Les parcs nationaux du Canada sont des aires protégées, établies par la législation fédérale, qui visent à protéger le patrimoine naturel du pays pour le faire connaître et apprécier du public. Les parcs nationaux sont préservés pour les générations futures; ils sont apparus au Canada il y a plus d’un siècle.
L’évolution de notre sport national d’hiver : innovations dans le monde du hockey
Premiers arénas dotés de glace artificielle au Canada
En 1911, Frank et Lester Patrick, joueurs de hockey et entrepreneurs, construisent les deux premières patinoires à glace artificielle au Canada : l’aréna Denman à Vancouver et l’aréna Victoria à Victoria. À l’époque, l’aréna Denman était le plus grand au Canada et pouvait accueillir 10 500 spectateurs. Conçues dans le but d’être le principal théâtre des matches de la nouvelle Pacific Coast Hockey Association, les patinoires ont été créées par les frères Patrick afin d’instaurer le hockey professionnel dans l’Ouest canadien et de faire concurrence à l’Association nationale de hockey (l’ancêtre de la Ligue nationale de hockey).

Carte de hockey pour Frank Patrick, vers 1910-1912. (MIKAN 4876354)
Selon la base de données de Bibliothèque et Archives Canada Brevets canadiens, 1869-1919, Frank Patrick dépose une demande de brevet auprès de la division des brevets canadiens concernant le système de réfrigération de ses patinoires en 1913. Le brevet semble avoir été accordé en juin 1914, bien que l’on eût apposé sur le formulaire de demande une estampille d’annulation (« cancelled »).

Demande de brevet d’une patinoire de glace. (numéro de brevet 156325)
Reconnus comme les chefs de file dans le développement des patinoires de hockey sur glace artificielle au Canada, on accorde aussi à Frank et à Lester Patrick le crédit d’avoir élaboré de nombreux règlements du jeu, encore en vigueur de nos jours.
Création et évolution du filet de hockey
Les premiers buts de hockey étaient formés de deux roches et par la suite de poteaux qui étaient placés à chaque extrémité de la patinoire. Au départ, les poteaux des buts étaient placés à huit pieds d’écart, distance que l’on a ensuite réduite à six pieds, cette mesure étant toujours de mise.

Match de hockey à l’université McGill. (MIKAN 3332330)

Règlements de l’Ontario Hockey Association, tels qu’ils sont énoncés dans le document intitulée Hockey: Canada’s Royal Winter Game. (« Hockey : le jeu hivernal royal au Canada ») (disponible en anglais seulement)
À compter des années 1890, différentes ligues de hockey ont mis à l’essai des filets de pêcheur que l’on attachait aux poteaux dans le but d’éviter tout malentendu sur la validité des buts accordés. En 1899, la toute nouvelle Canadian Amateur Hockey League adoptait officiellement l’usage de filets de hockey durant leurs matches. Les buts étaient composés d’un filet attaché à une corde reliée au sommet de chacun des poteaux des buts.
![Une reproduction en noir et blanc d’un cahier de note écrit à la main avec le titre « championnat intermédiaire » [Intermediate Championship]](https://ledecoublogue.com/wp-content/uploads/2015/07/hockeyrules.jpg)
Procès-verbal de la réunion annuelle de la Canadian Amateur Hockey League, le 9 décembre 1899. (en anglais seulement) (MIKAN 100095 ou sur le site Web Héritage, image 95)

Photo de groupe du Ottawa Hockey Club en 1914 où figure Percy LeSueur (range du haut, au centre). (MIKAN 3386140)

Demande de brevet de M. LeSueur, dessin illustrant les améliorations apportées au filet d’hockey. (numéro de brevet 139387)
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Canadian Amateur Hockey League Association, veuillez consulter le fonds Montreal Amateur Athletic Association conservé à Bibliothèque et Archives Canada.
Le masque des gardiens de but
En novembre 1959, un autre remarquable gardien de but, Jacques Plante, allait changer le monde du hockey en portant un masque sur une base régulière. Auparavant, les gardiens de but ne portaient pas de masque protecteur. Parmi les rares exceptions dignes de mention, il y avait eu Elizabeth Graham qui avait porté un masque d’escrime lors d’un match de hockey en 1927 et le gardien de but de la Ligue nationale de hockey (LNH) Clint Benedict, qui a eu recours à un masque de cuir le temps de quelques matchs en 1929. M. Plante, joueur des Canadiens de Montréal, a expérimenté le port de cet équipement au milieu des années 1950 en employant différents masques durant des entraînements et des parties hors-concours afin de se protéger des rondelles et des bâtons.

