Comment accéder aux décrets du Conseil privé conservés à Bibliothèque et Archives Canada?

L’article « Comment repérer les décrets du Conseil privé à Bibliothèque et Archives Canada? » expliquait comment trouver les références complètes de ces décrets. Mais ensuite, comment accéder aux décrets qui vous intéressent?

Plusieurs choix s’offrent à vous : consulter les originaux sur place, chercher dans la Gazette du Canada, consulter les décrets sur microfilms ou faire une demande de reproduction.

Pour les décrets repérables et accessibles en ligne, voyez l’article « Les décrets du Conseil accessibles en ligne ». Lire la suite →

Comment repérer les décrets du Conseil privé à Bibliothèque et Archives Canada?

L’article « Les décrets du Conseil accessibles en ligne » nous apprend que Bibliothèque et Archives Canada conserve les décrets du Conseil privé publiés entre 1911 et le 1er novembre 2002. Toutefois, plusieurs ne peuvent être repérés en ligne : vous devez donc faire des recherches sur place pour en trouver les références complètes.

Impossible pour vous de vous déplacer? Vous pouvez envoyer une demande de recherche grâce au formulaire Posez-nous une question, ou encore embaucher un chercheur indépendant. Notez que nous ne pouvons offrir qu’un service de recherche limité.

Le fonds du Bureau du Conseil privé

Les décrets du Conseil font partie du fonds du Bureau du Conseil privé, série « Décrets du Conseil » et sous-série « Procès-verbaux, annexes et rapports ». Cet ensemble est identifié par le numéro de groupe de documents RG2-A-1-a, un élément essentiel à la référence.

Les index et registres

Consultez en premier les index et les registres annuels, qui répertorient tous les décrets soumis par le Bureau du Conseil privé et fournissent des détails à inclure dans les références (dont les numéros de décret et les dates d’approbation). La plupart des registres sont reliés avec leurs index respectifs.

Plusieurs index et registres sont sur microfilm; vous en trouverez la liste dans l’instrument de recherche IR 2-6.

Les instruments de recherche

Après avoir trouvé les informations nécessaires dans les index et les registres, vous devez consulter les instruments de recherche pour identifier les numéros des volumes où sont conservés les décrets. Ces volumes, classés en ordre numérique, sont repérables grâce aux dates d’approbation des décrets.

L’instrument IR 2-39 couvre la période de 1867 à 1987. Pour les décrets approuvés en 1988 et après, vous devrez consulter d’autres instruments.

Les références

À cette étape, vous avez en main tous les éléments nécessaires pour former des références complètes : numéros de décret, dates d’approbation, numéros de groupe de documents et volumes. Par exemple :

CP 1967-813 daté du 4 mai 1967 = RG2-A-1-a, vol. 2374

Nous publierons prochainement un billet qui vous dira comment accéder aux décrets.

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

La Central Technical School de Toronto : un siècle d’apprentissages

La Central Technical School (en anglais seulement) de Toronto, située près de l’intersection des rues Harbord et Lippincott à Toronto, célèbre un anniversaire mémorable cet automne. L’école, qui a officiellement ouvert ses portes le 31 août 1915, est un point d’intérêt local et national important depuis le premier jour. Le bâtiment a été louangé dans le Construction Magazine, édition d’octobre 1915 (en anglais seulement) comme étant un monument remarquable et durable, à la hauteur de la détermination et de l’enthousiasme de la minorité de gens qui ont pris conscience de l’importance et du brillant avenir de la formation technique. Le coût estimé de 1,5 million de dollars a été assumé par la Ville de Toronto.

Photo en noir et blanc montrant un grand bâtiment photographié de côté.

Façade de la Central Technical School de Toronto, photo prise par John Boyd le 23 octobre 1915 (MIKAN 3327188)

L’école, qui a déjà été considérée comme la plus grande en son genre dans l’Empire britannique, est conçue dans un style architectural néo-gothique. Ce style a inspiré la construction de nombreuses écoles canadiennes au début du 20e siècle.

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Né pour servir : Georges P. Vanier

Né à Montréal le 23 avril 1888, Georges Vanier ressentira l’influence de ses parents bilingues tout au long de sa vie. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, il étudie au Collège Loyola, puis à l’Université Laval où il obtient un diplôme en droit en 1911. Il commence à exercer le droit peu de temps après, bien qu’il ait aussi envisagé la prêtrise. C’est le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui attire finalement son attention et il s’enrôle dans l’armée canadienne. Ce fut un excellent recruteur et il joue un rôle important dans la création du 22e bataillon canadien-français. C’est également pendant la guerre qu’il est blessé et doit se faire amputer de la jambe droite.

