L’affaire « personne » (1929)

L’affaire « personne » marque un tournant dans la lutte des femmes pour obtenir l’égalité politique au Canada. Elle a joué un rôle clé à deux égards : d’abord en établissant que la Constitution canadienne pouvait être interprétée en tenant compte des besoins changeants de la société, puis en déterminant que les femmes comptaient parmi les « personnes ayant les qualités requises » selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 (devenu la Loi constitutionnelle de 1867). Ces étapes ont ouvert la voie aux femmes en leur reconnaissant le droit de jouer un rôle actif en politique.

La série d’événements ayant mené à l’affaire « personne » débute en 1916, avec la nomination d’Emily F. Murphy à titre de première juge municipale de l’Empire britannique. Défiant son autorité, des avocats contestent sa nomination, qu’ils jugent contraire à la loi : selon eux, les femmes n’étant pas considérées comme des personnes selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, elles sont inaptes à siéger en tant que magistrates. La cour provinciale de l’Alberta rejette cet argument et confirme la nomination de Mme Murphy, déclarant que les femmes sont bel et bien des personnes; toutefois, cette décision ne fait l’objet d’aucune proclamation fédérale.

Au cours des dix années suivantes, des groupes de femmes font pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il admette les femmes au Sénat. On leur répond que c’est impossible, en invoquant une fois de plus l’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui précise que seules les « personnes ayant les qualités requises » peuvent occuper une telle fonction.

Mme Murphy découvre toutefois qu’en vertu de l’article 60 de la Loi sur la Cour suprême, cinq personnes peuvent présenter une pétition au gouvernement en vue de légiférer sur une question constitutionnelle, à la condition qu’elles soient visées par cette question. Elle se tourne alors vers Henrietta Muir Edwards, Nellie Mooney McClung, Louise Crummy McKinney et Irene Marryat Parlby, connues pour leur engagement politique et social visant l’égalité des droits pour les femmes. Le groupe forme ce qu’on appelle aujourd’hui les « Célèbres cinq » (traduction littérale de l’anglais The Famous Five).

Photo en noir et blanc montrant cinq femmes debout aux côtés d’un homme.

(Devant, de g. à dr.) : Mme Muir Edwards, bru d’Henrietta Muir Edwards; Mme J. C. Kenwood, fille de la juge Emily Murphy; l’honorable Mackenzie King; Mme Nellie McClung. (Derrière, de g. à dr.) : les sénatrices Iva Campbell Fallis et Cairine Wilson. Cette photo souligne le dévoilement d’une plaque commémorant les efforts des cinq Albertaines à l’origine de l’affaire « personne », grâce à laquelle les femmes se sont vu accorder le droit d’occuper une charge publique au Canada. Elle a été prise par Eugene M. Finn, de l’Office national du film, le 11 juin 1938, à Ottawa (Ontario). (no MIKAN 3193154)

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Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

Bannière pour l'exposition Un peuple dans l’ombrePar Beth Greenhorn

Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certaines personnes pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.

Qui sont les Métis?

La Nation Métisse s’est formée aux XVIIIe et XIXe siècles. Sur les trois peuples autochtones du Canada, elle vient au deuxième rang en termes de population. Les citoyens de la Nation Métisse sont les descendants de couples formés d’une mère autochtone et d’un père européen actif dans le commerce des fourrures.

Les communautés Métisses sont très répandues au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord‑Ouest. On en retrouve aussi en plus petit nombre en Colombie‑Britannique, en Ontario, au Minnesota, au Montana et au Dakota du Nord.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède toute une gamme de documents sur la Nation métisse : des documents textuels, des photographies, des œuvres d’art, des cartes, des timbres, des enregistrements sonores, etc. Toutefois, les découvrir n’est pas toujours une mince tâche!

