Annuaires canadiens en ligne

Bibliothèque et Archives Canada est heureux d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de la base de données en ligne Annuaires canadiens. Vous y trouverez notamment une version complète des annuaires en format PDF, ainsi que des annuaires nouvellement numérisés qui ne se trouvent pas dans la base de données.

Reproduction noir et blanc d’une page de l’annuaire avec trois cartes professionnelles annonçant des quincailleries.

Publicité sous la forme de cartes professionnelles, tirée de l’annuaire de Montréal pour 1842–1843, page 213 (en anglais seulement).

Ces 152 nouveaux annuaires sont pour les villes ontariennes d’Hamilton, de Kingston et de London, et pour les comtés du sud-ouest de l’Ontario.

Bonne recherche!

 

 

Les papiers ne naissent pas tous égaux

Vous savez peut-être que, depuis 25 ans, des efforts considérables sont investis dans le but de délaisser les papiers acides qui se détériorent rapidement au profit de produits plus stables. Ce courant découle en grande partie des préoccupations du milieu des bibliothèques à l’égard de la détérioration rapide du papier dans leurs collections. Résultat : l’Occident ne produit plus de papier acide, à l’exception du papier journal. C’est une excellente nouvelle pour les bibliothèques, les archives et les consommateurs.

Il est cependant impossible de garantir la survie à long terme (plus de 300 ans) de tous les types de papier. Étant donné que les fabricants modifient régulièrement la composition chimique du papier, il est bon que les consommateurs et les employés des bibliothèques et des archives connaissent les produits sur le marché et la meilleure façon de les utiliser.

Alors, jetons un coup d’œil autour de nous. Notre papier bon marché utilisé pour les photocopies n’est pas acide, comme le montrent les tests réalisés avec un crayon à pH. Ce papier peut porter la mention « sans acide ».

Photographie en couleurs d’un morceau de papier sur lequel il est écrit : « Mauve : bonne nouvelle! ». Il s’agit donc d’un papier sans acide.

Test de pH sur du papier pour photocopieur courant.

Par contre, il ne répond pas aux normes de longévité nécessaires pour faire partie d’une collection sur une base permanente. Il est parfait pour les signets et autres objets éphémères.

Le papier de qualité pour la conservation à long terme porte la mention « permanent » ou « archives » avec le symbole de l’infini placé dans un cercle.

Image du symbole du papier sans acide : le chiffre huit placé horizontalement dans un cercle.

Symbole de l’infini représentant du papier permanent ou du papier d’archives.

Le papier permanent est parfois fait de pâte de bois, qui contient de la lignine acide nuisible. Toutefois, celle‑ci est généralement extraite de la pâte, et aucun acide n’est ajouté durant la fabrication. Le papier permanent est censé survivre plusieurs siècles lorsqu’il est entreposé normalement dans une bibliothèque ou des archives. Le papier « permanent » portant le symbole de l’infini est conforme à la norme ISO 9706 ou à la norme ANSI/NISO Z39.48‑1992.

Le papier d’archives respecte une norme encore plus élevée et peut durer jusqu’à 1 000 ans. Ce papier à base de fibres de cellulose provient de plantes sans bois et ne contient pas de lignine (il s’agit généralement de coton ou de lin). De plus, la norme sur le papier pour documents d’archives (ISO 11108) comprend des exigences sur la solidité que l’on ne trouve pas dans les normes sur le papier permanent.

Il est recommandé d’utiliser du papier permanent ou du papier d’archives pour l’entreposage à long terme dans les collections. Si la solidité est un facteur, par exemple pour les emballages ou les pochettes, il vaut mieux choisir du papier d’archives.

Photo en couleurs d’une pochette employée pour ranger des documents textuels.

Pochette en papier d’archives.

En terminant, n’oubliez pas que les conditions ambiantes influent grandement sur la longévité du papier. On estime que la durée de vie du papier double chaque fois que la température baisse de cinq degrés. Attachez vos tuques!

On a tout ! Exemples fascinants dans la collection de portraits de Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède des artefacts historiques uniques qui ont un lien direct avec certains portraits de sa collection.

