A. P. Low et les multiples expressions de l’amour dans la culture inuite

À la gauche de l’image, Tatânga Mânî (le chef Walking Buffalo, aussi appelé George McLean) est à cheval dans une tenue cérémonielle traditionnelle. Au centre, Iggi et une fillette font un kunik, une salutation traditionnelle dans la culture inuite. À droite, le guide métis Maxime Marion se tient debout, un fusil à la main. À l’arrière-plan, on aperçoit une carte du Haut et du Bas-Canada et du texte provenant de la collection de la colonie de la Rivière-rouge.Par Heather Campbell

Albert Peter Low est géologue et explorateur. Ses expéditions au Québec et au Labrador, de 1893 à 1895, contribuent à tracer les frontières de ces territoires. Low cartographie l’intérieur du Labrador et y découvre d’importants gisements de fer menant à l’exploitation de la mine située près de l’actuelle ville de Labrador City. Sa carte du Labrador influence les expéditions suivantes, notamment celle de Mina Hubbard en 1905.

Portrait noir et blanc d’un homme debout dans un studio de photographie.

Portrait d’Albert Peter Low par William Topley, 1897. (a214276)

Low dirige deux expéditions en 1903 et 1904, longeant la côte ouest de la baie d’Hudson à bord du vapeur Neptune. Il prend officiellement possession de l’île Southampton, de l’île d’Ellesmere et d’autres îles environnantes au nom du Canada. Il décrira ses voyages dans Cruise of the Neptune, un rapport sur l’expédition du gouvernement du Dominion effectuée en 1903-1904 dans la baie d’Hudson et les îles de l’Arctique. Ses travaux de recherche contiennent des renseignements inestimables sur la culture inuite au Québec, au Nunavut et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Le fonds Albert Peter Low comprend des photographies, des proclamations, deux journaux rédigés lors d’un voyage de prospection sur la côte est de la baie d’Hudson (aujourd’hui le territoire inuit du Nunavik, au Québec), et un carnet de notes tenu de 1901 à 1907. Ce carnet contient 40 pages dressant la liste des nombreux temps et terminaisons correspondantes du verbe aimer en inuktitut.

Dans la photo ci-dessous, nous voyons une page du carnet commençant par des accords simples du verbe aimer. Low conjugue ensuite, de façon moins détaillée, le verbe enseigner. À la fin, il énumère d’autres verbes transitifs, des verbes passifs et des adverbes, dont plusieurs sont liés au christianisme.

Une page manuscrite d’un carnet notant les conjugaisons en inuktitut du verbe aimer.

Page du carnet de notes tenu par Low durant ses expéditions le long des côtes de la baie d’Hudson. (e011304604)

En 1886, Low épouse Isabella Cunningham; ils auront trois enfants. Malheureusement, leur fils aîné décède à un très jeune âge, en 1898, et son frère meurt à 19 ans, victime de l’épidémie de grippe espagnole. Seule leur fille Estelle, née en 1901, atteint l’âge adulte; elle prendra soin de son père malade jusqu’à son décès en 1942.

En 1943, Estelle offre la collection de Low aux Archives publiques du Canada. Celle-ci est ensuite transférée au Musée de l’Homme (qui deviendra le Musée canadien de l’histoire) en 1962. Elle comprend des œuvres d’art inuit, principalement des sculptures en ivoire représentant des scènes de chasse. La majorité d’entre elles sont des miniatures en ivoire réalisées par Harry Teseuke, chef des Aivilingmiuts et ami du capitaine Comer.

Le bateau de Comer, l’Era, a passé l’hiver à Fullerton Harbour (près de Chesterfield Inlet, au Nunavut actuel) en 1903-1904. Low a sans doute consulté Teseuke, qui a possiblement recruté d’autres personnes pour l’aider dans ses recherches.

Bien que le journal de Low soit une étude approfondie de la structure des phrases et de la grammaire inuktitutes, il éclaire aussi certaines facettes de la culture inuite. Remarquons que les participes passés ne s’accordent pas en genre, et que les pronoms personnels ne sont ni masculins ni féminins. Cette particularité découle du mode d’attribution des noms aux enfants : chez les Inuits, les noms traditionnels sont unisexes.

