Il y a 125 ans aujourd’hui : l’invention du basketball et la toute première partie de basketball à laquelle participent des Canadiens

Par Normand Laplante

Le 21 décembre 2016 marque le 125e anniversaire de l’invention du basketball  et du premier match jamais joué. À l’automne 1891, le Canadien James Naismith, inventeur de ce sport, étudie pour devenir moniteur d’éducation physique  à l’International YMCA Training Institute, situé à Springfield, au Massachusetts. On lui confie alors la tâche de trouver un sport récréatif d’intérieur pour une classe d’éducation physique composée d’hommes qui souhaitent devenir secrétaires exécutifs du YMCA. Ce groupe « d’incorrigibles » avait montré peu d’intérêt pour les exercices traditionnels  de gymnastique. Leurs réticences avaient conduit les deux moniteurs d’éducation physique précédents assignés au groupe à démissionner. M. Naismith tente tout d’abord de les faire jouer à des versions modifiées pour l’intérieur du football, du soccer et même du jeu canadien de crosse. Toutefois, ces initiatives échouent, principalement en raison des contraintes imposées par le petit gymnase. M. Naismith a ensuite l’idée d’un nouveau sport, fondé sur le jeu pour enfants « Duck on the rock » (canard sur une roche), où deux équipes s’affrontent en lançant un ballon dans le panier de l’équipe adverse pour marquer des points. Le 21 décembre 1891, M. Naismith présente au groupe ses 13 règles pour le nouveau jeu et il le sépare en deux équipes de neuf joueurs chacune. Même si le pointage final de la joute est seulement 1-0, le nouveau sport connaît un franc succès auprès des joueurs.

Une photographie en noir et blanc avec une liste de tous les joueurs sur celle-ci, liste qui comprend aussi les joueurs absents de la photo qui faisaient partie de la première équipe.

Membres de la première équipe de basketball au monde, Springfield, Massachusetts, 1891 (MIKAN 3652826)

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Images sur l’exploitation minière et les mineurs maintenant sur Flickr

L’exploitation minière est l’une des principales industries au Canada. Elle consiste à extraire et à traiter des minerais précieux. Le pays produit une grande diversité de minéraux, notamment l’or, l’argent, l’aluminium et bien plus. L’industrie minière et ses travailleurs jouent un rôle essentiel dans le développement industriel et social du Canada. Au fil du temps, cette industrie a connu divers progrès, une série de difficultés et même de l’opposition liée à ses effets sur l’environnement. Toutefois, le Canada demeure l’un des premiers pays en matière d’exploitation minière, un chef de file des finances, de l’expertise et de l’exploration concernant les mines.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de décembre 2016

À ce jour, 378 229 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • Dernière boîte numérisée : Boîte no 6355. Dernier nom : Morello.

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Images numérisées grâce au Programme pour les collectivités du patrimoine documentaire

Cet album comprend des exemples d’images qui ont été numérisées par des collectivités du patrimoine externes qui ont reçu du financement pour des projets de numérisation et d’accès.

Le Programme pour les collectivités du patrimoine documentaire (PCPD) établit une approche axée sur la collaboration avec les collectivités du patrimoine documentaire local pour que la mémoire continue du Canada soit documentée et rendue accessible aux générations actuelles et futures. Ce programme de contributions favorise l’épanouissement des collectivités des bibliothèques et des archives en développant leur capacité à préserver, rendre accessible et promouvoir le patrimoine documentaire local. Il leur donne aussi l’occasion d’évoluer, de rester viables et de conserver leur importance stratégique.

Le PCPD finance des activités de la collectivité canadienne du patrimoine documentaire visant à :

  • faire connaître et rendre plus facilement accessibles les institutions du patrimoine documentaires locales du Canada et leurs collections;
  • accroître la capacité à préserver le patrimoine documentaire du Canada de façon plus durable.

