La petite histoire : les récits cachés des enfants, une exposition au Musée canadien de l’histoire

Trop souvent, nos livres d’histoire présentent une vision romancée de la vie et de la contribution des enfants, quand ils ne les ignorent pas carrément. Pourtant, la vie des moins puissants, même si elle laisse bien peu de traces, peut s’avérer très révélatrice – à condition d’être préservée!

L’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, tenue au Musée canadien de l’histoire, met en lumière les expériences uniques de certains enfants, retrouvées parmi les archives. On peut y admirer des documents, des photos, des œuvres d’art et des artéfacts rares tirés des collections du Musée et de Bibliothèque et Archives Canada.

Les enfants écrivent rarement leurs propres récits et anecdotes, que l’on découvre plutôt par bribes dans du matériel produit par des adultes, comme des portraits officiels tirés de collections familiales ou des documents gouvernementaux ou institutionnels. Ces fragments d’existences révèlent l’attitude des adultes à l’égard des enfants et les répercussions que les lois et politiques ont eues sur eux au fil du temps.

Peinture à l’huile de deux fillettes vêtues à l’identique, avec des robes rouges à cols de dentelle et des colliers rouges. L’une d’entre elles tient un petit chien.

Céline et Rosalvina Pelletier. Attribuée à James Bowman, vers 1838. Huile sur toile (MIKAN 2837219)

Avant l’avènement de la photographie, les individus étaient représentés au moyen de portraits peints. Les enfants pauvres y figuraient rarement, ce qui témoigne de l’élitisme de cette forme d’art. Dans ce portrait des sœurs Pelletier, tout reflète la richesse et le statut social de leur famille. Représentées à l’image d’adultes en miniature, elles portent une tenue empesée; l’une tient un teckel nain, symbole de fidélité, et toutes deux arborent un collier de corail, censé repousser les maladies infantiles.

Photo noir et blanc de trois enfants : l’un assis au centre, et les deux autres debout.

The children we seek to help [Ces enfants que l’on cherche à secourir]. Photographe inconnu, vers 1900. Épreuve à la gélatine argentique (MIKAN 3351178)

Les documents institutionnels contiennent de précieux renseignements sur les enfants. À la fin du 19e siècle, le mouvement de « secours aux enfants » a suscité la création d’organismes de protection de l’enfance, dont la Société d’aide à l’enfance. Ces organismes caritatifs aidaient les enfants pauvres, abandonnés et négligés en tenant des orphelinats et des écoles de formation, et en offrant des services d’adoption. Les travailleurs sociaux ont eu recours à la photographie pour documenter leur travail, n’hésitant pas à promouvoir leur cause à l’aide d’images contradictoires où les enfants étaient représentés comme d’innocentes victimes ou des criminels en devenir.

Les récits du passé négligent parfois la présence des enfants, quand ils ne l’occultent pas complètement. Pourtant, ces derniers ont eux aussi participé à des événements marquants de l’histoire du Canada ou en ont ressenti les effets.

Photo noir et blanc de deux enfants appuyés contre un guéridon, une main sur la joue.

Jean-Louis et Marie-Angélique Riel. Steele & Wing, vers 1888. Impression à l’albumine (MIKAN 3195233)

Jean-Louis et Marie-Angélique sont nés au Montana alors que leur père, le chef métis Louis Riel, y était exilé en raison de son rôle dans la Résistance de la rivière Rouge en 1869-1870. Après l’exécution de leur père en 1885, Marie-Angélique est allée vivre à Winnipeg auprès d’un oncle; elle a succombé à la tuberculose en 1896. Après avoir adopté le nom de sa mère, Jean-Louis est déménagé à Montréal et est décédé à l’âge de 25 ans des suites d’un accident de charrette.

Lettre écrite à la main par Louis Riel, adressée à sa femme et à ses enfants.

Lettre de Louis Riel à sa femme et à ses enfants, 1885. Encre sur papier (MIKAN 126629)

Cette ultime lettre de Louis Riel à son épouse et à ses enfants donne une perspective personnelle du chef métis. Riel l’a rédigée le 16 novembre 1885, le jour de sa pendaison à Regina. Il y parle de ses enfants, demande à sa femme de les faire prier pour lui, et la termine ainsi : « Gardez courage. Je vous bénis. Votre père, Louis ‟David” Riel ».

