Images de la Police à cheval du Nord-Ouest au Yukon maintenant sur Flickr

La ruée vers l’or du Klondike a laissé derrière elle une infrastructure d’approvisionnement, de soutien et de gouvernance qui a mené au développement continu du territoire dont l’ampleur était si grande que le Yukon est devenu un territoire canadien le 13 juin 1898. La Police à cheval du Nord-Ouest est restée afin de maintenir la paix et l’ordre, qu’elle avait jusque-là assuré avec succès.

Allons au Nord, Monsieur!

En 1894, le gouvernement du Canada commence à s’intéresser au Yukon. L’arrivée de citoyens américains dans la région inquiète, d’autant plus que la frontière est contestée à certains endroits. Le maintien de la loi et de l’ordre et le commerce de l’alcool chez les mineurs sont aussi de plus en plus préoccupants.

L’inspecteur Charles Constantine, de la Police à cheval du Nord-Ouest, est donc dépêché au Yukon. Sa mission : faire appliquer la loi, surveiller la frontière, contrôler les échanges commerciaux et déterminer l’effectif requis pour faire régner l’ordre dans la région.

Au bout de quatre semaines de travail, l’inspecteur Constantine retourne dans le Sud et présente son rapport au gouvernement. Il recommande l’envoi d’une plus grande force policière au Yukon : des hommes chevronnés, robustes, sobres et âgés de 22 à 32 ans. L’année suivante, en 1895, un contingent de 20 policiers quitte donc Regina sous son commandement. Direction : la frontière Yukon-Alaska. En juillet, les hommes atteignent la ville de Forty Mile, où ils érigent le fort Constantine. Défrichement, lutte contre les éléments et les insectes, construction de leurs quartiers : voilà les faits marquants de leur première année au Yukon. (Fait remarquable, les crimes sont rares à l’époque dans la région.)

Deux photos en noir et blanc apposées sur une page d’album, illustrant chacune un groupe de la Police à cheval du Nord-Ouest, dehors, dans la neige.

Le détachement du fort Constantine (maintenant Forty Mile) aux abords de la rivière Yukon, en 1895. C’est le premier groupe de la Police à cheval du Nord-Ouest établi au Yukon. (MIKAN 3715394)

En 1896, la situation change du tout au tout lorsqu’on découvre de l’or près de la rivière Klondike. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. La région, qui ne comptait jusque-là que 1 600 âmes, voit déferler jusqu’à l’été 1897 des dizaines de milliers de prospecteurs, de joueurs, de spéculateurs et d’individus ayant des intentions criminelles, la majorité en provenance des États-Unis.

La Police à cheval du Nord-Ouest, toujours sous le commandement de l’inspecteur Constantine, a fort à faire pour veiller au respect de la loi dans une région envahie par les chercheurs d’or. On installe des postes de douane aux cols Chilkoot et White, et on commence à réclamer des droits et à imposer des tarifs divers. Les prospecteurs qui n’ont pas assez d’argent pour se rendre à Dawson City et y passer l’hiver sont retournés chez eux.

En 1898, les 51 membres de la Police à cheval du Nord-Ouest et les 50 membres de la milice canadienne assurent la souveraineté du Canada sur le territoire du Yukon. Même s’ils sont en infériorité numérique, à court de matériel et de personnel, ils continuent de faire régner la loi et l’ordre aux passages frontaliers et dans les régions minières.

Trois officiers de la Police à cheval du Nord-Ouest au repos, en uniforme, les mains croisées sur l’extrémité de leurs fusils.

Police à cheval du Nord-Ouest au Yukon, 1898-1899 (MIKAN 3379433)

La ruée vers l’or au Klondike se poursuit jusqu’en 1899, année où l’on découvre aussi de l’or en Alaska. La route des prospecteurs bifurque alors vers cet État, plus précisément vers la région de Nome. L’épopée au Klondike laisse toutefois des traces : des infrastructures pour l’approvisionnement, les services de soutien et la gouvernance qui favoriseront le développement du Yukon, au point où il deviendra un territoire canadien le 13 juin 1898. La Police à cheval du Nord-Ouest, demeurée sur le territoire, continuera à y faire régner la paix et l’ordre.

Photo en noir et blanc de deux hommes en uniforme de la Police à cheval du Nord-Ouest, assis sur des lits de camp dans une tente.