Cette coutume est reliée à une autre, un peu complexe, qui consiste à établir une relation spéciale entre homonymes (sauniq). Par exemple, si un garçon reçoit le nom d’une mère décédée, les enfants de celle-ci appelleront le garçon ma mère ou ma petite mère, reconnaissant ainsi cette relation. Cela permet de tisser des liens entre des personnes qui ne sont pas apparentées, une belle façon de renforcer le sentiment d’appartenance et les relations au sein d’une communauté. Les Inuits croient que certains traits de caractère propres à une personne décédée peuvent se transmettre à son homonyme. Bien entendu, tous ces concepts se ramènent à l’amour.

Photographie noir et blanc d’un bateau entouré de neige et de glace, avec des gens construisant un abri de neige à proximité.

L’expédition du Neptune dans ses quartiers d’hiver à Cape Fullerton, baie d’Hudson, Territoires du Nord-Ouest. (a053569)

Je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ce mot exerçait une telle fascination sur Albert Peter Low. Avec ses intérêts variés, dont la géologie, la botanique, la photographie et le hockey, il apparaît comme un homme cultivé, un esprit curieux. Est-ce uniquement la curiosité qui motive sa soif de connaître la nature de l’amour inuit?

Même s’il étudie beaucoup les mots inuktituts associés au christianisme, il sait que les Inuits pratiquent la polygamie. Dans son rapport, Cruise of the Neptune, Low défend cette coutume, faisant valoir que les missionnaires font fausse route en essayant de l’abolir. Tout ceci donne l’idée d’un homme libéral, allié des Inuits. Aucune correspondance ni aucun écrit personnel de Low n’a survécu; par conséquent, nous ne saurons jamais ce qui lui a inspiré cette fascination pour la culture inuite et ses multiples expressions de l’amour.

Photo noir et blanc d’une femme cousant des bottes en peau, alors qu’une enfant joue avec ses tresses.

Rosie Iggi, aussi appelée Niakrok (à gauche), et Kablu (à droite). Kablu coud des kamiks (bottes) pendant que Niakrok joue avec ses tresses. Photographie de Richard Harrington, 1950. (a147246)

Ce blogue fait partie d’une série portant sur les Initiatives du patrimoine documentaire autochtone. Apprenez-en plus sur la façon dont Bibliothèque et Archives Canada (BAC) améliore l’accès aux collections en lien avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Voyez aussi comment BAC appuie les communautés en matière de préservation d’enregistrements de langue autochtone.


Heather Campbell est chercheuse pour le projet Nous sommes là : Voici nos histoires à Bibliothèque et Archives Canada.

Publications officielles antérieures à la Confédération : Journaux de la province du Canada (1841-1866)

Par Sandra Bell

L’année 2017 marquait le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Alors que le pays célébrait cet événement, des images des Pères de la Confédération, de la Constitution et de sir John A. Macdonald, le tout premier des premiers ministres du Canada, dominaient la conscience collective. Si l’on remonte plus loin dans le temps, on trouve ce qui a mené au 1er juillet 1867 : la Rébellion de 1837-–1838 et le rapport de John George Lambton, comte de Durham (Durham Report, Report on the Affairs of British North America), qui recommandait l’union des deux Canada.

Explorer la période précédant la Confédération requiert souvent un examen rétrospectif des formes de gouvernement qui existaient avant cette date. L’Acte d’union de 1840 a entraîné la fusion du Haut et du Bas-Canada pour créer une seule province, la Province unie du Canada, qui a duré de 1841 à 1867 et qui a pris fin avec l’Acte de l’Amérique du Nord britannique créant la Confédération. Les entités politiques antérieures à 1841, soit le Haut-Canada et le Bas-Canada, sont alors devenues les provinces de l’Ontario et du Québec respectivement.

La province du Canada – 1841

La création de la province du Canada s’est accompagnée de certains changements. L’Assemblée législative de la province du Canada a remplacé les chambres d’assemblée du Haut et du Bas-Canada et le Conseil législatif de la province du Canada (1841-1866) a remplacé les conseils législatifs du Haut et du Bas-Canada. Deux nouvelles chambres ont ainsi été créées : l’Assemblée législative et le Conseil législatif de la province du Canada.

L’Assemblée élue tout comme le Conseil de la nouvelle province du Canada, dont les membres étaient nommés, produisaient des documents : débats, documents de la session, journaux, votes et procédures. Ce sont tous des outils de recherche importants, mais ce blogue ne porte que sur les journaux de ces deux chambres.

En quoi consistent les journaux des chambres?

