Images de peintures sur gouttières maintenant sur Flickr

Les peintures sur gouttière sont dessinées sur le bord des pages d’un livre. Certaines sont visibles lorsque le livre est fermé; d’autres, quand les pages sont légèrement décalées. Les plus anciennes œuvres de ce type remontent au Xe siècle. Au début, les images sont symboliques ou décoratives, mais l’art évolue au fil du temps et, au XVIIIe siècle, on retrouve surtout des paysages et des portraits. À ce jour, 12 volumes ornés d’une peinture sur gouttière ont été répertoriés dans la collection de livres rares de Bibliothèque et Archives Canada.

La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier

Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en partenariat avec Parcs Canada, souligne le 175e anniversaire de la naissance de sir Wilfrid Laurier – le 20 novembre 1841 – grâce à l’exposition La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier. Le coup d’envoi des célébrations a été donné au Fairmont Château Laurier (1, rue Rideau, à Ottawa) ce matin, afin de coïncider avec l’anniversaire de la grande inauguration du fameux hôtel, il y a 104 ans. Une exposition commémorative d’objets historiques de BAC est présentée, ainsi qu’un buste de sir Wilfrid Laurier fourni par Parcs Canada; une merveilleuse occasion de prendre un égoportrait!

Un égoportrait montrant une femme penchée vers un livre que tient une figure en carton.

Le 1er juin 1912, le couple Laurier se dirigeait vers l’hôtel Château Laurier pour assister à son inauguration. Homme modeste, Laurier aurait d’abord refusé qu’on attribue son nom à l’hôtel Grand Trunk Railway.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de personnes assises dans une automobile.

Sir Wilfrid Laurier et lady Laurier arrivent, en compagnie de passagers non identifiés, afin d’assister à l’inauguration de l’hôtel Château Laurier, le 1er juin 1912. (MIKAN 3191987)

Ne manquez pas l’exposition principale portant sur cet éminent politicien présentée sur le site du Lieu historique national de la Maison-Laurier au 335, avenue Laurier Est, à Ottawa.

L’exposition met en valeur des photographies, des souvenirs, de la correspondance rattachée à sa vie personnelle et politique, de même que des documents historiques originaux tirés de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, dont certains sont exposés pour la première fois. Cette collection d’objets rend hommage à sir Wilfrid Laurier, qui était reconnu pour sa vision claire d’un but commun, son sens du compromis et son intérêt pour une nation unie. Dignitaire grandement admiré, chez qui les valeurs d’inclusion et d’acceptation culturelle étaient bien ancrées, sir Wilfrid Laurier est le député canadien ayant siégé le plus longtemps; il est aussi le premier premier ministre d’origine canadienne-française et bilingue.

Texte centré, encadré avec soin de lignes dorées et fluides rappelant des tiges de roses, de roses de couleur rose et de feuilles dans les coins inférieurs; sous le cadre, reproduction des édifices du Parlement à Ottawa.

Dîner en l’honneur de sir Wilfrid Laurier, 1902 (MIKAN 186966)

Ornement dessiné à la main de roses rouges et de feuilles vertes sur une tige brune dans le coin supérieur gauche, au-dessus du texte.

Menu au Canada Club, 1897 (MIKAN 186966)

Les objets d’archives exposés mettent en valeur une partie du rôle de premier ministre lorsqu’il représentait le Canada à des événements internationaux publics. Souvent conservés dans des albums, les souvenirs, comme des invitations, des billets de pièces de théâtre et des menus servis lors de grands banquets et de dîners officiels, donnent un aperçu de l’aspect social de ses fonctions. Venez voir l’exposition à la Maison-Laurier pour découvrir les plats que l’on servait durant les banquets, il y a plus de 100 ans!

Un trésor de la collection, nouvellement découvert et récemment restauré par des professionnels : une adresse enluminée transcrite sur du papier-parchemin soulignant les efforts considérables déployés par l’administration Laurier pour peupler l’Ouest canadien.

