Une page dans chaque livre canadien : catalogage avant publication

Toujours pressés de plonger dans un nouveau livre, vous avez peut-être déjà remarqué le verso de la page titre — un amalgame étrange de mots et de chiffres portant le titre « Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada ».

Image montrant la première page rector d’un livre avec l’information de catalogage.

Exemple de l’information de catalogage avant publication pour le livre The Night Before Christmas (AMICUS 41951076)

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi et comment Bibliothèque et Archives Canada (BAC) met son sceau sur votre matériel de lecture et sur presque toutes les publications publiées au Canada? La réponse est simple. Le catalogage avant publication (aussi connu sous l’acronyme CIP) est préparé par les bibliothécaires avant la date de lancement d’un livre. Le CIP permet aux bibliothèques canadiennes de précommander un livre, de le cataloguer et de le classer rapidement, ce qui signifie que les usagers des bibliothèques peuvent y avoir accès beaucoup plus vite que si chaque bibliothèque devait effectuer tout le travail de catalogage et de classement individuellement.

Presque 9 000 nouvelles publications canadiennes sont cataloguées annuellement par l’équipe de catalogage avant publication, un groupe d’environ dix bibliothécaires au catalogage qui travaillent au sein de la Division de la description des ressources de BAC. L’équipe travaille en étroite collaboration avec des dizaines d’éditeurs partout au Canada afin de partager les métadonnées de livres canadiens à l’échelle internationale. Le programme canadien de catalogage avant publication existe depuis les années 1970. Il s’agit d’une grande réussite dans l’histoire de BAC qui se répète à chaque livre.

Pour en apprendre davantage sur ce programme, veuillez consulter la page Catalogage avant publication.

Bibliothèque et Archives Canada diffuse un seizième baladoémission : William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre.

Gilbert Gignac, gestionnaire à la retraite des œuvres d’art de la collection, et Mary Margaret Johnston-Miller, archiviste en art, tous les deux de BAC, se joignent à nous pour discuter de William Hind, un artiste qui a joué un rôle de premier plan dans le développement des arts au sein de la société canadienne. Nous nous penchons sur la vie de William Hind, sur son apport unique aux arts du Canada et sur le contenu de la collection William Hind de BAC.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Images des carnets de croquis de William Hind maintenant sur Flickr

En 1862, l’artiste William Hind grossit les rangs des Overlanders, un groupe de prospecteurs qui franchissent les Prairies pour aller chercher de l’or dans les régions du Fraser et de Cariboo. Pendant son voyage, Hind produit un cahier de croquis documentant les déplacements du groupe et quelques unes des difficultés auxquelles il a fait face sur les nouvelles routes de l’Ouest.

Les « faux » portraits de Bibliothèque et Archives Canada

Un faux portrait est le portrait imaginaire d’une personne, habituellement célèbre ou connue. D’ordinaire, il ne présente pas de ressemblance réelle et est produit bien après le décès de la personne.

Un très grand nombre de personnages historiques très importants n’ont pas posé de leur vivant, mais il y a toujours eu de la demande pour de « vrais » portraits d’eux.

Avec les faux portraits, on ne cherchait pas nécessairement à tricher; dans bien des cas, leurs auteurs ou promoteurs étaient motivés par l’intérêt public. À partir du XIXe siècle, ce portrait célèbre de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec, a joué un rôle commémoratif et éducatif important.

Lithographie attribuée à Louis-César-Joseph Ducornet, 1854. Elle montre un homme légèrement de biais par rapport à la personne qui le regarde et portant un doublet noir dont les manches révèlent une chemise blanche. La ville de Québec est à l'arrière plan.

Faux portrait de Samuel de Champlain (MIKAN 2919672)

Un faux portrait nous en dit souvent beaucoup plus sur la société dont il provient que sur la figure historique qu’il cherche à représenter. Certains estiment que cette image d’allure pieuse a constitué un frontispice parfait aux récits de la Nouvelle-France au XIXe siècle écrits par des historiens également hommes d’Église. Il semble qu’il importait peu à ces derniers que le portrait ait été en fait la copie d’une gravure du XVIIe siècle représentant un fonctionnaire français à la moralité douteuse.

