Publications du gouvernement du Canada : à vos MARC… Prêts… Partez!

Un nouveau service de notices bibliographiques en format MARC 21 de Bibliothèque et Archives Canada pour les bibliothèques canadiennes

Chaque année, le gouvernement du Canada produit de nombreuses publications – notamment des rapports de recherche, des comptes rendus de conférences et plus encore. Beaucoup de ces publications sont disponibles au moyen du Programme des services de dépôt (PSD) du gouvernement du Canada, géré par Services publics et Approvisionnement Canada. Le PSD rassemble les publications du gouvernement fédéral et les distribue chaque année aux bibliothèques canadiennes depuis 1927. En raison de la transition des documents imprimés aux publications numériques, le PSD est maintenant un service en ligne centralisé de distribution hebdomadaire qui permet d’accéder aux publications électroniques du gouvernement.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le mandat législatif « d’être le dépositaire permanent des publications des institutions fédérales » (Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada, L.C. 2004, chapitre 11). Nous acquérons des milliers de publications du gouvernement fédéral en différents formats par divers moyens, tels que le PSD, les dons et les cadeaux.

De plus en plus, les publications du gouvernement du Canada sont disponibles en format électronique. Par conséquent, leur catalogage efficace, précis et opportun est encore plus nécessaire qu’avant pour y avoir accès et les découvrir. Cela est vrai non seulement pour BAC et ses visiteurs, mais aussi pour les bibliothèques canadiennes et leurs usagers.

Photo en noir et blanc d’une jeune femme en uniforme donnant une grande pile de livres à un marin. Ils sont debout sur le pont d’un bateau et le havre figure en arrière-plan.

La membre principale du Service féminin de la Marine royale du Canada, Ruth Church, apportant des livres au matelot qualifié Bill Swetman du NCSM PETROLIA, à Londonderry, en Irlande du Nord, en novembre 1944 (MIKAN 3519918)

L’équipe de catalogage des Publications gouvernementales de BAC produit des notices bibliographiques de grande qualité pour des publications provenant des listes d’acquisitions hebdomadaires du PSD. Visitez la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21 afin d’avoir accès à ces notices.

Téléchargez les notices bibliographiques en format MARC 21 de BAC en trois étapes simples :

Une capture d'écran de la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21.

Capture d’écran de la page Web sur les notices bibliographiques de BAC pour les publications du gouvernement du Canada en format MARC 21.

À vos MARC…

Cliquez simplement sur l’année de votre choix et vous serez dirigé vers des liens hebdomadaires.

Capture d'écran d'une page Web intitulée « Notices bibliographiques de BAC en format MARC 21 ». En dessous, il y a des liens hebdomadaires : Semaine 1 (Le 6 janvier 2017), Semaine 2 (Le 13 janvier 2017), etc.

Capture d’écran d’une page présentant des liens aux lots de notices bibliographiques pour les listes de publications PSD de 2017.

Prêts…

Cliquez sur un lien pour ouvrir un document texte (.txt) comprenant des notices de lot aux publications gouvernementales choisies pour la semaine sélectionnée.

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Pénitencier de la Colombie-Britannique sur l’île Goose : séparé par 20 km de toute aide ou par 9 à 17 heures à vol de pigeon

Par Caitlin Webster

Deux brèves notes dans les ressources documentaires de Bibliothèque et Archives Canada rattachées au pénitencier de la Colombie-Britannique illustrent bien les dangers liés à la supervision de groupes de travail en milieu carcéral dans des régions éloignées. À divers moments durant les 102 ans de présence à l’établissement de New Westminster, le pénitencier a exploité une prison agricole, ainsi qu’un atelier de menuiserie, de transformation des métaux et de maçonnerie. Mais, au début du 20e siècle, on a tenté de mener des opérations forestières et d’exploiter des carrières, hors site, à environ 20 km de l’administration centrale.