Jacques Plante montre un masque « Louch », qu’il a expérimenté pendant les entraînements avant 1959. (MIKAN 4814214)
Le 1er novembre 1959, après avoir subi une fracture du nez et des lacérations au visage durant un match de la LNH contre les Rangers de New York, il revient du vestiaire avec un masque conçu par un spécialiste de la fibre de verre, Bill Burchmore.
En janvier 1960, Jacques Plante commence à porter un nouveau masque plus léger, communément appelé le « bretzel », fabriqué par M. Burchmore à partir de 540 fils en fibre de verre tissés.

Jacques Plante en action portant un second type de masque le 17 janvier 1960. (MIKAN 4814205)

Jacques Plante relevant son masque de hockey. (MIKAN 3628632)
D’autres gardiens de but suivront son exemple et le masque ne tarde pas à devenir une pièce d’équipement courante pour cette position. Jacques Plante continuera d’améliorer les masques de gardien de but et il créera sa propre entreprise de fabrication de masques vers la fin de sa carrière de hockeyeur.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur Jacques Plante et ses innovations, consulter le fonds Jacques et Caroline Raymonde Plante conservé à Bibliothèque et Archives Canada.
Vos ancêtres viennent-ils de France?
Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre français, et quand il ou elle a quitté la France et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines françaises?
Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Français. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.
Bibliothèque et Archives Canada possède une vaste collection de recensements, allant de 1666 à 1916. Vous pouvez y trouver les noms de vos ancêtres canadiens-français.
Les porteurs des voitures-lits
Par Dalton Campbell
Les voitures-lits sont introduites au Canada dans les années 1870 par la Pullman Palace Car Company. Celle‑ci construit et exploite des voitures ferroviaires de luxe dont les sièges sont convertibles en lits superposés; les sièges forment la couchette inférieure, tandis que la couchette supérieure est abaissée depuis le plafond. Les voitures Pullman sont reconnues pour leurs commodités, leur confort et le service assuré par les porteurs.

Un porteur en compagnie de deux autres employés pendant un arrêt effectué lors de la visite de sir Arthur Conan Doyle au Canada, en 1914. (a011186)

Le soir, les porteurs préparent les lits. Un des sièges est ouvert afin d’aménager une couchette inférieure confortable. Alors que les passagers dorment, les porteurs continuent de travailler au delà de minuit. Ils peuvent faire un somme pendant la nuit s’il n’y a pas d’appels ou d’urgences, mais ils se réveillent avant l’aube afin d’entreprendre leur journée de travail. 1937. (e010861953)

Pendant que les passagers déjeunent, les porteurs convertissent les couchettes en sièges. La couchette supérieure est rangée à l’intérieur des panneaux, au-dessus des sièges. 1929. (e010861953)
Au début du XXe siècle, les sociétés de chemins de fer font partie des rares entreprises canadiennes à embaucher des Noirs. Cette occasion attire beaucoup d’hommes, mais il y a des restrictions : les chemins de fer n’embauchent des Noirs qu’à titre de porteurs, et, de la Première Guerre mondiale aux années 1950, aucun Noir n’est engagé ou promu à un poste d’ingénieur, de chef de train ou à tout autre poste à bord du train.
Les porteurs servent les passagers tout au long du voyage; ils les aident à embarquer et à débarquer; servent des boissons et des collations; préparent les couchettes; font les lits; cirent les chaussures; s’occupent des jeunes enfants et les divertissent; et répondent aux moindres désirs et besoins des clients. Pourtant, malgré leur rôle essentiel et leur présence constante, ils sont relégués à l’arrière-plan.

