Né pour servir : Georges P. Vanier

Né à Montréal le 23 avril 1888, Georges Vanier ressentira l’influence de ses parents bilingues tout au long de sa vie. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, il étudie au Collège Loyola, puis à l’Université Laval où il obtient un diplôme en droit en 1911. Il commence à exercer le droit peu de temps après, bien qu’il ait aussi envisagé la prêtrise. C’est le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui attire finalement son attention et il s’enrôle dans l’armée canadienne. Ce fut un excellent recruteur et il joue un rôle important dans la création du 22e bataillon canadien-français. C’est également pendant la guerre qu’il est blessé et doit se faire amputer de la jambe droite.

Photographie en noir et blanc montrant un homme tout sourire dans un uniforme d'officier avec une casquette.

Le major Georges P. Vanier du 22e bataillon, juin 1918 (MIKAN 3192070)

Après la guerre, le major Vanier revient au Canada. Il reste dans l’armée et participe à plusieurs missions diplomatiques. Au cours des quelque 20 années suivantes, il est nommé aide de camp par intérim de deux gouverneurs généraux, devient lieutenant-colonel du Royal 22e Régiment à La Citadelle et est nommé à la délégation militaire du Canada pour le désarmement auprès de la Société des Nations et au Haut-commissariat du Canada à Londres. En 1939, il devient envoyé extraordinaire du roi et ministre plénipotentiaire en France.

Photographie en noir et blanc de deux hommes et une femme. Les hommes se serrent la main, et la femme regarde l'un des hommes.

Visite du brigadier Georges P. Vanier. Les Vanier sont accueillis par le général McNaughton à Paris (France), 1940 (MIKAN 3526747)

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Contextes multiples : Bibliothèque et Archives Canada au Musée canadien de l’immigration du Quai 21

Cinq pièces provenant de la riche collection de Bibliothèque et Archives Canada font actuellement partie d’une nouvelle exposition présentée au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, à Halifax (Nouvelle-Écosse). Il s’agit notamment d’une médaille commémorative, de timbres, d’une carte et d’un traité concernant des terres. Ces objets nous aident à mieux comprendre la complexe expérience d’immigration qui continue de façonner le passé et le présent du Canada.

Les documents d’attestation — des documents d’information témoignant d’une facette de l’histoire du Canada

Une des pièces de la collection de Bibliothèque et Archives Canada faisant partie de l’exposition au Quai 21 s’appelle un document d’attestation. Il s’agit d’un formulaire que les recrues devaient remplir et signer, afin de confirmer leur acceptation de servir outremer au sein du Corps expéditionnaire canadien (CEC) lors de la Première Guerre mondiale. La collection de Bibliothèque et Archives Canada comprend actuellement 620 000 documents d’attestation, qui sont tous numérisés et accessibles en ligne.

Une image en noir et blanc d’un formulaire dactylographié fournissant des renseignements personnels sur Joseph Wilder, incluant sa condition physique. Le document est signé par celui-ci et contresigné par un médecin militaire.

Document d’attestation de Joseph Wilder (MIKAN 46114, boîte 10355-39, 312833)

Les informations contenues dans ces formulaires permettent d’en apprendre beaucoup à propos des soldats. Par exemple, on y trouve des précisions relatives à leur apparence physique, comme la taille, la couleur des yeux et le tour de poitrine. Les recrues devaient également indiquer, entre autres, leur métier ou gagne-pain, leur lieu de naissance, leurs plus proches parents et leur lieu de résidence. Quand il s’agit de trouver des informations concernant des personnes qui ont laissé peu de documents (ou même aucun!), ces documents d’attestation peuvent être extrêmement utiles pour commencer à rassembler les éléments d’une histoire personnelle.

Joseph Wilder — Sergent du corps médical et pharmacien

Le document d’attestation intégré dans l’exposition du Quai 21 concerne un nommé Joseph Wilder. On y apprend qu’il demeurait au 140 avenue Alfred, à Winnipeg (Manitoba), qu’il était né en Roumanie et qu’il gagnait sa vie comme pharmacien. De telles informations peuvent être utiles à ses descendants, à des membres de la communauté locale de Winnipeg et, d’une manière générale, pour témoigner de l’histoire du Canada. Ces informations viennent aussi compléter ce qu’on peut lire dans les deux publications de Joseph Wilder : Read All About It: Reminiscences of an Immigrant Newsboy et Lotions, Potions and Liniments Pure: A Look at the Drug Trade in Winnipeg in the 1900’s.

