Traduction fidèle : à la découverte des traductions littéraires canadiennes

Par Liane Belway

La découverte de nouveaux livres et de nouveaux auteurs excitants s’avère une expérience enrichissante pour la plupart des lecteurs. À Patrimoine publié – le volet bibliothèque de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) –, nous communiquons avec les éditeurs qui nous envoient des ouvrages pour permettre à un public élargi de profiter de la diversité du patrimoine publié canadien.

Pour rendre le matériel accessible, les éditeurs canadiens déposent des exemplaires de leurs publications par l’entremise de l’équipe du dépôt légal de BAC. Quel matériel le dépôt légal acquiert-il? Un vaste contenu canadien : livres, musique, enregistrements oraux, magazines et autres séries ainsi que documents numériques. Chaque publication offre un point de vue unique sur la société et la culture canadiennes, reflétant la vision, les intérêts et l’identité de l’éditeur. Une des sources de savoir et de talent du milieu littéraire est la traduction de tels ouvrages, permettant à ces publications d’être lues par un tout nouveau public.

Traductions canadiennes

La traduction littéraire permet de faire connaître de grandes œuvres littéraires à un public élargi. Ce talent, souvent négligé, est néanmoins très précieux dans notre société multiculturelle et multilingue. Les traductions offrent de nouvelles perspectives et des styles uniques, tout en donnant la chance aux gens de découvrir des traditions et des innovations littéraires qui, sans cela, seraient difficiles d’accès. D’ailleurs, les Prix du Gouverneur général comprennent une catégorie destinée à la traduction, reconnaissant ainsi l’importance de faire connaître des œuvres de langue française aux lecteurs anglophones. Chaque année, ce prix reconnaît la traduction d’un livre vers l’anglais pour son excellence littéraire et sa contribution au milieu culturel.

Gagnants

Le Prix littéraire du Gouverneur général pour la traduction (du français vers l’anglais) de 2017 a été remis à Readopolis, traduit en anglais par Oana Avasilichioaei et publié par BookThug, à Toronto. Il s’agit d’une traduction de Lectodôme de Bertrand Laverdure, publié par Le Quartanier, une maison d’édition francophone de Montréal. Le comité d’évaluation par les pairs ne tarissait pas d’éloges pour Avasilichioaei : « Readopolis, d’Oana Avasilichioaei, correspond au style acrobatique dont Lectodôme, de Bertrand Laverdure, est empreint. Les nombreuses voies de l’écriture québécoise se font entendre par cette traduction intelligente, une ode vertigineuse à la quête pure, bien que rarement récompensée, de littérature. »

Le livre Brothers de David Clerson, un autre finaliste louable du même prix en 2017, incarne bien la vision d’un nouvel éditeur. QC Fiction, une collection des Livres Baraka adoptant des perspectives stimulantes, est un éditeur québécois de livres en anglais se trouvant à Montréal. Reconnaissant l’importance de la traduction, QC Fiction a pour objectif de publier des traductions anglaises de romans québécois contemporains, d’abord publiés en français, pour les autres Canadiens et le public à l’étranger. Une autre publication de QC Fiction, I Never Talk About It, comprend 37 nouvelles, chacune traduite par un traducteur différent. Peter McCambridge, éditeur de romans, a affirmé qu’il s’agit de « 37 traducteurs différents ayant traduit chacune des nouvelles publiées dans une collection de Véronique Côté et de Steve Gagnon. Cela nous rappelle qu’il existe au moins 37  façons différentes de traduire la voix d’un auteur. Pensez-y la prochaine fois que vous achetez une traduction! »

Six couvertures de livre colorées à l’apparence semblable, placées côte à côte et montrant tous les titres : Listening for Jupiter, I Never Talk About It, Behind the Eyes We Meet, Brothers, The Unknown Huntsman, Life in the Court of Matane.

Une sélection des publications de QC Fiction, dont Brothers (2016), finaliste du Prix du Gouverneur général pour la traduction. Image utilisée avec la permission de QC Fiction.

L’offre de traductions permet à des publics non canadiens de découvrir notre vaste littérature, laquelle grandit constamment dans notre monde de plus en plus connecté. Les auteurs canadiens apprécient d’ailleurs l’élargissement de leur public international. QC Fiction illustre bien l’attrait général des romans canadiens. M. McCambridge a ajouté ce qui suit : « Pour l’instant, notre formule semble bien fonctionner : trois de nos cinq premiers livres ont été mentionnés dans le journal The Guardian, en Angleterre. Des blogueurs de l’Écosse jusqu’en Australie ont découvert notre entreprise et encensent nos “lectures légères et intrigantes” ».

Grâce à ces éditeurs primés – seulement deux exemples du travail novateur effectué dans le monde de la traduction littéraire au Canada –, la publication canadienne demeure un milieu créatif, varié et florissant que BAC s’efforce de conserver et de préserver pour les lecteurs d’aujourd’hui et de demain. Pour voir les autres articles de la collection de BAC, utilisez notre nouvel outil de recherche : http://www.collectionscanada.gc.ca/lac-bac/recherche/tout.

Liane Belway est bibliothécaire aux acquisitions, monographies anglaises, pour la Direction générale du patrimoine publié de Bibliothèque et Archives Canada.

« Chère Jeanie, ma tendre chérie » Le fonds Joseph Gaetz

Bannière avec les mots suivants : Première: Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canadas. Et on aperçoit à droite une outre attrapant un poissonPar Katie Cholette

« Chère Jeanie, ma tendre chérie. » [traduction] C’est ainsi que Joseph Gaetz commence chacune des plus de 530 lettres écrites à sa fiancée, Jean McRae, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Cantonné en Angleterre, en France, en Belgique, en Hollande et en Allemagne pendant et après la guerre, Joseph a parfois désespérément le mal du pays; son souhait le plus cher est de voir la guerre se terminer afin de pouvoir retourner au Canada y épouser sa bien-aimée. De juillet 1943 à novembre 1945, Joseph ne manque aucune occasion d’écrire à Jean; il lui arrive même quelquefois d’envoyer la même journée une lettre par avion et une lettre ordinaire. Certaines de ses lettres sont également accompagnées de souvenirs recueillis auprès de prisonniers allemands. En 2017, ses trois filles, Cathy Gaetz-Brothen, Bonnie Gaetz-Simpson et Linda Gaetz-Roberts, font don de ses lettres et souvenirs à Bibliothèque et Archives Canada.

Photographie en couleurs de paquets de lettres, dont un ficelé d’un ruban rouge. Sous les paquets se trouve la photographie d’une jeune femme vêtue d’un manteau et d’un élégant chapeau.

Lettres adressées à Jean McRae de Turner Valley, en Alberta.

Photographie en noir et blanc d’un militaire en uniforme, le bras autour d’une jeune femme vêtue d’une robe fleurie, devant une maison de planches.

Joe et Jean, la première journée de leurs fiancailles. 4 octobre 1942, Turner Valley.

Joseph Gaetz est originaire de la petite localité de Faith, en Alberta. Fils d’immigrants russes, il parle l’anglais et l’allemand pendant son enfance. Le 13 mai 1942, il s’engage dans les Calgary Highlanders; cinq mois plus tard, il se fiance à Jean McRae, de Turner Valley, en Alberta. Au début de 1943, il s’embarque pour l’Angleterre avec l’Unité de renfort de l’infanterie canadienne.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de 18 soldats en uniforme, dans un champ cultivé.

Peloton de reconnaissance du Royal Hamilton Light Infantry.

