Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Glenn Gould : les classiques remixés »

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Glenn Gould : les classiques remixés ».

Trente-quatre ans après la mort de Glenn Gould, les amateurs de musique à travers le monde se sentent toujours aussi interpellés par son vaste répertoire d’enregistrements et par la vision artistique audacieuse de l’artiste. Les interprétations irrévérencieuses des œuvres du répertoire pour piano et les singularités étonnantes de Gould sont devenues légendaires. Dans cette émission, nous nous entretiendrons avec Kevin Bazzana, auteur de la biographie primée Wondrous Strange: The Life and Art of Glenn Gould, qui nous parlera de la carrière musicale extraordinaire de l’artiste et des secrets surprenants qu’il a découverts sur sa vie privée au cours de ses recherches à Bibliothèque et Archives Canada.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire. Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Conservateur invité : James Bone

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous?

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Le Castor de trois pence, conception de sir Sandford Fleming, 1851

Sépia, timbre carré. À chaque coin se trouve le chiffre trois, qui indique le coût. Dans un anneau autour du centre est écrit « Canada Postage Three Pence », et une couronne se trouve entre les mots du haut. Au centre de l’anneau apparaît un castor près d’un cours d’eau; une montagne et des arbres se trouvent à l’arrière-plan.

Le castor de trois pence, conçu par sir Sandford Fleming, 1851 (MIKAN 2184475) ©Postes Canada

On jugeait que le castor représentait bien le Canadien moyen parce qu’il est travaillant, tenace et très habile en construction. C’est l’une des raisons pour lesquelles le premier timbre canadien est à son effigie.


Parlez-nous de vous.

Je fais l’acquisition et le traitement des archives philatéliques de sources privées (ou non gouvernementales). Bien que BAC possède le très important Fonds du ministère des Postes, lequel contient les dossiers de Postes Canada, l’étude de la philatélie s’effectue entièrement dans la sphère privée. Ainsi, pour compléter les dossiers officiels, BAC recueille aussi les dossiers de concepteurs de timbres, de graveurs et d’artistes ainsi que ceux d’imprimeries, de sociétés philatéliques du Canada, et ceux de chercheurs et d’exposants majeurs du domaine de la philatélie.

J’ai récemment représenté BAC dans le cadre de la British North America Philatelic Society Exhibition qui a eu lieu en 2016, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. J’ai cherché à faire connaître les collections de BAC et la façon de les utiliser, tout en soulignant que des participants pourraient avoir des documents d’archives intéressants pour la collection grandissante de BAC.

Je ne m’attendais pas réellement à travailler pour BAC. Après mes études de premier cycle, en 2006, j’ai obtenu une bourse d’une année afin de poursuivre mes études en langue chinoise à l’Université normale de Pékin, ce qui servait de préparatifs pour mon projet de maîtrise ès arts et histoire de la Chine. Toutefois, la maladie et un changement d’orientation m’ont poussé vers le marché du travail. J’ai travaillé à London (Ontario) en assistance technique et supervisé plus tard une équipe de soutien technique à Montréal pendant plusieurs années avant de revenir aux études supérieures. Lire la suite

Protection du fort Anne, l’un des premiers parcs du Canada

Par Vasanthi Pendakur

Le lieu historique national du Fort-Anne, situé à Annapolis Royal, se trouve au bord des rivières Annapolis et Allain, en Nouvelle-Écosse. Le parc, créé il y a 100 ans, est le premier lieu historique national du Canada administré par le gouvernement fédéral (fort Howe, au Nouveau-Brunswick, est le premier lieu patrimonial). Cette désignation a été obtenue grâce aux efforts des résidents d’Annapolis Royal visant à protéger le fort pour les générations futures et au souhait de la Direction fédérale des parcs de créer des parcs nationaux.

Photographie en noir et blanc d’une arche en pierre et vue par celle-ci, en arrière-plan, d’un grand immeuble clôturé avec terrain à l’avant. Une femme et cinq enfants apparaissent au centre, assis sur le sol.

Photo d’une arche reliant les installations extérieures du fort Anne, situé à Annapolis, en Nouvelle-Écosse, montrant le magasin et les quartiers des officiers au loin (MIKAN 3305260)

Le fort Anne est important en raison de son rôle dans les guerres des Français et des Anglais lors de la colonisation par les Européens. Les Français et les Anglais ont contrôlé le territoire à différents moments avant que les Français construisent leur fort à Port-Royal, en 1702. Pierre-Paul de Labat, ingénieur et lieutenant de la marine française, a conçu le fort situé au bord des rivières Annapolis et Allain.

