Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour novembre 2016

À ce jour, 361 236 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. Veuillez visiter la page sur la Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour obtenir plus d’information sur ce projet.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, de la boîte no 1 à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut‑être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé les dossiers suivants :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no6052. Nom de famille : Mattineau.

Veuillez vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir consulté la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1‑866‑578‑7777 pour obtenir plus d’aide.

Images des Artistes de guerre Canadien maintenant sur Flickr

Artistes de guerre canadiens réunit les portraits de dix-huit artistes de guerre canadiens de la Deuxième Guerre mondiale. Ces portraits, tirés des collections de Bibliothèque et Archives Canada, sont accompagnés de courtes biographies.

120e anniversaire de naissance d’Harold Anthony Oaks : pionnier de l’aviation canadienne

Par  Laura Brown

Harold Anthony Oaks est l’un des 22 000 Canadiens qui servirent dans l’aviation britannique durant la Première Guerre mondiale. Contrairement à nombre de ses camarades, Oaks survit au conflit. Fort de son expérience comme pilote de guerre, il mène ensuite une brillante carrière de pilote de brousse et d’aviateur, maintes fois récompensé.

Oaks est né à Hespeler (maintenant Cambridge), en Ontario, le 12 novembre 1896. Il est encore étudiant lorsqu’il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC) en octobre 1915. On l’envoie rapidement en France où il agira comme estafette dans le Corps de génie canadien de la 1st Canadian Divisional Signal Company. Durant son séjour outremer, Oaks continue à étudier, profitant de ses permissions pour apprendre le français et l’espagnol. On le surnomme « Doc », peut-être à cause de son côté intellectuel ou parce que son père était médecin; il conserva ce surnom toute sa vie.

Durant l’été 1917, Oaks quitte le CEC pour joindre le Royal Flying Corps. Moins d’un an après, il jouit d’une solide réputation d’habile pilote de chasse et participe à de nombreuses batailles avec le 48e escadron en France. Il est décoré de la Croix du Service distingué dans l’aviation (D.F.C.).

Un portrait en noir et blanc montrant un jeune homme en uniforme. Il est assis, face à l’appareil photo et esquisse un léger sourire.

Harold Anthony Oaks, vers 1918 (MIKAN 3219517)

Après son retour au Canada, Doc Oaks fréquente l’Université de Toronto où il obtient un diplôme en génie minier en 1922. Au cours des années suivantes, il entreprend de nombreux projets centrés sur l’utilisation des avions pour la prospection minière dans le nord du Canada. En 1926, Oaks met sur pied la société Patricia Airways and Exploration Limited avec Tommy Thompson, un autre ancien pilote du Royal Flying Corps. L’objectif de cette petite entreprise à un seul avion était de transporter des personnes, des marchandises et du courrier dans les régions minières isolées du nord de l’Ontario. Après un an d’activité, la société avait transporté 260 passagers, 14 000 livres de fret et 3 000 livres de courrier.

Un timbre-poste jaune, vert et rouge montrant une vue de face d’un avion Curtiss Lark survolant des arbres et de l’eau. Les mots « Patricia Airways and Exploration Limited » apparaissent au-dessus de l’avion et « Special Delivery, Sioux Lookout to Pine Ridge and Red Lake » en dessous. Le timbre est orné d’une bordure lignée avec une feuille d’érable à chaque coin, accompagnée du mot « Canada ». Les mots « Airmail » et « Red Lake » sont inscrits sur les quatre côtés du timbre.

Timbre-poste, Patricia Airways and Exploration Limited, 1926 (MIKAN 3854727)

Le succès de cette première entreprise de transport par avion encourage Oaks à élargir son champ d’intervention. C’est ainsi qu’il devient gestionnaire de la société Western Canada Airways et participe à l’établissement de nouvelles routes aériennes dans le nord de l’Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan. Il dirige aussi plusieurs projets d’ingénierie qui révolutionnent le vol en hiver, notamment la mise au point de skis spécialement conçus pour les avions et d’un hangar portatif permettant aux équipages d’effectuer des travaux sur les avions, même sous des températures glaciales.

Une photographie en noir et blanc montrant un hydravion au bord d’un lac. Deux hommes se tiennent debout sur les flotteurs près de l’hélice et un troisième se tient à droite, sur la rive. Une quatrième personne, visible en partie, regarde l’avion.

Harold Anthony Oaks et ses associés devant un Fairchild KR-34C de la société Oaks Airways, Jellicoe (Ontario), 1934 (MIKAN 3390361)

En 1927, Oaks devient le premier récipiendaire du trophée Trans-Canada pour « services méritoires dans l’avancement de l’aviation ». Au fil des ans, il se lance dans de nouveaux projets, dont la création de sa propre compagnie aérienne, Oaks Airways Limited. Il s’éteint en 1968 à l’âge de 71 ans.

