Cinq sujets souvent abordés par nos archivistes de référence

Par Rebecca Murray

Les archivistes de référence reçoivent beaucoup de questions. En 2018, par exemple, ils ont répondu à plus de 1 200 demandes écrites à propos des archives conservées à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Voici les cinq sujets qu’ils abordent le plus souvent.

Photo noir et blanc montrant un déraillement dans la gare de triage. Le sol est couvert de neige et une ville se trouve à l’arrière-plan.

Déraillement de wagons sur l’avenue Strachan à Toronto, 19 décembre 1916. Photographie prise par John Boyd. a070106

1. Rapports sur les accidents de transport

Dans un pays aussi vaste que le nôtre, les transports sont omniprésents. De temps à autre, des aéronefs civils ou militaires, des trains ou des navires sont impliqués dans un accident — incidents mineurs ou accidents majeurs faisant la une des nouvelles nationales. BAC conserve le fonds d’archives des ministères, des organismes et des conseils fédéraux qui mènent des enquêtes et produisent des rapports sur les accidents de transport.

Anciens billets de blogue à ce sujet : Trouver des accidents ferroviaires dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada, Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 1 et partie 2.

Si vous souhaitez en savoir plus sur des accidents maritimes, utilisez l’outil Recherche dans la collection. Essayez diverses combinaisons de mots-clés pour trouver les documents pertinents du fonds du ministère des Transports (RG12). Tapez RG12, le nom du navire et le lieu de l’accident, puis triez vos résultats par date.

Vous pouvez aussi trouver des documents publiés sur les accidents. Pour ce qui est des aéronefs, consultez les Sources publiées concernant les rapports d’accidents d’avion. Pour chercher d’autres rapports publiés sur les accidents de transport, inscrivez les mots-clés pertinents dans Recherche dans la collection, puis sélectionnez Bibliothèque dans le menu déroulant.

Photo panoramique montrant les soldats du 91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, debout et assis sur trois rangées. Les soldats sont en uniforme. Certains tiennent des tambours ou d’autres instruments de musique.

91e Bataillon d’outre-mer de la Force expéditionnaire du Canada, 7 avril 1916. e010932335

2. Opérations et unités militaires

De nombreux chercheurs demandent de l’information sur des opérations ou des unités militaires. La recherche est plus facile si vous avez une plage de dates. Commencez par insérer des mots-clés dans Recherche dans la collection afin de trouver des documents du fonds du ministère de la Défense nationale (RG24/R112) et sélectionnez Archives dans le menu déroulant.

Par exemple, si vous cherchez des documents sur l’Opération Overlord, soit le nom de code de la bataille de Normandie pendant la Deuxième Guerre mondiale (1944), vous pouvez inscrire « RG24 opération overlord », puis sélectionner les archives des années 1940. Suivez les mêmes étapes si vous cherchez des documents sur une unité militaire. Inscrivez le nom ou le numéro de l’unité et la référence archivistique RG24.

Photo noir et blanc d’un document officiel de la province du Canada décrivant avec précision l’emplacement et la taille d’un terrain concédé.

Titre de propriété délivré à David Patterson, comté de Haldimand, 8 juin 1856. (RG68, volume 231, dossier EO, page 172)

3. Ventes de terres et biens fonciers

Il s’agit d’un sujet très populaire et particulièrement intéressant puisque l’utilisation des terres a évolué au fil du temps. Cependant, la tenue de documents et le transfert des responsabilités au sein du gouvernement compliquent ces recherches. Plusieurs billets de blogue guident les chercheurs dans les premières étapes :

BAC possède également de nombreuses bases de données sur les biens fonciers :

La plupart des chercheurs se posent des questions sur les terres qu’ils possèdent ou qui ont été accordées à leurs ancêtres. Les renseignements suivants nous aident à mieux répondre à votre demande :

  • Date de cession (ou de vente, ou de transfert)
  • Emplacement de la terre (description juridique précise ou générale)
  • Nom du titulaire de l’acte de concession (groupe, personne morale ou particulier)
Photo noir et blanc légèrement floue, montrant le côté et la façade d’un bâtiment avec l’entrée principale.

Pensionnat autochtone de St. Eugene (Kootenay), bâtiment principal vu du sud, Cranbrook (Colombie-Britannique). Photo prise le 11 septembre 1948. (e011080318)

4. Fréquentation d’externats ou de pensionnats

Nos services de référence reçoivent de nombreuses demandes sur la fréquentation des externats et des pensionnats. La plupart des documents sur les pensionnats se trouvent dans le fonds du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (RG10/R216).