  • Ce sont les comptes rendus officiels des décisions et des transactions de l’Assemblée législative.
  • Ils rendent compte des événements quotidiens de l’Assemblée législative (compte rendu d’une réunion).
  • Alors que les débats sont transcrits textuellement, les journaux sont un résumé chronologique et ils comprennent ce qui suit :
    • Discours
    • Titre des projets de loi et renseignements sur la sanction
    • Proclamations, ce qui comprend la convocation et la dissolution du ParlementMessages du gouverneur
    • Pétitions présentées à l’Assemblée
    • Discours du Trône
    • Allocutions en réponse au discours du Trône
    • Nom des membres
    • Information sur les comités
    • Les journaux sont publiés à la fin de chaque session; ils comprennent un index et des appendices. La numérotation des pages est continue à l’intérieur d’une même session.

Les rapports qui sont déposés à l’Assemblée législative sont appelés « appendices », et plus tard « documents de la session ». Ils sont présentés en ordre alphabétique et portent sur divers sujets, allant du transport à l’immigration en passant par les peuples autochtones. Les appendices ont été publiés séparément jusqu’en 1859, après quoi ils ont été inclus dans les documents de la session.

Page dactylographiée portant le titre suivant : Appendix to the Second Volume, Session 1842. Suit une liste de titres apparaissant dans l’appendice, par ordre alphabétique.

Appendice aux journaux de l’Assemblée législative, 1842. Source : Héritage.

 

Page imprimée montrant la liste de tous les appendices pour l’année 1842, par exemple Welland Canal, Annual report of the Directors for 1841.

Liste des appendices (Liste de l’appendice), 1842. Source : Héritage.

Si la date d’un événement est connue, le contenu cherché peut être repéré grâce aux journaux de la session correspondante de l’Assemblée législative. Si la date est inconnue, l’accès au contenu des journaux se fait au moyen de l’ouvrage en deux volumes General Index to the Journals of the Legislative Assembly of Canada. Cet index répertorie les sujets, l’année de la session et les numéros de page correspondant au sujet dans le corps du journal.

Page couverture dactylographiée se lisant ainsi : General index to the Journals of the Legislative Assembly of Canada: in the 4th, 5th, 6th, 7th and 8th Parliaments, 1852–1866.

Page couverture du General Index to the Journals of the Legislative Assembly of Canada: in the 4th, 5th, 6th, 7th and 8th Parliaments, 1852–1866 par Alfred Todd. Source : Héritage.

Page dactylographiée d’un index présenté en ordre alphabétique.

General index to the Journals of the Legislative Assembly of Canada: in the 4th, 5th, 6th, 7th and 8th Parliaments, 1852–1866 par Alfred Todd, page 209. Source : Héritage.

Il est possible de consulter les appendices et les documents des sessions en utilisant l’ouvrage de Damphouse : The Legislative Assembly of the Province of Canada: An Index (…).

Conseil législatif (Chambre haute)

Les journaux du Conseil législatif ont la même structure que ceux de l’Assemblée législative. Les journaux des sessions comprennent des index et des appendices. L’index cumulatif regroupe les index des différentes sessions.

Les rapports et les appendices du Conseil ont été publiés séparément en tant que documents de la session jusqu’en 1866, puis remplacés par les Documents de la session du Parlement du Canada.

Page couverture de Journals of the Legislative Council of the Province of Canada.

Page couverture de Journals of the Legislative Council of the Province of Canada. First session of the first provincial Parliament, 1841. Source : Héritage.

Les journaux et appendices de l’Assemblée législative et du Conseil législatif sont disponibles en français et en anglais.

De nombreuses publications de la province du Canada sont disponibles en ligne dans des sources comme Héritage. Ces documents existent aussi en formats substituts, tels que microfilms et microfiches, et on peut les trouver grâce au catalogue en ligne AMICUS.

Autres sources

Les publications suivantes fournissent des renseignements additionnels sur la province du Canada, ses journaux, ses appendices, ses documents de session et son organisation.

     Bishop, Olga B., 1911-, Publications of the government of the Province of Canada, 1841–1867, Ottawa, Bibliothèque nationale du Canada, 1963. AMICUS 1738026

Cette bibliographie comprend une liste des ministères et de leurs publications. Elle complète les appendices et les documents des sessions.

