Bâtir un caisson pour la proclamation de la Loi constitutionnelle

Il pleuvait sur la Colline du Parlement lorsque la reine Elizabeth II et le premier ministre Pierre Elliot Trudeau ont signé la proclamation de la Loi constitutionnelle le 17 avril 1982. Des marques laissées par les gouttes de pluie, mélangées à l’encre, sont toujours visibles en guise de signes bien concrets de la riche histoire de la Loi.

La proclamation de la Loi constitutionnelle est un document important pour tous les Canadiens, car elle symbolise l’histoire du Canada, du temps de la colonie jusqu’au pays indépendant que nous connaissons aujourd’hui. À l’instar de nombreux autres documents historiques très précieux, celui-ci est presque toujours resté dans une chambre forte à des fins de conservation.

Comme c’est chaque fois le cas lorsqu’on expose la collection, il faut atteindre un certain équilibre. Exposer des objets signifie les soumettre à une lumière potentiellement dommageable, et ne pas les exposer se traduit par un accès restreint à la collection. Le prêt de la proclamation de la Loi constitutionnelle au nouveau Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg a constitué un défi exaltant pour le personnel des Soins préventifs et Conservation à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : il fallait rendre le document accessible aux Canadiens.

Donc, en quoi consistent les préparatifs en vue d’exposer un des documents les plus importants du Canada?

Des études menées en 2012 par l’Institut canadien de conservation ont permis de conclure que les encres ayant servi à signer la Loi sont extrêmement sensibles à la lumière. Dans un effort visant à prolonger la durée de vie du document, celui-ci n’est exposé qu’un certain nombre d’heures par année. Le personnel de BAC a dessiné et conçu un caisson et une vitrine de pointe afin de protéger la Loi de la lumière néfaste, du vandalisme et du vol.

Au départ, la Loi était conservée dans un boîtier fait sur mesure permettant de gérer l’humidité, l’exposition aux UV et la teneur en oxygène de manière à freiner la détérioration du document. Une vitrine a ensuite été fabriquée dans le but de limiter la quantité totale de lumière pénétrante durant l’exposition.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

La vitrine est composée d’une couche de verre opaque noir spécial (protégeant le document de la lumière visible dans une proportion de 97 %), qui, activée par un simple bouton, peut rapidement devenir translucide lorsque le document est illuminé. Tout le système est relié à une minuterie qui gère la durée pendant laquelle le document est visible et enregistre le temps d’exposition total durant le prêt. Ce faisant, BAC peut mesurer la durée pendant laquelle la Loi sera exposée à la lumière pendant sa vie.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le projet vise à rehausser l’accès du public au patrimoine de notre pays sans compromettre la préservation à long terme de la proclamation de la Loi constitutionnelle et à s’assurer que les Canadiens seront en mesure de voir ce trésor national, et ce, pour de nombreuses générations à venir.

Visitez le Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg pour profiter de cette rare occasion de voir la proclamation de la Loi constitutionnelle et d’autres documents importants faisant partie des collections de BAC durant les expositions inaugurales du Musée.

Images concernant le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

Le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique mis au point pendant la Deuxième Guerre mondiale permet de mobiliser les experts canadiens, de construire des aérodromes, d’effectuer des recherches sur le perfectionnement de l’équipement et de fournir un entraînement et des ressources d’une valeur inestimable aux aviateurs du Commonwealth.

L’accord relatif au Plan est signé en 1939 et sera en vigueur de 1940 à 1945. Pendant cette période, environ 150 écoles sont fondées partout au Canada. Plus de 104 000 hommes et femmes participent aux opérations au sol. Durant la guerre, 131 553 aviateurs formés grâce à ce plan, dont des pilotes, des radiotélégraphistes à terre, des mitrailleurs de bord et des navigateurs, iront grossir les rangs des forces aériennes britannique, australienne, néo zélandaise et canadienne.

William Lyon Mackenzie King : un juste équilibre

William Lyon Mackenzie King (1874-1950) fut premier ministre du Canada durant 22 ans − de 1921 à 1930 (à l’exception de quelques mois en 1926), et de 1935 à 1948. Spécialiste des relations industrielles, libéral héritier de la tradition lauriériste de son parti, ses dons de conciliateur et son habileté politique lui ont permis de se maintenir au pouvoir plus longtemps que quiconque dans l’histoire du Canada depuis la Confédération. Ces talents lui ont aussi permis de préserver l’unité du pays et de son parti malgré la menace que posaient à cet égard, durant son mandat, certains des moments les plus dramatiques de l’histoire canadienne, tels la crise économique des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale.