Carte montrant l’emplacement et la forme de la région d’Annapolis Royal

Plan général d’Annapolis Royal établi par le capitaine John Hamilton, en 1753 (MIKAN 4128803)

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Les femmes inuites et les phoques : une relation unique

Par Julie Dobbin

Les phoques occupent une place centrale dans la vie des Inuits et constituent une source d’alimentation locale essentielle. De nombreuses traditions, coutumes, croyances et histoires transmises oralement concernent les phoques. Les Inuits ont toujours eu une relation importante et directe avec cet animal. Les chasseurs respectent énormément l’esprit du phoque, un animal dont ils dépendent grandement. Chaque partie du phoque est utilisée, car l’exploitation doit être durable, respectueuse et réalisée sans cruauté. Plus important encore, le climat froid et rigoureux de l’Arctique oblige les habitants de la région à avoir un bon abri et de bons vêtements pour rester au chaud et au sec. La peau, la fourrure et l’huile des phoques répondent à ce besoin.

Photo noir et blanc d’une femme inuite dans un igloo qui porte une parka à motif floral et manipule une lampe à l’huile de phoque. Un jeune inuit portant une parka en fourrure se trouve près d’elle.

Femme manipulant une lampe à l’huile de phoque dans un igloo, dans l’ouest de l’Arctique, probablement au Nunavut, en 1949 (MIKAN 3202745)

Les femmes inuites ont développé des techniques très perfectionnées pour traiter et utiliser les parties du phoque de diverses manières au fil des saisons. Après avoir enlevé la graisse avec un ulu (le couteau traditionnel des femmes à lame en forme de croissant), elles étirent et sèchent les peaux, comme le fait Taktu sur cette photo.

Photo en couleurs d’une femme inuite portant un manteau rouge. Elle est accroupie sur un littoral rocheux et retire la graisse de la peau d’un phoque avec un ulu (le couteau des femmes).

Taktu retirant la graisse de la peau d’un phoque, Kinngait (Cape Dorset), Nunavut, été 1960 (MIKAN 4324655)

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Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de janvier 2017

À ce jour, 387 710 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 6526. Dernier nom : Murray.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Des images de la collection Peter Winkworth maintenant sur Flickr

La collection Peter Winkworth de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est composée d’une sélection  d’œuvres d’art importantes, rares et précieuses sur le plan national, qui illustrent plus de quatre siècles d’histoire du Canada. Imposante, cette collection témoigne de la volonté de Peter Winkworth de préserver les premières formes d’art et le patrimoine du Canada.

La passion de collectionner de Peter Winkworth venait de sa famille. Il possédait tous les talents nécessaires pour devenir un grand collectionneur : les connaissances, un œil d’expert, des ressources et un enthousiasme indéfectible. À la suite d’un grave accident en raison duquel il a perdu une jambe, Winkworth s’est lancé dans l’étude sérieuse des œuvres d’art canadiennes. Il a consacré les 50 années suivantes à créer l’une des plus grandes collections privées de ces œuvres. Il est décédé en 2005, à l’âge de 76 ans.

En 2002, à l’aide de fonds du gouvernement du Canada, les Archives nationales du Canada ont acheté plus de 700 aquarelles et dessins, plus de 3 300 gravures et neuf tableaux de la collection Winkworth à Londres. En 2008, BAC a acquis 1 200 autres œuvres d’art de la collection, gardant ainsi intacte la majeure partie de ce trésor unique. Désormais préservées par BAC, ces œuvres pourront être découvertes par les générations à venir.

Visitez l’album Flickr !

Conservatrice invitée : Meaghan Scanlon

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous?

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? qui est présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Les voyages du sieur de Champlain […], par Samuel de Champlain, 1613, et sa Carte geographique de la Nouvelle Franse faictte par le sieur de Champlain

Une photo en couleur d’un livre ouvert avec une carte plié que deuux mains commencent à déplier.

Les voyages du sieur de Champlain…, 1613 et la Carte geographique de la Nouvelle Franse faictte par le sieur de Champlain, gravée par David Pelletier en 1612 (MIKAN 3919638) (AMICUS 4700723)

Samuel de Champlain croyait à l’énorme potentiel du Canada. Il publia cette magnifique carte dans son livre pour en faire la promotion auprès des investisseurs. Les splendides dessins de plantes sont probablement son oeuvre. Lire la suite

Tiré de la collection Lowy : le Talmud du Canada

Par Michael Kent

La question qu’on me pose le plus souvent, en ma qualité de conservateur de la collection Jacob M. Lowy, est la suivante : « Dans la collection, quel est votre livre préféré? » Bien que je doute qu’un jour je sois vraiment capable d’en choisir un, il m’arrive souvent de parler d’un ouvrage en particulier. Les visiteurs sont rarement surpris quand je mentionne que c’est l’un de nos exemplaires du Talmud, le recueil écrit de la Loi orale juive codifiée dans l’antiquité et que l’on peut décrire comme le texte le plus important pour les Juifs, après la Torah; d’ailleurs, nous disposons d’impressionnants volumes du Talmud attribuables à Soncino et à Bomberg, et datant respectivement des XVe et XVIe siècles. Toutefois, je constate fréquemment que les gens sont surpris quand je choisis un volume qui n’est même pas centenaire, au lieu d’en sélectionner un vieux d’un demi-millénaire.

L’objet de la collection en question, qui est l’un de mes préférés, est le Talmud de Montréal, 1919, qui a été qualifié par le président du Congrès juif canadien, Lyon Cohen, comme l’événement le plus important des annales des Juifs canadiens.

