Sommes-nous parents? Découvrez vos racines canadiennes-françaises par l’entremise d’une association de familles

Une association de familles est un organisme qui regroupe des personnes issues d’un ou de plusieurs ancêtres portant le même nom de famille. Il s’agit principalement de familles canadiennes-françaises. Une association de familles a comme but premier de perpétuer la mémoire de ces ancêtres et de préserver le patrimoine culturel qui leur est associé, comme la terre qui leur a été concédée en Nouvelle-France ou bien la maison ancestrale, si elle existe encore.

Les membres de l’association organisent des réunions, petites ou grandes, et publient des revues et des bulletins; plusieurs associations possèdent même un site Web. Ce milieu créé par le regroupement de personnes portant le même nom de famille est propice à la recherche généalogique. De nombreuses associations ont ainsi publié le fruit de leurs recherches dans leur bulletin ou bien sous la forme d’un « dictionnaire généalogique ». Si vous éprouvez des difficultés à retracer un de vos ancêtres, nous vous conseillons fortement de communiquer avec une association.

Les premières associations de familles

Les Trudel-Trudelle auraient été parmi les premiers à créer une association de famille en 1909. Au début des années 1940, de nombreuses associations de famille se forment pour souligner le 300e anniversaire de l’arrivée des ancêtres des familles Poulin, Gravel, Bellemare, et Gagnon, entre autres. Lors du 300e anniversaire de l’Île d’Orléans en 1979, 19 associations de famille sont créées et le phénomène prend alors de l’ampleur. Au mois de février 1983, les associations des familles Asselin, Cloutier, Dion, Langlois et Lemieux fondent la Fédération des familles souches du Québec, aujourd’hui la Fédération des associations de familles du Québec, une coopérative de services qui regroupe aujourd’hui plus de 200 associations. Certaines associations de famille ne font pas partie de la Fédération.

Pour en savoir plus

Pour savoir si une association existe pour votre nom de famille, consultez le site du Centre de généalogie francophone d’Amérique ou effectuez une recherche sur Internet en utilisant des mots-clés comme le nom de famille recherché et les mots « association » ou « famille ». Pour les familles acadiennes, visitez le site de la Fédération des Associations de familles acadiennes.

Le 350e anniversaire de la paroisse Notre-Dame de Québec

L’année 2014 marque le 350e anniversaire de fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec, la plus ancienne paroisse catholique en Amérique du Nord. Monseigneur François de Laval, arrivé à Québec en 1659 en tant que vicaire apostolique, signe le décret d’érection de la paroisse le 15 septembre 1664 sous le vocable de « l’Immaculée-Conception-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie ». Cependant le nom usuel de « Notre-Dame », en référence à la Vierge Marie, s’impose rapidement parmi les habitants de la ville. L’église, ouverte au culte en 1650, est localisée sur le promontoire du Cap aux Diamants. Au fil des ans, elle subira de nombreuses modifications, notamment des rénovations, des agrandissements, et des reconstructions.

Cathédrale Notre-Dame et place du marché, Québec, 1850

Cathédrale Notre-Dame et place du marché, Québec, 1850 (MIKAN 2896974)

En 1674, le diocèse de Québec est créé et Monseigneur de Laval est consacré évêque d’un immense diocèse couvrant une très large partie de l’Amérique du Nord. L’église paroissiale devient alors une cathédrale et sera l’unique siège de la foi catholique en Amérique du Nord jusqu’en 1817, année de création des diocèses d’Halifax et de Kingston.

Ce 350e anniversaire est célébré d’une façon tout spéciale avec l’ouverture d’une porte sainte, symbole d’humilité, un privilège exceptionnel accordé par le Saint-Siège. Il s’agit de la septième porte sainte au monde, et de la première en Amérique du Nord. Celle-ci demeurera ouverte jusqu’au 28 décembre 2014.

Bibliothèque et Archives Canada possède des documents historiques sur la paroisse Notre-Dame de Québec, dont de nombreuses représentations iconographiques de son église à diverses époques. Le Fonds de la paroisse catholique Notre-Dame (Québec) contient des registres de baptêmes, de mariages et de sépultures ainsi que divers recensements paroissiaux réalisés en 1744, et entre 1792 et 1815.

Photographies du bal costumé de William James Topley

Une des photos les plus célèbres du photographe ottavien William James Topley (1845 1930) est une image composite du premier grand bal costumé canadien, qui est organisé par le comte de Dufferin et son épouse le 23 février 1876. Dans les mois qui suivent l’événement, des photographies individuelles sont découpées et collées sur un décor peint représentant la salle de bal de Rideau Hall pour recréer un moment vécu lors de ce prestigieux événement social. Examinez l’image attentivement et tentez de reconnaître les divers costumes…

Image composite du grand bal costumé donné par le comte de Dufferin à Rideau Hall, le 23 février 1876. L’image produite au cours des mois qui ont suivi l’événement a probablement été terminée en mai ou en juin.