La brillante carrière d’aviateur d’Harold Anthony Oaks découle de son expérience de pilote durant la Première Guerre mondiale. Mais en janvier 1917, bien avant qu’il ne devienne un pilote renommé, Oaks se battait sur le front de l’Ouest, comme des milliers d’autres soldats, dans l’humidité, le froid et la boue. À l’époque, il écrit dans son journal qu’il a très hâte de « revoir un peu de vrai hiver canadien ». Après la guerre, Oaks passa des centaines d’heures à survoler des paysages canadiens enneigés. De toute évidence, son rêve s’est réalisé.

Sources associées


Laura Brown est archiviste, spécialiste des archives militaires, à la Division des archives gouvernementales de Bibliothèque et Archives Canada.

La Haggadah d’Altona : conservation et réparation de la reliure d’un manuscrit enluminé du 18e siècle

Par Doris St-Jacques, Lynn Curry et Maria Trojan-Bedynski

Le manuscrit de la Haggadah datant de 1763 fait partie de la collection de documents hébraïques et judaïques Jacob M. Lowy conservée à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). L’ouvrage a été réalisé à Altona, en Allemagne. À l’époque, cette ville portuaire était l’une des plus importantes de la monarchie danoise et était reconnue comme un centre important de la vie et des études de tradition juive. On pourrait décrire le manuscrit comme une forme raffinée d’art populaire et un important document social témoignant des célébrations de la Pâque dans les familles de Juifs ashkénazes de classe moyenne. La Haggadah renferme 97 miniatures enluminées; on en faisait la lecture durant le repas du séder, à la Pâque juive.

L’Institut canadien de conservation (ICC) a analysé les 48 pages du bloc de feuilles fabriquées à la main et découvert que le texte manuscrit a été écrit à l’aide d’encre ferro-gallique. De plus, les pigments utilisés dans les peintures miniatures sont principalement le vermillon (rouge), le bleu de Prusse et l’atacamite, ou vert-de-gris (un pigment vert à base de cuivre). Une peinture jaune à effet de glaçage a aussi été détectée, et on a découvert que les couleurs de ton or contenaient des paillettes de laiton.

Le papier, les encres et de nombreuses surfaces peintes étaient dans un état fragile à cause de la corrosion des encres ferro-galliques et des pigments à base de cuivre. Il y a aussi de grosses taches brunes sur plusieurs pages attribuables à des éclaboussures de vin rouge, probablement durant le repas du séder.

En plan rapproché, deux images en couleurs de pages du manuscrit. À gauche, un texte hébreu, dont les lettres rédigées à l’encre sont parsemées de fissures et, à droite, des peintures miniatures colorées de rouge et de vert.

Deux exemples de fissures et de lacunes apparaissant sur le manuscrit, elles ont été causées par la nature corrosive des encres ferro-galliques et des pigments à base de cuivre.

Il y a plus de 20 ans, on a enlevé les couvertures de la Haggadah afin de désacidifier le bloc-texte et de réparer les fissures et les déchirures. Un récent examen du manuscrit a révélé de nouvelles fissures et lacunes dans le papier, les encres et les pigments (les médias). Manifestement, la désacidification précédente n’avait pas arrêté la détérioration du papier. Les dégâts causés par la corrosion des médias à base de cuivre sont un problème dans les collections archivistiques du monde entier. BAC et l’ICC ont donc entrepris un projet de recherche mixte visant à faire l’essai d’antioxydants connus pour trouver un traitement qui permettrait d’éviter que les médias de la Haggadah continuent de se corroder. En raison de la sensibilité à l’eau des médias constituant la Haggadah, seuls des antioxydants à base de solvants ont été retenus aux fins du projet de recherche.

Des encres et des pigments préparés en laboratoire et similaires à ceux utilisés dans la Haggadah — de l’encre ferro-gallique, de l’encre contenant du fer et du cuivre, de l’atacamite et des pigments vert-de-gris — ont été appliqués sur des bandes de papier. Artificiellement, on a fait vieillir les échantillons afin d’imiter le papier et les médias anciens de la Haggadah. Les échantillons vieillis ont ensuite été traités avec l’une des six combinaisons utilisées dans le cadre de l’étude, puis on leur a fait subir un autre vieillissement thermique dans le but de vérifier l’efficacité des divers traitements après de nombreuses années. Parmi les tests effectués sur les échantillons, mentionnons l’analyse de couleurs, la détermination du pH et l’essai de résistance du papier qui ont été menés avant et après les traitements et le vieillissement.

Photographie en couleur du matériel de laboratoire : quatre contenants de verre transparent placés côte à côte et renfermant chacun une feuille de papier et, en arrière-plan, des bouteilles de produits chimiques.

Des échantillons d’encre et de pigments déposés dans des bacs en verre sont traités avec des antioxydants à base de solvants.