La Police à cheval du Nord-Ouest au Yukon, 1898-1910 (MIKAN 3407658)

Bibliothèque et Archives Canada conserve une grande variété de documents en lien avec la Police à cheval du Nord-Ouest, sa présence sur le territoire du Yukon et la ruée vers l’or au Klondike. Cherchez d’abord dans le fonds Charles Constantine, en utilisant la fonction « Recherche de fonds d’archives ». En faisant une recherche de base à partir du nom de M. Constantine, vous trouverez aussi des documents du ministère de la Justice.

Lancez également des recherches avec les mots-clés suivants pour trouver d’autres documents de cette époque. (Pour obtenir le maximum de résultats, utilisez également les mots-clés anglais, car plusieurs documents n’existent que dans cette langue.)

Lac Bennett (Bennett Lake)
Chilkoot
Dawson City Yukon
Dyea
Forty Mile
Ruée vers l’or (Gold Rush)
Rivière Klondike (Klondike River)
Skagway
White Pass
Rivière Yukon (Yukon River)

Sites connexes

Vos ancêtres viennent-ils du Danemark?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre danois, et quand il ou elle a quitté le Danemark et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines danoises?

Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Danois. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

« La Pointe »

Photographie stéréoscopique en noir et blanc montrant la construction d’un pont.

Photographie stéréoscopique de la construction en cours du pont Victoria depuis la Pointe-Saint-Charles (MIKAN 3357662)

Le paysage et la population de Pointe-Saint-Charles ont changé de façon spectaculaire une fois la construction du canal de Lachine terminée en 1848 et davantage encore avec la nouvelle infrastructure ferroviaire et la construction du pont Victoria, qui relie Montréal à la Rive-Sud. Plusieurs entreprises ont été attirées vers cette région; de nouveaux emplois ont été créés, et la terre précédemment donnée à l’agriculture a été rachetée pour y construire des logements résidentiels. Selon Héritage Montréal, au début du 20e siècle, Pointe-Saint-Charles était devenue le plus grand secteur industriel, non seulement de Montréal, mais de tout le Canada. C’est à cette époque que La Pointe est également devenue l’exemple par excellence d’un creuset ethnique. Peuplée principalement par des Canadiens anglais (75 %) et des Canadiens français (25 %), La Pointe a ensuite accueilli de plus en plus de groupes ethniques différents. Lire la suite

Un visage, un nom voit plus grand!

Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certains pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.

Le projet Un visage, un nom a vu le jour au début de 2002, quand Bibliothèque et Archives Canada s’est associé au programme de formation Nunavut Sivuniksavut et au ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse du gouvernement du Nunavut. Son but? Numériser des photos d’Inuits conservées par Bibliothèque et Archives Canada pour tenter d’identifier les personnes sur ces clichés. (Les photos ont été prises sur le territoire du Nunavut actuel.) On croyait alors que le projet durerait une année. C’était sans compter son succès auprès du public!

Pour souligner en juin le Mois national de l’histoire autochtone, Bibliothèque et Archives Canada est heureux d’annoncer le lancement du nouveau site Un visage, un nom. En plus des communautés du Nunavut, ce projet élargi englobe maintenant les Inuits d’Inuvialuit, dans les Territoires-du-Nord-Ouest; ceux du Nunavik, dans le nord du Québec; et ceux du Nunatsiavut, au Labrador; s’y ajoutent aussi les Premières Nations et les Métis du reste du Canada. Du contenu tout neuf sera versé sur le nouveau site; quant au projet original Un visage, un nom, il demeurera tel quel sur le Web.

Le projet Un visage, un nom : 2002-2012 a commencé par la numérisation d’environ 500 photos du fonds Richard Harrington. Depuis, Bibliothèque et Archives Canada a numérisé environ 8 000 photos provenant de divers ministères et de collections privées. Grâce à l’enthousiasme et au soutien des chercheurs inuits et non inuits, près du quart des personnes, des activités et des événements représentés sur les photos ont pu être identifiés. Toute l’information recueillie a été ajoutée à la base de données du projet.

Au fil des ans, Bibliothèque et Archives Canada a reçu plusieurs photos et entendu de touchants récits de personnes qui ont pu renouer avec leur famille et leurs amis grâce à Un visage, un nom. Par exemple, Mona Tigitkok, une aînée de Kugluktuk, s’est reconnue sur un portrait de jeunesse alors qu’elle assistait, à l’hiver 2011, à une rencontre de la Société patrimoniale Kitikmeot (site en anglais). La Société avait organisé plusieurs de ces rencontres, où l’on présentait des photos de personnes non identifiées.

