Le hockey en temps de guerre : Le 228e Bataillon

Jusqu’au 22 janvier, Bibliothèque et Archives Canada présente l’exposition Le hockey en temps de guerre au 395, rue Wellington à Ottawa. C’est l’occasion pour les visiteurs d’en apprendre plus sur la contribution des joueurs de hockey canadiens à l’effort de guerre : des hommes qui se sont enrôlés et ont servi outre-mer lors de la Première Guerre mondiale, sans oublier les femmes qui ont pris le relais et récupéré la rondelle à la maison!

L’émergence de très bonnes équipes militaires de hockey est une histoire particulièrement fascinante. Saviez-vous qu’en 1916, le 61Bataillon de Winnipeg (en anglais seulement) remporta la prestigieuse Coupe Allan lors du championnat canadien de hockey senior? Et que le 87e Bataillon de Montréal fut assez bon pour disputer une partie amicale (en anglais seulement) contre une équipe professionnelle de Montréal comptant des joueurs des Canadiens?

Mais aucune équipe ne fut aussi populaire que celle du 228e Bataillon, comme le révèle la riche collection de documents gouvernementaux de Bibliothèque et Archives Canada. Connu sous le nom de Northern Fusiliers, le 228e Bataillon était basé à North Bay, en Ontario, et placé sous le commandement du lieutenant-colonel Archie Earchman. Les Fusiliers recrutèrent tellement de bons joueurs qu’à l’automne 1916, ils furent invités à joindre les rangs de l’Association nationale du hockey, la principale ligue professionnelle de ce sport et l’ancêtre de la Ligue nationale de hockey.

Photo en noir et blanc d’un homme debout, vêtu d’un uniforme, d’une casquette et d’un ceinturon-baudrier, une canne à la main.

Le lieutenant-colonel Earchman, D.S.O., Toronto, Ontario (date non précisée) (MIKAN 3215233)

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Frederick Horsman Varley (janvier 1881 – 8 septembre 1969)

Fils d’un lithographe publicitaire, Frederick Horsman Varley est né et a grandi dans la ville de l’acier de Sheffield, en Angleterre. Le talent d’artiste de M. Varley est vite reconnu lorsque, à l’âge de 11 ans, il est accepté à l’école des arts de Sheffield. À 21 ans, M. Varley a déjà étudié pendant trois ans les beaux-arts à l’Académie royale des beaux-arts à Antwerp, en Belgique. Avant d’immigrer au Canada en 1912, M. Varley travaille comme artiste publicitaire à Londres, en Angleterre, ainsi que comme professeur d’art dans sa ville natale de Sheffield.

Photographie en noir et blanc montrant un homme, debout, tenant une de la peinture et des pinceaux dans une main avec le regard un peu à l’écart.

Frederick Horsman Varley, probablement à la School of Decorative & Applied Arts de Vancouver, vers 1927, par le photographe John Vanderpant (MIKAN 3509585)

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Les trois questions sur la généalogie les plus courantes

Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certains pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.

Au comptoir de généalogie de Bibliothèque et Archives Canada, nous recevons de nombreuses questions intéressantes de la part de nos clients. Voici les trois questions les plus courantes :

Question 1.Mon grand-père est arrivé au Canada entre 1905 et 1914. Comment faire pour trouver l’information le concernant dans la liste de passagers?

D’abord, lancez une recherche à l’aide de son nom dans l’un des index disponibles en ligne. Si la première recherche est infructueuse, essayez d’autres orthographes et des variations de la date de naissance.

Si cette démarche demeure vaine, il existe d’autres documents indiquant l’année de l’immigration. Consultez alors les recensements ou les registres nationaux de 1940. Si vous connaissez le nom de la ville où votre ancêtre s’est établi, vous pourriez réduire le champ des recherches pour ce qui est de l’année de l’immigration en vérifiant l’année où son nom apparaît dans l’annuaire de la ville.

Vous pouvez aussi chercher le nom d’autres membres de la famille qui sont venus au Canada avec lui. Peut-être qu’il sera plus facile de trouver dans les listes de passagers le nom de l’épouse, « Alphonsine Simard », que le nom du grand-père, « Jean Simard» (les noms ne sont donnés qu’à titre d’exemple).

Question 2. Ma mère m’a déjà dit que notre lignée comportait des ancêtres autochtones. Que faire pour le démontrer?

Dressez votre arbre généalogique. Pour le moment, ne vous concentrez pas trop sur votre ancêtre autochtone. Examinez avec attention l’information contenue dans les recensements, plus particulièrement celui de 1901.

