Le régiment de Carignan-Salières

La colonie de la Nouvelle-France était dans une situation précaire lorsque Louis XIV, roi de France, accéda au trône en 1661. Le peuplement et la sécurité de la colonie devinrent pour ce dernier une priorité. Ainsi, afin d’accroître la population, le premier contingent des Filles du roi y fut envoyé en 1663. Deux années plus tard, en 1665, le régiment de Carignan-Salières débarqua en Nouvelle-France afin d’assurer la sécurité de la colonie, plus particulièrement pour contrer la menace iroquoise.

Une esquisse réalisée à la plume et aquarelle montrant un officier du régiment de Carignan-Salières de profil. Il tient une lance dans sa main droite et porte une épée dans son fourreau à la hanche gauche.

Officier du régiment de Carignan-Salières, 1666 (c010368k)

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Lucille Teasdale et Piero Corti : de grands rêves pour un petit hôpital

La chirurgienne canadienne Lucille Teasdale rencontre le médecin italien Piero Corti à l’Hôpital Sainte Justine à Montréal en 1955 alors qu’elle fait son internat. Les deux médecins rêvent de fournir une aide médicale aux gens dans les pays en développement et Piero est immédiatement attiré par le dévouement de Lucille envers sa profession. Après avoir pris momentanément des chemins différents, Piero et Lucille sont réunis de nouveau à Marseille, en France. C’est à cette époque que Piero confie à Lucille son rêve de développer une petite clinique en Ouganda pour en faire un hôpital de calibre mondial et réussit à la convaincre de se joindre à lui. Le couple se marie à Gulu, en Ouganda, en 1961 et tous deux travaillent ensemble au St. Mary’s-Hospital Lacor pendant 35 ans. Durant ces années, le petit hôpital, qui offrait des soins en clinique externe et ne comptait que 40 lits, devient un établissement de 450 lits traitant 150 000 patients par année avant que Lucille soit emportée en 1996 par le SIDA, qu’elle a contracté en opérant un de ses patients.

Une photographie en couleur montrant quatre personnes à l’extérieur. Trois d’entre elles portent une tenue ougandaise traditionnelle alors que la quatrième est vêtue à l’occidentale.

Lucille est accueillie par des gens de la région à son arrivée à Gulu, en Ouganda (MIKAN 4843369)

Une photographie en couleur montrant un groupe d’infirmières entourant deux personnes qui s’apprêtent à couper un gâteau de mariage.

Le mariage de Lucille et de Piero en décembre 1961 (MIKAN 4843367)

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Introduction au gouvernement ouvert

Beaucoup de personnes ont entendu parler du gouvernement ouvert pour la première fois dans les années 1980, grâce à la série Yes Minister de la BBC. La première idée du nouveau ministre Jim Hacker est d’établir une politique d’ouverture pour créer des liens entre les citoyens et leurs nouveaux élus.

Un fonctionnaire de longue date, sir Humphrey Appleby, est consterné : pour lui, « gouvernement ouvert » est un oxymore, c’est‑à‑dire que l’ouverture et la gouvernance ne peuvent aller de pair.

Cette opinion de sir Humphrey est maintenant désuète aux yeux de nombreux citoyens et gouvernants du monde entier. En effet, plus de 68 pays se sont réunis au sein du Partenariat pour un gouvernement transparent, une initiative multilatérale qui fait la promotion de l’ouverture gouvernementale afin de favoriser la transparence et l’habilitation des citoyens.

Le Canada s’est joint au Partenariat en 2011, et le Secrétariat du Conseil du Trésor a publié le premier plan d’action du pays en 2012. Celui‑ci est fondé sur trois piliers : l’information ouverte; les données ouvertes; et le dialogue ouvert. Un deuxième plan élargira les engagements du premier et en ajoutera de nouveaux, notamment en ce qui concerne les dépenses gouvernementales et les données sur les contrats. Il sera parachevé cet été.

Bibliothèque et Archives Canada a décidé d’axer ses efforts sur l’information ouverte. Nous sommes déterminés à faciliter l’accès aux documents fédéraux de notre collection en éliminant toutes les restrictions possibles.

En février 2015, nous avons publié un billet sur l’examen en bloc. Le travail se poursuit, et nous sommes fiers d’annoncer que près de 18 millions de pages peuvent maintenant être consultées! Nous voulons aussi, dans la mesure du possible, que les documents gouvernementaux soient libres d’accès dès qu’ils nous sont transférés.

L’été dernier, nous avons parlé de la migration des ensembles de données historiques de notre collection vers le Portail des données ouvertes du Canada. Plus de 40 ensembles de données ont été transférés jusqu’ici. Vous pouvez consulter notre blogue pour connaître les plus récents ajouts au Portail.

Mais assez parlé de nous. Comment pouvez‑vous vous impliquer? Après tout, le gouvernement ouvert vise à faciliter le dialogue. Le portail du gouvernement ouvert est le meilleur endroit pour commencer : il s’agit d’un guichet unique fournissant toute l’information sur les activités fédérales dans le domaine du gouvernement ouvert, y compris sur les consultations auxquelles vous pouvez participer.

