Images de natation et de piscines maintenant sur Flickr

Savoir nager peut parfois sauver des vies. Cependant, la natation n’est pas considérée comme un sport ou un loisir jusqu’à ce que des compétitions soient organisées à divers endroits du monde, comme au Japon, au 17e siècle, puis en Europe, au 19e siècle. La nage masculine est au programme des Jeux olympiques de 1896, et l’épreuve féminine fait son apparition en 1912, consolidant la place de la natation parmi les sports. Des associations sont créées dans de nombreux pays pour faire la promotion de la natation en tant que sport et loisir. Le Canada ne fait pas exception.

Au fil du temps, des piscines ont fait leur apparition partout au Canada. Elles se trouvent près de plans d’eau naturels ou sont construites de toute pièce dans de grands centres urbains. Mentionnons, à titre d’exemples, la piscine de Vancouver près de la Baie English, celle sur Lakeshore Drive, à Toronto, et le bain Maisonneuve et le bain Généreux, à Montréal. Les endroits pour pratiquer la natation sont devenus des centres de mise en forme, d’hygiène, de loisir et de rassemblement communautaire.

Des images de dentistes et de dentisterie maintenant sur Flickr

Le Canada compte très peu de dentistes au début de sa période coloniale. Quelques individus prétendent posséder des compétences en la matière, mais ceux qui recourent à leurs services le font vraiment à leurs risques et périls. À l’époque, au Canada, la dentisterie est loin d’atteindre les standards professionnels et médicaux reconnus en Europe.

Durant les années 1800, le Canada bénéficie de l’arrivée de dentistes provenant des États-Unis. Ces professionnels amorcent un mouvement pour une amélioration de la formation, de l’apprentissage et des méthodes de travail au pays, donnant lieu à la publication, en 1815, d’un premier ouvrage sur dentisterie, The Summum Bonum, par L. S. Parmly de Montréal. Finalement, l’expertise médicale se développe au Canada et diverses associations voient le jour, notamment l’Ontario Dental Association (1867) et le Royal College of Dental Surgeons (1868).

À mesure que les normes de pratique et la formation évoluent, les écoles de médecine dentaire sont intégrées dans les universités, affirmant ainsi la place de la dentisterie au sein des professions médicales. Les soins et services dentaires continuent à s’étendre et deviennent de plus en plus accessibles dans les grandes et moyennes villes, d’un bout à l’autre du pays. Des soins dentaires sont également offerts à nos soldats à l’extérieur du pays en période de conflit, notamment durant la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

Miroirs riches en souvenirs : restaurer les daguerréotypes de la collection de Bibliothèque et Archives Canada – Partie II

Par Tania Passafiume et Jennifer Roger

Détérioration du verre

Les matériaux qui composent un daguerréotype (le cuivre, l’argent, le papier, le laiton, le cuir, le velours, la soie et le verre) se détériorent à divers degrés selon leurs conditions de conservation. Les restaurateurs sont le plus souvent confrontés à la détérioration du verre.

Les daguerréotypes affectés par ce problème paraissent souvent ternes et flous, mais la photo n’est pas nécessairement touchée. C’est le cas de plusieurs daguerréotypes de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui ont été traités en vue d’une exposition.

La dégradation du verre découle de la variation de la température et du taux d’humidité, et peut se manifester de différentes façons. Ce sont parfois des craquelures qui prennent la forme de minuscules fissures à la surface du verre. Le verre ancien contenant une teneur élevée en oxyde de sodium, il peut aussi subir une décomposition chimique qui le rend flou ou voilé.

Il est toujours préférable de conserver les daguerréotypes sous leur verre d’origine. Si la détérioration n’en est qu’aux premiers stades, le verre semblera flou ou couvert d’un voile blanc; souvent, on peut alors le nettoyer et le réutiliser. Le procédé est relativement simple : il suffit d’enlever le verre, de le laver à l’aide d’eau distillée et d’un savon neutre, puis de le rincer à l’éthanol. On le laisse ensuite sécher à l’air libre avant de le remettre sur la photo. Résultat : celle-ci semble instantanément plus nette et lumineuse. Lire la suite

Miroirs riches en souvenirs : conservation de daguerréotypes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada – Partie I

Par Tania Passafiume et Jennifer Roger

Le daguerréotype, un type de photographie unique en son genre, a été très populaire de 1839 à 1864. Il s’agit du premier procédé photographique accessible au public et son succès découle de la clarté des images qu’il permet d’obtenir.

Les photographies produites sont très susceptibles à la perte d’image, à l’accumulation de corrosion et à d’autres formes de détérioration causées par la manipulation et par l’environnement.