Tous les recensements indiqueront le lieu où votre ancêtre résidait, comme une municipalité, un village, une grande ville ou une réserve indienne fédérale. Dans certains recensements, on retrouve l’origine ethnique, comme Français, Irlandais, Indien, « métis », « métis écossais », Algonquin ou Mohawk. Il y a aussi parfois une liste de couleurs (« W » pour Blanc et « R » pour Rouge) et la langue première ou la langue maternelle, ce qui peut vous aider dans vos recherches.

Bon nombre de ces termes sont maintenant considérés comme offensants et ne sont plus en usage aujourd’hui. Ne vous limitez pas à la terminologie moderne, ne vous en tenez pas qu’aux termes contemporains, il se pourrait que l’on ait attribué à votre ancêtre différentes étiquettes selon la période, le lieu et les circonstances.

Question 3. Mon grand-père a servi durant la Seconde Guerre mondiale, mais il n’en a jamais parlé. Que dois-je faire pour découvrir ce qu’il a fait?

En guise de première étape pour connaître les détails sur l’expérience de guerre de votre grand-père, présentez une demande au service des dossiers du personnel afin d’obtenir des renseignements tirés de son dossier en remplissant notre formulaire de demande de renseignements militaires. Une fois que vous aurez reçu l’information disponible dans son dossier militaire de la Seconde Guerre mondiale, vous pourrez poursuivre votre recherche auprès des musées régimentaires et en lisant les historiques de régiments publiés (dont certains sont disponibles dans la collection de notre bibliothèque).

Si vous désirez nous poser une question, passez-nous voir au comptoir de généalogie au 395, rue Wellington, à Ottawa, ou envoyez-nous une demande en cliquant ici : formulaire de demande d’aide aux fins de recherches généalogiques.

Lancement de la base de données « Guerre de 1812 »

Bibliothèque et Archives Canada BAC a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle base de données en ligne : Guerre de 1812.

Les chercheurs auront maintenant accès à des données sur plus de 45 000 personnes ayant pris part à la guerre de 1812. Les noms des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi sont tirés de la vaste et unique collection de documents de BAC, notamment :

  • rôles d’appel
  • listes de paie
  • réclamations
  • certificats de service
  • concessions de terres
  • registres de médailles

Commencez vos recherches sur la guerre de 1812 maintenant!

À la recherche des dossiers de service des soldats de la Première Guerre mondiale

La base de données

Vous pouvez trouver des références aux dossiers de service des militaires ayant servi dans le Corps expéditionnaire canadien dans notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918.

Néanmoins, il est parfois difficile de trouver un soldat pour plusieurs raisons :

    • Son nom ou son prénom peut s’écrire de plusieurs manières Les renseignements dans les index correspondent à ceux inscrits dans les documents d’archives, qui ont souvent été écrits à la main. De plus, il est possible qu’il y ait une erreur dans la base de données. Le moteur de recherche de la base de données peut trouver des mots possédant une même racine. Par exemple, « Worth* » produira une recherche sur « Worth », « Worthing » et « Worthington ».
    • Plusieurs soldats ont le même nom Pour identifier votre soldat, il est essentiel de vérifier les documents d’attestation (formulaires d’enrôlement) puisqu’ils contiennent des renseignements personnels à son sujet.
    • Il a donné une fausse date de naissance  Pour pouvoir s’enrôler dans l’Armée durant la Première Guerre mondiale, il fallait avoir de 18 à 45 ans.

 

Numérisation des dossiers

Pour les mises à jour sur ce projet, consultez la page numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Lorsqu’un dossier est numérisé, vous pouvez le visualiser gratuitement en cliquant sur le lien « Dossier de service numérisé – format PDF » qui est ajouté à l’entrée de la base de données. Vous ne voyez pas de lien PDF? Le dossier n’est pas encore numérisé.

Comment commander une copie du dossier

Si le dossier n’est pas encore numérisé, il est possible d’en obtenir une copie. Des renseignements expliquant comment obtenir des copies sont fournis sur notre site Web, dans la rubrique liste de prix et normes de services – copie régulière.

Pour une commande de reproductions, il est nécessaire d’inclure la référence complète indiquée dans la base de données. Exemple :

Nom : MACDONALD, JOHN
Numéro de matricule : 105564
Date de naissance : 31/05/1881
Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 6736 – 5
Numéro d’item : 147430

Pour mieux comprendre les dossiers de service

Les liens suivants donnent des détails sur les documents importants qui sont offerts dans les dossiers de service :

Journaux de guerre

Les dossiers de service indiquent où la personne était stationnée en Angleterre, mais pas les lieux d’affectation en France ou en Belgique ni les batailles auxquelles les soldats ont participé. Les dossiers fournissent le nom ou le numéro des unités dans lesquelles la personne a servi. Vous devez donc posséder une copie du dossier de service avant de consulter les journaux de guerre. À ce sujet, lisez notre page sur les journaux de guerre de la Première Guerre mondiale.