Image composite du grand bal costumé donné par le comte de Dufferin à Rideau Hall, le 23 février 1876. L’image produite au cours des mois qui ont suivi l’événement a probablement été terminée en mai ou en juin. (Source : Mikan 3260601)

Le bal costumé est une activité privée qui gagne en popularité au Canada du XIXe siècle. Pour leur déguisement, les invités choisissent souvent un personnage historique ou littéraire, ou puisent dans les pièces de Shakespeare, la mythologie, les légendes, les comptines, les contes de fées ou même les pays « exotiques ». Bien que les invités à un bal costumé doivent respecter certaines conventions sociales, ils peuvent se permettre quelques libertés.

Par exemple, pendant le bal, les femmes peuvent laisser leurs cheveux détachés, alors qu’ils doivent généralement être noués. Elles peuvent aussi porter un costume qui révèle une plus grande partie de leurs jambes que les robes de bal typiques de l’époque. En tout cas, mademoiselle Minnie Smart, qui a pris l’habit des héroïques « vivandières » au grand bal Dufferin, montre une bonne partie de ses bas dans ce portrait photographique!

Mademoiselle Minnie Smart déguisée en « vivandière », une auxiliaire féminine de l’armée française chargée de vendre des aliments et des boissons aux soldats.

Mademoiselle Minnie Smart déguisée en « vivandière », une auxiliaire féminine de l’armée française chargée de vendre des aliments et des boissons aux soldats. (Source : MIKAN 3421162)

Les costumes des hommes comprennent souvent des collants serrés, ce qui incite probablement certains invités à se sentir un peu mal à l’aise dans leur corps, qui est généralement dissimulé sous un habit sombre traditionnel.

Monsieur Newby déguisé en « fou du roi ». Il porte le même costume à l’occasion d’un carnaval de patinage qui se déroule en 1881.

Monsieur Newby déguisé en « fou du roi ». Il porte le même costume à l’occasion d’un carnaval de patinage qui se déroule en 1881. (Source : MIKAN 3477362)

Certains se déguisent en personnage d’un autre pays. Ils adoptent souvent des attitudes très stéréotypées, et leurs costumes ne sont pas toujours fidèles à l’identité choisie. M. Waddell, qui est déguisé en « barbare hindou », semble avoir peint son visage en brun avec de l’iode. Il a gardé cette teinte plusieurs jours après l’événement.

Monsieur Waddell déguisé en « barbare hindou ».

Monsieur Waddell déguisé en « barbare hindou ». (Source : MIKAN 3477518)

Ces photographies ne sont pas seulement des documents divertissants sur les hommes et les femmes qui ont assisté à cet événement exclusif. Elles sont aussi des souvenirs visuels du passé qui témoignent du contexte social, politique et économique dans lequel elles ont été prises.

Pour approfondir les recherches

Images de bals costumés maintenant sur Flickr

Les gens de toutes les classes sociales de l’époque victorienne aimaient revêtir des costumes ou des déguisements pour participer à des jeux de société, des pièces de théâtre ou des bals. Se mettre dans la peau d’un personnage imaginaire le temps d’une soirée leur permettait de s’évader pour un moment des conventions strictes qui régissaient la vie de l’époque. Les Canadiens ne faisaient pas exception à la règle.

Les personnages choisis se sont inspirés à la fois de divers aspects de la culture victorienne et de différentes périodes historiques.

Regarder les images de bals costumés.

15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

Originally posted on Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada:

Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union…

Voir l'original 387 mots de plus

Vous, vous dites Benoit, but I say Bennett. Soundex : comment trouver les variantes orthographiques d’un nom de famille

Vous êtes plongé dans une recherche généalogique et trouvez des documents sur lesquels figure un code, tel que T650, au lieu d’un nom de famille? Que signifie ce code? En fait, il provient de Soundex, un système phonétique d’indexage des noms de famille.

Plusieurs documents d’archives américains ont été indexés en utilisant ce système. Il s’agit de faire une recherche sur les noms de famille en faisant abstraction des variantes orthographiques. Le code est composé de la première lettre du nom de famille suivi de trois chiffres qui se rapprochent du son du nom de famille. Un chiffre (0 à 9) est associé aux lettres de l’alphabet. Les voyelles (A, E, I, O, U et Y) et les lettres H et W ne sont pas prises en compte. De plus, si une lettre apparaît deux fois de suite dans un nom, elle n’est comptée qu’une seule fois (p. ex. Lloyd devient Loyd). Si le nom comprend moins de trois lettres, le dernier chiffre utilisé est le 0.