Un porteur se charge des bagages de passagers sur le point de monter à bord du Dominion à la gare Windsor de Montréal, au Québec, vers 1947. (e003641861)
Les hommes touchent un salaire de base, parcourent le Canada et rencontrent des voyageurs. Stanley Grizzle, un ancien porteur de voitures-lits, affirme dans son autobiographie que les porteurs sont admirés au sein de la communauté noire.
Cependant, la médaille a un revers. Les porteurs travaillent de longues heures, doivent être disponibles à toute heure du jour ou de la nuit, et dorment dans des couchettes aménagées dans le compartiment pour fumeurs des hommes. Ils passent souvent plusieurs jours consécutifs loin de chez eux. De plus, ils craignent les plaintes des passagers et font fréquemment l’objet de mesures disciplinaires sévères de la part de la direction. Les porteurs sont en outre exposés à des représailles s’ils signalent que des passagers jouent à l’argent, consomment trop d’alcool ou se livrent à des activités illicites.
Les porteurs doivent endurer les insultes et les sobriquets des passagers. Par exemple, Stanley Grizzle écrit que les porteurs se font souvent appeler « George », en référence à George Pullman, premier propriétaire de la Pullman Car Company. De plus, les porteurs doivent compter sur les pourboires des voyageurs. Selon Grizzle, si l’argent est le bienvenu, le fait de demander un pourboire est humiliant, renforce l’impression d’asservissement et permet à l’entreprise de justifier les maigres salaires.

