15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union avec le Canada ne fera pas l’objet de négociations avec la population locale.

En novembre, Louis Riel propose l’instauration d’un premier gouvernement provisoire (page disponible en anglais seulement) chargé de remplacer l’Assemblée législative d’Assiniboia dans le cadre des négociations sur la cession de la terre de Rupert.

Dessin d’une vue panoramique de Fort Garry, 1868.

Fort Garry, colonie de la Rivière-Rouge, 1868, le centre administratif du gouvernement provisoire. (c105625)

En janvier 1870, 20 représentants anglais et 20 représentants français de la colonie de la Rivière-rouge se réunissent pour débattre d’une Liste de droits et appuient la proposition de Louis Riel, visant à former un deuxième gouvernement provisoire. La quatrième version de cette Liste de droits a servi de base à l’Acte du Manitoba, 1870.

Membres du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870.

Conseillers du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870. (e011156794)

Le secrétaire du gouvernement provisoire, Louis Schmidt (disponible en anglais seulement) , décide alors d’accepter l’Acte du Manitoba, 1870 et d’entrer dans le Dominion du Canada, selon les dispositions énoncées dans la Loi sur la Confédération. La motion est adoptée.

Dans ses conclusions finales, Louis Riel souligne l’importance de ce vote :

« Je félicite les gens du Nord-ouest pour le dénouement heureux de leurs réalisations (applaudissements). Je les félicite pour leur modération et pour la fermeté avec laquelle ils ont poursuivi leurs objectifs; et je les félicite d’avoir eu assez confiance en la Couronne d’Angleterre pour croire qu’en fin de compte, ils obtiendraient leurs droits (applaudissements). Je dois aussi féliciter l’État pour être passé de cette réglementation provisoire à un régime plus permanent et satisfaisant » 1,

L’Acte du Manitoba est entré en vigueur le 15 juillet 1870.

1 http://www.gov.mb.ca/chc/archives/leg_assembly/pdf/leg_assembly_transcript.pdf (disponible en anglais seulement)

Documents connexes :

Comment lire les notices du catalogue AMICUS — Partie 2

Dans notre précédent article sur le sujet, nous avons expliqué comment décoder une notice AMICUS décrivant un livre, un document ou un rapport (monographie). Le présent article vous offre des conseils pour mieux comprendre une notice AMICUS décrivant une publication en série (périodique) : revue, magazine, journal ou autre. Pour vous faciliter la tâche, les numéros sur l’image correspondent aux numéros des paragraphes de l’article.

Saisie d'écran d'une notice complète du catalogue AMICUS  avec les champs correspondants (source : AN1538072)

1. No AMICUS : Conservez ce numéro! Vous en aurez besoin pour obtenir des numéros de ce périodique, que vous souhaitiez les commander avant votre visite à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ou le faire une fois sur place.

2. Exemplaires BNC (Bibliothèque nationale du Canada) : Ce champ fournit des renseignements importants sur les numéros du périodique qui sont disponibles dans notre collection. Il est essentiel de faire la distinction entre les collections de périodiques de BAC présentées dans le champ Exemplaires BNC (no 2) et l’histoire de la parution du périodique dans le champ Description (no 3). Il se peut que BAC ne possède pas tous les numéros d’un périodique, ou alors qu’ils soient seulement sur microfiche. S’il existe une version sur microfiche, elle sera mentionnée sous forme de lien dans le champ Relations (no 6).

Les signes de ponctuation ci-dessous servent à décrire les collections de périodiques.
Signe de ponctuation Signification Exemple
Trait d’union   Suite ininterrompue de numéros d’une publication en série v. 1-30 signifie que la bibliothèque possède tous les numéros du périodique, du volume 1 au volume 30
Crochets  [ ] Collection incomplète [1950] signifie que la collection comprend quelques numéros publiés dans les années 1950
Point d’interrogation  ? Information incertaine concernant la collection v. 18-42? signifie que la collection peut comprendre les volumes 18 à 42
Barre oblique  / Une seule entité publiée contenant deux volumes associés v. 12/13 indique que les volumes 12 et 13 sont contenus dans une seule et même entité physique
Virgule  , Une lacune dans la collection v. 1-3, 5 signifie que la bibliothèque possède les volumes 1 à 3 et 5, mais pas le volume 4
Point virgule  ; Une interruption (pas une lacune) dans la parution du périodique v. 1-3; 5- indique qu’après le volume 3, l’éditeur a publié le volume 5, sans avoir publié le volume 4

