Ajouts au portail Données ouvertes

Bibliothèque et Archives Canada (BAC), certaines études réalisées par des ministères fédéraux sont conservées sur des dispositifs désuets. Pour assurer la préservation de ces fichiers, BAC procède à leur extraction et les publie sur le portail Données ouvertes. Les études portent sur une variété de sujets comme l’environnement, la santé et l’immigration. (Pour en savoir plus sur la structure des données, lisez notre billet de blogue intitulé Données ouvertes : rendre accessibles les anciennes études du gouvernement du Canada.)

En voici un aperçu :

Fichiers de la Commission des prix et des revenus

Projet Thirsk

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données générales sur la population active, le chômage et les postes vacants. Elles ont été recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur les caractéristiques régionales de l’inflation et du chômage. Elles couvrent la période allant de 1949 à 1971.

Projet Lewis

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques (mensuelles pour la plupart) recueillies pour appuyer les études de la Commission sur la validité des théories économiques relatives aux salaires et à la répartition de la main-d’œuvre. Elles couvrent la période allant de 1935 à 1971.

Projet Lazar

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales et de statistiques sociales concernant la situation de la population active du Canada. Elles couvrent la période allant de 1950 à 1970.

Projet Scharfe

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur l’inflation dans l’économie canadienne. Elles couvrent la période allant de 1961 à 1969.

Mouvements itinérants – 1971, 1972, 1973, 1974 et 1975

Ces fichiers contiennent des statistiques annuelles relatives aux mouvements d’aéronefs au Canada. Il s’agit de mouvements pour lesquels on sait que l’aéronef décollant ou atterrissant quitte la zone de la tour de contrôle de l’aéroport ou y entre.

Organisation de l’industrie canadienne

Les données contiennent des variables liées à la structure, au fonctionnement et au rendement des industries manufacturières au Canada, ainsi que des industries américaines équivalant aux industries canadiennes de l’échantillon. Elles couvrent les années 1975 et 1976.

L’expansion de la Montreal Rolling Mills Co.

Par Lucie Paquet, archiviste séniore

En 1900, Montréal est une ville industrialisée. On y aperçoit de nombreux bâtiments logeant des complexes industriels. Parmi les plus importants, il y a la Dominion Bridge Company (R5607) qui élabore de superstructures de ponts et chaussées. La Montreal Rolling Mills Co. quant à elle, transforme le fer et l’acier en de multiples produits de construction. Chacun de ses ateliers possède sa propre fonction. Les mécanismes de fonctionnement des machineries à l’intérieur des usines sont de plus en plus ingénieux, plus puissants et plus rapides. De l’artisan-forgeron, l’ouvrier salarié s’installe au service de la machine. À l’aide d’immenses moteurs équipés de courroies à transmission hydraulique, les ouvriers s’activent aux commandes des fournaises, déplacent les chaudières, chauffent et coulent le fer brûlant dans des moules, le modèlent, le martèlent et le coupent. Tout cela avec la chaleur intense, la fumée, le bruit, la poussière et les gaz dégagés par les machines.

Dessin noir et blanc montrant un complexe industriel en 1900.

Dessin de la Montreal Rolling Mills Co. provenant d’un entête de lettre, 1900, vol. 278, dossier 1 (MIKAN 4932178)

Les ouvriers produisent des clous, des vis, des boulons, des scies, des haches, des tuyaux, des fers à cheval, des rails de chemins de fer et diverses structures pour les besoins en agriculture, en transport et en construction.

Images couleur montrant la couverture et deux pages du catalogue des produits en 1908.

Couverture du catalogue et liste des produits, 1908, vol. 252, dossier 3 (MIKAN 4932171)

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La Montreal Rolling Mills Co. : l’enracinement de l’industrie de l’acier

Par Lucie Paquet, archiviste séniore

Au tournant de la seconde moitié du XIXe siècle, le Québec amorce une ère de croissance industrielle. Située à l’intérieur de l’un des plus importants réseaux de canalisation en Amérique du Nord, Montréal devient un centre industriel stratégique. L’expansion de son port de mer, l’élargissement du canal Lachine et l’exploitation de l’énergie hydraulique attirent de nombreux investisseurs. Les hommes d’affaires saisissent l’occasion d’y fonder une multitude de manufactures de transformation de matières premières, comme des fonderies. La Montreal Rolling Mills Co., spécialisée dans la transformation de produits en acier, devient l’une des entreprises les plus prospères de la métropole.

