Pionnières de la route : road trip pendant l’été 1954

Quatre femmes, une Plymouth familiale, cinq provinces et quatre États en trente‑huit jours

Le 31 juillet 1954, la photographe à la pige Rosemary Gilliat et ses amies Anna Brown, Audrey James et Helen Salkeld partent d’Ottawa (Ontario) pour vivre l’aventure d’une vie : un road trip sur la Transcanadienne qui les mènera à Vancouver (Colombie‑Britannique). En un peu plus d’un mois, les quatre femmes parcourent plus de 12 000 kilomètres. Elles sont de retour à Ottawa le 6 septembre.

Photo noir et blanc de quatre femmes autour d’une voiture familiale remplie de bagages au début d’un road trip.

Jour un – le 31 juillet. De gauche à droite : Helen Salkeld, Audrey James, Anna Brown et Rosemary Gilliat s’apprêtent à quitter Ottawa (Ontario) pour amorcer leur voyage sur la Transcanadienne. (MIKAN 4306200)

Jusqu’au milieu du XXe siècle, le train est le seul moyen de transport qui permet de traverser et d’admirer le Canada. Après la Deuxième Guerre mondiale, des milliers de personnes venues du monde entier immigrent au Canada. L’augmentation de la population coïncide avec l’essor de l’industrie automobile. Après la guerre, en 1949, le Parlement adopte la Loi sur la route transcanadienne : la construction de routes revêtues reliant les grandes villes canadiennes peut commencer.

En été 1954, les travaux sur la Transcanadienne Ouest à partir d’Ottawa sont commencés, mais de nombreux tronçons sont encore en construction. Il y a même des endroits où la construction n’est pas entamée. Par exemple, Rosemary mentionne que les routes près de Cochrane (Ontario) sont pleines de terre, d’ornières et d’énormes bosses qui risquent d’endommager la suspension. À la frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan, la route qui était dans un état acceptable devient franchement mauvaise; elle est couverte de boue séchée, de roches, de dénivellations et de trous. Plus à l’ouest, juste après le col Kicking Horse (Colombie‑Britannique), c’est encore pire, comme l’indique Rosemary dans son journal :

On arrive sur une route en construction; les ingénieurs sont déjà sur place depuis deux ans. Ils doivent dynamiter un versant de la montagne situé en grande partie au‑dessus du chemin de fer du Canadien Pacifique. Nous sommes émerveillées de voir un chemin de fer dans un territoire aussi hostile. Souvent, la route est un simple chemin rocailleux avec d’immenses murs en pierre au‑dessus et un tas de pierres dynamitées en dessous. Ailleurs, la route est couverte de boue et d’eau. On a l’impression qu’elle pourrait s’effondrer dans le canyon, à quelques dizaines de mètres de profondeur. [traduction]

Photo noir et blanc d’un autobus public circulant sur une route en gravier dans une zone montagneuse. Il vient de dépasser une équipe d’ouvriers à l’arrière plan.

Jour 18 – 17 août. L’autobus de Calgary fait son passage quotidien dans la zone de dynamitage du canyon Kicking Horse, en Colombie Britannique. Le tronçon est seulement ouvert à la circulation entre 17 h et 8 h. (MIKAN 4359684)

Malgré les nombreux passages difficiles sur l’autoroute, on déplore seulement quelques fissures causées par des roches errantes dans le pare‑brise de la Plymouth d’Helen. La vitre demeure en bon état jusqu’au retour à Ottawa, où elle est remplacée.

Rosemary et ses amies se distinguent de la majorité des femmes, et même des touristes, de leur époque. Bien qu’il y ait des motels et des terrains de camping privés le long de la Transcanadienne en 1954, elles préfèrent sortir des sentiers battus pour dîner et camper dans des endroits isolés et boisés. Rosemary se demande même pourquoi les gens passent tant de nuits dans un lit alors que le camping est si agréable. Pour elle, chaque matinée et chaque soirée en camping est une révélation.

