Images des carnets de croquis de Sir George Back maintenant sur Flickr

Sir George Back a dressé un remarquable compte rendu de ses expéditions dans l’Arctique de 1818 jusqu’en 1837. Le talentueux officier de marine et artiste attitré aux expéditions a accompagné Sir John Franklin lors de sa première et de sa deuxième expéditions terrestres. La première expédition (de 1819 à 1822) avait pour but de dessiner la carte de la côte à partir de l’embouchure de la rivière Coppermine jusqu’à Repulse Bay, tandis que la seconde expédition (1825 et 1826) visait à explorer la côte à l’est et à l’ouest du fleuve Mackenzie.

Sergent Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C

Ernest Alvia « Smokey » Smith (3 mai 1914 – 3 août 2005) était le dernier récipiendaire canadien de la Croix de Victoria (V.C.) encore vivant et le seul soldat canadien à avoir mérité cet honneur pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de la plus haute distinction militaire décernée aux membres des forces militaires britanniques et à celles du Commonwealth.

Soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C.

Soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C. (MIKAN 4233307)

Le soldat « Smokey » Smith a mérité cet honneur il y a 70 ans, les 21 et 22 octobre 1944, à Savio en Italie, alors qu’il combattait avec les Seaforth Highlanders of Canada. Son unité avait reçu l’ordre d’établir une tête de pont sur le fleuve Savio dont le niveau avait monté considérablement en raison de pluies diluviennes, ce qui rendait la traversée impossible pour les chars et les canons antichars. Après avoir réussi à traverser le fleuve, le flanc droit de l’unité est attaqué par des soldats allemands de la 26e Division Panzer. Smith, membre expérimenté du peloton antichars, avait participé aux invasions amphibies des Alliés en Sicile et en Italie, il avait été blessé deux fois et avait aussi participé à de violents combats de rue pendant l’avancée des troupes alliées en Italie. Le soldat Smith s’est abrité dans un fossé pendant qu’un char Panther allemand se lançait vers lui, balayant la route de ses mitraillettes. Il a attendu jusqu’à ce que le char soit à 10 mètres (30 pieds) de distance de son lance-bombes antichars d’infanterie (PIAT). Il se lève alors, tire, et met le char hors combat. Toujours sous les yeux de l’ennemi, il repousse les Allemands qui sautaient du char en feu, ainsi qu’un deuxième Panther et 30 soldats d’infanterie, tout en protégeant un camarade blessé. D’après la citation de la V.C., « Démontrant encore un mépris total à l’égard du feu de l’ennemi, le soldat Smith aide son camarade blessé à se mettre à l’abri et obtient des soins médicaux pour lui derrière un immeuble situé à proximité. Il retourne à sa position située au bord de la route au cas où surviendrait une autre attaque de l’ennemi. » [Traduction] (The London Gazette, no 36849, 20 décembre 1944). L’unité de Smith a pu consolider la position de la tête de pont et a ouvert la voie à la capture de San Giorgio Di Cesena et à l’avancée vers la rivière Ronco.

Le soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C., des  Seaforth Highlanders of Canada

Le soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C., des Seaforth Highlanders of Canada (MIKAN 3227168)

Le soldat Smith a raconté plus tard que la police militaire l’avait enfermé dans une prison de Naples pour lui éviter des ennuis jusqu’à ce qu’il soit possible de l’envoyer à Londres pour recevoir sa Croix de Victoria. Il était, de son propre dire, un homme qui n’aimait pas recevoir des ordres, mais qui avait la ferme conviction du bien-fondé de la tâche à accomplir. Après la guerre, le soldat Smith s’est réengagé dans l’armée, mais n’est jamais retourné au combat. Il a ensuite agi comme sergent-recruteur à Vancouver et est resté au sein des forces armées jusqu’à sa retraite en 1964. Il a reçu la Décoration des Forces canadiennes et a été nommé Membre de l’Ordre du Canada en 1996 en reconnaissance des services rendus aux organismes canadiens d’anciens combattants.

Pour en savoir davantage sur le passé militaire du Canada, visitez les pages du patrimoine militaire.

