Des images du Service féminin de l’Armée canadienne maintenant sur Flickr

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Canadiennes sont appelées à s’engager dans l’armée. Environ 50 000 femmes sont ainsi recrutées, et une majorité d’entre elles servent dans les Forces canadiennes. Le Service féminin de l’Armée canadienne, créé en 1941, se voit confier des tâches très diversifiées. Les femmes s’engagent par patriotisme ou parce qu’elles ont envie de voir le monde, des motivations assez semblables à celles de leurs homologues masculins.

Cependant, ces femmes doivent affronter la méfiance et les brimades, au pays comme à l’étranger. Leur persévérance, associée au besoin important de main-d’œuvre en temps de guerre, leur permet de travailler dans de nombreux champs d’activité, tels que la réparation mécanique et technique, les communications, la rédaction ou la conduite de véhicules. En 1943, le gouvernement canadien et le ministère de la Défense nationale lancent une opération de recrutement et une campagne de relations publiques pour inciter les femmes à contribuer à l’effort de guerre. Avec le temps, les salaires augmentent, et civils et militaires commencent à voir d’un bon œil les femmes engagées dans les forces armées.

Les milliers de femmes qui ont servi leur pays en cette période de guerre ont acquis de nouvelles compétences, de l’assurance, ainsi que le respect et l’appui des Canadiens. Le Service féminin de l’Armée canadienne représentait pour ces femmes une occasion unique d’échapper aux rôles traditionnels qui leur étaient réservés à l’époque.

Soixante-quinzième anniversaire du Service féminin de l’Armée canadienne

Par Laura Brown

Le 13 août 1941, après de nombreux mois de campagnes en tous terrains dans les premiers temps de la Deuxième Guerre mondiale, les femmes ont pu s’enrôler dans l’Armée canadienne. À l’instar de l’Aviation royale canadienne, qui avait accueilli une Division féminine un mois auparavant, l’armée a compris que les femmes pouvaient jouer des rôles de non-combattantes et libérer plus d’hommes pour qu’ils puissent se battre outre-mer. Au départ, le Service féminin de l’Armée canadienne (CWAC) ne faisait pas officiellement partie de l’armée et ses activités étaient plutôt menées en tant qu’organisation auxiliaire. Toutefois, le 13 mars 1942, le CWAC était officiellement intégré dans l’Armée canadienne. Les femmes militaires ou les « CWAC », comme on les appelait couramment, ont reçu des uniformes et des armoiries, dont un insigne illustrant le personnage d’Athéna.

Affiche en couleur illustrant une femme et un homme membres de l’Armée canadienne marchant tous deux à l’unisson. Les personnages portent des casques et des uniformes, ils transportent, accrochés au cou, un sac renfermant un masque à gaz. Sur l’épaule gauche de l’homme est déposé un fusil. Au bas de l’affiche sont apposées quatre petites photographies en noir et blanc de femmes accomplissant différentes tâches dans l’armée.

Affiche de recrutement de la Deuxième Guerre mondiale, « Shoulder to Shoulder – Canadian Women’s Army Corps – An Integral Part of the Canadian Army » (« Côte à côte – Service féminin de l’Armée canadienne – Partie intégrante de l’Armée canadienne »), vers 1944 (MIKAN 2917721)

Même si de nombreux Canadiens étaient favorables aux femmes en uniforme kaki, d’autres étaient inquiets, voire craintifs, car ils percevaient l’acceptation de soldates dans l’armée comme un écart dérangeant par rapport aux rôles traditionnels liés au sexe dans la société. En 1943, le gouvernement a lancé une campagne publicitaire de grande envergure afin de s’attaquer à de telles préoccupations et d’encourager l’enrôlement. Le matériel servant au recrutement, comme l’affiche ci-dessus, et le film Proudest Girl in the World (La fille la plus fière au monde) présentaient les femmes recrues comme des personnes professionnelles, respectables et féminines, en plus d’être aptes à assumer divers types d’emploi.

Avant d’entreprendre leur entraînement de base dans l’un des centres d’entraînement régionaux du Canada, les recrues devaient passer un test pour déterminer l’emploi qui leur conviendrait le mieux. En 1941, elles avaient accès à 30 différents emplois ou « métiers » et, à la fin de la guerre, ce nombre avait presque doublé. Certains des postes offerts aux CWAC étaient rarement occupés par des femmes dans le secteur civil à l’époque (notamment la mécanique), quoique les métiers les plus courants fussent rattachés aux tâches traditionnellement féminines, dont la cuisine, la buanderie et la dactylographie.