     Hardisty, Pamela, Publications of the Canadian Parliament: A Detailed Guide to the Dual-Media Edition of Canadian Parliamentary Proceedings and Sessional Papers, 1841–1970, Washington, D.C., United States Historical Documents Institute, 1974. AMICUS 67351

Cet ouvrage comprend une analyse des publications parlementaires ainsi que des listes utiles des législatures et des sessions, des journaux et des appendices (par date de session) de l’Assemblée législative et du Conseil législatif pour la période de 1841 à 1866.

Si vous avez besoin d’aide pour repérer ou utiliser les documents énumérés dans ce blogue, veuillez communiquer avec les Services de référence de BAC.


Sandra Bell est bibliothécaire de référence à la Division des services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Les journaux locaux au cœur de la vie canadienne

Par Annie Wolfe

La collection de journaux de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) regorge de petites et grandes histoires! Ces histoires vraies forment la trame du Canada, de la politique à l’économie en passant par les arts et les sports, sans oublier les fameuses notices nécrologiques qui constituent une mine d’or pour les généalogistes.

Les journaux locaux en particulier sont la voix des régions, des villes, des villages, des quartiers. L’information qu’ils livrent est d’autant plus importante qu’elle provient directement de ceux et celles qui bâtissent les collectivités du Canada. Les journaux locaux offrent une fenêtre sur les débats et les événements qui affectent directement la vie des citoyens. Grâce aux journaux locaux, les collectivités acquièrent une autorité sur les nouvelles qui les touchent de près. C’est ainsi qu’ils deviennent une source incroyable de faits historiques.

Voici deux exemples de journaux locaux qui renferment de précieuses informations pour tout chercheur ou curieux.

Fort McMurray Today

Le journal Fort McMurray Today, fondé en 1974, couvre l’information pour les collectivités de Fort McMurray et de Wood Buffalo, en Alberta. Au printemps 2016, des feux de forêt font rage et forcent l’évacuation de la région. Les ravages sont considérables, et les conséquences sur l’économie canadienne, telles que la réduction de la production de pétrole, sont désastreuses.

En 2016, le Fort McMurray Today a gagné le prix Nouvelle de dernière heure, partagé avec l’Edmonton Journal et l’Edmonton Sun, pour leur couverture des feux de forêt. (Source : – http://nna-ccj.ca/fr/archives-prix/liste-des-gagnants-depuis-1949/#2)

Les microfilms de journaux couvrant les années 2015 à 2017 ont été acquis pour la collection nationale afin de documenter l’histoire de la collectivité avant, pendant et après la tragédie des feux de forêt.

L’Écho de Frontenac

L’hebdomadaire L’Écho de Frontenac, fondé en 1929, couvre la région de Lac-Mégantic, au Québec. À l’été 2013, un accident ferroviaire provoque une explosion et un incendie qui détruit une partie de la ville. Les conséquences économiques, environnementales et surtout humaines de cette tragédie sont nombreuses pour la collectivité, qui prendra plusieurs années à s’en relever. Encore aujourd’hui, en 2018, les instances judiciaires cherchent toujours à comprendre ce qui s’est réellement passé.

Mentionnons que la bibliothèque publique de la ville a été reconstruite à la suite de l’incendie et rebaptisée Nelly Arcan, du nom de l’auteure célèbre originaire de Lac-Mégantic.

Les microfilms de journaux couvrant les années 2012 à 2016 ont été acquis pour la collection nationale afin de documenter les événements liés à la tragédie, mais surtout pour témoigner de la forte résilience de cette collectivité.

Les journaux locaux, en étant au cœur de la vie canadienne, sont une source extraordinaire d’information sur ce qui se passe vraiment dans les collectivités d’un bout à l’autre du Canada. Ils témoignent et attestent d’événements tant tragiques qu’heureux. L’histoire du Canada s’écrit dans les journaux.

Les deux titres mentionnés dans cet article, Fort McMurray Today et L’Écho de Frontenac, ne sont que quelques exemples parmi d’autres d’acquisitions de microfilms de journaux pour la collection nationale. Ces microfilms sont sujets au prêt entre bibliothèques. Pour plus d’information, veuillez consulter la page Prêts à d’autres institutions de BAC ou consultez votre bibliothèque publique.

Photo noir et blanc d’une grande église dans un petit village. On peut voir des voies de chemin de fer dans l’avant plan.

L’église à Lac-Mégantic avant l’accident ferroviaire qui a causé une explosion majeure au centre du village en 2013. Photo datée 1925 (MIKAN 3323453)


Annie Wolfe est bibliothécaire aux acquisitions au sein de la Direction générale du patrimoine publié à Bibliothèque et Archives Canada.

