Conservateur invité : James Bone

Bannière pour la série Conservateurs invités. À gauche, on lit CANADA 150 en rouge et le texte « Canada: Qui sommes-nous? » et en dessous de ce texte « Série Conservateurs invités ».

Canada : Qui sommes-nous?

Canada : Qui sommes-nous? est une nouvelle exposition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) qui marque le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Une série de blogues est publiée à son sujet tout au long de l’année.

Joignez-vous à nous chaque mois de 2017! Des experts de BAC, de tout le Canada et d’ailleurs donnent des renseignements additionnels sur l’exposition. Chaque « conservateur invité » traite d’un article particulier et en ajoute un nouveau — virtuellement.

Ne manquez pas l’exposition Canada : Qui sommes-nous? présentée au 395, rue Wellington à Ottawa, du 5 juin 2017 au 1er mars 2018. L’entrée est gratuite.


Le Castor de trois pence, conception de sir Sandford Fleming, 1851

Sépia, timbre carré. À chaque coin se trouve le chiffre trois, qui indique le coût. Dans un anneau autour du centre est écrit « Canada Postage Three Pence », et une couronne se trouve entre les mots du haut. Au centre de l’anneau apparaît un castor près d’un cours d’eau; une montagne et des arbres se trouvent à l’arrière-plan.

Le castor de trois pence, conçu par sir Sandford Fleming, 1851 (s002250k) ©Postes Canada

On jugeait que le castor représentait bien le Canadien moyen parce qu’il est travaillant, tenace et très habile en construction. C’est l’une des raisons pour lesquelles le premier timbre canadien est à son effigie.


Parlez-nous de vous.

Je fais l’acquisition et le traitement des archives philatéliques de sources privées (ou non gouvernementales). Bien que BAC possède le très important Fonds du ministère des Postes, lequel contient les dossiers de Postes Canada, l’étude de la philatélie s’effectue entièrement dans la sphère privée. Ainsi, pour compléter les dossiers officiels, BAC recueille aussi les dossiers de concepteurs de timbres, de graveurs et d’artistes ainsi que ceux d’imprimeries, de sociétés philatéliques du Canada, et ceux de chercheurs et d’exposants majeurs du domaine de la philatélie.

J’ai récemment représenté BAC dans le cadre de la British North America Philatelic Society Exhibition qui a eu lieu en 2016, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. J’ai cherché à faire connaître les collections de BAC et la façon de les utiliser, tout en soulignant que des participants pourraient avoir des documents d’archives intéressants pour la collection grandissante de BAC.

Je ne m’attendais pas réellement à travailler pour BAC. Après mes études de premier cycle, en 2006, j’ai obtenu une bourse d’une année afin de poursuivre mes études en langue chinoise à l’Université normale de Pékin, ce qui servait de préparatifs pour mon projet de maîtrise ès arts et histoire de la Chine. Toutefois, la maladie et un changement d’orientation m’ont poussé vers le marché du travail. J’ai travaillé à London (Ontario) en assistance technique et supervisé plus tard une équipe de soutien technique à Montréal pendant plusieurs années avant de revenir aux études supérieures. Lire la suite

Fais-moi un dessin : les politiciens canadiens dans la BD

Par Meaghan Scanlon

Nous avons tous ri un jour ou l’autre en voyant une caricature dans le journal. Les personnalités politiques font souvent les frais de ces petites bandes dessinées tantôt humoristiques, tantôt sarcastiques, qui misent toujours sur l’exagération. Mais saviez-vous que des politiciens canadiens ont aussi figuré dans des bandes dessinées Web, des romans illustrés, et même des BD de super-héros?

Hark! A Vagrant, la bande dessinée de Kate Beaton publiée en anglais sur le Web, met souvent en vedette des personnages historiques. Sa planche « A History Debate » présente ainsi une brochette de figures connues ayant marqué notre pays. On peut y voir sir John A. Macdonald discuter de la façon de rendre l’histoire du Canada moins ennuyante. (Et précisons qu’à nos yeux, elle est tout sauf ennuyante!)