Photo noir et blanc montrant W.L. Mackenzie King assis devant un bureau qui s’apprête à signer des papiers.

Le très honorable W.L. Mackenzie King (MIKAN 3217524)

Empruntant plusieurs idées à des adversaires politiques telle que la Fédération du Commonwealth coopératif, King a beaucoup contribué à transformer l’État canadien, lui faisant prendre le virage de l’État-providence. Sous sa direction, le pays a en outre accru de manière significative, quoique progressive et sans rupture radicale, son indépendance par rapport à la Grande-Bretagne.

Photo noir et blanc de W.L. Mackenzie King debout tenant sa veste.

Portrait du très honorable William L. Mackenzie King, premier ministre du Canada, 1921-1926; 1926-1930; 1935-1948 (MIKAN 3217560)

Homme politique d’une redoutable habileté, il était dans la vie privée un homme aux habitudes étranges et originales. Célibataire, adepte du spiritisme, il fréquentait des médiums et prétendait entretenir avec sa mère, décédée en 1917, une relation dans l’au-delà.

Photo noir et blanc d’un homme debout sur un podium décoré du drapeau de la Grande-Bretagne.

Photo noir et blanc montrant le très honorable Mackenzie King s’adressant à une foule à l’extérieur pendant sa tournée des provinces de l’Ouest, 1941 (MIKAN 3401452)

King a tenu, durant toute sa vie adulte, un journal personnel dans lequel il consignait quotidiennement, ou presque, ses impressions sur les événements, petits et grands, qui marquaient sa vie. Ce document exceptionnel offre un point de vue privilégié sur la personnalité complexe de l’homme, révélant les motifs fondamentaux de ses décisions, ses préoccupations personnelles et professionnelles, ainsi que ses impressions sur les relations interpersonnelles subtiles et nombreuses qu’est appelé à entretenir un homme politique de son rang. Bibliothèque et Archives Canada détient le fonds William Lyon Mackenzie King et a numérisé son journal personnel. La recherche plein texte permet un accès inégalé à ce document qui constitue l’une des plus remarquables sources d’information sur l’histoire politique canadienne de la première moitié du XXe siècle.

Voir aussi :

Microfilms numérisés récemment ajoutés au portail Héritage

Notre partenaire, Canadiana.org, vient d’ajouter les microfilms numérisés suivants au site Web d’Héritage. Les titres ont été traduits pour votre commodité, mais les documents existent seulement dans leur langue d’origine. Une recherche dans la langue originale donne de meilleurs résultats.