Les objets créés par des enfants ont une vie éphémère et se retrouvent rarement dans des collections. Et lorsque c’est le cas, ils sont bien cachés, souvent intégrés au patrimoine des familles et des communautés; en outre, l’identité de leurs jeunes auteurs n’est pas toujours mentionnée. Néanmoins, ils sont plus susceptibles de resurgir si leurs auteurs ont grandi au sein de familles célèbres ou le sont eux-mêmes devenus.

Le journal intime de Sandford Fleming, ouvert et montrant un exemple de son écriture.

Journal intime de Sandford Fleming, 1843. Crayon et papier (MIKAN 4938908)

Ce journal, tenu par Sandford Fleming à l’âge de 16 ans, laisse présager sa réussite à titre d’ingénieur et d’inventeur. Rempli de dessins architecturaux, de formules scientifiques et d’inventions, le document illustre le bouillonnement intellectuel de Fleming.

Peu communs, les lettres et les journaux d’enfants ouvrent une fenêtre sur leur univers, révélant leurs façons uniques de parler, de penser et d’appréhender le monde. Intimes, candides et parfois fantaisistes, les journaux intimes, les lettres et les dessins créés par des enfants nous invitent à voir l’histoire autrement.

Portrait noir et blanc d’un jeune homme vêtu d’un uniforme, les bras croisés.

Portrait d’Arthur Wendell Phillip Lawson. Photographe inconnu, 1918. Épreuve sur collodion mat (MIKAN 187937)

Journal écrit à la main. Pour chaque journée, on aperçoit des tableaux montrant les résultats des parties de la série mondiale du baseball majeur.

Journal intime d’Arthur Wendell Phillip Lawson, 1914. Encre, papier, cuir (MIKAN 129683)

Dans ce journal, Arthur Lawson, alors âgé de 16 ans, livre ses états d’âme ainsi que sa vision du monde, d’un point de vue d’adolescent. Rédigé au début de la Première Guerre mondiale, il entremêle les mentions des batailles faisant rage outre-mer et des remarques anodines sur la météo, les événements familiaux (comme l’anniversaire du frère de Lawson) et les résultats de la série mondiale du baseball majeur en cours, opposant les Braves de Boston aux Athletics de Philadelphie. Arthur Lawson s’est enrôlé avant la fin de la guerre.

Pour découvrir d’autres récits captivants, visitez l’exposition La petite histoire : les récits cachés des enfants, présentée du 30 mars 2018 au 27 janvier 2019 au Musée canadien de l’histoire, dans la salle « Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada ».

Faits saillants des journaux personnels de sir Sandford Fleming

Par Andrew Elliott

Comme je l’ai mentionné dans un billet antérieur, sir Sandford Fleming, inventeur de l’heure normale internationale, créateur du tout premier timbre-poste du Canada, arpenteur et cartographe, est un membre productif de la société canadienne au 19e siècle. Il a le temps de faire bien des choses, notamment de consigner ses activités dans divers journaux personnels. C’est un écrivain passionné. Il n’écrit peut-être pas de roman, mais il note tout ce qu’il voit et vit dans ce monde. Il combine observations écrites et esquisses au crayon faites à l’occasion en s’inspirant de paysages, de personnes, de tâches quotidiennes et de travaux d’ingénierie.

Fait remarquable, sir Fleming tient ces journaux pendant la majeure partie de sa longue vie, de l’âge de 15 ans, en 1843, à son décès, en 1914. Sir Fleming pense également à la perception qu’on aura de lui dans l’avenir. Vers la fin de sa vie, il transcrit donc les parties les plus importantes de ses journaux personnels dans trois journaux condensés. En outre, il tient différents carnets pour consigner les nombreux voyages spéciaux qu’il fait au Canada, en Angleterre et aux États-Unis. Tous ces récits figurent dans le fonds d’archives de sir Sandford Fleming, à Bibliothèque et Archives Canada. Consultez en particulier ses journaux personnels, ses carnets de voyage et divers autres journaux et cahiers.