En août 1944, Joe est envoyé au combat en France avec le Royal Hamilton Light Infantry; il est peu après déplacé en Belgique et en Hollande. Lorsque ses supérieurs constatent que Joe parle l’allemand, il devient interprète pour le peloton de reconnaissance, et participe à plusieurs expéditions derrière les lignes ennemies visant à ramener des prisonniers allemands. Voilà ce qu’il écrit dans une lettre adressée à Jean vers la fin de 1944 : « Une nuit, mon officier et moi sommes allés un mille derrière les lignes boches, et avons amené 52 prisonniers dans une grange… C’était toute une expérience. » [traduction] Dans une autre lettre, il dit à quel point il est étrange de capturer des Allemands ayant vécu au Canada avant la guerre. Dans d’autres lettres encore, il écrit avoir ramassé un pistolet (il en recueillera plusieurs autres pendant la guerre) dans le no man’s land. Joe raconte aussi à quel point il se sent nerveux avant chaque patrouille, mais qu’il a appris à se déplacer silencieusement pour éviter d’être repéré. Il attribue sa capacité d’éviter d’être blessé ou capturé à la photographie de Jean qu’il conserve dans sa poche poitrine. Il appelle cette photographie son « porte-bonheur », en soulignant que tous les autres soldats possèdent un talisman sous une forme ou une autre.

Sa connaissance de l’allemand lui permet de converser avec les hommes qu’il capture. Sans aimer particulièrement les Allemands, Joe reconnaît leur humanité et le sort qu’il partage avec eux. Il lui arrive souvent de parler avec les prisonniers qu’il garde ou qu’il ramène au camp. Il défie quelquefois leurs convictions – à une occasion, en demandant à un groupe de prisonniers s’ils croient encore qu’Hitler est un dieu. À un jeune soldat qui lui confie craindre d’être renvoyé en Allemagne après la guerre et d’y être fusillé comme déserteur, Joe lui répond de ne pas s’inquiéter, qu’il n’y aura plus d’Allemagne après la guerre.

Photographie en couleurs d’un livret ouvert à la première page. Un dépliant collé à l’intérieur de la couverture montre d’un côté une photographie, et de l’autre une ode aux femmes demeurées au pays, intitulée For Honour and for Her! [pour l’honneur et pour elle].

Le livret militaire de Joe, avec le poème et la photo de Jean collés à l’intérieur de la couverture (e011202230)

À l’instar de nombreux autres soldats, Joe conserve, pliée à la première page de son livret, une photo de sa bien-aimée, accompagnée d’un poème patriotique et moraliste intitulé For Honour and for Her! [pour l’honneur et pour elle]. Après s’être enquis de la santé de Jean, il prend soin de lui assurer qu’il se porte bien, lui dit s’il a reçu ou non ses plus récentes lettres, puis parle de la météo ou d’autres sujets anodins. Il fait suivre ces civilités d’observations sur la vie militaire – les corvées routinières qu’il doit accomplir, comment il est installé, la nourriture, les personnes qu’il a rencontrées de son coin de pays, etc.

Malgré le caractère souvent pénible des conditions au front, Joe se plaint rarement. En fait, il raconte en plaisantant avoir dormi dans des tranchées qu’il a lui-même creusées, et avoir fabriqué des cheminées de fortune à même des boîtes de fer-blanc vides. Il possède un solide sens du devoir personnel; il refuse d’envoyer quiconque faire son travail, et durant une période de sept mois, il ne prend pas une seule journée de congé. Dans une lettre, il relate stoïquement avoir passé la journée de Noël 1944 dans le no man’s land.

Occasionnellement, Joe et les autres éclaireurs de son peloton sont logés dans des familles locales. Joe apprend rapidement assez de flamand pour pouvoir communiquer avec les personnes qu’il rencontre; il relate comment les habitants locaux invitent souvent les soldats à souper ou leur offrent de faire leur lessive. Il décrit les jeunes enfants qu’il rencontre, quelquefois en incluant des photos.

À la fin de la guerre en Europe, Joe sert dans le Canadian Scottish Regiment au sein de la Force d’occupation de l’Armée canadienne en Allemagne. Au cours de cette période, il poursuit sa correspondance assidue à Jean.

Il revient au Canada en novembre 1945, puis est libéré à Calgary, en Alberta, le 18 janvier 1946, au grade de sergent. Il atteint le poste de gérant dans la cour à bois de Fort Macleod, pour enfin épouser Jean le 21 juin 1948. Ils ont trois filles, avant qu’il ne décède d’hypertension chronique à 41 ans. Cathy Gaetz-

Brothen, la plus jeune des filles, n’a qu’un an lors du décès de son père. Les lettres qu’il a écrites à sa mère revêtent pour elle une importance toute spéciale, puisqu’elles lui permettent de connaître un père dont elle n’a aucun souvenir.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme.

Joseph Gaetz en uniforme (e011202231)

Joseph Gaetz n’a pas connu une guerre particulièrement héroïque. Ce n’est pas un officier commissionné de haut grade placé à la tête d’un bataillon. Il ne s’est pas lancé à lui seul à l’assaut de nids de tireurs d’élite allemands. Il fait comme des milliers d’autres Canadiens : il s’enrôle et combat auprès de ses compagnons d’armes, espérant un jour rentrer à la maison et revoir sa bien-aimée. Joe fait partie des chanceux.

Visitez l’exposition Première : Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canada au 395, rue Wellington, à Ottawa. Cette exposition se tient jusqu’au 3 décembre 2018; elle met en vedette nos plus récentes acquisitions et célèbre le savoir-faire des spécialistes en acquisition de Bibliothèque et Archives Canada. Chacun des articles exposés a été soigneusement choisi par un bibliothécaire ou un archiviste, qui en a rédigé la légende. L’entrée est libre.


Katie Cholette est archiviste à la Section des supports spécialisés de Bibliothèque et Archives Canada.

 

 

Nouveau balado! Écoutez notre plus récente émission, « La salle des merveilles de M. Lowy »

Vignette d'une page manuscriteNotre plus récente émission de baladodiffusion est maintenant en ligne. Écoutez « La salle des merveilles de M. Lowy ».

Au fond d’un obscur corridor de notre édifice d’Ottawa se trouve une mystérieuse salle débordante de magnifiques volumes empreints de sagesse ancestrale. « La salle Lowy », comme l’appelle affectueusement le personnel de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), est un musée en soi qui renferme 3 000 volumes rares, souvent uniques, remontant au 15e siècle. En 1977, Jacob M. Lowy a fait don à BAC de cette collection de livres hébraïques et judaïques, à condition qu’elle soit conservée ensemble, comme une collection distincte, et qu’un conservateur lui soit spécialement affecté.

Dans cet épisode, nous nous entretenons avec Michael Kent, l’actuel conservateur de la collection Jacob M. Lowy, qui nous présente quelques-uns des fabuleux ouvrages de cette collection et nous raconte des histoires entourant leurs pérégrinations.

Pour voir les images associées à ce balado, voici un lien vers notre album Flickr.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS, iTunes ou Google Play, ou écoutez-les sur notre site Web à Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à bac.balados-podcasts.lac@canada.ca.kl,

Titres de propriété délivrés par le Bureau du registraire général après la Confédération

Par Rebecca Murray

Les Services de référence reçoivent souvent des demandes relatives aux titres de propriété délivrés au Canada. Nous nous concentrerons ici sur les titres postérieurs à la Confédération. Nos précédents billets de blogue intitulés « Titres de propriété de la Couronne : vente de terres indiennes » et « Titres de propriété délivrés par le Bureau du registraire général avant la Confédération » vous donneront plus de détails à ce sujet.