Pour protéger l’image, la plaque photographique était délicatement placée sous du verre dont elle était séparée par un intercalaire protecteur. Elle était ensuite scellée avec du ruban adhésif et recouverte d’une feuille de laiton appelée préservateur. L’ensemble était mis dans un petit boîtier, souvent décoratif, fait de cuir, de bois, de papier mâché ou de plastique moulé, avec un revêtement intérieur en soie ou en velours.

Marques des daguerréotypes

Les marques d’origine ou marques de plaque sont des marques poinçonnées que l’on trouve sur beaucoup de daguerréotypes, sans pour autant en trouver sur tous. Quand elles sont présentes, les marques sont souvent en bordure de la plaque et, par le fait même, invisibles lorsque le daguerréotype est scellé. Il s’agit habituellement d’initiales, de symboles et de chiffres. Le nombre le plus couramment utilisé était « 40 » et celui-ci indiquait la composition physique de la plaque, soit un ratio d’une part d’argent pour 39 parts de cuivre. Les marques de plaque peuvent fournir des indices quant à l’endroit où les plaques de cuivre ont été fabriquées et où le photographe a obtenu son matériel. Elles peuvent parfois aussi aider à dater une image.

Lors de la préparation des daguerréotypes en vue de l’exposition au Musée des beaux-arts du Canada, on a découvert plusieurs marques de plaque. Lire la suite

John Boyd

Les Canadiens aiment découvrir les œuvres historiques ou contemporaines des peintres et des photographes pour mieux connaître leur histoire. Les archives nationales conservent les collections de nombreux artistes, chacune pouvant comprendre des milliers d’images. Le photographe John Boyd est un bon exemple : Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède 28 959 de ses photos noir et blanc.

John Boyd (1865‑1941) est né à Emyvale, en Irlande. Sa famille immigre à Toronto à la fin des années 1860. Il travaille pour une société de chemins de fer, ce qui lui donne bien des occasions de prendre des photos partout en Ontario.

Les photos amateurs ont été prises par Boyd entre 1898 et 1926. Cette volumineuse collection n’est cependant rien à côté des collections des archives de Toronto, ou encore de celle du Globe and Mail, qui contient 140 000 négatifs pris par Boyd à partir de 1922, jusqu’à sa mort en 1941.

Par la date de leur création et les sujets traités, les collections de BAC et des archives de Toronto se complètent.

Les photos du fonds John Boyd documentent bien des aspects de la vie canadienne qui sont dignes d’intérêt : des villages, des villes, des visites royales, la vie militaire, les moyens de transport, l’industrie, l’agriculture, les conditions socioéconomiques, les loisirs et la nature.

Pendant la Première Guerre mondiale, Boyd porte son attention sur le front intérieur; il photographie des campagnes de recrutement, des entraînements et les procédés de fabrication de munitions, d’avions et de navires. Il photographie également des Canadiens ordinaires qui contribuent à l’effort de guerre au pays pendant que les soldats se battent outre-mer. Les images ci‑dessous donnent un aperçu des activités de l’époque.

Photo noir et blanc montrant des hommes, des femmes et des enfants dans de beaux habits qui explorent et observent une tranchée canadienne reconstituée dans le cadre d’une exposition en plein air.

Visiteurs dans une tranchée reconstituée du 35e Bataillon pendant l’Exposition nationale canadienne présentée à Toronto, en Ontario, en 1915 (MIKAN 3395547)

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Capitaine James Peters : Correspondant de guerre et photographe

De nos jours, la photographie fait partie intégrante de nos vies; nos moindres gestes quotidiens sont captés, qu’il s’agisse d’exploits ou d’actes anodins. Dès les débuts, dans les années 1830, la photographie a servi à relater les faits de guerre. Les premiers photographes devaient déployer tout leur talent pour saisir les rapides mouvements de combat, car l’équipement photographique ne permettait pas d’enregistrer des mouvements. En conséquence, les images de guerre, à l’époque, étaient souvent des reconstitutions des véritables opérations militaires. En général, elles illustraient plutôt les éléments statiques de la guerre, comme des portraits de soldats, la vie dans des camps, les fortifications, l’emplacement de l’artillerie et les champs de bataille, avant et après le déroulement de l’action.

Le capitaine James Peters a capté les événements dramatiques de la Rébellion du Nord-Ouest en tant que photographe et correspondant pour le Quebec Morning Chronicle. La Rébellion du Nord-Ouest est une insurrection contre le gouvernement canadien qui aura duré cinq mois, mettant surtout en cause des citoyens de la nation métisse et leurs alliés des Premières Nations. Avant-gardiste, M. Peters a capté les événements qui se déroulaient dans le champ de bataille.

