Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion, partie 2

Par Mathieu Sabourin

Dans notre blogue précédent sur les accidents d’avions civils, nous avons couvert les grands principes de recherche vous permettant de trouver les dossiers à ce sujet dans nos archives. Nous avons entre autres établi que la documentation se trouve généralement dans quatre fonds d’archives :

  • le fonds du ministère de la Défense nationale : R112 (1923-1936)
  • le fonds du ministère des Transports : R184 (1936-1984)
  • le fonds du Bureau canadien de la sécurité aérienne : R13086 (1984-1989)
  • le fonds du Bureau de la sécurité des transports du Canada : R1009 (de 1990 à aujourd’hui)

Explorons les particularités des deux premiers fonds afin d’aiguiller davantage vos recherches.

Fonds du ministère de la Défense nationale

Après la Première Guerre mondiale, l’Aviation royale canadienne joue le rôle de compagnie aérienne civile pour le gouvernement. Elle est donc responsable des enquêtes sur les accidents impliquant un aéronef. La « Civil Aviation Branch » (la Direction de l’aviation civile) est créée à cette fin en 1923.

À l’époque, le ministère utilisait un système numérique de classification par bloc-sujet. Ainsi, les blocs 1021 et 1100 (c’est-à-dire tous les dossiers commençant par ces nombres) étaient réservés aux documents portant sur les accidents aériens. En voici un exemple :

Copie d’écran montrant les résultats d’une recherche de fonds d’archives. Une grande flèche rouge montre où se trouve la référence au bloc 1021.

Exemple d’un dossier du bloc 1021.

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Sources publiées concernant les rapports d’accidents d’avion

Par Megan Butcher

Dans notre précédent blogue traitant de la recherche sur les accidents d’avion, vous avez appris qu’il vous fallait posséder certaines informations de base avant de commencer votre recherche :

  • le modèle de l’avion
  • la date et l’endroit de l’accident
  • le numéro d’enregistrement de l’appareil
  • le type d’avion (civil ou militaire)

Ces informations constituent un excellent point de départ. Mais qu’en est-il, si vous ne les avez pas? Il existe quelques autres façons de trouver ce que vous cherchez.

Commencez par les deux bases de données suivantes. Ce sont les sources les plus largement accessibles; sans être exhaustives, elles contiennent des renseignements sur un grand nombre d’accidents d’avions canadiens, incluant le premier accident mortel en 1913.

Les journaux locaux peuvent aussi constituer une précieuse ressource pour dénicher quelques renseignements précis. Vous pourriez commencer votre recherche ici à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en consultant nos fonds de journaux sur microforme. Si vous ne pouvez vous rendre à Ottawa, communiquez avec votre bibliothèque municipale afin de savoir si elle peut emprunter les bobines dont vous avez besoin, de nous ou d’une autre bibliothèque.

S’il vous manque encore quelques renseignements importants, vous aurez peut-être de la chance en consultant les rapports annuels du Bureau canadien de la sécurité aérienne et les synopsis d’accidents d’aviation civile au Canada. La plupart des descriptions sont très brèves, mais on y trouve à l’occasion une quantité étonnante d’informations, parfois bouleversantes :

Un document tapé à la machine sur du papier blanc, contenant des informations sur un accident d’avion qui s’est produit le 8 septembre 1978.

Synopsis d’un accident d’avion tiré d’une publication du Bureau canadien de la sécurité aérienne sur les accidents d’avion au Canada, 1980, numéro 5, p. 56 (AMICUS 2828768)

Notre collection contient plusieurs numéros des années suivantes :

  • 1967 : Accidents to Canadian registered aircraft. Administration canadienne des transports aériens. Division des enquêtes sur la sécurité aérienne. AMICUS 3236225
  • 1968-1974 : Accidents d’avion. Administration canadienne des transports aériens. Division des enquêtes sur la sécurité aérienne. AMICUS 11371
  • 1975-1984 : Synopsis des accidents d’avion; aviation civile au Canada. AMICUS 2828768
  • 1984-1989 : Rapport annuel. Bureau canadien de la sécurité aérienne.  AMICUS 5348822

Il existe deux autres publications que nous ne possédons pas, mais que votre bibliothécaire pourrait vous aider à trouver. En voici les références :

  • 1947-1958: Canada. Civil Aviation Division. Annual report on aircraft accidents: 1947-1958. — [Ottawa], Dept. of Transport, Air Services Branch, Civil Aviation Division
  • 1960-1963: Canada. Civil Aviation Branch. A survey of accidents to aircraft of Canadian registry, 1959-1962. — Ottawa, [1960-1963]

Si vous repérez dans notre collection un document que vous aimeriez consulter, vous pouvez le faire sur place, demander une reproduction ou vous informer auprès de votre bibliothèque locale s’il y a possibilité de l’emprunter par l’intermédiaire de notre programme de prêts à d’autres institutions.