Qu’est-ce qu’un titre de propriété?

Un titre de propriété est un document délivré par la Couronne pour octroyer une terre ou confirmer à qui celle-ci appartient. Il prouve que la Couronne a cédé au propriétaire la terre en question.

Comment trouver un titre de propriété?

La recherche d’un titre de propriété délivré après la Confédération est encore plus difficile que pour celui d’un titre antérieur à la Confédération. Elle ne peut être effectuée qu’en personne sur place ou en envoyant une demande aux Services de référence. Ce billet vous aidera à cerner les index à consulter pour trouver un titre de propriété datant de 1867 à 1977.

Si vous ne pouvez pas vous rendre sur place, préparez une demande pour les Services de référence. Envoyez-nous les trois éléments d’information mentionnés à l’étape 1 ainsi que les renseignements relatifs à l’Index-clé pour l’index général et à l’Index général (étape 2). Nous pourrons ainsi mieux répondre à votre demande.

Étape 1 : Comme pour les titres antérieurs à la Confédération, commencez avec l’information suivante : une date, un emplacement, et le nom d’une personne ou d’une organisation (titulaire)

Exemple :

  1. Date (précise ou approximative) : 4 novembre 1925
  2. Emplacement (précis ou approximatif) : Toronto
  3. Titulaire : Commissaires du havre de Toronto (Toronto Harbour Commissioners)

Votre recherche sera plus facile si vous avez tous ces renseignements, en particulier la date.

Étape 2 : Consultez l’Index-clé pour l’index général pour trouver la date en question

Voici les références complètes de l’Index-clé pour l’index général dont vous aurez besoin pour les années 1867 à 1947 :

  • De 1867 à 1908 (bobine M-1630, RG68, volume 899, partie 1)
  • De 1908 à 1918 (bobine M-1632, RG68, volume 899, partie 2)
  • De 1920 à 1929 (bobine M-1634, RG68, volume 902, partie 1)
  • De 1930 à 1939 (bobine M-1635, RG68, volume 902, partie 2)
  • De 1940 à 1947 (bobine M-1636, RG68, volume 902, partie 3)

Pour notre exemple ci-dessus, nous devons consulter le fonds RG68, volume 902, Index-clé pour l’index général, 1919-1929, sur la bobine de microfilm M-1634.

Prenez note que pour la période suivant la Confédération, l’index suit un ordre alphabétique approximatif. Il est donc important de passer en revue la section entière (dans notre exemple, toutes les entrées pour « T ») avant de procéder à l’Index général.

Cherchez le titulaire en question et notez chaque paire de nombres qui l’accompagnent. Vous pourrez ainsi trouver les entrées pertinentes dans l’Index général correspondant. Les paires de nombres sont associées à deux colonnes : « No. » indique le numéro de la ligne, et « Folio » indique la page. Grâce à ces renseignements, vous pourrez vous rendre directement à la page appropriée de l’Index général et à l’entrée correspondante. Vous y trouverez alors d’autres renseignements, dont les numéros de volume (liber) et de page (folio) requis pour trouver le titre de propriété.

Voici les références complètes de l’Index général dont vous aurez besoin pour les années 1867 à 1947 :

  • De 1867 à 1908 (bobine M-1631, RG68, volume 900)
  • De 1908 à 1918 (bobine M-1633, RG68, volume 901)
  • De 1919 à 1929 (bobine M-1634, RG68, volume 903)
  • De 1930 à 1939 (bobine M-1635, RG68, volume 904)
  • De 1940 à 1947 (bobine M-1636, RG68, volume 905)

Pour notre exemple, l’Index général correspondant se trouve sur la bobine de microfilm M-1634.

L’Index général nous indique que le titre se trouve dans le registre (liber) 298, à la page (folio) 338.

Étape 3 : Trouvez la référence complète

Dans nos locaux du 395, rue Wellington, utilisez l’instrument de recherche 68-2 pour trouver le numéro du registre (liber) ainsi que les numéros du volume et de la bobine de microfilm correspondants. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à consulter notre équipe des Services de référence au bureau d’orientation du 2e étage.

Vous pouvez visionner les microfilms dans la salle 354.

Pour terminer notre exemple : la référence complète du titre est le fonds RG68, volume 658, registre (liber) 298, « Lands – Surrenders to the Crown », 1915-1925. Ce volume se trouve sur la bobine de microfilm numérisé C-4083. Voici la première page du document :

Un document noir et blanc dactylographié daté du 4 novembre 1925 et consigné par le Bureau du registraire général le 28 avril 1926, dans lequel Sa Majesté le roi cède les terres entourant le secteur riverain de Toronto aux Commissaires du havre de Toronto.

Extrait du fonds RG68, volume 658, registre (liber) 298, page 338 (bobine de microfilm C-4083)

Recherches supplémentaires

Vos recherches pourraient nécessiter l’accès à l’Index des terres indiennes et des terres de l’artillerie (Indian and Ordnance Land Patents), disponible sur les bobines de microfilm M-1011 et M-3693 pour la période de 1867 à 1960. Prenez note que les titres de propriété des terres indiennes pour la période de 1886 à 1951 font partie du fonds Affaires indiennes et du Nord canadien (RG10); ils sont donc classés séparément dans la série Titres de propriété.

Pour les documents postérieurs à 1947 du fonds du Bureau du registraire général, consultez l’Index général correspondant :

  • De 1948 à 1954 (bobine M-1637, RG68, volume 906)
  • De 1955 à 1965 (bobine M-1641, RG68, volume 907)
  • De 1958 à 1964 (bobine M-1642, RG68, volume 908)
  • De 1954 à 1965 (bobine M-5917, RG68, volume 908)
  • De 1955 à 1967 (bobine M-5918, RG68, volume 908)
  • De 1967 à 1970 (bobine M-5919, RG68, volume 908)
  • De 1970 à 1973 (bobine M-5920, RG68, volume 908)
  • De 1973 à 1975 (bobine M-5921, RG68, volume 908)
  • De 1967 à 1977 (bobine M-5922, RG68, volume 908)

Il peut être très difficile d’effectuer ce type de recherche, alors n’hésitez surtout pas à nous demander de l’aide.


Rebecca Murray est archiviste de référence aux Services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Trouver Royalton : une recherche dans le Recensement de 1921

Par Julia McIntosh

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la recherche dans les recensements du Canada, ce blogue vous fournira quelques bons conseils et techniques à utiliser dans vos recherches.

Contexte

Alors que je travaillais au comptoir de référence, on m’a posé une question concernant la population de Royalton au Nouveau-Brunswick, soit le nombre d’hommes qui y résidaient entre les deux guerres mondiales, pour une recherche sur le recrutement. « Rien de plus simple », me suis-je dit. « Ça ne sera pas difficile à trouver ». Étant bibliothécaire, mon premier réflexe a été de consulter une publication sur le sujet. À ma grande surprise, j’ai constaté que Royalton était un trop petit village pour être mentionné dans les sources imprimées habituelles qui s’intéressent davantage aux grandes villes qu’aux petites localités rurales ou aux villages non constitués en municipalités. Je devais repenser ma stratégie de recherche.

Deux recensements ont été effectués pendant l’entre-deux-guerres : en 1921 et en 1931. J’ai choisi de consulter le premier parce qu’il était déjà numérisé; mon client pourrait donc examiner les documents en ligne (voir le Recensement de 1921).