Affaires indiennes : bureau du gouverneur général, pétitions, 1839-1850
Alexander John Ballantyne
Alice Massey
Associations de la fédération canadienne des professeurs de musique : procès-verbaux et documents financiers
Audit Office: AO 13. Réclamations, Loyalistes américains – Série II : sélections
Bibliothèque du ministère des Affaires extérieures : découpures de journaux et manuels
Bureau de l’adjudant général, Bas-Canada : registres des officiers
Bureau de l’assistant superintendant général des Affaires indiennes : documents opérationnels généraux, 1862-1872
Bureau de l’inspecteur de la poste, Canada ouest
Bureau des arbitres officiels du Dominion du Canada : registre de correspondance envoyée
Bureau du droit d’auteur : index des droits d’auteur
Bureau du commerce de Toronto : rapports annuels
Bureau du commerce de Toronto : journal du Bureau de commerce
Bureau du commerce de Toronto : procès-verbaux du conseil
Bureau du commerce de Toronto : rapports adressés au conseil
Bureau du directeur des élections : liste préliminaire des électeurs
Bureau du séquestre des biens ennemis, administration des biens des personnes de race japonaise
Chemins de fer du gouvernement canadien
Chemins de fer du gouvernement canadien : bureau du superintendant en chef
Chester Daniel Massey
Collection Neilson : divers documents historiques
Comité des chemins de fer du conseil privé : correspondance
Commissaires du bureau des chemins de fer : registres des lettres reçues et envoyées
Commission royale sur le statut des femmes
Documents anciens de la famille Massey
Famille King-Stewart, Nouvelle-Écosse : instrument de recherche no 577
Fonds Charles Dade
Fonds de la famille Taché : actes notariés et pièces judiciaires
Fonds de la fédération canadienne des professeurs
Fonds du conseil de la santé du Dominion
Fonds Ernest C. Mark
Fonds George Boyd MacMillan
Fonds John Armistead Wilson
Fonds Joseph Brant et famille
Fonds Louis Rosenberg
Fonds Simon McGillivray junior
Fonds Walter Butler Cheadle
Fonds William von Moll Berczy avec l’instrument de recherche no 718
France. Archives de la Marine. Fonds de la Marine : Série B1, Décisions
France. Archives de la Marine. Fonds de la Marine : Série B3, Lettres reçues
France. Fonds des Colonies : Séries G2. Dépôt des papiers publics des colonies
France. Fonds des Colonies: série E. Dossiers personnels
France. Fonds des Archives nationales : dépôt des fortifications des colonies, Amérique septentrionale
France. Fonds des Archives nationales : Série C11B. Correspondance générale
France. Fonds des Archives nationales : Série C11F. Correspondance générale
France. Fonds des Archives nationales : Série C12. Correspondance générale
France. Fonds des Archives nationales : Série D2C. Troupes des colonies
France. Fonds des Archives nationales : Série F2C. Colonies en général
France. Fonds des Archives nationales : Série F3. Collection Moreau de Saint-Méry
France. Fonds des Archives nationales : Série F5A. Missions religieuses
France. Fonds des Archives nationales : Série D1, Correspondance relative aux troupes des colonies
Gendarmerie royale du Canada : registres de lettres adressées au contrôleur (1881-1906)
Gendarmerie royale du Canada : registres et index des crimes, 1902-1919
Gendarmerie royale du Canada, bureau du commissaire : registres de lettres au sujet de chevaux malades
Gendarmerie royale du Canada, bureau du contrôleur : comptes, contrats et fournitures
Gendarmerie royale du Canada, bureau du contrôleur : registres de lettres du commissaire George Arthur French
Gendarmerie royale du Canada, bureau du contrôleur, correspondance officielle : index et registres
Gendarmerie royale du Canada, bureau du contrôleur : registres de lettres, 1883-1919
Gendarmerie royale du Canada, division de dépôt : registres de lettres
Gendarmerie royale du Canada, division F : registres de lettres adressées au commandant en chef, 1884-1903
Gendarmerie royale du Canada. Division C. Documents au sujet de Battleford
Grande-Bretagne. Bureau de la guerre. Bureau de l’ordonnance : divers (WO 55)
Grande-Bretagne. Bureau des colonies : Canada, anciennement Amérique du Nord britannique, correspondance originale (CO 42)
Hart Almerrin Massey
Il Giornale di Toronto, 1972-1973
Index pour les dossiers d’enregistrement du bureau de l’arpenteur général
John Robert Clarke Macredie
Livre de copies de lettres du commandement canadien, sous-adjudant général John Dalton, Québec, 1796-1797
Ministère de la Défense nationale, comité de l’état-major interarmées et des chefs d’état-major : signaux
Ministère de la Défense nationale, Directeur des services de renseignements de la Marine : dossiers par sujets
Ministère de la Justice, système du service central : index et registres
Ministère de la Poste, division du transport : correspondance relative aux privilèges de la poste et au favoritisme du gouvernement
Ministère des Affaires indiennes : registres des fonds de fiducie
Ministère des Affaires indiennes : série des ventes de terres
Ministère des Affaires indiennes : superintendance de l’Ouest
Ministère des Affaires indiennes, bureau de Toronto de la superintendance centrale : correspondance
Ministère des Affaires indiennes, bureau de Toronto de la superintendance centrale : documents généraux sur les terres
Ministère des Affaires indiennes, Système du service central du quartier général
Ministère des Transports : documents sur les chemins de fer et les traversiers
Ministère des Travaux publics : bureau de l’ingénieur de district, livres de correspondance de la région du Pacifique
Police à cheval du Nord-Ouest : télégrammes du bureau du commissaire, 1882-1919
Rapports d’élection
Service correctionnel du Canada : pénitencier de Stony Mountain (Winnipeg, Manitoba)
Thomas Leopold Willson
Vincent Massey

Dora de Pédery Hunt

Dora de Pédery‑Hunt a dit que les médailles étaient son moyen d’expression favori. « Ce sont comme des petits poèmes. » Même ceux qui ne connaissent pas Dora de Pédery‑Hunt possèdent probablement, ou ont déjà possédé, une de ses œuvres.