Les journaux personnels de sir Fleming, surtout ceux qu’il a écrits au début de sa vie, contiennent beaucoup d’éléments intéressants. Dans l’un de ceux-ci remontant à 1843, il inscrit ses pensées et ses observations sur la vie d’un écolier à Kirkcaldy, en Écosse. S’y trouvent aussi de nombreuses esquisses de navires et d’une église ainsi qu’un diagramme de patins à roulettes anciens.

Deux autres journaux personnels illustrent le voyage fait par sir Fleming en 1845 – principalement par navire – de Kirkcaldy, en Écosse, à Peterborough dans le Haut-Canada. Le premier journal comprend des notes manuscrites datant de la fin avril au début juin 1845. Le deuxième journal, lequel présente le reste du parcours, couvre la période de juin à août 1845. Ce journal décrit le voyage au moyen d’images, car il s’agit d’un périple effectué avant l’arrivée de la photographie. On y trouve l’Écosse vue à partir du navire, des esquisses de navires passant tout près, des esquisses de la cabine de sir Fleming et d’autres passagers, la première terre ferme aperçue en Amérique du Nord, la ville de Québec, une esquisse des écluses de Bytown (maintenant Ottawa), les chutes Niagara et plusieurs esquisses de bâtiments de Peterborough.

Esquisse au crayon montrant une personne qui lit sur le pont d’un navire, et un autre navire en arrière-plan.

Esquisse d’une partie d’un navire, 1845. (MIKAN 4938907)

À son arrivée au Canada, sir Fleming a des compétences précieuses (dessin, dessin technique, arpentage et gravure) dont il se sert pour gagner sa vie. Pour lui, le journal personnel constitue une façon de consigner ses déplacements, les principaux événements vécus et, en particulier, ses activités familiales. Souvent, il n’inscrit rien si la journée est routinière. Ses journaux personnels renferment des notes brèves et irrégulières sur les réunions d’un conseil, des activités sociales, l’arrivée et le départ de personnages importants, la santé et la fortune de membres de sa famille et d’amis, de même que des voyages au Canada et à l’étranger. Le récit de ses voyages est particulièrement marquant. Au départ, sir Fleming s’établit à Toronto, mais il doit voyager énormément pour son travail. Ainsi, dans les années 1840 et 1850, il couvre une région presque aussi grande que le Grand Toronto même s’il voyage en diligence, en traîneau et en navire à vapeur. Plus tard, lorsqu’il s’installe à Halifax et à Ottawa, il fait de nombreux voyages en train pour se rendre dans des régions éloignées de l’Ontario, du Québec, des Maritimes et de l’Ouest canadien.

Deux pages d’un journal. Sur la première page figure l’esquisse d’un campement dans une vallée fluviale avec une forêt et des montagnes en arrière-plan, ainsi qu’un texte manuscrit en dessous. Sur la deuxième page se trouve l’esquisse d’une tente devant laquelle une personne, assise, entretient un feu.

Extrait du journal traitant de l’arpentage du chemin de fer Intercolonial, 1864. (MIKAN 107736)

Au début des années 1870, sir Fleming et d’autres personnes effectuent une expédition d’arpentage. Le dossier numérisé de cette expédition se trouve dans Master-Works of Canadian Authors: Ocean to Ocean.

Un journal personnel de 1885 comprend une pochette dans laquelle il y a un récit manuscrit de six pages sur un voyage en train effectué en novembre, au Canada. Sir Fleming y donne ses impressions sur la cérémonie du 7 novembre tenue à Craigellachie, en Colombie-Britannique. Cette cérémonie vise à souligner la pose du « dernier crampon », laquelle marque la fin de la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.

Sir Fleming tient aussi une liste de ses voyages en navire dans l’océan Atlantique. Ci-dessous se trouve une liste de ses voyages des années 1840 aux années 1880, comme celui du 17 mai 1863 vers l’Angleterre à bord du navire à vapeur United Kingdom.