Dessin noir et blanc montrant un complexe industriel en 1868.

Dessin de la Montreal Rolling Mills Co. provenant d’un en-tête de lettre, 1868, vol. 274, dossier 14 (MIKAN 4932176)

Bibliothèque et Archives Canada possède 7 mètres de documents produits par la Montreal Rolling Mills Co. Les documents sont conservés dans les archives de la Steel Company of Canada Limited (R15513). Le bureau corporatif de cette compagnie, fondé par la fusion de cinq grandes compagnies d’acier (la Montreal Rolling Mills Co., la Hamilton Steel and Iron Company, la Canada Screw Company, la Canada Bolt and Nut Co. et la Dominion Wire Manufacturing Co.), s’installe en 1910 à Hamilton, en Ontario. Les titres de propriétés, les contrats de vente, les contrats d’assurance, les états financiers et autres documents servant à l’administration et aux affaires courantes ont été archivés dans cette ville jusqu’à leur transfert à Bibliothèque et Archives Canada en 2006. La majorité comprend des documents textuels et des dessins techniques. On retrouve peu de photographies, mais leur absence peut être compensée par les archives de la Dominion Bridge Company elles aussi conservées à Bibliothèque et Archives Canada.

Parmi les documents les plus importants de la Montreal Rolling Mills Co., il y a les livres de comptes, les listes et transactions des actionnaires, les comptes rendus de leurs réunions, la correspondance entre marchands, les états financiers, et les contrats d’achat de terrains et de bâtiments situés près du canal Lachine. Ils permettent d’analyser en détail le changement industriel qui s’opère à Montréal au XIXe et au début du XXe siècles.

Le 8 mai 1868, l’année suivant la Confédération, plusieurs marchands quincailliers de la ville de Montréal se rencontrent dans les bureaux de la Morland, Watson & Company dans le but de former une nouvelle compagnie : la Montreal Rolling Mills Co.

Image couleur montrant la couverture du livre des procès-verbaux des réunions des directeurs et deux pages du texte d’une rencontre tenue en 1870.

Page couverture d’un registre de procès-verbaux et texte d’une rencontre tenue en 1870 par les directeurs et les actionnaires de la compagnie, vol. 101, dossier 1 (MIKAN 4932158)

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Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 2

Par Mathieu Sabourin

Dans notre blogue précédent sur les accidents d’avions civils, nous avons couvert les grands principes de recherche vous permettant de trouver les dossiers à ce sujet dans nos archives. Nous avons entre autres établi que la documentation se trouve généralement dans quatre fonds d’archives :

  • le fonds du ministère de la Défense nationale : R112 (1923-1936)
  • le fonds du ministère des Transports : R184 (1936-1984)
  • le fonds du Bureau canadien de la sécurité aérienne : R13086 (1984-1989)
  • le fonds du Bureau de la sécurité des transports du Canada : R1009 (de 1990 à aujourd’hui)

Explorons les particularités des deux premiers fonds afin d’aiguiller davantage vos recherches.

Fonds du ministère de la Défense nationale

Après la Première Guerre mondiale, l’Aviation royale canadienne joue le rôle de compagnie aérienne civile pour le gouvernement. Elle est donc responsable des enquêtes sur les accidents impliquant un aéronef. La « Civil Aviation Branch » (la Direction de l’aviation civile) est créée à cette fin en 1923.

À l’époque, le ministère utilisait un système numérique de classification par bloc-sujet. Ainsi, les blocs 1021 et 1100 (c’est-à-dire tous les dossiers commençant par ces nombres) étaient réservés aux documents portant sur les accidents aériens. En voici un exemple :

Copie d’écran montrant les résultats d’une recherche de fonds d’archives. Une grande flèche rouge montre où se trouve la référence au bloc 1021.

Exemple d’un dossier du bloc 1021.