Photo noir et blanc d’une femme observant attentivement le modèle en céramique d’une médaille qu’elle tient dans ses mains.

Portrait de Dora de Pédery Hunt fabriquant une médaille (MIKAN 2267060)

Dora de Pédery‑Hunt (1913‑2008) est une sculpteure et médailliste d’origine hongroise. Elle obtient sa maîtrise en sculpture à l’Académie royale des arts appliqués de Budapest, en 1943, puis elle se rend au Canada en passasctunt par l’Allemagne en 1948. En Hongrie, elle étudie le moulage du bronze et du plâtre, ainsi que la sculpture de la pierre et du bois. À son arrivée au Canada, cependant, la nécessité de trouver un emploi stable pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille devient prioritaire. Dora met donc sa carrière artistique en veilleuse et devient ménagère. Plus tard, le répondant canadien de Dora en matière d’immigration, le major Thomas S. Chutter, lui présente Frances Loring et Florence Wyle, qui sont souvent considérées comme les premières sculpteures canadiennes. Loring et Wyle remarquent le talent de Dora et lui trouvent un poste d’enseignante en sculpture. Maintenant en mesure de consacrer l’essentiel de son temps aux arts, Dora de Pédery‑Hunt s’épanouit.

Photographie d’une médaille en bronze ornée du profil d’une femme et portant l’inscription « Celia Franca » en bas à gauche.

Médaille ornée du profil de Celia Franca (MIKAN 3704296)

Dans les années 1950, Dora reçoit plusieurs commandes des secteurs privé et public. Une de ses œuvres présentée à l’Exposition nationale canadienne impressionne Alan Jarvis, directeur du Musée des beaux‑arts du Canada. Grâce à l’appui de ce dernier, Dora obtient une bourse du Conseil des arts du Canada qui lui permet d’aller étudier en Europe pendant six mois pour peaufiner son talent. De retour au Canada, Dora exploite l’expérience acquise à l’étranger pour se lancer dans des projets de plus grande envergure, créant notamment des œuvres d’art religieux comme des tabernacles ornés et des stations du Chemin de croix. Elle continue néanmoins de créer de petites œuvres, y compris de nombreux prix, pièces commémoratives et médailles à effigie.

Photographie en couleur montrant une pièce de monnaie avec l’image de John A. Macdonald et un portrait d’une reine dans l’arrière-plan.

Pièce de monnaie pour commémorer le 100e anniversaire de la confédération canadienne : 1867-1967 (MIKAN 3637375)
© La Compagnie Trust Royal. Reproduit avec la permission de la Compagnie Trust Royal.

Après avoir enseigné dans un petit collège professionnel, Dora devient membre du corps enseignant à l’Ontario College of Art. Au cours de sa prolifique carrière, elle reçoit plusieurs prix et distinctions nationaux et internationaux, dont l’Ordre du Canada.

Photo d’une médaille en bronze représentant une image stylisée d’une personne assise, avec le mot « Canada » inscrit en haut, le long du bord de la pièce, et la mention « expo67 » en bas à droite.

Médaille commémorative d’Expo 67 à Montréal (MIKAN 2834429).

Alors quelle est cette œuvre d’art de Dora de Pédery‑Hunt que vous avez probablement en votre possession? Il s’agit du profil de la reine Elizabeth II que l’on retrouve sur les pièces de monnaie canadiennes de la fin du XXe siècle.

Photo du côté face de la pièce canadienne de 25 sous représentant le profil de la reine Elizabeth II.

Profil de la reine Elizabeth II sur une pièce de monnaie canadienne de 25 sous

Découvrez le fonds Dora de Pédery-Hunt.

