrégeant la chanson et en omettant plus que la moitié de la musique. Une bonne partie du récit poétique est perdu dans cette version, mais le format du cylindre impose ces coupures.

Une photographie couleur montrant un lecteur de cylindre avec un cylindre Blue Amberol passé sur un tube horizontal, ainsi qu’une aiguille oscillant au-dessus du cylindre.

Un lecteur de cylindre de cire moderne.

Ces contraintes de temps d’enregistrement ont influencé de manière importante les compositions de musique populaire à l’époque; elles sont à l’origine de la tendance encore très forte aujourd’hui de produire des « chansons à succès » de trois à cinq minutes.


Margaret Ashburner est bibliothécaire de collections spéciales (musique) à la Direction générale du patrimoine publié.

L’autre facette de Glenn Gould : réflexions sur l’éternelle renommée du pianiste canadien et l’héritage qu’il laisse à Bibliothèque et Archives Canada

Par Rachelle Chiasson-Taylor

Alors que le 85e anniversaire approche…

En 2017, ce sera le 150e anniversaire de la Confédération du Canada, celui-ci coïncidant avec le 85e anniversaire de naissance de Glenn Gould. Des artistes, des compositeurs, des historiens de la musique, des radiodiffuseurs, des philosophes et des mélomanes de toutes les couches de la société et de partout dans le monde célèbrent cette personnalité incomparable du monde de la musique tous les cinq ans, et 2017 ne fera pas exception. En fait, certaines activités de grande envergure sont prévues pour souligner à la fois l’anniversaire du Canada et celui de M. Gould :

Le Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes a déclaré que la Fondation Glenn Gould se proposait d’organiser une spectaculaire tournée mondiale d’un an intitulée « Canada 150 » qui atteindra son point culminant le jour de la fête du Canada avec un concert en hommage à M. Gould qui traduira en musique les « aspirations de tous les Canadiens ».

Le piano à queue symbolique de M. Gould, le Steinway CD-318, qui n’est plus exposé au Centre national des Arts (CNA) à Ottawa depuis février dernier, le temps que le CNA fasse l’objet de rénovations, sera de nouveau exposé, à sa place, le jour de la fête du Canada de 2017. En 2012, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a fait don du piano et de la chaise de concert, tout aussi symbolique, au CNA, là où le piano a pu commencer une nouvelle vie, notamment sous le doigté de pianistes lors de prestations publiques.

Le lancement d’une nouvelle biographie est prévu en juin 2017, Glenn Gould: Remix (Dundurn Press).

La liste est longue…

Fonds d’archives Glenn Gould

Bibliothèque et Archives Canada est l’institution suprême pour assurer la garde et le contrôle de l’héritage documentaire de M. Gould. En 1984, BAC a acquis le contenu du Fonds d’archives Glenn Gould, qui renferme plus de 16 000 objets ayant trait à la vie personnelle et professionnelle du pianiste : des documents officiels, personnels et autobiographiques; de la correspondance personnelle et professionnelle; des prix et des certificats honorifiques; des compositions; des écrits de M. Gould publiés et non publiés; des écrits portant sur M. Gould parus dans des journaux et des revues; une collection de livres, des enregistrements et des trames sonores annotées par M. Gould; des photographies de Glenn Gould, de membres de sa famille et de personnalités de l’univers musical international; du matériel audiovisuel comprenant des prises refusées de séances d’enregistrement aujourd’hui légendaires. Le Fonds d’archives Glenn Gould à Bibliothèque et Archives Canada est une source précieuse pour les chercheurs et continue d’inspirer une foule de projets littéraires, de spectacles musicaux, d’émissions, de nouvelles compositions et de manifestations diverses.

À Bibliothèque et Archives Canada, les experts en collections de musique et en communications s’affairent actuellement à préparer un balado étoffé dans le but de faire connaître « l’autre facette de Glenn Gould », reconnaissant son image de pianiste solo, tout en explorant d’autres aspects du personnage. Prolifique, M. Gould a écrit abondamment sur la musique et sur des sujets extramusicaux : il a donné des spectacles avec d’autres instrumentistes et interprètes; composé de la musique; produit des documentaires, animé des émissions de télévision, accordé des entrevues et créé de nouvelles formes artistiques.

