Les infirmières militaires

L’incroyable contribution des infirmières militaires canadiennes pendant la Première Guerre mondiale peut être mieux appréciée en regardant ce qu’elles ont vécu pendant leur service. Ces femmes ont quitté leur famille et leur foyer pour répondre à l’appel du devoir et servir leur pays. Leur engagement envers leur travail, le Canada et, surtout, leurs patients, permet de vraiment mesurer le profond impact qu’elles ont eu sur l’effort de guerre canadien.

Photographie en noir et blanc montrant une femme dans un uniforme d'infirmière assise sur le bord d'une table. Elle regarde directement le photographe et affiche un léger sourire.

Une infirmière militaire non identifiée (MIKAN 3523169)

Bibliothèque et Archives Canada possède une variété de documents – publiés et d’archives – sur l’histoire des infirmières militaires. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples :

Gros plan sur leur vie quotidienne

Plusieurs publications récentes donnent un aperçu de ce que les infirmières militaires ont vécu pendant la Première Guerre mondiale. Certaines portent sur les témoignages individuels des infirmières :

It Was Their War Too: Canadian Women and World War I de Pat Staton offre une perspective plus générale de leur contribution à l’effort de guerre.

Photographie en noir et blanc montrant deux infirmières militaires debout au chevet de deux hommes blessés.

Deux infirmières militaires avec des soldats blessés dans une chambre du Queen’s Canadian Military Hospital à Shorncliffe, Kent, en Angleterre, vers 1916 (MIKAN 3604423)

Dans la collection d’archives, nous avons la chance d’avoir les fonds complets pour six de ces infirmières, ce qui nous permet de mieux comprendre ce que ces femmes ont vécu au front. Apprenez-en davantage sur Sophie Hoerner et Alice Isaacson, qui ont servi en France, ou Dorothy Cotton, qui a servi en Russie. Vous pouvez aussi vous renseigner sur Anne E. Ross, Laura Gamble et Ruby Peterkin, qui ont toutes servi en Grèce.

Vous cherchez une infirmière militaire en particulier?

Si vous cherchez des informations sur une infirmière militaire qui a servi dans le corps expéditionnaire canadien, vous la trouverez probablement dans la base de données Soldats de la Première Guerre mondiale. En règle générale, les infirmières peuvent facilement être identifiées par leur rang, généralement indiqué par « NS ». Il importe de noter que beaucoup de femmes ont servi avec les Forces britanniques par l’entremise des Infirmières de l’Ordre de Victoria ou d’Ambulance Saint-Jean.

Autres ressources :

James Naismith : les années d’apprentissage au Canada de l’inventeur du basketball

Les origines de sports populaires comme le baseball, le football et le hockey sont souvent difficiles à cerner. En effet, plusieurs personnes et plusieurs lieux affirment souvent être l’inventeur ou le lieu de naissance d’un sport. Cependant, il n’y a aucun doute sur la personne qui a inventé le basketball : c’est un Canadien, le Dr James Naismith. Né dans la petite ville d’Almonte dans la vallée de l’Outaouais, province du Canada le 6 novembre 1861, James Naismith est devenu orphelin à un très jeune âge et a été élevé avec sa sœur aînée Annie et son frère cadet Robbie par son oncle et sa tante.

Lorsque M. Naismith était enfant, le « duck on a rock » (canard sur une roche) était un jeu très populaire. Une pierre appelée « le canard » était placée sur une pierre plus grande ou sur une souche d’arbre. Les joueurs devaient frapper le canard avec une autre pierre et le faire tomber de sa plateforme, puis courir récupérer leur propre pierre et revenir à l’emplacement original du lancer. Un participant jouait le rôle de « gardien ». Il devait ramasser le canard s’il tombait, le replacer sur sa plateforme et essayer de toucher le joueur ayant lancé la pierre avant qu’il ne retourne à son point de départ. Bien que chaque joueur avait sa propre technique de lancer, Naismith avait remarqué que les meilleurs joueurs lançaient leur pierre haute en visant bien et avec précision, ce qui leur donnait plus de temps pour ramasser leur pierre. Ses souvenirs de ce jeu d’enfance auront une influence sur sa création du jeu de basketball.

Une photographie en noir et blanc d'un groupe d'hommes debout dans un champ regardant un match de duck on a rock.