Difficultés rencontrées

Il fallait d’abord trouver la localisation exacte de Royalton, selon les districts et sous-districts de recensement. Pour ce faire, je devais trouver une carte contemporaine et la comparer avec les districts et sous-districts du recensement de 1921 au Nouveau-Brunswick. Je devais également découvrir dans quel comté et dans quelle paroisse était situé Royalton et ensuite déterminer le bon sous-district à partir de la description fournie. Malheureusement, les sites de cartes sur Internet ne fournissent pas en général les renseignements dont j’avais besoin sur les comtés, et ne donnent pas non plus facilement accès aux cartes de la région. C’est aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick que j’ai trouvé ces informations. Leur site Web m’a informée que Royalton était « situé à l’est de la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine, 3,16 km au sud-ouest de Knoxford, paroisse de Wicklow, comté de Carleton. »

De retour aux districts et sous-districts du recensement, j’ai cherché Carleton, en faisant l’hypothèse que le district serait relié au nom du comté. Mais c’est bien connu, les hypothèses peuvent être trompeuses! Le district n’était pas classé sous la lettre « C », mais plutôt sous la lettre « V » comme dans District 48 – Victoria et Carleton. Qui aurait pu deviner?

Je n’étais pas au bout de mes peines. Pour compliquer les choses, il y a trois sous-districts dans la paroisse de Wicklow, dont la description ne mentionne pas Royalton :

  • Sous-district 11 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette portion de la paroisse de Wicklow, au nord et à l’est de la ligne suivante ainsi décrite : commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie; de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, et de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield vers le chemin Summerfield; de là le long dudit chemin Summerfield jusqu’au chemin Knoxford, et de là vers le nord le long dudit chemin Knoxford et du prolongement de celui-ci vers le nord jusqu’à la ligne entre Carleton et Victoria et pour inclure tous ceux qui bordent lesdits chemins.
  • Sous-district 12 Wicklow (paroisse)
    « Pour toute cette partie de la paroisse de Wicklow, au sud et à l’est de la ligne suivante, commençant à la rivière Saint-Jean à la ferme de Hugh Tweedie, de là vers l’ouest le long de la route connue sous le nom de « chemin Carr » jusqu’au chemin Greenfield, puis vers le sud le long dudit chemin Greenfield jusqu’à la frontière sud de la paroisse de Wicklow, et pour inclure ceux qui bordent ledit chemin Greenfield, au sud dudit « chemin Carr ».
  • Sous-district 13 Wicklow (paroisse)
    « Commençant à l’endroit où le chemin Knoxford croise la ligne du comté entre Carleton et Victoria, de là vers l’ouest le long de ladite ligne du comté jusqu’à la frontière américaine, de là vers le sud le long de ladite frontière jusqu’à la paroisse de Wilmot, de là vers l’est le long de la frontière de la paroisse jusqu’au chemin Greenfield, de là vers le nord le long dudit chemin Greenfield jusqu’au chemin Summerfield, allant du chemin Summerfield au chemin Knoxford, de là suivant le chemin Summerfield vers l’ouest, jusqu’au chemin Knoxford; de là vers le nord le long du chemin Knoxford jusqu’à l’endroit du début. »

Quelle carte utiliser? Comme le temps pressait, je ne pouvais pas me payer le luxe d’attendre de pouvoir consulter une carte du recensement de 1921; j’ai alors vérifié dans notre collection de cartes numérisées. La plus récente carte disponible était une carte démographique du Recensement de 1891. À l’époque, Royalton se trouvait dans le district électoral de Carleton. Espérant qu’il n’y avait pas eu trop de changements en 30 ans, j’ai comparé la carte avec les descriptions et j’en ai déduit que Royalton se trouvait dans le sous-district 13, paroisse de Wicklow. Inquiète qu’une carte de 1895 pût être trop ancienne, j’ai consulté l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1915), lequel a confirmé l’existence du district électoral de Victoria et Carleton, mais, étonnamment, Royalton n’y était pas indiqué. Au moins, le comté n’avait pas modifié ses frontières dans l’intervalle!

Une carte en noir et blanc du district électoral de Carleton (Nouveau-Brunswick); les frontières sont indiquées par un gros trait rouge.

Carte du district électoral de Carleton (N.-B.) tirée de la base de données de l’Atlas électoral du Dominion du Canada (1895). La source originale se lit comme suit : Electoral atlas of the Dominion of Canada: according to the Redistribution Act of 1914 and the Amending Act of 1915 (OCLC 1004062506)

Une autre difficulté s’est présentée au moment d’identifier, parmi les personnes dénombrées, celles qui résidaient dans le village de Royalton. La tâche aurait dû être facile, mais j’ai vite constaté que ce serait tout aussi compliqué. J’ai consulté la version imprimée du Volume I – Population of the Sixth Census of Canada, 1921, et trouvé le tableau 8 Population par districts et sous-districts. Sous Victoria et Carleton, puis comté de Carleton, j’ai trouvé Wicklow – 1 689 habitants. Cependant, il n’y avait pas d’inscription pour Royalton sous la rubrique Villes, ni de répartition par sexe. Mais le tableau 16 – Classification par sexe m’a donné la répartition pour Wicklow – 900 hommes et 789 femmes. J’étais vraiment près du but, mais rappelez-vous, la paroisse de Wicklow a trois sous-districts, dont un seul, le no 13, inclut Royalton. Il fallait que je m’approche le plus près possible des résultats du recensement pour le village.

Résultats

Ma seule option à cette étape était de consulter les données brutes recueillies lors du recensement, ce qui signifiait que je devais consulter la version numérisée du Recensement de 1921 sur notre site Web. Une recherche avec les mots-clés Royalton et Province : Nouveau-Brunswick n’a donné aucun résultat. Toutefois, Wicklow et Province : Nouveau-Brunswick a donné 1 600 résultats, ce qui correspond à peu près au nombre que j’avais trouvé pour la paroisse. La perspective de consulter toutes ces inscriptions était décourageante, c’est le moins qu’on puisse dire.

Par chance, après avoir ouvert quelques pages et parcouru le document, j’ai découvert une Page titre pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14 pour le recensement du district 48, sous-district 13, paroisse de Wicklow, pages 1-14. Et voilà!

Une page écrite à la main à l’encre noire contenant les informations suivantes : 1921, N.B. Dist. 48, Carleton, Sous Dist. 13, paroisse de Wicklow. Pages 1–14.

Page titre pour le recensement du sous-district 13, paroisse de Wicklow, district 48 – Carleton, Nouveau-Brunswick, Recensement de 1921.

Il me restait à résoudre le problème de la répartition par sexe. Même si les nombres étaient plus petits que pour l’ensemble de la paroisse de Wicklow, je devrais quand même faire pas mal de calculs. Heureusement, le recenseur avait indiqué les nombres totaux sur la dernière page de la section pour le sous-district 13, Wicklow :

hommes – 340; femmes – 316

Espérant toujours trouver des données spécifiques pour Royalton, j’ai vu que la colonne 5 était intitulée « Municipalité ». Alors, remplie d’espoir, je m’apprêtais à faire le décompte précis.

Vous souvenez-vous des difficultés que j’avais éprouvées précédemment? J’en rencontrais encore pour trouver le nombre précis de résidents à Royalton. Royalton apparaît pour la première fois à la page 3, ligne 39 pour le sous-district 13. Le recenseur commence par inscrire Royalton dans la colonne « Municipalité », puis il rature ces inscriptions et remplace le nom de Royalton par Carleton, qui est, comme nous le savons, le nom du comté! Par la suite, le recenseur inscrit systématiquement Carleton en tant que municipalité à la page 4.

Première page du recensement de 1921 montrant les inscriptions pour Royalton.