Et comme toujours, si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas, posez-nous une question!


Megan Butcher est bibliothécaire de référence à la Division des services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Astuces pour la recherche sur les accidents d’avion

Disons-le d’entrée de jeu : faire une recherche pour trouver des informations sur un accident d’avion civil n’est pas une mince affaire. Au gouvernement fédéral, les changements organisationnels entourant la gestion des accidents aériens et l’évolution de la classification documentaire compliquent la tâche du chercheur.

Mais quand on cherche, on finit généralement par trouver! Explorons donc comment bien amorcer une recherche sur un accident d’avion.

Vous devez d’abord avoir en votre possession certaines informations de base sur l’accident que vous étudiez :

  • le modèle de l’avion
  • la date et l’endroit de l’accident
  • le numéro d’enregistrement de l’appareil
  • le type d’avion (civil ou militaire)

Cela vous facilitera la tâche, puisque les instruments de recherche reliés aux accidents aériens sont constitués à partir de ces renseignements de base.

Ensuite, vous devez déterminer où pourrait se cacher la documentation que vous cherchez, c’est-à-dire sélectionner le bon fonds d’archive. Voici un tableau aide-mémoire qui vous permettra d’orienter vos premiers efforts :

Année de l’accident Ministère ou organisme responsable Numéro de fonds
1923 – 1936 Ministère de la Défense nationale
Civil Aviation Branch
RG24 / R112
1936 – 1984 Ministère des Transports
Air Services Branch, 1936-1970
Canadian Air Transportation Administration (Administration du transport aérien du Canada), 1970-1985
RG12 / R184
1984 – 1989 Bureau canadien de la sécurité aérienne R13086
1990 – aujourd’hui Bureau de la sécurité des transports du Canada RG156 / R1009

 

Chacun de ces fonds se divise en séries et en sous-séries. Pour chacune de ces subdivisions, vous devrez consulter un instrument de recherche pour déterminer s’il existe un dossier portant sur votre sujet de recherche. C’est un processus ardu, mais certains instruments sont offerts en ligne (par exemple, l’acquisition « Rapports d’accidents d’avion 1919-1977 » – RG12), ce qui limite le travail à faire au 395, rue Wellington à Ottawa.

Voici quelques éléments à prendre en considération :

  • Deux types de documents portent sur les accidents : le rapport d’accident et l’enquête sur l’événement. Ils ne sont pas toujours classés au même endroit; vérifiez donc l’ensemble du fonds pour les repérer.
  • Dans les années 1920 et 1930, la Défense nationale détenait le mandat d’enquêter sur les accidents. Même si votre recherche porte sur un accident civil, consultez le fonds RG24.
  • Votre dossier pourrait se trouver dans le registre central (documents originalement conservés à Ottawa) ou dans les registres régionaux (conservés en région : Maritimes, Pacifique, etc.).
  • La collection de BAC comporte des trous : nous n’avons pas toute la documentation portant sur les accidents d’avion. Parfois, un dossier n’existe tout simplement pas.
  • Plusieurs documents en sont toujours à l’étape de l’acquisition. Ils ont été transférés à BAC, mais n’ont pas encore été traités par un archiviste. Si la description trouvée dans notre base de données contient une mention à cet effet, consultez les liens sous la rubrique « Acquisition » (voir « Portée et contenu » au sujet de la note « Veuillez consulter les acquisitions reliées »).

À titre d’exemple, voici une capture d’écran associée à la série « Dossiers du registre central » du fonds du Bureau de la sécurité des transports :

Capture d’écran montrant que les dossiers ont bien été acquis, mais n’ont pas encore été traités.

La liste des acquisitions des dossiers du registre central (RG156)

Chaque fonds d’archives comporte ses obstacles, mais les notions de base expliquées ici vous permettront de bien entreprendre vos recherches.

Un casier pour tout tout tout

Vous visiterez bientôt Bibliothèque et Archives Canada au 395, rue Wellington à Ottawa pour faire des recherches? On vous demandera peut-être – et plus d’une fois– si vous avez besoin d’un casier. Voyons voir pourquoi.