Vous pourrez trouver d’autres informations en consultant la base de données sur les soldats de la Première Guerre mondiale et la page du projet de numérisation à grande échelle visant à rendre ces documents accessibles en ligne.

Lancement de la base de données « Immigrants pour le Canada, Porteurs et Domestiques, 1899-1949 »

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données en ligne : Immigrants pour le Canada, Porteurs et Domestiques, 1899-1949.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 8 600 individus arrivés au Canada en tant que porteurs ou domestiques entre 1899 et 1949. Les noms sont tirés des listes contenues dans les dossiers du Service central de la Direction de l’immigration (RG 76 B1a) et d’autres dossiers conservés à Bibliothèque et Archives Canada.

Commencez vos recherches sur les porteurs et domestiques maintenant!

Base de données Registres de naturalisation, 1915-1951 – Mise à jour de 2015

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de la base de données en ligne Registres de naturalisation, 1915-1951. L’index nominatif a été enrichi de plus de 68 000 noms et couvre maintenant les années 1915 à 1944 inclusivement. Le travail se poursuit afin de le prolonger jusqu’en 1951, et l’aide de bénévoles à cet égard est la bienvenue. Les personnes intéressées peuvent écrire à Cdn-Nat-Coord@jgs-montreal.org.

La base de données Naturalisation canadienne est l’une des rares ressources généalogiques canadiennes spécialement conçue pour aider les chercheurs ayant des racines autres que britanniques. On peut se servir des numéros de référence indiqués dans la base de données pour commander des copies des dossiers originaux de naturalisation, qui sont conservés par Citoyenneté et Immigration Canada.

Bibliothèque et Archives Canada tient à remercier la Jewish Genealogical Society of Montreal et ses bénévoles, sans qui ce projet n’aurait pas vu le jour.

La Cité parlementaire

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Les édifices du Parlement, à Ottawa, comptent certainement parmi les structures les plus facilement reconnaissables du Canada. Chose surprenante, la partie la plus emblématique du complexe architectural, la tour de la Paix, est le plus récente de la Cité parlementaire. La construction de l’édifice du Centre, de style néo‑gothique victorien, commence en 1859. Cet édifice inauguré le 6 juin 1866 abrite le Parlement de la province du Canada. La reine Victoria choisit l’emplacement de l’édifice en 1857. À l’époque, c’est le plus gros projet de construction en Amérique du Nord. Le budget est largement dépassé, notamment parce qu’il faut faire exploser le substrat rocheux avant de construire les fondations. Le 1er juillet 1867, l’édifice du Centre devient le parlement officiel du Dominion du Canada. Il est idéalement situé, car il est loin de la frontière américaine, et les habitants de la région le voient de loin.

Photo noir et blanc du premier édifice du Centre sur la Colline du Parlement

Parlement, édifice du Centre; photo prise par le capitaine Jacobs vers 1886. (MIKAN 3319558)

Le soir du 3 février 1916, 50 ans après l’inauguration de l’édifice du Centre, un incendie éclate dans la salle de lecture de la Chambre des communes. Les flammes se répandent rapidement et provoquent la mort de sept personnes. De nombreux murs en pierres sont restés debout, mais seule la bibliothèque construite en 1876 résiste parfaitement aux flammes grâce à ses portes en fer (qui avaient été fermées par un commis ce soir‑là). Des rumeurs veulent qu’il s’agisse d’un acte criminel, mais l’incendie a été causé par un cigare mal éteint.

Photo noir et blanc d’un édifice circulaire à l’architecture complexe ayant des pinacles et des arcs-boutants. C’est l’hiver, et l’édifice à côté est partiellement couvert de glace. Des pompiers éteignent un incendie.