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Sir Sandford Fleming : un grand Canadien

Par Andrew Elliott

L’année 2017 marque le 190e anniversaire de naissance de sir Sandford Fleming (1827-1915). Né à Kirkcaldy, en Écosse, Fleming est devenu un très grand Canadien ainsi qu’un arpenteur, dessinateur et ingénieur de renom. Parmi ses nombreuses réalisations, il dessine l’un des premiers timbres-poste canadiens, contribue à relier les Canadiens entre eux en dirigeant la construction du chemin de fer Canadien Pacifique et crée le système des fuseaux horaires, qui sera adopté partout dans le monde.

Portrait à l’huile d’un vieil homme à barbe blanche, portant un complet foncé, une cravate rouge et un manteau de fourrure brun.

Portrait de sir Sandford Fleming peint par John Wycliffe Lowes Forester, 1892 (MIKAN 2895065)

Comme Charles Dickens, son contemporain britannique, Fleming était doué d’une énergie et d’une productivité hors du commun, même selon les critères du 21e siècle. Fleming a soigneusement documenté tous les aspects de sa vie; c’était aussi un avide collectionneur. Il a rassemblé une magnifique collection de livres, et les murs de sa maison étaient couverts d’œuvres d’art européennes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a la chance de posséder la vaste majorité des documents sur la vie de Fleming. BAC conserve cette riche collection de textes, de photographies et d’œuvres d’art depuis 1915.

Après avoir étudié à Kennoway et Kirkcaldy avec l’ingénieur et arpenteur écossais John Sang, Fleming immigre au Canada en 1845. Pour compléter son certificat d’ingénieur, il prépare les cartes de Peterborough, Hamilton, Cobourg et Toronto en 1849. Sa carrière est sur le point de décoller.

La même année, à Toronto, Fleming participe à la fondation de l’Institut royal canadien (en anglais seulement), un regroupement professionnel d’architectes, d’arpenteurs et d’ingénieurs. En 1857, il est promu ingénieur en chef de l’Ontario Northern Railway alors qu’il a à peine 30 ans.

Six ans plus tard, en 1863, le gouvernement canadien le nomme arpenteur en chef et responsable du tracé du chemin de fer Intercolonial devant relier le Haut et le Bas-Canada aux colonies maritimes. Il deviendra plus tard l’ingénieur en chef de ce grand projet.

Photographie de studio noir et blanc d’un groupe d’hommes dans diverses postures, chacun regardant dans une direction différente.

Les artisans du chemin de fer Intercolonial avec sir Sandford Fleming, assis à droite. Photo de William James Topley, mars 1870 (MIKAN 3378651)

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Protection du fort Anne, l’un des premiers parcs du Canada

Par Vasanthi Pendakur

Le lieu historique national du Fort-Anne, situé à Annapolis Royal, se trouve au bord des rivières Annapolis et Allain, en Nouvelle-Écosse. Le parc, créé il y a 100 ans, est le premier lieu historique national du Canada administré par le gouvernement fédéral (fort Howe, au Nouveau-Brunswick, est le premier lieu patrimonial). Cette désignation a été obtenue grâce aux efforts des résidents d’Annapolis Royal visant à protéger le fort pour les générations futures et au souhait de la Direction fédérale des parcs de créer des parcs nationaux.

Photographie en noir et blanc d’une arche en pierre et vue par celle-ci, en arrière-plan, d’un grand immeuble clôturé avec terrain à l’avant. Une femme et cinq enfants apparaissent au centre, assis sur le sol.

Photo d’une arche reliant les installations extérieures du fort Anne, situé à Annapolis, en Nouvelle-Écosse, montrant le magasin et les quartiers des officiers au loin (MIKAN 3305260)

Le fort Anne est important en raison de son rôle dans les guerres des Français et des Anglais lors de la colonisation par les Européens. Les Français et les Anglais ont contrôlé le territoire à différents moments avant que les Français construisent leur fort à Port-Royal, en 1702. Pierre-Paul de Labat, ingénieur et lieutenant de la marine française, a conçu le fort situé au bord des rivières Annapolis et Allain.