Photographie en noir et blanc d’un rassemblement de recrues souriantes du CWAC. Elles portent leur tenue de cérémonie estivale et des casquettes arborant un insigne de coiffure en forme de diamant.

Le personnel du Service féminin de l’Armée canadienne au Centre d’entraînement (de base) des CWAC no 3, le 6 avril 1944 (MIKAN 3207287)

Durant leur service actif, bon nombre de CWAC espéraient être affectées à l’extérieur du Canada, bien que seulement quelques milliers d’entre elles soient parvenues à obtenir de tels postes. Parmi celles-ci, mentionnons Molly Lamb Bobak, la première artiste de guerre du Canada. Outre ses peintures et ses esquisses dessinées pour documenter les contributions du CWAC, Mme Bobak a tenu un journal personnel illustré, dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) assume aujourd’hui la garde et qui est disponible en format numérisé. Empreinte d’autodérision et d’humour, l’œuvre présente une vision honnête et amusante de la vie militaire. Vous pouvez en apprendre davantage sur Mme Bobak en consultant ce blogue.

Photographie en noir et blanc de Molly Lamb Bobak qui prend la pose devant un chevalet, des brosses et une palette en main. Mme Bobak porte une veste-blouson de l’armée et elle sourit à la caméra. La peinture inachevée derrière elle représente des membres féminins et masculins de l’Armée canadienne, debout dans une pièce.

Sous-lieutenant Molly Lamb Bobak, Service féminin de l’Armée canadienne, à Londres, en Angleterre, le 12 juillet 1945 (MIKAN 3191978)

Des trois armées — élément Terre, élément Air et élément Mer —, l’armée de terre a enrôlé le plus grand nombre de Canadiennes durant la Deuxième Guerre mondiale, soit un total de 21 624 recrues. Les multiples documents liés au CWAC et gardés dans la collection de BAC, dont certains sont répertoriés ci‑après, mettent en valeur les services importants rendus par les premières Canadiennes militaires.

Ressources connexes


Laura Brown est une archiviste militaire au sein de la Division des archives gouvernementales à Bibliothèque et Archives Canada.

Manque-t-il de l’information dans les documents historiques portant sur Oronhyatekha?

Par Richie Allen

Quand on effectue des recherches dans des documents archivistiques, on fait parfois des découvertes inattendues.

Dans le cadre de mes fonctions d’archiviste de référence à Bibliothèque et Archives Canada, j’effectue souvent des recherches à la demande de chercheurs. Alors que je vérifiais si une personne donnée avait effectivement suivi une formation militaire officielle en 1865 à la School of Military Instruction de Toronto, j’ai consulté la base de données en ligne de Bibliothèque et Archives Canada, Recherche de fonds d’archives. À partir de mots-clés, j’ai trouvé le premier Register of Candidates énumérant les candidats admis à la School of Military Instruction, dans le Haut-Canada (Toronto), de 1865 à 1867, dans le groupe de documents liés au ministère de la Milice et de la Défense (RG9), no de volume : 7. Quand j’ai consulté le registre de l’école, le nom que je cherchais n’y figurait pas, mais un autre nom a immédiatement attiré mon attention. En lettres cursives d’une autre époque et parmi une énumération de noms présentés dans le format alors en vigueur en Europe (prénom, second prénom et nom de famille), le nom mohawk « Oronhyatekha » tranchait avec le reste.

Photographie en couleur d’un livre ouvert, à gauche, et d’un gros plan du nom apparaissant sur la page du livre, à droite.

Register of Candidates énumérant les candidats admis à la School of Military Instruction, Haut-Canada, de 1865 à 1867. On a encerclé en bleu le nom « Oronhyatekha » pour le mettre en relief. (R180-124-1-E, MIKAN 195106)

Le registre renferme de nombreuses colonnes de renseignements. Tout particulièrement, à la page 9, on peut lire qu’Oronhyatekha avait 23 ans et venait de Shannonvillle, mais qu’il vivait à Toronto. Plus loin, dans d’autres listes, il est écrit qu’il a été admis à l’école de Toronto le 6 mai 1865. Le 29 juillet 1865, on a noté que le candidat a été autorisé à rester à l’école dans le but de se qualifier pour l’obtention d’un certificat de première classe (« candidate permitted to remain in school for purpose of qualifying for 1st class certificate »), un honneur rarement accordé.