Le capitaine Peters et la batterie « A » de l’Artillerie canadienne ont quitté la ville de Québec le 28 mars 1885 en direction du nord-ouest. La batterie « A » allait fournir l’appui d’artillerie au major-général Frederick D. Middleton et à la Milice du Canada. M. Peters servira sous Middleton à Fish Creek et à Batoche, ainsi que durant les recherches menées par la milice afin de trouver le leader cri Mistahimaskwa (Big Bear). Lire la suite

Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

Bannière pour l'exposition Un peuple dans l’ombrePar Beth Greenhorn

Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certaines personnes pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.

Qui sont les Métis?

La Nation Métisse s’est formée aux XVIIIe et XIXe siècles. Sur les trois peuples autochtones du Canada, elle vient au deuxième rang en termes de population. Les citoyens de la Nation Métisse sont les descendants de couples formés d’une mère autochtone et d’un père européen actif dans le commerce des fourrures.

Les communautés Métisses sont très répandues au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord‑Ouest. On en retrouve aussi en plus petit nombre en Colombie‑Britannique, en Ontario, au Minnesota, au Montana et au Dakota du Nord.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède toute une gamme de documents sur la Nation métisse : des documents textuels, des photographies, des œuvres d’art, des cartes, des timbres, des enregistrements sonores, etc. Toutefois, les découvrir n’est pas toujours une mince tâche!

Les défis de la recherche sur les Métis dans les collections d’art et de photographie

Certains portraits de politiciens et de dirigeants célèbres de la Nation Métisse sont faciles à identifier, comme ceux de Louis Riel et de Gabriel Dumont. Par contre, les images représentant des Métis moins connus sont plus difficiles à repérer. Les titres d’origine révèlent le manque de connaissances historiques de ceux qui décrivaient le contenu sur les Métis. Souvent, les Métis n’y sont pas mentionnés, ou sont confondus avec des membres des Premières Nations. La légende de la photo ci‑dessous en est un bon exemple.

Photo noir et blanc montrant un homme vêtu à l’européenne, debout à gauche devant une charrette de la rivière Rouge. À droite, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants portant des vêtements traditionnels des Premières Nations sont debout devant une autre charrette de la rivière Rouge.

Indiens chippaouais et charrettes de la rivière Rouge à Dufferin [traduction de la légende originale], Manitoba, 1873 (e011156519)

Le groupe à droite, vêtu de couvertures, de coiffures à plumes et d’autres ornements dans les cheveux, semble appartenir à la Première Nation des Chippewas (les Ojibwés), comme le dit la légende. L’homme à gauche porte une veste et un pantalon européens, et un autre type de chapeau. Cependant, tant l’homme que le groupe posent devant des charrettes de la rivière Rouge, des symboles propres à la culture métisse. La présence des charrettes et la tenue vestimentaire distincte de l’homme à gauche laissent croire qu’il pouvait être Métis.

Parfois, les descriptions archivistiques trahissent la vision coloniale de l’« autre » culture. De nos jours, les descriptions rédigées il y a plus d’un siècle sont jugées désuètes et racistes.

Aquarelle représentant un homme entouré de deux femmes, tous debout devant un cours d’eau. L’homme tient un fusil tandis que la femme à droite a une longue pipe dans les mains et transporte un enfant dans un porte bébé installé sur son dos.

Un demi‑caste [Métis] et ses deux épouses [traduction de la légende originale], 1825‑1826 (e008299398)

La société dominante utilisait souvent des termes comme demi‑caste et sang‑mêlé pour décrire les citoyens de la Nation Métisse. Ce vocabulaire est répandu dans les vieux documents d’archives.

Parfois, les descriptions omettent carrément de nommer les Métis, comme c’est le cas pour l’aquarelle ci‑dessous.

Aquarelle d’un paysage enneigé. Un homme est assis dans un traîneau tiré par trois chiens couverts de manteaux colorés. À gauche, un homme vêtu d’une couverture avance en raquettes devant les chiens. Un homme tenant un fouet et portant des vêtements typiques de la culture métisse (un long manteau bleu, des jambières rouges et un chapeau décoré) marche à la droite du traîneau.

Gentleman voyageant avec un guide indien dans un traîneau tiré par des chiens sur la baie d’Hudson [traduction de la légende originale], 1825 (e002291419)

Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

En automne 2014, une recherche du mot‑clé Métis dans les collections d’œuvres d’art, de photos, de cartes et de timbres donnait moins de 100 résultats. Depuis, BAC a ajouté le mot Métis dans les titres et les descriptions de plus de 1 800 documents pour faciliter l’accès à ces derniers. Il a aussi numérisé plus de 300 photos relatives à l’histoire Métisse.