Un match de duck on a rock, Alberta, septembre 1906 (MIKAN 3386054)

Naismith éprouve des difficultés à l’école et décide d’abandonner ses études pendant sa deuxième année à l’École secondaire d’Almonte à l’âge de 15 ans. Il préfère travailler à la ferme familiale pendant l’été et dans les camps de bûcherons en hiver. Le recensement canadien de 1881 indique qu’il est agriculteur à l’âge de 19 ans.

Plus tard cette année-là, M. Naismith décide de retourner à l’école secondaire et il obtient son diplôme en 1883 à l’âge de 21 ans. Il s’installe à Montréal et entreprend un baccalauréat ès arts avec spécialisation en philosophie et hébreu à l’Université McGill. Vers la fin du 19e siècle, Montréal est un centre important pour le développement des sports organisés au Canada et en Amérique du Nord. Les premières règles officielles pour des sports populaires tels que la crosse et le hockey sont élaborées au cours de cette période. M. Naismith, doté de qualités athlétiques naturelles, est attiré par plusieurs sports à l’Université, notamment la gymnastique, le football rugby et la crosse. En 1888, il obtient un baccalauréat ès arts en éducation physique de l’Université McGill. Grâce à ces intérêts, il devient le premier directeur de l’entraînement physique à l’Université McGill à l’automne de 1889.

Une photographie en noir et blanc de deux joueurs de football rugby accroupis, l'homme sur la gauche tient le ballon et attend de le lancer à l'autre homme derrière lui.

James Naismith (à gauche) jouant au football rugby (MIKAN 3652828)

Une photographie en noir et blanc de l'équipe de football rugby de l'Université McGill. Les joueurs portent des chaussettes montantes rayées et un uniforme blanc orné d'un écusson.

James Naismith (à l’extrême gauche, assis) au sein de l’équipe de football rugby de l’Université McGill (MIKAN 3650079)

En septembre 1890, M. Naismith s’installe à Springfield, Massachusetts, É.-U. pour devenir instructeur à l’International YMCA Training School. On lui confie le mandat de créer un sport pouvant se pratiquer à l’intérieur, et il invente le jeu de basketball. En décembre 1891, dans le gymnase du YMCA de Springfield, la première partie de basketball se joue. Le basketball est depuis devenu l’un des sports les plus populaires au monde.

Photographie en noir et blanc montrant un groupe d'hommes assis dans un escalier. De chaque côté, il y a les paniers qui étaient utilisés à l'époque dans ce sport.

La première équipe de basketball du monde. Dr James Naismith se trouve à droite dans la rangée du centre (MIKAN 3652826)

Pour voir d’autres photos documentant les activités professionnelles et personnelles de James Naismith, consultez la collection D. Hallie Lowry détenue par Bibliothèque et Archives Canada.

 

Les aquarelles d’Edith Fanny Kirk

Depuis les années 70, il y a un effort continu pour souligner la contribution artistique des femmes dans l’histoire. À cette fin, Musée et Archives Galt, à Lethbridge (Alberta), a préparé une exposition en hommage à l’artiste Edith Fanny Kirk. L’exposition intitulée : Edith Fanny Kirk : Un héritage d’art et d’aventure s’intéresse au sens de l’aventure de l’artiste et souligne ses accomplissements. Elle comprend quatre aquarelles de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sera présentée du 6 juin au 12 octobre 2015.

Mme Kirk naît en Angleterre en 1858 et immigre au Canada en 1905. Elle finit par s’installer à Lethbridge, où elle enseigne l’art et exerce une influence artistique fondamentale sur la communauté. Elle soumet des articles sur l’art au club Mathesis de Lethbridge et fonde le club de croquis de Lethbridge (qui est devenu le club des artistes de Lethbridge) dans les années 1930.

Reproduction en couleur d’une aquarelle illustrant un paysage dominé par un ciel légèrement enfumé. Une bande de terre verte sépare le ciel de la rivière.

Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge (MIKAN 2948200)

Les quatre aquarelles de la collection de BAC montrent que Mme Kirk préfère l’aquarelle aux techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile. L’aquarelle est idéale pour la définition de tons délicats et la gradation des couleurs pastel. L’efficacité de cette technique est particulièrement apparente dans le ciel brumeux du tableau « Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge », sur lequel des oiseaux volent à travers un subtil nuage de fume.

 

Représentation en couleur d’une aquarelle montrant des montagnes enneigées et des prés couverts de forêts vertes.