Médailles

Voyez aussi notre base de données médailles, honneurs et récompenses militaires, 1812‑1969.

Pour trouver de l’information sur les militaires ayant servi dans l’aviation ou la marine, ou pour tout autre renseignement, consultez notre page sur la Première Guerre mondiale.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Né pour servir : Georges P. Vanier

Né à Montréal le 23 avril 1888, Georges Vanier ressentira l’influence de ses parents bilingues tout au long de sa vie. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, il étudie au Collège Loyola, puis à l’Université Laval où il obtient un diplôme en droit en 1911. Il commence à exercer le droit peu de temps après, bien qu’il ait aussi envisagé la prêtrise. C’est le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui attire finalement son attention et il s’enrôle dans l’armée canadienne. Ce fut un excellent recruteur et il joue un rôle important dans la création du 22e bataillon canadien-français. C’est également pendant la guerre qu’il est blessé et doit se faire amputer de la jambe droite.

Photographie en noir et blanc montrant un homme tout sourire dans un uniforme d'officier avec une casquette.

Le major Georges P. Vanier du 22e bataillon, juin 1918 (MIKAN 3192070)

Après la guerre, le major Vanier revient au Canada. Il reste dans l’armée et participe à plusieurs missions diplomatiques. Au cours des quelque 20 années suivantes, il est nommé aide de camp par intérim de deux gouverneurs généraux, devient lieutenant-colonel du Royal 22e Régiment à La Citadelle et est nommé à la délégation militaire du Canada pour le désarmement auprès de la Société des Nations et au Haut-commissariat du Canada à Londres. En 1939, il devient envoyé extraordinaire du roi et ministre plénipotentiaire en France.

Photographie en noir et blanc de deux hommes et une femme. Les hommes se serrent la main, et la femme regarde l'un des hommes.

Visite du brigadier Georges P. Vanier. Les Vanier sont accueillis par le général McNaughton à Paris (France), 1940 (MIKAN 3526747)

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Contextes multiples : Bibliothèque et Archives Canada au Musée canadien de l’immigration du Quai 21

Cinq pièces provenant de la riche collection de Bibliothèque et Archives Canada font actuellement partie d’une nouvelle exposition présentée au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, à Halifax (Nouvelle-Écosse). Il s’agit notamment d’une médaille commémorative, de timbres, d’une carte et d’un traité concernant des terres. Ces objets nous aident à mieux comprendre la complexe expérience d’immigration qui continue de façonner le passé et le présent du Canada.

Les documents d’attestation — des documents d’information témoignant d’une facette de l’histoire du Canada

Une des pièces de la collection de Bibliothèque et Archives Canada faisant partie de l’exposition au Quai 21 s’appelle un document d’attestation. Il s’agit d’un formulaire que les recrues devaient remplir et signer, afin de confirmer leur acceptation de servir outremer au sein du Corps expéditionnaire canadien (CEC) lors de la Première Guerre mondiale. La collection de Bibliothèque et Archives Canada comprend actuellement 620 000 documents d’attestation, qui sont tous numérisés et accessibles en ligne.

Une image en noir et blanc d’un formulaire dactylographié fournissant des renseignements personnels sur Joseph Wilder, incluant sa condition physique. Le document est signé par celui-ci et contresigné par un médecin militaire.

Document d’attestation de Joseph Wilder (MIKAN 46114, boîte 10355-39, 312833)

Les informations contenues dans ces formulaires permettent d’en apprendre beaucoup à propos des soldats. Par exemple, on y trouve des précisions relatives à leur apparence physique, comme la taille, la couleur des yeux et le tour de poitrine. Les recrues devaient également indiquer, entre autres, leur métier ou gagne-pain, leur lieu de naissance, leurs plus proches parents et leur lieu de résidence. Quand il s’agit de trouver des informations concernant des personnes qui ont laissé peu de documents (ou même aucun!), ces documents d’attestation peuvent être extrêmement utiles pour commencer à rassembler les éléments d’une histoire personnelle.