L’exposition Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation Métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada présente une sélection de reproduction d’œuvres d’art et de photographies sur les Métis. BAC espère ainsi mieux faire connaître l’histoire de cette nation et inciter le public à faire des recherches dans sa collection.

L’exposition s’est déroulée du 11 février au 22 avril 2016 dans le hall d’entrée de l’édifice de BAC situé au 395, rue Wellington à Ottawa.

Autres ressources


Beth Greenhorn est une pionnière habitant sur le territoire traditionnel non cédé des Anishinabeg de Kitigan Zibi et des Algonquins de Pikwakanagan. Elle est gestionnaire de projet principale à la Direction de la diffusion et de l’engagement à Bibliothèque et Archives Canada.

Miroirs riches en souvenirs : Daguerréotypes de Bibliothèque et Archives Canada, une exposition au Musée des beaux-arts du Canada

En 1839, l’invention du daguerréotype fut une révélation. Étant le premier procédé photographique accessible au public, ce surprenant objet étincelant fit le bonheur des observateurs grâce à sa capacité à saisir l’image des gens, et ce, avec une clarté incroyable. Pour la première fois dans l’histoire, les portraits des êtres chers pouvaient être enregistrés, partagés ou transmis à leurs descendants. Le daguerréotype et la photographie eurent un immense impact sur la vie des gens ordinaires.

Le portrait, colorié à la main, d’une femme assise vêtue d’une robe à pois.

Kate McDougall, vers 1848 (MIKAN : 36296894)

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Pionnières de la route : road trip pendant l’été 1954

English version

Par Beth Greenhorn

Quatre femmes, une Plymouth familiale, cinq provinces et quatre États en trente‑huit jours

Le 31 juillet 1954, la photographe à la pige Rosemary Gilliat et ses amies Anna Brown, Audrey James et Helen Salkeld partent d’Ottawa (Ontario) pour vivre l’aventure d’une vie : un road trip sur la Transcanadienne qui les mènera à Vancouver (Colombie‑Britannique). En un peu plus d’un mois, les quatre femmes parcourent plus de 12 000 kilomètres. Elles sont de retour à Ottawa le 6 septembre.

Photo noir et blanc de quatre femmes autour d’une voiture familiale remplie de bagages au début d’un road trip.

Jour un – le 31 juillet. De gauche à droite : Helen Salkeld, Audrey James, Anna Brown et Rosemary Gilliat s’apprêtent à quitter Ottawa (Ontario) pour amorcer leur voyage sur la Transcanadienne. (MIKAN 4307661)

Jusqu’au milieu du XXe siècle, le train est le seul moyen de transport qui permet de traverser et d’admirer le Canada. Après la Deuxième Guerre mondiale, des milliers de personnes venues du monde entier immigrent au Canada. L’augmentation de la population coïncide avec l’essor de l’industrie automobile. Après la guerre, en 1949, le Parlement adopte la Loi sur la route transcanadienne : la construction de routes revêtues reliant les grandes villes canadiennes peut commencer.

En été 1954, les travaux sur la Transcanadienne Ouest à partir d’Ottawa sont commencés, mais de nombreux tronçons sont encore en construction. Il y a même des endroits où la construction n’est pas entamée. Par exemple, Rosemary mentionne que les routes près de Cochrane (Ontario) sont pleines de terre, d’ornières et d’énormes bosses qui risquent d’endommager la suspension. À la frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan, la route qui était dans un état acceptable devient franchement mauvaise; elle est couverte de boue séchée, de roches, de dénivellations et de trous. Plus à l’ouest, juste après le col Kicking Horse (Colombie‑Britannique), c’est encore pire, comme l’indique Rosemary dans son journal :

On arrive sur une route en construction; les ingénieurs sont déjà sur place depuis deux ans. Ils doivent dynamiter un versant de la montagne situé en grande partie au‑dessus du chemin de fer du Canadien Pacifique. Nous sommes émerveillées de voir un chemin de fer dans un territoire aussi hostile. Souvent, la route est un simple chemin rocailleux avec d’immenses murs en pierre au‑dessus et un tas de pierres dynamitées en dessous. Ailleurs, la route est couverte de boue et d’eau. On a l’impression qu’elle pourrait s’effondrer dans le canyon, à quelques dizaines de mètres de profondeur. [traduction]

Photo noir et blanc d’un autobus public circulant sur une route en gravier dans une zone montagneuse. Il vient de dépasser une équipe d’ouvriers à l’arrière plan.