Une adresse enluminée arborant une décoration élaborée à gauche du texte et une charrette de la rivière Rouge dans le coin supérieur droit.

Adresse enluminée présentée par le maire et le conseil de Winnipeg (MIKAN 186966)

Joignez-vous à nous pour célébrer l’un des premiers ministres du Canada les plus pragmatiques et éloquents et venez visiter l’exposition La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier à Ottawa, présentée jusqu’au 20 novembre, la date d’anniversaire de sir Wilfrid Laurier!

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de sir Wilfrid Laurier, visionner un album Flickr  et pour découvrir le patrimoine du Canada, consultez la page http://www.bac-lac.gc.ca/

Les Canadiens à la bataille navale du Jutland, les 31 mai et 1er juin 1916

Par Alex Comber

Il y a un siècle, avait lieu la plus grande bataille navale de la Première Guerre mondiale; celle-ci s’est déroulée au large de la péninsule danoise du Jutland. Plus de 250 navires de guerre de la Marine royale britannique et de la Marine impériale allemande y ont fait des manœuvres afin de se préparer à l’action. Les premières salves des canons à longue portée ont été tirées à 14 h 30 le 31 mai 1916, et le combat qui s’en est suivi s’est prolongé jusqu’au matin du 1er juin. Avec un bilan de trois croiseurs de bataille et onze autres navires britanniques détruits, en plus de deux fois plus de blessés et de morts que chez les Allemands, la puissance navale britannique semblait avoir essuyé un dur revers. Toutefois, sur le plan stratégique, la flotte allemande, plus petite, ne pouvait pas subir de telles pertes, aussi modestes soient‑elles, et les commandants de l’armée de l’empereur Wilhelm II ont évité, pendant cette guerre, de livrer des batailles navales de ce genre et se concentraient plutôt sur les attaques sous-marines.

Photographie en noir et blanc de trois grands navires de guerre.

Le navire australien de Sa Majesté HMAS Australia, le navire de Sa Majesté HMS New Zealand, le HMS Indomitable, la deuxième escadre de croiseurs de bataille, vers 1917 1919. Cette unité se trouvait au Jutland, où un de ses navires, le HMS Indefatigable, a été détruit. (MIKAN 3400004)

Dans bien des régions du Canada, on affichait avec aplomb une attitude pro-impérialiste et conservait des liens culturels étroits avec la Grande-Bretagne. Bon nombre venaient d’immigrer, et ils avaient encore de la famille dans les « vieux pays ». Même si le pays ne disposait que d’un petit service naval (créé en 1910), beaucoup de résidants du Canada et du dominion de Terre-Neuve se sont portés volontaires pour servir au sein de la Marine royale britannique, et ce, à diverses fonctions. Puisqu’on retrouvait des ports un peu partout dans l’Empire britannique et que les soldats entrevoyaient d’autres avenues que la vie dans les tranchées sur le front occidental, le recrutement a remporté un grand succès.

Affiche de recrutement en noir et blanc arborant la silhouette d’un marin, debout à côté de canons de navire, et sur laquelle on peut lire les mots suivants : « Royal Naval Canadian Volunteer Reserve – Overseas Division wants men ages 18 to 38, seamen & stokers. Join today. No previous experience necessary. Apply at nearest recruiting office ». (La Réserve de volontaires de la Marine royale canadienne – Division d’outre-mer est en quête d’hommes âgés de 18 à 38 ans, des matelots et des chauffeurs. Engagez-vous dès aujourd’hui. Aucune expérience requise. Inscrivez-vous au bureau de recrutement le plus près de chez vous)

Affiche de recrutement pour le compte de la Réserve de volontaires de la Marine royale canadienne – Division d’outre-mer invitant les Canadiens à servir outre-mer à bord de navires britanniques. (MIKAN 3635562)