Photographie en noir et blanc montrant un homme tout sourire dans un uniforme d'officier avec une casquette.

Le major Georges P. Vanier du 22e bataillon, juin 1918 (MIKAN 3192070)

Après la guerre, le major Vanier revient au Canada. Il reste dans l’armée et participe à plusieurs missions diplomatiques. Au cours des quelque 20 années suivantes, il est nommé aide de camp par intérim de deux gouverneurs généraux, devient lieutenant-colonel du Royal 22e Régiment à La Citadelle et est nommé à la délégation militaire du Canada pour le désarmement auprès de la Société des Nations et au Haut-commissariat du Canada à Londres. En 1939, il devient envoyé extraordinaire du roi et ministre plénipotentiaire en France.

Photographie en noir et blanc de deux hommes et une femme. Les hommes se serrent la main, et la femme regarde l'un des hommes.

Visite du brigadier Georges P. Vanier. Les Vanier sont accueillis par le général McNaughton à Paris (France), 1940 (MIKAN 3526747)

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Contextes multiples : Bibliothèque et Archives Canada au Musée canadien de l’immigration du Quai 21

Cinq pièces provenant de la riche collection de Bibliothèque et Archives Canada font actuellement partie d’une nouvelle exposition présentée au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, à Halifax (Nouvelle-Écosse). Il s’agit notamment d’une médaille commémorative, de timbres, d’une carte et d’un traité concernant des terres. Ces objets nous aident à mieux comprendre la complexe expérience d’immigration qui continue de façonner le passé et le présent du Canada.

Les documents d’attestation — des documents d’information témoignant d’une facette de l’histoire du Canada

Une des pièces de la collection de Bibliothèque et Archives Canada faisant partie de l’exposition au Quai 21 s’appelle un document d’attestation. Il s’agit d’un formulaire que les recrues devaient remplir et signer, afin de confirmer leur acceptation de servir outremer au sein du Corps expéditionnaire canadien (CEC) lors de la Première Guerre mondiale. La collection de Bibliothèque et Archives Canada comprend actuellement 620 000 documents d’attestation, qui sont tous numérisés et accessibles en ligne.

Une image en noir et blanc d’un formulaire dactylographié fournissant des renseignements personnels sur Joseph Wilder, incluant sa condition physique. Le document est signé par celui-ci et contresigné par un médecin militaire.

Document d’attestation de Joseph Wilder (MIKAN 46114, boîte 10355-39, 312833)

Les informations contenues dans ces formulaires permettent d’en apprendre beaucoup à propos des soldats. Par exemple, on y trouve des précisions relatives à leur apparence physique, comme la taille, la couleur des yeux et le tour de poitrine. Les recrues devaient également indiquer, entre autres, leur métier ou gagne-pain, leur lieu de naissance, leurs plus proches parents et leur lieu de résidence. Quand il s’agit de trouver des informations concernant des personnes qui ont laissé peu de documents (ou même aucun!), ces documents d’attestation peuvent être extrêmement utiles pour commencer à rassembler les éléments d’une histoire personnelle.

Joseph Wilder — Sergent du corps médical et pharmacien

Le document d’attestation intégré dans l’exposition du Quai 21 concerne un nommé Joseph Wilder. On y apprend qu’il demeurait au 140 avenue Alfred, à Winnipeg (Manitoba), qu’il était né en Roumanie et qu’il gagnait sa vie comme pharmacien. De telles informations peuvent être utiles à ses descendants, à des membres de la communauté locale de Winnipeg et, d’une manière générale, pour témoigner de l’histoire du Canada. Ces informations viennent aussi compléter ce qu’on peut lire dans les deux publications de Joseph Wilder : Read All About It: Reminiscences of an Immigrant Newsboy et Lotions, Potions and Liniments Pure: A Look at the Drug Trade in Winnipeg in the 1900’s.

Vous pourrez trouver d’autres informations en consultant la base de données sur les soldats de la Première Guerre mondiale et la page du projet de numérisation à grande échelle visant à rendre ces documents accessibles en ligne.