Images du hockey dans la vie quotidienne maintenant sur Flickr

Le hockey est si populaire au Canada que de nombreuses villes se vantent d’avoir inventé ce sport, dont Halifax, Windsor et Kingston.

Certaines des premières rencontres sont connues, comme la partie de hockey intérieur disputée en 1875 à la patinoire de Victoria, à Montréal, et le tournoi de hockey du carnaval d’hiver de Montréal, en 1883, qui oppose des équipes d’Ottawa et de Québec. Il y a même des associations amateurs qui se forment pour faire la promotion du sport au Canada.

Joyeux centenaire, Hockey Canada!

Le 4 décembre 2014, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) fête le centenaire de l’organisme national responsable du hockey amateur au Canada.

« Le hockey est notre sport d’hiver national. D’un bout à l’autre du pays, grands et petits s’y adonnent avec plaisir, à l’extérieur comme à l’intérieur. Le centenaire de Hockey Canada est l’occasion idéale de découvrir et de mieux comprendre les origines du hockey au Canada. »

L’honorable Bal Gosal, ministre d’État (Sport), le 30 octobre 2014

L’Association canadienne de hockey amateur (ACHA) est créée en décembre 1914 à Ottawa (Ontario). Cet organisme national reçoit le mandat d’administrer, de réglementer et de développer le hockey amateur au Canada. La rencontre qui mène à sa fondation réunit les associations provinciales de hockey de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario, la ligue de hockey de la ville de Montréal, l’Union de hockey intercollégial canadien, les administrateurs de la coupe Allan, l’Association olympique canadienne et l’Union athlétique amateur du Canada. Parmi les autres groupes qui se sont affiliés à l’ACHA depuis sa création, mentionnons les associations de hockey amateur du Québec (1919), du district d’Ottawa (1920), des Maritimes (1928), de Terre‑Neuve (1966) et du Nouveau‑Brunswick (1968).

Photo noir et blanc composite montrant des portraits de l’équipe entire dans des médaillons avec l’inscription « Monarch Hockey Club, Amateur Champions of Canada, Winners of Pattison Trophy’s Allan Cup 1913-1914 » [Club de hockey des Monarch, Champions amateur du Canada, gagnant de la coupe Allan.]

Le club de Hockey les Winnipeg Monarch. Gagnants de la coupe Allan 1913-1914. (MIKAN 3657113)

Bibliothèque et Archives Canada s’est associé avec Canadiana.org afin de rendre accessibles en format numérique certains documents importants du fonds de l’ACHA, comme le livre de règlements officiel du hockey amateur de 1927.

Reproduction d’un livre de règlements adopté en 1927 par l’Association canadienne de hockey amateur.

Rules of the Game [« Règles du jeu »] adoptées en 1927 par l’Association canadienne de hockey amateur (source : page 77).

En 1994, l’ACHA est fusionnée avec l’Association canadienne de hockey (mieux connue sous le nom de Hockey Canada), qui avait été fondée en 1968. La nouvelle organisation a pour mandat de sélectionner les équipes qui représentent le Canada lors des compétitions sur la scène internationale et de favoriser le développement des joueurs de hockey canadiens. Les documents de Hockey Canada qui sont conservés à BAC fournissent de l’information sur de nombreux tournois et séries disputés sur la scène internationale qui ont captivé tous les Canadiens, comme la Série du siècle de 1972 et la Coupe Canada 1976.

Bon imprimé en noir et blanc permettant de participer au tirage de billets permettant d’assister à une partie de la série opposant le Canada à l’Union soviétique en 1972.

Bon envoyé par la poste dans le cadre d’un tirage de billets permettant d’assister à une partie de la Série du siècle de 1972.
Source : Fonds Hockey Canada/Dossier chronologique du 4 juillet au 31 août 1972 (e001217378).

Pour en savoir plus sur l’évolution du hockey au Canada, venez découvrir les documents de Hockey Canada et de son prédécesseur, l’ACHA, qui sont conservés à BAC :

N’oubliez pas de visiter le Temple de la renommée du hockey, qui possède la plus grande collection sur l’histoire de ce sport, et d’admirer sa nouvelle exposition organisée conjointement avec BAC : La Première Guerre mondiale et un siècle de liens militaires avec le hockey.