Image en couleur du gros plan d’une page tirée d’un livre.

Passage dans le registre indiquant qu’Oronhyatekha a été autorisé à rester à l’école dans le but de se qualifier pour l’obtention d’un certificat de première classe (MIKAN 195106)

On trouve d’autres informations concernant Oronhyatekha, aussi connu sous le nom de Peter Martin, né en 1841, dans le Dictionnaire biographique du Canada, un ouvrage qui répertorie les biographies de certains Canadiens notoires. En lisant l’entrée à son sujet, on remarque qu’il n’y a aucune mention selon laquelle Oronhyatekha aurait fréquenté la School of Military Instruction. En conséquence, il semble que le document historique soit lacunaire et nous nous demandons si ce renseignement devrait être ajouté à sa biographie. N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous disposez d’information supplémentaire au sujet de cet homme important.


Richie Allen est un archiviste de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

Les écluses sont ouvertes : 20 millions de pages, et ce n’est pas fini!

En 2013, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) annonçait fièrement l’ouverture au public de 10 millions de pages dans le cadre du projet d’examen en bloc. BAC est heureux d’annoncer que le nombre de pages ouvertes à la consultation grâce à cette initiative s’élève maintenant à plus de 20 millions.

Ce projet permet un plus large accès aux archives gouvernementales conservées à BAC, lesquelles proviennent d’une multitude de ministères et témoignent de toutes les activités et fonctions du gouvernement canadien.

Notons en particulier l’ouverture d’environ deux millions de pages documentant les célébrations du centenaire de la Confédération par le gouvernement fédéral en 1967. Les documents, contenus dans le fonds Expo 67 et dans les archives de la direction des expositions de l’ancien ministère du Commerce, couvrent toutes les facettes de l’organisation et des activités d’Expo 67. Ils complètent une série de documents du fonds de la Commission du Centenaire, ouverts précédemment. Ensemble, ils forment un groupe de documents d’archives pouvant servir à la recherche, alors que les Canadiens se préparent à célébrer le 150e anniversaire de la Confédération en 2017.

Quatre millions de pages de l’ancien ministère canadien du Commerce ont aussi été ouvertes à la consultation; elles documentent les activités commerciales internationales du Canada, des années 1880 à 1980. Les relations commerciales internationales du Canada avec le Commonwealth et avec d’autres pays occupent une place importante parmi les fonctions gouvernementales, depuis les débuts de la Confédération et encore aujourd’hui. Ces archives témoignent de la longue et prestigieuse histoire de nos relations commerciales avec divers pays et de toutes nos activités commerciales internationales.

Les documents de l’Expo 67 et ceux qui concernent le commerce international ne sont que deux des nombreux ensembles documentaires du gouvernement fédéral qui peuvent maintenant être consultés grâce à l’examen en bloc.

Une photographie en noir et blanc d’un édifice dont la façade est décorée de motifs d’art autochtone, contigu à une structure en forme de tipi. On aperçoit le haut d’un mât totémique derrière l’édifice.

Pavillon des Indiens du Canada – Expo 67 (MIKAN 3192403)

Villes fantômes, routes peu fréquentées et lieux méconnus—comment les trouver, comment les explorer

Par Marthe Séguin-Muntz

La saison estivale bat son plein et plusieurs d’entre nous prévoient prendre la route, se retrouver en famille ou explorer des lieux intéressants. Si certaines destinations sont bien connues, d’autres le sont beaucoup moins.

Vous posez-vous des questions à propos de ce vieux moulin, de cette ancienne église ou de cette école aperçus sur un sentier de randonnée que vous avez découvert récemment? Votre trajet quotidien vous fait-il passer près d’une vieille maison inhabitée? Un petit village sur la route menant à votre chalet pique-t-il votre curiosité? Avez-vous essayé en vain de localiser la résidence où votre ancêtre aurait vécu en 1905?

Une photographie en noir et blanc montrant une église placardée sur un terrain jonché de matériaux de construction

Église St. Andrew placardée et abandonnée, 1901, Dawson City, Yukon—un vestige de la ruée vers l’or du Klondike (MIKAN 3407583)

Les villes fantômes sont des villages, des petites villes ou des cités qui ont connu une importante diminution de leur population et qui montrent des signes d’abandon et de délabrement. Les villes fantômes sont en quelque sorte des « ancêtres géographiques »—des prédécesseurs qui n’existent plus.