Quelques romans illustrés relatent quant à eux la vie de politiciens canadiens. C’est le cas de Louis Riel: A Comic-Strip Biography, par Chester Brown, et de Hyena in Petticoats: The Story of Suffragette Nellie McClung, par Willow Dawson. Les auteurs de ces ouvrages à saveur biographique prennent certaines libertés pour décrire les événements, mais la majeure partie de leur récit est fondée sur la réalité.

À l’opposé, des super-héros de BD côtoient parfois des politiciens canadiens dans des aventures incroyables! Ce sera bientôt le cas du premier ministre Justin Trudeau, qui fera son entrée dans le monde de la bande dessinée dans un numéro publié par Marvel et écrit par le Canadien Chip Zdarsky. D’autres avant lui sont déjà passés par là; ainsi, dans le premier numéro de New Triumph featuring Northguard, le héros éponyme met à jour un complot visant à tuer le premier ministre du Québec, René Lévesque. Heureusement, Northguard arrive juste à temps pour lui sauver la vie.

Pierre Elliott Trudeau n’est pas en reste : dans le 120e numéro de la BD The X-Men, le premier ministre du Canada rencontre James MacDonald Hudson (nom de code : Vindicator), de la Division Alpha, l’équipe de super-héros canadiens. Il lui confie une mission : capturer et ramener au pays Wolverine, un membre canadien des X-Men. Les illustrations de cette BD sont l’œuvre de l’artiste canadien John Byrne.

Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau est debout devant un grand écran où l’on voit les X-Men combattant un robot géant. À ses côtés se tient Vindicator, chef de la Division Alpha, à qui il demande de lui expliquer qui sont les X-Men. Au haut de la page, on peut lire en gros caractères « The Uncanny X-Men » (« Les mystérieux X-Men »), ainsi que le titre « Wanted: Wolverine! Dead or Alive! » (« Recherché mort ou vif : Wolverine »). La scène se déroule dans le centre des opérations du ministère de la Défense du Canada.

Vindicator, chef de la Division Alpha, explique à Pierre Elliott Trudeau qui sont les X-Men dans le no 120 de la série du même nom, publié par Marvel Comics en avril 1979. (Réimprimé dans X-Men: Alpha Flight) AMICUS 44300363 © MARVEL

Mais c’est peut-être dans Angloman: Making the World Safe for Apostrophes! que les politiciens canadiens sont dépeints de la façon la plus surprenante. Angloman, le super-héros du bilinguisme, y rencontre une série de personnages dotés de pouvoirs spéciaux. Ceux-ci sembleraient sans doute familiers aux personnes qui étudient la politique canadienne. Ainsi, Power Chin est une parodie du premier ministre Brian Mulroney; il arbore un menton surdimensionné, l’un des traits du politicien les plus repris par les caricaturistes. Pierre Elliott Trudeau, quant à lui, devient The Northern Magus, un mystérieux personnage doté de pouvoirs magiques et ne s’exprimant qu’en vers, toujours vêtu d’une cape et portant une rose à la boutonnière.

Croquis et descriptions textuelles de trois personnages : Poutinette, The Northern Magus et Power Chin.

Notices biographiques de trois personnages (Poutinette, The Northern Magus et Power Chin), tirées d’Angloman: Making the World Safe for Apostrophes! (AMICUS 14740760) © Mark Shainblum et Gabriel Morrissette. Reproduit avec la permission de Signature Editions.

Les bandes dessinées qui traitent de l’histoire du Canada vous intéressent? Vous aimeriez découvrir d’autres BD canadiennes? Visitez l’exposition de Bibliothèque et Archives Canada intitulée Alter ego : les bandes dessinées et l’identité canadienne, à l’affiche jusqu’au 14 septembre au 395, rue Wellington à Ottawa. L’admission est gratuite.