 

Quel est le poids de votre collection? – Deuxième partie

Par Lisa Hennessey

La construction du Centre de préservation de pellicule de nitrate de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a été parachevée en 2011. Le plan de l’édifice suit la Norme sur l’entreposage et la manipulation des pellicules de nitrate (NFPA 40; en anglais seulement) de l’Association américaine de protection contre les incendies. BAC a donc respecté certaines règles, dont celle qui limite à 305 mètres (1 000 pieds) la quantité de pellicule de nitrate pouvant être entreposée dans chaque compartiment ignifuge.

Les longueurs fixées par la norme font clairement référence aux pellicules cinématographiques, qui se mesurent facilement en mètres ou en pieds. Mais la longueur des documents est plus difficile à évaluer lorsqu’il s’agit d’entreposer 600 000 négatifs de divers formats rangés dans 1 600 contenants. Que représentent 305 mètres dans un contenant rempli de négatifs mesurant 4 po X 5 po? Pour contourner ce problème, BAC a plutôt décidé de s’attarder au poids. Selon les estimations, 305 mètres de pellicule cinématographique pèsent 4,5 kilos (10 livres) de nitrate. Voilà donc la limite qui a été fixée pour chaque compartiment.

La plupart des négatifs en nitrate de BAC se trouvent dans des enveloppes de papier (comprenant parfois plusieurs négatifs) rangées dans des boîtes de carton. Pour déterminer le poids des pellicules de nitrate conservées dans un contenant, il fallait d’abord peser un contenant vide. Le personnel de BAC a pesé un exemplaire de tous les types de contenants que l’on retrouve dans la collection, par exemple des enveloppes de tous les formats. Puis, une équipe a parcouru l’ensemble de la collection, pesant chaque contenant et estimant le nombre d’enveloppes de chaque taille qui s’y trouvait. Une fois ces données recueillies, il suffisait de soustraire le poids du contenant et des enveloppes de papier du poids total pour obtenir une estimation très précise de la quantité de nitrate rangée dans chaque contenant. Quand le poids d’un contenant dépassait la limite de 4,5 kilos, son contenu était réparti dans deux contenants.

Photo couleur d’une femme portant des gants de nitrile qui retire un négatif d’une enveloppe. La table devant elle est couverte d’enveloppes et de boîtes d’archives.

Pellicules de nitrate placées dans de nouveaux contenants.

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Comment citer les sources archivistiques

Citer un document d’archives dans un travail scolaire ou une publication représente souvent un défi. Un ensemble de références complet doit contenir tous les renseignements à propos de chacune des sources utilisées dans une recherche, afin de pouvoir localiser la source et l’examiner dans son contexte descriptif. Ce n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît quand il s’agit de documents d’archives.

Le guide de rédaction recommandé par votre professeur, votre directeur de publication ou votre éditeur constitue un bon point de départ. Plusieurs guides de rédaction offrent des conseils utiles sur la manière de citer un manuscrit ou un document d’archives. La plupart des questions qui nous sont posées à propos des styles de citation concernent les normes de l’American Psychological Association ou APA et du Chicago Manual of Style (sites en anglais seulement).

Si ces guides ne vous sont pas utiles, demandez conseil à un bibliothécaire de référence dans une bibliothèque universitaire ou consultez le site Web de cette bibliothèque; vous y trouverez probablement un guide de rédaction abrégé, comme il en existe sur la plupart des sites de bibliothèques universitaires. Les bibliothèques municipales possèdent aussi des guides de rédaction en format papier ou accessibles en ligne sur leur site Web; n’hésitez pas à consulter leur catalogue ou à vous informer auprès du personnel de référence.

Si vous avez d’autres questions concernant la citation de documents de la collection de BAC, nous vous invitons à consulter la page Web Comment citer les sources archivistiques, qui propose des exemples de notes de bas de page et de mentions de sources pour divers types de documents d’archives.