Lettre

Code

B P F V 1
C S G J K Q X Z 2
D T 3
L 4
M N 5
R 6

Exemples :

SMITH = S530
TREMBLAY/TROMBLEY/TRIMBLE/TRUMBLE = T651

Afin de vous aider à identifier les différentes variantes orthographiques des noms de famille, nous vous suggérons d’utiliser le système Soundex suivant : Avotaynu Consolidated Jewish Surname Index (en anglais seulement). Ce site est également pertinent pour les noms de famille qui ne sont pas juifs. Pour identifier le code Soundex, utilisez le JOS Soundex calculator (en anglais seulement).

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une douzième baladoémission : Entre les feuilles

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Entre les feuilles.

Gilles Leclerc, archiviste adjoint, se joint à nous pour parler de la collection de musique en feuilles de BAC. Nous explorons ce qu’est la musique en feuilles, ce que comprend la collection de BAC et comment celle-ci a été créée. Nous discutons aussi de la valeur historique de la musique en feuilles et pourquoi elle est encore pertinente aujourd’hui.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Microfilms numérisés récemment ajoutés au portail Héritage

Voici une liste des microfilms numérisés qui ont récemment été ajoutés au site Web Héritage. Les titres ont été traduits pour votre commodité, mais les documents existent seulement dans leur langue d’origine. Une recherche dans la langue originale donne de meilleurs résultats.

Arthur Meighen : séries 3, correspondance
Aviation royale du Canada : deuxième service central et système de classification des dossiers
Bureau du commissaire de la réserve indienne pour la province de la Colombie-Britannique
Congrès du travail du Canada : dossiers financiers
Comité de guerre du Cabinet, 1938-1945
Commission d’établissement des soldats : les livres Platt
Commission pour faire enquête au sujet de la concession Treadgold et des autres concessions dans le territoire du Yukon
Correspondance adressée à l’inspecteur en chef des postes
Correspondance de l’officier général commandant de la milice canadienne et de son prédécesseur l’adjudant général
Direction des mouvements
Documents du service central portant sur la Direction des pêches
Documents et correspondance envoyés par le ministre des Postes
Documents opérationnels de la Direction des pénitenciers, 1834-1962
Dossiers du service central relatif à la Direction des chemins de fer
Fonds Clifford Sifton
Fonds de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme
Fonds de la Commission royale nommée pour enquêter sur les faits intéressants et les circonstances entourant la communication (…)
Fonds Edgar Dewdney
Fonds Adolphe-Philippe Caron
Fonds Frederick B. Taylor
Fonds de l’Association des athlètes amateurs de Montréal
Fonds Newton Wesley Rowell
France, fonds des Colonies : Série C11A, correspondance générale
Gendarmerie royale du Canada, Bureau du commissaire : ordonnances générales
Journaux de guerre
Journaux de Walter Livingstone-Learmonth
Livres de copies de lettres créé ou maintenu par le bureau de l’ingénieur-en-chef
Livres de copies de lettres du bureau du sous-ministre de la Justice
Marine royale du Canada : comptes rendus des manœuvres des convois, 1939-1945
Ministère de l’Agriculture : système de classification des chemises et des copies de lettres, correspondance générale
Ministère de l’Agriculture, chimiste du Dominion : registres de copies de lettres, 1889-1933
Ministère de l’Agriculture : système numérique duplex de classification des dossiers-matière, 1918-1953
Ministère de l’Agriculture : Division de l’entomologie et de la botanique
Ministère de l’Agriculture : dossiers sur les expositions internationales
Ministère des Affaires extérieures : Cabinet du sous-secrétaire d’État aux Affaires extérieures
Ministère des Affaires indiennes : comptes généraux, 1846-1979
Ministère des Affaires indiennes : agence de Port Arthur
Ministère des Affaires indiennes : journaux des fonds en fiducie, 1875-1938
Ministère du Travail, Direction de l’économique et des recherches : dossiers sur les grèves et les lock-out
Ministère de la Milice et de la Défense : registres et listes des officiers
Ministère de la Milice et de la Défense, Direction de l’histoire et du patrimoine : système Kardex
Ministère des Travaux publics, documents de la Commission des travaux : correspondance dans les dossiers-matières
Ministère des Travaux publics, documents de la Commission des travaux, correspondance officielle : correspondance enregistrée, 1842-1860
Ministère des Travaux publics, documents de la Commission des travaux : registres et index
Ministère des Travaux publics, Bureau de l’architecte en chef, copies de lettres, 1873-1909
Ministère des Travaux publics, système de classification des chemises : registres de la correspondance reçue
Ministère des Travaux publics : index généraux du système de classification des dossiers-matière, 1879-1901
Ministère des Travaux publics : copie de lettres du système de classification des dossiers-matière, 1879-1912
Ministère des Travaux publics : registres de documents classés, 1879-1907
Ministère des Travaux publics : registres de sujets
Ministère des Chemins de fer et Canaux, Direction des chemins de fer : Bureau de l’ingénieur en chef
Ministère des Transports : dossiers sur l’inspection, l’immatriculation et l’opération des aéronefs civils, 1920-1986
Première Guerre mondiale : fiches de réclamation
Registres des lettres reçues par le bureau du ministre des Postes
Registres paroissiaux : Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario et Québec
Secrétariat d’État : Censeur principal de la presse
Secrétariat d’État : retours sur ordres et adresses parlementaires
Service central de l’Armée, 1946
Service météorologique, 1874-1933
Sous-ministre des Postes : correspondance adressée aux agents du courrier maritime
Sous-ministre des Postes : correspondance internationale envoyée
Sous-ministre des Postes : copies de lettres portant sur le personnel
William Lyon Mackenzie King : première série de correspondance (J1)