3. Description : Ce champ indique en quelle année le périodique a paru pour la première fois.

4. Périodicité : Ce champ précise à quelle fréquence le périodique a paru au fil des ans.

5. Notes : Ce champ apporte des renseignements additionnels sur le périodique, par exemple où il a été indexé, et ses titres alternatifs, le cas échéant.

6. Relations : Ce champ fournit des liens vers d’autres versions de la publication (par exemple, en d’autres langues ou d’autres formats, comme une revue en ligne ou sur microfilm). Dans ce cas, vous trouverez un lien vers la version en ligne de la publication conservée dans notre collection électronique.

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Comment lire les notices du catalogue AMICUS — Partie 1

Avez-vous déjà utilisé notre catalogue AMICUS pour repérer un livre, et éprouvé certaines difficultés à décoder l’information?

Voici quelques conseils pour vous aider à comprendre une notice AMICUS décrivant un livre, un rapport ou un document (monographie). Pour vous faciliter la tâche, les numéros sur l’image correspondent aux numéros des paragraphes de l’article.

Saisie d'écran d'une notice complète du catalogue AMICUS  avec les champs correspondants (source : AN 44462)

1 . No AMICUS : Conservez ce numéro! Vous en aurez besoin, ainsi que du nom de l’auteur (ou des auteurs) et du titre, pour commander l’ouvrage avant votre visite à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ou une fois sur place. Le type de notice est indiqué immédiatement sous le no AMICUS; il précise si la notice décrit un livre, un rapport ou un document (monographie), une revue, un magazine, un journal ou tout autre type de publication en série (périodique).

2. Exemplaires BNC (Bibliothèque nationale du Canada) : Ce champ indique le nombre d’exemplaires disponibles à BAC. Si le champ Exemplaires BNC n’apparaît pas dans la notice, recommencez votre recherche et assurez-vous de bien sélectionner Recherche dans le catalogue de BAC seulement, et non Tout AMICUS. Comme nous sommes une bibliothèque à rayons fermés, l’information sur la localisation sert uniquement à des fins internes et ne vous sera d’aucune utilité. Veuillez noter que les exemplaires de conservation ne sont pas disponibles actuellement.

3. Description : Ce champ indique le nombre de pages et précise si l’ouvrage contient des illustrations ou des cartes.

4. Notes : On trouve dans ce champ d’autres renseignements sur l’ouvrage, par exemple, le complément du titre, des informations additionnelles sur le contenu ou les références bibliographiques qu’on y trouve, s’il y a lieu.

5. Relations : Ce champ fournit des liens vers d’autres versions de l’ouvrage, par exemple, en d’autres langues ou formats (en ligne ou sur microfiche).

6. Numéros et Classification : En général, ces renseignements intéressent uniquement les bibliothèques. Les cotes sont des suggestions à l’intention des bibliothèques; ce ne sont pas les cotes de BAC.

7. Sujets : Ce champ indique les vedettes-matières normalisées attribuées à l’ouvrage. Cliquez sur n’importe quelle vedette-matière pour trouver d’autres ouvrages sur le sujet.

Ne manquez pas notre prochain article sur les notices AMICUS décrivant les revues, magazines, journaux et autres types de publications en série (périodiques).

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Huit films patrimoniaux représentant des « instantanés de la vie canadienne » maintenant sur YouTube

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) annonce la diffusion sur sa chaîne YouTube de huit films patrimoniaux. Les Canadiens peuvent dorénavant découvrir et apprécier les courts métrages suivants:

Ces films se sont révélés fort efficaces pour informer la population et influencer l’opinion publique. Ils ont servi à de nombreuses fins : attirer des candidats potentiels à l’immigration, accroître les investissements industriels, inciter le public à s’ouvrir au changement, etc. Toutefois, ce qui est probablement le plus intéressant, c’est ce que révèlent ces films quant à la façon dont les Canadiens se percevaient eux-mêmes au début du XXe siècle.