 Une photographie en noir et blanc montrant une rivière avec un fort courant, des arbres de chaque côté, et un vieux moulin au fond à gauche

Série des habitants—le vieux moulin de Val-Jalbert (MIKAN 3349504)

Par où commencer?

Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs publications et documents d’archives qui vous aideront à trouver ces endroits peu connus.

Les recensements fournissent la liste des résidents d’une localité et, dans bien des cas, certains renseignements plus précis tels que l’année de naissance, l’occupation et la religion de ces personnes. Vous pourrez également trouver des informations concernant les provinces et territoires du Canada dans notre page Lieux. La base de données Bureaux et maîtres de poste documente l’établissement et la fermeture des bureaux de poste et fournit des informations chronologiques très utiles. Les pages « Conseils de recherche » accompagnant chaque base de données vous aideront à comprendre les documents et à les explorer.

Une photographie en noir et blanc montrant un long quai en bois près d’un rivage et des silos à grains à l’arrière-plan

Depot Harbour, Ontario (MIKAN 3309998)

Découvrez ce qui a été écrit au sujet des villes fantômes (par exemple Val-Jalbert ou Depot Harbour) et des lieux abandonnés en utilisant la fonction Recherche de documents de bibliothèque dans notre catalogue AMICUS pour trouver un endroit en particulier, en inscrivant un nom de lieu ou un mot‑clé tel que « ville fantôme » ou « abandonné ».

Une photographie en noir et blanc montrant deux petits bâtiments abandonnés; l’un des deux est probablement une école située derrière une clôture de bois

Mission abandonnée à [Fort] Norman, T. du N.-O. (MIKAN 3327910)

Photographies, illustrations et informations dans un fonds d’archives

Nos fonds d’archives peuvent contenir certaines photos ou illustrations d’anciennes localités. Consultez les articles suivants sur notre blogue : Comment trouver des photos en ligne et Comment trouver des photos qui n’ont pas encore été mises en ligne.

Bonne route, faites de belles découvertes…et soyez prudents!

Une photographie en noir et blanc montrant une église en bois abandonnée

Église presbytérienne sur les rives du lac Bennett, C.-B. (MIKAN 3383929)


Marthe Séguin-Muntz est agente de projet à la Direction générale des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.

Coup d’envoi des XXIes Jeux olympiques d’été le 17 juillet 1976 à Montréal

Par Dalton Campbell

Photographie en couleur représentant deux jeunes personnes debout sur une plateforme surélevée dans un stade bondé. D’une main, chacun d’eux tient bien haut le flambeau. À côté d’eux se trouve une grande vasque cérémoniale enflammée.

La vasque olympique est allumée durant la cérémonie d’ouverture des XXIes Jeux olympiques d’été à Montréal, le 17 juillet 1976. ©Comité olympique canadien

En 1970, les délégués olympiques ont voté, après un deuxième tour, pour que la ville de Montréal (Québec) tienne les Jeux. Après le premier décompte des bulletins de vote, Moscou devançait Montréal, 28 votes contre 25. De fait, Los Angeles, qui arrivait au troisième rang, a été automatiquement éliminée de la course. La proposition de Montréal a hérité de la majeure partie des appuis qui allaient, au départ, vers Los Angeles, et la ville québécoise a été nommée ville hôte.

Photographie en couleur de l’intérieur du Stade olympique, à Montréal. Les athlètes représentant les pays en compétition se réunissent dans le champ intérieur du stade. Les drapeaux des pays en compétition sont suspendus aux chevrons.

Rassemblement des délégations des pays participants pendant la cérémonie d’ouverture des XXIes Jeux olympiques d’été, à Montréal, le 17 juillet 1976. ©Comité olympique canadien

La construction des installations olympiques a été lente à cause d’une conception architecturale complexe, de la hausse rapide du taux d’inflation et de la réticence des gouvernements à s’engager financièrement. En janvier 1976, on a dû suspendre la construction à cause de la température exceptionnellement froide. Lors du coup d’envoi des Jeux, 19 des 21 installations étaient prêtes; toutefois, le Stade olympique, l’élément principal, n’était pas achevé lorsque les Jeux ont commencé.