Lancement de la base de données « Immigrants pour le Canada, Porteurs et Domestiques, 1899-1949 »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données en ligne : Immigrants pour le Canada, Porteurs et Domestiques, 1899-1949.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 8 600 individus arrivés au Canada en tant que porteurs ou domestiques entre 1899 et 1949. Les noms sont tirés des listes contenues dans les dossiers du Service central de la Direction de l’immigration (RG 76 B1a) et d’autres dossiers conservés à Bibliothèque et Archives Canada.

Commencez vos recherches sur les porteurs et domestiques maintenant!

Base de données Registres de naturalisation, 1915-1951 – Mise à jour de 2015

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de la base de données en ligne Registres de naturalisation, 1915-1951. L’index nominatif a été enrichi de plus de 68 000 noms et couvre maintenant les années 1915 à 1944 inclusivement. Le travail se poursuit afin de le prolonger jusqu’en 1951, et l’aide de bénévoles à cet égard est la bienvenue. Les personnes intéressées peuvent écrire à Cdn-Nat-Coord@jgs-montreal.org.

La base de données Naturalisation canadienne est l’une des rares ressources généalogiques canadiennes spécialement conçue pour aider les chercheurs ayant des racines autres que britanniques. On peut se servir des numéros de référence indiqués dans la base de données pour commander des copies des dossiers originaux de naturalisation, qui sont conservés par Citoyenneté et Immigration Canada.

Bibliothèque et Archives Canada tient à remercier la Jewish Genealogical Society of Montreal et ses bénévoles, sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour.

La Cité parlementaire

English version

Les édifices du Parlement, à Ottawa, comptent certainement parmi les structures les plus facilement reconnaissables du Canada. Chose surprenante, la partie la plus emblématique du complexe architectural, la tour de la Paix, est le plus récente de la Cité parlementaire. La construction de l’édifice du Centre, de style néo‑gothique victorien, commence en 1859. Cet édifice inauguré le 6 juin 1866 abrite le Parlement de la province du Canada. La reine Victoria choisit l’emplacement de l’édifice en 1857. À l’époque, c’est le plus gros projet de construction en Amérique du Nord. Le budget est largement dépassé, notamment parce qu’il faut faire exploser le substrat rocheux avant de construire les fondations. Le 1er juillet 1867, l’édifice du Centre devient le parlement officiel du Dominion du Canada. Il est idéalement situé, car il est loin de la frontière américaine, et les habitants de la région le voient de loin.

Photo noir et blanc du premier édifice du Centre sur la Colline du Parlement

Parlement, édifice du Centre; photo prise par le capitaine Jacobs vers 1886. (MIKAN 3319558)

Le soir du 3 février 1916, 50 ans après l’inauguration de l’édifice du Centre, un incendie éclate dans la salle de lecture de la Chambre des communes. Les flammes se répandent rapidement et provoquent la mort de sept personnes. De nombreux murs en pierres sont restés debout, mais seule la bibliothèque construite en 1876 résiste parfaitement aux flammes grâce à ses portes en fer (qui avaient été fermées par un commis ce soir‑là). Des rumeurs veulent qu’il s’agisse d’un acte criminel, mais l’incendie a été causé par un cigare mal éteint.

Photo noir et blanc d’un édifice circulaire à l’architecture complexe ayant des pinacles et des arcs-boutants. C’est l’hiver, et l’édifice à côté est partiellement couvert de glace. Des pompiers éteignent un incendie.

La Bibliothèque du Parlement et l’édifice du Centre le lendemain de l’incendie qui a détruit celui ci; photo prise par William Topley en 1916. (MIKAN 3194673)

Même si le Canada investit beaucoup d’efforts dans la Première Guerre mondiale, il faut reconstruire les édifices. Le pays est en pleine croissance, et le Parlement doit refléter cette tendance. On décide de conserver le style néo‑gothique des édifices d’origine sans en faire des copies conformes. La construction commence pendant l’année et se termine en 1922. La tour de la Paix, ainsi nommée pour souligner l’engagement du Canada envers la paix, est achevée en 1927.

Photo noir et blanc montrant les trois premiers étages d’un édifice. La rotonde de la Bibliothèque du Parlement est à l’arrière plan. Le site est entouré de grues et de matériaux de construction.

Reconstruction de l’édifice du Centre, édifices du Parlement, 1917 ou 1918; photo prise par Samuel J. Jarvis. (MIKAN 3319865)

Photo noir et blanc montrant la façade avant de l’édifice du Centre. La foule se masse sur la Colline du Parlement.