Le mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta) (MIKAN 4626658)

L’aquarelle est une technique de choix pour le travail à l’extérieur, car il est facile de se procurer le matériel nécessaire et de le transporter. En tant que membre du club Alpin du Canada (auquel elle se joint à l’âge vénérable de 60 ans), Mme Kirk fait de la randonnée en forêt et dans des parcs nationaux et en profite pour peindre. Son tableau du célèbre mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta), illustre bien l’immensité du parc. Les montagnes dépassent de part et d’autre du tableau et donnent l’impression de s’étendre à l’infini. La densité de la forêt est représentée par le bleu, le mauve et le vert.

Mme Kirk peint ces tableaux à une époque où il est difficile pour une femme de subvenir à ses besoins en tant qu’artiste en raison des pressions sociales et des inégalités économiques. L’exposition donne l’opportunité d’étudier attentivement sa vie et son art pour ainsi mieux comprendre l’histoire de l’art canadien.

Ne manquez pas l’exposition sur Edith Kirk à Musée et Archives Galt. Vous pouvez aussi lire notre billet de blogue sur les autoportraits des artistes : Autoportraits de femmes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Données ouvertes : Études sur les drogues et médicaments sur ordonnance de Santé et Bien-être social Canada

Dans les années 1970, Santé et Bien-être social Canada a commandé plusieurs études sur l’utilisation de médicaments sur ordonnance et sur la consommation d’alcool et de cannabis, ainsi que sur les décès liés à la drogue. On a récemment adapté des données statistiques brutes provenant de quatre groupes d’enquêtes en fonction d’un schéma d’encodage des caractères de la norme ASCII. Pour ouvrir, interpréter et analyser les données, il faut un logiciel spécialisé, comme un tableur ou un outil statistique. Une liste de codage décrivant la composition des données et définissant les variables contenues dans chaque champ est fournie. Si une des enquêtes énumérées ci-dessous vous intéresse, elles sont dorénavant accessibles par l’entremise du portail des données ouvertes.

Consommation de médicaments sur ordonnance au Canada, 1977

En 1977, Santé et Bien-être Canada a commandé deux études ayant trait à l’utilisation de médicaments sur ordonnance au Canada. Voici quelques-unes des grandes conclusions que l’on a tirées des enquêtes :

  • On a constaté que les analgésiques et les antibiotiques sont les médicaments les plus souvent utilisés par la population en général.
  • Les répondants âgés utilisaient des antihypertenseurs et des médicaments destinés au traitement des maladies cardiaques.
  • Les femmes étaient surreprésentées parmi les utilisateurs de sédatifs et de tranquillisants.

Enquêtes nationales sur la consommation d’alcool au Canada

La campagne « Dialogue sur l’alcool » avait pour but de sensibiliser la population aux comportements associés à la consommation d’alcool et d’encourager la population à participer aux programmes consacrés aux problèmes liés à l’alcool. La campagne se déployait par phases et reposait sur divers médias publicitaires comme les journaux, les magazines, les émissions radiophoniques et télévisées. Après la diffusion de ces publicités, on a amorcé une série d’enquêtes afin de déterminer si le public était au fait de la campagne « Dialogue sur l’alcool » comme telle et dans le but de connaître les habitudes des Canadiens lorsqu’il s’agit de boire de l’alcool. En 1976, une autre enquête visait à recueillir des données sur les habitudes de fumer des Canadiens.

Consommation de cannabis chez les Canadiens adultes

En 1978, Santé et Bien-être Canada a commandé une enquête visant les adultes âgés de 18 ans et plus. On a alors interrogé les répondants sur leur consommation de marihuana et de hachisch et sur la fréquence d’une telle consommation. L’enquête a été entreprise afin de déterminer les tendances liées à la consommation de cannabis, de repérer les populations à risque, d’évaluer les corrélats sociaux de la consommation de cannabis et de formuler une politique.

Décès liés à la drogue dans la communauté urbaine de Toronto

Les données ont été colligées en 1973 à partir des dossiers de 18 coroners œuvrant à temps plein ou à temps partiel dans la région de Toronto. Les données ont été tirées de dossiers faisant état de décès liés à l’alcool ou à la drogue et elles comprennent le code de la catégorie générale, la drogue concernée, la forme d’alcool, le nom des solvants et poisons visés.

Images de parcs nationaux maintenant sur Flickr

Les parcs nationaux du Canada sont des aires protégées, établies par la législation fédérale, qui visent à protéger le patrimoine naturel du pays pour le faire connaître et apprécier du public. Les parcs nationaux sont préservés pour les générations futures; ils sont apparus au Canada il y a plus d’un siècle.

