Les parcs nationaux du Canada sont des aires protégées, établies par la législation fédérale, qui visent à protéger le patrimoine naturel du pays pour le faire connaître et apprécier du public. Les parcs nationaux sont préservés pour les générations futures; ils sont apparus au Canada il y a plus d’un siècle.
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Photographie libre-service
Autrefois, le seul moyen d’obtenir des copies de documents d’archives était un processus plutôt fastidieux. Il fallait noter les pages à faire photocopier, remplir le formulaire, donner l’information au personnel du service de Consultation et ensuite, attendre 30 jours ouvrables pour que les photocopies soient effectuées. Si vous n’étiez pas de la région d’Ottawa-Gatineau, il fallait de plus attendre que les photocopies soient envoyées par la poste. Si vous résidiez dans la région de la capitale nationale, mais n’étiez pas un visiteur régulier, vous pourriez devoir vous rendre au 395 rue Wellington afin de ramasser vos photocopies.
Maintenant, le processus peut être beaucoup plus rapide si vous le désirez. Si vous avez un appareil photo ou un téléphone intelligent, vous pouvez prendre des images numériques de notre collection, si les droits et les restrictions le permettent. Une fois que vous avez le matériel que vous voulez photocopier, vous pouvez simplement vous adresser à un membre du personnel du service de Consultation qui vous donnera un formulaire rapide à remplir. Vous devrez fournir le numéro de référence complet de la boîte ou du volume désiré, le numéro de votre carte d’utilisateur ainsi que votre nom. Le personnel vérifiera les restrictions liées aux documents et vous donnera par la suite une copie verte du formulaire approuvé.
Voici quelques points importants à retenir concernant les détails techniques de votre appareil photo ou téléphone intelligent. Lire la suite
Maintenant sur Flickr : Les chemins de fer : photos du début du XXe siècle
Bibliothèque et Archives Canada détient une collection unique d’objets liés aux chemins de fer allant des années 1880 aux années 1950. On y trouve notamment des photos de trains, de gares et d’hôtels appartenant aux compagnies de chemins de fer, ainsi que des photos relatant des voyages sur rails aux quatre coins du pays.
« La Pointe »

Photographie stéréoscopique de la construction en cours du pont Victoria depuis la Pointe-Saint-Charles (MIKAN 3357662)
Le paysage et la population de Pointe-Saint-Charles ont changé de façon spectaculaire une fois la construction du canal de Lachine terminée en 1848 et davantage encore avec la nouvelle infrastructure ferroviaire et la construction du pont Victoria, qui relie Montréal à la Rive-Sud. Plusieurs entreprises ont été attirées vers cette région; de nouveaux emplois ont été créés, et la terre précédemment donnée à l’agriculture a été rachetée pour y construire des logements résidentiels. Selon Héritage Montréal, au début du 20e siècle, Pointe-Saint-Charles était devenue le plus grand secteur industriel, non seulement de Montréal, mais de tout le Canada. C’est à cette époque que La Pointe est également devenue l’exemple par excellence d’un creuset ethnique. Peuplée principalement par des Canadiens anglais (75 %) et des Canadiens français (25 %), La Pointe a ensuite accueilli de plus en plus de groupes ethniques différents. Lire la suite
Un visage, un nom voit plus grand!
Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certains pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.
Le projet Un visage, un nom a vu le jour au début de 2002, quand Bibliothèque et Archives Canada s’est associé au programme de formation Nunavut Sivuniksavut et au ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse du gouvernement du Nunavut. Son but? Numériser des photos d’Inuits conservées par Bibliothèque et Archives Canada pour tenter d’identifier les personnes sur ces clichés. (Les photos ont été prises sur le territoire du Nunavut actuel.) On croyait alors que le projet durerait une année. C’était sans compter son succès auprès du public!
Pour souligner en juin le Mois national de l’histoire autochtone, Bibliothèque et Archives Canada est heureux d’annoncer le lancement du nouveau site Un visage, un nom. En plus des communautés du Nunavut, ce projet élargi englobe maintenant les Inuits d’Inuvialuit, dans les Territoires-du-Nord-Ouest; ceux du Nunavik, dans le nord du Québec; et ceux du Nunatsiavut, au Labrador; s’y ajoutent aussi les Premières Nations et les Métis du reste du Canada. Du contenu tout neuf sera versé sur le nouveau site; quant au projet original Un visage, un nom, il demeurera tel quel sur le Web.
Le projet Un visage, un nom : 2002-2012 a commencé par la numérisation d’environ 500 photos du fonds Richard Harrington. Depuis, Bibliothèque et Archives Canada a numérisé environ 8 000 photos provenant de divers ministères et de collections privées. Grâce à l’enthousiasme et au soutien des chercheurs inuits et non inuits, près du quart des personnes, des activités et des événements représentés sur les photos ont pu être identifiés. Toute l’information recueillie a été ajoutée à la base de données du projet.
Au fil des ans, Bibliothèque et Archives Canada a reçu plusieurs photos et entendu de touchants récits de personnes qui ont pu renouer avec leur famille et leurs amis grâce à Un visage, un nom. Par exemple, Mona Tigitkok, une aînée de Kugluktuk, s’est reconnue sur un portrait de jeunesse alors qu’elle assistait, à l’hiver 2011, à une rencontre de la Société patrimoniale Kitikmeot (site en anglais). La Société avait organisé plusieurs de ces rencontres, où l’on présentait des photos de personnes non identifiées.