Des recherches minutieuses effectuées dans la base de données sur les pertes de la Commonwealth War Graves Commission (en anglais seulement), accessible en ligne, ont révélé qu’au moins une douzaine des quelque six mille marins au service de la flotte britannique morts au Jutland venaient du Canada ou de Terre-Neuve. Stanley De Quetteville, un membre de la Marine royale canadienne, était rattaché à la Marine royale britannique et à l’imposant croiseur de bataille, le HMS Indefatigable. Originaire de Jersey, une île de la Manche, il avait immigré au Canada quelques années avant la Première Guerre mondiale à la recherche de débouchés. Ingénieur qualifié, il s’est enrôlé en 1910 et a fait son service à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Niobe, un croiseur qui figurera parmi les premiers navires du Canada. Il a épousé Phyllis Fisher d’Halifax (Nouvelle-Écosse) à Édimbourg, en Écosse, en 1915.

Photographie en noir et blanc d’un groupe d’hommes assis ou debout sur le pont d’un navire. La photo est fixée sur un fond noir et arbore, dans le haut, les mots « Gun Room » et une liste de noms, dans le bas.

Des marins affectés à la soute à poudre, NCSM Niobe, Halifax (Nouvelle-Écosse). Photo prise en 1910–1911. Plusieurs de ces jeunes hommes sont devenus des personnages importants dans la Marine royale canadienne. Stanley Nelson De Quetteville est debout, le troisième officier à partir de la droite. (MIKAN 3398852)

De Quetteville est mort à 16 h 3 le 31 mai, lorsque le HMS Indefatigable a explosé après avoir été la cible d’un tir d’obus précis provenant du dreadnought allemand, le SMS Von Der Tann. Seulement 2 des 1 019 hommes composant l’équipage survivront. Le ministre du Service naval, J. D. Hazen, a envoyé à la veuve de M. De Quetteville une lettre de condoléances, qui se lit comme suit : « Je désire vous présenter nos condoléances, non seulement en mon nom personnel, mais aussi au nom du Service naval canadien, qui, par suite du décès de votre époux, a perdu un officier d’une indéniable habileté et dont l’avenir s’annonçait extrêmement prometteur. Si cela peut apporter une certaine consolation à votre grande peine, sachez qu’il est mort en vrai marin, en pleine action contre les ennemis du Roi et en défendant l’Empire. » [traduction] De nos jours, le mont Indefatigable dans les montagnes Rocheuses rend hommage à M. De Quetteville et aux autres membres de l’équipage.


Alex Comber est un archiviste militaire au sein de la Division des archives gouvernementales.

Polysar ou l’aventure de la production du caoutchouc synthétique au Canada

Par François Larivée 

Les personnes nées avant 1980 se souviendront peut-être de l’image d’un important complexe industriel figurant au verso des billets de 10 dollars. Ce dessin représentait en fait l’usine Polysar (originellement Polymer) à Sarnia (Ontario) et il a figuré sur le billet violet entre 1971 et 1989. Or l’histoire de cette entreprise, qui fut créée en 1942 en tant que société de la Couronne par le gouvernement du Canada et dont Bibliothèque et Archives Canada possède le fonds d’archives, est assez fascinante.

Photographie noir et blanc montrant, en avant-plan, trois grands réservoirs sphériques et un enchevêtrement complexe de tuyaux alors qu’en arrière-plan, se trouve une très haute cheminée d’où s’échappent une flamme et de la fumée. On y voit également un bâtiment équipé de cinq autres cheminées.

Vue de tuyaux et de trois réservoirs sphériques Horton contenant un mélange de butylène et de butadiène utilisé dans la fabrication de caoutchouc synthétique à l’usine Polymer Rubber Corporation, septembre 1944 (MIKAN 3627791)

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Miroirs riches en souvenirs : restaurer les daguerréotypes de la collection de Bibliothèque et Archives Canada – Partie II

Par Tania Passafiume et Jennifer Roger

Détérioration du verre

Les matériaux qui composent un daguerréotype (le cuivre, l’argent, le papier, le laiton, le cuir, le velours, la soie et le verre) se détériorent à divers degrés selon leurs conditions de conservation. Les restaurateurs sont le plus souvent confrontés à la détérioration du verre.