Mary Riter Hamilton, première peintre militaire non officielle du Canada

Quatre‑vingt‑dix ans ont passé depuis que Mary Riter Hamilton a fait don de ses œuvres aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) : 180 peintures à l’huile et des dizaines de dessins réalisés à la craie, au pastel et au crayon qui représentent la dévastation en Europe après la Première Guerre mondiale. Les œuvres de Riter Hamilton ne sont pas joyeuses; elles traitent presque toutes de la destruction engendrée par la guerre. Elles montrent des tranchées boueuses, des paysages dévastés, des tombes, des cimetières, et des églises et des villages détruits par des bombardements.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast (MIKAN 2836007)

Mary Riter Hamilton voit le jour en 1873 à Teeswater (Ontario) et grandit à Clearwater (Manitoba), où sa famille s’est établie pour exploiter une ferme. Elle marie Charles W. Hamilton à 18 ans et devient veuve à 23 ans. Peu avant la mort de son époux, Mary commence à suivre des cours d’art à Toronto. La plupart de ses enseignants formés en Europe remarquent son talent et l’encouragent vivement à poursuivre ses études à Paris. Mary étudie d’abord en Allemagne, puis elle déménage à Paris, où elle vivra et étudiera pendant huit ans. Mary retourne s’installer au Manitoba pendant un an en 1906, puis elle s’y établit de nouveau en 1911 et y habite pendant huit ans. Pendant cette période, les œuvres de Mary sont présentées dans des musées de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Calgary.

Peinture montrant une route avec des arbres détruit aux abors.

La mélancolie de la Somme (MIKAN 2835991)

Toujours désireuse de retourner en Europe, Mary obtient sa chance en 1919, alors qu’elle vit et travaille sur la côte Ouest du Canada. L’Amputation Club de la Colombie‑Britannique lui demande de créer des œuvres pour The Gold Stripe, un magazine destiné aux anciens combattants. Mary part immédiatement « peindre les endroits où d’innombrables Canadiens courageux ont combattu et donné leur vie ». [traduction] Pendant trois ans, Riter Hamilton travaille sans arrêt en France et en Belgique d’après‑guerre, où elle peint des champs de bataille comme la crête de Vimy, la Somme, Ypres et Passchendaele. Les conditions sont difficiles : elle travaille dans des abris de fortune et doit endurer le mauvais temps et les maigres rations, si bien qu’elle revient au Canada dans un état d’épuisement physique et émotionnel. Riter Hamilton refuse de vendre ses tableaux et choisit plutôt de les donner aux Archives publiques du Canada. Elle meurt, pauvre et atteinte de cécité, en 1954.

À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale, ces œuvres deviennent encore plus touchantes. Mary Riter Hamilton n’a jamais été une « peintre de guerre » officielle, mais son courage, son talent, sa détermination inébranlable, la sombre beauté et l’aspect lugubre de sa collection forment un récit durable des ravages causés par la guerre.

Peinture montrant un crat`re rempli de fleurs de pavots.

Tranchées sur la Somme (MIKAN 2894917)

Pour en savoir plus sur Mary Riter Hamilton, admirer ses œuvres ou voir les documents de la collection de BAC, vous pouvez consulter les sites suivants :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un client commente que Mary Riter Hamilton était vraiment une personne extraordinaire à une époque où les femmes n’allaient pas au front. Elle a documenté les séquelles de l’enfer et fait figure de pionnière.