Photo noir et blanc de deux femmes installant deux tentes dans un pré entouré d’arbres où pousse du long gazon.

Jour 4 – 3 août. Anna Brown et Helen Salkeld montent leurs tentes à English River, en Ontario. (MIKAN 4306206)

Rosemary et ses amies recherchent la vraie nature. Elles ne se laissent pas décourager par les insectes, la pluie ou d’éventuelles rencontres fâcheuses avec des animaux. À mi‑chemin du voyage, elle mentionne : « Je suis toujours étonnée de voir des gens parcourir des milliers de kilomètres dans des contrées sauvages pour retrouver le même luxe qu’ils ont à la maison, mais à un autre endroit. » [traduction]

Photo noir et blanc de trois femmes préparant un repas sous la pluie dans un bois

Jour 20 – 19 août. Préparation d’un repas sous la pluie près de Yale, en Colombie Britannique (MIKAN 4306339)

La familiale d’Helen est remplie de matériel de camping et d’ustensiles de cuisine. Les quatre femmes disposent d’un réchaud Coleman et de deux bouteilles d’eau, mais elles n’ont pas de glacière pour conserver les aliments périssables. Chaque jour, elles font le plein d’essence et en profitent pour faire l’épicerie et se procurer de l’eau potable. Ce n’est pas le grand luxe!

Photo couleur montrant deux femmes sur un terrain gazonné, avec des montagnes à l’arrière plan. Une d’entre elles est couchée sur le côté et lit sur une nappe à pique nique tandis que l’autre est à genoux près d’un réchaud installé derrière une voiture familiale.

Jour 20 – 19 août. Helen Salkeld et Audrey James se reposent après le dîner près de Cache Creek, en Colombie Britannique. (MIKAN 4323864)

Les voyageuses admirent les forêts isolées et de petits villages du nord et du nord‑ouest de l’Ontario, les immenses prairies dorées du Manitoba et de la Saskatchewan, les contreforts et les Rocheuses de l’Alberta et les rivières glaciaires de la Colombie‑Britannique avant d’arriver sur la magnifique côte canadienne du Pacifique. Rosemary documente leur formidable périple : elle prend des centaines de photos et rédige un journal de voyage détaillé décrivant leurs rencontres et leurs expériences. Des agriculteurs sympathiques, des cow‑boys charismatiques et des maringouins sanguinaires font partie des vedettes de ce récit.

Photo noir et blanc montrant la silhouette d’une femme qui photographie la prairie, debout sur le capot d’une voiture familiale stationnée le long de la route.

Jour 9 – 8 août. Audrey James, debout sur le capot de la familiale d’Helen Salkeld, photographie la prairie dans le sud de la Saskatchewan. (MIKAN 4814411)

Le 31 juillet 2015, Bibliothèque et Archives Canada a lancé la série Road trip ‒ été 1954 sur Facebook. On y trouve des photos prises par Rosemary Gilliat et des extraits de son journal. Visitez notre page Facebook tous les jours pour découvrir les endroits que Rosemary et ses amies ont visités, et les personnes qu’elles ont rencontrées. À la fin de chaque semaine, les photos seront publiées dans notre album Flickr.

Microfilms numérisés récemment ajoutés au portail Héritage

Notre partenaire, Canadiana.org, vient d’ajouter les microfilms numérisés suivants au site Web d’Héritage. Les titres ont été traduits pour votre commodité, mais les documents existent seulement dans leur langue d’origine. Une recherche dans la langue originale donne de meilleurs résultats.