La Bibliothèque du Parlement et l’édifice du Centre le lendemain de l’incendie qui a détruit celui ci; photo prise par William Topley en 1916. (MIKAN 3194673)

Même si le Canada investit beaucoup d’efforts dans la Première Guerre mondiale, il faut reconstruire les édifices. Le pays est en pleine croissance, et le Parlement doit refléter cette tendance. On décide de conserver le style néo‑gothique des édifices d’origine sans en faire des copies conformes. La construction commence pendant l’année et se termine en 1922. La tour de la Paix, ainsi nommée pour souligner l’engagement du Canada envers la paix, est achevée en 1927.

Photo noir et blanc montrant les trois premiers étages d’un édifice. La rotonde de la Bibliothèque du Parlement est à l’arrière plan. Le site est entouré de grues et de matériaux de construction.

Reconstruction de l’édifice du Centre, édifices du Parlement, 1917 ou 1918; photo prise par Samuel J. Jarvis. (MIKAN 3319865)

Photo noir et blanc montrant la façade avant de l’édifice du Centre. La foule se masse sur la Colline du Parlement.

Célébration du jubilée sur la Colline du Parlement, en 1927. (MIKAN 3549627)

De nos jours, l’édifice du Centre est flanqué des édifices de l’Est et de l’Ouest. Un grand espace accessible au public remplit diverses fonctions : c’est un lieu de célébration le jour de la fête du Canada, un point de rendez‑vous pour les manifestants, un terrain de yoga pendant l’été, etc. Des visites guidées de l’édifice du Centre ont lieu tout au long de l’année; elles constituent l’un des attraits touristiques les plus courus à Ottawa.

Autres ressources

Miroirs riches en souvenirs : Daguerréotypes de Bibliothèque et Archives Canada, une exposition au Musée des beaux-arts du Canada

En 1839, l’invention du daguerréotype fut une révélation. Étant le premier procédé photographique accessible au public, ce surprenant objet étincelant fit le bonheur des observateurs grâce à sa capacité à saisir l’image des gens, et ce, avec une clarté incroyable. Pour la première fois dans l’histoire, les portraits des êtres chers pouvaient être enregistrés, partagés ou transmis à leurs descendants. Le daguerréotype et la photographie eurent un immense impact sur la vie des gens ordinaires.

Le portrait, colorié à la main, d’une femme assise vêtue d’une robe à pois.

Kate McDougall, vers 1848 (MIKAN : 36296894)

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Pionnières de la route : road trip pendant l’été 1954

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Par Beth Greenhorn

Quatre femmes, une Plymouth familiale, cinq provinces et quatre États en trente‑huit jours

Le 31 juillet 1954, la photographe à la pige Rosemary Gilliat et ses amies Anna Brown, Audrey James et Helen Salkeld partent d’Ottawa (Ontario) pour vivre l’aventure d’une vie : un road trip sur la Transcanadienne qui les mènera à Vancouver (Colombie‑Britannique). En un peu plus d’un mois, les quatre femmes parcourent plus de 12 000 kilomètres. Elles sont de retour à Ottawa le 6 septembre.

Photo noir et blanc de quatre femmes autour d’une voiture familiale remplie de bagages au début d’un road trip.

Jour un – le 31 juillet. De gauche à droite : Helen Salkeld, Audrey James, Anna Brown et Rosemary Gilliat s’apprêtent à quitter Ottawa (Ontario) pour amorcer leur voyage sur la Transcanadienne. (MIKAN 4307661)

Jusqu’au milieu du XXe siècle, le train est le seul moyen de transport qui permet de traverser et d’admirer le Canada. Après la Deuxième Guerre mondiale, des milliers de personnes venues du monde entier immigrent au Canada. L’augmentation de la population coïncide avec l’essor de l’industrie automobile. Après la guerre, en 1949, le Parlement adopte la Loi sur la route transcanadienne : la construction de routes revêtues reliant les grandes villes canadiennes peut commencer.

