La guerre de Corée

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la péninsule de la Corée est divisée en deux parties le long du 38e parallèle, le Nord étant sous l’occupation de l’Union soviétique et le Sud, sous celle des États-Unis. Après l’élection d’un gouvernement communiste au Nord, en 1948, la guerre ouverte éclate rapidement : le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes envahissent le Sud.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité des Nations Unies vote une résolution approuvant l’envoi de troupes pour défendre la Corée du Sud; plusieurs pays, dont le Canada, contribuent en fournissant des troupes.

Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec).

Convoy Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec). Source

Plus de 26 000 soldats canadiens participent à la guerre de Corée. Ils combattent les troupes communistes sur le terrain, tandis que la Marine royale canadienne — avec huit navires de guerre — participe au contrôle des côtes coréennes. Pour sa part, l’Aviation royale canadienne veille au transport des troupes et du matériel. Quelques pilotes prennent part aux combats aux commandes d’avions de chasse américains.

Photographie en noir et blanc de deux tireurs d’élite canadiens visant une cible inconnue.

Deux tireurs d’élite . Source

Le 27 juillet 1953, un accord d’armistice est signé à Panmunjom, mettant un terme à trois années de combats.

En tout, 516 Canadiens ont perdu la vie durant ce conflit armé. Leur nom est inscrit dans Les Livres du Souvenir… La Guerre de Corée, qui sont exposés à la Tour de la Paix, à Ottawa et qui sont également accessibles en ligne. Ces registres nous rappellent l’importante contribution et les sacrifices énormes consentis par ces Canadiens.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada est très riche en documents relatifs à cette guerre, dont on souligne le 60e anniversaire de l’armistice en 2013. En voici quelques exemples :

Une partie du journal de guerre (War Diary, 1951) des troupes du Commonwealth, incluant les troupes canadiennes (en anglais seulement) :

Aussi, le journal de guerre (1950-1951) du détachement d’avant-garde (en anglais seulement) :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Pour plus de renseignements sur comment commander des dossiers de service militaire, veuillez lire notre article de blogue sur ce sujet.

Rassembler les familles au moyen de la numérisation

Dans le cadre du projet de mobilisation communautaire et d’identification de photos Un visage, un nom, qui a pour objectif de permettre aux Inuits de renouer avec leur passé, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a entrepris la numérisation d’une série de photos de la collection d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. Ces albums ont été le point de départ de la formidable histoire d’une famille du Nunavut.

Dans cette collection figurent un certain nombre d’images de la famille Weetaltuk, prises au cours de l’été 1949 sur les îles Cape Hope, au Nunavut. Les légendes originales accompagnant les photos fournissaient des informations de base sur ces dernières. Heureusement, les enregistrements de notre base de données concernant ces images sont maintenant plus complets depuis que plusieurs membres de la famille Weetaltuk ont communiqué avec BAC afin de fournir les noms de parents et d’autres informations pertinentes concernant ces photos.

Qui plus est, ces personnes ont pu corriger le nom de la famille Weetaltuk ainsi que des noms de communautés qui avaient été incorrectement enregistrés. Nous savions, d’après les légendes originales, que George Weetaltuk était le chef d’une communauté, un habile chasseur et un expert de la construction de bateaux. Des membres de sa famille ont décrit le processus détaillé que suivait George pour construire ses bateaux, comme on peut le voir sur une photo de lui où il travaille, en compagnie de son fils William et de son fils adoptif Simon Aodla, à la construction d’un bateau de 11,58 m (38 pi).

La famille Weetaltuk a également pu corriger l’enregistrement de cette photo de groupe prise devant une cabane en rondins. La légende dit que la photo a été prise sur les îles Cape Hope. Nous savons maintenant qu’elle a probablement plutôt été prise sur l’île Charlton, située à proximité, dans la baie James où, pendant de nombreuses années, George et sa famille ont résidé alors qu’il était employé saisonnier pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. Outre ces informations, la famille a aussi pu identifier cinq personnes apparaissant sur la photo et fournir des liens généalogiques.

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605)

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605). Source

De plus, un autre des fils de George, Edward, était membre du régiment canadien d’infanterie légère de la Princesse Patricia. Il a été le premier Inuit canadien à participer à un combat militaire au sein de l’Armée canadienne pendant la guerre de Corée. Après ses 15 ans de service, il commença à écrire ses mémoires. Selon un article de presse, Edward (Eddy) Weetaltuk [traduction] « souhaitait montrer aux jeunes Inuits que l’éducation était importante et que les Inuits peuvent faire tout ce qu’ils veulent et même devenir célèbres, si c’est ce qu’ils désirent » (Nunatsiaq Online, 16 juillet 2009).

Bien qu’Eddy ait commencé à écrire E9-422: Un Inuit, de la toundra à la guerre de Corée en 1974, cet ouvrage n’a été publié qu’en 2009, quelques jours à peine avant sa mort.

Grâce à ces liens familiaux et au dialogue que nous avons établi avec la communauté, nos collections photographiques sont constamment améliorées et enrichies pour les générations à venir.

Si vous désirez en savoir plus sur le projet Un visage, un nom, nous vous invitons à lire le billet paru le 9 mai 2013 sur notre blogue et à écouter notre fichier balado Un visage, un nom et le Nord canadien.