Recensement de 1921, Province du Nouveau-Brunswick, district no 48, sous-district no 13. Voir colonne 5, Municipalité, Royalton.

À cette étape, j’ai reconnu que je ne trouverais pas le nombre d’hommes à Royalton et j’ai transmis l’information à mon client, qui a peut-être réussi à découvrir cette information par les noms de famille.

Pour en savoir plus sur la recherche dans le recensement de 1921, consultez la section intitulée Enjeux au sujet de ce recensement et de cette base de données. Vous y trouvez des conseils très utiles pour passer d’une image à l’autre.

Bonne chance à tous ceux qui sont à la recherche de leur propre Royalton. Amusez-vous bien!

 

Julia McIntosh est bibliothécaire de référence à la division des Services de référence.

Découvrez notre toute dernière exposition – Première : Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canada…

Bannière avec les mots suivants : Première: Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canadas. Et on aperçoit à droite une outre attrapant un poisson

Et ne manquez pas notre nouvelle série sur le blogue…

La nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) apporte un vent de fraîcheur. Elle se tiendra au 395, rue Wellington, à Ottawa, à compter du 24 avril 2018.

La diversité à l’honneur

Comme d’autres expositions, Première : Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canada met en valeur la belle diversité de la collection de BAC. On y trouve entre autres une broderie chinoise et une réplique de la coupe Stanley originale de la saison 1952-1953.

Une broderie dorée de deux dragons dont les griffes sont pointées vers une perle; ils volent parmi les nuages, au-dessus des vagues de l’océan.

Broderie ayant inspiré le timbre émis par Postes Canada pour souligner l’année du Dragon, Punchline Embroidery Centre, 1998 (e011202235) © Postes Canada. Article choisi par Emma Hamilton-Hobbs, archiviste, Division des archives gouvernementales.

Une photo en couleurs d’un bol de cuivre plaqué argent sur lequel est gravé « National Hockey League, Stanley Cup Winners, Season 1952–53 » [Ligue nationale de hockey, gagnants de la coupe Stanley, saison 1952-1953].

Bol souvenir de la coupe Stanley (1952-1953) remis à William Northey, vice-président exécutif des Canadiens de Montréal, Roden Brothers Ltd., 1953 (e011202220). Article choisi par Normand Laplante, archiviste principal, Division des archives privées sur la vie sociale et la culture.

Mise en valeur de l’expertise des spécialistes en acquisition

Cette nouvelle exposition met en valeur les plus récentes acquisitions de BAC et célèbre l’expertise des spécialistes en acquisition de l’institution. Chaque article a été choisi avec minutie par l’un des bibliothécaires ou archivistes de BAC, qui en a ensuite rédigé le libellé pour l’exposition. Chaque texte est accompagné de la signature et du titre de son auteur. Même le bibliothécaire et archiviste du Canada, Guy Berthiaume, a choisi un article!

Une photo en couleurs d’un livre ouvert rédigé en hébreu.

Mivchar Ha-Peninim [Le livre des perles], Solomon Ibn Gabirol, 1484 (AMICUS 45283149). Acquis grâce au généreux soutien de Ruth et Arnon Miller, et avec l’aide des Amis de Bibliothèque et Archives Canada. Article choisi par Guy Berthiaume, bibliothécaire et archiviste du Canada.

Les nouvelles acquisitions, qu’elles découlent d’un don, d’un achat ou d’une attribution prévue par une entente juridique, sont au cœur de la collection du Canada. La constitution d’une collection qui reflète l’histoire du Canada fait partie intégrante du mandat de BAC.

Aquarelles de deux jeunes Inuits portant des vêtements de style occidental. Légendes : Augustus pour l’une, et Junius pour l’autre.

Interprètes inuits de Churchill, Robert Hood, mai 1821 (e011154367). Article choisi par Shane McCord, archiviste en art, Division des archives privées sur la vie sociale et la culture.

Première : une série de blogue

Nous soulignons l’importance de l’expertise en acquisition au moyen de cette série de billets qui décriront en profondeur de nombreux articles choisis pour cette exposition. Chaque billet de cette série mensuelle mettra en valeur le travail d’un des spécialistes de BAC.

Une photo en couleurs d’une pochette de disque sur laquelle est inscrit « Improved Berliner Gram-O-Phone Record. Manufactured by [illegible] Montreal, Canada. Patented [illegible] 1897. Ye Banks and Braes. Played by The Kilties Band – Belleville, Ont. » [Disque amélioré de Berliner Gram-O-Phone. Fabriqué par (illisible) Montréal, Canada. Breveté (illisible), 1897. Vos rives et vos versants. Interprété par l’ensemble des Kilties, Belleville, Ont.]

Ye Banks and Braes (Caledonian Hunt’s Delight) [Vos rives et vos versants (les plaisirs de la chasse néo-calédonienne)], interprété par l’ensemble canadien des Kilties, 25 octobre 1902, arrangements par Bonniseau. Écoutez ici! (AMICUS 31383290). Article choisi par Margaret Ashburner, bibliothécaire de projet, musique, Patrimoine publié.

D’autres billets seront publiés pendant la durée de cette exposition qui prendra fin le 3 décembre 2018.

Profitez-en aussi pour vous rendre sur place à Ottawa pour visiter l’exposition!

Première : Nouveautés à Bibliothèque et Archives Canada est présentée à compter du 24 avril 2018 au 395, rue Wellington, à Ottawa, et se tiendra jusqu’au 3 décembre 2018. L’entrée est gratuite.

Voici Co-Lab : l’outil qui vous permettra de donner un coup de pouce à l’histoire!

Une bannière turquoise avec les mots: Co-Lab - votre outil de collaborationLa production participative est arrivée à Bibliothèque et Archives Canada! Grâce à Co-Lab et à notre nouvel outil Recherche dans la collection(bêta), vous pouvez maintenant transcrire des documents d’archives, y ajouter des mots-clés et des étiquettes, traduire des textes et des descriptions de photos ou d’images, ou encore créer des descriptions pour des images déjà numérisées.

Relevez le défi!

Pour rendre le tout encore plus intéressant, nous vous lançons des « défis » en vous invitant à travailler sur de petites collections : par exemple, les archives de Rosemary Gilliat (Eaton). Venez transcrire son journal et décrire les photos de ses voyages dans l’Arctique! À moins que vous ne préfériez recopier les lettres d’amour de sir Wilfrid Laurier à Zoé, sa bien-aimée et sa future épouse? Ces défis n’attendent que vous : relevez-les dès maintenant!

Une capture d’écran du Co-Lab montrant les différents défis de disponible.Pour participer : utilisez l’outil Recherche dans la collection(bêta)

Lorsque vous trouverez des images dans notre nouvel outil de recherche, vous aurez ce choix : « activer cette image aux fins de production participative à l’aide de Co-Lab ». Vous répondrez alors à de brèves questions, et vous pourrez ensuite commencer à utiliser Co-Lab pour transcrire, traduire ou décrire les documents voulus.

Si une image est déjà choisie, vous pourrez ajouter vos propres contributions ou modifier celles d’autres personnes. De plus, en vous créant un compte d’utilisateur, vous pourrez consulter l’historique de votre participation et vous serez informé des nouveaux défis et des mises à jour de Co-Lab.

Une nouvelle façon d’afficher les images

Une capture d’écran montrant une lettre écrite à la plume dans une fenêtre et dans l’espace de droite on voit un espace dédié à la transcription et sous cet espace une petite boîte indique le statut de la transcription.