L’évolution de notre sport national d’hiver : innovations dans le monde du hockey

Premiers arénas dotés de glace artificielle au Canada

En 1911, Frank et Lester Patrick, joueurs de hockey et entrepreneurs, construisent les deux premières patinoires à glace artificielle au Canada : l’aréna Denman à Vancouver et l’aréna Victoria à Victoria. À l’époque, l’aréna Denman était le plus grand au Canada et pouvait accueillir 10 500 spectateurs. Conçues dans le but d’être le principal théâtre des matches de la nouvelle Pacific Coast Hockey Association, les patinoires ont été créées par les frères Patrick afin d’instaurer le hockey professionnel dans l’Ouest canadien et de faire concurrence à l’Association nationale de hockey (l’ancêtre de la Ligue nationale de hockey).

Reproduction en couleur d’une photographie colorisée d’un jeune homme vêtu d’un gilet rouge et blanc arborant, bien en vue au milieu de la poitrine, un « R » rouge.

Carte de hockey pour Frank Patrick, vers 1910-1912 (MIKAN 2962979)

Selon la base de données de Bibliothèque et Archives Canada Brevets canadiens, 1869-1919, Frank Patrick dépose une demande de brevet auprès de la division des brevets canadiens concernant le système de réfrigération de ses patinoires en 1913. Le brevet semble avoir été accordé en juin 1914, bien que l’on eût apposé sur le formulaire de demande une estampille d’annulation (« cancelled »).

Reproduction en noir et blanc d’un croquis illustrant le mécanisme de refroidissement d’une surface glacée pour jouer au hockey.

Demande de brevet d’une patinoire de glace (numéro de brevet 156325)

Reconnus comme les chefs de file dans le développement des patinoires de hockey sur glace artificielle au Canada, on accorde aussi à Frank et à Lester Patrick le crédit d’avoir élaboré de nombreux règlements du jeu, encore en vigueur de nos jours.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’inauguration de l’aréna Denman et sur la création de la Pacific Coast Hockey Association, visionnez notre exposition virtuelle Regard sur le hockey.

Création et évolution du filet de hockey

Les premiers buts de hockey étaient formés de deux roches et par la suite de poteaux qui étaient placés à chaque extrémité de la patinoire. Au départ, les poteaux des buts étaient placés à huit pieds d’écart, distance que l’on a ensuite réduite à six pieds, cette mesure étant toujours de mise.

Une photo noir et blanc montrant des joueurs de hockey lors d’une partie sur une patinoire extérieure

Match de hockey à l’université McGill (MIKAN 3332330)

Page dactylographiée faisant état des règlements au hockey

Règlements de l’Ontario Hockey Association, tels qu’ils sont énoncés dans le document intitulée Hockey: Canada’s Royal Winter Game (« Hockey : le jeu hivernal royal au Canada ») (disponible en anglais seulement)

À compter des années 1890, différentes ligues de hockey ont mis à l’essai des filets de pêcheur que l’on attachait aux poteaux dans le but d’éviter tout malentendu sur la validité des buts accordés. En 1899, la toute nouvelle Canadian Amateur Hockey League adoptait officiellement l’usage de filets de hockey durant leurs matches. Les buts étaient composés d’un filet attaché à une corde reliée au sommet de chacun des poteaux des buts.

Une reproduction en noir et blanc d’un cahier de note écrit à la main avec le titre « championnat intermédiaire » [Intermediate Championship]

Procès-verbal de la réunion annuelle de la Canadian Amateur Hockey League, le 9 décembre 1899(en anglais seulement) (MIKAN 100095 ou sur le site Web Héritage, image 95)

En 1911, Percy LeSueur, l’un des meilleurs gardiens de but à l’époque et des plus novateurs a déposé une demande de brevet afin d’améliorer le filet de hockey. En vertu de cette demande, la revendication avait pour but de permettre une plus grande précision quant à l’attribution des buts marqués. Le filet proposé par M. LeSueur visait à améliorer la conception des buts alors en usage dont la barre de soutien supérieure était en retrait de quelques pouces par rapport à la ligne de but. De fait, si un joueur de hockey faisait un tir au but de courte portée d’un angle ascendant très prononcé, la rondelle sortait du filet, même si elle avait traversé la ligne de but. Le brevet a été accordé à M. LeSueur en 1912 et le concept associé à son brevet demeure à la base du but de hockey que l’on utilise encore aujourd’hui.

Photographie en noir et blanc de portraits en médaillon de 12 hommes disposés au centre, autour d’un encadré blanc.