En 1903, le pénitencier a acquis l’île Goose par acte de cession à la suite d’un décret du Conseil. Aussi connue sous le nom de l’île Wright, de l’île du Pen et même de l’île des Convict (condamnés), cette propriété de 140 acres est située au centre du lac Pitt, du côté est de la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.

Page rédigée à la main en anglais : « On a Memorandum, dated 21st January, 1903, from the Minister of the Interior, stating that application has been made by the Minister of Justice for the transfer to his Department, for the purposes of the British Columbia Penitentiary of Goose Island, situated about the center of Pitt Lake, in Section 25, Township 5, Range 5, west of the Seventh Meridian, in the Railway Belt in British Columbia, the said island being required for the quarrying of stone thereon for use in connection with the penitentiary. The Minister recommends, as the land is vacant in the records of the Department of the Interior, that, under Clause 31 of the Dominion Lands Act, it be transferred to the Department of Justice for the purposes of the British Columbia Penitentiary as above mentioned. The Committee submit the same for approval. »

Décret du Conseil attribuant l’île Goose au pénitencier de la Colombie-Britannique, approuvé le 4 février 1903 (en anglais seulement). Texte imprimé dans la Gazette du Canada (volume 36, numéro 34, le 21 février 1903, page 4) [en anglais seulement].

On envisageait alors d’ériger un camp de travail sur l’île afin d’en extraire du bois d’œuvre et des ressources minérales et, en juin 1906, deux gardiens et sept condamnés partent de l’établissement de New Westminster pour se rendre sur l’île. Le groupe, auquel s’ajouteront par la suite sept autres détenus, dégage des routes, construit des cabanes en bois rond et un appontement, coupe 200 cordes de bois et extrait 96,5 verges de granite. Au printemps et à l’été de 1907 et de 1908, d’autres équipes sont dépêchées sur l’île.

L’île Goose étant tellement isolée à l’époque, on envoie chaque semaine aux gardiens de la prison douze pigeons voyageurs pour échanger des missives. Chaque jour, un pigeon part de l’île en direction de l’établissement de New Westminster afin de livrer régulièrement un rapport de la situation. En cas de demande urgente, les gardiens doivent envoyer deux pigeons, l’un après l’autre rapidement et, en cas d’urgence, telle qu’une évasion, il faut alors déployer trois ou quatre pigeons à de courts intervalles.

Une page dactylographiée et ronéotée décrivant les modes de communication réguliers et urgents à employer avec les pigeons voyageurs entre l’île Goose et le pénitencier de New Westminster.

Page 2 des instructions provisoires du pénitencier de la Colombie-Britannique destinées aux agents responsables du groupe sur l’île Goose (e011193305-v8)

Le 27 mai 1908, une de ces urgences survient au camp. À 15 h 55, des gardiens envoient le premier d’au moins deux pigeons voyageurs, celui-ci arrive au pénitencier à 9 h le lendemain matin avec le message « murderous assault » (« assaut meurtrier ») perpétré par deux détenus. Puis, un message de suivi indiquant que les prisonniers ont été menottés et qu’il n’y a aucun blessé envoyé à 8 h 10 le 28 mai est reçu l’après-midi même à 16 h 30.

Note manuscrite collée sur une page dactylographiée avec une description du contenu de la note et intitulée « Message from Wright Island to the Penitentiary via Pigeon – May 28th, 1908 » (« Message envoyé de l’île Wright au pénitencier par l’entremise d’un pigeon – le 28 mai 1908 »).

Le message confié à un pigeon voyageur de l’île Goose à 8 h 10 le 28 mai 1908, arrivé au pénitencier de la Colombie-Britannique à 16 h 30 la même journée (e011193305-v8)

 

Outre cette attaque, d’autres évasions et tentatives d’évasion sont survenues au camp. Comme il fallait s’y attendre, les difficultés à surmonter pour superviser un groupe de travail composé de détenus dans un lieu aussi isolé étant tellement grandes, on en vient à cesser les activités sur l’île. En 1919, les cabanes en bois rond sont en piteux état, et le personnel du pénitencier installe des affiches interdisant l’accès à la propriété afin d’éviter le vandalisme. Malgré un certain intérêt occasionnel pour les pierres, le bois et le potentiel récréatif de l’île au cours des années qui suivent, il y aura peu d’activités sur le site jusqu’au moment de sa vente, en 1953.