Il faut toujours garder à l’esprit que la référence a essentiellement pour but de laisser une trace qui guidera les futurs chercheurs vers la source utilisée dans la recherche. Si vous ne savez pas exactement quelles informations indiquer dans votre référence, rappelez-vous qu’il vaut mieux en mettre trop que pas assez. Il est beaucoup plus facile de trier parmi un grand nombre de renseignements que de combler les vides!

Quel est le poids de votre collection?

Par Lisa Hennessey

Ce n’est pas une question que les archives et les bibliothèques se posent souvent, mais Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a dû le faire en 2009, lorsque l’institution se préparait à déménager sa collection de pellicule de nitrate.

À première vue, la solution la plus simple était de placer chacune des boîtes sur une balance. Toutefois, BAC devait calculer le poids des pellicules de nitrate, mais pas celui des contenants, des enveloppes, des boîtes de film ou des albums. Comment déterminer le poids d’une collection sans la peser? Tout un défi!

La collection de pellicule de nitrate de BAC comprend 5 575 bobines de film, dont les plus anciennes datent de 1912, et près de 600 000 négatifs. Depuis le début des années 1970, elle était conservée à la base aérienne Rockcliffe d’Ottawa, en Ontario, dans un édifice construit durant les années 1940 pour entreposer les photos aériennes du ministère de la Défense nationale. À la fin des années 1990 germa l’idée de construire un nouvel édifice afin de remplacer l’ancien entrepôt vieillissant. La construction du Centre de préservation de pellicule de nitrate s’est terminée en 2011.

Photographie couleur de l’entrée d’un édifice gris, avec une rangée de fleurs jaunes à l’avant-plan.

Le Centre de préservation de pellicule de nitrate

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Un document d’intérêt : une lettre de 1818 à propos du traitement d’immigrants irlandais atteints de la fièvre typhoïde

par Martin Lanthier

Au début du 19e siècle, l’arrivée de navires transportant des immigrants parfois atteints de maladies soulève la crainte de voir s’étendre au Bas-Canada des épidémies. L’élite de la colonie prend conscience de la situation et y va d’initiatives pour gérer ce problème.

La correspondance du secrétaire civil du gouverneur du Bas-Canada (RG4-A1, MIKAN 105377) renferme des documents qui témoignent de ces préoccupations et aussi des situations auxquelles devaient faire face les médecins de l’époque. Un exemple parmi d’autres est une lettre du docteur William Hacket du 29 juillet 1818 dans laquelle il décrit son intervention pour guérir des colons irlandais atteints de la fièvre typhoïde.

Ils arrivent à Québec le 21 juillet à bord du Royal Edward. Plusieurs d’entre eux sont malades et, après quelques jours, on décide de les soigner. Puisqu’aucun hôpital n’existe pour accueillir un si grand nombre de personnes (119) et que les conditions à bord sont insalubres, on ordonne la mise en quarantaine et le traitement des malades sur l’île au Ruau [ou île aux Ruaux], près de Grosse-Île dans le fleuve Saint-Laurent. On confie la tâche au docteur Hacket, assisté de deux confrères : les docteurs Wright et Holmes.

Dans sa lettre, écrite six jours après l’arrivée des passagers sur l’île, il explique d’abord la difficulté qu’il a eue pour les convaincre de quitter le navire — certains affirmaient qu’on ne pourrait les en faire débarquer que par la force. Il s’étend ensuite sur le fait que sans l’aide des militaires, qui ont installé un camp, il n’aurait pu les accueillir et les traiter.

Première page d’une lettre manuscrite, à l’encre noire sur papier blanc.

Lettre du docteur William Hacket à A. W. Cochrane, secrétaire civil, Québec, 29 juillet 1818 (RG4-A1, volume 180 MIKAN 126122) e011181012.

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Transcription du rapport Coltman – Externalisation à Bibliothèque et Archives Canada

Par Beth Greenhorn

Au printemps de 2016, nous avons, à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), numérisé A General Statement and Report relative to the Disturbances in the Indian Territories of British North America [un énoncé général et un rapport qui porte sur les perturbations dans les terres autochtones de l’Amérique du Nord britannique], communément désigné comme le « rapport Coltman ». Cette numérisation avait pour but d’appuyer les activités commémoratives liées au 200e anniversaire de la bataille de la Grenouillère organisées par la Fédération des Métis du Manitoba, en juin 2016.