Mona Tigitkok devant une photo d’elle-même prise plus de 50 ans auparavant (Kugluktuk, Nunavut, février 2011). Crédit : Société patrimoniale Kitikmeot
Pour l’auteure et historienne Deborah Kigjugalik Webster, Un visage, un nom a été utile tant sur le plan personnel que professionnel. Elle raconte :
Je travaille dans le domaine de l’histoire et du patrimoine inuits, et c’est comme ça que j’ai découvert le projet Un visage, un nom il y a quelques années. Mais le projet a aussi une signification personnelle pour moi. En faisant une recherche dans la base de données, j’ai découvert des photos de parents et de gens de ma communauté.
Les photographes d’autrefois n’identifiaient pas souvent les gens qu’ils prenaient en photo. Ils se contentaient d’indiquer « groupe d’Esquimaux » ou « femmes autochtones », par exemple. Un après-midi où je prenais le thé avec ma mère, Sally Qimmiu’naaq Webster, je lui ai montré des photos dans la base de données d’Un visage, un nom. Ensemble, nous avons pu identifier quelques visages de notre communauté de Baker Lake (Qamanittuaq). Quelle satisfaction! En redonnant leurs noms à ces personnes, réduites à l’anonymat dans les légendes des photographes, nous nous réapproprions notre histoire et notre patrimoine.

Photo de feu Betty Natsialuk Hughson (identifiée par sa parente Sally Qimmiu’naaq Webster), prise à Baker Lake (Qamanittuaq), Nunavut, 1969 (MIKAN 4203863)
Avec Un visage, un nom, on peut bien sûr identifier des gens sur des photos, mais aussi ajouter ou corriger de l’information dans la base de données, comme corriger l’orthographe d’un nom. On n’a qu’à utiliser le formulaire en ligne. Ça vaut vraiment la peine d’aller voir les photos dans la base de données, surtout avec un aîné : ça débouche toujours sur des conversations intéressantes.
Au travail, je m’occupe d’une page Facebook qui s’appelle Inuit RCMP Special Constables from Nunavut [en anglais seulement]. On y rend hommage à nos gendarmes spéciaux inuits de la Gendarmerie royale du Canada. L’année dernière, j’y ai publié un portrait de Jimmy Gibbons, pris à Arviat en 1946. Je l’avais trouvé dans la base de données d’Un visage, un nom. Le gendarme spécial Gibbons était un homme remarquable. Il s’est joint à la GRC en 1936 et a pris sa retraite en 1965. Plusieurs personnes ont « aimé », partagé et commenté sa photo, dont certains de ses descendants : fils, neveux, petits-fils. Des gens ont tout simplement écrit « Merci ». Shelley Ann Voisey Atatsiaq a fièrement commenté : « Pas étonnant que j’aie déjà écrit à quel point je respecte la GRC : j’ai du sang de la GRC qui coule dans mes veines! Merci d’avoir partagé cette photo avec nous! »