Les daguerréotypes affectés par ce problème paraissent souvent ternes et flous, mais la photo n’est pas nécessairement touchée. C’est le cas de plusieurs daguerréotypes de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui ont été traités en vue d’une exposition.

La dégradation du verre découle de la variation de la température et du taux d’humidité, et peut se manifester de différentes façons. Ce sont parfois des craquelures qui prennent la forme de minuscules fissures à la surface du verre. Le verre ancien contenant une teneur élevée en oxyde de sodium, il peut aussi subir une décomposition chimique qui le rend flou ou voilé.

Il est toujours préférable de conserver les daguerréotypes sous leur verre d’origine. Si la détérioration n’en est qu’aux premiers stades, le verre semblera flou ou couvert d’un voile blanc; souvent, on peut alors le nettoyer et le réutiliser. Le procédé est relativement simple : il suffit d’enlever le verre, de le laver à l’aide d’eau distillée et d’un savon neutre, puis de le rincer à l’éthanol. On le laisse ensuite sécher à l’air libre avant de le remettre sur la photo. Résultat : celle-ci semble instantanément plus nette et lumineuse. Lire la suite

Les lettres d’un politicien passionné : la correspondance de Wilfrid Laurier à Bibliothèque et Archives Canada

Par Théo Martin

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient la riche correspondance de Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada et premier Canadien français à accéder au poste. Wilfrid Laurier (1841-1919), né à Saint-Lin, au Québec, connaîtra une carrière exceptionnelle de journaliste, d’avocat, de politicien et bien sûr de premier ministre.

Photographie en noir et blanc montrant un homme âgé regardant au loin.

sir Wilfrid Laurier, v. 1906, photographe inconnu (MIKAN 3623433)

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Miroirs riches en souvenirs : conservation de daguerréotypes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada – Partie I

Par Tania Passafiume et Jennifer Roger

Le daguerréotype, un type de photographie unique en son genre, a été très populaire de 1839 à 1864. Il s’agit du premier procédé photographique accessible au public et son succès découle de la clarté des images qu’il permet d’obtenir.

Les photographies produites sont très susceptibles à la perte d’image, à l’accumulation de corrosion et à d’autres formes de détérioration causées par la manipulation et par l’environnement.

Pour protéger l’image, la plaque photographique était délicatement placée sous du verre dont elle était séparée par un intercalaire protecteur. Elle était ensuite scellée avec du ruban adhésif et recouverte d’une feuille de laiton appelée préservateur. L’ensemble était mis dans un petit boîtier, souvent décoratif, fait de cuir, de bois, de papier mâché ou de plastique moulé, avec un revêtement intérieur en soie ou en velours.

Marques des daguerréotypes

Les marques d’origine ou marques de plaque sont des marques poinçonnées que l’on trouve sur beaucoup de daguerréotypes, sans pour autant en trouver sur tous. Quand elles sont présentes, les marques sont souvent en bordure de la plaque et, par le fait même, invisibles lorsque le daguerréotype est scellé. Il s’agit habituellement d’initiales, de symboles et de chiffres. Le nombre le plus couramment utilisé était « 40 » et celui-ci indiquait la composition physique de la plaque, soit un ratio d’une part d’argent pour 39 parts de cuivre. Les marques de plaque peuvent fournir des indices quant à l’endroit où les plaques de cuivre ont été fabriquées et où le photographe a obtenu son matériel. Elles peuvent parfois aussi aider à dater une image.