Un article de journal intitulé « Pitt Lake’s ‘Pen’ Island Re-discovered » (« Redécouverte de l’île du Pen sur le lac Pitt ») accompagné de quatre photographies en noir et blanc du camp de travail en piteux état.

Des photographies prises par Charles Jennings accompagnant un article daté du 14 juin 1955, rédigé par Jimmie McPhee et publié dans le journal The British Columbian. (e011193303-v8)

Ressources connexes

Instruments de recherche récemment transcrits

Afin d’aider les utilisateurs à repérer plus facilement les documents qu’ils cherchent, Bibliothèque et Archives Canada a transcrit certains instruments de recherche qui, auparavant, ne pouvaient être consultés qu’en format papier à la salle de référence du 395, rue Wellington. Les instruments de recherche ci-dessous sont maintenant disponibles en ligne. Vous pourrez en apprendre davantage sur le sujet en consultant cette série en trois parties : Découvrez les instruments de recherche!

Documents administratifs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)

  • Instrument de recherche 18-16—Volumes 2511 à 2647
    Ces documents, créés entre 1868 et 1878, portent sur les dépenses administratives de la police des frontières et du Dominion, et comprennent quelques demandes d’emploi pour la police à cheval proposée des Territoires du Nord-Ouest.
  • Instrument de recherche 18-29—Numéro d’acquisition 1985-86/574, boîtes 1 à 32
    Cet ensemble de documents se compose de registres produits par l’administration de la GRC de 1940 à 1970. Un groupe de dossiers concerne l’organisation, les procédures et les fonctions de la GRC, notamment les quartiers généraux, le Service divisionnaire des enquêtes criminelles, la Direction « S », les divisions de la marine et de l’aviation, ainsi que diverses autres divisions réparties au Canada. Un autre groupe de documents traite du système de communication, de l’utilisation de l’autoradio jusqu’au télex. D’autres sujets sont abordés, notamment le système de classification, la force de réserve de la GRC et les études de gestion. On y trouve aussi neuf dossiers de service concernant des gendarmes spéciaux et des membres réguliers de la GRC.
  • Instrument de recherche 18-30—Numéro d’acquisition 1985-86/612, boîtes 1 à 42
    Ces dossiers concernent le comité interministériel sur les recommandations de la Commission Marin, divers groupes d’étude sur les associations de policiers et le contrôle relatif à la souveraineté, le collège de la GRC, le musée, le service policier dans les provinces, les patrouilles nordiques, les monuments commémoratifs et les cairns, ainsi que l’aide aux éditeurs. La plupart de ces dossiers, créés de 1939 à 1980, traitent de questions administratives courantes, telles que le personnel, la formation, les cours, les fournitures et l’orchestre de la GRC.

Dossiers de la Cour suprême

  • Instrument de recherche 125-3—Volumes 3009 à 4067, 4294 à 4295
    Ces dossiers de cas regroupent les documents créés par les appelants, les intimés, le personnel de la Cour et les juges pour toutes les causes portées devant la Cour. L’instrument de recherche prend la forme d’une liste de dossiers indiquant le numéro du volume, le numéro de la cause, le nom de l’appelant, le nom de l’intimé et l’année durant laquelle la cause a été déposée en cour. Plus de 6 000 descriptions supplémentaires pour les dossiers de 1980 à 1990 ont été ajoutées à notre base de données.