Nous validerons les résultats du projet en les comparant à d’autres études avant de retenir un traitement aux antioxydants pour la Haggadah. Entre-temps, les fissures et les lacunes dans le papier ont été stabilisées mécaniquement au moyen d’un papier transparent ultra-mince que l’on détrempe dans du solvant, appelé « tissu Berlin », lequel avait préalablement été enduit de gélatine. La gélatine est reconnue pour empêcher la progression des ions de fer corrosifs dans le papier accolé.

Des images juxtaposées en plan rapproché d’une vieille réparation opaque et d’une nouvelle réparation transparente, la dernière permettant de lire facilement le texte sous-jacent.

À gauche, en plan rapproché, une ancienne réparation qui a obscurci le texte sous-jacent. À droite, une nouvelle réparation avec du tissu Berlin ultra-mince, qui permet de lire facilement le texte.

Afin d’éviter le transfert des encres, des pigments ou des produits corrosifs sur la page adjacente, il a fallu utiliser des intercalaires. Bien que nous n’ayons pas appliqué directement un antioxydant sur la Haggadah, nous avons décidé d’améliorer indirectement les propriétés du manuscrit contre le vieillissement en imprégnant les feuillets intercalaires d’un tamponnage alcalin et d’un antioxydant.

Pour diverses raisons, il n’a pas été possible de réutiliser la couverture originale endommagée de la reliure. Nous avons plutôt fait des recherches sur la composition des reliures et avons fabriqué et mis à l’essai de nombreux échantillons. Nous avons conclu qu’une reliure de carton avec couture répondait aux besoins de la Haggadah. La reliure s’ouvre à plat, sans résistance, et elle fournit un soutien optimal durant la manipulation. L’utilisation de cartons souples et de très peu d’adhésif permet à la reliure de bien s’adapter au tissu intercalé et de demeurer stable du point de vue dimensionnel. De plus, grâce à cette technique réversible, il sera possible de soumettre la Haggadah, à l’avenir, à d’autres traitements. La reliure de carton avec couture est aussi mentionnée dans la documentation et figure parmi les techniques de reliure favorisant la conservation des volumes fabriqués entre le 17e et le 19e siècle, il s’agissait donc d’une technique appropriée pour la Haggadah.

À gauche, en plan rapproché, une main tenant la page d’un livre et une aiguille qui transperce la page. À droite, en plan rapproché, la tranche inférieure du livre qui est déposé, ouvert sur une table.

À gauche, une restauratrice coud l’intercalaire au bloc de feuillets composés. À droite, la reliure de carton avec couture est ouverte afin de montrer que le manuscrit peut être consulté sans résistance.

Dans le but d’assurer l’uniformité des éléments ayant servi à fabriquer les couvertures de la précédente reliure, on a décoré les nouvelles couvertures de cuir avec de la dorure à froid, une méthode consistant à imprimer un texte ou un dessin sur la couverture d’un livre sans employer de couleurs ni de feuilles d’or. On a gaufré à froid cinq petits fleurons sur le dos afin d’illustrer, visuellement, la nature du livre, qui s’ouvre de gauche à droite.

Doté de sa nouvelle reliure, le manuscrit de la Haggadah, ainsi que les couvertures originales, est actuellement entreposé dans une coquille fabriquée sur mesure qui offre un milieu contrôlé à une température de 18 °C et à un taux d’humidité relative de 40 %. L’état du manuscrit est nettement mieux, et on peut dorénavant le manipuler en toute sécurité en attendant un prochain traitement aux antioxydants.

Pour plus de renseignements historiques, lisez le blogue précédent, « Un trésor de la collection Lowy : le splendide manuscrit de la Haggadah d’Altona ».

Liens vers des articles liés à la conservation de la Haggadah d’Altona datant de 1763

TSE, Season, Maria Trojan-Bedynski et Doris St-Jacques. « Treatment Considerations for the Haggadah Prayer Book: Evaluation of Two Antioxidants for Treatment of Copper-Containing Inks and Colorants ». The Book and Paper Group Annual (en ligne), American Institute for Conservation, vol. 31, 2012, p. 87 à 97.

ST-JACQUES, Doris, Maria Bedynski, Lynn Curry, Season Tse. « A 1763 Illuminated Haggadah Manuscript: How Ineffective Past Treatments Resulted in an Antioxidant Research Project, Impacting Current Treatment Decisions ». Paper Conservation: Decisions and Compromises (en ligne), Vienne, du 17 au 19 avril 2013, p. 17 à 20.

BEDYNSKI, Maria, Doris St-Jacques, Lynn Curry, Season Tse. « The Altonah Haggadah: The History, Conservation and Rebinding of an Eighteenth-Century Illuminated Manuscript ». Care and Conservation of Manuscripts 14: Proceedings of the thirteenth international seminar held at the University of Copenhagen, du 17 au 19 octobre 2012, Museum Tusculanum Press, éd. par M.J. Driscoll, p. 157 à 176.