État actuel de la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien

En janvier 2014, nous avons annoncé un projet visant à numériser 640 000 dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien dans le cadre des activités commémoratives entourant la Première Guerre mondiale organisées par le gouvernement du Canada. Le projet a pour but d’offrir un accès gratuit à des versions PDF numérisées d’excellente qualité de tous les dossiers de service, et ce, en tout temps et en tout lieu.

Ces dossiers, qui datent de presque 100 ans, sont très friables. De surcroît, les dossiers de service ont été consultés à maintes reprises au fil des ans, ils sont donc devenus extrêmement fragiles. Le temps était venu de prendre des mesures concrètes pour s’assurer de leur conservation pour les générations à venir.

Afin d’atteindre cet objectif, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) devra fermer des portions de cette collection afin qu’on puisse procéder à leur préparation, à la conservation et à la numérisation. L’ensemble du processus est complexe, car chaque dossier doit faire l’objet d’un examen : il faut retirer les agrafes, les trombones et la colle, et certains dossiers doivent être traités contre la moisissure. Après cette préparation, on passe à la numérisation en commençant par la boîte no 1. Une fois les dossiers numérisés, ils seront entreposés dans un environnement sûr, de façon permanente. Selon notre estimation, 32 000 000 pages pourront être consultées en ligne une fois la numérisation terminée.

Nous sommes heureux de vous informer que nous avons commencé à afficher en ligne des fichiers numérisés. Ils sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. À ce jour, 76 330 dossiers peuvent être consultés en ligne. Toutes les deux semaines, environ 5 000 dossiers seront téléchargés. Il est possible de faire des recherches dans tous les dossiers numérisés, par nom, par numéro de régiment et par grade. Nous communiquerons avec vous lorsque d’autres dossiers numérisés seront ajoutés à la base de données.

Images du 22e Bataillon (canadien français) du Corps expéditionnaire canadien maintenant sur Flickr

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, les volontaires canadiens français étaient dispersés dans plusieurs bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC).

Le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment

L’entrée en guerre du Canada le 4 août 1914 est rapidement suivie des premières mesures de mobilisation des volontaires. Sam Hughes, alors ministre responsable de la Milice et de la Défense, instaure un programme de recrutement direct de volontaires qui seront envoyés dans un grand camp d’instruction, le premier étant Valcartier au nord-ouest de la ville de Québec. Les volontaires seront alors redistribués dans de nouvelles unités numérotées, en ne tenant pas compte des traditions et des origines géographiques de ceux-ci. Le premier contingent canadien envoyé en Grande-Bretagne en octobre 1914 compte plus de 30 000 hommes, dont 1 250 Canadiens français.

Dès le début de septembre 1914, on voit apparaître dans l’élite francophone la volonté de créer un bataillon composé entièrement de Canadiens français. Grâce à l’appui financier du Dr Arthur Mignault qui fournit une somme de 50 000 $, le gouvernement du Canada autorise le 15 octobre 1914 la formation d’un tel bataillon qui sera sous le commandement du colonel Frédéric Mondelet Gaudet, un officier de la Milice permanente, diplômé du Collège militaire royal du Canada.

Photographie noir et blanc de trois hommes (deux officiers et un soldat), un cheval et un chien. Le soldat donne un seau de grain au cheval.

Des officiers du 22e Bataillon nourrissent un cheval durant la Première Guerre mondiale (MIKAN 3517227)

Le 22e Bataillon, composé de 36 officiers et de 1 097 soldats, quitte Halifax à destination de l’Angleterre le 20 mai 1915 à bord du RMS Saxonia, un navire à passagers lancé en 1899. Le 15 septembre 1915, après quelques mois d’entraînement en Angleterre, il débarque en France et participe aux différentes batailles durant 38 mois de combats. Il recevra les honneurs pour 18 faits d’armes, le plus célèbre étant la bataille de Flers-Courcelette en septembre 1916. Le bataillon est démantelé le 15 septembre 1920, suivant la fin de la Première Guerre mondiale.