Bibliothèque nationale de France. Département des manuscrits : Mélanges de Colbert
Bureau de l’adjudant général, Canada-Uni : registres des officiers
Bureau du directeur général des élections : avis d’élections
Bureau du directeur général des élections : listes électorales pour les élections générales
Bureau du surintendant général adjoint aux Affaires indiennes : correspondance, 1789-1830
Bureau du surintendant général adjoint aux Affaires indiennes : Rapports et comptes rendus, 1862-1874
Canada-Est: Livres de copies de lettres du secrétaire provincial, Québec, Bas-Canada et Canada-Est
Canada Ouest: Livres de copies de lettres du secrétaire provincial
Collection de la Commission des limites des colonies
Collection William Lyon Mackenzie
Commission de la fonction publique : réunions des commissaires
Conseil du Trésor (comité du Conseil privé): indexes et registres
Direction des chemins de fer, registres, indexes et journaux
Fonds de la Commission royale sur le développement économique et les perspectives de développement du Canada
Fonds de la « Japanese Canadian Citizens Association »
Fonds de la société religieuse des amis, aide à la recherche no 20
Fonds du « Egmont Bay Road Seed Club »
Fonds du Parti communiste du Canada
Fonds du Service historique de la Marine à Rochefort
Fonds Frederick John Alexander
Fonds Guillaume Monforton, notaire de Détroit, 1786-1792
Fonds James G. Endicott et sa famille [sélections]
Fonds Pierre et Pierre-Ambroise Gamelin
Fonds Tadeusz Romer : activités diplomatiques
Fonds Vladimir Julian Kaye
Fonds William Saint-Laurent
France. Archives de la Marine. Fonds de la Marine : Série B2, Ordres et dépêches
France. Archives de la Marine. Fonds de la Marine : Série B4, Campagnes
France. Archives de la Marine. Fonds de la Marine : Série C1, Officiers militaires
France, Archives nationales, section ancienne, Juridictions spéciales, Amirauté de France, Sous-série Z1D
France, Archives nationales, section ancienne, monuments historiques, Série K
France, Bibliothèque de l’Arsenal, Archives de la Bastille
France. Fonds de la Bibliothèque de l’Arsenal
France. Fonds des Archives nationales. Série AD. Archives imprimées. Collection Rondonneau
France. Fonds des Archives nationales. Série M. Mélanges
France. Fonds des Archives nationales. Série S. Biens des établissements religieux supprimés
France. Fonds des Archives nationales. Série T. Papiers privés tombés dans le domaine public
France. Fonds des Archives nationales: Série V6. Conseil d’état privé
France. Fonds des Archives nationales. Série X. Parlement de Paris
France. Fonds des Archives nationales. Série Y. Châtelet de Paris
France. Fonds des Archives nationales. Sous-série G5. Amirauté et Conseil des prises
France, Ministère de la Guerre. Comité technique du Génie. Archives
France. Ministère des Affaires étrangères : Correspondance politique
France. Ministère des Affaires étrangères : Mémoires et documents
Frank Hawkins Underhill : Correspondance générale
Gazette du Québec
Gendarmerie royale du Canada, livres de copies de lettres de la Division « D »
Gendarmerie royale du Canada, livres de copies de lettres de la Division « G » du Fort Saskatchewan
Gendarmerie royale du Canada, Bureau du commissaire : correspondance officielle : indexes et registres, 1876-1920
Grande-Bretagne. Amirauté : journaux d’amiraux (ADM 50)
Grande-Bretagne. Amirauté : journaux des capitaines (ADM 51)
Grande-Bretagne. Amirauté : journaux de bord (ADM 52)
Grande-Bretagne. Amirauté. Amirauté & secrétariat : papiers (ADM 1)
Grande-Bretagne. Amirauté. Amirauté & secrétariat : correspondances sortant (ADM 2)