« Recherche conjointe sur les antioxydants et incidence sur les décisions de traitement de la Haggadah d’Altona datant de 1763 ». Revue annuelle 2012–2013 (en ligne), Institut canadien de conservation, p. 6 et 7.


Doris St-Jacques est restauratrice de papier à la Direction générale de la préservation à Bibliothèque et Archives Canada.

Lynn Curry est restauratrice de livres à la Direction générale de la préservation à Bibliothèque et Archives Canada.

Maria Trojan-Bedynski est restauratrice de papier à la Direction générale de la préservation à Bibliothèque et Archives Canada

Images relatant le « dernier crampon », 1885 maintenant sur Flickr

C’est à Craigellachie (Colombie-Britannique), à proximité du col Eagle dans les montagnes Rocheuses, que Donald Smith a planté, le 7 novembre 1885, le « dernier crampon » symbolique lors d’une cérémonie soulignant l’achèvement du Chemin de fer Canadien Pacifique. Le Canadien Pacifique a été constitué en personne morale en 1881 dans le but de construire une voie ferrée transcontinentale reliant la Colombie-Britannique et le reste du Canada, conformément à l’entente conclue lors de l’entrée de la province dans la Confédération. Il faudra quatre années de controverses et de dangereux travaux, exécutés par des milliers de travailleurs, dont 15 000 ouvriers chinois temporaires, pour poser des rails, planter des crampons et creuser, à coup d’explosifs, des passages dans les montagnes. Grâce à leur dur labeur, nous avons hérité d’un pays relié par une route et par un meilleur réseau de communication – puisque la livraison du courrier s’est trouvée facilitée et que des lignes télégraphiques ont été construites le long de la voie ferrée – et nous sommes entrés, de pied ferme, dans le vingtième siècle.

Portia White : en l’honneur du 75e anniversaire de ses débuts à Toronto

Par Joseph Trivers           

Au cours du 20e siècle, de très grands chanteurs lyriques ont marqué la scène culturelle canadienne, de Raoul Jobin à Gerald Finley et Measha Brueggergosman, en passant par Maureen Forrester et Jon Vickers. À l’image des personnages qu’ils ont interprétés à l’opéra, ces artistes ont souvent eu une vie dramatique et inspirante. La contralto néo-écossaise Portia White ne fait pas exception. Admirée pour sa voix magnifique et constante, ainsi que pour sa présence sur scène empreinte de noblesse et de dignité, elle est la première cantatrice afro-canadienne à obtenir une reconnaissance internationale. Le 7 novembre 2016 marque le 75e anniversaire de ses débuts triomphaux à Toronto, une occasion en or de décrire brièvement son parcours, ses réalisations et sa carrière.

« J’ai fait mes véritables débuts à Toronto, en novembre 1941. C’était mon quatrième engagement professionnel, mais le tout premier dans une grande ville. Le lendemain, on m’a offert un contrat. J’ai toujours considéré que c’est Toronto qui m’a découverte. » – Portia White [traduction]

Les réflexions de Portia White concernant ses débuts à Toronto pourraient donner l’impression qu’elle a connu le succès rapidement. Pourtant, ce concert de 1941 et le contrat qui en a découlé sont le fruit de nombreuses années de travail acharné, d’un peu de chance et du soutien indéfectible de sa famille, de ses concitoyens et des gouvernements de la ville d’Halifax et de la Nouvelle-Écosse.

Jeunesse et éducation

Dès sa naissance, Portia semble destinée à manifester un tempérament fort et résolu et à faire carrière dans les arts de la scène. En effet, un ami de la famille lui donne le nom de Portia, d’après une héroïne du Marchand de Venise de Shakespeare. Dans cette pièce, Portia réalise son rêve d’épouser le prétendant de son choix, à force d’intelligence, de grâce et de tranquille détermination. On ne peut affirmer que ce nom présage les mêmes traits de personnalité chez Portia White, mais son éducation a certainement favorisé leur développement.

Ses parents sont eux-mêmes des gens remarquables. Son père, le révérend William A. White, est le fils d’esclaves affranchis de Virginie; il est le deuxième Afro-Canadien admis à l’Université Acadia et le premier à recevoir un doctorat en théologie de cette université. Il sera aussi le seul aumônier noir dans l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale. La mère de Portia, une descendante de loyalistes noirs installés en Nouvelle-Écosse, lui donne ses premières leçons de musique. La famille de Portia déménage de Truro (Nouvelle-Écosse) à Halifax après la Première Guerre mondiale. De retour au pays, son père devient pasteur de l’église baptiste sur la rue Cornwallis.