Co-Lab s’accompagne d’un nouvel afficheur qui vous permet de zoomer sur des images ou de les glisser-déplacer. Ces fonctions sont très utiles lorsque vous voulez voir un détail afin de le transcrire ou d’ajouter des mots-clés ou des étiquettes.

Et s’il y a des erreurs?

C’est inévitable : il y aura des erreurs, surtout dans les transcriptions des documents manuscrits. Cela dit, le contenu dans Co-Lab peut être révisé par d’autres contributeurs. Si vous voyez une erreur, corrigez-la ou ajoutez la mention « Révision nécessaire » pour que d’autres puissent y jeter un coup d’œil.

Le plus grand avantage de Co-Lab? Chaque contribution individuelle profite aux autres chercheurs et améliore l’accès aux archives. Et chaque ajout à un document se traduit par une nouvelle métadonnée qui devient interrogeable dans un délai de 24 heures. Résultat : de jour en jour, les documents de Bibliothèque et Archives Canada deviennent plus facilement repérables.

De plus, en transcrivant sous forme de texte des documents qui n’étaient auparavant que des images numérisées, nous les rendons accessibles aux personnes utilisant un appareil de synthèse vocale ou un lecteur sonore d’écran. Enfin, en traduisant certains documents, nous permettons aux Canadiens unilingues d’en comprendre le contenu.

Pour plus d’informations et pour obtenir des réponses aux questions fréquemment posées, consultez la page À propos de Co-Lab. Déjà prêt à commencer? Donnez un coup de pouce à l’histoire et essayez Co-Lab dès maintenant!

Le Fonds Yves Baril de Bibliothèque et Archives Canada

Par James Bone

Les œuvres d’Yves Baril ont été, sans nul doute, reproduites plus souvent que celles de tout autre artiste canadien. Pourtant, à moins d’être féru de numismatique ou de philatélie canadiennes, il y a de fortes chances que vous n’ayez jamais entendu parler de lui. Connu pour ses magnifiques portraits riches en détails, Yves Baril est le maître graveur incontesté du Canada : il est l’auteur des gravures de plus de 146 timbres-poste canadiens, des billets de banque canadiens imprimés de la fin des années 1950 aux années 1990, de l’argent Canadian Tire, de certificats d’actions et d’obligations, d’étiquettes et de coupons. Comme des millions de ces produits sont imprimés et en circulation, en particulier les timbres et les billets de banque, le travail d’Yves Baril est passé entre les mains de bon nombre de Canadiens, voire de la plupart d’entre eux.

Né en 1932 à Verdun, au Québec, Yves Baril grandit dans le sud-ouest de Montréal. Il étudie les arts, notamment la peinture et la typographie, à l’école du Musée des beaux-arts de Montréal et à l’Institut des arts graphiques de Montréal. Après l’obtention de son diplôme, Baril devient graveur apprenti à la Compagnie canadienne des billets de banque limitée, à Ottawa, en 1953, une entreprise privée qui se spécialise dans l’impression de billets de banque et de documents de valeur. Élève du maître graveur Silas Robert Allen, Baril commence par imiter le travail de son professeur. Sa chance arrive en 1955, lorsque le ministère des Postes rejette la gravure d’Allen pour un timbre commémorant l’immigration de colons en Saskatchewan et en Alberta. Le cycle de production étant trop avancé pour recommencer à zéro, on soumet, en désespoir de cause, la gravure de Baril. À la surprise générale, et au déplaisir d’Allen, le ministère des Postes choisit la version de Baril. Sa carrière de graveur est lancée.

Enveloppe de la Compagnie canadienne des billets de banque limitée envoyée à Yves Baril, Esq.(maître), c/o (a/s) Compagnie canadienne des billets de banque limitée. Inscriptions : First Day Cover (pli Premier Jour), Day of Issue/Jour d’émission. L’enveloppe porte la signature du graveur, Yves Baril.

Pli Premier Jour autographié le 30 juin 1955 par Yves Baril, graveur du timbre-poste de 1955 commémorant l’immigration de colons en Saskatchewan et en Alberta (MIKAN 3951112). Droit d’auteur : Société canadienne des postes (timbre-poste), BAC (autographe).

Baril passera le reste de sa carrière à la Compagnie canadienne des billets de banque, perfectionnant son art au fil de formations supplémentaires reçues à la société mère, l’American Bank Note, à New York, et à sa filiale, la Bradbury, Wilkinson and Company, à Londres, en Angleterre. Outre son travail sur les timbres-poste canadiens, les billets de banque et les coupons de compagnies, il a gravé 6 timbres-poste pour les Nations Unies (utilisés au sein des bureaux des Nations Unies pour l’envoi de courrier) et de 11 timbres-poste pour les États-Unis. Ses œuvres les plus notables furent des portraits de la reine Elizabeth II ornant des timbres commémoratifs des visites royales de 1959 et de 1964, réalisés d’après une peinture de Pietro Annigoni et une photographie d’Anthony Buckley, respectivement. Ces œuvres ont exigé de l’artiste des centaines d’heures de travail ainsi que l’approbation du produit final par la reine elle-même.

Timbre rouge sur lequel figure la reine Elizabeth II drapée dans une cape. Gravure d’une couronne dans le coin supérieur gauche.

Matrice d’essai en couleur pour la visite royale de 1959 (MIKAN 2212875). Droit d’auteur : Société canadienne des postes.

Bloc de quatre timbres représentant la reine Elizabeth II assise pour un portrait officiel. Elle porte une robe de soirée et une couronne. De son épaule gauche part une écharpe placée en diagonale, serrée à la taille et ornée d’une épingle sertie de bijoux.

Bloc de quatre timbres-poste pour la visite royale de 1964 (MIKAN 2214233). Droit d’auteur : Société canadienne des postes.

En 2009 puis en 2015, Yves Baril fait don de ses archives à Bibliothèque et Archives Canada. Celles-ci comprennent des registres dans lesquels sont notés les jours et le nombre d’heures passées à travailler sur chaque gravure, ses commentaires sur son travail, des plis Premier Jour commémoratifs pour l’émission de timbres-poste qu’il a gravés et un album de trésors philatéliques compilé à partir de matériel dont la Compagnie canadienne des billets de banque voulait se dessaisir. Il est possible de consulter ces documents dans le fonds Yves Baril de Bibliothèque et Archives Canada ainsi que des centaines d’autres ayant trait à son travail contenus dans le fonds du ministère des Postes (RG3/R169) que possède BAC. Parmi ces documents figurent notamment des centaines d’épreuves imprimées à partir de ses gravures et beaucoup de matrices en acier originales qu’il a gravées et qui ont servi à faire des plaques d’imprimerie pour les timbres-poste.

Entrée manuscrite dans un journal expliquant la production d’un timbre.

Entrée dans le cahier de notes d’Yves Baril sur les timbres-poste de l’émission « Caricatures » de 1973 (MIKAN 4868428). Droits d’auteur : Bibliothèque et Archives Canada.

Yves Baril a visité Bibliothèque et Archives Canada récemment pour parler de son fonds. Pendant sa visite, il a évoqué sa formation d’apprenti et sa formation générale, son travail et ses expériences comme francophone travaillant à Ottawa au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Il a aussi présenté certains de ses autres objets personnels, notamment une matrice en acier gravée pour recréer le premier timbre-poste du Canada, le castor de trois pence, de même qu’un jeu d’outils de gravure qu’il avait conçus lui-même dans les années 1950 et qui fonctionnent encore aujourd’hui.

Timbre sur lequel apparaissent cinq générations de souverains britanniques.