Dans le cadre de son engagement continu pour que les Canadiens puissent consulter facilement et rapidement leur patrimoine documentaire, BAC diffusera trois autres séries de films patrimoniaux sur sa chaîne YouTube au courant des mois à venir. Donc, restez à l’écoute!

Ces films sont également archivés sur le Grand écran virtuel.

La guerre de Corée

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la péninsule de la Corée est divisée en deux parties le long du 38e parallèle, le Nord étant sous l’occupation de l’Union soviétique et le Sud, sous celle des États-Unis. Après l’élection d’un gouvernement communiste au Nord, en 1948, la guerre ouverte éclate rapidement : le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes envahissent le Sud.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité des Nations Unies vote une résolution approuvant l’envoi de troupes pour défendre la Corée du Sud; plusieurs pays, dont le Canada, contribuent en fournissant des troupes.

Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec).

Convoy Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec). Source

Plus de 26 000 soldats canadiens participent à la guerre de Corée. Ils combattent les troupes communistes sur le terrain, tandis que la Marine royale canadienne — avec huit navires de guerre — participe au contrôle des côtes coréennes. Pour sa part, l’Aviation royale canadienne veille au transport des troupes et du matériel. Quelques pilotes prennent part aux combats aux commandes d’avions de chasse américains.

Photographie en noir et blanc de deux tireurs d’élite canadiens visant une cible inconnue.

Deux tireurs d’élite . Source

Le 27 juillet 1953, un accord d’armistice est signé à Panmunjom, mettant un terme à trois années de combats.

En tout, 516 Canadiens ont perdu la vie durant ce conflit armé. Leur nom est inscrit dans Les Livres du Souvenir… La Guerre de Corée, qui sont exposés à la Tour de la Paix, à Ottawa et qui sont également accessibles en ligne. Ces registres nous rappellent l’importante contribution et les sacrifices énormes consentis par ces Canadiens.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada est très riche en documents relatifs à cette guerre, dont on souligne le 60e anniversaire de l’armistice en 2013. En voici quelques exemples :

Une partie du journal de guerre (War Diary, 1951) des troupes du Commonwealth, incluant les troupes canadiennes (en anglais seulement) :

Aussi, le journal de guerre (1950-1951) du détachement d’avant-garde (en anglais seulement) :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Pour plus de renseignements sur comment commander des dossiers de service militaire, veuillez lire notre article de blogue sur ce sujet.

Rassembler les familles au moyen de la numérisation

Dans le cadre du projet de mobilisation communautaire et d’identification de photos Un visage, un nom, qui a pour objectif de permettre aux Inuits de renouer avec leur passé, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a entrepris la numérisation d’une série de photos de la collection d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. Ces albums ont été le point de départ de la formidable histoire d’une famille du Nunavut.

Dans cette collection figurent un certain nombre d’images de la famille Weetaltuk, prises au cours de l’été 1949 sur les îles Cape Hope, au Nunavut. Les légendes originales accompagnant les photos fournissaient des informations de base sur ces dernières. Heureusement, les enregistrements de notre base de données concernant ces images sont maintenant plus complets depuis que plusieurs membres de la famille Weetaltuk ont communiqué avec BAC afin de fournir les noms de parents et d’autres informations pertinentes concernant ces photos.

Qui plus est, ces personnes ont pu corriger le nom de la famille Weetaltuk ainsi que des noms de communautés qui avaient été incorrectement enregistrés. Nous savions, d’après les légendes originales, que George Weetaltuk était le chef d’une communauté, un habile chasseur et un expert de la construction de bateaux. Des membres de sa famille ont décrit le processus détaillé que suivait George pour construire ses bateaux, comme on peut le voir sur une photo de lui où il travaille, en compagnie de son fils William et de son fils adoptif Simon Aodla, à la construction d’un bateau de 11,58 m (38 pi).