Autres ressources


Meaghan Scanlon est bibliothécaire des collections spéciales au sein de la Direction générale du patrimoine publié à Bibliothèque et Archives Canada.

La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier

Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en partenariat avec Parcs Canada, souligne le 175e anniversaire de la naissance de sir Wilfrid Laurier – le 20 novembre 1841 – grâce à l’exposition La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier. Le coup d’envoi des célébrations a été donné au Fairmont Château Laurier (1, rue Rideau, à Ottawa) ce matin, afin de coïncider avec l’anniversaire de la grande inauguration du fameux hôtel, il y a 104 ans. Une exposition commémorative d’objets historiques de BAC est présentée, ainsi qu’un buste de sir Wilfrid Laurier fourni par Parcs Canada; une merveilleuse occasion de prendre un égoportrait!

Un égoportrait montrant une femme penchée vers un livre que tient une figure en carton.

Le 1er juin 1912, le couple Laurier se dirigeait vers l’hôtel Château Laurier pour assister à son inauguration. Homme modeste, Laurier aurait d’abord refusé qu’on attribue son nom à l’hôtel Grand Trunk Railway.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de personnes assises dans une automobile.

Sir Wilfrid Laurier et lady Laurier arrivent, en compagnie de passagers non identifiés, afin d’assister à l’inauguration de l’hôtel Château Laurier, le 1er juin 1912. (MIKAN 3191987)

Ne manquez pas l’exposition principale portant sur cet éminent politicien présentée sur le site du Lieu historique national de la Maison-Laurier au 335, avenue Laurier Est, à Ottawa.

L’exposition met en valeur des photographies, des souvenirs, de la correspondance rattachée à sa vie personnelle et politique, de même que des documents historiques originaux tirés de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, dont certains sont exposés pour la première fois. Cette collection d’objets rend hommage à sir Wilfrid Laurier, qui était reconnu pour sa vision claire d’un but commun, son sens du compromis et son intérêt pour une nation unie. Dignitaire grandement admiré, chez qui les valeurs d’inclusion et d’acceptation culturelle étaient bien ancrées, sir Wilfrid Laurier est le député canadien ayant siégé le plus longtemps; il est aussi le premier premier ministre d’origine canadienne-française et bilingue.

Texte centré, encadré avec soin de lignes dorées et fluides rappelant des tiges de roses, de roses de couleur rose et de feuilles dans les coins inférieurs; sous le cadre, reproduction des édifices du Parlement à Ottawa.

Dîner en l’honneur de sir Wilfrid Laurier, 1902 (MIKAN 186966)

Ornement dessiné à la main de roses rouges et de feuilles vertes sur une tige brune dans le coin supérieur gauche, au-dessus du texte.

Menu au Canada Club, 1897 (MIKAN 186966)

Les objets d’archives exposés mettent en valeur une partie du rôle de premier ministre lorsqu’il représentait le Canada à des événements internationaux publics. Souvent conservés dans des albums, les souvenirs, comme des invitations, des billets de pièces de théâtre et des menus servis lors de grands banquets et de dîners officiels, donnent un aperçu de l’aspect social de ses fonctions. Venez voir l’exposition à la Maison-Laurier pour découvrir les plats que l’on servait durant les banquets, il y a plus de 100 ans!

Un trésor de la collection, nouvellement découvert et récemment restauré par des professionnels : une adresse enluminée transcrite sur du papier-parchemin soulignant les efforts considérables déployés par l’administration Laurier pour peupler l’Ouest canadien.

Une adresse enluminée arborant une décoration élaborée à gauche du texte et une charrette de la rivière Rouge dans le coin supérieur droit.

Adresse enluminée présentée par le maire et le conseil de Winnipeg (MIKAN 186966)

Joignez-vous à nous pour célébrer l’un des premiers ministres du Canada les plus pragmatiques et éloquents et venez visiter l’exposition La voie du compromis : Célébrons l’héritage de sir Wilfrid Laurier à Ottawa, présentée jusqu’au 20 novembre, la date d’anniversaire de sir Wilfrid Laurier!