Moitié supérieure de la première page du rapport de William Batchelor Coltman concernant la bataille de la Grenouillère. Pâlis, les mots ont été rédigés à la main à l’encre noire sur du papier de couleur crème. L’écriture commence à gauche de la feuille, avant la ligne rouge verticale délimitant la marge, et elle se poursuit à droite de celle-ci.

Instantané d’écran de la première page du rapport Coltman, 1818 (MIKAN 114974)

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Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada : 5 ans déjà!

Photo noir et blanc d’un énorme gâteau avec une jeune femme debout à sa gauche. De l’autre côté, une affiche montre la liste des ingrédients.

Femme debout près d’un gâteau de 4 000 livres confectionné pour une publicité du grand magasin Freimans (MIKAN 3615467)

Il y a cinq ans jour pour jour, nous avons diffusé notre premier blogue intitulé « Les histoires publiées des unités : découvrez les activités de personnes ou d’unités militaires durant la guerre ». Plus de 650 blogues se sont ajoutés depuis.

On oublie facilement, même les principaux jalons qui ont marqué l’évolution d’un projet. Il faut parfois s’arrêter et prendre du recul pour se rendre compte des progrès accomplis.

À l’occasion de notre cinquième anniversaire, nous tenons à remercier sincèrement tous ceux et celles qui ont contribué à notre succès.

Quelles sont les étapes de la publication d’un article?

La publication d’un article résulte d’une étroite collaboration entre plusieurs équipes de l’organisation. Le blogue est d’abord rédigé par un spécialiste de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), sur une base entièrement volontaire. Ensuite, il est relu et mis en forme avant d’être transmis à la Direction générale des communications pour la révision et la traduction. Enfin, les deux versions définitives, en français et en anglais, sont téléversées simultanément dans WordPress.

Le blogue vise à mettre en valeur notre collection et nos services. Nous possédons un très grand nombre d’images et de documents exceptionnels, mais le droit d’auteur limite parfois leur diffusion. Même si les articles sont vérifiés et revérifiés avant leur publication, il arrive qu’une erreur se glisse ou qu’un lien se brise; nous sommes reconnaissants aux lecteurs de nous en aviser.

Affiche en couleur montrant un pilote qui parle à un mécanicien dans un hangar d’avion. Des avions en vol et un drapeau britannique apparaissent à travers la fenêtre. Le mot « Collaboration » est écrit dans le haut de l’affiche, et l’expression « Merci Mon Vieux! », dans le bas.

Affiche intitulée « Collaboration : Merci Mon Vieux! » publiée dans le cadre d’une campagne de sensibilisation à l’effort de guerre du Canada. (MIKAN 2846765)

À propos de quoi écrivons-nous?

En cinq ans, nous avons traité de nombreux sujets, notamment la recherche dans nos collections, la généalogie et l’histoire familiale, les livres rares, l’immigration et le patrimoine militaire. Les catégories les plus populaires sont la généalogie dans la version française du blogue, et le patrimoine militaire dans la version anglaise. L’article le plus populaire en français est Recherche d’actes de naissance, de mariage et de décès, et en anglais, The 1940 National Registration File (version française). Nous continuerons à promouvoir notre collection à l’aide de projets spéciaux au cours de la prochaine année. Nous publierons une série de blogues découlant d’un partenariat avec les Archives nationales du Royaume-Uni, une série concernant les 150 ans du Canada, et bien d’autres encore. Suivez-nous pour ne rien manquer!

Bien entendu, le blogue n’existerait pas sans vous. Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs! Nous sommes très heureux de transmettre nos connaissances pour vous faire découvrir le patrimoine canadien.

Que diriez-vous d’un morceau de ce gâteau?