Photographie en couleur prise dans une salle communautaire à Kugluktuk, au Nunavut, en février 2011. On y voit une femme âgée inuite, vêtue d’un long parka à motif floral bordé de fourrure; elle se tient devant une toile où est projetée une diapositive d’elle-même quand elle était jeune femme.

Mona Tigitkok devant une photo d’elle-même prise plus de 50 ans auparavant (Kugluktuk, Nunavut, février 2011). Crédit : Société patrimoniale Kitikmeot

Pour l’auteure et historienne Deborah Kigjugalik Webster, Un visage, un nom a été utile tant sur le plan personnel que professionnel. Elle raconte :

Je travaille dans le domaine de l’histoire et du patrimoine inuits, et c’est comme ça que j’ai découvert le projet Un visage, un nom il y a quelques années. Mais le projet a aussi une signification personnelle pour moi. En faisant une recherche dans la base de données, j’ai découvert des photos de parents et de gens de ma communauté.

Les photographes d’autrefois n’identifiaient pas souvent les gens qu’ils prenaient en photo. Ils se contentaient d’indiquer « groupe d’Esquimaux » ou « femmes autochtones », par exemple. Un après-midi où je prenais le thé avec ma mère, Sally Qimmiu’naaq Webster, je lui ai montré des photos dans la base de données d’Un visage, un nom. Ensemble, nous avons pu identifier quelques visages de notre communauté de Baker Lake (Qamanittuaq). Quelle satisfaction! En redonnant leurs noms à ces personnes, réduites à l’anonymat dans les légendes des photographes, nous nous réapproprions notre histoire et notre patrimoine. 

Photographie d’une jeune femme inuite vêtue d’un col roulé et regardant vers le bas, Baker Lake (Qamanittuaq), Nunavut, 1969

Photo de feu Betty Natsialuk Hughson (identifiée par sa parente Sally Qimmiu’naaq Webster), prise à Baker Lake (Qamanittuaq), Nunavut, 1969 (MIKAN 4203863)

Avec Un visage, un nom, on peut bien sûr identifier des gens sur des photos, mais aussi ajouter ou corriger de l’information dans la base de données, comme corriger l’orthographe d’un nom. On n’a qu’à utiliser le formulaire en ligne. Ça vaut vraiment la peine d’aller voir les photos dans la base de données, surtout avec un aîné : ça débouche toujours sur des conversations intéressantes.

Au travail, je m’occupe d’une page Facebook qui s’appelle Inuit RCMP Special Constables from Nunavut [en anglais seulement]. On y rend hommage à nos gendarmes spéciaux inuits de la Gendarmerie royale du Canada. L’année dernière, j’y ai publié un portrait de Jimmy Gibbons, pris à Arviat en 1946. Je l’avais trouvé dans la base de données d’Un visage, un nom. Le gendarme spécial Gibbons était un homme remarquable. Il s’est joint à la GRC en 1936 et a pris sa retraite en 1965. Plusieurs personnes ont « aimé », partagé et commenté sa photo, dont certains de ses descendants : fils, neveux, petits-fils. Des gens ont tout simplement écrit « Merci ». Shelley Ann Voisey Atatsiaq a fièrement commenté : « Pas étonnant que j’aie déjà écrit à quel point je respecte la GRC : j’ai du sang de la GRC qui coule dans mes veines! Merci d’avoir partagé cette photo avec nous! »

Photographie noir et blanc prise de près d’un homme Inuit portant un veston et une cravate debout à l’extérieur.

Jimmy Gibbons, Gendarme spéciale de la Gendarmerie royale du Canada, Arviat (Nunavut), 1 août 1946 (MIKAN 4805042)

Envie d’en savoir plus sur le projet? Lisez l’article Project Naming/Un visage, un nom, paru en anglais dans le International Preservation News (aux pages 20 à 24 du no 61, publié en décembre 2013).

BAC aimerait aussi connaître votre opinion sur le deuxième volet du projet Un visage, un nom. Exprimez-vous grâce au formulaire « Le projet Un visage, un nom se poursuit ».

Histoire autochtone : Commencez votre recherche

Des images du Canada aux Pays-Bas maintenant sur Flickr

Vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c’est aux forces canadiennes qu’incomba la responsabilité de libérer les Pays-Bas de l’occupation nazie. Pendant les combats, les civils retenus derrière les lignes ennemies souffrirent de malnutrition, de famine et de mauvaises conditions de logement; environ 18 000 perdirent la vie. La libération des Pays-Bas coûta la vie à plus de 6 700 soldats canadiens.