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de sir Wilfrid Laurier, visionner un album Flickr  et pour découvrir le patrimoine du Canada, consultez la page http://www.bac-lac.gc.ca/

Ai-je le droit de voter? Courrier des femmes envoyé au gouvernement canadien, 1918-1919

Les Canadiennes ont obtenu le droit de vote fédéral à la suite de trois vagues de législation. Tout a commencé par l’initiative du premier ministre Robert Borden qui fait adopter la Loi des électeurs militaires, 1917, un acte législatif permettant aux femmes en service actif de voter. La même année, Borden instaure la Loi des élections en temps de guerre, une mesure permettant aux femmes ayant un lien de parenté avec un soldat des forces militaires de voter. Finalement, le 24 mai 1918, une sanction royale a été accordée au projet de loi qui permet d’étendre le droit de vote aux femmes ayant les mêmes qualifications que les hommes pouvant voter. Ces mesures adoptées rapidement et successivement ont semé la confusion auprès du public.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) comprend plusieurs lettres, rédigées par des Canadiennes, qui témoignent de l’impact du vote et qui font part du questionnement qu’ont ces femmes à propos de leur propre admissibilité à déposer un bulletin de vote. En quête d’informations à la source, elles s’adressent directement par courrier au premier ministre Robert Borden et aux autres représentants gouvernementaux.

Dans une lettre datant de décembre 1919, Mme King of Colonsay (Saskatchewan) demande si elle est en droit de voter en tant que citoyenne canadienne mariée à un citoyen américain. Sa demande est envoyée au ministère de la Justice. Celui-ci, en fonction des informations personnelles qui lui sont fournies, lui confirme qu’elle devrait être en mesure de voter en tant que femme canadienne et joint une copie de la Loi. Le ministère de la Justice fait également remarquer qu’il n’a pas l’habitude de traiter ce genre de demande.

La confusion entre la Loi des élections fédérales et la Loi des élections en temps de guerre est évidente dans une lettre de Mme Lillian Dill (Oshawa, Ontario) datée du 17 février 1919. Dans sa lettre, Mme Dill demande un exemplaire de la Loi afin qu’elle puisse comprendre les répercussions et déterminer sa propre admissibilité à voter lors d’élections. Lire la suite

Laissez-les hurler : 100 ans de lutte pour les droits de la femme—Une exposition à Ottawa et à Winnipeg

L’année 2016 marque le 100e anniversaire de la première victoire des femmes pour leur droit de vote au Canada. Le 28 janvier, jour où le Manitoba devint la première province à adopter la loi permettant aux femmes de voter, Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en collaboration avec le Musée canadien pour les droits de la personne, lancera officiellement une exposition en plein air intitulée : Laissez-les hurler : 100 ans de lutte pour les droits de la femme.

L’exposition présentera des reproductions de portraits de certaines femmes ayant lutté pour l’égalité et le droit de vote des Canadiennes. Ne manquez pas les expositions, du 28 janvier au 15 février 2016, sur la patinoire du canal Rideau, à Ottawa (présentées en collaboration avec le Bal de Neige) et du 12 au 21 février 2016, au Festival du Voyageur de Winnipeg.

L’exposition présente des reproductions de portraits issues de la collection de personnalités historiques de BAC, telles Nellie McClung et Agnes Macphail, et de femmes modernes ayant surmonté les barrières des sexes, telles Adrienne Clarkson et Beverley McLachlin.

Une photographie en noir et blanc d’Agnes Macphail, de profil, lisant le journal

Agnes Macphail par Yousuf Karsh, 1934 (MIKAN 3256551)

Lire la suite

Le grand jeu de la guerre

Les vedettes du hockey au Canada n’ont pas été épargnées par l’appel aux armes quand la Première Guerre mondiale a éclaté en 1914. En fait, ces jeunes hommes solides constituaient une population de choix à inciter au service. Ils ont, entre autres, contribué à la promotion de la guerre comme jeu ultime pour un athlète.