Photo de groupe du Ottawa Hockey Club en 1914 où figure Percy LeSueur (range du haut, au centre) (MIKAN 3386140)

Reproduction en noir et blanc d’une illustration détaillée du filet d’un but, mesures comprises.

Demande de brevet de M. LeSueur, dessin illustrant les améliorations apportées au filet d’hockey (numéro de brevet 139387)

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Canadian Amateur Hockey League Association, veuillez consulter le fonds Montreal Amateur Athletic Association conservé à Bibliothèque et Archives Canada.

Le masque des gardiens de but

En novembre 1959, un autre remarquable gardien de but, Jacques Plante, allait changer le monde du hockey en portant un masque sur une base régulière. Auparavant, les gardiens de but ne portaient pas de masque protecteur. Parmi les rares exceptions dignes de mention, il y avait eu Elizabeth Graham qui avait porté un masque d’escrime lors d’un match de hockey en 1927 et le gardien de but de la Ligue nationale de hockey (LNH) Clint Benedict, qui a eu recours à un masque de cuir le temps de quelques matchs en 1929. M. Plante, joueur des Canadiens de Montréal, a expérimenté le port de cet équipement au milieu des années 1950 en employant différents masques durant des entraînements et des parties hors-concours afin de se protéger des rondelles et des bâtons.

Photographie en noir et blanc d’un homme appuyé contre les bandes d’une patinoire et tenant un masque transparent dans les mains.

Jacques Plante montre un masque « Louch », qu’il a expérimenté pendant les entraînements avant 1959 (MIKAN 4814213)

Le 1er novembre 1959, après avoir subi une fracture du nez et des lacérations au visage durant un match de la LNH contre les Rangers de New York, il revient du vestiaire avec un masque conçu par un spécialiste de la fibre de verre, Bill Burchmore.

En janvier 1960, Jacques Plante commence à porter un nouveau masque plus léger, communément appelé le « bretzel », fabriqué par M. Burchmore à partir de 540 fils en fibre de verre tissés.

Photographie en noir et blanc d’un gardien de but masqué défendant son but. Derrière lui, d’autres joueurs (sans casque) qui tombent sur la glace, tentant de s’emparer de la rondelle.

Jacques Plante en action portant un second type de masque le 17 janvier 1960 (MIKAN 4814204)

Photographie en noir et blanc d’un homme qui enlève son masque de gardien de but.

Jacques Plante relevant son masque de hockey (MIKAN 3194972)

D’autres gardiens de but suivront son exemple et le masque ne tarde pas à devenir une pièce d’équipement courante pour cette position. Jacques Plante continuera d’améliorer les masques de gardien de but et il créera sa propre entreprise de fabrication de masques vers la fin de sa carrière de hockeyeur.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Jacques Plante et ses innovations, consulter le fonds Jacques et Caroline Raymonde Plante conservé à Bibliothèque et Archives Canada.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juillet 2015

À ce jour, 171 771 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

BAC numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • de « A » à Dagenais (boîtes 1 à 2257)
  • Free à Gorman (boîtes 3298 à 3658)

Malheureusement, en raison de circonstances imprévues, les boîtes suivantes n’ont pas pu être numérisées mais ils le seront dans les prochains mois.

  • Dagenais à Fredlund (boîtes 2258 à 3297)

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Vos ancêtres viennent-ils de France?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre français, et quand il ou elle a quitté la France et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines françaises?

Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Français. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Bibliothèque et Archives Canada possède une vaste collection de recensements, allant de 1666 à 1916. Vous pouvez y trouver les noms de vos ancêtres canadiens-français.

Les porteurs des voitures-lits

Les voitures-lits sont introduites au Canada dans les années 1870 par la Pullman Palace Car Company. Celle‑ci construit et exploite des voitures ferroviaires de luxe dont les sièges sont convertibles en lits superposés; les sièges forment la couchette inférieure, tandis que la couchette supérieure est abaissée depuis le plafond. Les voitures Pullman sont reconnues pour leurs commodités, leur confort et le service assuré par les porteurs.

Photographie en noir et blanc de trois hommes près d’une voiture ferroviaire. Un chef cuisinier se tient sur les marches d’accès au train, un autre tient la main-courante, et le troisième, un porteur, est légèrement à l’écart, à côté du train.

Un porteur en compagnie de deux autres employés pendant un arrêt effectué lors de la visite de sir Arthur Conan Doyle au Canada, en 1914. (MIKAN 3587745)

Photographie en noir et blanc d’une femme de profil, étendue sous les couvertures de la couchette inférieure, lisant un journal.