La vie de la famille White gravite autour de l’église; il n’est donc pas surprenant qu’une grande partie de l’éducation musicale de Portia se passe dans ce milieu. C’est ainsi qu’elle commence à chanter dans la chorale de l’église dirigée par sa mère. Elle étudie en enseignement à l’Université Dalhousie, puis devient professeure dans les communautés noires de Nouvelle-Écosse, notamment à Lucasville et Africville. Ce travail l’aide à payer ses cours de musique. Durant les années 1930, elle suit les cours de chant de Bertha Cruikshanks au Conservatoire de musique d’Halifax. En 1939, elle reçoit une bourse qui lui permet d’étudier au même conservatoire avec le professeur italien Ernesto Vinci. C’est ce dernier qui l’aide à perfectionner sa voix de contralto.

Toronto et au-delà

Portia White est d’abord reconnue et acclamée en Nouvelle-Écosse, où elle se produit dans des festivals et des concerts-bénéfice ainsi qu’à l’émission radiophonique de son père, diffusée une fois par semaine. Elle gagne la coupe d’argent Helen Kennedy au festival de musique d’Halifax en 1935, 1937 et 1938. De nouvelles possibilités s’offrent à elle lorsque Edith Read, la directrice de Branksome Hall, une école privée pour filles de Toronto, l’entend chanter pour la première fois. Madame Read était alors en vacances en Nouvelle-Écosse, sa province natale. C’est grâce au soutien du Branksome Ladies Club que Portia White a pu chanter au Eaton Hall à Toronto, le 7 novembre 1941.

Le concert de Toronto est un tel succès que Portia se voit immédiatement offrir un contrat des Presses de l’Université Oxford pour une série de concerts et de tournées. Elle quitte alors son poste d’enseignante pour se consacrer à la musique. En 1942 et 1943, elle se produit dans plusieurs villes du Canada, ce qui accroît sa renommée au pays, et chante même devant le gouverneur général à l’occasion d’un concert privé. Elle donne son premier concert aux États-Unis au Town Hall de New York, en mars 1944; sa prestation est accueillie avec enthousiasme. Portia s’installe à New York pour se rapprocher de ses gérants et reçoit le soutien financier de la ville d’Halifax et du gouvernement de la Nouvelle-Écosse par l’intermédiaire du Nova Scotia Talent Trust. C’est la première fois que deux paliers de gouvernement s’unissent pour soutenir la carrière d’un artiste. Portia White signe un contrat avec Columbia Concerts Incorporated et entreprend une tournée au Canada, aux États-Unis, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Fin de carrière et héritage

La vie en tournée devenant de plus en plus frénétique, Portia White n’arrive plus à se reposer suffisamment entre les concerts et les déplacements. Elle éprouve des problèmes de voix de plus en plus fréquents, au point où certains critiques le lui reprochent. Dans de telles circonstances, auxquelles s’ajoutent des différends avec ses gérants, elle décide de ne plus se produire en public. Portia s’installe à Toronto, où elle suit des cours de chant au Conservatoire royal de musique auprès de la soprano Gina Cigna. Elle donne elle-même des cours de chant au Branksome Hall, ainsi que des cours particuliers. Elle offre quelques rares concerts durant les décennies 1950 et 1960. À l’occasion d’un de ces concerts, elle chante pour la reine Élisabeth le 6 octobre 1964, lors du passage de la souveraine au Centre des arts de la Confédération de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard). Moins de quatre ans plus tard, en février 1968, Portia White s’éteint à Toronto, des suites d’un cancer.

Célèbre pour sa polyvalence et son répertoire varié, Portia White était aussi à l’aise avec les chants religieux que les arias d’opéras italiens, les lieds allemands ou les mélodies françaises. De son vivant, elle n’enregistra aucune œuvre destinée au marché commercial. Cependant, Bibliothèque et Archives Canada a pu acquérir, auprès de la famille White, quelques enregistrements sonores de concerts offerts à Moncton (Nouveau-Brunswick) et à New York. Certains enregistrements commerciaux furent diffusés à titre posthume, dont l’album Think on me en 1968, deux chansons sous étiquette Analekta dans la série Great Voices of Canada (volume 5), ainsi que l’album First You Dream en 1999 (tous se trouvent dans la collection de BAC). Un documentaire intitulé Portia White: Think on Me fut réalisé par Sylvia Hamilton et diffusé en 1999.

L’héritage de Portia White perdure encore aujourd’hui grâce à un fonds créé et géré par le Nova Scotia Talent Trust : la bourse annuelle Portia White, offerte à une jeune personne démontrant un « potentiel vocal exceptionnel ». Le gouvernement du Canada inscrivit Portia White sur la liste des personnes d’importance historique nationale en 1995 et lui rendit hommage en 1999 par l’émission d’un timbre du millénaire à son effigie.

