Bibliothèque et Archives Canada diffuse un seizième baladoémission : William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre.

Gilbert Gignac, gestionnaire à la retraite des œuvres d’art de la collection, et Mary Margaret Johnston-Miller, archiviste en art, tous les deux de BAC, se joignent à nous pour discuter de William Hind, un artiste qui a joué un rôle de premier plan dans le développement des arts au sein de la société canadienne. Nous nous penchons sur la vie de William Hind, sur son apport unique aux arts du Canada et sur le contenu de la collection William Hind de BAC.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Images des carnets de croquis de William Hind maintenant sur Flickr

En 1862, l’artiste William Hind grossit les rangs des Overlanders, un groupe de prospecteurs qui franchissent les Prairies pour aller chercher de l’or dans les régions du Fraser et de Cariboo. Pendant son voyage, Hind produit un cahier de croquis documentant les déplacements du groupe et quelques unes des difficultés auxquelles il a fait face sur les nouvelles routes de l’Ouest.

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une treizième baladoémission : William Redver Stark : le soldat et l’artiste

Bibliothèque et Archives Canada diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Redver Stark : le soldat et l’artiste.

Deux employées de Bibliothèque et Archives Canada, l’archiviste en art Geneviève Morin et la conservatrice Lynn Curry, discutent du fonds William Redver Stark. Elles explorent les antécédents de William Redver Stark, le temps qu’il a passé en tant que soldat durant la Première Guerre mondiale et les œuvres d’art qu’il a produites, plus particulièrement les quatorze cahiers de dessins compris dans son fonds.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

William Redver Stark : La restauration des cahiers

Différentes approches ont été privilégiées au cours des années pour la conservation des cahiers de dessins ou des œuvres reliées. Pendant longtemps, on détachait simplement les œuvres pour se débarrasser de la reliure. Maintenant, la valeur historique et archivistique de la reliure est largement reconnue. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ne fait pas exception, et les traitements de conservation visent désormais à préserver l’intégrité des œuvres, incluant leur reliure.

Dans un article précédent, nous vous avons présenté l’œuvre du soldat William Redver Stark. Les cahiers faisant partie du fonds William Redver Stark n’avaient jamais été réparés ou préservés, et commençaient à montrer des signes d’usure :

  • Déchirures et trous
  • Pages détachées, manquantes ou dans le mauvais ordre
  • Fils de reliure brisés
  • Couvertures pas solidement reliées aux pages ou carrément détachées

Les cahiers font donc l’objet de différents traitements de conservation, entrepris par une équipe de conservateurs hautement spécialisés œuvrant dans le domaine de la conservation et de la restauration de livres, au sein de BAC. Ces conservateurs ont travaillé de concert avec les gestionnaires de collections et les archivistes pour respecter l’intégrité de l’œuvre de Stark, et lui rendre pleinement ses heures de gloire.

Quant aux dessins et aux aquarelles de ce fonds, ils sont en très bon état. Dans certains cas, on croirait mêmes qu’ils ont été réalisés il y a quelques jours à peine. Il faut dire que les cahiers sont restés fermés pendant pratiquement cent ans, et que les pages ont rarement été exposées à l’air ou à la lumière. Ainsi, contempler une œuvre de Stark, c’est faire un voyage dans le temps qui permet de voir le travail d’un artiste tel qu’il a été fait il y a cent ans, au cours d’une des guerres les plus meurtrières et cruciales de notre temps.

En somme, le travail de restauration de l’équipe de Conservation et de restauration de BAC permettra de stabiliser l’état des cahiers afin de s’assurer qu’ils traverseront avec succès l’épreuve du temps, et permettront aux générations futures d’avoir accès à une importante partie de notre histoire.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.
© Bibliothèque et Archives Canada

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.
© Bibliothèque et Archives Canada

Voir aussi :

William Redver Stark, artiste soldat

À partir de 1916, des artistes embauchés officiellement, comme A.Y. Jackson et David Milne, documentent l’expérience du Canada durant la Première Guerre mondiale, grâce au Fonds de souvenirs de guerre canadiens. Toutefois, de nombreux autres artistes, amateurs ou professionnels, racontent leur expérience de la guerre lors du combat, de la construction de routes, du transport de biens ou des soins prodigués à d’autres, trouvant le temps de créer des images saisissantes du monde qui les entoure.