Les BD à Bibliothèque et Archives Canada

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que Bibliothèque et Archives Canada (BAC), le gardien du patrimoine documentaire national, conserve une gamme de publications canadiennes. Mais saviez-vous qu’il possède aussi une grande collection de bandes dessinées publiées au Canada et à l’étranger par des auteurs canadiens?

C’est généralement grâce au dépôt légal que BAC acquiert les BD publiées au pays, mais deux donateurs privés lui ont aussi confié d’importantes collections.

La plus grande, la collection de bandes dessinées canadiennes John Bell, provient d’un ancien archiviste de BAC et historien de la bande dessinée, John Bell. Elle compte environ 4 000 BD en tous genres, allant des histoires de superhéros de la Deuxième Guerre mondiale aux magazines du 21e siècle. Elle n’est pas cataloguée, mais la liste complète se trouve dans AMICUS.

Photographie en couleur montrant une boîte contenant des fichiers avec des étiquettes. Un fichier est à moitié sortie de la boîte et montre une BD avec une couverture rouge avec le prix modique de 10¢.

Une boîte de la collection Bell Features cataloguée et emboîtée

La collection Bell Features est elle aussi riche en BD canadiennes de la Deuxième Guerre mondiale. Elle compte pas moins de 382 bandes dessinées provenant des archives de la maison d’édition torontoise Bell Features, un des plus grands éditeurs canadiens de l’époque. Composée de BD anciennes extrêmement rares, elle compte parmi les plus importantes ressources sur les bandes dessinées. Tous les titres de cette collection ont été catalogués dans AMICUS.

Depuis quelques décennies, les bandes dessinées et les romans illustrés, à l’instar d’autres genres littéraires, font l’objet d’études sérieuses. Mais cela n’a pas toujours été le cas : dans les années 40, elles étaient plutôt perçues comme des livres jetables pour enfants, comme le démontrent les jeux publiés dans les BD de Bell Features. De nature éphémère, elles étaient imprimées sur du papier journal de piètre qualité, ce qui soulève des difficultés du point de vue de leur conservation. Heureusement, les conditions ambiantes sont optimales dans les chambres fortes ultramodernes du Centre de préservation de BAC.

Les BD de la collection Bell Features sont protégées de la lumière et de la saleté dans des boîtes fermées, sans acide. Chaque bande dessinée est placée dans une enveloppe de papier dont le haut et le côté se détachent; il est donc possible de la sortir sans l’accrocher ou la déchirer. En outre, la réserve alcaline des enveloppes ralentit la détérioration du papier causée par l’acide.

Pour découvrir le monde passionnant des bandes dessinées canadiennes, écoutez notre balado Protecteurs du Nord : les bandes dessinées au Canada.

Ressources connexes

Bibliothèque et Archives Canada publie sa plus récente émission de baladodiffusion : « Protecteurs du Nord : les bandes dessinées au Canada »

Bibliothèque et Archives Canada publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Protecteurs du Nord : les bandes dessinées au Canada.

L’influence des bandes dessinées sur la culture contemporaine est évidente, mais vous ignoriez peut- être que Bibliothèque et Archives Canada possède une grande collection de BD et de documents semblables. Dans cette émission, deux historiennes de la BD, Hope Nicholson et Rachel Richey, nous parlent de leur travail et de la contribution de BAC. De plus, la bibliothécaire des collections spéciales, Meaghan Scanlon, décrit la collection de BD en détail et présente les ressources offertes en ligne.

Abonnez‑vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

D’autres ajouts à la Collection de livres rares : un recensement

Après avoir reçu les derniers ajouts à la Collection de livres rares, l’équipe de la restauration a procédé à un recensement ou à une enquête afin de déterminer l’état de la collection. Les restaurateurs de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ont élaboré les questions du recensement en consultation avec des bibliothécaires spécialisés dans les livres rares. L’équipe de la restauration a ensuite évalué les livres individuellement et consigné l’information.