L’autre facette

Apparemment excentrique et reclus, il en étonnait plus d’un avec son mode de vie, mais cette attitude aura un effet amplificateur sur sa célébrité. L’annonce de son retrait de la scène en 1963 aura aussi un effet paradoxal : au lieu de tomber dans l’oubli du public, chaque enregistrement et chaque émission de M. Gould deviendront un happening culte. Sa vision de la technologie s’est avérée prophétique, et son opinion sur le pouvoir de l’artiste d’interpréter une œuvre musicale de Bach, de Beethoven, de Mozart, de Brahms ou d’autres compositeurs selon les règles de la musique occidentale, bien que controversée, a toujours éveillé de l’intérêt. Comme l’a écrit son ami, le compositeur et chef d’orchestre américain, Leonard Bernstein :

Glenn était […] quelque peu fantasque, ce qui lui conférait son style rafraîchissant. Esprit inquisiteur, il parvenait, en un éclair, à envisager que Schoenberg et Liszt fussent dans la même catégorie, ou Purcell et Brahms, ou encore Orlando Gibbons et Petula Clark. Sans crier gare, il jumelait, contre toute attente, une paire de musiciens dans un certain essai comparatif fort surprenant. […] Voilà un homme qui savait se faire aimer. Il avait environ quinze ans de moins que moi, je crois, mais je n’ai jamais pensé à lui comme mon cadet, à aucun égard. Il était un véritable pair, à tous les égards. Quand il est décédé, je n’ai pas pu le supporter.

Leonard Bernstein, traduction libre de The Truth About a Legend

En vue du 85e anniversaire de Glenn Gould en 2017, Bibliothèque et Archives Canada célèbre le génie éclectique de ce grand musicien, sa vision prophétique et sa quête impérieuse de la vérité par l’entremise de la musique et de l’art. Ce sont là les aspects qui composent l’autre facette de Glenn Gould.

Ressources connexes


Rachelle Chiasson-Taylor est archiviste de la musique au sein de la Direction générale des archives privées à Bibliothèque et Archives Canada.

Oscar Peterson

Ces photographies d’Oscar Peterson et de sa famille ont été prises en 1944. À la fin de l’adolescence, il est déjà un musicien professionnel expérimenté. Depuis 1942, il joue régulièrement avec le Johnny Holmes Orchestra, un orchestre de danse populaire qui fait danser les gens à Montréal et aux alentours. Oscar quitte l’orchestre en 1947 et s’installe à demeure à l’Alberta Lounge, un cabaret près de la gare Windsor, où il dirige son propre trio pendant deux ans.

Une photographie en noir et blanc montrant Oscar Peterson jouant du piano dans un cabaret.

Oscar Peterson, photographié par DC Langford [1944] (MIKAN 4167283)

Étant donné la scène jazz dynamique de la ville, ce ne sont pas les possibilités de jouer qui manquent pour Oscar : il joue professionnellement, joue en direct pour des émissions radiophoniques de la CBC et rencontre des musiciens en visite dans la ville pour donner des concerts avec qui il fait des séances musicales improvisées. Il s’est gagné l’admiration de Count Basie, Woody Herman, Ella Fitzgerald, Coleman Hawkins, Dizzy Gillespie et d’autres. Oscar demeure au Canada jusqu’en 1949, lorsque Norman Granz le convainc de se joindre à la série de concerts « Jazz at the Philharmonic » à Los Angeles. Cela marque le début de sa carrière internationale.

Les parents d’Oscar sont des immigrants au Canada. Daniel Peterson, le père d’Oscar, vient des îles Vierges britanniques et travaille comme manœuvrier sur un navire marchand. Sa mère, Kathleen Olivia John, est originaire de Saint-Kitts dans les Antilles britanniques, et travaille comme cuisinière et aide ménagère. Ils se rencontrent et se marient à Montréal, puis s’installent dans la Petite-Bourgogne/St-Henri, quartier majoritairement habité par des Noirs. Comme beaucoup d’hommes qui demeurent dans ce quartier, Daniel obtient un emploi à la gare Windsor comme porteur sur les trains de passagers pour le Chemin de fer Canadien Pacifique.