Carte montrant l’emplacement et la forme de la région d’Annapolis Royal

Plan général d’Annapolis Royal établi par le capitaine John Hamilton, en 1753 (MIKAN 4128803)

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Tiré de la collection Lowy : le Talmud du Canada

English version

Par Michael Kent

La question qu’on me pose le plus souvent, en ma qualité de conservateur de la collection Jacob M. Lowy, est la suivante : « Dans la collection, quel est votre livre préféré? » Bien que je doute qu’un jour je sois vraiment capable d’en choisir un, il m’arrive souvent de parler d’un ouvrage en particulier. Les visiteurs sont rarement surpris quand je mentionne que c’est l’un de nos exemplaires du Talmud, le recueil écrit de la Loi orale juive codifiée dans l’antiquité et que l’on peut décrire comme le texte le plus important pour les Juifs, après la Torah; d’ailleurs, nous disposons d’impressionnants volumes du Talmud attribuables à Soncino et à Bomberg, et datant respectivement des XVe et XVIe siècles. Toutefois, je constate fréquemment que les gens sont surpris quand je choisis un volume qui n’est même pas centenaire, au lieu d’en sélectionner un vieux d’un demi-millénaire.

L’objet de la collection en question, qui est l’un de mes préférés, est le Talmud de Montréal, 1919, qui a été qualifié par le président du Congrès juif canadien, Lyon Cohen, comme l’événement le plus important des annales des Juifs canadiens.

Afin de bien comprendre l’admiration que je voue à cet exemplaire du Talmud, il faut connaître l’histoire des Juifs canadiens. Même si des Juifs arrivent au Canada au XVIIIe siècle, l’immigration ne prendra de l’ampleur que dans les années 1880. Au début du XXe siècle, la majorité des Juifs canadiens étaient nés en Europe orientale.

Photographie en couleur d’un livre ouvert, montrant des écrits en caractères hébraïques.

Frontispice du Talmud de Montréal, 1919, conservé dans la collection Jacob M. Lowy à Bibliothèque et Archives Canada.

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Présentation de la série de blogues « Conservateurs invités de BAC » et de notre prochaine exposition!

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».Ne manquez pas, tout au long de la prochaine année, une nouvelle série passionnante de blogues mettant en lumière l’exposition Canada : Qui sommes-nous? organisée par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) pour souligner le 150e anniversaire de la Confédération. L’exposition sera inaugurée le 5 juin 2017, et le premier blogue sera publié en janvier 2017.

Contenu des blogues

Des employés ayant participé à l’élaboration de l’exposition présenteront notamment des anecdotes sur leur travail à BAC. La série comprend également des articles publiés par des chercheurs, des experts et des citoyens canadiens de partout au Canada – et même de l’autre bout du monde – qui considèrent les collections de BAC comme une ressource vitale.

Dans chacun des blogues, un conservateur invité examinera un article de l’exposition et répondra à quatre questions lui donnant l’occasion de parler un peu de lui-même, de fournir de l’information supplémentaire sur leur article et d’ajouter « virtuellement » un ou deux articles à l’exposition.

Des blogues de la série seront publiés chaque mois, de janvier à décembre 2017. Revenez régulièrement pendant la prochaine année pour découvrir qui sera le prochain conservateur invité.

Visite de l’exposition

Venez visiter l’exposition gratuite au centre-ville d’Ottawa, où vous pourrez admirer de nombreux trésors canadiens. Canada : Qui sommes-nous? est présentée au 395, rue Wellington, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018.

L’exposition examine différentes conceptions du Canada et de l’identité canadienne, au fil du temps.

Certaines idées nous sont familières et nous mettent à l’aise, comme de bonnes vieilles pantoufles usées. Par exemple, l’idée que le Canada est une nation « nordique » remonte aux premiers jours de la colonie. D’autres semblent tout simplement démodées, comme la photo de la famille canadienne « typique » de 1944. D’autres encore peuvent paraître fausses, voire choquantes, dans une perspective contemporaine. Mentionnons, à titre d’exemple, certaines attitudes passées concernant l’immigration et les Autochtones.

Carte gravée de la Nouvelle-France. Le continent, couvert d’arbres, de montagnes et de rivières, est bordé par l’océan, dans lequel on retrouve des navires et des animaux marins. Un compas, un sceau et un soleil sont également dessinés. Des membres des Premières Nations sont représentés au-dessus d’une bande de végétaux entourant la légende.