Avec la conclusion de la guerre, il faut maintenant réorganiser le système de défense du Canada et c’est ainsi que renaît la seule unité militaire francophone du Canada. Le fameux 22e Bataillon, maintenant le « 22e Régiment », est logé à la Citadelle de Québec. Le 1er juin 1921, le régiment reçoit la distinction de « Royal », accordée par les souverains britanniques aux unités méritantes. Au fil des ans, des traditions s’instaurent comme ses couleurs, sa mascotte régimentaire « Batisse » le bouc, sa musique. Notons que le Royal 22e Régiment a été très actif durant la Seconde Guerre mondiale, participant à l’opération Husky en Sicile, à la campagne d’Italie et à la libération des Pays-Bas.

Photographie noir et blanc de quatre hommes autour d’une table étudiant des documents; trois sont assis et un se tient debout, chacun une cigarette à la main. Une bouteille de vin et plusieurs fruits reposent sur la table.

Des officiers non identifiés du Royal 22e Régiment étudient des plans lors de l’avancée sur Busso, en Italie, Octobre 1943 (MIKAN 3521116)

Rechercher des documents sur le 22e Bataillon et le Royal 22e Régiment à Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada possède de nombreux documents sur le 22e Bataillon (canadien-français). Consultez les pages 115 à 121 du Guide des sources pour les unités du Corps expéditionnaire canadien – Bataillons d’infanterie pour obtenir une liste de documents relatifs au 22e Bataillon (canadien-français) pour la Première Guerre mondiale. Les journaux de guerre du 22e Bataillon (canadien-français) sont aussi en ligne.

Pour repérer des documents relatifs au Royal 22e Régiment, effectuez une recherche avancée dans Recherche de fonds d’archives et dans la première boîte saisissez « RG24 » et dans la deuxième, saisissez « 22e Régiment ». Regarder l’album Flickr – 22e Bataillon (canadien-français).

Pour en savoir plus, consultez le site Web du Royal 22e Régiment.

Joyeux 75e anniversaire à l’Office national du film du Canada!

L’Office national du film du Canada (ONF) a été créé le 2 mai 1939 en vertu de la Loi sur le cinéma. Il avait pour mission de produire et de distribuer des films sur des sujets variés qui intéressent les Canadiens. Le mandat s’est élargi depuis, mais l’ONF demeure réputé à l’échelle internationale pour sa capacité de tourner des images historiques et de produire des films acclamés qui présentent une grande richesse visuelle, comme l’ancien film primé Voyage royal (1951), qui documente la visite de la princesse Elizabeth et du duc d’Édimbourg au Canada et aux États‑Unis.

En 1967, un incendie dans un édifice d’entreposage situé près de Montréal (Québec) a détruit la majorité des films sur pellicule de nitrate de l’ONF. Le patrimoine cinématographique du Canada était donc manifestement menacé. À la suite de cette tragédie, les Archives publiques du Canada (qui sont devenues Bibliothèque et Archives Canada) ont reçu l’autorisation de créer un programme d’acquisition de films en 1969. En 1976, le Canada a officiellement créé les Archives nationales du film, dont le personnel était chargé d’assurer la constitution et la conservation permanente de la collection de films du Canada.

Le fonds de l’ONF

Le fonds de l’Office national du film est la plus grande collection de films de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). On y trouve plus de 11 000 enregistrements audiovisuels en tous genres : des films, des vidéos, des enregistrements sonores, des documents textuels, des affiches, des dessins techniques, etc. Les documents comprennent des productions achevées et des éléments de préproduction comme des négatifs, des prises refusées, des images d’archives et des documents imprimés. La série de photographies documente la vie quotidienne des Canadiens. Elle fait la promotion du tourisme, de l’industrie et des ressources naturelles depuis la création de la Division de la photographie de l’ONF en 1942.

Timbre commémorant le centenaire du cinéma au Canada à l’aide d’une image fixe tirée du film Pour la suite du Monde

Timbre commémorant le centenaire du cinéma au Canada à l’aide d’une image fixe tirée du film Pour la suite du Monde (MIKAN 2266771)

De nos jours, de nombreux cinéastes de l’ONF travaillent uniquement en format numérique. Pourtant, les archivistes des enregistrements audiovisuels découvrent souvent, dans des boîtes de documents d’archives, le célèbre symbole vert de l’ONF sur des boîtes en celluloïd ou sur des vidéocassettes. Les nombreux documents analogiques qui sont conservés dans les bibliothèques et les archives de partout au Canada montrent que les productions de l’ONF étaient diffusées à grande échelle. La plupart des productions analogiques ont été numérisées, ce qui permet à l’ONF d’atteindre un public encore plus vaste grâce à sa collection en ligne.