Grande-Bretagne. Bureau de la guerre. Bureau de l’ordonnance : correspondances entrant (WO 44)
Grande-Bretagne. Bureau de la guerre. Corps du commissariat : correspondances sortant (WO 58)
Grande-Bretagne. Bureau de la guerre. (WO 28) : Amérique
Grande-Bretagne. Fonds du Ministère britannique des Affaires étrangères : Dossiers sur l’Amérique du Nord
Grande-Bretagne. L’Office des colonies : Amérique et Antilles, correspondances originales, etc. (CO 5)
Grande-Bretagne. L’Office des colonies : Colonies. Général, registres, Séries 1 (CO 324): Registres des Commissions
Grande-Bretagne. L’Office des colonies : Nouveau-Brunswick, actes (CO 190)
Institut royal d’architecture du Canada : comptes rendus
Journal d’Esteban José Martinez
Journaux de guerre de la Première Guerre mondiale.
Journaux et bulletins de la « Canadian Seamen’s Union »
Lionel Massey
Ministère de l’intérieur, Direction des terres fédérales : Attestations des Métis et colons blancs
Ministère de l’intérieur: Registres et indexes relatifs aux terres des Métis et des colons blancs, 1877-1927
Ministère de la Guerre. Service historique de l’Armée. Archives historiques : Série A1. Correspondance générale
Ministère de la Justice, Dossiers du registre central : avis juridiques et matériel de valeur jurisprudentielle
Ministère de la Marine : Rapport du Conseil privé, livres de copies de lettres
Ministère des Affaires indiennes : Centre de référence pour la programmation et Centre de la recherche historique et de l’étude des traités
Ministère des Affaires indiennes, Dossiers du registre central : Série génie et construction
Ministère des Affaires indiennes, Surintendant des Six Nations : Réclamations de Grand River
Ministère des Affaires indiennes : Agence Saddle Lake
Ministère des Affaires indiennes : Agence Saugeen
Ministère des Affaires indiennes : Bureau de la surintendance du Haut-Canada, 1831-1850
Ministère des Affaires indiennes de la pré-confédération : Organisations ministérielles et enquêtes.
Ministère des Chemins de fer et Canaux, branche des Canaux : correspondance, registres et indexes, 1838-1936
Ministère des Chemins de fer et Canaux, Documents juridiques : Commissaires des Chemin de fer National Transcontinental
Ministère des postes : Inspecteur en chef des postes
Ministère des postes, Direction de l’administration : correspondance générale
Ministère des Travaux publics, (Travaux publics) : livres de copies de lettres
Ministère des Travaux publics, (Travaux publics) : rapports, 1839-1863
Ministère des Travaux publics, système de classification des chemises : registres et indexes
Ministère du Travail, Bureau du sous-ministre adjoint : fichiers Lacelle
« Montréal Immigration Agency »
Organisation sioniste du Canada : procès-verbaux
Police montée du Nord-Ouest : livres de copies de lettres de l’adjudant par intérim à Régina
Province du Québec : journaux du Conseil législatif, 1775-1791
Recueil d’extraits de registres du Parlement de Normandie
Registres de navires : Halifax [Nouvelle-Écosse], North Sydney [Nouvelle-Écosse], Québec [Québec] et Vancouver [Colombie-Britannique]
Registres généraux sur l’immigration chinoise
Relevé de notes du Bureau de poste principal de la Grande-Bretagne
Secrétaire des Affaires indiennes, Bas-Canada et Canada-Est, et l’agent résident à Montréal
Secrétaire des Affaires indiennes du Bas-Canada
Sélection de documents du 18e siècle ayant rapport aux affaires indiennes
Soumissions faites au Conseil exécutif [Province du Canada], 1841-1867 : indexes et registres
Troisième service central de l’Armée