Carte géographique de la Nouvelle-Franse faictte par le sieur de Champlain, provenant de l’ouvrage intitulé Les voyages du sieur de Champlain […], 1613, gravée par David Pelletier en 1612. (MIKAN 3919638) (AMICUS 4700723)

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L’invention du basketball et la toute première partie de basketball à laquelle participent des Canadiens

Par Normand Laplante

Le 21 décembre 2016 marque le 125e anniversaire de l’invention du basketball  et du premier match jamais joué. À l’automne 1891, le Canadien James Naismith, inventeur de ce sport, étudie pour devenir moniteur d’éducation physique  à l’International YMCA Training Institute, situé à Springfield, au Massachusetts. On lui confie alors la tâche de trouver un sport récréatif d’intérieur pour une classe d’éducation physique composée d’hommes qui souhaitent devenir secrétaires exécutifs du YMCA. Ce groupe « d’incorrigibles » avait montré peu d’intérêt pour les exercices traditionnels  de gymnastique. Leurs réticences avaient conduit les deux moniteurs d’éducation physique précédents assignés au groupe à démissionner. M. Naismith tente tout d’abord de les faire jouer à des versions modifiées pour l’intérieur du football, du soccer et même du jeu canadien de crosse. Toutefois, ces initiatives échouent, principalement en raison des contraintes imposées par le petit gymnase. M. Naismith a ensuite l’idée d’un nouveau sport, fondé sur le jeu pour enfants « Duck on the rock » (canard sur une roche), où deux équipes s’affrontent en lançant un ballon dans le panier de l’équipe adverse pour marquer des points. Le 21 décembre 1891, M. Naismith présente au groupe ses 13 règles pour le nouveau jeu et il le sépare en deux équipes de neuf joueurs chacune. Même si le pointage final de la joute est seulement 1-0, le nouveau sport connaît un franc succès auprès des joueurs.

Une photographie en noir et blanc avec une liste de tous les joueurs sur celle-ci, liste qui comprend aussi les joueurs absents de la photo qui faisaient partie de la première équipe.

Membres de la première équipe de basketball au monde, Springfield, Massachusetts, 1891 (c038009-v8)

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Quel est le poids de votre collection? – Deuxième partie

Par Lisa Hennessey

La construction du Centre de préservation de pellicule de nitrate de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a été parachevée en 2011. Le plan de l’édifice suit la Norme sur l’entreposage et la manipulation des pellicules de nitrate (NFPA 40; en anglais seulement) de l’Association américaine de protection contre les incendies. BAC a donc respecté certaines règles, dont celle qui limite à 305 mètres (1 000 pieds) la quantité de pellicule de nitrate pouvant être entreposée dans chaque compartiment ignifuge.

Les longueurs fixées par la norme font clairement référence aux pellicules cinématographiques, qui se mesurent facilement en mètres ou en pieds. Mais la longueur des documents est plus difficile à évaluer lorsqu’il s’agit d’entreposer 600 000 négatifs de divers formats rangés dans 1 600 contenants. Que représentent 305 mètres dans un contenant rempli de négatifs mesurant 4 po X 5 po? Pour contourner ce problème, BAC a plutôt décidé de s’attarder au poids. Selon les estimations, 305 mètres de pellicule cinématographique pèsent 4,5 kilos (10 livres) de nitrate. Voilà donc la limite qui a été fixée pour chaque compartiment.

La plupart des négatifs en nitrate de BAC se trouvent dans des enveloppes de papier (comprenant parfois plusieurs négatifs) rangées dans des boîtes de carton. Pour déterminer le poids des pellicules de nitrate conservées dans un contenant, il fallait d’abord peser un contenant vide. Le personnel de BAC a pesé un exemplaire de tous les types de contenants que l’on retrouve dans la collection, par exemple des enveloppes de tous les formats. Puis, une équipe a parcouru l’ensemble de la collection, pesant chaque contenant et estimant le nombre d’enveloppes de chaque taille qui s’y trouvait. Une fois ces données recueillies, il suffisait de soustraire le poids du contenant et des enveloppes de papier du poids total pour obtenir une estimation très précise de la quantité de nitrate rangée dans chaque contenant. Quand le poids d’un contenant dépassait la limite de 4,5 kilos, son contenu était réparti dans deux contenants.

Photo couleur d’une femme portant des gants de nitrile qui retire un négatif d’une enveloppe. La table devant elle est couverte d’enveloppes et de boîtes d’archives.

Pellicules de nitrate placées dans de nouveaux contenants.

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