Dans certains cas, BAC a pu réunir des pièces qui avaient été séparées au fil du temps. Parfois, il a eu la chance de prendre possession d’un ensemble soigneusement préservé. Dans tous les cas, ces ressources documentaires parfois surprenantes fournissent un contexte inestimable pour mieux comprendre les portraits auxquels ils sont associés.

Plaque de cuivre illustrant le capitaine George Cartwright en train d’inspecter ses pièges à renard pendant l’hiver, au Labrador. Il est chaussé de raquettes, transporte un fusil sur une épaule et tient un chien en laisse, attaché à sa ceinture.

Le capitaine Cartwright inspectant ses pièges à renard (MIKAN 3986048)

Cette plaque de cuivre, par exemple, a été créée pour publier ce saisissant portrait à l’huile du capitaine George Cartwright (1739-1819), un officier de l’armée devenu, à sa retraite, trappeur et commerçant de fourrure au Labrador.

Peinture à l’huile illustrant le capitaine George Cartwright en train d’inspecter ses pièges à renard pendant l’hiver, au Labrador. Il est chaussé de raquettes, transporte un fusil sur une épaule et tient un chien en laisse, attaché à sa ceinture.

Le capitaine Cartwright inspectant ses pièges à renard (MIKAN 3964571)

Les plaques de cuivre étaient utilisées avant l’avènement de la photographie pour « convertir » les peintures en format imprimable afin qu’elles puissent être publiées. Le portrait a été peint pour servir de frontispice à une œuvre d’importance : les mémoires de Cartwright, publiées en 1792 et intitulées A journal of transactions and events, during a residence of nearly sixteen years on the coast of Labrador… (Journal des transactions et événements consignés pendant près de 16 années passées sur la côte du Labrador… [traduction]).

Même portrait que celui apparaissant plus haut, mais présenté cette fois sous sa forme imprimée, publiée en 1792 dans la première édition du livre.

Frontispice des mémoires du capitaine George Cartwright (AMICUS 4728079)

Des notes spéciales sur le frontispice, rédigées par Cartwright lui-même, soulignent l’importance qu’il accordait à chacun des détails de la peinture. Tout comme les mémoires, celle-ci s’adresse aux aventuriers amateurs. Elle inclut des trucs de survie novateurs inspirés du mode de vie autochtone, comme le port de raquettes pour inspecter les lignes de piégeage en hiver.

Le cuivre est un métal mou qui permettait aux graveurs de reproduire fidèlement les détails et certaines particularités de la peinture originale à l’huile. Ici, par exemple, les contours flous du paysage hivernal ont été réalisés en recouvrant de cire certaines zones de la plaque, permettant ainsi à l’acide de délaver les zones exposées.e

Il est rare qu’une même institution possède une peinture, la plaque en cuivre qui lui est associée et un exemplaire de la première édition du livre qui en a résulté; mais la collection de BAC inclut toutes ces pièces.

Un autre exemple : la collection de BAC renferme ce pendentif et ces boucles d’oreilles.

Photographie en couleurs d’un pendentif en or avec un motif stylisé en spirale, et des boucles d’oreilles assorties.

Pendentif et boucles d’oreilles ayant appartenu à Marie-Louise Aurélie Girard (MIKAN 3994256)

Ce sont les bijoux que portait Marie-Louise Aurélie Girard (vers 1868-?) quand elle a posé pour ce portrait peint par Alfred Boisseau (1823-1901), un artiste montréalais de renom :

Peinture à l’huile d’une femme vêtue d’une robe noire, qui regarde droit devant elle. Elle porte le pendentif et les boucles d’oreilles que l’on voit sur la photo précédente.

Marie-Louise Aurélie Girard (MIKAN 3993116)

Ces objets précieux nous rappellent l’intention qui se cache derrière le portrait. Les modèles connus et riches accordaient souvent une grande importance au choix des objets qu’ils portaient ou incluaient dans leur portrait, pas seulement pour des raisons sentimentales, mais aussi pour indiquer leur statut social. Dans ce cas-ci, le modèle était l’épouse d’un ancien premier ministre du Manitoba.