Timbre-poste en couleur montrant, au premier plan, une jeune femme en train de chanter, et à l’arrière-plan, le visage en gros plan de la même femme, les yeux clos. Une partition contenant des notes de musique et des paroles apparaît en surimpression sur la moitié inférieure du timbre.

Portia White : talent et persévérance [document philatélique], timbre-poste canadien de 46 cents, collection du millénaire (MIKAN 2266861)


Joseph Trivers est bibliothécaire aux acquisitions (musique) au sein de la Direction générale du patrimoine publié à Bibliothèque et Archives Canada.

Bibliothèque et Archives Canada souligne le 20e anniversaire de la Commission royale sur les peuples autochtones au moyen d’un nouveau projet de numérisation

Par Benjamin Ellis, conseiller stratégique à la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.

La Fédération des sciences humaines a rédigé le présent billet dans le cadre du forum national Partager la terre, partager un avenir.

Instituée en 1991, la Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA) a sillonné le pays afin de répertorier les enjeux et les défis auxquels sont confrontés les Autochtones canadiens et leurs communautés. En 1996, la CRPA remettait son rapport, composé à partir de milliers d’heures d’enregistrement de témoignages et de centaines de milliers de pages de documentation amassées au cours de son mandat de six ans. On y trouve une série de recommandations préconisant l’instauration de nouvelles relations entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada.

Par la suite, l’ensemble des archives de la CRPA fut transmis aux Archives nationales du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Ces archives constituent une riche collection de travaux scientifiques, de mémoires écrits, de transcriptions orales, de photographies, d’enregistrements audio et vidéo, et de copies de fichiers numériques sur disquettes. Ces documents pouvaient être consultés dans les bureaux de BAC à Ottawa ou en soumettant une demande de reproduction.

Vers la fin de 2015, les responsables du forum Partager la terre, partager un avenir, organisé pour souligner le 20e anniversaire de la CRPA en novembre 2016, ont demandé à BAC de créer une base de données numériques des documents de la Commission.

En conséquence, BAC a lancé une base de données interrogeable contenant une sélection de documents de la CRPA lors du forum commémoratif national. La base de données contient les transcriptions de plus de 175 jours d’audiences, près de 200 rapports de recherche, plus de 100 mémoires déposés par divers conseils tribaux, organisations et groupes d’intérêt, ainsi que les publications de la Commission et son rapport final.

Le personnel de BAC a sélectionné le contenu à verser dans la base de données au cours de la dernière année. Pour ce faire, il a passé au peigne fin les archives de la CRPA, choisi les documents à numériser et procédé à un examen de ces documents en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, afin de s’assurer qu’ils pouvaient être rendus publics. Plusieurs des documents conservés sur disquettes ont été récupérés à l’aide d’équipements et de logiciels des années 1990.

BAC souhaite que cette nouvelle base de données stimule l’intérêt du public envers le travail de la Commission, lequel demeure très pertinent aujourd’hui.

Voix du passé

Par Harriett Mathews

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède environ 30 millions de photos dans ses collections, et bon nombre d’entre elles portent sur les Autochtones. Le Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE) m’a donné la chance de contribuer au projet Un visage, un nom et de fouiller dans la base de données pour trouver des photos extraordinaires prises dans des communautés autochtones de partout au Canada.

Corriger le dossier historique

Si les photos sont tout simplement magnifiques, leurs descriptions laissent souvent à désirer. Les légendes de nombreuses images d’Autochtones comprennent des termes désuets ou offensants, ou au mieux restent vagues. Il est donc crucial de les mettre à jour à l’aide de la technologie moderne et de l’information recueillie dans les communautés où les photos ont été prises. La participation des Autochtones est essentielle, car ces documents racontent leurs histoires et décrivent leurs cultures, leurs familles. Ce sont leurs voix qui ont été tues et perdues. Étant moi-même Autochtone, j’étais ravie d’actualiser les documents pour faire connaître ma culture et donner une voix aux personnes photographiées.

L’image ci-dessous, montrant une femme inuite et son enfant souffrant de malnutrition, est un excellent exemple. La légende fournie est « Dirty Daisy et son bébé ». Cette femme ne s’appelle pas Daisy; il s’agit probablement d’un surnom attribué par un fonctionnaire. En l’affublant d’un sobriquet, l’auteur de la légende porte atteinte à la dignité de cette femme et la condamne à l’anonymat. Espérons que le projet Un visage, un nom permettra de découvrir un jour le nom de cette femme et du nourrisson. En attendant, la nouvelle légende dit désormais : « Femme inuite (Daisy) nourrissant son bébé, assise dans une tente à Chesterfield Inlet (Igluligaarjuk), au Nunavut ».