 

 

Propagande : Techniques utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale

La propagande en temps de guerre n’a pas été inventée au 20e siècle. Elle existe depuis des siècles sous différentes formes. Cependant, l’avènement de méthodes d’impression moins coûteuses et plus rapides a permis de produire des affiches en très grandes quantités lors de la Seconde Guerre mondiale. Des affiches ont été créées sur tous les sujets, depuis le recrutement, la sécurité et le secret jusqu’au patriotisme, à la frugalité et aux investissements.

Les affiches de recrutement, qui jusqu’à ce que ce moment-là visaient uniquement les hommes, ont commencé à changer à mesure que la guerre progressait. Bien qu’elles étaient encore souvent présentées comme fragiles, les femmes sont devenues de plus en plus importantes à l’effort de guerre. Des pressions s’exerçaient pour recruter davantage d’hommes et de femmes, et les affiches indiquaient clairement qu’il y n’avait aucune excuse pour ne pas s’enrôler.

Affiche en couleur montrant un lion et un castor tenant une épée et avançant de façon menaçante.

Campagne de propagande de guerre : le castor et le lion unis contre l’ennemi (MIKAN 2834354)

Les préoccupations concernant la sécurité et le secret sont devenues un nouvel élément de la propagande pendant la Seconde Guerre mondiale. On craignait de plus en plus que des espions écoutent les conversations et qu’un petit détail ait des effets catastrophiques pour les troupes. Au début, les affiches étaient assez simples, mais au fil du temps, elles sont devenues plus dramatiques, dépeignant souvent un homme à l’allure sinistre avec de grandes oreilles en arrière-plan et un groupe de civils ou de soldats à l’avant-plan, semblant avoir une conversation anodine. Les couleurs et les dessins de ces affiches étaient souvent très vifs.

Affiche en couleur montrant deux photos avec du texte superposé. La photo du haut montre des gens assis dans un café qui discutent, et un homme qui écoute leur conversation. La photo du bas montre un navire qui coule.

« Il part ce soir… Se taire, c’est servir » : propagande pour la sécurité de l’Armée canadienne (MIKAN 2834362)

La prochaine étape consistait à cibler les hommes et les femmes qui ne pouvaient pas s’enrôler afin de les faire participer à la guerre d’une autre façon. On leur demandait de redoubler d’efforts afin de contribuer le plus possible à l’effort de guerre. Et lorsque cela n’a plus suffi, on les a fortement encouragés à acheter des obligations de la Victoire pour aider à financer la guerre. Le ton de ces affiches a évolué. Au début, elles véhiculaient une certaine peur, puis un message d’espoir. En effet, on disait aux Canadiens qu’en achetant des obligations de la Victoire, ils aidaient à assurer un avenir sécuritaire et heureux pour leur pays.

Affiche en couleur avec une photo en noir et blanc d'une femme tenant une bombe dans ses mains avec la légende : « Je fabrique des bombes et j'achète des obligations! ». Sous la photo, en lettres blanches sur fond rouge : « Achetez des obligations de la Victoire ».

Campagne des obligations de la Victoire : « Je fabrique des bombes et j’achète des obligations! » (MIKAN 2846935)

Bien qu’il n’y ait aucun moyen sûr de juger de l’efficacité de ces campagnes, elles demeurent un pan important de notre histoire et un regard socio-économique et politique sur notre passé.

Liens associés :

 

Avez-vous des ancêtres mennonites?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre mennonite, et quand il ou elle est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines mennonites?

Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les mennonites. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

Les infirmières militaires

L’incroyable contribution des infirmières militaires canadiennes pendant la Première Guerre mondiale peut être mieux appréciée en regardant ce qu’elles ont vécu pendant leur service. Ces femmes ont quitté leur famille et leur foyer pour répondre à l’appel du devoir et servir leur pays. Leur engagement envers leur travail, le Canada et, surtout, leurs patients, permet de vraiment mesurer le profond impact qu’elles ont eu sur l’effort de guerre canadien.

Photographie en noir et blanc montrant une femme dans un uniforme d'infirmière assise sur le bord d'une table. Elle regarde directement le photographe et affiche un léger sourire.

Une infirmière militaire non identifiée (MIKAN 3523169)

Bibliothèque et Archives Canada possède une variété de documents – publiés et d’archives – sur l’histoire des infirmières militaires. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples :

Gros plan sur leur vie quotidienne

Plusieurs publications récentes donnent un aperçu de ce que les infirmières militaires ont vécu pendant la Première Guerre mondiale. Certaines portent sur les témoignages individuels des infirmières :

It Was Their War Too: Canadian Women and World War I de Pat Staton offre une perspective plus générale de leur contribution à l’effort de guerre.

Photographie en noir et blanc montrant deux infirmières militaires debout au chevet de deux hommes blessés.