For Better or For Worse : la collection des bandes dessinées iconiques de Lynn Johnston de Bibliothèque et Archives Canada

Lynn Johnston est connue pour la création et l’illustration de la bande dessinée publiée For Better or For Worse (« pour le meilleur et pour le pire ») parue dans plus de 2 000 journaux dans 160 pays. Inspirée par sa propre expérience familiale, Lynn Johnston offre dans cette bande dessinée des interprétations humoristiques, touchantes et réfléchies de la vie de la famille fictive des Patterson : John et Elly, leurs enfants Michael, Elizabeth et April et leur chien adoré, Farley, alors qu’ils traversent les défis et les joies de la vie.

Cet été, la Galerie d’art de Sudbury présentera une exposition itinérante des œuvres de Johnston intitulée For Better or For Worse: The Comic Art of Lynn Johnston (« pour le pire et pour le meilleur : les bandes dessinées de Lynn Johnston »). Cette exposition célébrera le 30e anniversaire de la bande dessinée en explorant la vie de l’artiste, son procédé créatif et les réactions des lecteurs à travers les années. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) prêtera plus de 50 panneaux de bandes dessinées originales dessinées par Johnston de sa collection pour l’exposition.

Des premières bandes dessinées de Johnston en 1979 à certaines de ses œuvres plus récentes de 1995, la sélection de bandes dessinées de BAC couvre un éventail de sujets réels et humoristiques dont la plupart traitent des expériences d’Elly Patterson en tant que femme au foyer.

La collection Lynn Johnston à BAC contient d’autres objets qui font preuve de la popularité de la bande dessinée de Johnston. Elle comprend une collection de poupées à l’effigie d’April Patterson, la cadette de la famille Patterson. BAC possède aussi des objets souvenir de la Fondation Farley, un organisme dédié à offrir une aide financière aux gens qui ont besoin d’aide pour prendre soin de leurs animaux domestiques. L’organisme porte son nom en l’honneur de Farley Patterson, le berger anglais bien-aimé de la famille Patterson, qui décède dans la bande dessinée.

Finalement, la collection comprend une grande quantité de lettres d’admirateurs rédigées par les lecteurs de Johnston. Les plus notables sont les deux sous-séries de la collection qui portent sur deux événements majeurs qui ont eu lieu dans la bande dessinée. Par exemple, suite à sa décision d’incorporer un personnage ouvertement homosexuel dans la bande dessinée, Johnston a reçu une énorme quantité de réponses de lecteurs à travers l’Amérique du Nord. De façon similaire, le décès de la mère d’Elly Patterson a suscité des réactions de nombreux lecteurs qui ont envoyé des témoignages de sympathie à Johnston alors qu’ils vivaient eux-mêmes le deuil d’un être cher.

Ne manquez pas l’exposition à la Galerie d’art de Sudbury du 11 juillet au 1er novembre 2015 pour en apprendre davantage sur le travail et le procédé créatif de Lynn Johnston!

Lancement du site Collection de journaux

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de son site Web Collection de journaux. Ce site fournit un aperçu de la collection de journaux de BAC, incluant une liste de journaux disponibles sur microfilm, un index de journaux canadiens dans notre collection et un échantillon de ressources de nouvelles canadiennes en ligne provenant de sites externes.

Les points saillants de cette nouvelle version consistent en des liens vers d’autres sites qui offrent gratuitement des copies numérisées de journaux; des liens directs vers les descriptions dans le catalogue AMICUS; ainsi que d’autres améliorations visant à rendre le site plus facile à naviguer.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er juillet 2014 et le 30 septembre 2014

  • Un usage demande si BAC a l’intention de numériser des journaux historiques canadiens et de les rendre accessibles en ligne. Il donne l’exemple du site « Chronicling America » de la Library of Congress qu’il trouve fantastique. Il suggère aussi de lire l’article disponible à http://activehistory.ca/2014/02/historical-newspaper-digitization-problem/ (Anglais seulement).

Comment récupérer un journal canadien lors d’une visite sur place dans les locaux de BAC au 395 rue Wellington à Ottawa

Grâce à notre article intitulé « Comment trouver un journal canadien sur microfilm », vous connaissez peut-être maintenant la façon d’avoir accès facilement à notre Liste géographique et la façon de lire une entrée de journal. Mais de quelle façon pouvez-vous avoir accès à ces journaux lorsque vous êtes sur place, dans nos locaux du 395 rue Wellington à Ottawa?