Les défis de la recherche sur les Métis dans les collections d’art et de photographie

Certains portraits de politiciens et de dirigeants célèbres de la Nation Métisse sont faciles à identifier, comme ceux de Louis Riel et de Gabriel Dumont. Par contre, les images représentant des Métis moins connus sont plus difficiles à repérer. Les titres d’origine révèlent le manque de connaissances historiques de ceux qui décrivaient le contenu sur les Métis. Souvent, les Métis n’y sont pas mentionnés, ou sont confondus avec des membres des Premières Nations. La légende de la photo ci‑dessous en est un bon exemple.

Photo noir et blanc montrant un homme vêtu à l’européenne, debout à gauche devant une charrette de la rivière Rouge. À droite, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants portant des vêtements traditionnels des Premières Nations sont debout devant une autre charrette de la rivière Rouge.

Indiens chippaouais et charrettes de la rivière Rouge à Dufferin [traduction de la légende originale], Manitoba, 1873 (e011156519)

Le groupe à droite, vêtu de couvertures, de coiffures à plumes et d’autres ornements dans les cheveux, semble appartenir à la Première Nation des Chippewas (les Ojibwés), comme le dit la légende. L’homme à gauche porte une veste et un pantalon européens, et un autre type de chapeau. Cependant, tant l’homme que le groupe posent devant des charrettes de la rivière Rouge, des symboles propres à la culture métisse. La présence des charrettes et la tenue vestimentaire distincte de l’homme à gauche laissent croire qu’il pouvait être Métis.

Parfois, les descriptions archivistiques trahissent la vision coloniale de l’« autre » culture. De nos jours, les descriptions rédigées il y a plus d’un siècle sont jugées désuètes et racistes.

Aquarelle représentant un homme entouré de deux femmes, tous debout devant un cours d’eau. L’homme tient un fusil tandis que la femme à droite a une longue pipe dans les mains et transporte un enfant dans un porte bébé installé sur son dos.

Un demi‑caste [Métis] et ses deux épouses [traduction de la légende originale], 1825‑1826 (e008299398)

La société dominante utilisait souvent des termes comme demi‑caste et sang‑mêlé pour décrire les citoyens de la Nation Métisse. Ce vocabulaire est répandu dans les vieux documents d’archives.

Parfois, les descriptions omettent carrément de nommer les Métis, comme c’est le cas pour l’aquarelle ci‑dessous.

Aquarelle d’un paysage enneigé. Un homme est assis dans un traîneau tiré par trois chiens couverts de manteaux colorés. À gauche, un homme vêtu d’une couverture avance en raquettes devant les chiens. Un homme tenant un fouet et portant des vêtements typiques de la culture métisse (un long manteau bleu, des jambières rouges et un chapeau décoré) marche à la droite du traîneau.

Gentleman voyageant avec un guide indien dans un traîneau tiré par des chiens sur la baie d’Hudson [traduction de la légende originale], 1825 (e002291419)

Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

En automne 2014, une recherche du mot‑clé Métis dans les collections d’œuvres d’art, de photos, de cartes et de timbres donnait moins de 100 résultats. Depuis, BAC a ajouté le mot Métis dans les titres et les descriptions de plus de 1 800 documents pour faciliter l’accès à ces derniers. Il a aussi numérisé plus de 300 photos relatives à l’histoire Métisse.

L’exposition Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada présente une sélection de reproduction d’œuvres d’art et de photographies sur les Métis. BAC espère ainsi mieux faire connaître l’histoire de cette nation et inciter le public à faire des recherches dans sa collection.

L’exposition s’est déroulée du 11 février au 22 avril 2016 dans le hall d’entrée de l’édifice de BAC situé au 395, rue Wellington à Ottawa.

Autres ressources


Beth Greenhorn est une pionnière habitant sur le territoire traditionnel non cédé des Anishinabeg de Kitigan Zibi et des Algonquins de Pikwakanagan. Elle est gestionnaire de projet principale à la Direction de la diffusion et de l’engagement à Bibliothèque et Archives Canada.