Le fonds William Redver Stark, conservé par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), fait partie des rares dossiers qui documentent la vie d’un artiste non officiel de l’Armée. Quatorze cahiers de dessins et d’aquarelles particulièrement bien préservés nous font découvrir la vie d’un soldat qui a vu l’action de beaucoup plus près que les artistes officiels, et qui donne une idée plus spontanée et intime de la vie quotidienne dans ce contexte.

Les cahiers de croquis présentent des images de soldats en pleine action ou au repos, des pièces d’artillerie et des soldats allemands capturés, des paysages traversés par les bataillons, et même des attractions du zoo de Londres, où Stark s’est rendu pendant une permission. Les illustrations complètent admirablement bien le dossier militaire de l’artiste, l’historique de son bataillon et notre compréhension visuelle de la vie d’un militaire durant la Première Guerre mondiale.

William Redver Stark avec un chat.

Bibliothèque et Archives Canada a reçu le fonds William Redver Stark en 2005, à titre de don de la part de son neveu, Douglas Mackenzie Davies, et de sa famille : son épouse, Sheila Margaret Whittemore Davies, et leurs deux fils, Kenneth Gordon Davies et Ian Whittemore Davies.

Comment faire des recherches dans les cahiers de croquis

Les pièces des 14 cahiers de croquis du fonds William Redver Stark ont été décrites et numérisées pour faciliter la recherche par sujet ou par type de paysage. Par exemple, vous pouvez chercher toutes les images du fonds qui représentent des ponts ou des constructions.

Pour faire une recherche dans les cahiers de croquis, allez sur le site des recherches avancées de fonds d’archives. Dans le menu déroulant, choisissez « Tout mot clé » et entrez le numéro de référence archivistique (R11307) ou le numéro MIKAN (616998). Pour préciser votre recherche, ajoutez un mot clé comme « ponts » dans le deuxième champ.

Documents connexes

Ne manquez pas l’article William Redver Stark : La restauration des cahiers pour en savoir plus sur le travail réalisé par les restaurateurs de BAC.

Mary Riter Hamilton, première peintre militaire non officielle du Canada

Quatre‑vingt‑dix ans ont passé depuis que Mary Riter Hamilton a fait don de ses œuvres aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) : 180 peintures à l’huile et des dizaines de dessins réalisés à la craie, au pastel et au crayon qui représentent la dévastation en Europe après la Première Guerre mondiale. Les œuvres de Riter Hamilton ne sont pas joyeuses; elles traitent presque toutes de la destruction engendrée par la guerre. Elles montrent des tranchées boueuses, des paysages dévastés, des tombes, des cimetières, et des églises et des villages détruits par des bombardements.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast (MIKAN 2836007)

Mary Riter Hamilton voit le jour en 1873 à Teeswater (Ontario) et grandit à Clearwater (Manitoba), où sa famille s’est établie pour exploiter une ferme. Elle marie Charles W. Hamilton à 18 ans et devient veuve à 23 ans. Peu avant la mort de son époux, Mary commence à suivre des cours d’art à Toronto. La plupart de ses enseignants formés en Europe remarquent son talent et l’encouragent vivement à poursuivre ses études à Paris. Mary étudie d’abord en Allemagne, puis elle déménage à Paris, où elle vivra et étudiera pendant huit ans. Mary retourne s’installer au Manitoba pendant un an en 1906, puis elle s’y établit de nouveau en 1911 et y habite pendant huit ans. Pendant cette période, les œuvres de Mary sont présentées dans des musées de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Calgary.

Peinture montrant une route avec des arbres détruit aux abors.