Une icône canadienne : célébrer le bicentenaire de la naissance de Sir John A. Macdonald

Déjà 200 ans se sont écoulés depuis la naissance du tout premier des premiers ministres du Canada et l’intérêt porté à sa vie politique et personnelle n’a pas diminué. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une collection documentaire variée et de grande envergure sur Sir John Alexander Macdonald, notamment une exposition virtuelle composée de documents personnels, de photos, d’illustrations et de publications. La collection comprend plus de 100 000 pièces de correspondance entre sa famille, ses amis proches et lui-même, ce qui permet aux chercheurs d’avoir un regard privilégié sur sa vie personnelle.

Photographie en noir et blanc de Sir John A. Macdonald assis sur une chaise, avec les jambes et les bras croisés.

Sir John A. Macdonald, 1872, par William Topley (MIKAN 3333452)

En plus de dévoiler quelques informations sur la vie familiale de Sir John A., la collection de BAC contient également des illustrations et des objets qui présentent l’image de l’ancien premier ministre comme symbole politique, et parfois, comme caricature comique. À partir de caricatures politiques qui désapprouvent la politique nationale et les relations canado-américaines jusqu’à un graphique phrénologique de la tête de Macdonald, l’image de Sir John A. fait désormais partie de l’iconographie canadienne.

Lithographie démontrant Sir John A. Macdonald vêtu en soldat britannique devant une porte verrouillée. Derrière lui, oncle Sam ramasse des sacs d'argent d'hommes d'affaires enfourchant la clôture.

Affiche électorale où l’on peut lire, « We can’t undo the lock, Sir John is on guard. Hand it over the fence? » [« Nous ne pouvons pas ouvrir la serrure, Sir John A. monte la garde. Passez-le-moi par-dessus la clôture. »] (MIKAN 2847973)


Au-delà des caricatures politiquement chargées, l’image de Sir John A. Macdonald a aussi été utilisée de façon commerciale dans des publicités de bière, une promotion de chutney aux tomates et il a même été transformé en figurine (en anglais seulement).

Épreuve d'une publicité de Molson's Ale montrant Sir John A. Macdonald assis et regardant vers le côté. Derrière lui se trouve une carte du Dominion du Canada. Au-dessous de l'image, on peut lire : « Fifty-six years ago when Sir John A. Macdonald was first Premier of the Dominion of Canada in 1867, Molson’s Ale was then 81 years old! The ale your great-grandfather drank. » [« Il y a 56 ans, en 1867, lorsque John A. Macdonald était le premier ministre du Dominion du Canada, Molson's Ale avait déjà 81 ans! La bière que votre arrière-grand-père buvait. »]

Molson’s Ale, Sir John A. Macdonald. (MIKAN 3000462)

Par contre, il ne faudrait pas que notre image mentale de Sir John A. Macdonald se transforme en caricature et ce bicentenaire nous offre la possibilité de nous pencher sur son histoire et sa vie personnelle, au-delà de l’icône. La collection de BAC portant sur Sir John A. Macdonald est un hommage à l’homme et à la légende, mais son legs s’étend au-delà de ces images, jusqu’à ses racines écossaises. En 1968, à l’extérieur du petit village de Rogart dans les hautes terres écossaises, un cairn commémoratif a été dédié à Sir John A. Macdonald et dévoilé par le 13e premier ministre du Canada, John Diefenbaker. Ce monument commémoratif a été érigé sur le site de la maison des grands-parents de Sir John et est construit de pierres provenant de la maison familiale originale. Une plaque accompagne le cairn et l’on peut y lire « a footnote to his greatness » [« une note complémentaire sur sa grandeur »]. Ce genre de note est utile pour étudier la vaste gamme de dossiers sur les réalisations et la vie célèbre de Sir John A. Macdonald.

Pour en apprendre davantage sur Sir John A. Macdonald et son legs :

Bibliothèque et Archives Canada présente sa 17e émission de baladodiffusion, Fiers d’être Canadiens : Sir John A. Macdonald

Bibliothèque et Archives Canada présente sa plus récente émission de baladodiffusion, Fiers d’être Canadiens : Sir John A. Macdonald.

Le 11 janvier 2015 marquera le 200e anniversaire de naissance du premier premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald. Pour souligner cet événement, nous recevons Arthur Milnes, journaliste et historien de renom, et Madeleine Trudeau, archiviste d’art et conservatrice à Bibliothèque et Archives Canada. Ensemble, nous discuterons de la vie et de la carrière de cet important personnage politique et nous examinerons les ressources que possède Bibliothèque et Archives Canada à son sujet.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion via notre fil RSS ou iTunes, ou écoutez-les sur notre site Web : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour en savoir plus, écrivez-nous à balados@bac-lac.gc.ca.