Une photographie en noir et blanc montrant Oscar Peterson avec son père Daniel. Les deux hommes sont assis au piano, leurs mains sur le clavier, souriant et regardant le photographe vers le haut.

Oscar Peterson et son père Daniel, au piano [1944] (MIKAN 4542845)

Grâce à l’enseignement et aux encouragements de leurs parents, les enfants Peterson deviennent des musiciens accomplis.

Fred, l’aîné des enfants, initie Oscar au ragtime et au jazz quand il en joue sur le piano familial. Fred meurt dans les années 1930, alors qu’il est encore adolescent. Oscar a déjà dit de Fred qu’il était le musicien le plus talentueux de la famille.

Une photographie en noir et blanc montrant Oscar Peterson assis, jouant du piano. Son frère Charles, vêtu de l'uniforme de l'Armée canadienne, est debout à côté de lui et joue de la trompette.

Oscar Peterson au piano, avec son frère Chuck, l’accompagnant à la trompette [1944] (MIKAN 4542843)

Un autre frère, Charles, qui sert dans une batterie d’artillerie de l’Armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, joue dans la fanfare du régiment. Après la guerre, il continue comme trompettiste professionnel, travaillant en studio et se produisant dans plusieurs boîtes de nuit de Montréal dans les années 1950 et 1960. Comme ses frères et sœurs, il joue également du piano, mais est contraint d’y renoncer après avoir subi un accident de travail dans une usine à Montréal après la guerre.

Une photographie en noir et blanc d'Oscar Peterson et de sa sœur Daisy, assis au piano avec leurs mains sur le clavier. Ils regardent vers le photographe et sourient.

Oscar Peterson et sa sœur Daisy, au piano [1944] (MIKAN 4542840)

Daisy, la sœur aînée d’Oscar, est aussi une pianiste virtuose. Elle obtient un diplôme en musique de l’Université McGill et a une carrière longue et influente comme professeure de musique à Montréal. Elle est la première professeure de piano de ses frères et sœurs et présente Oscar à son propre professeur de piano, Paul de Marky, un pianiste de concert qui joue dans la tradition de Franz Liszt. Daisy enseigne à Montréal pendant plusieurs années; ses élèves comprennent les futurs musiciens de jazz Milton Sealey, Oliver Jones, Reg Wilson et Joe Sealy.

Ressources connexes :

Musique canadienne d’antan en feuilles

Saviez-vous que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède l’une des plus vastes collections de musique en feuilles au pays? C’est grâce à Helmut Kallmann, chef fondateur de la Division de la musique de la Bibliothèque nationale du Canada (maintenant intégrée à BAC), qui a collectionné tout ce qu’il pouvait trouver sur la musique en feuilles canadienne ancienne.

Récemment, plus de mille pièces de musique en feuilles ont été numérisées et sont maintenant accessibles en ligne. Ces titres ont tous été publiés avant 1918 et comprennent une grande variété de morceaux : des chansons patriotiques et d’ambiance, des morceaux pour piano, des pièces sacrées, etc.

Image en couleur, montrant des gens qui dansent dans une grange.

Couverture de musique en feuilles d’un morceau intitulé « The Village Barn Dance » de Mollie King. Source

Vous désirez en apprendre davantage sur le sujet? Consultez le site Web intitulé Musique en feuilles canadienne d’antan de BAC. Vous pouvez également y chercher une musique en feuilles. Voici comment faire :

  1. cliquez sur le bouton Recherche d’une musique en feuilles situé dans le menu de navigation de gauche;
  2. dans la première case, cliquez sur la flèche du menu déroulant puis choisissez l’époque pour laquelle vous aimeriez effectuer une recherche, par exemple, « 1900-1913 »;
  3. dans la deuxième case, cliquez sur la flèche du menu déroulant puis choisissez le type de recherche, par exemple, « Par titre (mot-clé) »;
  4. dans la troisième case, vous pouvez inscrire un terme de recherche, par exemple, « Barn »;
  5. cliquez enfin sur « Soumettre » au bas de la page pour lancer la recherche.