Joseph Wilder — Sergent du corps médical et pharmacien

Le document d’attestation intégré dans l’exposition du Quai 21 concerne un nommé Joseph Wilder. On y apprend qu’il demeurait au 140 avenue Alfred, à Winnipeg (Manitoba), qu’il était né en Roumanie et qu’il gagnait sa vie comme pharmacien. De telles informations peuvent être utiles à ses descendants, à des membres de la communauté locale de Winnipeg et, d’une manière générale, pour témoigner de l’histoire du Canada. Ces informations viennent aussi compléter ce qu’on peut lire dans les deux publications de Joseph Wilder : Read All About It: Reminiscences of an Immigrant Newsboy et Lotions, Potions and Liniments Pure: A Look at the Drug Trade in Winnipeg in the 1900’s.

Vous pourrez trouver d’autres informations en consultant la base de données sur les soldats de la Première Guerre mondiale et la page du projet de numérisation à grande échelle visant à rendre ces documents accessibles en ligne.

Propagande : Techniques utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale

La propagande en temps de guerre n’a pas été inventée au 20e siècle. Elle existe depuis des siècles sous différentes formes. Cependant, l’avènement de méthodes d’impression moins coûteuses et plus rapides a permis de produire des affiches en très grandes quantités lors de la Seconde Guerre mondiale. Des affiches ont été créées sur tous les sujets, depuis le recrutement, la sécurité et le secret jusqu’au patriotisme, à la frugalité et aux investissements.

Les affiches de recrutement, qui jusqu’à ce que ce moment-là visaient uniquement les hommes, ont commencé à changer à mesure que la guerre progressait. Bien qu’elles étaient encore souvent présentées comme fragiles, les femmes sont devenues de plus en plus importantes à l’effort de guerre. Des pressions s’exerçaient pour recruter davantage d’hommes et de femmes, et les affiches indiquaient clairement qu’il y n’avait aucune excuse pour ne pas s’enrôler.

Affiche en couleur montrant un lion et un castor tenant une épée et avançant de façon menaçante.

Campagne de propagande de guerre : le castor et le lion unis contre l’ennemi (MIKAN 2834354)

Les préoccupations concernant la sécurité et le secret sont devenues un nouvel élément de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. On craignait de plus en plus que des espions écoutent les conversations et qu’un petit détail ait des effets catastrophiques pour les troupes. Au début, les affiches étaient assez simples, mais au fil du temps, elles sont devenues plus dramatiques, dépeignant souvent un homme à l’allure sinistre avec de grandes oreilles en arrière-plan et un groupe de civils ou de soldats à l’avant-plan, semblant avoir une conversation anodine. Les couleurs et les dessins de ces affiches étaient souvent très vifs.

Affiche en couleur montrant deux photos avec du texte superposé. La photo du haut montre des gens assis dans un café qui discutent, et un homme qui écoute leur conversation. La photo du bas montre un navire qui coule.

« Il part ce soir… Se taire, c’est servir » : propagande pour la sécurité de l’Armée canadienne (MIKAN 2834362)

La prochaine étape consistait à cibler les hommes et les femmes qui ne pouvaient pas s’enrôler afin de les faire participer à la guerre d’une autre façon. On leur demandait de redoubler d’efforts afin de contribuer le plus possible à l’effort de guerre. Et lorsque cela n’a plus suffi, on les a fortement encouragés à acheter des obligations de la Victoire pour aider à financer la guerre. Le ton de ces affiches a évolué. Au début, elles véhiculaient une certaine peur, puis un message d’espoir. En effet, on disait aux Canadiens qu’en achetant des obligations de la Victoire, ils aidaient à assurer un avenir sécuritaire et heureux pour leur pays.

Affiche en couleur avec une photo en noir et blanc d'une femme tenant une bombe dans ses mains avec la légende : « Je fabrique des bombes et j'achète des obligations! ». Sous la photo, en lettres blanches sur fond rouge : « Achetez des obligations de la Victoire ».

Campagne des obligations de la Victoire : « Je fabrique des bombes et j’achète des obligations! » (MIKAN 2846935)

Bien qu’il n’y ait aucun moyen sûr de juger de l’efficacité de ces campagnes, elles demeurent un pan important de notre histoire et un regard socio-économique et politique sur notre passé.

Liens associés :

 

Les infirmières militaires

L’incroyable contribution des infirmières militaires canadiennes pendant la Première Guerre mondiale peut être mieux appréciée en regardant ce qu’elles ont vécu pendant leur service. Ces femmes ont quitté leur famille et leur foyer pour répondre à l’appel du devoir et servir leur pays. Leur engagement envers leur travail, le Canada et, surtout, leurs patients, permet de vraiment mesurer le profond impact qu’elles ont eu sur l’effort de guerre canadien.

Photographie en noir et blanc montrant une femme dans un uniforme d'infirmière assise sur le bord d'une table. Elle regarde directement le photographe et affiche un léger sourire.