Afin de bien comprendre l’admiration que je voue à cet exemplaire du Talmud, il faut connaître l’histoire des Juifs canadiens. Même si des Juifs arrivent au Canada au XVIIIe siècle, l’immigration ne prendra de l’ampleur que dans les années 1880. Au début du XXe siècle, la majorité des Juifs canadiens étaient nés en Europe orientale.

Photographie en couleur d’un livre ouvert, montrant des écrits en caractères hébraïques.

Frontispice du Talmud de Montréal, 1919, conservé dans la collection Jacob M. Lowy à Bibliothèque et Archives Canada.

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Appréciation des mots : des œuvres gagnantes des Prix littéraires du gouverneur général font partie de la collection de BAC

Par Sara Viinalass-Smith

Les Prix littéraires du gouverneur général font partie des prix littéraires du Canada les plus prestigieux. La longue histoire de ceux-ci peut jeter de la lumière sur l’évolution de la publication, de l’écriture et des goûts des lecteurs canadiens au cours des huit dernières décennies. Les Prix, qui ont vu le jour en 1937, ont été créés par l’association des auteurs canadiens et soutenus par le prolifique auteur et gouverneur général John Buchan, premier baron de Tweedsmuir. Ils ont 80 ans cette année. Les Prix récompensaient au début les œuvres de fiction et non fictives. Au fil des ans, ils se sont mis à récompenser aussi la poésie, la traduction, les pièces de théâtre et la littérature pour enfants, en français et en anglais.

Depuis 1969, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) monte une collection d’archives littéraires qui comprend les documents en anglais et en français de nombreux gagnants des Prix, comme Robertson Davies, Marie-Claire Blais, Dionne Brand, Gabrielle Roy et Carol Shields. En examinant ces documents, vous pouvez, par exemple, retracer le chemin parcouru par un roman primé de l’idée originale de l’auteur, élaborée dans des notes et des ébauches, en passant par les épreuves en placard considérablement remaniées et l’image proposée pour la page couverture, pour en arriver à l’étude de coupures de presse et même à l’invitation de l’auteur à la cérémonie de remise des Prix du gouverneur general.

Photographie en noir et blanc jaunie d’un officier en uniforme.

Thomas Findley, source d’inspiration pour Guerres de Timothy Findley (MIKAN 4933177)

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Présentation de la série de blogues « Conservateurs invités de BAC » et de notre prochaine exposition!

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».Ne manquez pas, tout au long de la prochaine année, une nouvelle série passionnante de blogues mettant en lumière l’exposition Canada : Qui sommes-nous? organisée par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) pour souligner le 150e anniversaire de la Confédération. L’exposition sera inaugurée le 5 juin 2017, et le premier blogue sera publié en janvier 2017.

Contenu des blogues

Des employés ayant participé à l’élaboration de l’exposition présenteront notamment des anecdotes sur leur travail à BAC. La série comprend également des articles publiés par des chercheurs, des experts et des citoyens canadiens de partout au Canada – et même de l’autre bout du monde – qui considèrent les collections de BAC comme une ressource vitale.

Dans chacun des blogues, un conservateur invité examinera un article de l’exposition et répondra à quatre questions lui donnant l’occasion de parler un peu de lui-même, de fournir de l’information supplémentaire sur leur article et d’ajouter « virtuellement » un ou deux articles à l’exposition.

Des blogues de la série seront publiés chaque mois, de janvier à décembre 2017. Revenez régulièrement pendant la prochaine année pour découvrir qui sera le prochain conservateur invité.

Visite de l’exposition

Venez visiter l’exposition gratuite au centre-ville d’Ottawa, où vous pourrez admirer de nombreux trésors canadiens. Canada : Qui sommes-nous? est présentée au 395, rue Wellington, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018.

L’exposition examine différentes conceptions du Canada et de l’identité canadienne, au fil du temps.

Certaines idées nous sont familières et nous mettent à l’aise, comme de bonnes vieilles pantoufles usées. Par exemple, l’idée que le Canada est une nation « nordique » remonte aux premiers jours de la colonie. D’autres semblent tout simplement démodées, comme la photo de la famille canadienne « typique » de 1944. D’autres encore peuvent paraître fausses, voire choquantes, dans une perspective contemporaine. Mentionnons, à titre d’exemple, certaines attitudes passées concernant l’immigration et les Autochtones.

Carte gravée de la Nouvelle-France. Le continent, couvert d’arbres, de montagnes et de rivières, est bordé par l’océan, dans lequel on retrouve des navires et des animaux marins. Un compas, un sceau et un soleil sont également dessinés. Des membres des Premières Nations sont représentés au-dessus d’une bande de végétaux entourant la légende.

Carte géographique de la Nouvelle-Franse faictte par le sieur de Champlain, provenant de l’ouvrage intitulé Les voyages du sieur de Champlain […], 1613, gravée par David Pelletier en 1612. (MIKAN 3919638) (AMICUS 4700723)

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