Deux infirmières militaires avec des soldats blessés dans une chambre du Queen’s Canadian Military Hospital à Shorncliffe, Kent, en Angleterre, vers 1916 (MIKAN 3604423)

Dans la collection d’archives, nous avons la chance d’avoir les fonds complets pour six de ces infirmières, ce qui nous permet de mieux comprendre ce que ces femmes ont vécu au front. Apprenez-en davantage sur Sophie Hoerner et Alice Isaacson, qui ont servi en France, ou Dorothy Cotton, qui a servi en Russie. Vous pouvez aussi vous renseigner sur Anne E. Ross, Laura Gamble et Ruby Peterkin, qui ont toutes servi en Grèce.

Vous cherchez une infirmière militaire en particulier?

Si vous cherchez des informations sur une infirmière militaire qui a servi dans le corps expéditionnaire canadien, vous la trouverez probablement dans la base de données Soldats de la Première Guerre mondiale. En règle générale, les infirmières peuvent facilement être identifiées par leur rang, généralement indiqué par « NS ». Il importe de noter que beaucoup de femmes ont servi avec les Forces britanniques par l’entremise des Infirmières de l’Ordre de Victoria ou d’Ambulance Saint-Jean.

Autres ressources :

James Naismith : les années d’apprentissage au Canada de l’inventeur du basketball

Les origines de sports populaires comme le baseball, le football et le hockey sont souvent difficiles à cerner. En effet, plusieurs personnes et plusieurs lieux affirment souvent être l’inventeur ou le lieu de naissance d’un sport. Cependant, il n’y a aucun doute sur la personne qui a inventé le basketball : c’est un Canadien, le Dr James Naismith. Né dans la petite ville d’Almonte dans la vallée de l’Outaouais, province du Canada le 6 novembre 1861, James Naismith est devenu orphelin à un très jeune âge et a été élevé avec sa sœur aînée Annie et son frère cadet Robbie par son oncle et sa tante.

Lorsque M. Naismith était enfant, le « duck on a rock » (canard sur une roche) était un jeu très populaire. Une pierre appelée « le canard » était placée sur une pierre plus grande ou sur une souche d’arbre. Les joueurs devaient frapper le canard avec une autre pierre et le faire tomber de sa plateforme, puis courir récupérer leur propre pierre et revenir à l’emplacement original du lancer. Un participant jouait le rôle de « gardien ». Il devait ramasser le canard s’il tombait, le replacer sur sa plateforme et essayer de toucher le joueur ayant lancé la pierre avant qu’il ne retourne à son point de départ. Bien que chaque joueur avait sa propre technique de lancer, Naismith avait remarqué que les meilleurs joueurs lançaient leur pierre haute en visant bien et avec précision, ce qui leur donnait plus de temps pour ramasser leur pierre. Ses souvenirs de ce jeu d’enfance auront une influence sur sa création du jeu de basketball.

Une photographie en noir et blanc d'un groupe d'hommes debout dans un champ regardant un match de duck on a rock.

Un match de duck on a rock, Alberta, septembre 1906 (MIKAN 3386054)

Naismith éprouve des difficultés à l’école et décide d’abandonner ses études pendant sa deuxième année à l’École secondaire d’Almonte à l’âge de 15 ans. Il préfère travailler à la ferme familiale pendant l’été et dans les camps de bûcherons en hiver. Le recensement canadien de 1881 indique qu’il est agriculteur à l’âge de 19 ans.

Plus tard cette année-là, M. Naismith décide de retourner à l’école secondaire et il obtient son diplôme en 1883 à l’âge de 21 ans. Il s’installe à Montréal et entreprend un baccalauréat ès arts avec spécialisation en philosophie et hébreu à l’Université McGill. Vers la fin du 19e siècle, Montréal est un centre important pour le développement des sports organisés au Canada et en Amérique du Nord. Les premières règles officielles pour des sports populaires tels que la crosse et le hockey sont élaborées au cours de cette période. M. Naismith, doté de qualités athlétiques naturelles, est attiré par plusieurs sports à l’Université, notamment la gymnastique, le football rugby et la crosse. En 1888, il obtient un baccalauréat ès arts en éducation physique de l’Université McGill. Grâce à ces intérêts, il devient le premier directeur de l’entraînement physique à l’Université McGill à l’automne de 1889.