Célébration du jubilée sur la Colline du Parlement, en 1927. (MIKAN 3549627)

De nos jours, l’édifice du Centre est flanqué des édifices de l’Est et de l’Ouest. Un grand espace accessible au public remplit diverses fonctions : c’est un lieu de célébration le jour de la fête du Canada, un point de rendez‑vous pour les manifestants, un terrain de yoga pendant l’été, etc. Des visites guidées de l’édifice du Centre ont lieu tout au long de l’année; elles constituent l’un des attraits touristiques les plus courus à Ottawa.

Autres ressources

Miroirs riches en souvenirs : Daguerréotypes de Bibliothèque et Archives Canada, une exposition au Musée des beaux-arts du Canada

En 1839, l’invention du daguerréotype fut une révélation. Étant le premier procédé photographique accessible au public, ce surprenant objet étincelant fit le bonheur des observateurs grâce à sa capacité à saisir l’image des gens, et ce, avec une clarté incroyable. Pour la première fois dans l’histoire, les portraits des êtres chers pouvaient être enregistrés, partagés ou transmis à leurs descendants. Le daguerréotype et la photographie eurent un immense impact sur la vie des gens ordinaires.

Le portrait, colorié à la main, d’une femme assise vêtue d’une robe à pois.

Kate McDougall, vers 1848 (MIKAN : 36296894)

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Pionnières de la route : road trip pendant l’été 1954

English version

Par Beth Greenhorn

Quatre femmes, une Plymouth familiale, cinq provinces et quatre États en trente‑huit jours

Le 31 juillet 1954, la photographe à la pige Rosemary Gilliat et ses amies Anna Brown, Audrey James et Helen Salkeld partent d’Ottawa (Ontario) pour vivre l’aventure d’une vie : un road trip sur la Transcanadienne qui les mènera à Vancouver (Colombie‑Britannique). En un peu plus d’un mois, les quatre femmes parcourent plus de 12 000 kilomètres. Elles sont de retour à Ottawa le 6 septembre.

Photo noir et blanc de quatre femmes autour d’une voiture familiale remplie de bagages au début d’un road trip.

Jour un – le 31 juillet. De gauche à droite : Helen Salkeld, Audrey James, Anna Brown et Rosemary Gilliat s’apprêtent à quitter Ottawa (Ontario) pour amorcer leur voyage sur la Transcanadienne. (MIKAN 4307661)

Jusqu’au milieu du XXe siècle, le train est le seul moyen de transport qui permet de traverser et d’admirer le Canada. Après la Deuxième Guerre mondiale, des milliers de personnes venues du monde entier immigrent au Canada. L’augmentation de la population coïncide avec l’essor de l’industrie automobile. Après la guerre, en 1949, le Parlement adopte la Loi sur la route transcanadienne : la construction de routes revêtues reliant les grandes villes canadiennes peut commencer.

En été 1954, les travaux sur la Transcanadienne Ouest à partir d’Ottawa sont commencés, mais de nombreux tronçons sont encore en construction. Il y a même des endroits où la construction n’est pas entamée. Par exemple, Rosemary mentionne que les routes près de Cochrane (Ontario) sont pleines de terre, d’ornières et d’énormes bosses qui risquent d’endommager la suspension. À la frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan, la route qui était dans un état acceptable devient franchement mauvaise; elle est couverte de boue séchée, de roches, de dénivellations et de trous. Plus à l’ouest, juste après le col Kicking Horse (Colombie‑Britannique), c’est encore pire, comme l’indique Rosemary dans son journal :

On arrive sur une route en construction; les ingénieurs sont déjà sur place depuis deux ans. Ils doivent dynamiter un versant de la montagne situé en grande partie au‑dessus du chemin de fer du Canadien Pacifique. Nous sommes émerveillées de voir un chemin de fer dans un territoire aussi hostile. Souvent, la route est un simple chemin rocailleux avec d’immenses murs en pierre au‑dessus et un tas de pierres dynamitées en dessous. Ailleurs, la route est couverte de boue et d’eau. On a l’impression qu’elle pourrait s’effondrer dans le canyon, à quelques dizaines de mètres de profondeur. [traduction]

Photo noir et blanc d’un autobus public circulant sur une route en gravier dans une zone montagneuse. Il vient de dépasser une équipe d’ouvriers à l’arrière plan.