Le major David Vivian Currie : un dur de la Seconde Guerre mondiale, récipiendaire de la Croix de Victoria

Le 18 août 1944, il y a donc 70 ans, le major David Vivian Currie lance ses 200 hommes et une dizaine de chars M4 Sherman à l’assaut de Saint‑Lambert-sur‑Dives (France) pour prendre la ville et bloquer la seule retraite possible de la 7e Armée allemande de la poche de Falaise. Currie et ses hommes font face à un détachement de la 2e Division Panzer allemande largement supérieur en nombre, mais ils réussissent à barrer la seule retraite possible des allemands. À la suite de cet exploit, il reçoit la Croix de Victoria, la plus haute décoration militaire du Commonwealth britannique.

Photo noir et blanc montrant un homme regardant au-dessus de la tourelle d’un char d’assaut.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à Bréda (Pays Bas), le 25 novembre 1944. (MIKAN 3224834)

Le major Currie voit le jour à Sutherland (Saskatchewan) en 1912. Il étudie la mécanique automobile et la soudure. Currie devient major du 29e Régiment blindé de reconnaissance (South Alberta Regiment) en 1944; il n’a que 10 jours d’expérience au combat lorsqu’il reçoit la mission de prendre le contrôle de la route qui passe par Saint‑Lambert, de la bloquer et de tenir sa position.

Currie dirige l’escadron « C », une petite force de blindés et de canons antichars, ainsi que deux compagnies d’infanterie des Argyll and Southerland Highlanders. Il ne dispose d’aucun appui d’artillerie et de très peu de moyens de reconnaissance. Sa première attaque est repoussée, mais Currie se faufile dans le village à pied, examine les défenses allemandes et secoure les équipages de deux chars canadiens mis hors service. Le lendemain, il a déjà pris et fortifié une position au milieu du village. Au cours des 36 heures suivantes, Currie organise si bien ses défenses contre les attaques presque constantes de l’ennemi qu’il réussit à tenir la position de son unité tout en infligeant des pertes extrêmement élevées aux forces allemandes.

Photo noir et blanc montrant un homme assis sur la tourelle d’un char d’assaut appuyé sur la mitrailleuse et regardant vers la gauche.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à bord d’un véhicule de reconnaissance Humber I à Halte (Pays Bas), le 12 novembre 1944. (MIKAN 3227188)

Le soir du 20 août, le dernier assaut lancé par les Allemands dans l’espoir de percer les positions canadiennes est écrasé par une attaque‑surprise des Canadiens. Plus de 2 100 soldats allemands sont faits prisonnier par les forces de Currie, qui comptent moins de 200 hommes. Currie prend ensuite le reste du village, empêchant ainsi les restes de l’Armée allemande d’emprunter la dernière porte de sortie de la poche de Falaise. La bataille de Saint‑Lambert sera la dernière de la campagne de Normandie.

Photo noir et blanc montrant un groupe de soldat allemande avec les mains en l’air et entouré de soldats canadien.

Le major David V. Currie (troisième à partir de la gauche, avec un pistolet dans les mains) du South Alberta Regiment reçoit la reddition des troupes allemandes à Saint Lambert-sur Dives (France), le 19 août 1944. (MIKAN 3396233)

Pendant les mois qui suivent la bataille de Saint‑Lambert, Currie participe à la bataille de l’Escaut et à la libération des Pays‑Bas. Il obtient ensuite le grade de lieutenant‑colonel et occupe le poste de sergent d’armes de la Chambre des communes du Canada de 1960 à 1978. Il meurt en 1986. Le manège militaire du lieutenant‑colonel D.V. Currie, à Moose Jaw (Saskatchewan), et l’avenue Currie, à Saskatoon, portent son nom.

Pour en savoir plus sur l’histoire militaire du Canada, consultez les pages de la section Patrimoine militaire.

Images des contributions du Canada dans le passage de Mourmansk maintenant sur Flickr

Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne envahit et occupe plusieurs pays voisins en Europe. Des approvisionnements et du matériel de guerre sont transportés par-delà l’océan Atlantique pour soutenir, en Angleterre, l’effort de guerre des Alliés. Toutefois, la bataille de l’Atlantique, au cours de laquelle les convois alliés jouent au chat et à la souris avec les sous-marins allemands, fait rage.