Nadia Comaneci, une gymnaste de 14 ans de Roumanie, a probablement été la plus grande vedette des Jeux de Montréal. Dès les premiers jours, elle a mérité une note parfaite de 10 pour sa routine aux barres asymétriques, un exploit sans précédent dans les annales olympiques. Cependant, puisque le tableau indicateur n’était doté que de trois chiffres, les juges — qui se retrouvaient en territoire inconnu — ont saisi la note de « 1.00 ».

Photographie en couleur d’une jeune femme sur un podium saluant la foule. Elle porte un survêtement blanc sur lequel est écrit « Romania » (Roumanie). Il y a, derrière elle, en bas du podium, deux autres jeunes femmes.

La Roumaine Nadia Comaneci (au centre) salue la foule après avoir remporté la médaille d’or aux barres asymétriques durant la compétition de gymnastique aux XXIes Jeux olympiques d’été. Elle a poursuivi sa lancée en remportant cinq médailles, dont trois d’or. La médaille d’argent est remise à Teodora Ungureanu de Roumanie (à gauche) et celle de bronze à Márta Egervári de Hongrie (à droite). Montréal, juillet 1976. ©Comité olympique canadien

Il semble que l’on aurait discuté, lors d’une réunion précédant les Olympiques de 1976, de la possibilité d’utiliser des cadrans à quatre chiffres. On a décidé d’installer des cadrans à trois chiffres puisqu’il était impossible d’obtenir une note parfaite de 10.

Michel Vaillancourt, sur sa monture Branch County, a été le premier Canadien à gagner une médaille en compétitions individuelles (sports équestres) aux Olympiques. Né dans le nord-est de Montréal, il a donc réalisé sa performance qui lui a valu sa médaille d’argent en saut d’obstacles individuel devant la foule partisane de sa ville.

Photographie en couleur d’un homme à cheval qui franchit un obstacle durant une compétition équestre. En arrière-plan, des spectateurs sont assis.

Michel Vaillancourt du Canada monte Branch County lors d’une compétition équestre aux XXIes Jeux olympiques d’été, à Montréal, juillet 1976. ©Comité olympique canadien

Le dernier jour des Jeux, la compétition de saut en hauteur s’est déroulée sous la pluie. Le détenteur du record mondial, Dwight Stones des États-Unis, était le favori. Après une entrevue au cours de laquelle il aurait critiqué les installations et la ville hôte, il s’est fait huer par la foule. M. Stones, qui détestait sauter dans des conditions humides, a heurté la barre et a été éliminé. L’athlète qui a suivi, Greg Joy du Canada,  a survolé la barre, suscitant par le fait même une ovation de la foule composée de près de 70 000 personnes. M. Joy recevra la médaille d’argent, celle d’or ayant été décernée à Jacek Wszola de Pologne.

Photographie en couleur d’un homme participant à une compétition en saut en hauteur. Sur la photographie, on peut le voir dans les airs, en approche de la barre. Des photographes sont postés derrière le matelas. En arrière-plan, on voit la foule assise.

Greg Joy du Canada participe aux compétitions en saut en hauteur aux XXIes Jeux olympiques d’été, à Montréal, juillet 1976. ©Comité olympique canadien

Même si aucun Canadien n’a remporté de médaille d’or aux Jeux de 1976, la foule a encouragé et honoré Greg Joy comme s’il en avait gagné une. Il a été nommé porte-drapeau pour la cérémonie de clôture. Plus tard la même année, on lui a décerné la Lionel Conacher Award en tant qu’athlète masculin de l’année au Canada, devant le jockey Sandy Hawley et la grande vedette de hockey, Guy Lafleur. Pendant de nombreuses années par la suite, chaque soir, on a présenté dans tout le pays son célèbre saut et la célébration qu’il a soulevée; il s’agissait de l’avant-dernière séquence de la vidéo Ô Canada présentée par le réseau de Radio-Canada immédiatement avant la fin des émissions pour la nuit.

Photographie en couleur d’un homme vêtu d’une culotte courte et d’un maillot sans manches, debout, les bras dans les airs. En arrière-plan, des personnes portant des imperméables.

Greg Joy après avoir remporté la compétition de saut en hauteur aux XXIes Jeux olympiques d’été, à Montréal, juillet 1976. ©Comité olympique canadien

La cérémonie de clôture s’est déroulée le 1er août 1976. Le Canada avait remporté cinq médailles d’argent et six médailles de bronze, plus que le double du nombre de médailles gagnées par le Canada en 1968 ou en 1972.