Portraits de prisonniers par Jean-Joseph Girouard

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Jean-Joseph Girouard (1794-1855) était notaire et artiste amateur. Durant la première moitié du 19e siècle, il fut aussi membre du Parti patriote du Bas-Canada, fondé pour obtenir des réformes politiques et défendre le patrimoine, les droits et les intérêts des Canadiens français. Le Parti patriote mena la rébellion de 1837-1838, un tournant dans l’histoire ayant mené à la naissance du Canada.

Girouard fut emprisonné à deux reprises pour sa participation à la rébellion. Fait surprenant : pendant son incarcération à Montréal, il réussit à conserver son étude de notaire ainsi qu’un atelier d’art. Un partisan lui ayant fourni du papier à dessin et des crayons, il fit le portrait de plusieurs de ses frères patriotes détenus avec lui. La majorité de ces dessins rares et exceptionnels font maintenant partie de la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

Croquis au crayon de Jean-Joseph Girouard vu de profil, assis sur une chaise et dessinant avec un crayon sur une feuille de papier.

Jean-Joseph Girouard, autoportrait réalisé en prison, Montréal, vers 1837-1838. (c133430)

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Les Salmonbellies de New Westminster, le Vancouver Lacrosse Club et le jeu de crosse professionnel au début des années 1900

Par Dalton Campbell

En 1909, les Salmonbellies de New Westminster et le Vancouver Lacrosse Club (VLC) entrent dans la British Columbia Lacrosse Association (BCLA), une association professionnelle formée de deux equipes.

Carte à collectionner arborant l’imprimé polychrome d’un homme vêtu d’un chandail vert uni à col rouge. Légende de la carte : « Bones Allen, Vancouver Team » (Bones Allen, équipe de Vancouver).

Angus « Bones » Allen, attaquant/milieu de terrain, a joué six saisons avec le Vancouver Lacrosse Club. Il est l’un des rares joueurs à avoir remporté la Coupe Stanley et la Coupe Minto. (MIKAN 2963049)

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Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion : Renaître de ses cendres

Bibliothèque et Archives Canada présente sa toute dernière émission de baladodiffusion : Renaître de ses cendres.

Le 3 février 1916 à 20 h 37, l’alerte est donnée : un incendie a éclaté sur la Colline du Parlement, dans l’édifice du Centre. Le lendemain matin, l’édifice est ruiné et couvert de glace. On ne connaîtra jamais la cause exacte de l’incendie.

À ce moment, le Canada est plongé dans la Première Guerre mondiale, et le 50e anniversaire de la Confédération approche à grands pas. Il est donc impératif de reconstruire tout de suite le Parlement pour susciter un sentiment de vigueur et de continuité dans le cœur et l’esprit des Canadiens. Dans cette émission, Johanna Mizgala, conservatrice de la Chambre des communes, raconte cet épisode tragique dans l’histoire du Canada. Elle nous parlera aussi de l’audace des architectes chargés de reconstruire le Parlement.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion via notre fil RSS ou iTunes, ou écoutez-les sur notre site Web : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

L’édifice du Centre : Renaître de ses cendres

Le 3 février 1916 à 20 h 37, l’alerte est donnée : un incendie a éclaté sur la Colline du Parlement, dans l’édifice du Centre. Le lendemain matin, l’édifice est ruiné et couvert de glace. On ne connaîtra jamais la cause exacte de l’incendie.