Deux porteurs aident des passagers et d’autres membres de l’équipage à la gare de Jasper, en Alberta, en 1929. (a058321)
La Fraternité des porteurs de wagons-dortoirs se forme au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Le syndicat négocie des augmentations salariales, de meilleures conditions de travail (et de sommeil), des mesures disciplinaires plus justes et transparentes, et la fin de la discrimination raciale en matière d’embauche et de promotion. En raison des changements qui affectent l’industrie du voyage, les sociétés de chemins de fer emploient de moins en moins de porteurs de voitures-lits à partir des années 1960. En 1999, Patrimoine canadien a dévoilé une plaque à la gare Windsor de Montréal, au Québec, en hommage aux porteurs des voitures-lits.
Ressources connexes
- Fonds Stanley G. Grizzle
- Employés des chemins de fer (Caisse de prévoyance pour les retraités de chemins de fer)
Dalton Campbell est archiviste à la section Science, environnement et économie dans la division des Archives privées.
Images de chalets et de campements maintenant sur Flickr
Les chalets et les campements sont synonymes de vacances pour les Canadiens. Ils constituent l’endroit idéal pour passer du temps en bonne compagnie et pratiquer de nombreuses activités en plein air.
For Better or For Worse : la collection des bandes dessinées iconiques de Lynn Johnston de Bibliothèque et Archives Canada
Lynn Johnston est connue pour la création et l’illustration de la bande dessinée publiée For Better or For Worse (« pour le meilleur et pour le pire ») parue dans plus de 2 000 journaux dans 160 pays. Inspirée par sa propre expérience familiale, Lynn Johnston offre dans cette bande dessinée des interprétations humoristiques, touchantes et réfléchies de la vie de la famille fictive des Patterson : John et Elly, leurs enfants Michael, Elizabeth et April et leur chien adoré, Farley, alors qu’ils traversent les défis et les joies de la vie.
Cet été, la Galerie d’art de Sudbury présentera une exposition itinérante des œuvres de Johnston intitulée For Better or For Worse: The Comic Art of Lynn Johnston (« pour le pire et pour le meilleur : les bandes dessinées de Lynn Johnston »). Cette exposition célébrera le 30e anniversaire de la bande dessinée en explorant la vie de l’artiste, son procédé créatif et les réactions des lecteurs à travers les années. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) prêtera plus de 50 panneaux de bandes dessinées originales dessinées par Johnston de sa collection pour l’exposition.
Des premières bandes dessinées de Johnston en 1979 à certaines de ses œuvres plus récentes de 1995, la sélection de bandes dessinées de BAC couvre un éventail de sujets réels et humoristiques dont la plupart traitent des expériences d’Elly Patterson en tant que femme au foyer.
La collection Lynn Johnston à BAC contient d’autres objets qui font preuve de la popularité de la bande dessinée de Johnston. Elle comprend une collection de poupées à l’effigie d’April Patterson, la cadette de la famille Patterson. BAC possède aussi des objets souvenir de la Fondation Farley, un organisme dédié à offrir une aide financière aux gens qui ont besoin d’aide pour prendre soin de leurs animaux domestiques. L’organisme porte son nom en l’honneur de Farley Patterson, le berger anglais bien-aimé de la famille Patterson, qui décède dans la bande dessinée.
Finalement, la collection comprend une grande quantité de lettres d’admirateurs rédigées par les lecteurs de Johnston. Les plus notables sont les deux sous-séries de la collection qui portent sur deux événements majeurs qui ont eu lieu dans la bande dessinée. Par exemple, suite à sa décision d’incorporer un personnage ouvertement homosexuel dans la bande dessinée, Johnston a reçu une énorme quantité de réponses de lecteurs à travers l’Amérique du Nord. De façon similaire, le décès de la mère d’Elly Patterson a suscité des réactions de nombreux lecteurs qui ont envoyé des témoignages de sympathie à Johnston alors qu’ils vivaient eux-mêmes le deuil d’un être cher.
Ne manquez pas l’exposition à la Galerie d’art de Sudbury du 11 juillet au 1er novembre 2015 pour en apprendre davantage sur le travail et le procédé créatif de Lynn Johnston!
Un casier pour tout tout tout
Vous visiterez bientôt Bibliothèque et Archives Canada au 395, rue Wellington à Ottawa pour faire des recherches? On vous demandera peut-être – et plus d’une fois– si vous avez besoin d’un casier. Voyons voir pourquoi.
À votre arrivée, au rez-de-chaussée, le commissionnaire au bureau de la sécurité vous demandera si vous voulez un casier pour ranger vos effets personnels : manteau, chapeau, sac, parapluie… Vous vous en doutez bien, tous ces articles sont interdits dans les salles de référence ou de consultation, pour protéger la collection contre les dommages et les pertes. On vous offrira donc de les ranger pour la journée dans un casier situé au rez-de-chaussée. Vous devrez laisser la clé de votre casier au bureau de la sécurité chaque fois que vous quittez l’édifice (que ce soit pour un moment ou à la fin de la journée), même si vous prévoyez revenir.