Revenez nous voir pour rester au courant des dernières nouvelles sur le gouvernement ouvert!

À la découverte d’une vie : la force des documents privés

Les documents privés sont un champ d’études fascinant. Qu’est ce que les gens choisissent de garder? Qu’est-ce qu’ils écartent au cours de leur vie? Et qu’est-ce qui reste pour leur postérité? Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient non seulement un grand nombre de documents, mais aussi de simples éléments, notamment des photos et des lettres. Le fonds Oscar Douglas Skelton présente un aperçu sur la vie privée d’un fonctionnaire public important. En 1992 et 1993, la fille de Skelton offre la majeure partie de cette collection à BAC. Depuis lors, les documents sont décrits et analysés, et l’instrument de recherche (en anglais seulement) est numérisé pour permettre un accès plus facile.

Photo en noir et blanc de trois personnes assises sur les marches d’escalier d’un chalet et regardant en direction du photographe.

Le très honorable William Lyon Mackenzie King avec sa sœur Jennie (Mme H.M. Lay) et O.D. Skelton, le 29 juillet 1923, à Kingsmere, Québec (MIKAN 3217554)

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Gardiens de phare recherchés!

De la fin du 19e siècle au début du 20e siècle, les phares faisaient partie intégrante de la vie dans le Canada atlantique : la région en comptait à elle seule plus de 135. C’est au gardien de phare qu’incombait la tâche de garder la lumière allumée coûte que coûte – un engagement qui reposait souvent sur les épaules de toute sa famille.

Bibliothèque et Archives Canada conserve des dossiers sur de nombreux phares érigés dans le Canada atlantique.

L’un deux, le phare de Cape Bear, sur l’Île-du-Prince-Édouard, est particulièrement intéressant. Il est situé tout près du poste de radiotélégraphie Marconi qui a reçu l’un des premiers signaux de détresse transmis par le Titanic.

Mais qui sont donc les gardiens qui ont séjourné au phare de Cape Bear, veillant sur sa lumière? Lire la suite →

Hôpital Shaughnessy – dévouement et innovation en temps de guerre et de paix

Pendant plus de 75 ans, l’hôpital Shaughnessy de Vancouver traite les anciens combattants et les civils de la Colombie-Britannique, leur offrant des services de réadaptation et des soins médicaux. L’établissement devient également un centre d’enseignement et de recherche. Les photos et autres documents de Bibliothèque et Archives Canada font foi de l’évolution de son rôle. Les images témoignent des soins aux patients et de la réadaptation, des immeubles et de l’équipement ainsi que du personnel et des bénévoles.

L’hôpital ouvre ses portes en  1917 à titre de maison de convalescence des vétérans de la Première Guerre mondiale. En 1919, grâce à une augmentation de sa capacité à offrir des services médicaux et des soins aux patients, il devient un hôpital militaire.

Photographie en noir et blanc d’hommes en uniforme et d’infirmières assis dans un vestibule somptueux de style élisabéthain.

Personnel d’origine de l’hôpital militaire Shaughnessy – [1919?], copie de 1952 (e011156698-v8)

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Les bureaux de poste de Thomas Fuller

À la fin d’octobre 1881, le gouvernement du Canada nomme Thomas Fuller (1823-1898) architecte en chef du ministère des Travaux publics. Fuller, déjà célèbre pour avoir conçu les plans du Parlement d’Ottawa, occupe ce poste jusqu’à son départ à la retraite, en 1897. Pendant ces seize années, il dessine les plans et supervise la construction de nombreux édifices publics partout au pays. On lui doit notamment 80 bureaux de poste, de véritables pôles d’attraction que tous les citoyens reconnaissaient instantanément. Il contribue ainsi à donner une identité architecturale au gouvernement fédéral et au Dominion.

Les bureaux de poste de Fuller sont tous uniques, même s’ils ont des airs de famille. De forme rectangulaire, ils comptent habituellement deux étages et demi, en plus d’une annexe d’un étage à l’arrière. Ils sont aussi coiffés de hauts pignons aménagés au centre de la façade. Signe distinctif : leur architecture entremêle des éléments de la Renaissance française et du gothique classique.

Les talents de Fuller ne s’arrêtent pas là : il sait aussi choisir les bons emplacements. Ses bureaux de poste ont été érigés à des carrefours importants ou à l’extrémité de grandes rues. L’architecte y ajoute parfois un signe distinctif : une tour, un avant-corps latéral ou une entrée en angle, une structure latérale rappelant le pignon de la façade, voire une tour centrale munie d’une horloge. Lire la suite →

Ensembles de données ouvertes – Quoi de neuf?

Bibliothèque et Archives Canada procède à l’extraction d’ensembles de données concernant des études menées par des ministères fédéraux stockées sur des dispositifs périmés à des fins de préservation. Ces études, qui traitent d’une vaste gamme de sujets, dont l’environnement, la santé et l’immigration, seront accessibles à partir du portail des données ouvertes. Pour de plus amples renseignements sur la structure des données, veuillez consulter notre blogue intitulé Données ouvertes : rendre accessibles les anciennes études du gouvernement du Canada.