Créée en partenariat avec le Temple de la renommée du hockey, à Toronto, la nouvelle exposition Hockey Marching as to War : The First World War and a Century of Military Ties to the Game (en anglais seulement (les hockeyeurs au front : la Première Guerre mondiale et un siècle de liens militaires avec le hockey) porte sur les répercussions de la Première Guerre mondiale sur les joueurs de hockey, et raconte comment le hockey organisé a été transformé pendant et après cette guerre.

Affiche de guerre dépeignant un soldat qui voit dans la fumée de son fusil une aréna remplie d’amateurs de hockey regardant des joueurs sur la glace.

“Why don’t they come?” Join the 148th Battalion (« Pourquoi ne viennent-ils pas? » Devenez membres du 148e Bataillon), campagne de recrutement, ca. 1914–1918 (MIKAN 3635547)

Une équipe de hockey qui avait joué pour l’Association nationale de hockey (ANH) s’est intégrée au 228e bataillon, les Northern Fusiliers, formé en 1916. Le bataillon comptait 12 joueurs de hockey professionnels ou semi-professionnels. En fin de compte, cette équipe a fini par être un coup de publicité et a servi à promouvoir le recrutement, remonter le moral des troupes et parer à la pénurie de joueurs dans l’ANH pendant la guerre.

Toutefois, un scandale a éclaté lorsque le bataillon a été appelé à servir au front : on a découvert que certains joueurs s’étaient fait promettre qu’ils n’auraient jamais à aller à la guerre. Ces joueurs ont donc été envoyés à l’étranger, mais ont été affectés à la construction de rails pendant les deux années suivantes.

Photographie panoramique en noir et blanc présentant quatre groupes de soldats se tenant debout, dehors, en hiver.

228e bataillon, CEC, 1916 (MIKAN 4474052)

Conn Smythe

La légende du hockey, Conn Smythe, s’enrôle en 1915, une semaine après avoir gagné le championnat de l’Association de hockey de l’Ontario. Smythe sert dans l’artillerie canadienne et reçoit la Croix militaire avant d’être transféré à la Royal Flying Corps, en 1917. Il occupe un poste d’observateur jusqu’à ce qu’il soit blessé par des tirs ennemis et fait prisonnier. Malgré deux tentatives d’évasion, il passe plus d’un an dans un camp allemand de prisonniers de guerre. Smythe deviendra plus tard le principal propriétaire des Maple Leafs de Toronto.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme regardant directement l’appareil photo.

Portrait du Lt Conn Smythe, ca. 1914–1919 (MIKAN 3221254)

Frank McGee le borgne

Frank McGee « le borgne », comme on l’appelait, s’enrôle dans l’armée en 1914, même s’il ne voit plus de son œil gauche depuis plus de 10 ans. Il aurait passé son examen médical avec succès en mémorisant les éléments du test d’acuité visuelle observés avec son bon œil. Dans son rapport, le médecin note que la vision de l’œil droit est bonne, mais il n’écrit rien concernant la vision de l’œil gauche, peut-être parce qu’il ne voulait pas dire au meilleur compteur de la ligne qu’il ne pouvait pas combattre pour son pays.

Image numérisée d’un formulaire présentant de l’information médicale et dont les champs sont à l’encre noire et les réponses écrites à l’encre noire également.