En été 1954, les travaux sur la Transcanadienne Ouest à partir d’Ottawa sont commencés, mais de nombreux tronçons sont encore en construction. Il y a même des endroits où la construction n’est pas entamée. Par exemple, Rosemary mentionne que les routes près de Cochrane (Ontario) sont pleines de terre, d’ornières et d’énormes bosses qui risquent d’endommager la suspension. À la frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan, la route qui était dans un état acceptable devient franchement mauvaise; elle est couverte de boue séchée, de roches, de dénivellations et de trous. Plus à l’ouest, juste après le col Kicking Horse (Colombie‑Britannique), c’est encore pire, comme l’indique Rosemary dans son journal :

On arrive sur une route en construction; les ingénieurs sont déjà sur place depuis deux ans. Ils doivent dynamiter un versant de la montagne situé en grande partie au‑dessus du chemin de fer du Canadien Pacifique. Nous sommes émerveillées de voir un chemin de fer dans un territoire aussi hostile. Souvent, la route est un simple chemin rocailleux avec d’immenses murs en pierre au‑dessus et un tas de pierres dynamitées en dessous. Ailleurs, la route est couverte de boue et d’eau. On a l’impression qu’elle pourrait s’effondrer dans le canyon, à quelques dizaines de mètres de profondeur. [traduction]

Photo noir et blanc d’un autobus public circulant sur une route en gravier dans une zone montagneuse. Il vient de dépasser une équipe d’ouvriers à l’arrière plan.

Jour 18 – 17 août. L’autobus de Calgary fait son passage quotidien dans la zone de dynamitage du canyon Kicking Horse, en Colombie Britannique. Le tronçon est seulement ouvert à la circulation entre 17 h et 8 h. (MIKAN 4359684)

Malgré les nombreux passages difficiles sur l’autoroute, on déplore seulement quelques fissures causées par des roches errantes dans le pare‑brise de la Plymouth d’Helen. La vitre demeure en bon état jusqu’au retour à Ottawa, où elle est remplacée.

Rosemary et ses amies se distinguent de la majorité des femmes, et même des touristes, de leur époque. Bien qu’il y ait des motels et des terrains de camping privés le long de la Transcanadienne en 1954, elles préfèrent sortir des sentiers battus pour dîner et camper dans des endroits isolés et boisés. Rosemary se demande même pourquoi les gens passent tant de nuits dans un lit alors que le camping est si agréable. Pour elle, chaque matinée et chaque soirée en camping est une révélation.

Photo noir et blanc de deux femmes installant deux tentes dans un pré entouré d’arbres où pousse du long gazon.

Jour 4 – 3 août. Anna Brown et Helen Salkeld montent leurs tentes à English River, en Ontario. (MIKAN 4307667)

Rosemary et ses amies recherchent la vraie nature. Elles ne se laissent pas décourager par les insectes, la pluie ou d’éventuelles rencontres fâcheuses avec des animaux. À mi‑chemin du voyage, elle mentionne : « Je suis toujours étonnée de voir des gens parcourir des milliers de kilomètres dans des contrées sauvages pour retrouver le même luxe qu’ils ont à la maison, mais à un autre endroit. » [traduction]

Photo noir et blanc de trois femmes préparant un repas sous la pluie dans un bois

Jour 20 – 19 août. Préparation d’un repas sous la pluie près de Yale, en Colombie Britannique. (MIKAN 4307800)

La familiale d’Helen est remplie de matériel de camping et d’ustensiles de cuisine. Les quatre femmes disposent d’un réchaud Coleman et de deux bouteilles d’eau, mais elles n’ont pas de glacière pour conserver les aliments périssables. Chaque jour, elles font le plein d’essence et en profitent pour faire l’épicerie et se procurer de l’eau potable. Ce n’est pas le grand luxe!

Photo couleur montrant deux femmes sur un terrain gazonné, avec des montagnes à l’arrière plan. Une d’entre elles est couchée sur le côté et lit sur une nappe à pique nique tandis que l’autre est à genoux près d’un réchaud installé derrière une voiture familiale.