Les collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) contiennent d’autres faux portraits intrigants. Ainsi, BAC a acquis ce portrait miniature en cire, l’un des très rares portraits réalisés avec cette matière qui ait survécu.

Portrait miniature en cire réalisé par un artiste anonyme au début du XIXe siècle. Ce portrait plutôt générique montre un homme de profil portant un manteau britannique rouge doté de garnitures or, une cravate blanche et un gilet bleu, et dont les cheveux longs sont attachés. Il s'agit d'un portrait miniature assez sculptural.

Portrait de cire du général James Wolfe (MIKAN 3793977)

Malgré qu’on y indique qu’il s’agit d’un portrait du général James Wolfe, célèbre pour son rôle dans la décisive bataille de Québec (1759), cette miniature ne reproduit aucun des traits physiques connus de Wolfe. Pourtant, plusieurs portraits miniatures presque identiques se trouvent dans d’autres collections, et chacun d’eux indique également qu’il s’agit de Wolfe. On peut supposer que de nombreux moules de ce portrait ont été réalisés puisque de plusieurs exemplaires de ce fragile objet ont survécu.

La cire était une matière bon marché qui permettait de produire aisément de nombreux exemplaires. Le portrait de cet homme célèbre a vraisemblablement été créé en masse, pour satisfaire la grande demande pour des portraits de « Wolfe, le héros » qui a émergé dans le grand public au XIXe siècle. Probablement créé bien longtemps après la mort de Wolfe par un entrepreneur anonyme, il présente la vue de profil idéalisée et héroïque d’un jeune officier  ̶  exactement le genre d’image dont il était certain qu’elle ravirait le public.

Le grand jeu de la guerre

Les vedettes du hockey au Canada n’ont pas été épargnées par l’appel aux armes quand la Première Guerre mondiale a éclaté en 1914. En fait, ces jeunes hommes solides constituaient une population de choix à inciter au service. Ils ont, entre autres, contribué à la promotion de la guerre comme jeu ultime pour un athlète.

Créée en partenariat avec le Temple de la renommée du hockey, à Toronto, la nouvelle exposition Hockey Marching as to War : The First World War and a Century of Military Ties to the Game (en anglais seulement (les hockeyeurs au front : la Première Guerre mondiale et un siècle de liens militaires avec le hockey) porte sur les répercussions de la Première Guerre mondiale sur les joueurs de hockey, et raconte comment le hockey organisé a été transformé pendant et après cette guerre.

Affiche de guerre dépeignant un soldat qui voit dans la fumée de son fusil une aréna remplie d’amateurs de hockey regardant des joueurs sur la glace.

“Why don’t they come?” Join the 148th Battalion (« Pourquoi ne viennent-ils pas? » Devenez membres du 148e Bataillon), campagne de recrutement, ca. 1914–1918 (MIKAN 3635547)

Une équipe de hockey qui avait joué pour l’Association nationale de hockey (ANH) s’est intégrée au 228e bataillon, les Northern Fusiliers, formé en 1916. Le bataillon comptait 12 joueurs de hockey professionnels ou semi-professionnels. En fin de compte, cette équipe a fini par être un coup de publicité et a servi à promouvoir le recrutement, remonter le moral des troupes et parer à la pénurie de joueurs dans l’ANH pendant la guerre.

Toutefois, un scandale a éclaté lorsque le bataillon a été appelé à servir au front : on a découvert que certains joueurs s’étaient fait promettre qu’ils n’auraient jamais à aller à la guerre. Ces joueurs ont donc été envoyés à l’étranger, mais ont été affectés à la construction de rails pendant les deux années suivantes.

Photographie panoramique en noir et blanc présentant quatre groupes de soldats se tenant debout, dehors, en hiver.

228e bataillon, CEC, 1916 (MIKAN 4474052)

Conn Smythe

La légende du hockey, Conn Smythe, s’enrôle en 1915, une semaine après avoir gagné le championnat de l’Association de hockey de l’Ontario. Smythe sert dans l’artillerie canadienne et reçoit la Croix militaire avant d’être transféré à la Royal Flying Corps, en 1917. Il occupe un poste d’observateur jusqu’à ce qu’il soit blessé par des tirs ennemis et fait prisonnier. Malgré deux tentatives d’évasion, il passe plus d’un an dans un camp allemand de prisonniers de guerre. Smythe deviendra plus tard le principal propriétaire des Maple Leafs de Toronto.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme regardant directement l’appareil photo.