Lors de la préparation des daguerréotypes en vue de l’exposition au Musée des beaux-arts du Canada, on a découvert plusieurs marques de plaque. Lire la suite

Les documents originaux et les copies sur microfilm

L’accès est un aspect important du mandat de Bibliothèque et Archives Canada. Le personnel s’efforce de donner accès aux documents originaux chaque fois que c’est possible, mais que se passe‑t‑il lorsque les documents ont été retirés de la circulation et que vous devez les consulter?

Capture d’écran du système de gestion interne des collections de Bibliothèque et Archives Canada où est mis en évidence le message suivant : « Veuillez consulter les exemplaires des documents que vous essayez de commander; veuillez vous référer aux renseignements sur les exemplaires de MIKAN. »

Capture d’écran du système de gestion interne des collections de Bibliothèque et Archives Canada.

On peut retirer un document de la circulation pour diverses raisons, notamment :

  • Le document a été copié et il est disponible dans un autre format (habituellement sur microfilm)
  • Il a été désigné comme nécessitant un traitement de conservation
  • Il est fragile ou risque d’être endommagé
  • Pour des raisons de santé (p. ex. le document contient des moisissures)

Quand vous demandez un document qui a été retiré de la circulation, un employé du comptoir de consultation communiquera avec un gestionnaire des collections ou un adjoint de gestion des collections pour l’informer qu’un chercheur désire consulter l’original et la raison de sa demande.

Voici quelques raisons fréquemment invoquées pour consulter le document original :

  • Pour régler un litige
  • Les copies sur microfilm sont illisibles
  • Les copies sur microfilm sont incomplètes (pages manquantes)
  • Pour des raisons de santé (p. ex. l’utilisation du lecteur de microfilms cause le vertige)

Le gestionnaire des collections ou l’adjoint de gestion des collections évaluera le document demandé et déterminera s’il peut être déplacé en toute sécurité au 395, rue Wellington aux fins de consultation.

Un contenant ouvert dans lequel se trouvent des documents textuels prêts à être évalués

Documents textuels prêts à être évalués.

Raisons fréquemment invoquées pour refuser une demande de consultation du document original :

  • Le document est trop fragile pour être transporté hors de l’installation d’entreposage
  • L’accès au document est limité par la loi (vous devez d’abord obtenir les droits d’accès)
  • Le document pose un risque pour la santé et doit au préalable faire l’objet d’un traitement (p. ex. des moisissures)
  • Le document a été demandé dans le cadre d’un prêt ou d’une exposition

De plus, les documents suivants ne peuvent sortir du Centre de préservation :

    • Traités
  • Atlas datant d’avant 1899, cartes anciennes, documents encadrés surdimensionnés

 

  • Peintures à l’huile, pastels, œuvres au fusain, miniatures
  • Médailles, globes
  • Négatifs sur plaque de verre, grandes photos panoramiques, objets photographiques présentés en coffret
  • Certains documents de philatélie

Si le document est jugé trop fragile ou d’une valeur exceptionnelle, le gestionnaire des collections précisera que la consultation doit se faire sous supervision.

Le personnel de Bibliothèque et Archives Canada fait tout son possible pour faciliter l’accès, mais dans certains cas, les documents ne peuvent tout simplement pas être déplacés. Lorsque cette situation se produit, vous pouvez prendre un rendez-vous afin de consulter les documents originaux au Centre de préservation à Gatineau, sous la supervision d’un archiviste de référence et d’un membre de l’équipe de gestion des collections.

Que signifie l’acronyme PSCA… Programme de surveillance de la communauté aquatique? Non : Programme de surveillance des conditions ambiantes!