Les cahiers de dessins de William Redver Stark : quelques détails

Au cours des prochains mois, le blogue présentera une série d’articles visant à faire découvrir le travail de conservation qui se fait en coulisse. Grâce à cette activité, la collection de Bibliothèque et Archives Canada est conservée, préservée et mise à la disposition des générations futures qui pourront continuer d’en jouir. Ce faisant, nous accompagnerons l’équipe de conservation alors qu’elle s’affairera à préserver les cahiers de dessins de William Redver Stark. Cette année, nous avons eu un premier aperçu de la restauration des cahiers de dessins ainsi qu’un balado sur William Redver Stark. Au cours des prochains mois, l’équipe s’emploiera à la conservation des cahiers et à la documentation du processus de conservation sur le blogue, Facebook et Twitter.

Examen des cahiers de dessins : le travail préparatoire

Le papier utilisé dans les 14 cahiers de dessins est soit du papier vélin pour aquarelle soit du papier vélin à dessin. Le papier vélin est fabriqué au moyen d’un laminoir à fil tissé serré ou d’un moule arborant un modèle de tissage délicat. Comme on pouvait s’y attendre, les huit cahiers de dessins composés de papier à dessin ne comportent pas de filigrane. Les filigranes sont un motif ou un symbole, comme le nom du fabricant, imprimé sur un morceau de papier et que l’on peut voir quand on tient le papier devant une source lumineuse. Trois des six cahiers de dessins faits de papier pour aquarelle ont des filigranes de différents fabricants de papier britanniques.

Une photographie en couleur illustrant le dessin à l’aquarelle d’un cheval. Au bas de la feuille, on peut voir l’impression délicate du filigrane « 1915 England » (1915 Angleterre).

Filigrane indiquant « 1915 England » (1915 Angleterre) dans l’un des cahiers de dessins.

Les dimensions des cahiers de dessins varient de 84 x 126 mm à 145 x 240 mm, ce qui correspond approximativement à la taille d’un téléphone intelligent ou d’un jeu de cartes. Aucun des cahiers n’est paginé, mais en les regardant de plus près, on peut voir l’ordre dans lequel l’artiste a utilisé les cahiers; certains ont été utilisés du début à la fin, d’autres à partir de la fin jusqu’aux premières pages ou encore dans une séquence totalement aléatoire.

Une photographie en couleur de trois cahiers de dessins tachés déposés sur une table blanche à côté d’un téléphone intelligent afin de comparer la taille des objets.

Trois cahiers de dessins déposés à côté d’un téléphone intelligent afin de comparer la taille.

Un examen plus approfondi révèle d’autres éléments d’information importants. Certains des livres arborent encore l’étiquette du libraire, des étiquettes des coloristes ou des estampes à l’encre. On peut en retirer d’autre information sur la composition du papier, le format et la provenance du livre. Certaines étiquettes indiquent le nombre de pages, ce qui est particulièrement utile pour déterminer si des pages sont manquantes. L’examen a permis de conclure qu’il manquait de nombreuses pages dans ces cahiers de dessins. Les renseignements sur la provenance montrent aussi que les livres ont été acquis de divers relieurs, de libraires à Londres et en France et que certains étaient vendus à des consommateurs britanniques, français et allemands.

Photographie en couleur d’une étiquette jaune renfermant de l’information sur le relieur du cahier de dessins.

Exemple d’une étiquette d’un coloriste indiquant le fabricant, la provenance du cahier de dessins, le nombre de pages et la qualité du papier.