Le soir, les porteurs préparent les lits. Un des sièges est ouvert afin d’aménager une couchette inférieure confortable. Alors que les passagers dorment, les porteurs continuent de travailler au delà de minuit. Ils peuvent faire un somme pendant la nuit s’il n’y a pas d’appels ou d’urgences, mais ils se réveillent avant l’aube afin d’entreprendre leur journée de travail. 1937. (MIKAN 3353752)

Photographie en noir et blanc de passagères assises dans une voiture-lits, regardant par les fenêtres.

Pendant que les passagers déjeunent, les porteurs convertissent les couchettes en sièges. La couchette supérieure est rangée à l’intérieur des panneaux, au-dessus des sièges. 1929. (MIKAN 3350533)

Au début du XXe siècle, les sociétés de chemins de fer font partie des rares entreprises canadiennes à embaucher des Noirs. Cette occasion attire beaucoup d’hommes, mais il y a des restrictions : les chemins de fer n’embauchent des Noirs qu’à titre de porteurs, et, de la Première Guerre mondiale aux années 1950, aucun Noir n’est engagé ou promu à un poste d’ingénieur, de chef de train ou à tout autre poste à bord du train.

Les porteurs servent les passagers tout au long du voyage; ils les aident à embarquer et à débarquer; servent des boissons et des collations; préparent les couchettes; font les lits; cirent les chaussures; s’occupent des jeunes enfants et les divertissent; et répondent aux moindres désirs et besoins des clients. Pourtant, malgré leur rôle essentiel et leur présence constante, ils sont relégués à l’arrière-plan.

Photographie en noir et blanc de personnes à une gare. Un porteur transportant des bagages sur un chariot est vu de dos. Deux passagers élégamment vêtus discutent avec un préposé aux billets. Sur le mur derrière eux, un panneau d’information annonce le train Dominion, qui part de Montréal pour se rendre à Vancouver. Un train de voyageurs est visible à l’arrière-plan.

Un porteur se charge des bagages de passagers sur le point de monter à bord du Dominion à la gare Windsor de Montréal, au Québec, vers 1947. (MIKAN 3613396)

Les hommes touchent un salaire de base, parcourent le Canada et rencontrent des voyageurs. Stanley Grizzle, un ancien porteur de voitures-lits, affirme dans son autobiographie que les porteurs sont admirés au sein de la communauté noire.

Cependant, la médaille a un revers. Les porteurs travaillent de longues heures, doivent être disponibles à toute heure du jour ou de la nuit, et dorment dans des couchettes aménagées dans le compartiment pour fumeurs des hommes. Ils passent souvent plusieurs jours consécutifs loin de chez eux. De plus, ils craignent les plaintes des passagers et font fréquemment l’objet de mesures disciplinaires sévères de la part de la direction. Les porteurs sont en outre exposés à des représailles s’ils signalent que des passagers jouent à l’argent, consomment trop d’alcool ou se livrent à des activités illicites.

Les porteurs doivent endurer les insultes et les sobriquets des passagers. Par exemple, Stanley Grizzle écrit que les porteurs se font souvent appeler « George », en référence à George Pullman, premier propriétaire de la Pullman Car Company. De plus, les porteurs doivent compter sur les pourboires des voyageurs. Selon Grizzle, si l’argent est le bienvenu, le fait de demander un pourboire est humiliant, renforce l’impression d’asservissement et permet à l’entreprise de justifier les maigres salaires.

Photographie en noir et blanc d’une foule et de bagages sur le quai, à côté d’un train de passagers. Deux porteurs se trouvent à côté du train. Le premier est sur le quai et veille sur les bagages tandis que l’autre est debout à la porte de la voiture. Au premier plan se trouve une automobile portant la mention « Jasper Park Lodge » sur la portière. Des montagnes sont visibles au loin.

Deux porteurs aident des passagers et d’autres membres de l’équipage à la gare de Jasper, en Alberta, en 1929. (MIKAN 3199681)

La Fraternité des porteurs de wagons-dortoirs se forme au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Le syndicat négocie des augmentations salariales, de meilleures conditions de travail (et de sommeil), des mesures disciplinaires plus justes et transparentes, et la fin de la discrimination raciale en matière d’embauche et de promotion. En raison des changements qui affectent l’industrie du voyage, les sociétés de chemins de fer emploient de moins en moins de porteurs de voitures-lits à partir des années 1960. En 1999, Patrimoine canadien a dévoilé une plaque à la gare Windsor de Montréal, au Québec, en hommage aux porteurs des voitures-lits.

Ressources connexes