Service hydrographique du Canada

  • Dossiers du système de classification—Instrument de recherche 139-1—Volumes 1 à 29
    Ces dossiers ont été créés de 1938 à 1965 et concernent les avis canadiens aux navigateurs. Le Service hydrographique du Canada relevait du ministère des Mines et des Ressources (1936–1948), puis du ministère des Mines et des Relevés techniques (1949–1966) à l’époque de la création de ces dossiers. Ces avis aux navigateurs comprennent les documents suivants : changements aux cartes marines; correspondance concernant les relevés effectués dans diverses régions du pays; rapports, comités, instruments et équipements hydrographiques ainsi que communications avec des organisations internationales sur des questions relatives à l’océanographie; rapports mensuels de divers navires du Service, documentation de la station marégraphique et relevés courants.
  • Journaux de bord—Instrument de recherche 139-1—Volumes 33 à 66 (MIKAN 181475)
    Ces dossiers concernent les journaux de bord de divers navires affectés aux opérations hydrographiques sous l’autorité de la direction de la Marine du ministère de la Marine et des Pêcheries (1905–1910, 1922–1936), du ministère de la Marine (1910–1922), du ministère des Mines et des Ressources (1936–1948), du ministère des Mines et des Relevés techniques (1949–1966) et du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources (1966–1967). Les journaux rendent compte au quotidien des activités et observations à bord de ces navires. Les plus anciens journaux fournissent une brève description de quatre à huit lignes des conditions météorologiques et de l’entretien des bateaux. Les informations consignées dans les plus récents journaux, rédigés dans les années 1950 et 1960, portent sur la température, les activités de maintenance du bateau, l’itinéraire quotidien, le cap au compas, les positions périodiques exprimées en longitude et latitude, les conditions de houle et de vent, la pression barométrique, la température atmosphérique et la visibilité. Peu d’informations sur les travaux hydrographiques sont également consignées.

Ajouts au portail Données ouvertes

Bibliothèque et Archives Canada (BAC), certaines études réalisées par des ministères fédéraux sont conservées sur des dispositifs désuets. Pour assurer la préservation de ces fichiers, BAC procède à leur extraction et les publie sur le portail Données ouvertes. Les études portent sur une variété de sujets comme l’environnement, la santé et l’immigration. (Pour en savoir plus sur la structure des données, lisez notre billet de blogue intitulé Données ouvertes : rendre accessibles les anciennes études du gouvernement du Canada.)

En voici un aperçu :

Fichiers de la Commission des prix et des revenus

Projet Thirsk

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données générales sur la population active, le chômage et les postes vacants. Elles ont été recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur les caractéristiques régionales de l’inflation et du chômage. Elles couvrent la période allant de 1949 à 1971.

Projet Lewis

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques (mensuelles pour la plupart) recueillies pour appuyer les études de la Commission sur la validité des théories économiques relatives aux salaires et à la répartition de la main-d’œuvre. Elles couvrent la période allant de 1935 à 1971.

Projet Lazar

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales et de statistiques sociales concernant la situation de la population active du Canada. Elles couvrent la période allant de 1950 à 1970.

Projet Scharfe

Ce fichier contient des séries chronologiques composées de données économétriques générales recueillies pour appuyer une étude de la Commission sur l’inflation dans l’économie canadienne. Elles couvrent la période allant de 1961 à 1969.

Mouvements itinérants – 1971, 1972, 1973, 1974 et 1975

Ces fichiers contiennent des statistiques annuelles relatives aux mouvements d’aéronefs au Canada. Il s’agit de mouvements pour lesquels on sait que l’aéronef décollant ou atterrissant quitte la zone de la tour de contrôle de l’aéroport ou y entre.

Organisation de l’industrie canadienne

Les données contiennent des variables liées à la structure, au fonctionnement et au rendement des industries manufacturières au Canada, ainsi que des industries américaines équivalant aux industries canadiennes de l’échantillon. Elles couvrent les années 1975 et 1976.

L’expansion de la Montreal Rolling Mills Co.