Les principaux renseignements consignés portaient sur l’état de la collection, mais ils renfermaient aussi des données sur les ornements et le style des livres. On a documenté tous les détails relatifs à l’état de chaque livre à l’origine, les travaux de restauration requis — qu’il s’agisse de travaux mineurs ou majeurs – ainsi que les dommages structurels observés. On a aussi pris note du degré de détérioration du cuir et du besoin de consolidation du cuir (un traitement de surface visant à empêcher la détérioration). De plus, on a déterminé l’emballage idéal pour chaque livre, que ce soit une enveloppe ou une enveloppe et une attache ou encore un boîtier, et l’on a consigné cette information. On a noté d’autres détails : les ornements sur la couverture, la présence de papier marbré et d’ex-libris, de même que toute autre inscription intéressante, des volumes manquants, etc.

Graphique circulaire illustrant les portions de la nouvelle collection en fonction de leur état, de mauvais à excellent.

Figure 1. Résultats du recensement de l’état des nouveaux livres rares.

Après le recensement, on a procédé à la consolidation du cuir de 499 livres sur un total de 518. Après les traitements, on a constaté qu’environ 8 % de la collection était passée d’un état passable à bon. Le nombre de livres dans un état passable a diminué, de 38 % à 30 %, et le nombre de livres en bon état a augmenté, de 27 % à 35 %. Seulement 15 % de la collection devaient être remboîtée, ce qui a été fait.

Un tableau et un graphique circulaire illustrant les types d’emballage requis en ce qui concerne la collection. La grande majorité des ouvrages n’ont pas besoin d’un emballage spécial, tandis que d’autres nécessitent une enveloppe, une enveloppe et une attache ou des boîtiers.

Figure 2. Éléments de la collection devant être remboîtés.

Maintenant que le recensement est terminé, l’équipe a rédigé un rapport qui résume et présente tous les résultats au moyen de graphiques et de tableaux simples. Le rapport constituera un précieux outil pour les restaurateurs et permettra de planifier les prochains projets de restauration en plus de servir d’instrument de recherche pour les bibliothécaires et archivistes.

Molly Lamb Bobak : première artiste de guerre du Canada

Le 24 mai 2015 marque le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première femme artiste de guerre du Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1942, Molly Lamb Bobak venait de finir son cours à l’école des arts de Vancouver. La jeune peintre talentueuse a rapidement joint le Service féminin de l’Armée canadienne en tant que dessinatrice, rêvant de devenir un jour artiste de guerre officielle. Elle a travaillé comme serveuse dans les cantines avant d’être envoyée en formation de base en Alberta. En 1945, elle est finalement promue au grade de lieutenant de la section historique des Forces armées canadiennes.

Photographie en noir et blanc prise de côté montrant une femme en uniforme souriante assise sur un quai avec un tableau à dessin et un crayon dans la main. En arrière-plan, on voit un jeune enfant blond et des voiliers à quai.

Molly Lamb, artiste de guerre, du Service féminin de l’Armée canadienne, en train de dessiner à Volendam, Pays-Bas, septembre 1945 (MIKAN 3217951)

Peu après s’être enrôlée, Molly Lamb Bobak a commencé à écrire son journal qui est un précieux témoignage du rôle du Service féminin de l’Armée canadienne dans l’effort de guerre. Intitulé simplement W110278, d’après son numéro matricule, le journal est un compte rendu personnel et instructif, écrit à la main, de la vie quotidienne dans l’armée, accompagné de ses dessins. Échelonné entre novembre 1942 et juin 1945, le journal contient 147 feuillets et presque 50 esquisses sur des feuilles volantes intercalées dans les pages.

La première page indique bien le ton humoristique et l’approche unique employés tout au long du journal. Il est écrit à la manière d’un quotidien, la mise en page est semblable à celle des journaux grand format. Le premier titre à la une est le suivant « Une jeune femme franchit une étape des plus importantes! « Vous faites maintenant partie de l’Armée », votre test médical a été accepté. » [Traduction]

Suivent ensuite des bulletins de nouvelles écrits à la main, parsemés d’anecdotes amusantes et d’illustrations animées qui racontent l’expérience des jeunes femmes et leur vie dans l’armée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le tout constitue un registre quotidien personnel de la vie dans le Service féminin de l’Armée canadienne à l’époque de Molly Lamb Bobak.

Trois ans après s’être enrôlée, Moly Lamb Bobak atteint son but ultime lorsqu’elle est nommée la première femme artiste de guerre au Canada et est envoyée outre-mer après le cessez-le-feu, où elle peint en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Pour célébrer le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première artiste de guerre du Canada, Bibliothèque et Archives a numérisé en entier son journal de la Deuxième Guerre mondiale en couleurs, en faisant ainsi un trésor national disponible en ligne.

Ressources connexes