Dans Recherche dans la collection, inscrivez diverses combinaisons de mots pour une recherche générale : nom de l’école, numéro de référence archivistique RG10 et mots-clés comme élève, liste nominative, fréquentation ou admission.

Pour trier les résultats obtenus, cliquez sur les onglets au-dessus des résultats ou sur les filtres dans le menu à gauche. Par exemple, vous pouvez limiter vos résultats aux archives (c’est-à-dire les documents non publiés) et à une plage de dates précises. L’objectif est de compiler une liste de références complètes pour les documents potentiellement pertinents.

Pour obtenir des liens vers les documents numérisés, classés par école, consultez la Série des dossiers relatifs aux écoles — 1879-1953.

Photo noir et blanc d’un gros bâtiment en pierres. Des hommes marchent devant lui sur le trottoir. Une affiche placée sur le bâtiment à côté dit « The Mercury Newspaper ».

Bureau de poste, Renfrew (Ontario), 1910. a055863

5. Information sur les bâtiments fédéraux historiques

L’architecture vous passionne? Vous vivez ou travaillez dans un bâtiment historique (gare, bureau de poste, bureau de douane, etc.)? Il y a plein de bonnes raisons pour effectuer des recherches dans ce domaine!

Dans Recherche dans la collection, inscrivez d’abord le type et l’emplacement des bâtiments (p. ex. bureau de poste Renfrew). Triez vos résultats, au besoin. Cherchez-vous des photographies ou les stipulations d’un contrat de rénovation conclu au milieu du siècle? Vous voudrez peut-être commencer par trier les résultats par date ou par type de document (cartes, etc.).

Relevez des indices dans les résultats pour affiner la recherche, notamment en utilisant des termes plus précis (comme le nom de rue). Ou encore, élargissez votre recherche au moyen de termes géographiques (nom de la province ou de la région, par exemple).

Nous recevons toutes vos questions avec grand plaisir et nous avons à cœur de vous aider tout en respectant notre Charte des services de référence. Nous ne pouvons pas effectuer la recherche à votre place, mais posez-nous une question et nous ferons tout en notre pouvoir pour vous aider!


Rebecca Murray est archiviste à la Division des services de référence.

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion, « Entrez dans les coulisses du Centre de préservation  »

Photo en couleur d'un édifice ultra-moderne fabriquer de verre et de pillier en métal.Vous êtes‑vous déjà demandé où Bibliothèque et Archives Canada entrepose, protège et préserve le patrimoine documentaire si riche et si varié du Canada? Joignez-vous à nous pour une visite guidée du Centre de préservation de BAC à Gatineau, au Québec. Cet édifice ultramoderne, dont on célèbre le 20e anniversaire en 2017, est le joyau de la préservation du patrimoine documentaire au Canada. Dans ce balado qui vous amènera au cœur du Centre de préservation, nous aborderons son architecture primée et les méthodes d’entreposage et de préservation de nos trésors nationaux.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca</a

Les bureaux de poste de Thomas Fuller

À la fin d’octobre 1881, le gouvernement du Canada nomme Thomas Fuller (1823-1898) architecte en chef du ministère des Travaux publics. Fuller, déjà célèbre pour avoir conçu les plans du Parlement d’Ottawa, occupe ce poste jusqu’à son départ à la retraite, en 1897. Pendant ces seize années, il dessine les plans et supervise la construction de nombreux édifices publics partout au pays. On lui doit notamment 80 bureaux de poste, de véritables pôles d’attraction que tous les citoyens reconnaissaient instantanément. Il contribue ainsi à donner une identité architecturale au gouvernement fédéral et au Dominion.

Les bureaux de poste de Fuller sont tous uniques, même s’ils ont des airs de famille. De forme rectangulaire, ils comptent habituellement deux étages et demi, en plus d’une annexe d’un étage à l’arrière. Ils sont aussi coiffés de hauts pignons aménagés au centre de la façade. Signe distinctif : leur architecture entremêle des éléments de la Renaissance française et du gothique classique.