Vous pouvez avoir accès à certains de nos journaux sur microfilm à la disposition des utilisateurs dans la section libre-service, au troisième étage, mais vous devez faire une demande pour la plupart d’entre eux par l’entremise d’AMICUS, notre catalogue des bibliothèques. Lorsque vous avez trouvé votre numéro AMICUS, vous pouvez faire une demande de récupération de document dans AMICUS en suivant les étapes indiquées ci-dessous :

Pour avoir accès au catalogue AMICUS, rendez-vous à l’un de nos postes de travail informatisés et ouvrez le navigateur Internet. Vous pouvez avoir accès au catalogue en sélectionnant le lien « Catalogue des bibliothèques – Catalogue public en ligne AMICUS » dans la page d’accueil du poste de travail.

Utilisez le numéro AMICUS pour obtenir le document que vous cherchez en sélectionnant l’option « Numéro AMICUS » dans le menu déroulant.

Rappelez-vous :
Les documents d’AMICUS n’ont pas tous été mis à jour pour indiquer toutes les dates des journaux disponibles. Si la date que vous cherchez n’est pas affichée dans le dossier d’AMICUS, ne vous inquiétez pas! Vous pouvez faire confiance aux dates indiquées dans la Liste géographique même si vous ne les voyez pas dans le dossier d’AMICUS.

Lorsque vous avez trouvé le document que vous cherchez dans la période que vous avez indiquée, appuyez sur le bouton « Récupérer ». Entrez la date dans le premier espace fourni et n’oubliez pas d’entrer le numéro du code à barres de votre carte d’utilisateur.

Il vous faudra compter deux ou trois heures pour le traitement de votre demande de récupération de document. Vous pouvez ensuite récupérer vos bobines de microfilms dans la salle de consultation du troisième étage. Assurez-vous de les chercher sous la première lettre de votre nom de famille. Vous trouverez des microlecteurs dans cette même salle. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon d’utiliser ces microlecteurs, consultez notre article intitulé « Conseils sur l’utilisation des microlecteurs ».

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Les journaux intimes de la reine Victoria sont désormais accessibles au 395, rue Wellington à Ottawa.

À l’âge de treize ans, la reine Victoria est devenue une chroniqueuse prolifique quand sa mère lui donna un journal pour y relater un prochain voyage au Pays de Galles. Sa dernière inscription fut écrite plus de six décennies plus tard, le 13 janvier 1901, seulement neuf jours avant son décès.

Cette année, en l’honneur de l’anniversaire de naissance de la reine Victoria (le 24 mai 1819) et du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, les 141 volumes du journal intime de la reine Victoria (comportant 43 765 pages) ont été numérisés et sont accessibles grâce à un abonnement de courtoisie obtenu par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) auprès du service interne de la maison royale et avec l’aide de ProQuest.

On peut lire sur le site Web du projet « qu’en plus de fournir des détails sur la vie quotidienne et familiale, les journaux portent un regard sur les affaires de l’État, décrivent des  rencontres avec des hommes d’État et d’autres personnalités éminentes, et ils commentent la littérature de l’époque. Ils sont une source première
précieuse pour les spécialistes de l’histoire sociale et politique britannique du XIXe siècle ainsi que pour les chercheurs qui s’intéressent aux questions de genre et aux écrits autobiographiques. » 
[Traduction libre]

Non seulement les journaux intimes ont-ils été numérisés, mais ils ont été transcrits (et continueront de l’être) pour permettre la recherche à l’aide de  mots-clés. En fait, la reine, en tant que chef d’État du Canada, ne nous a pas oubliés. Présentement, une recherche à l’aide du mot-clé « canad* » (sans  les guillemets) donne quelque 150 résultats remontant jusqu’en 1839!

À mesure que se poursuit le projet et que d’autres années sont transcrites, cette ressource prend de plus en plus d’importance.

Pour avoir accès aux journaux, utilisez n’importe lequel des postes de travail publics situés au 395, rue Wellington à Ottawa ou notre connexion Wi-Fi et rendez vous sur le site Web Queen Victoria’s Journals [http://www.queenvictoriasjournals.org/%5D. Vous pouvez naviguer dans les journaux par date ou chercher par mots-clés. Veuillez noter que ce site Web est disponible uniquement en anglais.

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!