Photo noir et blanc d’une femme inuite amaigrie assise dans une petite tente avec son bébé, devant des provisions. La femme nourrit son bébé à l’aide d’un biberon rectangulaire.

Femme inuite (Daisy) nourrissant son bébé, assise dans une tente à Chesterfield Inlet (Igluligaarjuk), au Nunavut (MIKAN 3855414)

Améliorer l’accès, une photo à la fois

Depuis le début du projet, en 2002, plus de 2 000 photos ont été identifiées, et des milliers d’autres ont vu des termes inexacts ou offensants être retirés du titre et placés dans une note décrivant le contexte historique. L’identification de noms, de lieux, d’événements et d’objets culturels aide à faire connaître la culture et l’histoire autochtones à ceux qui font des recherches dans les archives.

Les histoires concernant des politiciens autochtones, comme le sénateur inuit Charlie Watt, du Québec, en sont un exemple. J’ai eu le plaisir de travailler avec l’album 38 du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, qui comprend plusieurs photos du jeune Charlie Watt avec ses parents, Daisy et Johnny. Les photos ont été prises pendant une fête à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), au Québec. Même en noir et blanc, elles montrent le dynamisme de la communauté inuite.

Photo d’une page verte sur laquelle sont collées trois photos noir et blanc (no 154, 156, et 157) ainsi que des légendes dactylographiées sur du papier blanc. La photo en haut à gauche montre une femme inuite vêtue d’une robe unie et d’un châle à carreaux, debout sur une galerie avec une petite fille dans une parka qui boit un verre de lait. La photo dans le coin supérieur droit montre deux femmes inuites vêtues de châles à carreaux et de bandeaux, assises devant des caisses de bois. Une d’entre elles tient un accordéon. Un bébé est assis à l’avant-plan, à gauche, et un petit garçon en tenue est debout à côté de la joueuse d’accordéon. La photo du bas représente une femme vêtue d’une veste et d’un bandeau, dansant avec un homme en habit; la femme à gauche tient la main d’un homme dont on ne voit que l’avant-bras. Trois femmes situées de part et d’autre d’une lampe à l’huile sont visibles à l’arrière-plan.

Page 53 de l’album sur laquelle on trouve trois photos : une femme et une fille inuites (Daisy Watt, possiblement avec Harriat Ruston); un groupe de femmes et d’enfants inuits – Daisy Watt joue de l’accordéon, Christina Gordon est à droite et Charlie Watt, fils de Daisy, est debout à gauche; S. J. Bailey et H. Lamberton dansant avec deux femmes inuites – Daisy Watt est à droite avec S. J. Bailey, la femme derrière elle s’appelle Susie, et Hannah (la sœur de Susie) est à gauche, tenant la main de H. Lamberton. La fête se déroule à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), au Québec. (MIKAN 4326945)

Photo noir et blanc de cinq femmes. Quatre sont assises, et une autre, à l’extrême droite, est debout avec un bébé enroulé dans un châle à carreaux. La femme au centre joue de l’accordéon, et la femme à sa gauche a un jeune garçon sur ses genoux. Des caisses de bois portant l’inscription « Marven’s Biscuits » sont empilées derrière elles, et une autre caisse dit « H.B.C. Wholesale Vancouver ».

Groupe de femmes et d’enfants faisant la fête à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), au Québec. Lizzie Suppa joue de l’accordéon. Daisy Watt et son fils Charlie sont à sa gauche. (MIKAN 3855585)

Photo d’une page verte sur laquelle sont collées trois photos noir et blanc (no 158 à 160) et des légendes sur du papier blanc. La photo en haut à gauche montre des femmes et des enfants assis devant des caisses de bois portant la mention « Marven’s Biscuits », et une autre, l’inscription « H.B.C. Wholesale Vancouver ». La photo en haut à droite montre deux couples dansant pendant qu’une femme joue de l’accordéon. Sur la photo du bas, un spermophile arctique (un écureuil vivant sur le sol) est debout dans un champ d’herbes avec un rocher à l’avant plan.

Page 54 de l’album portant trois photos : un groupe de femmes et d’enfants [Lizzie Suppa joue de l’accordéon, avec Daisy et Charlie Watt assis à sa gauche]; deux couples inuits dansant [Johnny et Daisy Watt sont à gauche tandis que Lizzie est au bout à droite, toujours avec son accordéon]; et un spermophile arctique (un écureuil vivant sur le sol). (MIKAN 4326946)

Redonner une voix aux Autochtones

Ces photos constituent des sources essentielles sur l’histoire du Canada puisqu’elles témoignent de la relation entre les Autochtones et le gouvernement canadien. Plus important encore, elles racontent la vie des personnes photographiées et diffusent leur culture. Pendant plusieurs décennies, les voix des Premières Nations, des Métis et des Inuits sont restées silencieuses dans ces documents. Un visage, un nom joue un rôle crucial en offrant une tribune aux Autochtones, leur permettant de se réapproprier leur histoire et leur identité. En tant que femme autochtone, je suis très heureuse d’avoir pu faire entendre ma voix dans ces documents. D’innombrables histoires restent à raconter, mais je suis convaincue que le partenariat entre BAC et les Autochtones nous permettra de les connaître un jour.