Une photographie en noir et blanc de deux joueurs de football rugby accroupis, l'homme sur la gauche tient le ballon et attend de le lancer à l'autre homme derrière lui.

James Naismith (à gauche) jouant au football rugby (MIKAN 3652828)

Une photographie en noir et blanc de l'équipe de football rugby de l'Université McGill. Les joueurs portent des chaussettes montantes rayées et un uniforme blanc orné d'un écusson.

James Naismith (à l’extrême gauche, assis) au sein de l’équipe de football rugby de l’Université McGill (MIKAN 3650079)

En septembre 1890, M. Naismith s’installe à Springfield, Massachusetts, É.-U. pour devenir instructeur à l’International YMCA Training School. On lui confie le mandat de créer un sport pouvant se pratiquer à l’intérieur, et il invente le jeu de basketball. En décembre 1891, dans le gymnase du YMCA de Springfield, la première partie de basketball se joue. Le basketball est depuis devenu l’un des sports les plus populaires au monde.

Photographie en noir et blanc montrant un groupe d'hommes assis dans un escalier. De chaque côté, il y a les paniers qui étaient utilisés à l'époque dans ce sport.

La première équipe de basketball du monde. Dr James Naismith se trouve à droite dans la rangée du centre (MIKAN 3652826)

Pour voir d’autres photos documentant les activités professionnelles et personnelles de James Naismith, consultez la collection D. Hallie Lowry détenue par Bibliothèque et Archives Canada.

 

Les aquarelles d’Edith Fanny Kirk

Depuis les années 70, il y a un effort continu pour souligner la contribution artistique des femmes dans l’histoire. À cette fin, Musée et Archives Galt, à Lethbridge (Alberta), a préparé une exposition en hommage à l’artiste Edith Fanny Kirk. L’exposition intitulée : Edith Fanny Kirk : Un héritage d’art et d’aventure s’intéresse au sens de l’aventure de l’artiste et souligne ses accomplissements. Elle comprend quatre aquarelles de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sera présentée du 6 juin au 12 octobre 2015.

Mme Kirk naît en Angleterre en 1858 et immigre au Canada en 1905. Elle finit par s’installer à Lethbridge, où elle enseigne l’art et exerce une influence artistique fondamentale sur la communauté. Elle soumet des articles sur l’art au club Mathesis de Lethbridge et fonde le club de croquis de Lethbridge (qui est devenu le club des artistes de Lethbridge) dans les années 1930.

Reproduction en couleur d’une aquarelle illustrant un paysage dominé par un ciel légèrement enfumé. Une bande de terre verte sépare le ciel de la rivière.

Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge (MIKAN 2948200)

Les quatre aquarelles de la collection de BAC montrent que Mme Kirk préfère l’aquarelle aux techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile. L’aquarelle est idéale pour la définition de tons délicats et la gradation des couleurs pastel. L’efficacité de cette technique est particulièrement apparente dans le ciel brumeux du tableau « Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge », sur lequel des oiseaux volent à travers un subtil nuage de fume.

 

Représentation en couleur d’une aquarelle montrant des montagnes enneigées et des prés couverts de forêts vertes.

Le mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta) (MIKAN 4626658)

L’aquarelle est une technique de choix pour le travail à l’extérieur, car il est facile de se procurer le matériel nécessaire et de le transporter. En tant que membre du club Alpin du Canada (auquel elle se joint à l’âge vénérable de 60 ans), Mme Kirk fait de la randonnée en forêt et dans des parcs nationaux et en profite pour peindre. Son tableau du célèbre mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta), illustre bien l’immensité du parc. Les montagnes dépassent de part et d’autre du tableau et donnent l’impression de s’étendre à l’infini. La densité de la forêt est représentée par le bleu, le mauve et le vert.