Jimmy Gibbons, Gendarme spéciale de la Gendarmerie royale du Canada, Arviat (Nunavut), 1 août 1946 (MIKAN 4805042)
Envie d’en savoir plus sur le projet? Lisez l’article Project Naming/Un visage, un nom, paru en anglais dans le International Preservation News (aux pages 20 à 24 du no 61, publié en décembre 2013).
BAC aimerait aussi connaître votre opinion sur le deuxième volet du projet Un visage, un nom. Exprimez-vous grâce au formulaire « Le projet Un visage, un nom se poursuit ».
Images de soins infirmiers maintenant sur Flickr
Les origines des soins infirmiers au Canada remontent au XVIIe siècle à Québec.
Images d’enfants par Topley maintenant sur Flickr
La collection William Topley à Bibliothèque et Archives Canada est une ressource précieuse pour ceux qui s’intéressent au portrait photographique canadien du XIXe siècle. Composée de plus de 150 000 négatifs sur plaque de verre ainsi que d’épreuves d’atelier et d’albums de comptoir. Même si M. Topley photographiait d’autres sujets que les personnes, les portraits étaient sa spécialité, et la collection est un merveilleux exemple des débuts de la photographie en studio au Canada.
Les enfants faisaient souvent l’objet de ces portraits, posant seul ou avec leurs frères et sœurs.
Les enfants de Topley – Petits portraits de la collection William Topley
La collection William Topley à Bibliothèque et Archives Canada est une ressource précieuse pour ceux qui s’intéressent au portrait photographique canadien du XIXe siècle. Composée de plus de 150 000 négatifs sur plaque de verre ainsi que d’épreuves d’atelier et d’albums de comptoir, la collection Topley couvre de 1868 à 1923 et illustre la carrière prolifique de M. Topley, originaire de la région de Montréal, qui a commencé sa carrière de travailleur autonome en ouvrant une succursale du studio William Notman sur la rue Wellington à Ottawa. Même si M. Topley photographiait d’autres sujets que les personnes, les portraits étaient sa spécialité, et la collection est un merveilleux exemple des débuts de la photographie en studio au Canada.
Au début des années 1870, M. Topley achetait le studio qu’il avait géré pour William Notman et il attirait plus de 2 300 clients par année. L’emplacement prestigieux de son studio au centre-ville d’Ottawa (il déménagea plusieurs fois au fil des ans, mais toujours à une distance de marche du Parlement) faisait en sorte qu’il attirait une grande partie de l’élite de la ville, y compris des politiciens et d’autres personnages importants, qui se rendaient au studio du photographe pour se faire prendre en portrait.
Les enfants faisaient souvent l’objet de ces portraits, posant seul ou avec leurs frères et sœurs. En regardant ces images, on remarque, non seulement, des noms connus, identifiant certains sujets comme les enfants de personnages influents de la capitale, mais aussi quelque chose d’inchangé malgré l’époque. En regardant au-delà de la formalité, des vêtements inconfortables et des poses statiques, on voit que ces portraits ne sont pas tellement différents de ceux que l’on pourrait prendre aujourd’hui. On reconnaît des enfants habillés spécialement pour l’occasion, essayant de rester assis, ayant l’air tantôt impatient, tantôt ennuyé.

Mademoiselle McLaren, 1873 (MIKAN 3461050)
Les premières photographies canadiennes de voyage maintenant sur Flickr
Le concept du tourisme canadien apparaît au début du XIXe siècle. Les moyens de transport améliorés, comme les nouveaux chemins de fer traversant le pays, facilitent les voyages d’agrément et permettent aux gens la possibilité d’admirer les nombreuses merveilles et réalisations modernes du pays.
La photographie constituait alors le moyen d’expression idéal pour attirer des visiteurs potentiels. Les entreprises de transport embauchaient des photographes pour représenter les paysages majestueux dans le but de promouvoir les destinations. Ces images représentaient un élément essentiel de l’industrie florissante du tourisme avant d’avoir à rivaliser avec les photographes amateurs, avides de créer leurs propres souvenirs de voyage. Les images réalisées au cours de cette période ont aidé à définir le pays et ont établi une certaine identité nationale en présentant des images de paysages canadiens, aujourd’hui emblématique, à la population.
Les premières photographies canadiennes de voyage maintenant sur Flickr
Les premières photographies canadiennes de voyage – une exposition au Musée des beaux-arts du Canada
Au début du 19e siècle, le tourisme au Canada n’était rien de plus qu’un concept en émergence. Mais grâce à l’amélioration des moyens de transport, tels que le chemin de fer et les navires à passagers, les Canadiens et les visiteurs étrangers ont finalement eu la chance de voir certains des plus beaux paysages de ce pays.
Les sites touristiques les plus populaires reflètent les goûts souvent diamétralement opposés du public, les deux types d’attractions préférées étant la nature pure et sauvage comme les chutes et les montagnes… et les réalisations industrielles modernes telles que les ponts et les chemins de fer.
Vous pourrez découvrir certaines de ces images fascinantes dans une nouvelle exposition présentée au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa. Ces photographies, tirées des collections de Bibliothèque et Archives Canada, nous montrent comment les visiteurs voyaient le pays, souvent pour la première fois. Elles nous font partager l’émerveillement des voyageurs devant la nature et les nouvelles infrastructures impressionnantes qui se construisaient autour d’eux.

Cèdre géant, Parc Stanley, Vancouver, Colombie-Britannique, 1897 (MIKAN 3192504)