Une infirmière militaire non identifiée (MIKAN 3523169)

Bibliothèque et Archives Canada possède une variété de documents – publiés et d’archives – sur l’histoire des infirmières militaires. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples :

Gros plan sur leur vie quotidienne

Plusieurs publications récentes donnent un aperçu de ce que les infirmières militaires ont vécu pendant la Première Guerre mondiale. Certaines portent sur les témoignages individuels des infirmières :

It Was Their War Too: Canadian Women and World War I de Pat Staton offre une perspective plus générale de leur contribution à l’effort de guerre.

Photographie en noir et blanc montrant deux infirmières militaires debout au chevet de deux hommes blessés.

Deux infirmières militaires avec des soldats blessés dans une chambre du Queen’s Canadian Military Hospital à Shorncliffe, Kent, en Angleterre, vers 1916 (MIKAN 3604423)

Dans la collection d’archives, nous avons la chance d’avoir les fonds complets pour six de ces infirmières, ce qui nous permet de mieux comprendre ce que ces femmes ont vécu au front. Apprenez-en davantage sur Sophie Hoerner et Alice Isaacson, qui ont servi en France, ou Dorothy Cotton, qui a servi en Russie. Vous pouvez aussi vous renseigner sur Anne E. Ross, Laura Gamble et Ruby Peterkin, qui ont toutes servi en Grèce.

Vous cherchez une infirmière militaire en particulier?

Si vous cherchez des informations sur une infirmière militaire qui a servi dans le corps expéditionnaire canadien, vous la trouverez probablement dans la base de données Soldats de la Première Guerre mondiale. En règle générale, les infirmières peuvent facilement être identifiées par leur rang, généralement indiqué par « NS ». Il importe de noter que beaucoup de femmes ont servi avec les Forces britanniques par l’entremise des Infirmières de l’Ordre de Victoria ou d’Ambulance Saint-Jean.

Autres ressources :

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : Lieutenant Frederick William Campbell, VC

On a décerné à Frederick William Campbell, lieutenant au sein du 1er bataillon (Ouest de l’Ontario) du Corps expéditionnaire canadien (CEC), la Croix de Victoria (VC) pour ses actions posées le 15 juin 1915, il y a 100 ans aujourd’hui. C’était aussi le jour du 48e anniversaire du lieutenant Campbell.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme faisant face directement à l’appareil photo

Portrait du lieutenant Frederick William Campbell, VC, sans date. Notons la superposition d’une autre photographie dans le coin inférieur droit (MIKAN 3213625)

Stationné en première ligne près de Givenchy, en France, le lieutenant Campbell dirige un assaut sur une tranchée allemande solidement fortifiée. Sous un feu nourri, il maintient sa position au cœur de l’assaut malgré le fait que presque tous ses hommes tombent au combat. De façon à couvrir la retraite des hommes encore capables de s’échapper, le lieutenant Campbell et un autre soldat gagnent une position exposée avec deux mitrailleuses Colt et réussissent à contenir une contre-attaque allemande.

Reproduction en noir et blanc d’une page manuscrite décrivant les événements du 15 juin 1915

Page des journaux de guerre du 1er bataillon d’infanterie du Canada en date du 15 juin 1915 (MIKAN 1883204)

La citation publiée dans le London Gazette décrit les actions du lieutenant Campbell :

« … arrive à la première ligne allemande avec une mitrailleuse et y maintient sa position sous le feu nourri de fusils, de mitrailleuses et de projectiles, même si la presque totalité des hommes de son détachement sont morts ou blessés.

Lorsque notre approvisionnement en bombes est épuisé, cet officier continue d’avancer jusqu’à une position exposée et, tirant un millier de coups environ, il réussit à contenir la contre-attaque ennemie » (London Gazette, no 29272, le 23 août 1915, en anglais seulement) [traduction].

Alors qu’il bat en retraite, un projectile atteint le lieutenant Campbell au fémur droit, qui s’égrène sur le coup. Le lieutenant mourra à l’hôpital quatre jours plus tard par suite d’une infection de sa blessure.

Frederick William Campbell est né à Mount Forest (Ontario) le 15 juin 1869. Il s’est engagé dans la Milice du Canada ainsi que dans une section de mitrailleuses du 2e bataillon, The Royal Canadian Regiment, durant la guerre d’Afrique du Sud. Sa dépouille repose dans le cimetière de l’Est de Boulogne, à Boulogne, en France.

Bibliothèque et Archives Canada a sous sa responsabilité le dossier des états de service du lieutenant Frederick William Campbell à l’époque où il était membre du CEC.