Portrait du Lt Conn Smythe, ca. 1914–1919 (MIKAN 3221254)

Frank McGee le borgne

Frank McGee « le borgne », comme on l’appelait, s’enrôle dans l’armée en 1914, même s’il ne voit plus de son œil gauche depuis plus de 10 ans. Il aurait passé son examen médical avec succès en mémorisant les éléments du test d’acuité visuelle observés avec son bon œil. Dans son rapport, le médecin note que la vision de l’œil droit est bonne, mais il n’écrit rien concernant la vision de l’œil gauche, peut-être parce qu’il ne voulait pas dire au meilleur compteur de la ligne qu’il ne pouvait pas combattre pour son pays.

Image numérisée d’un formulaire présentant de l’information médicale et dont les champs sont à l’encre noire et les réponses écrites à l’encre noire également.

Certificat médical du Lt Frank Clarence McGee (tiré du dossier du CEC sur McGee, PDF, p. 28)

En août 1916, McGee participe à la bataille de la Somme. Il meurt un mois plus tard, atteint par un éclat d’obus. Voici un extrait de sa notice nécrologique :

« Les Canadiens, qui savaient de quoi était fait Frank McGee n’ont pas été surpris lorsqu’il a enfilé un autre type d’uniforme, maintenant plus populaire, et qu’il a choisi de prendre part au jeu plus grave et plus sombre qu’est la guerre. Et tout comme dans sa carrière sportive on pouvait toujours le trouver au milieu de la mêlée, il n’y a pas de doute que sur le champ de bataille, le lieutenant McGee ne connaissait pas la peur et n’a jamais fui devant le danger. »

(Ottawa Citizen, 23 septembre 1916)

Si vous vous trouvez à Toronto, allez voir l’exposition, qui sera présentée par le Temple de la renommée jusqu’en février 2015 !

Photos de la Première Guerre mondiale, partie II : Comment trouver des photos de la Première Guerre mondiale

La première partie de cette série portait sur le Bureau canadien des archives de guerre (le Bureau). Voici maintenant quelques stratégies pour vous aider à trouver des photos de la Première Guerre mondiale produites par le Bureau.

Explorer

Vous pouvez explorer les archives de niveau inférieur en cliquant sur les entrées en hyperlien qui apparaissent sous les titres « sous-série » ou « sous-sous série se compose de ». Par exemple, une recherche dans les archives du préfixe O (« O » prefix) débouche sur 4 134 descriptions de niveau inférieur. (Comme des archives sont continuellement ajoutées, ce nombre peut changer.)

Exploration dans la sous-série du préfixe « O ».

Exploration dans la sous-série du préfixe « O ».

Cette stratégie vous permet de voir les photos dans l’ordre dans lequel elles sont classées. C’est une bonne approche si vous n’êtes pas certain de ce que vous cherchez, mais que vous avez une idée du genre de photos qui composent la collection et de la façon dont elles sont décrites.

Recherche

Vous voulez une stratégie plus poussée pour trouver des photos précises à l’intérieur de chaque série? Utilisez la fonction Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée. Vous pouvez effectuer votre recherche en utilisant le préfixe « O-? » (avec les guillemets) ou le numéro d’acquisition original (« 1964-114 »), le tout accompagné d’un nom ou d’un mot-clé. En utilisant les guillemets, vous obligez le moteur de recherche à trouver les mots demandés dans le même ordre que celui dans lequel vous les avez tapés. L’utilisation du point d’interrogation (?) vous permet de faire une recherche non limitative. L’astérisque (*), quant à lui, permet d’inclure dans votre recherche les variantes d’un mot; ainsi, si vous entrez « nurs* », vous verrez les résultats comportant nursing, nurse et nurses. (Les documents de la Première Guerre mondiale existent principalement en anglais; les recherches dans cette langue donneront de meilleurs résultats.)

Écran « Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée » montrant une recherche de photos liées aux soins infirmiers (nursing) dans la série du préfixe « O ».

Écran « Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée » montrant une recherche de photos liées aux soins infirmiers (nursing) dans la série du préfixe « O ».