Ai-je le droit de voter? Courrier des femmes envoyé au gouvernement canadien, 1918-1919

Les Canadiennes ont obtenu le droit de vote fédéral à la suite de trois vagues de législation. Tout a commencé par l’initiative du premier ministre Robert Borden qui fait adopter la Loi des électeurs militaires, 1917, un acte législatif permettant aux femmes en service actif de voter. La même année, Borden instaure la Loi des élections en temps de guerre, une mesure permettant aux femmes ayant un lien de parenté avec un soldat des forces militaires de voter. Finalement, le 24 mai 1918, une sanction royale a été accordée au projet de loi qui permet d’étendre le droit de vote aux femmes ayant les mêmes qualifications que les hommes pouvant voter. Ces mesures adoptées rapidement et successivement ont semé la confusion auprès du public.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) comprend plusieurs lettres, rédigées par des Canadiennes, qui témoignent de l’impact du vote et qui font part du questionnement qu’ont ces femmes à propos de leur propre admissibilité à déposer un bulletin de vote. En quête d’informations à la source, elles s’adressent directement par courrier au premier ministre Robert Borden et aux autres représentants gouvernementaux.

Dans une lettre datant de décembre 1919, Mme King of Colonsay (Saskatchewan) demande si elle est en droit de voter en tant que citoyenne canadienne mariée à un citoyen américain. Sa demande est envoyée au ministère de la Justice. Celui-ci, en fonction des informations personnelles qui lui sont fournies, lui confirme qu’elle devrait être en mesure de voter en tant que femme canadienne et joint une copie de la Loi. Le ministère de la Justice fait également remarquer qu’il n’a pas l’habitude de traiter ce genre de demande.

La confusion entre la Loi des élections fédérales et la Loi des élections en temps de guerre est évidente dans une lettre de Mme Lillian Dill (Oshawa, Ontario) datée du 17 février 1919. Dans sa lettre, Mme Dill demande un exemplaire de la Loi afin qu’elle puisse comprendre les répercussions et déterminer sa propre admissibilité à voter lors d’élections. Lire la suite

Jeremiah « Jerry » Jones

En ce mois de l’histoire des noirs, Bibliothèque et Archives Canada désire souligner le service des Canadiens noirs durant la Première Guerre mondiale. Alors que tous les Canadiens étaient emportés par le patriotisme du début de la guerre et les occasions offertes par le service militaire, les Canadiens noirs ont eu de la difficulté à s’enrôler en raison du racisme qui régnait à l’époque. Malgré l’inexistence d’une politique officielle ou énonçant explicitement l’exclusion, le service militaire canadien a laissé les décisions de recrutement à la discrétion de chaque commandant. Les Canadiens noirs volontaires et ceux appartenant à d’autres groupes minoritaires s’enrôlaient au régiment qui voulait bien les accepter. Une unité spéciale, le 2e Bataillon de construction, a été formée et regroupait des membres de la communauté noire de la Nouvelle-Écosse. Les membres de ce bataillon n’étaient pas envoyés au front, mais ils ont creusé des tranchées, réparé des routes et ont attiré des centaines de recrues provenant de partout au Canada et même des États-Unis.

Une photo sépia d’un homme en uniforme portant une ceinture et une casquette d’officier et tenant un bâton dans ses deux mains devant le haut de ses cuisses.

Jeremiah « Jerry » Jones, soldat de la Première Guerre mondiale dont la photo a été prise par un photographe inconnu. Celle-ci appartient à la collection personnelle de la famille Jones (Wikipedia).

Parmi les Canadiens noirs qui se sont portés volontaires et qui ont servi, on retrouve Jeremiah « Jerry » Jones, un soldat de la Nouvelle-Écosse qui a été recruté par le 106e Bataillon (Nova Scotia Rifles) en juin 1916. Né à East Mountain, en Nouvelle-Écosse, le 30 mars 1858, Jones était âgé de plus de 50 ans lorsqu’il s’est enrôlé et a menti au sujet de son âge afin de pouvoir joindre l’armée. Jones a été envoyé à l’étranger puis transféré au sein du Royal Canadian Regiment où il a combattu sur les lignes de front en France, notamment pendant la bataille de la crête de Vimy en avril 1917. Durant la bataille, alors que son unité a été prise sous le feu d’une mitrailleuse, Jones s’est avancé seul pour attaquer la position de l’ennemi allemand. Il réussit à s’approcher suffisamment pour pouvoir lancer une grenade tuant plusieurs soldats allemands. Les survivants se sont rendus à Jones qui leur a fait transporter la mitrailleuse à l’intérieur des limites canadiennes pour la déposer aux pieds de son commandant. Il semblerait que Jones ait été recommandé pour la Médaille de conduite distinguée, mais aucun registre n’indique qu’il ait reçu une telle distinction. Pendant les décennies qui ont suivi la guerre, le Truro Daily News et le sénateur Calvin Ruck ont souligné la bravoure de Jones et ont exercé des pressions pour que le gouvernement canadien reconnaisse officiellement sa contribution. Ruck a insisté sur le fait que le sentiment raciste qui existait à l’époque a empêché Jones et d’autres soldats noirs de recevoir une reconnaissance appropriée pour leur héroïsme.