Les options de navigation dans la quatrième case vous permettent de limiter votre recherche aux titres numérisés pour lesquels il existe de la musique imprimée ou des enregistrements sonores. Les valeurs par défaut sont les suivantes : « Toutes les époques », « Tous les mots clés », mais vous pouvez modifier ces paramètres en suivant les étapes précitées.

Une fois la musique en feuilles trouvée, l’information suivante apparaîtra à l’écran, en tout ou en partie :

  1. Une description de la musique.
  2. Une petite image en couleurs de la couverture.
  3. Une grande image en couleurs de la couverture.
  4. Une icône « Voir la musique en feuilles ».
  5. Une icône « Audio ».

Puisque la musique en feuilles est disponible sous format PDF, vous pouvez l’imprimer sur du papier de format lettre.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Un usager aimerait pouvoir fureter la collection de musique en feuille sans faire de recherche précise.

Retour sur le passé : l’industrie de la musique au Canada en photos

Y a-t-il un chanteur ou un groupe rock qui a été populaire au cours des trois ou quatre dernières décennies du XXe siècle et que vous préférez entre tous? Sachez qu’il est fort possible que vous trouviez des photos de ce chanteur ou de ce groupe dans le Portail des portraits de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Le Portail contient des photos prises entre 1963 et 2000 qui proviennent du fonds de RPM dont BAC a la garde. Il s’agit d’un fonds d’archives qui regroupe des milliers de photos des artistes et groupes musicaux les plus populaires au Canada et dans le monde. On y trouve également des photos de vedettes du cinéma, de dirigeants de l’industrie de la musique et du divertissement, de radiodiffuseurs, d’hommes politiques et de vedettes du sport côtoyant les grands noms de l’industrie de la musique. Ces photos ont été numérisées et ajoutées au Portail des portraits dans le cadre des initiatives de numérisation qui sont en cours à BAC.

Quelle est l’importance du fonds d’archives de RPM pour l’industrie de la musique au Canada?

RPM est une publication hebdomadaire fondée à Toronto qui est parue de février 1964 à novembre 2000. Elle portait exclusivement sur les industries canadiennes de l’enregistrement de musique et de la radiodiffusion. La première année, les fondateurs ont également créé les RPM Gold Leaf Awards (aussi connus sous le nom de Maple Leaf Awards), précurseurs des prix Juno. RPM a également contribué à la réglementation sur le contenu canadien des émissions diffusées au Canada et inauguré le logo RPM MAPL qui a été largement utilisé pour indiquer le contenu canadien dans les enregistrements sonores commerciaux. Soit dit en passant, les lettres du logo MAPL correspondent à music (musique), artists (interprètes), production (production) et lyrics (paroles).

Selon Cheryl Gillard, musicologue à Bibliothèque et Archives Canada, la collection de photos de RPM, maintenant disponible en ligne à partir du Portail des portraits, « permet à qui que ce soit, n’importe où dans le monde, de jeter un coup d’œil aux coulisses et aux rouages de l’industrie de la musique. En outre, la collection de photos permet également de rendre hommage aux professionnels de la musique moins connus, mais tout aussi importants dans l’histoire de cette industrie au Canada. » Cette collection met en évidence la culture populaire du Canada et révèle les liens étroits qui existent entre l’industrie de la musique au Canada et celle aux États-Unis.

Pour faire une recherche dans le Portail des portraits de BAC, il suffit d’entrer le nom du groupe ou du musicien dans le champ de recherche par mots clés.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’industrie de la musique au Canada, n’hésitez pas à consulter la base de données de RPM de BAC, qui contient les versions numérisées des palmarès affichés dans le RPM Weekly de 1964 à 2000. Il y a aussi le site Web de l’Académie canadienne des arts et des sciences de l’enregistrement (CARAS) (en anglais seulement) où vous pouvez trouver la liste des anciens lauréats des prix Juno, et plus encore!