Veuillez trouver ci-dessous un résumé des ensembles de données que nous avons rendues accessibles au cours des derniers mois. Vous êtes curieux de connaître les conclusions de ces études? Rendez-vous sur le portail des données ouvertes.

  1. Étude longitudinale des immigrants : arrivées, 1969–1971 Cette étude porte sur l’adaptation économique et sociale des immigrants à la vie au Canada.
  2. Aviateurs canadiens de la Première Guerre mondiale Ce dossier comprend les renseignements de tous les aviateurs canadiens qui ont pu être retrouvés et qui ont servi lors de la Première Guerre mondiale dans les services de vol britanniques.
  3. Résultats des élections fédérales canadiennes de 1974, 1979, 1980, 1984, 1988 Ces dossiers contiennent les dossiers de vote pour chaque bureau de scrutin, chaque circonscription électorale et chaque province pour tous les candidats aux élections fédérales canadiennes.
  4. Travail des Canadiens Ces études, menées dans les années 1970, ont trait au travail des Canadiens. Il s’agit notamment d’enquêtes nationales visant à déterminer la satisfaction au travail et l’éthique de travail des Canadiens, de sondages sur le taux de rémunération de la Commission des relations de travail dans la fonction publique et d’une étude sur l’emploi cherchant à évaluer les processus d’adaptation professionnelle des diplômés canadiens en science physique.
  5. Environnement – Incendies et eau
    • Ces ensembles de données sur les incendies d’essai, l’humidité du combustible et les observations météorologiques contiennent des renseignements recueillis entre 1931 et 1961 sur la météo, l’humidité du combustible et les comportements des incendies d’essai pour onze stations dans tout le Canada.
    • Cet ensemble de données pour 1968-1979 du Centre canadien d’identification océanographique contient des données taxonomiques utilisées pour produire des catalogues de groupes, de genres et d’espèces pour les zones d’eaux douces de l’Arctique, de l’Atlantique et du Pacifique.
    • Les études du fleuve Saint-Laurent ont été menées de 1974 à 1976 pour décrire les propriétés de l’eau, les niveaux de pollution et la qualité des sédiments de ce fleuve.

Les débuts de la poste aérienne

Par Dalton Campbell

Le 25 décembre 1927, un avion Fairchild survolait la rive nord du Saint-Laurent, de La Malbaie à Sept-Îles (Québec). Chaque fois que l’avion s’approchait d’une collectivité, le pilote faisait descendre son avion et laissait tomber un paquet rempli de courrier attaché à un parachute. Le maître de poste récupérait le parachute et le courrier postal pendant que le pilote poursuivait son vol vers la municipalité suivante.

Il s’agissait de la première livraison officielle par poste aérienne effectuée par le ministère des Postes afin de desservir les collectivités sises le long de la rive nord du Québec. En hiver, ces municipalités — comme bien d’autres ailleurs au Canada — étaient auparavant isolées et recevaient le courrier sur une base irrégulière, après un transport plutôt lent par bateau ou traîneau à chiens.

Une photographie en noir et blanc d’un groupe d’hommes debout devant un avion monomoteur. Les hommes sont placés en demi-cercle autour de nombreux sacs de courrier empilés sur le sol.

Pilote renomé Roméo Vachon devant les portes de l’avion Fairchild FC-2W de la Canadian Transcontinental Airways Ltd. lors de l’inauguration du service postal aérien entre Montréal et Rimouski (Québec), le 5 mai 1928. À Rimouski, le courrier était transféré des navires transatlantiques à bord d’un avion qui s’envolait pour Montréal, puis vers Toronto. Ainsi, la livraison se faisait 24 heures plus vite. (MIKAN 3390347)

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Abonnez-vous à la saison théâtrale 1815-1816 de la Société des Jeunes Artistes

Au tournant du 19e siècle, l’activité théâtrale n’est pas des plus florissantes au Canada. Certaines pièces connaissent bien un vif succès, comme Colas et Colinette, jouée entre 1790 et 1807 et écrite par Joseph Quesnel, l’un des premiers dramaturges du pays; mais les coûts sont souvent trop élevés pour maintenir des troupes de théâtre de façon permanente. De surcroît, ces dernières font face à la réprobation de l’Église, qui n’aime guère ce genre de représentations.

Le plus souvent, ce sont des amateurs – membres de l’élite sociale composée de Canadiens français, de militaires et de marchands britanniques – qui aménagent des salles et y présentent des spectacles. Des comédiens américains en tournée font aussi vibrer les planches des grandes villes canadiennes. L’ouverture du Théâtre Royal à Montréal, en novembre 1825, donne un nouvel élan à l’art dramatique au Bas-Canada.

Cette aquarelle d’une scène de rue montre un édifice de quatre étages de style néo-classique. Au loin, on voit des édifices plus modestes.

L’hôtel Mansion House (le Théâtre Royal), rue Saint-Paul, à Montréal, par Henry Bunnett (1888). (MIKAN 2878039)

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