La mélancolie de la Somme (MIKAN 2835991)

Toujours désireuse de retourner en Europe, Mary obtient sa chance en 1919, alors qu’elle vit et travaille sur la côte Ouest du Canada. L’Amputation Club de la Colombie‑Britannique lui demande de créer des œuvres pour The Gold Stripe, un magazine destiné aux anciens combattants. Mary part immédiatement « peindre les endroits où d’innombrables Canadiens courageux ont combattu et donné leur vie ». [traduction] Pendant trois ans, Riter Hamilton travaille sans arrêt en France et en Belgique d’après‑guerre, où elle peint des champs de bataille comme la crête de Vimy, la Somme, Ypres et Passchendaele. Les conditions sont difficiles : elle travaille dans des abris de fortune et doit endurer le mauvais temps et les maigres rations, si bien qu’elle revient au Canada dans un état d’épuisement physique et émotionnel. Riter Hamilton refuse de vendre ses tableaux et choisit plutôt de les donner aux Archives publiques du Canada. Elle meurt, pauvre et atteinte de cécité, en 1954.

À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale, ces œuvres deviennent encore plus touchantes. Mary Riter Hamilton n’a jamais été une « peintre de guerre » officielle, mais son courage, son talent, sa détermination inébranlable, la sombre beauté et l’aspect lugubre de sa collection forment un récit durable des ravages causés par la guerre.

Peinture montrant un crat`re rempli de fleurs de pavots.

Tranchées sur la Somme (MIKAN 2894917)

Pour en savoir plus sur Mary Riter Hamilton, admirer ses œuvres ou voir les documents de la collection de BAC, vous pouvez consulter les sites suivants :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un client commente que Mary Riter Hamilton était vraiment une personne extraordinaire à une époque où les femmes n’allaient pas au front. Elle a documenté les séquelles de l’enfer et fait figure de pionnière.

Visages célèbres : Exposition de portraits de Bibliothèque et Archives Canada à Queen’s Park

Plus de 30 reproductions de grande qualité et trois œuvres d’art originales tirées de la collection de Bibliothèque et Archives Canada sont exposées dans les appartements du lieutenant-gouverneur de l’Ontario à Queen’s Park (Toronto) jusqu’au 31 mars 2014. Elles font partie de l’exposition Visages célèbres : L’Ontario d’hier et d’aujourd’hui, conçue par le Bureau du lieutenant-gouverneur en collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada. L’exposition met en vedette des portraits historiques et contemporains d’hommes et de femmes issus d’une grande variété de cultures et de milieux sociaux qui ont contribué à forger l’Ontario d’aujourd’hui.

En voici un exemple : ce portrait de Maun-gua-daus, qui compte parmi les plus anciennes photographies d’Autochtones faisant partie de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Membre de la nation des Ojibways, Maun-gua-daus a été formé par les missionnaires méthodistes avant d’œuvrer lui-même comme missionnaire et interprète dans le Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario). De 1845 à 1848, il a participé à une tournée qui l’a mené en Angleterre, en France et en Belgique, où il a fait connaître les rituels, les danses et les sports de la culture ojibway. La photo a probablement été prise lors de cette tournée, vers 1846. Il s’agit d’un daguerréotype, le premier procédé largement utilisé pour produire des images photographiques.

Maun-gua-daus (ou Maun-gwa-daus), aussi connu sous le nom de George Henry, premier chef de la nation des Ojibways de Credit (Haut-Canada)

Lire la suite

Le « colonel fantôme » (et d’autres portraits de la collection de Bibliothèque et Archives Canada qui vous donneront la chair de poule!)