Jour 20 – 19 août. Helen Salkeld et Audrey James se reposent après le dîner près de Cache Creek, en Colombie Britannique. (MIKAN 4324102)

Les voyageuses admirent les forêts isolées et de petits villages du nord et du nord‑ouest de l’Ontario, les immenses prairies dorées du Manitoba et de la Saskatchewan, les contreforts et les Rocheuses de l’Alberta et les rivières glaciaires de la Colombie‑Britannique avant d’arriver sur la magnifique côte canadienne du Pacifique. Rosemary documente leur formidable périple : elle prend des centaines de photos et rédige un journal de voyage détaillé décrivant leurs rencontres et leurs expériences. Des agriculteurs sympathiques, des cow‑boys charismatiques et des maringouins sanguinaires font partie des vedettes de ce récit.

Photo noir et blanc montrant la silhouette d’une femme qui photographie la prairie, debout sur le capot d’une voiture familiale stationnée le long de la route.

Jour 9 – 8 août. Audrey James, debout sur le capot de la familiale d’Helen Salkeld, photographie la prairie dans le sud de la Saskatchewan. (MIKAN 4814412)

Le 31 juillet 2015, Bibliothèque et Archives Canada a lancé la série Road trip ‒ été 1954 sur Facebook. On y trouve des photos prises par Rosemary Gilliat et des extraits de son journal. Visitez notre page Facebook tous les jours pour découvrir les endroits que Rosemary et ses amies ont visités, et les personnes qu’elles ont rencontrées. À la fin de chaque semaine, les photos seront publiées dans notre album Flickr.


Beth Greenhorn est gestionnaire de projet principale à la Direction de la diffusion et de l’engagement à Bibliothèque et Archives Canada.

James Naismith : les années d’apprentissage au Canada de l’inventeur du basketball

Les origines de sports populaires comme le baseball, le football et le hockey sont souvent difficiles à cerner. En effet, plusieurs personnes et plusieurs lieux affirment souvent être l’inventeur ou le lieu de naissance d’un sport. Cependant, il n’y a aucun doute sur la personne qui a inventé le basketball : c’est un Canadien, le Dr James Naismith. Né dans la petite ville d’Almonte dans la vallée de l’Outaouais, province du Canada le 6 novembre 1861, James Naismith est devenu orphelin à un très jeune âge et a été élevé avec sa sœur aînée Annie et son frère cadet Robbie par son oncle et sa tante.

Lorsque M. Naismith était enfant, le « duck on a rock » (canard sur une roche) était un jeu très populaire. Une pierre appelée « le canard » était placée sur une pierre plus grande ou sur une souche d’arbre. Les joueurs devaient frapper le canard avec une autre pierre et le faire tomber de sa plateforme, puis courir récupérer leur propre pierre et revenir à l’emplacement original du lancer. Un participant jouait le rôle de « gardien ». Il devait ramasser le canard s’il tombait, le replacer sur sa plateforme et essayer de toucher le joueur ayant lancé la pierre avant qu’il ne retourne à son point de départ. Bien que chaque joueur avait sa propre technique de lancer, Naismith avait remarqué que les meilleurs joueurs lançaient leur pierre haute en visant bien et avec précision, ce qui leur donnait plus de temps pour ramasser leur pierre. Ses souvenirs de ce jeu d’enfance auront une influence sur sa création du jeu de basketball.

Une photographie en noir et blanc d'un groupe d'hommes debout dans un champ regardant un match de duck on a rock.

Un match de duck on a rock, Alberta, septembre 1906 (MIKAN 3386054)

Naismith éprouve des difficultés à l’école et décide d’abandonner ses études pendant sa deuxième année à l’École secondaire d’Almonte à l’âge de 15 ans. Il préfère travailler à la ferme familiale pendant l’été et dans les camps de bûcherons en hiver. Le recensement canadien de 1881 indique qu’il est agriculteur à l’âge de 19 ans.

Plus tard cette année-là, M. Naismith décide de retourner à l’école secondaire et il obtient son diplôme en 1883 à l’âge de 21 ans. Il s’installe à Montréal et entreprend un baccalauréat ès arts avec spécialisation en philosophie et hébreu à l’Université McGill. Vers la fin du 19e siècle, Montréal est un centre important pour le développement des sports organisés au Canada et en Amérique du Nord. Les premières règles officielles pour des sports populaires tels que la crosse et le hockey sont élaborées au cours de cette période. M. Naismith, doté de qualités athlétiques naturelles, est attiré par plusieurs sports à l’Université, notamment la gymnastique, le football rugby et la crosse. En 1888, il obtient un baccalauréat ès arts en éducation physique de l’Université McGill. Grâce à ces intérêts, il devient le premier directeur de l’entraînement physique à l’Université McGill à l’automne de 1889.