Par Lucie Paquet, archiviste séniore

En 1900, Montréal est une ville industrialisée. On y aperçoit de nombreux bâtiments logeant des complexes industriels. Parmi les plus importants, il y a la Dominion Bridge Company (R5607) qui élabore de superstructures de ponts et chaussées. La Montreal Rolling Mills Co. quant à elle, transforme le fer et l’acier en de multiples produits de construction. Chacun de ses ateliers possède sa propre fonction. Les mécanismes de fonctionnement des machineries à l’intérieur des usines sont de plus en plus ingénieux, plus puissants et plus rapides. De l’artisan-forgeron, l’ouvrier salarié s’installe au service de la machine. À l’aide d’immenses moteurs équipés de courroies à transmission hydraulique, les ouvriers s’activent aux commandes des fournaises, déplacent les chaudières, chauffent et coulent le fer brûlant dans des moules, le modèlent, le martèlent et le coupent. Tout cela avec la chaleur intense, la fumée, le bruit, la poussière et les gaz dégagés par les machines.

Dessin noir et blanc montrant un complexe industriel en 1900.

Dessin de la Montreal Rolling Mills Co. provenant d’un entête de lettre, 1900, vol. 278, dossier 1 (MIKAN 4932178)

Les ouvriers produisent des clous, des vis, des boulons, des scies, des haches, des tuyaux, des fers à cheval, des rails de chemins de fer et diverses structures pour les besoins en agriculture, en transport et en construction.

Images couleur montrant la couverture et deux pages du catalogue des produits en 1908.

Couverture du catalogue et liste des produits, 1908, vol. 252, dossier 3 (MIKAN 4932171)

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La Montreal Rolling Mills Co. : l’enracinement de l’industrie de l’acier

Par Lucie Paquet, archiviste séniore

Au tournant de la seconde moitié du XIXe siècle, le Québec amorce une ère de croissance industrielle. Située à l’intérieur de l’un des plus importants réseaux de canalisation en Amérique du Nord, Montréal devient un centre industriel stratégique. L’expansion de son port de mer, l’élargissement du canal Lachine et l’exploitation de l’énergie hydraulique attirent de nombreux investisseurs. Les hommes d’affaires saisissent l’occasion d’y fonder une multitude de manufactures de transformation de matières premières, comme des fonderies. La Montreal Rolling Mills Co., spécialisée dans la transformation de produits en acier, devient l’une des entreprises les plus prospères de la métropole.

Dessin noir et blanc montrant un complexe industriel en 1868.

Dessin de la Montreal Rolling Mills Co. provenant d’un en-tête de lettre, 1868, vol. 274, dossier 14 (MIKAN 4932176)

Bibliothèque et Archives Canada possède 7 mètres de documents produits par la Montreal Rolling Mills Co. Les documents sont conservés dans les archives de la Steel Company of Canada Limited (R15513). Le bureau corporatif de cette compagnie, fondé par la fusion de cinq grandes compagnies d’acier (la Montreal Rolling Mills Co., la Hamilton Steel and Iron Company, la Canada Screw Company, la Canada Bolt and Nut Co. et la Dominion Wire Manufacturing Co.), s’installe en 1910 à Hamilton, en Ontario. Les titres de propriétés, les contrats de vente, les contrats d’assurance, les états financiers et autres documents servant à l’administration et aux affaires courantes ont été archivés dans cette ville jusqu’à leur transfert à Bibliothèque et Archives Canada en 2006. La majorité comprend des documents textuels et des dessins techniques. On retrouve peu de photographies, mais leur absence peut être compensée par les archives de la Dominion Bridge Company elles aussi conservées à Bibliothèque et Archives Canada.

Parmi les documents les plus importants de la Montreal Rolling Mills Co., il y a les livres de comptes, les listes et transactions des actionnaires, les comptes rendus de leurs réunions, la correspondance entre marchands, les états financiers, et les contrats d’achat de terrains et de bâtiments situés près du canal Lachine. Ils permettent d’analyser en détail le changement industriel qui s’opère à Montréal au XIXe et au début du XXe siècles.

Le 8 mai 1868, l’année suivant la Confédération, plusieurs marchands quincailliers de la ville de Montréal se rencontrent dans les bureaux de la Morland, Watson & Company dans le but de former une nouvelle compagnie : la Montreal Rolling Mills Co.