À votre arrivée, au rez-de-chaussée, le commissionnaire au bureau de la sécurité vous demandera si vous voulez un casier pour ranger vos effets personnels : manteau, chapeau, sac, parapluie… Vous vous en doutez bien, tous ces articles sont interdits dans les salles de référence ou de consultation, pour protéger la collection contre les dommages et les pertes. On vous offrira donc de les ranger pour la journée dans un casier situé au rez-de-chaussée. Vous devrez laisser la clé de votre casier au bureau de la sécurité chaque fois que vous quittez l’édifice (que ce soit pour un moment ou à la fin de la journée), même si vous prévoyez revenir.

Vous pourriez aussi avoir besoin d’autres casiers au 3e étage pour y entreposer temporairement des documents d’archives, des documents publiés ou des documents à accès restreint. Ces trois types de casiers peuvent être réservés pour des périodes allant jusqu’à un mois, et la réservation est renouvelable.

Le premier type de casier au 3e étage – le plus commun – sert à entreposer des documents d’archives dont l’accès est ouvert; il est possible d’en réserver jusqu’à trois. Vous pouvez en faire la demande si vous prévoyez venir sur place pour faire vos recherches; vous pouvez aussi en réserver auprès du personnel des Services de consultation lorsque vous soumettez une demande anticipée de retrait de documents. Le bureau de la sécurité du rez-de-chaussée conserve les clés de ces casiers; vous devez les y laisser dès que vous quittez l’édifice, que ce soit pour un moment ou à la fin de la journée.

Le deuxième type de casier au 3e étage – plus petit – sert à entreposer temporairement les documents publiés que vous avez demandés, lorsqu’ils sont peu volumineux. La procédure de réservation est la même que celle expliquée précédemment.

Le troisième type de casier est réservé aux documents à accès restreint (code 32). Encore une fois, vous pouvez en réserver un de la même façon. Cependant, les clés ne vous sont pas données automatiquement : le commissionnaire posté dans le foyer du 3e étage vérifie d’abord si vous avez le droit d’utiliser ce type de casier.

Enfin, lorsque vous réservez un casier au 3e étage, n’oubliez pas ceci :

  • Rangez-y seulement le matériel de Bibliothèque et Archives Canada (pas d’effets personnels)
  • N’y rangez pas de microfilms d’archives ni de microfilms en libre-service
  • Notez que les périodes de prêt pour les casiers et le matériel sont souvent différentes
  • Renouvelez le prêt de votre casier et de vos documents pour éviter que ceux-ci ne soient retournés en entreposage avant la fin de vos travaux
  • Tout article en retard peut être retiré de votre casier et retourné en entreposage, même si la période d’emprunt du casier n’est pas expirée
  • Pour prolonger la période de prêt de votre casier ou de vos documents en dehors des heures normales, faites-en la demande par courriel à consultationtext@bac-lac.gc.ca, en fournissant tous les détails pertinents

Photographie libre-service

Autrefois, le seul moyen d’obtenir des copies de documents d’archives était un processus plutôt fastidieux. Il fallait noter les pages à faire photocopier, remplir le formulaire, donner l’information au personnel du service de Consultation et ensuite, attendre 30 jours ouvrables pour que les photocopies soient effectuées. Si vous n’étiez pas de la région d’Ottawa-Gatineau, il fallait de plus attendre que les photocopies soient envoyées par la poste. Si vous résidiez dans la région de la capitale nationale, mais n’étiez pas un visiteur régulier, vous pourriez devoir vous rendre au 395 rue Wellington afin de ramasser vos photocopies.

Maintenant, le processus peut être beaucoup plus rapide si vous le désirez. Si vous avez un appareil photo ou un téléphone intelligent, vous pouvez prendre des images numériques de notre collection, si les droits et les restrictions le permettent. Une fois que vous avez le matériel que vous voulez photocopier, vous pouvez simplement vous adresser à un membre du personnel du service de Consultation qui vous donnera un formulaire rapide à remplir. Vous devrez fournir le numéro de référence complet de la boîte ou du volume désiré, le numéro de votre carte d’utilisateur ainsi que votre nom. Le personnel vérifiera les restrictions liées aux documents et vous donnera par la suite une copie verte du formulaire approuvé.

Voici quelques points importants à retenir concernant les détails techniques de votre appareil photo ou téléphone intelligent. Lire la suite