Matrice d’essai pour un timbre-poste non émis se trouvant dans l’album d’Yves Baril. Y figurent la succession de monarques britanniques de la reine Victoria jusqu’au roi George VI, incluant le roi Edward VIII, dont l’image n’apparaît sur aucun timbre-poste canadien. (Détails tirés de R13163, vol. 5, page 13 – MIKAN 4877973 – droit d’auteur : Bibliothèque et Archives Canada.


James Bone est archiviste dans la division des Supports spécialisés privés, Archives privées, Direction générale des archives, Bibliothèque et Archives Canada.

Diplomate, premier ministre et érudit : souvenons-nous de Lester B. Pearson

English version

Par Mariam Lafrenie

Il va sans dire que le très honorable Lester B. Pearson a accompli bien des choses dans sa vie. Et il a toujours excellé sur les plans politique, académique et, même, athlétique. L’héritage et l’influence de Lester B. Pearson se sont fait sentir avant qu’il devienne le premier ministre du Canada (1963-1968), alors qu’il était président du conseil de l’OTAN (1951) et président de l’Assemblée générale des Nations Unies (1952), et quand il a reçu le prix Nobel de la paix (1957).

Après cinq ans, il laisse néanmoins un héritage impressionnant : un nouveau drapeau, le Régime de pensions du Canada, une assurance-maladie universelle, une nouvelle loi sur l’immigration, un fonds de développement économique rural et la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme, qui amènera la mise en place d’une fonction publique bilingue.

Photographie en noir et blanc d’un couple en tenue soignée. L’homme tient une boîte contenant une médaille.

Lester B. Pearson et son épouse, Maryon, à la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix tenue à Oslo, en Norvège, en décembre 1957. Photographie par Duncan Cameron. (c094168)

Photographie en noir et blanc d’un homme debout devant une salle pleine de gens auxquels il s’adresse.

Lester B. Pearson à la Conférence des Nations Unies sur l’Organisation internationale, San Francisco, Californie, États-Unis, 1945. (c018532)

Grimpant les échelons rapidement et passant d’un portefeuille à un autre, Lester B. Pearson montre qu’il est talentueux et digne d’être diplomate. Après 20 ans de carrière aux Affaires étrangères, il poursuit son chemin jalonné de réussites en devenant chef du Parti libéral (1958-1968) au cours de la décennie suivante. Sans aucun doute, il accomplit certaines de ses réalisations les plus formidables – sinon les plus importantes – alors qu’il est premier ministre.

Un drapeau pour le Canada

La quête d’un drapeau canadien – représentant ce que le Canada est devenu au cours du siècle écoulé et ce que Lester B. Pearson espère qu’il deviendra – suscite la controverse et d’âpres débats. De fait, comme plusieurs s’en souviendront, le débat sur le drapeau occupe une bonne partie de l’année 1964, année au cours de laquelle des Canadiens jeunes et vieux soumettent environ 3 000 suggestions de drapeau.

« Puisse ce drapeau inspirer à nos jeunes un sentiment nouveau de loyauté envers le Canada, un patriotisme fondé, non pas sur le nationalisme mesquin et étroit, mais sur l’égale et profonde fierté de tous les Canadiens pour chaque région de ce beau pays. » – Discours prononcé à l’occasion de l’inauguration du drapeau national du Canada,
le 15 février 1965 (Traduction)

Ces mots, prononcés par Lester B. Pearson lors de l’inauguration de l’unifolié (en anglais), le 15 février 1965, sur la colline du Parlement, mettent précisément l’accent sur ce qu’il souhaite réaliser : une identité uniquement canadienne. Peu de premiers ministres ont laissé un héritage aussi grand que Lester B. Pearson, créateur d’un tout nouveau symbole culturel pour son pays.

Photographie en noir et blanc d’un homme tenant une illustration de l’unifolié.

Conférence de presse de Lester B. Pearson sur le nouveau drapeau, décembre 1964. Photographie par Duncan Cameron. (a136153)

Une année de célébration

Non seulement Lester B. Pearson est-il responsable de plaider pour un nouveau drapeau canadien, mais il est assez chanceux pour conserver son poste pendant l’année du centenaire du Canada. Dans le discours qu’il prononce le 1er juillet 1967, à l’occasion de la fête du Dominion, il demande aux Canadiens de célébrer leur passé et leurs accomplissements, mais il leur demande aussi de songer à l’avenir et à l’héritage qu’ils pourraient laisser à la prochaine génération de Canadiens. L’année 1967 a été remplie de célébrations, un peu comme 2017 : nous célébrons le 150e anniversaire de la Confédération et pensons à l’avenir de notre nation.

Les célébrations du centenaire ont deux objectifs : organiser des activités mémorables pour les Canadiens et laisser un héritage tangible dont les générations actuelle et future pourront jouir. De fait, les gouvernements provincial et fédéral encouragent les Canadiens à célébrer en créant leurs propres projets pour le centenaire – films, défilés et festivals, tatouages, centres récréatifs, stades – et ils acceptent de leur donner plus de financement. L’une des célébrations les plus mémorables est celle de l’Exposition universelle de 1967 ou Expo 67, son diminutif. Expo 67, ouverte du 27 avril au 29 octobre, est l’une des expositions universelles les plus réussies. Elle marque un tournant pour le Canada.

Photographie en couleurs d’un groupe d’hommes debout devant l’agrandissement d’une carte de la Nouvelle-France.

Jour d’ouverture à Expo 67 avec le commissaire général, Pierre Dupuy; le gouverneur général du Canada, Roland Michener; le premier ministre du Canada, Lester Bowles Pearson; le premier ministre du Québec, Daniel Johnson père; et le maire de Montréal, Jean Drapeau. (e000990918)

Pour beaucoup de Canadiens, le summum de la nostalgie constitue l’une des caractéristiques de l’année 1967, mais cette année est aussi remplie d’optimisme. Grâce à cet optimisme et aux dépenses gouvernementales plus élevées, la popularité de Lester B. Pearson augmente rapidement, ce qui renforce ses réalisations comme premier ministre et permet d’étendre le soutien des Canadiens au Parti libéral.

Conclusion

Le 27 décembre 1972, il y a 45 ans, après une carrière politique longue et réussie, Lester B. Pearson s’éteint. Son décès touche de nombreux Canadiens : plus de 1 200 personnes assistent à son service funèbre pour lui rendre un dernier hommage. Lester B. Pearson est toujours présent de nos jours grâce aux multiples prix et édifices portant son nom. Ayant jeté les bases de ce que de nombreux Canadiens et la collectivité internationale aiment au sujet du Canada, il a contribué à façonner le Canada actuel.

Photographie en noir et blanc d’un homme debout près d’un édifice doté d’une architecture intéressante.

Le premier ministre du Canada Lester B. Pearson devant le Katimavik (lieu de réunion) du pavillon du Canada, à Expo 67. (e000996593)

Le fonds Lester B. Pearson conservé par Bibliothèque et Archives Canada comprend 435,71 mètres de documents textuels, plus de 3 500 photographies, 315 enregistrements audio de divers formats, trois films totalisant 47 minutes, 54 œuvres documentaires et 98 médailles.

Liens connexes


Mariam Lafrenie est une étudiante de premier cycle et chercheuse attachée à l’Université Queen’s qui a travaillé à la Direction générale des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada à l’été 2017.