Image couleur montrant la couverture du livre des procès-verbaux des réunions des directeurs et deux pages du texte d’une rencontre tenue en 1870.

Page couverture d’un registre de procès-verbaux et texte d’une rencontre tenue en 1870 par les directeurs et les actionnaires de la compagnie, vol. 101, dossier 1 (MIKAN 4932158)

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Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 2

Par Mathieu Sabourin

Dans notre blogue précédent sur les accidents d’avions civils, nous avons couvert les grands principes de recherche vous permettant de trouver les dossiers à ce sujet dans nos archives. Nous avons entre autres établi que la documentation se trouve généralement dans quatre fonds d’archives :

  • le fonds du ministère de la Défense nationale : R112 (1923-1936)
  • le fonds du ministère des Transports : R184 (1936-1984)
  • le fonds du Bureau canadien de la sécurité aérienne : R13086 (1984-1989)
  • le fonds du Bureau de la sécurité des transports du Canada : R1009 (de 1990 à aujourd’hui)

Explorons les particularités des deux premiers fonds afin d’aiguiller davantage vos recherches.

Fonds du ministère de la Défense nationale

Après la Première Guerre mondiale, l’Aviation royale canadienne joue le rôle de compagnie aérienne civile pour le gouvernement. Elle est donc responsable des enquêtes sur les accidents impliquant un aéronef. La « Civil Aviation Branch » (la Direction de l’aviation civile) est créée à cette fin en 1923.

À l’époque, le ministère utilisait un système numérique de classification par bloc-sujet. Ainsi, les blocs 1021 et 1100 (c’est-à-dire tous les dossiers commençant par ces nombres) étaient réservés aux documents portant sur les accidents aériens. En voici un exemple :

Copie d’écran montrant les résultats d’une recherche de fonds d’archives. Une grande flèche rouge montre où se trouve la référence au bloc 1021.

Exemple d’un dossier du bloc 1021.

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Sir Sandford Fleming : un grand Canadien

Par Andrew Elliott

L’année 2017 marque le 190e anniversaire de naissance de sir Sandford Fleming (1827-1915). Né à Kirkcaldy, en Écosse, Fleming est devenu un très grand Canadien ainsi qu’un arpenteur, dessinateur et ingénieur de renom. Parmi ses nombreuses réalisations, il dessine l’un des premiers timbres-poste canadiens, contribue à relier les Canadiens entre eux en dirigeant la construction du chemin de fer Canadien Pacifique et crée le système des fuseaux horaires, qui sera adopté partout dans le monde.

Portrait à l’huile d’un vieil homme à barbe blanche, portant un complet foncé, une cravate rouge et un manteau de fourrure brun.

Portrait de sir Sandford Fleming peint par John Wycliffe Lowes Forester, 1892 (MIKAN 2895065)

Comme Charles Dickens, son contemporain britannique, Fleming était doué d’une énergie et d’une productivité hors du commun, même selon les critères du 21e siècle. Fleming a soigneusement documenté tous les aspects de sa vie; c’était aussi un avide collectionneur. Il a rassemblé une magnifique collection de livres, et les murs de sa maison étaient couverts d’œuvres d’art européennes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a la chance de posséder la vaste majorité des documents sur la vie de Fleming. BAC conserve cette riche collection de textes, de photographies et d’œuvres d’art depuis 1915.

Après avoir étudié à Kennoway et Kirkcaldy avec l’ingénieur et arpenteur écossais John Sang, Fleming immigre au Canada en 1845. Pour compléter son certificat d’ingénieur, il prépare les cartes de Peterborough, Hamilton, Cobourg et Toronto en 1849. Sa carrière est sur le point de décoller.

La même année, à Toronto, Fleming participe à la fondation de l’Institut royal canadien (en anglais seulement), un regroupement professionnel d’architectes, d’arpenteurs et d’ingénieurs. En 1857, il est promu ingénieur en chef de l’Ontario Northern Railway alors qu’il a à peine 30 ans.