Saviez-vous que Bibliothèque et Archives Canada est doté d’un Programme de surveillance des conditions ambiantes dans la plupart des endroits où les collections sont entreposées? Nous recueillons de l’information sur la température et le taux d’humidité dans les aires d’entreposage des collections pour faire en sorte de garder les documents dans des conditions optimales, afin que ceux-ci demeurent dans le même état le plus longtemps possible. Si un document est entreposé dans un endroit trop chaud, cela accélère sa dégradation ou sa décoloration, notamment si le document est instable chimiquement, comme les photographies en couleur. Si un document est conservé dans un milieu trop froid, il risque de devenir cassant et aura tendance à se craqueler. La plus mauvaise situation survient lorsque la température varie soudainement, passant de trop chaud à trop froid : le pire des deux mondes!

L’humidité relative est aussi un enjeu crucial. Si elle est trop élevée, il arrive que les documents commencent à gonfler, à s’oxyder et à moisir. Par ailleurs, si l’humidité relative est trop basse, les documents pourraient rapetisser et se fendiller. Les livres sont particulièrement fragiles à l’humidité à cause de leurs multiples composantes et de la grande variété de matériaux utilisés pour les fabriquer et les relier.

Ci-dessous sont présentés deux des nombreux différents types d’enregistreurs de données utilisés à Bibliothèque et Archives Canada afin de surveiller les conditions ambiantes. Les appareils varient, allant des anciens types d’enregistreurs de graphiques linéaires jusqu’aux enregistreurs de données électroniques fonctionnant avec le Web.

Photographie en couleur montrant deux bras avec des stylos traçant des lignes sur un cylindre marqué de lignes rouges, déposé dans un boîtier de plastique fermé surmonté d'une poignée.

Enregistreur de graphiques linéaires, un appareil à cylindre doté de deux stylos, de la taille d’un grille-pain. Le cylindre est entouré de papier graphique sur lequel s’inscrivent les données d’une journée, d’une semaine ou d’un mois.

Photographie en couleur d'un boîtier, à peu près de la taille d'une audiocassette, fixé sur un mur. L'appareil enregistre deux différents types de données : l'humidité relative et la température à l'intérieur, ainsi qu'à l'extérieur, grâce à des connexions pouvant être reliées à des sondes de température et d'humidité.

Le SmartReader de marque ACR est un enregistreur de données électronique qui enregistre le taux d’humidité relative et la température.

Les contrôles ponctuels aléatoires et les vidages de données mensuels nous permettent de surveiller les conditions dans lesquelles la collection est entreposée afin de nous assurer que la température et l’humidité sont optimales, en conformité avec les normes reconnues à l’échelle internationale. Donc, vous savez maintenant en quoi consiste le PSCA, et pourquoi nous l’avons mis en place à Bibliothèque et Archives Canada!

Alter ego : les bandes dessinées et l’identité canadienne

par Meaghan Scanlon

Le premier comic book canadien, Better Comics no 1, a été publié il y a 75 ans par Maple Leaf Publishing de Vancouver. Depuis ce temps, le Canada a vu naître de nombreux et talentueux bédéistes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) présente une nouvelle exposition de reproductions des œuvres de ces artistes. Intitulée Alter ego : les bandes dessinées et l’identité canadienne, l’exposition aura lieu du 12 mai au 14 septembre dans le hall de l’édifice principal de BAC au 395, rue Wellington à Ottawa.

Alter ego aborde le sujet de la bande dessinée et l’identité canadienne de trois façons. Les œuvres présentées sont regroupées en trois thèmes : « Identité collective », « Identité secrète » et « Identité personnelle ».

Le thème « Identité collective » examine la façon dont les artistes canadiens ont exprimé leur engagement envers l’identité nationale par l’entremise de leur travail. L’identité canadienne repose sur des symboles unificateurs et une histoire commune. De nombreuses bandes dessinées canadiennes, en particulier dans le genre superhéros, ont utilisé des symboles nationaux du pays pour favoriser un sentiment patriotique. Il y a aussi plusieurs bandes dessinées qui portent sur des personnalités et des événements marquants de l’histoire du Canada. À travers leur représentation d’histoires typiquement canadiennes, ces bandes dessinées suscitent des réflexions sur notre identité en tant que Canadiens. Lire la suite