Liste manuscrite de dates, de destinations et de noms de navires, collée sur du papier ligné.

Liste des voyages effectués par sir Fleming de 1845 à 1883, laquelle inclut la destination et le nom des navires. (MIKAN 107736)

Sir Fleming raconte aussi sa vie personnelle et familiale. Voici des exemples de phrases figurant dans ses journaux des années 1850 et 1860 (l’orthographe est celle qu’il a utilisée) :

[Traduction]

  • 31 décembre 1859 : « Une autre année est sur le point de finir. Me voici au sein de la famille de M. Halls, à Peterboro, avec ma tendre épouse tout près, deux mignons petits garçons et une petite fille qui dort profondément dans un lit […]. »
  • 6 juin 1861 : Sir Fleming écrit que son épouse « a donné naissance à [leur] deuxième petite fille aujourd’hui vers 12 h (midi), à Davenport. Elle ne se sentait pas très bien au petit déjeuner, et j’ai pensé que je devais à tout prix aller chercher l’infirmière et le médecin. »
  • 9 septembre 1863 : « Messieurs Tilly et Tupper m’ont informé avoir décidé (à la condition que leur gouvernement approuve leur décision) de me nommer arpenteur au nom de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick […], afin que je fasse immédiatement les travaux d’arpentage. » Voici une image numérisée d’un texte que sir Fleming a écrit sur l’arpentage du chemin de fer Intercolonial :
Textes écrits au crayon sur deux jours.

Extrait de deux textes que sir Fleming a écrits dans son journal les 14 et 15 décembre 1863. Ces textes décrivent les activités réalisées dans le cadre de l’arpentage du chemin de fer Intercolonial. (MIKAN 107736)

[Traduction]

  • 1er janvier 1864 : « Train du matin pour Collingwood, diligence vers Craigleith — père et mère étaient avec tous leurs enfants […]. Ils pensaient que j’étais au Nouveau-Brunswick, alors ils ont été très étonnés et contents de me voir […]. Le temps était très froid et une tempête faisait rage. »
  • 28 février 1866 : Sir Fleming raconte le décès de son fils de trois mois : « Ce matin, vers 4 h, après avoir pris un peu le dessus […], notre enfant chéri s’est enfin doucement éteint […]. C’est le premier décès qui me touche vraiment de près – une partie de nous est vraiment rendue dans un autre monde. »
  • 29 juin 1867 : « Je me prépare à la célébration de la Confédération des provinces qui aura lieu lundi prochain. »
  • 1er juillet 1867 (fête du Dominion) : « J’étais debout à 5 h. Le temps était très nuageux et pluvieux […]. On a hissé les drapeaux, etc. Le ciel s’est dégagé. Halifax était très joyeuse; il y avait une mer parfaite de drapeaux. C’était une belle journée. La démonstration s’est très bien déroulée. »

Sir Fleming a été au cœur de la modernisation du Canada, mais les centaines de détails banals qu’il a consignés révèlent également certaines facettes du monde dans lequel il a vécu. Un large éventail de renseignements sont fournis pour quiconque souhaite les lire et déchiffrer l’écriture de sir Fleming.


Andrew Elliott est archiviste à la division Science, Gouvernance et Politique de Bibliothèque et Archives Canada.

Sir Sandford Fleming : un grand Canadien

Par Andrew Elliott

L’année 2017 marque le 190e anniversaire de naissance de sir Sandford Fleming (1827-1915). Né à Kirkcaldy, en Écosse, Fleming est devenu un très grand Canadien ainsi qu’un arpenteur, dessinateur et ingénieur de renom. Parmi ses nombreuses réalisations, il dessine l’un des premiers timbres-poste canadiens, contribue à relier les Canadiens entre eux en dirigeant la construction du chemin de fer Canadien Pacifique et crée le système des fuseaux horaires, qui sera adopté partout dans le monde.

Portrait à l’huile d’un vieil homme à barbe blanche, portant un complet foncé, une cravate rouge et un manteau de fourrure brun.