Explosion d’Halifax : documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada

Par Valerie Casbourn

Le matin du 6 décembre 1917, deux navires, le Imo et le Mont-Blanc, entrent en collision dans la partie la plus étroite du port d’Halifax. Le Mont-Blanc est un navire de munitions en route pour rejoindre un convoi naviguant vers l’Europe déchirée par la guerre. La cargaison du Mont-Blanc prend feu et le navire explose 20 minutes plus tard. La déflagration pulvérise une partie de la ville, tuant près de 2 000 personnes, en blessant des milliers et provoquant des dégâts considérables à Halifax, à Dartmouth et dans la communauté micmaque de Turtle Grove. « L’explosion d’Halifax », comme on l’a surnommée, amène au Canada le danger et la destruction de la Première Guerre mondiale, et marque à jamais la ville d’Halifax.

Photographie en noir et blanc de quelques personnes marchant au milieu d’une rue dont les bâtiments sont détruits.

Dévastation causée par l’explosion d’Halifax. L’édifice à gauche était la fonderie Hillis & Sons (MIKAN 3193301)

Guide pour les documents sur l’explosion d’Halifax

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède divers documents témoignant de l’explosion d’Halifax, de ses conséquences, ainsi que des secours apportés aux victimes et des enquêtes menées après le désastre. Le premier outil de recherche à consulter est le guide thématique de BAC Explosion d’Halifax. Certains des documents listés dans ce guide ont été numérisés à partir de microfilms et sont accessibles sur le site Web Héritage. D’autres documents peuvent être consultés sur place à BAC.

Le guide présente d’abord la liste des documents relatifs au désastre et à ses conséquences, conservés par le gouvernement fédéral canadien. Cette liste comprend des documents tels que ceux de l’enquête officielle sur la collision entre le Mont-Blanc et l’Imo menée par le commissaire aux sinistres maritimes du Dominion (RG42, vol. 596 et RG42, vol. 597). On y trouve aussi la correspondance du censeur en chef de la presse en temps de guerre, Ernest J. Chambers (RG6, vol. 621, dossier 350, microfilm T-102), laquelle décrit l’urgent besoin de communiquer les nouvelles relatives au désastre avec exactitude, mais sans révéler aucune information sur les défenses du port d’Halifax.

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « 15 h 45. Télégramme envoyé à Geo. D. Perry? dir. gén. G.N.W. Telegraph Co, Toronto ON. Télégramme envoyé à J. McMillan, dir. C.P. Ry. Telegraphs, Montréal. Ottawa ON, 6 déc. 1917. Compte tenu des reportages contradictoires à l’étranger sur l’explosion d’Halifax, j’espère que le maximum est fait pour faciliter une transmission de tous les rapports de presse. Cela est plus que souhaitable d’un point de vue national. Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à G.N.W. Telegraph Co. et C.P. Ry. Telegraphs (T-102, Image 119)

Image d’un télégramme qui se lit comme suit : [traduction] « Ottawa, 7 décembre 1917. C.O. Knowles, Toronto. En ce qui concerne les rapports sur le désastre d’Halifax, il est important que rien ne soit publié révélant des renseignements sur les défenses, la force et la disposition de la garnison, etc. Aucune information ne devra non plus être donnée sur les activités navales et les activités de transport au port durant la guerre. Aucune photographie d’Halifax et des environs prise depuis le début de la guerre ne devra être publiée. Il est souhaitable que les correspondants spéciaux envoyés à Halifax s’informent des exigences de la censure locale. Ernest J. Chambers. »

Message d’Ernest J. Chambers, censeur en chef de la presse, à C.O. Knowles, Canadian Press Limited (T-102, Image 136)

Si vous cherchez des images, consultez l’album Flickr de BAC pour y découvrir des photographies numérisées, prises après l’explosion d’Halifax. BAC a également publié une description plus détaillée de l’explosion sur la page concernant la tragédie sur le front intérieur : explosion d’Halifax le 6 décembre 1917 (en anglais seulement).

 

Photographie en noir et blanc montrant une rangée de personnes fouillant les décombres des bâtiments détruits.

Conséquences de l’explosion d’Halifax (MIKAN 3193299)

Recherche d’autres documents

Vous trouverez d’autres documents relatifs à l’explosion d’Halifax en interrogeant la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés Halifax ET explosion OU désastre, ou en utilisant d’autres mots-clés associés au désastre. Vous pouvez ensuite limiter vos résultats de recherche par date ou par genre de document (photographies ou documents textuels).

Les documents conservés à BAC proviennent du gouvernement fédéral canadien ainsi que de personnes et d’organismes privés. Certains documents sont accessibles en ligne, d’autres peuvent être consultés sur place lors de visites en personne ou en commandant des reproductions.

Correspondance sur l’explosion d’Halifax : fonds Sir Robert Borden

Il y a beaucoup trop de documents relatifs à l’explosion d’Halifax pour les mentionner tous ici, mais la correspondance contenue dans le fonds Sir Robert Borden (MG26-H) raconte une petite partie de l’histoire. Sir Robert Borden était premier ministre du Canada et député d’Halifax au moment de l’explosion; ses archives comprennent des télégrammes transmettant entre autres des nouvelles du désastre, des messages de sympathie aux habitants d’Halifax et des offres d’assistance.

Pour trouver les documents sur l’explosion d’Halifax dans le fonds Sir Robert Borden, interrogez la base de données des fonds d’archives à l’aide des mots-clés MG26-H ET Halifax ET explosion. Vous pouvez aussi consulter les instruments de recherche du fonds Borden, accessibles en format PDF dans la section Instrument de recherche de la description du fonds (défiler vers le bas).

La majeure partie de la correspondance sur l’explosion se trouve dans le dossier « Désastre d’Halifax 1917-1918 » (MG26-H, vol. 89-90, pages 46309-47016, microfilm C-4325, disponible sur le site Web Héritage, à partir de l’image 301).

Télégramme de la Great North Western Telegraph Company of Canada, qui se lit comme suit : [traduction] « Moncton, N.-B., 6 déc. 1917. J.D. Reid, Ottawa. On signale qu’un navire chargé d’explosifs au quai six qui s’éloignait, vers 8 h 30 ce matin, a été percuté par un navire qui s’avançait, et il a pris feu. On a tenté de le couler avant qu’il n’explose mais on a échoué. Il a explosé à 9 h. On signale que la ville est en très mauvais état et qu’il y a beaucoup de dommages mais, les câbles télégraphiques et téléphoniques étant coupés, impossible d’obtenir des détails. Je donnerai plus d’information dès que j’en aurai. Le directeur général adjoint Brown se dirige vers Halifax par le « Special ». C.A. Hayes. »

Ce premier rapport sur le désastre a été envoyé à Ottawa à partir de Moncton parce que l’explosion avait endommagé les câbles télégraphiques et téléphoniques à Halifax et interrompu les communications avec la ville. (microfilm C-4325, image 321)

Télégramme de la Western Union qui se lit comme suit : [traduction] « RM Boston Mass. 7 déc. via Ottawa ON 8 1917. Robert Borden, premier ministre, Halifax, N.-É. D’après ce que vous savez des conditions à Halifax, que pouvons-nous faire immédiatement pour aider à soulager la détresse des habitants d’Halifax? La nuit dernière, un train de secours est parti d’ici à 10 h et devrait arriver à 20 h ce soir. Nous avons un bateau ici à votre disposition qui peut partir dimanche matin et arriverait à Halifax lundi matin. Peut-il s’amarrer? H.B. Endicot, président, Comité de secours Massachusetts-Halifax. »

Offre d’aide de Boston, envoyée à Sir Robert Borden par H.B. Endicott, président du comité de secours Massachusetts-Halifax. (microfilm C-4325, image 345)

Ressources connexes :


Valerie Casbourn est archiviste à la division Services régionaux et AIPRP de Bibliothèque et Archives Canada.