Célébrez le 80e anniversaire de naissance de Glenn Gould (1932-1982)

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) célèbre, aujourd’hui, la vie et la carrière d’une icône de la musique au Canada : Glenn Gould.

Né à Toronto, en Ontario, le 25 septembre 1932, Glenn Gould est reconnu à l’échelle mondiale comme un des grands musiciens du XXe siècle. Glenn Gould était, et demeure, un pianiste admiré pour son exploration musicale probante, un son d’une grande clarté et sa technique exceptionnelle. Ses exécutions et ses enregistrements des œuvres de Jean-Sébastien Bach sont reconnus.

Le saviez-vous?

BAC est le dépositaire officiel du Fonds d’archives Glenn Gould, qui
contient :

  • journaux personnels manuscrits et textes inédits;
  • partitions annotées et compositions;
  • correspondance envoyée et reçue;
  • programmes de concert;
  • dossiers scolaires et de conservatoire;
  • registres de séances d’enregistrement et documents désignés « à conserver » par Glenn Gould;
  • matériel promotionnel;
  • dossiers médicaux et financiers;
  • photographies et enregistrements audio et vidéo non commerciaux.

BAC a fait don du piano préféré et de la célèbre chaise sur mesure de Glenn Gould au Centre national des Arts du Canada (CNA) cette année. Pour en apprendre davantage au sujet du piano, visitez le site Web du CNA.

Pour en apprendre davantage au sujet de Glenn Gould et écouter des extraits du Fonds d’archives Glenn Gould, visitez l’exposition virtuelle sur Glenn Gould de BAC.

N’oubliez pas que nos documents ne sont pas tous accessibles en ligne. Consultez notre billet Comment consulter des documents qui n’ont pas encore été mis en ligne pour obtenir de plus amples renseignements.

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Écoutez l’histoire de la musique du Canada à l’aide du gramophone virtuel

Des chants patriotiques et des ballades sentimentales de l’époque de la Première Guerre mondiale, ainsi que des chanteurs et instrumentistes classiques des années 1920 à 1940, voilà ce que vous trouverez sur le site du Gramophone virtuel de Bibliothèque et Archives Canada. C’est un endroit idéal pour écouter des enregistrements de notre collection!

Le site du Gramophone virtuel vous permet de connaître l’histoire de l’industrie de l’enregistrement sonore au Canada, de lire des biographies d’artistes canadiens, de visionner une vidéo montrant un gramophone en état de fonctionnement, d’explorer la base de données et d’écouter des pièces enregistrées.

Le site présente notamment les enregistrements suivants :

  • Des chants patriotiques et des ballades sentimentales de l’époque de la Première Guerre mondiale;
  • Des enregistrements provenant des populaires scènes du jazz et du vaudeville, et de la période d’engouement pour la musique de danse dans les années 1920;
  • De la musique québécoise des années 1920 et 1930, y compris les enregistrements de madame Édouard (Mary Travers) Bolduc;
  • De la musique populaire de l’époque, notamment des enregistrements du Néo-Brunswickois Henry Burr, l’artiste ayant fait le plus d’enregistrements à son époque;
  • Des chanteurs et instrumentistes classiques des années 1920, 1930 et 1940, dont Emma Albani, Pauline Donalda, Sarah Fischer et Hubert Eisdell;
  • De la musique militaire, des chansons populaires et d’autres pièces en anglais et en français, enregistrées ou mises sur le marché par la Berliner Gramophone Company de Montréal entre 1901 et 1910 environ.

Bien que le Gramophone virtuel ne soit plus mis à jour, il demeure un site de choix pour accéder à certains des 78 tours et enregistrements sur cylindre de la collection de musique de BAC.

Si vous êtes passionné de musique canadienne, voici d’autres site d’intérêt :

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