Une photographie en noir et blanc de deux joueurs de football rugby accroupis, l'homme sur la gauche tient le ballon et attend de le lancer à l'autre homme derrière lui.

James Naismith (à gauche) jouant au football rugby (MIKAN 3652828)

Une photographie en noir et blanc de l'équipe de football rugby de l'Université McGill. Les joueurs portent des chaussettes montantes rayées et un uniforme blanc orné d'un écusson.

James Naismith (à l’extrême gauche, assis) au sein de l’équipe de football rugby de l’Université McGill (MIKAN 3650079)

En septembre 1890, M. Naismith s’installe à Springfield, Massachusetts, É.-U. pour devenir instructeur à l’International YMCA Training School. On lui confie le mandat de créer un sport pouvant se pratiquer à l’intérieur, et il invente le jeu de basketball. En décembre 1891, dans le gymnase du YMCA de Springfield, la première partie de basketball se joue. Le basketball est depuis devenu l’un des sports les plus populaires au monde.

Photographie en noir et blanc montrant un groupe d'hommes assis dans un escalier. De chaque côté, il y a les paniers qui étaient utilisés à l'époque dans ce sport.

La première équipe de basketball du monde. Dr James Naismith se trouve à droite dans la rangée du centre (MIKAN 3652826)

Pour voir d’autres photos documentant les activités professionnelles et personnelles de James Naismith, consultez la collection D. Hallie Lowry détenue par Bibliothèque et Archives Canada.

 

Données ouvertes : Études sur les drogues et médicaments sur ordonnance de Santé et Bien-être social Canada

Dans les années 1970, Santé et Bien-être social Canada a commandé plusieurs études sur l’utilisation de médicaments sur ordonnance et sur la consommation d’alcool et de cannabis, ainsi que sur les décès liés à la drogue. On a récemment adapté des données statistiques brutes provenant de quatre groupes d’enquêtes en fonction d’un schéma d’encodage des caractères de la norme ASCII. Pour ouvrir, interpréter et analyser les données, il faut un logiciel spécialisé, comme un tableur ou un outil statistique. Une liste de codage décrivant la composition des données et définissant les variables contenues dans chaque champ est fournie. Si une des enquêtes énumérées ci-dessous vous intéresse, elles sont dorénavant accessibles par l’entremise du portail des données ouvertes.

Consommation de médicaments sur ordonnance au Canada, 1977

En 1977, Santé et Bien-être Canada a commandé deux études ayant trait à l’utilisation de médicaments sur ordonnance au Canada. Voici quelques-unes des grandes conclusions que l’on a tirées des enquêtes :

  • On a constaté que les analgésiques et les antibiotiques sont les médicaments les plus souvent utilisés par la population en général.
  • Les répondants âgés utilisaient des antihypertenseurs et des médicaments destinés au traitement des maladies cardiaques.
  • Les femmes étaient surreprésentées parmi les utilisateurs de sédatifs et de tranquillisants.

Enquêtes nationales sur la consommation d’alcool au Canada

La campagne « Dialogue sur l’alcool » avait pour but de sensibiliser la population aux comportements associés à la consommation d’alcool et d’encourager la population à participer aux programmes consacrés aux problèmes liés à l’alcool. La campagne se déployait par phases et reposait sur divers médias publicitaires comme les journaux, les magazines, les émissions radiophoniques et télévisées. Après la diffusion de ces publicités, on a amorcé une série d’enquêtes afin de déterminer si le public était au fait de la campagne « Dialogue sur l’alcool » comme telle et dans le but de connaître les habitudes des Canadiens lorsqu’il s’agit de boire de l’alcool. En 1976, une autre enquête visait à recueillir des données sur les habitudes de fumer des Canadiens.