Si vous ne savez pas dans quelle série se trouvent les photos qui vous intéressent, essayez d’entrer le numéro d’accès « 1964-114 » et un terme précis, comme « Vimy » (349 résultats) ou « Bishop » (21 résultats).

L’image ci-dessous montre les résultats obtenus avec le mot-clé « nurs* » : une liste de photos sur les soins infirmiers et les infirmières militaires.

Résultats de recherche pour « nurs* ».

Résultats de recherche pour « nurs* ».

Parfois, certains résultats sembleront être affichés en double. Il s’agit souvent de fichiers bilingues créés par les archivistes pour aider les Canadiens à trouver plus facilement des éléments dans la langue de leur choix. De plus, dans le cas des photos panoramiques, la photo finale peut provenir de multiples négatifs, chacun étant archivé dans un dossier différent.

Explorez les images du Bureau canadien des archives de guerre, et découvrez sur pellicule ce témoignage officiel de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale.

Liens connexes :

Photos de la Première Guerre mondiale, partie I : Le Bureau canadien des archives de guerre

L’année 2014 marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Pour l’occasion, les archivistes de Bibliothèque et Archives Canada ont fait le ménage dans les archives officielles des photos de guerre canadiennes. Elles sont maintenant mieux décrites et regroupées par thèmes dans notre base de données en ligne, donc plus facilement repérables pour les Canadiens.

Ces efforts s’inscrivent dans un projet de plus grande envergure : organiser et décrire toute la collection de photos du ministère de la Défense nationale que détient Bibliothèque et Archives Canada. L’objectif est de s’assurer que ces archives sont exactes, complètes et accessibles au grand public.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, en 1914, la plupart des photographes et des journalistes reçoivent l’ordre de ne pas s’approcher du front. L’année suivante, la Première division canadienne foule le sol de l’Europe. En 1916, le millionnaire et baron de la presse Max Aitken reçoit l’autorisation de fonder le Bureau canadien des archives de guerre (le Bureau). Celui-ci transmet au pays des rapports en provenance du front, devenant en quelque sorte, pour le Canada, un témoin oculaire de la guerre. Rapidement, ces rapports sont accompagnés de photos et de peintures.

Tout au long de la guerre, en plus de se procurer des photos auprès de diverses sources, le Bureau emploie trois photographes (le capitaine Henry Edward Knobel, William Ivor Castle et William Rider-Rider), qu’il envoie en France pour capter sur pellicule les batailles, la vie au front et d’autres activités. Ces photos peuvent être consultées dans le fonds du Bureau canadien des archives de guerre. Elles ont été classées par le Bureau en fonction des préfixes suivants :

Le préfixe « O » désigne le fonds le plus volumineux. Ce dernier contient quelque 4 705 photos prises entre mai 1916 et mai 1919. On y retrouve quelques-unes des plus célèbres représentations canadiennes de la Première Guerre mondiale, dont deux photos de William Ivor Castle : Going over the Top (Soldats canadiens franchissant une tranchée) et 29th Battalion advancing over No Man’s Land during the Battle of Vimy Ridge (Le 29e Bataillon d’infanterie avançant en zone neutre lors de la bataille de la crête de Vimy).

Photo noir et blanc composite montrant des soldats sortant d'une tranchée.

Soldats canadiens partant à l’assaut lors d’un entraînement pour les mortiers de chantier. (MIKAN 3206096)

On a plus tard réalisé que les deux photos avaient été en quelque sorte manipulées : la première représente non pas une scène de bataille, mais bien un exercice militaire, et la deuxième a été forgée à partir de deux photos afin d’inclure dans la scène des cadavres et des bouffées de fumée.

Photo noir et blanc composite montrant des soldats avançant dans un paysage complètement détruit avec de la fumée dans l'arrière plan et des cadavres dans l'avant plan.

Le 29e Bataillon d’infanterie avançant en zone neutre, à travers les barbelés et sous le feu nourri des Allemands, lors de la bataille de la crête de Vimy. (MIKAN 3192389)

Dans la deuxième partie de cette série, nous vous expliquerons comment trouver des photos de la Première Guerre mondiale dans le fonds du Bureau canadien des archives de guerre.

Liens connexes :