Certificat médical du Lt Frank Clarence McGee (tiré du dossier du CEC sur McGee, PDF, p. 28)

En août 1916, McGee participe à la bataille de la Somme. Il meurt un mois plus tard, atteint par un éclat d’obus. Voici un extrait de sa notice nécrologique :

« Les Canadiens, qui savaient de quoi était fait Frank McGee n’ont pas été surpris lorsqu’il a enfilé un autre type d’uniforme, maintenant plus populaire, et qu’il a choisi de prendre part au jeu plus grave et plus sombre qu’est la guerre. Et tout comme dans sa carrière sportive on pouvait toujours le trouver au milieu de la mêlée, il n’y a pas de doute que sur le champ de bataille, le lieutenant McGee ne connaissait pas la peur et n’a jamais fui devant le danger. »

(Ottawa Citizen, 23 septembre 1916)

Si vous vous trouvez à Toronto, allez voir l’exposition, qui sera présentée par le Temple de la renommée jusqu’en février 2015 !

Le fonds Alma Duncan de Bibliothèque et Archives Canada

Vous êtes amateur d’art et vous aimeriez faire une recherche sur la vie et l’œuvre de l’artiste canadienne Alma Duncan (1917-2004)? Faites d’abord un arrêt à Bibliothèque et Archives Canada! De 1998 à 2005, nous avons acquis le fonds Alma Duncan, ce qui fait de nous la principale référence pour l’étude et la préservation des œuvres et des documents relatant le parcours de cette artiste, tant sur le plan professionnel que personnel.

Notre collection comprend d’importantes toiles peintes à l’huile, comme cet autoportrait réalisé en début de carrière :

Autoportrait avec tresses

Autoportrait avec tresses (MIKAN 2996876)

L’artiste s’y est représentée vêtue d’un pantalon, à une époque où ce genre de tenue était quelque peu osé pour une femme.

La collection comprend également des dessins et des esquisses d’Alma Duncan, ainsi que des documents en lien avec son autre carrière comme conceptrice graphique et réalisatrice, dont des bandes de films originales. Parmi les articles les plus fascinants, mentionnons ceux liés à Dunclaren Productions, la société cinématographique fondée en 1951 par Duncan et la photographe canadienne Audrey McLaren, et qui fut en activité jusqu’en 1960. Ensemble, les deux femmes ont créé trois courts métrages d’animation salués à l’échelle internationale, réalisés en grande partie dans un grenier d’Ottawa. Aujourd’hui, ces films représentent d’importants jalons dans l’histoire du court métrage d’animation – un genre où le Canada a toujours excellé.

Le fonds documentaire Dunclaren Productions comprend également la plupart des marionnettes et des accessoires originaux créés par Alma Duncan elle-même pour ses films.

La marionnette ci-dessous (tout comme la deuxième tête de marionnette avec un visage effrayé) a été conçue pour le film Folksong Fantasy. Elle révèle la grande méticulosité dont a fait preuve l’artiste pour modifier l’expression des personnages de ses films.

Marionnette – L’épouse dans une robe orange

Marionnette – L’épouse dans une robe orange (MIKAN 4488575)

Tête de marionnette – L’épouse effrayée

Tête de marionnette – L’épouse effrayée (MIKAN 4488578)

Les accessoires étaient eux aussi conçus avec minutie, comme en font foi ces petits iglous et ce kayak miniature créés pour le film Kumak, the Sleepy Hunter, et qui témoignent de l’intérêt qu’a toujours porté Alma Duncan à l’Arctique canadien :

Iglous

Iglous (MIKAN 4488522)

À compter du 2 octobre 2014, la Galerie d’art d’Ottawa présentera une grande rétrospective intitulée ALMA. La vie et l’œuvre d’Alma Duncan (1917-2004). Bibliothèque et Archives Canada a prêté un grand nombre d’articles pour cette exposition, qui mettra en vedette plusieurs des œuvres mentionnées ci-haut.

Exposition au Musée des beaux-arts du Canada – Vue d’ensemble : Le panorama photographique et les villes canadiennes

De nos jours, la plupart des appareils photo numériques sont équipés d’un mode simple à objectif non interchangeable pour prendre des images panoramiques.