Consommation de cannabis chez les Canadiens adultes

En 1978, Santé et Bien-être Canada a commandé une enquête visant les adultes âgés de 18 ans et plus. On a alors interrogé les répondants sur leur consommation de marihuana et de hachisch et sur la fréquence d’une telle consommation. L’enquête a été entreprise afin de déterminer les tendances liées à la consommation de cannabis, de repérer les populations à risque, d’évaluer les corrélats sociaux de la consommation de cannabis et de formuler une politique.

Décès liés à la drogue dans la communauté urbaine de Toronto

Les données ont été colligées en 1973 à partir des dossiers de 18 coroners œuvrant à temps plein ou à temps partiel dans la région de Toronto. Les données ont été tirées de dossiers faisant état de décès liés à l’alcool ou à la drogue et elles comprennent le code de la catégorie générale, la drogue concernée, la forme d’alcool, le nom des solvants et poisons visés.

L’évolution de notre sport national d’hiver : innovations dans le monde du hockey

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Premiers arénas dotés de glace artificielle au Canada

En 1911, Frank et Lester Patrick, joueurs de hockey et entrepreneurs, construisent les deux premières patinoires à glace artificielle au Canada : l’aréna Denman à Vancouver et l’aréna Victoria à Victoria. À l’époque, l’aréna Denman était le plus grand au Canada et pouvait accueillir 10 500 spectateurs. Conçues dans le but d’être le principal théâtre des matches de la nouvelle Pacific Coast Hockey Association, les patinoires ont été créées par les frères Patrick afin d’instaurer le hockey professionnel dans l’Ouest canadien et de faire concurrence à l’Association nationale de hockey (l’ancêtre de la Ligue nationale de hockey).

Reproduction en couleur d’une photographie colorisée d’un jeune homme vêtu d’un gilet rouge et blanc arborant, bien en vue au milieu de la poitrine, un « R » rouge.

Carte de hockey pour Frank Patrick, vers 1910-1912. (MIKAN 4876354)

Selon la base de données de Bibliothèque et Archives Canada Brevets canadiens, 1869-1919, Frank Patrick dépose une demande de brevet auprès de la division des brevets canadiens concernant le système de réfrigération de ses patinoires en 1913. Le brevet semble avoir été accordé en juin 1914, bien que l’on eût apposé sur le formulaire de demande une estampille d’annulation (« cancelled »).

Reproduction en noir et blanc d’un croquis illustrant le mécanisme de refroidissement d’une surface glacée pour jouer au hockey.

Demande de brevet d’une patinoire de glace. (numéro de brevet 156325)

Reconnus comme les chefs de file dans le développement des patinoires de hockey sur glace artificielle au Canada, on accorde aussi à Frank et à Lester Patrick le crédit d’avoir élaboré de nombreux règlements du jeu, encore en vigueur de nos jours.

Création et évolution du filet de hockey

Les premiers buts de hockey étaient formés de deux roches et par la suite de poteaux qui étaient placés à chaque extrémité de la patinoire. Au départ, les poteaux des buts étaient placés à huit pieds d’écart, distance que l’on a ensuite réduite à six pieds, cette mesure étant toujours de mise.

Une photo noir et blanc montrant des joueurs de hockey lors d’une partie sur une patinoire extérieure

Match de hockey à l’université McGill. (MIKAN 3332330)

Page dactylographiée faisant état des règlements au hockey

Règlements de l’Ontario Hockey Association, tels qu’ils sont énoncés dans le document intitulée Hockey: Canada’s Royal Winter Game. (« Hockey : le jeu hivernal royal au Canada ») (disponible en anglais seulement)

À compter des années 1890, différentes ligues de hockey ont mis à l’essai des filets de pêcheur que l’on attachait aux poteaux dans le but d’éviter tout malentendu sur la validité des buts accordés. En 1899, la toute nouvelle Canadian Amateur Hockey League adoptait officiellement l’usage de filets de hockey durant leurs matches. Les buts étaient composés d’un filet attaché à une corde reliée au sommet de chacun des poteaux des buts.