Ce portrait du colonel John Hale (1728-1806) compte parmi les plus rares et belles peintures à l’huile de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Après son retour triomphal en Angleterre en tant que héros de la bataille des plaines d’Abraham (1759), Hale a fait peindre ce portrait par sir Joshua Reynolds (1723-1792), un portraitiste renommé qui était aussi connu pour son approche expérimentale de la peinture et son refus obstiné d’employer une certaine teinte.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764. Source

Dans ce portrait, le revers de l’uniforme de Hale est bordé de noir en mémoire de la mort du général James Wolfe (1727-1759), une allusion à la plus récente et importante bataille de la carrière du colonel Hale. La pâleur inhabituelle du visage et des mains de Hale sied bien à la gravité du sujet. Elle semble appropriée pour le portrait d’un homme ayant vécu il y a fort longtemps : aux yeux des spectateurs modernes, Hale ressemble à un fantôme surgi du passé.

L’apparence spectrale de Hale est toutefois une pure coïncidence. Pour produire la couleur chair servant à peindre les mains et les visages de ses sujets, Reynolds mélangeait des pigments blancs avec du carmin, un pigment rouge foncé produit en écrasant des coléoptères sud-américains. Malheureusement, le carmin de l’époque était éphémère; il disparaissait rapidement sous l’effet de la lumière, notamment lorsqu’il était mélangé, comme dans cette œuvre, à des pigments blancs, ceux-ci offrant une moins bonne protection contre la lumière. Le carmin finissait par s’estomper, ne laissant que le blanc derrière.

La pâleur des sujets de bon nombre de ses premières toiles était déjà remarquée du vivant de Reynolds. L’artiste est toutefois célèbre pour son refus d’utiliser le vermillon, une teinte de rouge plus stable, mais moins naturelle. À la suggestion, il aurait répondu, contemplant ses propres mains : « Je ne vois là aucune trace de vermillon. »

Pour voir d’autres portraits qui donnent la chair de poule, consultez notre album Flickr.

La patrouille du « French Shore » avec Louis Koenig

Terre-Neuve l’été, complètement inabordable à cause de sa garnison ailée. / Bibliothèque et Archives Canada (Source)

Saviez-vous que, grâce à la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), il est possible de patrouiller dans le French Shore de l’île de Terre-Neuve avec le lieutenant Louis Koenig et de découvrir cette région particulière, où les pêcheurs de morue français ont bénéficié de droits de pêche pendant près de deux cents ans grâce à deux traités signés entre la France et l’Angleterre? À bord de la frégate française la Clorinde,
accompagnez Koenig ainsi que tout l’équipage pendant la campagne qui les a menés à Terre-Neuve, à l’île du Cap-Breton et à Saint-Pierre-et-Miquelon en 1885.

Reconnu par la Marine française pour ses talents artistiques, Koenig a réalisé les 145 dessins et aquarelles, les cartes manuscrites ainsi que le journal de bord qui se trouvent dans le fonds Louis Koenig et dans la collection Louis Koenig. Les illustrations, dont plusieurs ont été réalisées sur le vif, témoignent des paysages et des installations observées, en plus des activités journalières à bord de la Clorinde. Les cartes offrent trois aperçus du French Shore avec des réflexions écrites de l’artiste. Le journal, également rédigé par Koenig, documente le trajet et les endroits visités et raconte avec candeur les impressions de l’artiste face aux expériences vécues; il porte notamment une attention toute particulière aux moustiques qui ont semblé bien apprécier la visite des marins français! Enfin, on y retrouve aussi un petit carnet de croquis qui comporte un récit illustré et beaucoup plus personnel du voyage, rempli d’humour et de fantaisie, offert en cadeau par Koenig au commandant de la Clorinde, Félix-Auguste Le Clerc. Koenig a également rédigé l’article Le « French Shore » (souvenirs de campagne à Terre-Neuve), qu’il a agrémenté de ses cartes et illustrations, paru en 1890 dans le périodique Le Tour du monde.

Il est possible de commander des documents publiés non disponibles en ligne au moyen de notre formulaire de demande de retrait des documents en ligne ou par téléphone au 613-996-5115 ou sans frais au 1-866-578-7777 afin de les consulter en personne au 395, rue Wellington à Ottawa.

Bonnes découvertes et consultez Flickr pour une série d’image de Koenig!

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!