Une liste nominative indiquant le numéro de régiment, le rang, le nom, le corps d’armée précédent, le nom du plus proche parent, le pays d’origine et le lieu et la date du recrutement.

Inscription de Jeremiah Jones sur la liste nominale des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang du 106e bataillon (e011092698).

Jones a été blessé durant la bataille de la crête de Vimy. Il a été officiellement libéré à Halifax au début de l’année 1918 après avoir été jugé médicalement inapte. Il est décédé en novembre 1950. Jeremiah Jones s’est vu décerner à titre posthume le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué, le 22 février 2010.

 

Qu’est-ce que MIKAN?

L’article de blogue intitulé « Commander des documents : de quels numéros ai-je besoin? » nous aide à trouver le bon numéro de référence parmi les choix dans une notice descriptive. Mais qu’en est-il du numéro MIKAN? De quoi s’agit-il au juste?

MIKAN est un système informatique qui permet de chercher, de créer et de modifier de l’information sur les documents d’archives. Le mot mikan vient de la langue algonquine et signifie chemin, sentier ou découverte.

Le numéro MIKAN est un numéro de notice unique attribué à une notice par le système MIKAN à tous les niveaux de description (fonds, série, acquisition, dossier, item). Puisqu’il s’agit d’un champ obligatoire dans le système, le numéro apparaît sur chaque page de description – tout au bas – dans notre base de données Recherche de fonds d’archives. Voir l’exemple ci-dessous.

Exemple d'un numéro MIKAN

Bien qu’il puisse être utilisé afin de localiser et commander des documents, il ne s’agit pas d’un numéro archivistique en soi et ne figure donc pas sur notre page exemples de numéros de référence. Il est donc préférable de toujours inclure la référence archivistique complète et non pas seulement le numéro MIKAN.

Laissez-les hurler : 100 ans de lutte pour les droits de la femme—Une exposition à Ottawa et à Winnipeg

L’année 2016 marque le 100e anniversaire de la première victoire des femmes pour leur droit de vote au Canada. Le 28 janvier, jour où le Manitoba devint la première province à adopter la loi permettant aux femmes de voter, Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en collaboration avec le Musée canadien pour les droits de la personne, lancera officiellement une exposition en plein air intitulée : Laissez-les hurler : 100 ans de lutte pour les droits de la femme.

L’exposition présentera des reproductions de portraits de certaines femmes ayant lutté pour l’égalité et le droit de vote des Canadiennes. Ne manquez pas les expositions, du 28 janvier au 15 février 2016, sur la patinoire du canal Rideau, à Ottawa (présentées en collaboration avec le Bal de Neige) et du 12 au 21 février 2016, au Festival du Voyageur de Winnipeg.

L’exposition présente des reproductions de portraits issues de la collection de personnalités historiques de BAC, telles Nellie McClung et Agnes Macphail, et de femmes modernes ayant surmonté les barrières des sexes, telles Adrienne Clarkson et Beverley McLachlin.

Une photographie en noir et blanc d’Agnes Macphail, de profil, lisant le journal

Agnes Macphail par Yousuf Karsh, 1934 (MIKAN 3256551)

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