Mais, à l’époque des appareils photo à pellicule, pour concevoir une photographie panoramique, il fallait soit passer des heures dans la chambre noire à coller laborieusement des images ensemble en superposant des poses sur le papier photo fini, soit acheter à gros prix un appareil à format panoramique.

Possiblement des membres de la famille Benjamin Low à bord d’un navire à vapeur à passagers montrant divers types d’appareils photo, dont un appareil photo panoramique, 1904.

Possiblement des membres de la famille Benjamin Low à bord d’un navire à vapeur à passagers montrant divers types d’appareils photo, dont un appareil photo panoramique, 1904 (MIKAN 3191854)

Une nouvelle exposition au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa met en évidence des photographies panoramiques de villes canadiennes au 19e siècle. Les images, qui proviennent de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, documentent l’usage qu’ont fait les premiers photographes de ce grand format pour saisir et célébrer le développement urbain rapide dont ils étaient témoins.

Les photographies panoramiques exagéraient la taille d’une ville et accentuaient ses lieux d’intérêt. Ce faisant, elles devenaient des images promotionnelles fort pratiques et des souvenirs de voyage convoités.

L’image suivante fait partie d’un rare panorama de Toronto datant de 1856. Le panorama complet (composé de 12 images) devait figurer dans la présentation de la ville afin d’être désignée capitale du Canada-Uni. À l’époque où ces images ont été prises, la photographie était une tâche ardue et une pratique coûteuse.

Une vue de la rue King Ouest jusqu’à la rue York Nord, à Toronto, prise à partir du Rossin House Hotel.

Une vue de la rue King Ouest jusqu’à la rue York Nord, à Toronto, prise à partir du Rossin House Hotel (MIKAN 3194746)

Pour immortaliser cette vue de la ville, le photographe a dû transporter un lourd équipement et des produits chimiques jusque sur le toit du Rossin House Hotel. La lente émulsion et le processus au collodion humide nécessitaient de longues expositions, ce qui se traduisait par un mouvement flou et transformait des rues achalandées en des espaces calmes et déserts.

En 1887, le photographe canadien John Connon a breveté un appareil photo panoramique, qui permettait une exposition continue sur presque 360 degrés. Capturant les images sur un film négatif ciré, l’appareil de Connon était posé sur une table tournante.

Une page de la demande de brevet de John Connon en lien avec l’appareil photo panoramique, 1888.

Une page de la demande de brevet de John Connon en lien avec l’appareil photo panoramique, 1888 (MIKAN 4628414)

M. Connon a probablement utilisé son nouvel appareil pour prendre cette pose du Chemin de fer Canadien Pacifique traversant la ville de Fergus (Ontario).

Vue de la voie ferrée, à Fergus (Ontario), vers 1886-1887.

Vue de la voie ferrée, à Fergus (Ontario), vers 1886-1887 (MIKAN 4488786)

En plus de servir à immortaliser le développement urbain, le format panoramique était utilisé pour photographier des paysages, des événements marquants et des portraits de groupes nombreux.

Visitez l’exposition au Musée des beaux-arts du Canada ou consultez notre album Flickr pour découvrir d’autres panoramas de notre collection!

Résumé des commentaires reçus en anglais entre octobre et décembre 2014

  • Un client demande où l’on peut trouver d’autres informations sur John Connon et son invention, la caméra panoramique. BAC répond que le fonds de John Robert Connon se trouve dans la collection, et que le fonds contient des documents textuels ainsi que 751 photographies. Certaines de ces photographies sont disponibles en ligne, mais la majorité des photographies n’ont pas encore été numérisées. Il y a aussi un site web – Fait au Canada : les brevets d’invention et l’innovation au Canada il est possible de trouver le brevet pour la caméra panoramique. Les Archives publiques de l’Ontario ont le fonds de la famille Connon (en anglais seulement).