Mme Kirk peint ces tableaux à une époque où il est difficile pour une femme de subvenir à ses besoins en tant qu’artiste en raison des pressions sociales et des inégalités économiques. L’exposition donne l’opportunité d’étudier attentivement sa vie et son art pour ainsi mieux comprendre l’histoire de l’art canadien.

Ne manquez pas l’exposition sur Edith Kirk à Musée et Archives Galt. Vous pouvez aussi lire notre billet de blogue sur les autoportraits des artistes : Autoportraits de femmes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Données ouvertes : Études sur les drogues et médicaments sur ordonnance de Santé et Bien-être social Canada

Dans les années 1970, Santé et Bien-être social Canada a commandé plusieurs études sur l’utilisation de médicaments sur ordonnance et sur la consommation d’alcool et de cannabis, ainsi que sur les décès liés à la drogue. On a récemment adapté des données statistiques brutes provenant de quatre groupes d’enquêtes en fonction d’un schéma d’encodage des caractères de la norme ASCII. Pour ouvrir, interpréter et analyser les données, il faut un logiciel spécialisé, comme un tableur ou un outil statistique. Une liste de codage décrivant la composition des données et définissant les variables contenues dans chaque champ est fournie. Si une des enquêtes énumérées ci-dessous vous intéresse, elles sont dorénavant accessibles par l’entremise du portail des données ouvertes.

Consommation de médicaments sur ordonnance au Canada, 1977

En 1977, Santé et Bien-être Canada a commandé deux études ayant trait à l’utilisation de médicaments sur ordonnance au Canada. Voici quelques-unes des grandes conclusions que l’on a tirées des enquêtes :

  • On a constaté que les analgésiques et les antibiotiques sont les médicaments les plus souvent utilisés par la population en général.
  • Les répondants âgés utilisaient des antihypertenseurs et des médicaments destinés au traitement des maladies cardiaques.
  • Les femmes étaient surreprésentées parmi les utilisateurs de sédatifs et de tranquillisants.

Enquêtes nationales sur la consommation d’alcool au Canada

La campagne « Dialogue sur l’alcool » avait pour but de sensibiliser la population aux comportements associés à la consommation d’alcool et d’encourager la population à participer aux programmes consacrés aux problèmes liés à l’alcool. La campagne se déployait par phases et reposait sur divers médias publicitaires comme les journaux, les magazines, les émissions radiophoniques et télévisées. Après la diffusion de ces publicités, on a amorcé une série d’enquêtes afin de déterminer si le public était au fait de la campagne « Dialogue sur l’alcool » comme telle et dans le but de connaître les habitudes des Canadiens lorsqu’il s’agit de boire de l’alcool. En 1976, une autre enquête visait à recueillir des données sur les habitudes de fumer des Canadiens.

Consommation de cannabis chez les Canadiens adultes

En 1978, Santé et Bien-être Canada a commandé une enquête visant les adultes âgés de 18 ans et plus. On a alors interrogé les répondants sur leur consommation de marihuana et de hachisch et sur la fréquence d’une telle consommation. L’enquête a été entreprise afin de déterminer les tendances liées à la consommation de cannabis, de repérer les populations à risque, d’évaluer les corrélats sociaux de la consommation de cannabis et de formuler une politique.

Décès liés à la drogue dans la communauté urbaine de Toronto

Les données ont été colligées en 1973 à partir des dossiers de 18 coroners œuvrant à temps plein ou à temps partiel dans la région de Toronto. Les données ont été tirées de dossiers faisant état de décès liés à l’alcool ou à la drogue et elles comprennent le code de la catégorie générale, la drogue concernée, la forme d’alcool, le nom des solvants et poisons visés.

Images de parcs nationaux maintenant sur Flickr

Les parcs nationaux du Canada sont des aires protégées, établies par la législation fédérale, qui visent à protéger le patrimoine naturel du pays pour le faire connaître et apprécier du public. Les parcs nationaux sont préservés pour les générations futures; ils sont apparus au Canada il y a plus d’un siècle.