Vous pourriez aussi avoir besoin d’autres casiers au 3e étage pour y entreposer temporairement des documents d’archives, des documents publiés ou des documents à accès restreint. Ces trois types de casiers peuvent être réservés pour des périodes allant jusqu’à un mois, et la réservation est renouvelable.
Le premier type de casier au 3e étage – le plus commun – sert à entreposer des documents d’archives dont l’accès est ouvert; il est possible d’en réserver jusqu’à trois. Vous pouvez en faire la demande si vous prévoyez venir sur place pour faire vos recherches; vous pouvez aussi en réserver auprès du personnel des Services de consultation lorsque vous soumettez une demande anticipée de retrait de documents. Le bureau de la sécurité du rez-de-chaussée conserve les clés de ces casiers; vous devez les y laisser dès que vous quittez l’édifice, que ce soit pour un moment ou à la fin de la journée.
Le deuxième type de casier au 3e étage – plus petit – sert à entreposer temporairement les documents publiés que vous avez demandés, lorsqu’ils sont peu volumineux. La procédure de réservation est la même que celle expliquée précédemment.
Le troisième type de casier est réservé aux documents à accès restreint (code 32). Encore une fois, vous pouvez en réserver un de la même façon. Cependant, les clés ne vous sont pas données automatiquement : le commissionnaire posté dans le foyer du 3e étage vérifie d’abord si vous avez le droit d’utiliser ce type de casier.
Enfin, lorsque vous réservez un casier au 3e étage, n’oubliez pas ceci :
- Rangez-y seulement le matériel de Bibliothèque et Archives Canada (pas d’effets personnels)
- N’y rangez pas de microfilms d’archives ni de microfilms en libre-service
- Notez que les périodes de prêt pour les casiers et le matériel sont souvent différentes
- Renouvelez le prêt de votre casier et de vos documents pour éviter que ceux-ci ne soient retournés en entreposage avant la fin de vos travaux
- Tout article en retard peut être retiré de votre casier et retourné en entreposage, même si la période d’emprunt du casier n’est pas expirée
- Pour prolonger la période de prêt de votre casier ou de vos documents en dehors des heures normales, faites-en la demande par courriel à consultationtext@bac-lac.gc.ca, en fournissant tous les détails pertinents
Album photos no 47 : Compte rendu d’une expédition authentique et reconstituée dans l’Ouest canadien : un mystère!
Dans les précédents textes affichés, « La tournée de l’Ouest canadien de sir Arthur Conan Doyle, juin 1914 » et « Une visite au parc national Jasper », nous avons suivi sir Arthur Conan Doyle alors qu’il traversait le Canada en 1914. Les images du voyage sont tirées d’un grand album d’épreuves photographiques rassemblées par William Topley qui devait prétendument saisir les déplacements de l’auteur. Après des recherches approfondies, on observe certains faits étranges quant au montage de l’album.
L’album photos (voir des pages de l’album ci-dessous) nous apparaît non seulement comme un compte rendu de la tournée de Conan Doyle de 1914, mais aussi comme la reconstitution d’un voyage qu’un immigrant ou un touriste aurait effectué en empruntant le réseau de la Grand Trunk Pacific Railway Company.
Indices
D’abord, les négatifs originaux en nitrate de cellulose et sur support de verre se trouvent dans le fonds Topley plutôt qu’en possession du ministère de l’Intérieur, qui a embauché le photographe pour la tournée de Conan Doyle.
En second lieu, l’album photos est conservé dans le fonds du ministère de l’Intérieur dans une série intitulée Division de l’immigration. Albums photographiques de peuplement canadien. Dans la notice Mikan, on peut lire que les albums de cette série renferment des photographies prises par deux photographes, John Woodruff et Horatio Topley, employés du studio William Topley. Toutefois, les photographies qui se trouvent dans l’album de sir Arthur Conan Doyle portent une indication claire selon laquelle elles ont été prises par William Topley, plutôt que par son frère, qui est décédé en 1910.
Troisièmement, alors que la notice Mikan —Tournée de sir Arthur Conan Doyle — laisse croire que tout l’album porte sur la tournée de Conan Doyle, une inspection rigoureuse de l’album en soi révèle que seule une partie des photographies ont été prises durant la tournée! La dernière partie de l’album contient des photos de lieux à proximité du reste du parcours de la Grand Trunk Pacific Railway Company de Jasper (Alberta) en passant par le centre nord de la Colombie-Britannique jusqu’à Prince Rupert sur la côte du Pacifique, des lieux que Conan Doyle n’a pas visités puisqu’il a emprunté la route de l’est après son séjour dans le parc national Jasper.
Pourquoi ces autres photos sont-elles donc dans l’album? En consultant l’instrument de recherche pour la série SC du studio Topley (en anglais seulement), nous apprenons que M. Topley aurait peut-être voyagé à bord du Grand Trunk Pacific Railway afin de photographier le glacier du mont Robson et le lac Berg en 1913. En juillet 1915, il serait possiblement monté à bord du train à Jasper (Alberta) jusqu’à Prince Rupert (Colombie-Britannique). En route, il aurait photographié :
- Un wagon à Moose Lake
- Prince George (C.-B.)
- Totems à Kitwanga (C.-B.)
- Paysage de la rivière Skeena
- Gare et quai à Prince Rupert (C.-B.)