Timbre soulignant les réalisations exceptionnelles de l’Office national du film

Timbre soulignant les réalisations exceptionnelles de l’Office national du film (MIKAN 2266867)

Les grands contributeurs de l’ONF à la collection de BAC

En plus du fonds de l’Office national du film, Bibliothèque et Archives Canada possède les fonds de célèbres cinéastes et réalisateurs de l’ONF qui ont remporté de nombreux prix, comme Norman McLaren – Voisins; Gilles Carle – La vraie nature de Bernadette; Evelyn Spice Cherry – Weather Forecast; Donald Brittain – la série Canada at War; Cynthia Scott – Flamenco à 5 h 15; Claude Jutra – Mon oncle Antoine; Bill Mason – Paddle to the Sea; et Colin Low – Sports et transports!. Bon nombre de ces films sont accessibles sans frais ou à faible coût sur le site Web de l’ONF.

Recherches connexes

Découvrir la collection Héritage au moyen de la recherche de fonds d’archives

Depuis que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a décidé de prolonger son partenariat de longue date avec Canadiana.org dans le but de numériser des microfilms, en août 2013, 17,4 millions d’images et 535 collections ont été ajoutées au site Web Héritage. Ces microfilms sont de nature personnelle, administrative ou gouvernementale.

Jusqu’à tout récemment, les clients qui voulaient consulter des microfilms commençaient leur recherche sur le site Web de BAC, puis se rendaient sur celui du projet Héritage pour voir si le contenu avait déjà été numérisé. Dorénavant, il suffira de consulter la description MIKAN d’un document sur microfilm pour savoir si celui‑ci a été numérisé ou non!

Dans cet exemple tiré des dossiers de l’Aviation royale du Canada, l’avis suivant s’affiche au haut de la page, dans la section Titre :

Avis indiquant que les documents décrits ont été complètement ou en partie numérisés et sont disponibles en ligne.

Plus bas, la section Instruments de recherche fournit un lien vers le site Web Héritage :

Exemple d'un instrument de recherche avec le lien vers le site Héritage.

Exemple d’un instrument de recherche avec le lien vers le site Héritage.

Des liens semblables seront ajoutés aux descriptions MIKAN au fur et à mesure que les microfilms seront numérisés et rendus accessibles sur le site Héritage.

Bonne recherche!

Le fonds Alma Duncan de Bibliothèque et Archives Canada

Vous êtes amateur d’art et vous aimeriez faire une recherche sur la vie et l’œuvre de l’artiste canadienne Alma Duncan (1917-2004)? Faites d’abord un arrêt à Bibliothèque et Archives Canada! De 1998 à 2005, nous avons acquis le fonds Alma Duncan, ce qui fait de nous la principale référence pour l’étude et la préservation des œuvres et des documents relatant le parcours de cette artiste, tant sur le plan professionnel que personnel.

Notre collection comprend d’importantes toiles peintes à l’huile, comme cet autoportrait réalisé en début de carrière :

Autoportrait avec tresses

Autoportrait avec tresses (MIKAN 2996876)

L’artiste s’y est représentée vêtue d’un pantalon, à une époque où ce genre de tenue était quelque peu osé pour une femme.

La collection comprend également des dessins et des esquisses d’Alma Duncan, ainsi que des documents en lien avec son autre carrière comme conceptrice graphique et réalisatrice, dont des bandes de films originales. Parmi les articles les plus fascinants, mentionnons ceux liés à Dunclaren Productions, la société cinématographique fondée en 1951 par Duncan et la photographe canadienne Audrey McLaren, et qui fut en activité jusqu’en 1960. Ensemble, les deux femmes ont créé trois courts métrages d’animation salués à l’échelle internationale, réalisés en grande partie dans un grenier d’Ottawa. Aujourd’hui, ces films représentent d’importants jalons dans l’histoire du court métrage d’animation – un genre où le Canada a toujours excellé.