Les expositions itinérantes de Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est sur la route! Avec quatre expositions itinérantes à différents endroits à travers le Canada dont une dans la région de la Capitale nationale, BAC met en lumière la richesse et la diversité de ses collections. Voici un excellent exemple de l’engagement de BAC à rendre le patrimoine et l’histoire du pays accessibles à tous les Canadiens, peu importe où ils habitent.

La Galerie d’art du Grand Victoria, en Colombie-Britannique, est l’hôte d’une exposition intitulée Au-delà des traits : Œuvres contemporaines de Bibliothèque et Archives Canada jusqu’au 6 janvier 2013. À travers les œuvres de 23 artistes contemporains, l’exposition explore le concept évolutif du portrait, de la plus traditionnelle représentation de la ressemblance aux œuvres qui mettent au défi les conventions définies du genre.

Le Musée du Nouveau-Brunswick à Saint-John présente l’exposition Je vous connais par cœur : portraits en miniature jusqu’au 31 décembre 2012. Présentant 35 portraits récemment restaurés, l’exposition met en valeur la nature intime et personnelle des portraits en miniature et les raisons pour lesquelles de tels portraits ont été commandés, créés et chéris. En mars 2013, l’exposition se rendra à la galerie d’art
Mendel, à Saskatoon. Découvrez-en davantage au sujet de la conservation de ces portraits en regardant la vidéo YouTube de BAC.

La collection McMichael d’art canadien à Kleinburg, en Ontario, présente jusqu’au 20 janvier 2013 la plus récente collection, Volte-face : portraits de Canadiens fascinants. Volte-face illustre 50 Canadiens qui ont laissé – et qui laissent – leur marque sur notre pays et notre culture. Écoutez la balado de BAC pour avoir un aperçu des œuvres en vedette et des histoires qu’elles cachent.

Enfin, l’exposition Visages de 1812 est présentée au Musée canadien de la Guerre à Ottawa jusqu’au 6 janvier 2013. Visages de 1812 est une exposition commémorative qui présente certains des hommes et des femmes qui ont vécu la guerre de 1812. La vidéo de conservation de BAC sur YouTube ainsi que la balado Visages de 1812 vous introduiront aux œuvres sélectionnées pour documenter cet événement historique significatif.

Continuez de suivre ce billet pour connaître les endroits où ces expositions seront présentées prochainement. Ça pourrait être près de chez vous!

Nous serons heureux de répondre à vos questions ou d’entendre vos commentaires!

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Un usager a formulé un commentaire sur l’engagement de BAC à rendre accessible le patrimoine documentaire à tous les Canadiens. Il se questionne sur la fermeture du programme du prêt entre bibliothèques afin de remplir cet engagement. Il donne comme exemple le fait que BAC n’ait pas participé à une conference de presse tenue récemment au Musée canadien de la guerre sur la commémoration de la Première Guerre mondiale. Il regrette le temps où des expositions étaient présentées de façon régulière au rez-de-chaussée de l’édifice du 395 Wellington.

Visages de 1812 : exposition virtuelle

L’exposition Visages de 1812 met en vedette des hommes et des femmes, combattants et civils, qui ont vécu la guerre de 1812.
 
La guerre de 1812 a uni les Canadiens français et anglais, les Autochtones et les Britanniques contre un ennemi commun. La victoire acquise après avoir fait front commun contre l’envahisseur a contribué à jeter les bases du Canada moderne.
 
Cette exposition virtuelle met en vedette certains portraits rares et des documents d’archives présentés dans le cadre de l’exposition Visages de 1812 se déroulant au Musée canadien de la guerre, de concert avec l’exposition principale du Musée, intitulée 1812. Les deux expositions seront présentées du 13 juin 2012 au 6 janvier 2013. Cette exposition Web comprend également d’autres œuvres soulignant la guerre de 1812 comme source riche et constante d’inspiration artistique, commémorative et de réflexion.
 

 Renseignez-vous au sujet des nouveautés à BAC, visitez notre section «Nouvelles».