Les talents de Fuller ne s’arrêtent pas là : il sait aussi choisir les bons emplacements. Ses bureaux de poste ont été érigés à des carrefours importants ou à l’extrémité de grandes rues. L’architecte y ajoute parfois un signe distinctif : une tour, un avant-corps latéral ou une entrée en angle, une structure latérale rappelant le pignon de la façade, voire une tour centrale munie d’une horloge. Lire la suite

La Central Technical School de Toronto : un siècle d’apprentissages

La Central Technical School (en anglais seulement) de Toronto, située près de l’intersection des rues Harbord et Lippincott à Toronto, célèbre un anniversaire mémorable cet automne. L’école, qui a officiellement ouvert ses portes le 31 août 1915, est un point d’intérêt local et national important depuis le premier jour. Le bâtiment a été louangé dans le Construction Magazine, édition d’octobre 1915 (en anglais seulement) comme étant un monument remarquable et durable, à la hauteur de la détermination et de l’enthousiasme de la minorité de gens qui ont pris conscience de l’importance et du brillant avenir de la formation technique. Le coût estimé de 1,5 million de dollars a été assumé par la Ville de Toronto.

Photo en noir et blanc montrant un grand bâtiment photographié de côté.

Façade de la Central Technical School de Toronto, photo prise par John Boyd le 23 octobre 1915 (MIKAN 3327188)

L’école, qui a déjà été considérée comme la plus grande en son genre dans l’Empire britannique, est conçue dans un style architectural néo-gothique. Ce style a inspiré la construction de nombreuses écoles canadiennes au début du 20e siècle.

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La Cité parlementaire

Les édifices du Parlement, à Ottawa, comptent certainement parmi les structures les plus facilement reconnaissables du Canada. Chose surprenante, la partie la plus emblématique du complexe architectural, la tour de la Paix, est le plus récente de la Cité parlementaire. La construction de l’édifice du Centre, de style néo‑gothique victorien, commence en 1859. Cet édifice inauguré le 6 juin 1866 abrite le Parlement de la province du Canada. La reine Victoria choisit l’emplacement de l’édifice en 1857. À l’époque, c’est le plus gros projet de construction en Amérique du Nord. Le budget est largement dépassé, notamment parce qu’il faut faire exploser le substrat rocheux avant de construire les fondations. Le 1er juillet 1867, l’édifice du Centre devient le parlement officiel du Dominion du Canada. Il est idéalement situé, car il est loin de la frontière américaine, et les habitants de la région le voient de loin.

Photo noir et blanc du premier édifice du Centre sur la Colline du Parlement

Parlement, édifice du Centre; photo prise par le capitaine Jacobs vers 1886 (MIKAN 3319558)

Le soir du 3 février 1916, 50 ans après l’inauguration de l’édifice du Centre, un incendie éclate dans la salle de lecture de la Chambre des communes. Les flammes se répandent rapidement et provoquent la mort de sept personnes. De nombreux murs en pierres sont restés debout, mais seule la bibliothèque construite en 1876 résiste parfaitement aux flammes grâce à ses portes en fer (qui avaient été fermées par un commis ce soir‑là). Des rumeurs veulent qu’il s’agisse d’un acte criminel, mais l’incendie a été causé par un cigare mal éteint.

Photo noir et blanc d’un édifice circulaire à l’architecture complexe ayant des pinacles et des arcs-boutants. C’est l’hiver, et l’édifice à côté est partiellement couvert de glace. Des pompiers éteignent un incendie.

La Bibliothèque du Parlement et l’édifice du Centre le lendemain de l’incendie qui a détruit celui ci; photo prise par William Topley en 1916 (MIKAN 3194673)

Même si le Canada investit beaucoup d’efforts dans la Première Guerre mondiale, il faut reconstruire les édifices. Le pays est en pleine croissance, et le Parlement doit refléter cette tendance. On décide de conserver le style néo‑gothique des édifices d’origine sans en faire des copies conformes. La construction commence pendant l’année et se termine en 1922. La tour de la Paix, ainsi nommée pour souligner l’engagement du Canada envers la paix, est achevée en 1927.

Photo noir et blanc montrant les trois premiers étages d’un édifice. La rotonde de la Bibliothèque du Parlement est à l’arrière plan. Le site est entouré de grues et de matériaux de construction.

Reconstruction de l’édifice du Centre, édifices du Parlement, 1917 ou 1918; photo prise par Samuel J. Jarvis (MIKAN 3319865)

Photo noir et blanc montrant la façade avant de l’édifice du Centre. La foule se masse sur la Colline du Parlement.

Célébration du jubilée sur la Colline du Parlement, en 1927 (MIKAN 3549627)

De nos jours, l’édifice du Centre est flanqué des édifices de l’Est et de l’Ouest. Un grand espace accessible au public remplit diverses fonctions : c’est un lieu de célébration le jour de la fête du Canada, un point de rendez‑vous pour les manifestants, un terrain de yoga pendant l’été, etc. Des visites guidées de l’édifice du Centre ont lieu tout au long de l’année; elles constituent l’un des attraits touristiques les plus courus à Ottawa.

Autres ressources