Les blocs de feuillets (le corps principal du livre) forment un cahier composé de quatre à huit in-folio. Un cahier est un groupe d’in-folio. Un in-folio est une seule page, pliée une fois. Tous les cahiers de dessins, sauf deux, ont été reliés de manière traditionnelle, l’un étant doté au dos de deux anneaux de métal et l’autre d’une reliure agrafée. Ces deux structures à reliure simple ont été fabriquées à la main et n’ont pas été conçues au moyen des méthodes de fabrication commerciale et industrielle communément utilisées dans la conception des livres à l’époque. Tous les cahiers de dessins sont dotés de couvertures de carton rigide. Les reliures sont unies et ont un aspect utilitaire, les couvertures et le dos n’arborant aucune décoration, à l’exception des notes manuscrites à l’encre ou au graphite, possiblement rédigées par l’artiste. Le dos de deux cahiers de dessins est fait de cuir, du tissu recouvrant le carton. Les autres livres ont des reliures de canevas beige dotées d’un fermoir à élastique. La plupart des cahiers de dessins sont munis d’un porte-crayon.

Les cahiers de dessins n’ont jamais fait l’objet de réparation ni de travaux de conservation, et ils présentent de multiples problèmes mineurs ou graves menaçant la stabilité, notamment :

  • des pages qui se détachent du dos
  • du papier déchiré et des morceaux de papier détachés
  • des pages manquantes
  • des pages placées dans un ordre autre que celui à l’origine
  • des fils de reliure brisés
  • un joint faible ou brisé reliant les blocs de feuillets aux couvertures
  • du ruban adhésif sur les couvertures
  • des zones fragilisées sur la couverture de tissu et du carton

Le prochain article de la série, intitulé « The William Redver Stark sketchbooks: page mapping », portera sur les méthodes employées par l’équipe de conservation pour déterminer l’ordre des pages dans les cahiers de dessins.

Visitez Flickr pour consulter d’autres images illustrant l’examen aux fins de la conservation.

Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington – janvier 2015

Voici une liste des publications de généalogie que nous avons acquises récemment. Vous pouvez consulter ces publications dans la Salle de généalogie et histoire familiale, au troisième étage, au 395, rue Wellington. Le lien au catalogue AMICUS comprend la cote vous permettant de trouver le livre dans les rayons.

Si vous en êtes à vos premiers pas en généalogie, vous pouvez aussi consulter notre section Généalogie et histoire familiale.

Bonne exploration!

Histoires de familles

De nos ancêtres Houallet en France aux descendants Ouellet-te en Nouvelle-France, de François Houallet et Isabelle Barré, à leur fils René et son rêve américain, par Jeannine Ouellet (AMICUS 43057598)

Généalogie ascendante de Maurice Fortier, par Lise Lefebvre (AMICUS 42357176)

La descendance de Pierre Gilbert, capitaine de vaisseau : Petite-Rivière-Saint-François à partir de 1756, par Jules Garneau (AMICUS 42913904)

André Marsil dit Lespagnol : l’ancêtre des Marcil et Mercille d’Amérique (1642-1725) par Denis Marsil (AMICUS 42507286)

La famille Miville-Dechêne, Julie : l’arrivée en Nouvelle-France et les pérégrinations à Québec et dans les environs du 17e au 21e siècle, par Michel Émond (AMICUS 42421839)

Famille Larocque, par Charles G. Clermont (AMICUS 42544482)

L’histoire de la famille acadienne des Lejeune dit Briard : les sept premières générations et plus, par André-Carl Vachon (AMICUS 43023469)

Looking back: a history of the Robert and Hannah (Swinton) Williamson family, 2013-1783, par M. Yvonne Brown (AMICUS 42487533)

The Amos B. Weber family history, par Tim Campbell (AMICUS 42624120)

The legacy of Peter Martin, par Tim Campbell (AMICUS 43040697)

The Noah B. Martin family history, par Tim Campbell (AMICUS 42624089)

The scent of oil: a Nicklos/Perkins family saga, par Gary May (AMICUS 39274484)

Histoires locales et histoires de groupes ethniques

Atlas généalogique de la France ancestrale : pays des migrants vers la Nouvelle-France, par Micheline Perreault (AMICUS 42213484)

Dictionnaire des souches allemandes et scandinaves au Québec, par Claude Kaufholtz-Couture et Claude Crégheur (AMICUS 42651679)

Présence irlandaise : l’histoire religieuse protestante, volume 1 : Villages et visages en Lotbinière (comprend des transcriptions de pierres tombales), recherche et rédaction par Sylvie Bernard, traduction par Claude Crégheur et Mélanie St-Jean (AMICUS 38820935)

La colonie nantaise de Lac-Mégantic : une implantation française au Québec au XIXe siècle, par Marcel Fournier (AMICUS 41526971)