Portrait de sir Sandford Fleming peint par John Wycliffe Lowes Forester, 1892 (MIKAN 2895065)

Comme Charles Dickens, son contemporain britannique, Fleming était doué d’une énergie et d’une productivité hors du commun, même selon les critères du 21e siècle. Fleming a soigneusement documenté tous les aspects de sa vie; c’était aussi un avide collectionneur. Il a rassemblé une magnifique collection de livres, et les murs de sa maison étaient couverts d’œuvres d’art européennes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a la chance de posséder la vaste majorité des documents sur la vie de Fleming. BAC conserve cette riche collection de textes, de photographies et d’œuvres d’art depuis 1915.

Après avoir étudié à Kennoway et Kirkcaldy avec l’ingénieur et arpenteur écossais John Sang, Fleming immigre au Canada en 1845. Pour compléter son certificat d’ingénieur, il prépare les cartes de Peterborough, Hamilton, Cobourg et Toronto en 1849. Sa carrière est sur le point de décoller.

La même année, à Toronto, Fleming participe à la fondation de l’Institut royal canadien (en anglais seulement), un regroupement professionnel d’architectes, d’arpenteurs et d’ingénieurs. En 1857, il est promu ingénieur en chef de l’Ontario Northern Railway alors qu’il a à peine 30 ans.

Six ans plus tard, en 1863, le gouvernement canadien le nomme arpenteur en chef et responsable du tracé du chemin de fer Intercolonial devant relier le Haut et le Bas-Canada aux colonies maritimes. Il deviendra plus tard l’ingénieur en chef de ce grand projet.

Photographie de studio noir et blanc d’un groupe d’hommes dans diverses postures, chacun regardant dans une direction différente.

Les artisans du chemin de fer Intercolonial avec sir Sandford Fleming, assis à droite. Photo de William James Topley, mars 1870 (MIKAN 3378651)

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Conservateur invité : James Bone

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous?

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Le Castor de trois pence, conception de sir Sandford Fleming, 1851

Sépia, timbre carré. À chaque coin se trouve le chiffre trois, qui indique le coût. Dans un anneau autour du centre est écrit « Canada Postage Three Pence », et une couronne se trouve entre les mots du haut. Au centre de l’anneau apparaît un castor près d’un cours d’eau; une montagne et des arbres se trouvent à l’arrière-plan.

Le castor de trois pence, conçu par sir Sandford Fleming, 1851 (MIKAN 2184475) ©Postes Canada

On jugeait que le castor représentait bien le Canadien moyen parce qu’il est travaillant, tenace et très habile en construction. C’est l’une des raisons pour lesquelles le premier timbre canadien est à son effigie.


Parlez-nous de vous.

Je fais l’acquisition et le traitement des archives philatéliques de sources privées (ou non gouvernementales). Bien que BAC possède le très important Fonds du ministère des Postes, lequel contient les dossiers de Postes Canada, l’étude de la philatélie s’effectue entièrement dans la sphère privée. Ainsi, pour compléter les dossiers officiels, BAC recueille aussi les dossiers de concepteurs de timbres, de graveurs et d’artistes ainsi que ceux d’imprimeries, de sociétés philatéliques du Canada, et ceux de chercheurs et d’exposants majeurs du domaine de la philatélie.

J’ai récemment représenté BAC dans le cadre de la British North America Philatelic Society Exhibition qui a eu lieu en 2016, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. J’ai cherché à faire connaître les collections de BAC et la façon de les utiliser, tout en soulignant que des participants pourraient avoir des documents d’archives intéressants pour la collection grandissante de BAC.

Je ne m’attendais pas réellement à travailler pour BAC. Après mes études de premier cycle, en 2006, j’ai obtenu une bourse d’une année afin de poursuivre mes études en langue chinoise à l’Université normale de Pékin, ce qui servait de préparatifs pour mon projet de maîtrise ès arts et histoire de la Chine. Toutefois, la maladie et un changement d’orientation m’ont poussé vers le marché du travail. J’ai travaillé à London (Ontario) en assistance technique et supervisé plus tard une équipe de soutien technique à Montréal pendant plusieurs années avant de revenir aux études supérieures. Lire la suite