Ressources supplémentaires


Dalton Campbell est archiviste à la section Science, environnement et économie dans la division des Archives privées.

Images d’Anne… la maison aux pignons verts maintenant sur Flickr

Peu d’auteurs canadiens sont aussi connus dans le monde que Lucy Maud Montgomery. Sa célèbre série Anne… la maison aux pignons verts a touché le cœur de millions de lecteurs de tous les âges, et son succès ne se dément pas.

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Des âmes sœurs après tout »

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Des âmes sœurs après tout ».

Peu d’auteurs canadiens sont aussi connus dans le monde que Lucy Maud Montgomery. Sa célèbre série Anne… la maison aux pignons verts a touché le cœur de millions de lecteurs de tous les âges, et son succès ne se dément pas. Dans cet épisode, nous rencontrons un collectionneur de livres passionné : Ronald I. Cohen, qui a donné sa collection complète des œuvres de Lucy Maud Montgomery à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) entre 1999 et 2003. Il nous parle des efforts qu’il a déployés pour rassembler cette collection unique au monde, et de sa généreuse décision de nous en faire don.

Meaghan Scanlon, bibliothécaire des collections spéciales à BAC, a discuté avec M. Cohen et lui a fait visiter la chambre forte où se trouvent les livres de Lucy Maud Montgomery.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.

Anne à la bibliothèque : La collection Cohen

Par Meaghan Scanlon

Entre 1999 et 2003, l’avocat, cinéaste et bibliographe canadien Ronald I. Cohen a fait don, en cinq lots, de son imposante collection d’ouvrages de Lucy Maud Montgomery à Bibliothèque et Archives Canada (voir la description de la collection à AMICUS 44572655 [en anglais]). La collection renferme des documents liés aux adaptations de l’œuvre de Lucy Maud Montgomery, ainsi que des anthologies et des périodiques dans lesquelles l’auteure est mise en vedette. L’essentiel de la collection consiste toutefois en diverses éditions des romans de Lucy M. Montgomery qui ont été publiés dont, bien sûr, le plus célèbre, Anne of Green Gables (Anne… la maison aux pignons verts).

Parmi les quelque 420 articles qui composent la collection Cohen, on trouve pas moins de 46 exemplaires d’Anne of Green Gables. Trois sont en japonais, deux en français, un en coréen, un en finlandais, un en norvégien et un en suédois. Les 37 autres sont en anglais.

On peut se poser des questions sur l’utilité de posséder 37 exemplaires en anglais d’Anne of Green Gables. En effet, l’histoire est toujours la même, n’est‑ce pas? Eh bien pour les collectionneurs de livres, ce n’est pas nécessairement l’histoire qui est racontée qui importe. Posséder de nombreux exemplaires d’un livre est plutôt un moyen, par exemple, de découvrir l’histoire du livre lui‑même, de sa publication et de la façon dont il a été mis sur le marché et acquis. Nombreux sont les collectionneurs de livres qui entreprennent de documenter l’histoire d’un auteur ou d’un titre dans ses moindres détails grâce à leurs collections. Certains se procurent à cet effet de nombreux exemplaires d’un même ouvrage.

La collection Cohen retrace la propagation du roman Anne of Green Gables dans le monde anglophone, car elle renferme les premières éditions américaine, britannique, australienne et canadienne. Le roman fut d’abord publié à Boston en avril 1908 (AMICUS 9802890). Cette première édition a connu un succès fulgurant. C’est pourquoi l’éditeur de Lucy Maud Montgomery, L. C. Page, l’a réimprimée au moins 12 fois avant la fin de 1909. La collection Cohen renferme des exemplaires des sixième (novembre 1908) et onzième (août 1909) impressions.

Page des droits d’auteur de l’exemplaire de la collection Cohen de la sixième impression de la première édition du roman Anne of Green Gables

Page des droits d’auteur de l’exemplaire de la collection Cohen de la sixième impression de la première édition du roman Anne of Green Gables (AMICUS 9802890, exemplaire 5).