Harriett Mathews était une participante au PFETE qui a travaillé à la Division des expositions et du contenu en ligne à Bibliothèque et Archives Canada pendant l’été 2016.

Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington – octobre 2016

Nous sommes ravis d’annoncer que nous avons récemment acquis des publications de généalogie. Vous pouvez les consulter dans la Salle de généalogie et histoire familiale, au troisième étage de l’édifice de Bibliothèque et Archives Canada, au 395, rue Wellington.

Nous vous encourageons à vérifier la liste ci-dessous. Le lien au catalogue AMICUS comprend la cote vous permettant de trouver le livre dans les rayons.

Si vous en êtes à vos premiers pas en généalogie, nous vous invitons à consulter la rubrique Généalogie et histoire familiale de notre site Web.

Bonne exploration!

Index sur les églises, les cimetières et les journaux

Obituaries from the Christian guardian, 1891 to 1895, par Donald A. McKenzie (AMICUS 42197735)

Répertoire des naissances, des mariages et des décès de la paroisse de Saint-Ludger-de-Milot, 1934-1941, et de la paroisse de Saint-Augustin, 1924-1941, par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, Service d’archives et de généalogie, Comité de généalogie (AMICUS 43692197)

Baptêmes, mariages, annotations marginales et sépultures de Notre-Dame-du-Rosaire de Sherbrooke, 1942-1995, par la Société de généalogie des Cantons de l’Est inc. (AMICUS 42040268)

Baptêmes, mariages, sépultures et annotations marginales de Sainte-Jeanne-d’Arc de Sherbrooke, 1913-2012, par la Société de généalogie des Cantons de l’Est inc. (AMICUS 41994325)

Baptêmes, mariages, annotations marginales et sépultures de Christ-Roi de Sherbrooke, 1936-2012, par la Société de généalogie des Cantons de l’Est inc (AMICUS 41849903)

Baptêmes, mariages, annotations marginales et sépultures de Saint-Antoine-de-Padoue de Lennoxville, 1878-2010, par la Société de généalogie des Cantons de l’Est inc. (AMICUS 41849905)

Baptêmes, mariages, annotations marginales et sépultures de Saint-Joseph de Sherbrooke, 1946-2010, par la Société de généalogie des Cantons de l’Est inc. (AMICUS 42040250)

Baptêmes des paroisses Notre-Dame-de-Lourdes, 1928-1941 et Notre-Dame-Auxiliatrice, 1939-1941, par Michel Chrétien (AMICUS 41279336)

Cataraqui Cemetery burial registers: Kingston Township, Frontenac County, par la division de Kingston de l’Ontario Genealogical Society (AMICUS 41669821)

Outremont, naissances : archives civiles (greffe) 1921-1941, St-Germain 1929-1942, Ste-Madeleine 1908-1941, St-Raphaël 1930-1941, St-Viateur 1902-1941, par Cécile de Lamirande (AMICUS 43564793)

Militaire

American loyalists to New Brunswick: the ship passenger lists, par David Bell (AMICUS 43913838)

Dictionnaire prosopographique des militaires beaucerons incluant le Régiment de la Chaudière depuis 1914, par Sylvain Croteau (AMICUS 43027689)

Histoires de familles

Généalogie ascendante de Irénée Bergeron, 1838 (Sainte-Croix-de-Lotbinière) – 1923 (Saint-Paul-de-Chester), par Linda Bergeron Szefer (AMICUS 42856232)

Généalogie des familles-souches de Saint-Casimir, par G.-Robert Tessier (AMICUS 43150466)

Saint-Just-de-Bretenières : cent ans d’histoire, 1916-2016 : de la mémoire à la plume, par Louise Lefebvre (AMICUS 44279124)

Images de la Haggadah d’Altona maintenant sur Flickr

Datant de 1763, la Haggadah d’Altona, un manuscrit coloré, enluminé et écrit à la main sur papier, est l’un des trésors de la collection Jacob M. Lowy gardée à Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

La Haggadah, mot hébreu qui signifie « récit », est un important texte utilisé dans la tradition juive lors du Seder de la Pâque, un repas cérémonial se déroulant dans les maisons juives afin de commémorer l’exode des Israélites hors d’Égypte. Il s’agit d’une compilation de versets bibliques, de prières, d’hymnes et de littérature rabbinique.

La collection de BAC renferme également des incunables (des livres imprimés avant 1500), des bibles, d’anciens manuscrits hébraïques et environ 80 autres Haggadah.