Jour 18 – 17 août. L’autobus de Calgary fait son passage quotidien dans la zone de dynamitage du canyon Kicking Horse, en Colombie Britannique. Le tronçon est seulement ouvert à la circulation entre 17 h et 8 h. (MIKAN 4359684)

Malgré les nombreux passages difficiles sur l’autoroute, on déplore seulement quelques fissures causées par des roches errantes dans le pare‑brise de la Plymouth d’Helen. La vitre demeure en bon état jusqu’au retour à Ottawa, où elle est remplacée.

Rosemary et ses amies se distinguent de la majorité des femmes, et même des touristes, de leur époque. Bien qu’il y ait des motels et des terrains de camping privés le long de la Transcanadienne en 1954, elles préfèrent sortir des sentiers battus pour dîner et camper dans des endroits isolés et boisés. Rosemary se demande même pourquoi les gens passent tant de nuits dans un lit alors que le camping est si agréable. Pour elle, chaque matinée et chaque soirée en camping est une révélation.

Photo noir et blanc de deux femmes installant deux tentes dans un pré entouré d’arbres où pousse du long gazon.

Jour 4 – 3 août. Anna Brown et Helen Salkeld montent leurs tentes à English River, en Ontario. (MIKAN 4307667)

Rosemary et ses amies recherchent la vraie nature. Elles ne se laissent pas décourager par les insectes, la pluie ou d’éventuelles rencontres fâcheuses avec des animaux. À mi‑chemin du voyage, elle mentionne : « Je suis toujours étonnée de voir des gens parcourir des milliers de kilomètres dans des contrées sauvages pour retrouver le même luxe qu’ils ont à la maison, mais à un autre endroit. » [traduction]

Photo noir et blanc de trois femmes préparant un repas sous la pluie dans un bois

Jour 20 – 19 août. Préparation d’un repas sous la pluie près de Yale, en Colombie Britannique. (MIKAN 4307800)

La familiale d’Helen est remplie de matériel de camping et d’ustensiles de cuisine. Les quatre femmes disposent d’un réchaud Coleman et de deux bouteilles d’eau, mais elles n’ont pas de glacière pour conserver les aliments périssables. Chaque jour, elles font le plein d’essence et en profitent pour faire l’épicerie et se procurer de l’eau potable. Ce n’est pas le grand luxe!

Photo couleur montrant deux femmes sur un terrain gazonné, avec des montagnes à l’arrière plan. Une d’entre elles est couchée sur le côté et lit sur une nappe à pique nique tandis que l’autre est à genoux près d’un réchaud installé derrière une voiture familiale.

Jour 20 – 19 août. Helen Salkeld et Audrey James se reposent après le dîner près de Cache Creek, en Colombie Britannique. (MIKAN 4324102)

Les voyageuses admirent les forêts isolées et de petits villages du nord et du nord‑ouest de l’Ontario, les immenses prairies dorées du Manitoba et de la Saskatchewan, les contreforts et les Rocheuses de l’Alberta et les rivières glaciaires de la Colombie‑Britannique avant d’arriver sur la magnifique côte canadienne du Pacifique. Rosemary documente leur formidable périple : elle prend des centaines de photos et rédige un journal de voyage détaillé décrivant leurs rencontres et leurs expériences. Des agriculteurs sympathiques, des cow‑boys charismatiques et des maringouins sanguinaires font partie des vedettes de ce récit.

Photo noir et blanc montrant la silhouette d’une femme qui photographie la prairie, debout sur le capot d’une voiture familiale stationnée le long de la route.

Jour 9 – 8 août. Audrey James, debout sur le capot de la familiale d’Helen Salkeld, photographie la prairie dans le sud de la Saskatchewan. (MIKAN 4814412)

Le 31 juillet 2015, Bibliothèque et Archives Canada a lancé la série Road trip ‒ été 1954 sur Facebook. On y trouve des photos prises par Rosemary Gilliat et des extraits de son journal. Visitez notre page Facebook tous les jours pour découvrir les endroits que Rosemary et ses amies ont visités, et les personnes qu’elles ont rencontrées. À la fin de chaque semaine, les photos seront publiées dans notre album Flickr.


Beth Greenhorn est gestionnaire de projet principale à la Direction de la diffusion et de l’engagement à Bibliothèque et Archives Canada.

Photos de Yousuf Karsh maintenant sur Flickr

Yousuf Karsh immigre au Canada pendant son adolescence, à la demande de ses parents, et concrétise son rêve de devenir un photographe de renommée internationale.