Six ans plus tard, en 1863, le gouvernement canadien le nomme arpenteur en chef et responsable du tracé du chemin de fer Intercolonial devant relier le Haut et le Bas-Canada aux colonies maritimes. Il deviendra plus tard l’ingénieur en chef de ce grand projet.

Photographie de studio noir et blanc d’un groupe d’hommes dans diverses postures, chacun regardant dans une direction différente.

Les artisans du chemin de fer Intercolonial avec sir Sandford Fleming, assis à droite. Photo de William James Topley, mars 1870 (MIKAN 3378651)

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Protection du fort Anne, l’un des premiers parcs du Canada

Par Vasanthi Pendakur

Le lieu historique national du Fort-Anne, situé à Annapolis Royal, se trouve au bord des rivières Annapolis et Allain, en Nouvelle-Écosse. Le parc, créé il y a 100 ans, est le premier lieu historique national du Canada administré par le gouvernement fédéral (fort Howe, au Nouveau-Brunswick, est le premier lieu patrimonial). Cette désignation a été obtenue grâce aux efforts des résidents d’Annapolis Royal visant à protéger le fort pour les générations futures et au souhait de la Direction fédérale des parcs de créer des parcs nationaux.

Photographie en noir et blanc d’une arche en pierre et vue par celle-ci, en arrière-plan, d’un grand immeuble clôturé avec terrain à l’avant. Une femme et cinq enfants apparaissent au centre, assis sur le sol.

Photo d’une arche reliant les installations extérieures du fort Anne, situé à Annapolis, en Nouvelle-Écosse, montrant le magasin et les quartiers des officiers au loin (MIKAN 3305260)

Le fort Anne est important en raison de son rôle dans les guerres des Français et des Anglais lors de la colonisation par les Européens. Les Français et les Anglais ont contrôlé le territoire à différents moments avant que les Français construisent leur fort à Port-Royal, en 1702. Pierre-Paul de Labat, ingénieur et lieutenant de la marine française, a conçu le fort situé au bord des rivières Annapolis et Allain.

Carte montrant l’emplacement et la forme de la région d’Annapolis Royal

Plan général d’Annapolis Royal établi par le capitaine John Hamilton, en 1753 (MIKAN 4128803)

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Tiré de la collection Lowy : le Talmud du Canada

English version

Par Michael Kent

La question qu’on me pose le plus souvent, en ma qualité de conservateur de la collection Jacob M. Lowy, est la suivante : « Dans la collection, quel est votre livre préféré? » Bien que je doute qu’un jour je sois vraiment capable d’en choisir un, il m’arrive souvent de parler d’un ouvrage en particulier. Les visiteurs sont rarement surpris quand je mentionne que c’est l’un de nos exemplaires du Talmud, le recueil écrit de la Loi orale juive codifiée dans l’antiquité et que l’on peut décrire comme le texte le plus important pour les Juifs, après la Torah; d’ailleurs, nous disposons d’impressionnants volumes du Talmud attribuables à Soncino et à Bomberg, et datant respectivement des XVe et XVIe siècles. Toutefois, je constate fréquemment que les gens sont surpris quand je choisis un volume qui n’est même pas centenaire, au lieu d’en sélectionner un vieux d’un demi-millénaire.

L’objet de la collection en question, qui est l’un de mes préférés, est le Talmud de Montréal, 1919, qui a été qualifié par le président du Congrès juif canadien, Lyon Cohen, comme l’événement le plus important des annales des Juifs canadiens.

Afin de bien comprendre l’admiration que je voue à cet exemplaire du Talmud, il faut connaître l’histoire des Juifs canadiens. Même si des Juifs arrivent au Canada au XVIIIe siècle, l’immigration ne prendra de l’ampleur que dans les années 1880. Au début du XXe siècle, la majorité des Juifs canadiens étaient nés en Europe orientale.

Photographie en couleur d’un livre ouvert, montrant des écrits en caractères hébraïques.

Frontispice du Talmud de Montréal, 1919, conservé dans la collection Jacob M. Lowy à Bibliothèque et Archives Canada.

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