Le fonds documentaire Dunclaren Productions comprend également la plupart des marionnettes et des accessoires originaux créés par Alma Duncan elle-même pour ses films.

La marionnette ci-dessous (tout comme la deuxième tête de marionnette avec un visage effrayé) a été conçue pour le film Folksong Fantasy. Elle révèle la grande méticulosité dont a fait preuve l’artiste pour modifier l’expression des personnages de ses films.

Marionnette – L’épouse dans une robe orange

Marionnette – L’épouse dans une robe orange (MIKAN 4488575)

Tête de marionnette – L’épouse effrayée

Tête de marionnette – L’épouse effrayée (MIKAN 4488578)

Les accessoires étaient eux aussi conçus avec minutie, comme en font foi ces petits iglous et ce kayak miniature créés pour le film Kumak, the Sleepy Hunter, et qui témoignent de l’intérêt qu’a toujours porté Alma Duncan à l’Arctique canadien :

Iglous

Iglous (MIKAN 4488522)

À compter du 2 octobre 2014, la Galerie d’art d’Ottawa présentera une grande rétrospective intitulée ALMA. La vie et l’œuvre d’Alma Duncan (1917-2004). Bibliothèque et Archives Canada a prêté un grand nombre d’articles pour cette exposition, qui mettra en vedette plusieurs des œuvres mentionnées ci-haut.

Collection de longs métrages

La saison des festivals de films est arrivée et, alors que de nombreuses villes canadiennes – notamment Toronto, Montréal, Halifax et Vancouver – accueillent l’industrie cinématographique internationale, le moment est parfait pour découvrir la riche collection de longs métrages de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Depuis les années 1970, BAC acquiert et préserve des longs métrages canadiens. À compter de 2000, une approche plus concertée guide ces travaux. Notre collection comprend maintenant le plus ancien long métrage canadien encore existant, Back to God’s Country (1919), réalisé par une pionnière du film canadien, Nell Shipman, ainsi que les dernières œuvres chaudement applaudies, comme Gabrielle (2013) de Louise Archambault, Ennemi (2013) de Denis Villeneuve mettant en vedette Jake Gyllenhaal, et le plus récent ouvrage des Trailer Park Boys, Swearnet (2013).

Affiche du film Back to God’s Country (1919), le plus ancien long métrage canadien encore existant

Affiche du film Back to God’s Country (1919), le plus ancien long métrage canadien encore existant (MIKAN 2894160)

Depuis 2000, nous acquérons les enregistrements originaux de tous les longs métrages financés par Téléfilm Canada, un organisme culturel fédéral. Par conséquent, nous veillons à leur préservation à long terme. De plus, nous avons compilé une collection de films financés par le secteur privé.

Notre collection de longs métrages canadiens, qui est la plus diversifiée et la plus exhaustive au monde, compte plus de 2 800 longs métrages mettant en vedette des lauréats canadiens et étrangers, dont des personnes mises en nomination et des récipiendaires d’Oscars du cinéma. Notre collection comprend des copies de films, des vidéocassettes originales et des films sur support numérique. Tous ces objets sont préservés dans notre aire d’entreposage de pointe.

Alors que l’industrie cinématographique n’a pas tardé à adopter la technologie numérique, nous aussi, nous changeons nos méthodes d’acquisition des longs métrages en ajoutant dorénavant les trousses de cinéma numérique (Digital Cinema Packages [DCP]), l’équivalent numérique d’une copie de film.

Sous l’influence qu’exerce l’industrie du film américain sur le marché cinématographique international, les longs métrages canadiens ont souvent peu de couverture dans les salles de cinéma. En conséquence, BAC est un guichet important où consulter des films canadiens qui ne sont plus offerts dans les commerces. Ce faisant, l’institution conserve une collection diversifiée de longs métrages en qualité archives qui sont à la disposition des chercheurs.

Grâce à ces films, les cinéphiles ont accès au patrimoine cinématique du Canada par l’entremise de descriptions en ligne, de recherches et de visionnements sur place et de prêts à des festivals et à des cinémathèques dans le cadre d’expositions.

Ressources connexes :