Une reproduction en noir et blanc d’un cahier de note écrit à la main avec le titre « championnat intermédiaire » [Intermediate Championship]

Procès-verbal de la réunion annuelle de la Canadian Amateur Hockey League, le 9 décembre 1899. (en anglais seulement) (MIKAN 100095 ou sur le site Web Héritage, image 95)

En 1911, Percy LeSueur, l’un des meilleurs gardiens de but à l’époque et des plus novateurs a déposé une demande de brevet afin d’améliorer le filet de hockey. En vertu de cette demande, la revendication avait pour but de permettre une plus grande précision quant à l’attribution des buts marqués. Le filet proposé par M. LeSueur visait à améliorer la conception des buts alors en usage dont la barre de soutien supérieure était en retrait de quelques pouces par rapport à la ligne de but. De fait, si un joueur de hockey faisait un tir au but de courte portée d’un angle ascendant très prononcé, la rondelle sortait du filet, même si elle avait traversé la ligne de but. Le brevet a été accordé à M. LeSueur en 1912 et le concept associé à son brevet demeure à la base du but de hockey que l’on utilise encore aujourd’hui.

Photographie en noir et blanc de portraits en médaillon de 12 hommes disposés au centre, autour d’un encadré blanc.

Photo de groupe du Ottawa Hockey Club en 1914 où figure Percy LeSueur (range du haut, au centre). (MIKAN 3386140)

Reproduction en noir et blanc d’une illustration détaillée du filet d’un but, mesures comprises.

Demande de brevet de M. LeSueur, dessin illustrant les améliorations apportées au filet d’hockey. (numéro de brevet 139387)

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Canadian Amateur Hockey League Association, veuillez consulter le fonds Montreal Amateur Athletic Association conservé à Bibliothèque et Archives Canada.

Le masque des gardiens de but

En novembre 1959, un autre remarquable gardien de but, Jacques Plante, allait changer le monde du hockey en portant un masque sur une base régulière. Auparavant, les gardiens de but ne portaient pas de masque protecteur. Parmi les rares exceptions dignes de mention, il y avait eu Elizabeth Graham qui avait porté un masque d’escrime lors d’un match de hockey en 1927 et le gardien de but de la Ligue nationale de hockey (LNH) Clint Benedict, qui a eu recours à un masque de cuir le temps de quelques matchs en 1929. M. Plante, joueur des Canadiens de Montréal, a expérimenté le port de cet équipement au milieu des années 1950 en employant différents masques durant des entraînements et des parties hors-concours afin de se protéger des rondelles et des bâtons.

Photographie en noir et blanc d’un homme appuyé contre les bandes d’une patinoire et tenant un masque transparent dans les mains.

Jacques Plante montre un masque « Louch », qu’il a expérimenté pendant les entraînements avant 1959. (MIKAN 4814214)

Le 1er novembre 1959, après avoir subi une fracture du nez et des lacérations au visage durant un match de la LNH contre les Rangers de New York, il revient du vestiaire avec un masque conçu par un spécialiste de la fibre de verre, Bill Burchmore.

En janvier 1960, Jacques Plante commence à porter un nouveau masque plus léger, communément appelé le « bretzel », fabriqué par M. Burchmore à partir de 540 fils en fibre de verre tissés.

Photographie en noir et blanc d’un gardien de but masqué défendant son but. Derrière lui, d’autres joueurs (sans casque) qui tombent sur la glace, tentant de s’emparer de la rondelle.

Jacques Plante en action portant un second type de masque le 17 janvier 1960. (MIKAN 4814205)

Photographie en noir et blanc d’un homme qui enlève son masque de gardien de but.

Jacques Plante relevant son masque de hockey. (MIKAN 3628632)

D’autres gardiens de but suivront son exemple et le masque ne tarde pas à devenir une pièce d’équipement courante pour cette position. Jacques Plante continuera d’améliorer les masques de gardien de but et il créera sa propre entreprise de fabrication de masques vers la fin de sa carrière de hockeyeur.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Jacques Plante et ses innovations, consulter le fonds Jacques et Caroline Raymonde Plante conservé à Bibliothèque et Archives Canada.