La première édition britannique d’Anne of Green Gables fut également publiée en 1908 (AMICUS 21173240). Anne est ensuite arrivée en Australie en 1925 (AMICUS 26942864). Il est intéressant de constater que, malgré la notoriété de Lucy Maud Montgomery et de son œuvre au Canada, la première édition canadienne d’Anne of Green Gables (AMICUS 1706899) ne fut pas publiée avant 1942. Cette édition connut, elle aussi, plusieurs impressions; l’exemplaire le plus ancien de la collection Cohen date de 1948.

Si l’histoire reste la même édition après édition, ce n’est pas le cas de la représentation visuelle de l’héroïne, Anne Shirley, qui figure sur la couverture. Selon le lieu et l’époque, le public a pu voir Anne sous divers visages, allant de la femme d’âge mûr représentée dans la première édition aux illustrations de type bande dessinée de certaines éditions plus récentes.

En réalité, lorsque Ronald I. Cohen a commencé à collectionner les livres de Lucy Maud Montgomery, un de ses principaux objectifs était de trouver des exemplaires avec jaquette. Depuis toujours, les jaquettes sont en général jetées par les lecteurs (et les bibliothèques!) et les premiers exemplaires peuvent être très difficiles à trouver. C’est pourquoi les nombreuses jaquettes rares que renferme la collection Cohen sont une source très précieuse de renseignements pour les chercheurs qui étudient l’histoire d’un des classiques littéraires canadiens préférés.

Pour en savoir davantage sur la collection d’ouvrages de L. M. Montgomery de Ronald I. Cohen, écoutez la toute dernière émission de baladodiffusion de Bibliothèque et Archives Canada intitulée « Des âmes sœurs après tout ».

Autres sources d’information


Meaghan Scanlon est la bibliothécaire des collections spéciales à la Direction générale du patrimoine publié de Bibliothèque et Archives Canada.

Les questions les plus courantes sur la généalogie

Au comptoir de généalogie de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous recevons de nombreuses questions intéressantes de la part de nos clients. Voici les questions les plus courantes.

Par où dois-je entamer mes recherches généalogiques?

La première étape consiste à poser des questions (comme « qui », « quoi », « où ») et à noter l’information. Déterminer les renseignements manquants dans l’arbre généalogique.

Il arrive que le membre de la famille ne se rappelle pas une date exacte, mais qu’il se souvienne des circonstances (une grand-tante a oublié l’année exacte du décès de sa grand-mère survenu alors que la première fréquentait l’école secondaire, mais elle se rappelle qu’ils se sont rendus à Toronto pour les funérailles). Cela permet de circonscrire les recherches à des années données et à la province qui a délivré le certificat de décès. Par ailleurs, ce pourrait être un indice pour parvenir à trouver le journal qui a publié l’article nécrologique.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter notre site Web pour savoir comment débuter les recherches généalogiques.

Pourquoi BAC dispose-t-il d’états de recensement alors qu’il n’a pas de certificats de naissance?

Le partage des compétences entre le gouvernement fédéral et les provinces dicte la sélection des documents devant faire partie de la collection de BAC. Nous abritons des documents fédéraux, comme les résultats des recensements, les états de service militaire et les listes de voyageurs. Les documents relatifs aux naissances, aux mariages et aux décès sont de compétence provinciale et, en conséquence, ils se trouvent dans les archives provinciales et territoriales. En ligne, il y a maintenant de nombreux index et documents des bureaux de l’état civil, cependant, on doit consulter les archives provinciales pour obtenir des renseignements à jour sur leurs collections.

Je veux effectuer des recherches à partir du recensement canadien de Gimli (Manitoba) réalisé en 1871, mais je ne le trouve pas dans la base de données de BAC. Pourquoi n’y est-il pas?

Ce ne sont pas toutes les régions du Canada qui figuraient dans les premiers recensements. Chaque base de données sur les recensements affichée sur le site Web de BAC renferme une liste des districts et des sous-districts qui étaient répertoriés (consulter Recherche d’ancêtres). Si vous cherchez une ville donnée et que celle-ci n’était pas répertoriée à l’époque, vous découvrirez peut-être que le village/le comté/la région y figurait avant. Par exemple, à cette question, on répondrait que Gimli (autrefois un comté de Lisgar) a été inscrit à compter de  1891, mais que Lisgar y était répertorié en 1881.

Nous espérons que les détails fournis dans le présent texte vous seront utiles. Posez-nous une question si vous êtes en quête d’autres renseignements sur la généalogie ou passez nous voir en personne au comptoir de généalogie!