Le pays des filles du Roy… au confluent du Saint-Laurent et de la Richelieu, par Louise Biron, Danielle Mailloux et Louise Pelletier (AMICUS 42139559)

Les Filles du roi au XVIIe siècle : orphelines en France, pionnières au Canada, par Yves Landry (AMICUS 42011241)

Les sépultures du coteau des Cèdres, 1750-1780, par Jean-Luc Brazeau et Isabelle Aubuchon (AMICUS 43036058)

Patriotes, reformers, rebels & raiders: tracing your ancestors during the troublous times in Upper and Lower Canada, 1820-1851, par Kenneth Cox (AMICUS 42726565)

Pour que rien ne s’efface : Notre-Dame-de-Lourdes, 2014, par Robert Charbonneau, Mario Cyr et Huguette Plourde (AMICUS 43043082)

Répertoire des naissances, des mariages et des décès de la paroisse de Saint-Émilien, Desbiens, 1926-1941, par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean (AMICUS 42654710)

The Irish Catholic families of Puslinch Township, Wellington County, Ontario: a genealogy, par Marjorie Clark (AMICUS 42756767)

Bâtir un caisson pour la proclamation de la Loi constitutionnelle

Il pleuvait sur la Colline du Parlement lorsque la reine Elizabeth II et le premier ministre Pierre Elliot Trudeau ont signé la proclamation de la Loi constitutionnelle le 17 avril 1982. Des marques laissées par les gouttes de pluie, mélangées à l’encre, sont toujours visibles en guise de signes bien concrets de la riche histoire de la Loi.

La proclamation de la Loi constitutionnelle est un document important pour tous les Canadiens, car elle symbolise l’histoire du Canada, du temps de la colonie jusqu’au pays indépendant que nous connaissons aujourd’hui. À l’instar de nombreux autres documents historiques très précieux, celui-ci est presque toujours resté dans une chambre forte à des fins de conservation.

Comme c’est chaque fois le cas lorsqu’on expose la collection, il faut atteindre un certain équilibre. Exposer des objets signifie les soumettre à une lumière potentiellement dommageable, et ne pas les exposer se traduit par un accès restreint à la collection. Le prêt de la proclamation de la Loi constitutionnelle au nouveau Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg a constitué un défi exaltant pour le personnel des Soins préventifs et Conservation à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : il fallait rendre le document accessible aux Canadiens.

Donc, en quoi consistent les préparatifs en vue d’exposer un des documents les plus importants du Canada?

Des études menées en 2012 par l’Institut canadien de conservation ont permis de conclure que les encres ayant servi à signer la Loi sont extrêmement sensibles à la lumière. Dans un effort visant à prolonger la durée de vie du document, celui-ci n’est exposé qu’un certain nombre d’heures par année. Le personnel de BAC a dessiné et conçu un caisson et une vitrine de pointe afin de protéger la Loi de la lumière néfaste, du vandalisme et du vol.

Au départ, la Loi était conservée dans un boîtier fait sur mesure permettant de gérer l’humidité, l’exposition aux UV et la teneur en oxygène de manière à freiner la détérioration du document. Une vitrine a ensuite été fabriquée dans le but de limiter la quantité totale de lumière pénétrante durant l’exposition.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

La vitrine est composée d’une couche de verre opaque noir spécial (protégeant le document de la lumière visible dans une proportion de 97 %), qui, activée par un simple bouton, peut rapidement devenir translucide lorsque le document est illuminé. Tout le système est relié à une minuterie qui gère la durée pendant laquelle le document est visible et enregistre le temps d’exposition total durant le prêt. Ce faisant, BAC peut mesurer la durée pendant laquelle la Loi sera exposée à la lumière pendant sa vie.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le projet vise à rehausser l’accès du public au patrimoine de notre pays sans compromettre la préservation à long terme de la proclamation de la Loi constitutionnelle et à s’assurer que les Canadiens seront en mesure de voir ce trésor national, et ce, pour de nombreuses générations à venir.

Visitez le Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg pour profiter de cette rare occasion de voir la proclamation de la Loi constitutionnelle et d’autres documents importants faisant partie des collections de BAC durant les expositions inaugurales du Musée.