Jour 18 – 17 août. L’autobus de Calgary fait son passage quotidien dans la zone de dynamitage du canyon Kicking Horse, en Colombie Britannique. Le tronçon est seulement ouvert à la circulation entre 17 h et 8 h. (MIKAN 4359684)

Malgré les nombreux passages difficiles sur l’autoroute, on déplore seulement quelques fissures causées par des roches errantes dans le pare‑brise de la Plymouth d’Helen. La vitre demeure en bon état jusqu’au retour à Ottawa, où elle est remplacée.

Rosemary et ses amies se distinguent de la majorité des femmes, et même des touristes, de leur époque. Bien qu’il y ait des motels et des terrains de camping privés le long de la Transcanadienne en 1954, elles préfèrent sortir des sentiers battus pour dîner et camper dans des endroits isolés et boisés. Rosemary se demande même pourquoi les gens passent tant de nuits dans un lit alors que le camping est si agréable. Pour elle, chaque matinée et chaque soirée en camping est une révélation.

Photo noir et blanc de deux femmes installant deux tentes dans un pré entouré d’arbres où pousse du long gazon.

Jour 4 – 3 août. Anna Brown et Helen Salkeld montent leurs tentes à English River, en Ontario. (MIKAN 4307667)

Rosemary et ses amies recherchent la vraie nature. Elles ne se laissent pas décourager par les insectes, la pluie ou d’éventuelles rencontres fâcheuses avec des animaux. À mi‑chemin du voyage, elle mentionne : « Je suis toujours étonnée de voir des gens parcourir des milliers de kilomètres dans des contrées sauvages pour retrouver le même luxe qu’ils ont à la maison, mais à un autre endroit. » [traduction]

Photo noir et blanc de trois femmes préparant un repas sous la pluie dans un bois

Jour 20 – 19 août. Préparation d’un repas sous la pluie près de Yale, en Colombie Britannique. (MIKAN 4307800)

La familiale d’Helen est remplie de matériel de camping et d’ustensiles de cuisine. Les quatre femmes disposent d’un réchaud Coleman et de deux bouteilles d’eau, mais elles n’ont pas de glacière pour conserver les aliments périssables. Chaque jour, elles font le plein d’essence et en profitent pour faire l’épicerie et se procurer de l’eau potable. Ce n’est pas le grand luxe!

Photo couleur montrant deux femmes sur un terrain gazonné, avec des montagnes à l’arrière plan. Une d’entre elles est couchée sur le côté et lit sur une nappe à pique nique tandis que l’autre est à genoux près d’un réchaud installé derrière une voiture familiale.

Jour 20 – 19 août. Helen Salkeld et Audrey James se reposent après le dîner près de Cache Creek, en Colombie Britannique. (MIKAN 4324102)

Les voyageuses admirent les forêts isolées et de petits villages du nord et du nord‑ouest de l’Ontario, les immenses prairies dorées du Manitoba et de la Saskatchewan, les contreforts et les Rocheuses de l’Alberta et les rivières glaciaires de la Colombie‑Britannique avant d’arriver sur la magnifique côte canadienne du Pacifique. Rosemary documente leur formidable périple : elle prend des centaines de photos et rédige un journal de voyage détaillé décrivant leurs rencontres et leurs expériences. Des agriculteurs sympathiques, des cow‑boys charismatiques et des maringouins sanguinaires font partie des vedettes de ce récit.

Photo noir et blanc montrant la silhouette d’une femme qui photographie la prairie, debout sur le capot d’une voiture familiale stationnée le long de la route.

Jour 9 – 8 août. Audrey James, debout sur le capot de la familiale d’Helen Salkeld, photographie la prairie dans le sud de la Saskatchewan. (MIKAN 4814412)

Le 31 juillet 2015, Bibliothèque et Archives Canada a lancé la série Road trip ‒ été 1954 sur Facebook. On y trouve des photos prises par Rosemary Gilliat et des extraits de son journal. Visitez notre page Facebook tous les jours pour découvrir les endroits que Rosemary et ses amies ont visités, et les personnes qu’elles ont rencontrées. À la fin de chaque semaine, les photos seront publiées dans notre album Flickr.


Beth Greenhorn est gestionnaire de projet principale à la Direction de la diffusion et de l’engagement à Bibliothèque et Archives Canada.