Instrument de recherche inséré au début de l’album photos de sir Arthur Conan Doyle de la Division de l’immigration et énumérant les photographies contenues dans l’album.
Le ministère de l’Intérieur a fort probablement engagé M. Topley pour consigner ces voyages, car le Ministère lui a confié d’importants mandats au cours des deux premières décennies du 20e siècle. En 1917, le ministère de l’Intérieur a publié le livre, Description of and Guide to Jasper Park (en anglais seulement), qui renferme plusieurs photos de M. Topley tirées de son voyage de 1914 avec Conan Doyle et une photo de son voyage de 1915 (en anglais seulement).

Page de l’album montrant des photographies prises lors d’une expédition de journalistes dans le parc Jasper où l’année 1915 est clairement indiquée.

Première et dernière pages de l’album. La dernière photographie montre un navire à vapeur qui se dirige vers Vancouver. Toutefois, le groupe de Conan Doyle n’est jamais allé au-delà du mont Robson.
Que le ministère de l’Intérieur ait conçu l’album pour qu’il soit consulté par la population ou non, de toute évidence, les excursions de M. Topley vers l’Ouest étaient accrocheuses. Le photographe a été interpellé par les magnifiques paysages de l’Ouest. Andrew Rodger, archiviste de photos de Bibliothèque et Archives Canada, aujourd’hui à la retraite, et expert de l’œuvre de M. Topley, écrit dans le Dictionnaire biographique du Canada : « Topley et sa femme, qui mourut en 1927, passèrent une grande partie de leurs dernières années à Edmonton avec leur fille, Helena Sarah, et leur beau-fils, Robert C.W. Lett. Ce dernier, un employé de la Grand Trunk Pacific Railway Company, a probablement contribué à ce que le nom Topley soit attribué à une collectivité située sur le réseau de cette ligne ferroviaire, dans le nord de la Colombie-Britannique. »
William Topley est décédé à Vancouver en 1930.
La conservation des cahiers de dessins de William Redver Stark : dates et lieux
Dans cette dernière partie concernant l’ordre des pages, nous allons nous intéresser aux dates et lieux de séjour de William Stark en Europe, en recoupant les informations consignées dans ses cahiers avec les événements vécus par son unité militaire et les lieux où elle a été déployée.
Dans plusieurs de ses cahiers, Stark a écrit le nom de la ville ou du village qu’il a dessiné, en y ajoutant parfois la date. Ces annotations nous permettent aujourd’hui de bien mesurer le temps que Stark a passé en France et en Belgique; elles sont aussi très utiles pour replacer les feuilles détachées en ordre séquentiel.
Nous avons pu vérifier plusieurs de ces dates et lieux en consultant les journaux de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes. Les journaux de guerre sont des comptes rendus quotidiens des unités de la Première Guerre mondiale.

Cahier de dessins montrant un canon capturé lors de la deuxième bataille de la Somme, daté d’août 1918 par Stark. (MIKAN 3029137)
![Reproduction en noir et blanc d’une page dactylographiée où l’on peut lire une inscription datée du 14 août 1918 : « Le gros canon naval allemand de 11,5 pouces sur rails, capturé durant la récente attaque, a été transporté depuis le Chemin Vert. Il a été capturé en entier, avec les munitions et la locomotive. […]](https://ledecoublogue.com/wp-content/uploads/2015/06/e001467785.jpg?w=584&h=324)
Page du journal de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes où est consignée la capture d’un canon naval allemand le 14 août 1918.

Vue de Péronne, trouvée dans le cahier de dessins no 7 et datée d’avril 1917 (MIKAN 3028908).
![Une reproduction en noir et blanc d’une page manuscrite portant l’inscription suivante datée du 15 avril 1917 : « […] le quartier général du bataillon a été déménagé à Peronne. »](https://ledecoublogue.com/wp-content/uploads/2015/06/e001467611.jpg?w=584&h=323)
Le journal de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes montrant la première inscription faisant référence au déménagement du quartier général du bataillon à Péronne.
Données ouvertes : rendre accessibles les anciennes études du gouvernement du Canada
Le Plan d’action du Canada pour un gouvernement ouvert explique comment le gouvernement fédéral fait la promotion de la transparence et de la responsabilité et favorise l’engagement des citoyens en diffusant des données gouvernementales sans en restreindre l’utilisation. L’information communicable se divise en deux catégories : les données structurées (lisibles à la machine) et l’information ouverte (les documents non structurés et les documents multimédias). L’information sera affichée sur le site Web du gouvernement ouvert en vertu de la licence du gouvernement ouvert pour qu’elle soit facile à découvrir et à réutiliser. Les données structurées seront offertes sur le portail des données ouvertes, et l’information non structurée, sur le portail d’information ouverte.
Bibliothèque et Archives Canada extrait actuellement des dispositifs de stockage désuets les ensembles de données générés par des études de ministères fédéraux. Celles‑ci portent sur une vaste gamme de sujets comme l’environnement, la santé et l’immigration. Le contenu numérique généré par ces études est acquis depuis le début des années 1970; les structures de fichiers et les schémas d’encodage désuets sont transformés pour que les ordinateurs contemporains, qui utilisent le schéma d’encodage ASCII, puissent les lire.
Les ensembles de données seront accessibles sur le portail des données ouvertes après leur migration. Des listes de codage décrivant la structure des fichiers et définissant les variables inscrites dans chacun des champs seront également fournies. Les ensembles de données migrés seront présentés sous forme de données brutes. Un logiciel spécialisé, comme une feuille de calcul ou un outil statistique, sera nécessaire pour interpréter et analyser le contenu de chaque fichier. Les données brutes préservent l’intégrité du contenu archivistique et vous permettront de faire votre propre interprétation et analyse.
D’autres nouvelles sur les ensembles de données publiés seront diffusées au cours des prochains mois.