La famille Weetaltuk a également pu corriger l’enregistrement de cette photo de groupe prise devant une cabane en rondins. La légende dit que la photo a été prise sur les îles Cape Hope. Nous savons maintenant qu’elle a probablement plutôt été prise sur l’île Charlton, située à proximité, dans la baie James où, pendant de nombreuses années, George et sa famille ont résidé alors qu’il était employé saisonnier pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. Outre ces informations, la famille a aussi pu identifier cinq personnes apparaissant sur la photo et fournir des liens généalogiques.

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605)

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605). Source

De plus, un autre des fils de George, Edward, était membre du régiment canadien d’infanterie légère de la Princesse Patricia. Il a été le premier Inuit canadien à participer à un combat militaire au sein de l’Armée canadienne pendant la guerre de Corée. Après ses 15 ans de service, il commença à écrire ses mémoires. Selon un article de presse, Edward (Eddy) Weetaltuk [traduction] « souhaitait montrer aux jeunes Inuits que l’éducation était importante et que les Inuits peuvent faire tout ce qu’ils veulent et même devenir célèbres, si c’est ce qu’ils désirent » (Nunatsiaq Online, 16 juillet 2009).

Bien qu’Eddy ait commencé à écrire E9-422: Un Inuit, de la toundra à la guerre de Corée en 1974, cet ouvrage n’a été publié qu’en 2009, quelques jours à peine avant sa mort.

Grâce à ces liens familiaux et au dialogue que nous avons établi avec la communauté, nos collections photographiques sont constamment améliorées et enrichies pour les générations à venir.

Si vous désirez en savoir plus sur le projet Un visage, un nom, nous vous invitons à lire le billet paru le 9 mai 2013 sur notre blogue et à écouter notre fichier balado Un visage, un nom et le Nord canadien.

L’Expédition canadienne dans l’Arctique – 100e anniversaire

Au début du XXe siècle, le gouvernement canadien, dirigé par sir Robert Borden, est de plus en plus préoccupé par la souveraineté du Canada dans l’Arctique en raison des menaces que peut représenter la présence des États-Unis et de la Russie sur ce territoire. L’Expédition canadienne dans l’Arctique a été établie par le décret 406 du Conseil privé du 22 février 1913 sous la responsabilité du ministère du Service naval et d’autres instances gouvernementales.

Cette expédition est séparée en deux groupes possédant chacun leur objectif respectif : l’équipe nord, menée par Vilhjalmur Stefansson, a la responsabilité de l’exploration géographique de l’Arctique dans l’optique d’y assurer la souveraineté du Canada de la partie ouest, alors que l’équipe sud, avec à sa tête Rudolph M. Anderson, met, pour sa part, l’accent sur les découvertes scientifiques.

V. Stefansson, à bord du Karluk.

V. Stefansson, à bord du Karluk. Source

Rudolph Martin Anderson.

Rudolph Martin Anderson. Source

Une expédition pleine de défis

Le 17 juin 1913, l’expédition met les voiles à bord du navire Karluk partant d’Esquimalt Harbour en Colombie-Britannique pour se rendre à l’Île Herschel située dans la mer de Beaufort. Dès le mois d’août, le navire reste pris dans les glaces et dérive durant plus de quatre mois, jusqu’à son naufrage en Sibérie. Son capitaine, Robert Bartlett, décrit les derniers jours de ce périple dans son ouvrage intitulé Northward ho! : the last voyage of the Karluk. La décision de Stefansson de quitter le navire le 19 septembre 1913 afin de continuer ses activités d’exploration se déroule dans un climat de crise. D’ailleurs, le départ de Stefansson alimente la controverse parmi les historiens.

Le NCSM Karluk navigue près du port d’Esquimalt.

Le NCSM Karluk navigue près du port d’Esquimalt. Source

Pour en apprendre davantage

Vous trouverez ci-dessous quelques documents d’archives et des rapports gouvernementaux constituant des ressources documentaires qui témoignent de cette expédition.

À consulter sur place à Bibliothèque et Archives Canada :

Document de Bibliothèque et Archives Canada disponible en ligne :

  • la carte intitulée Discoveries in the Arctic Sea 1616-1927 identifie les îles découvertes par Stefansson et le groupe du Nord. Plusieurs lieux portent le nom de membres ayant participé à l’expédition.

Autres sources :

Veuillez noter que la majorité des documents sont en anglais seulement.

Pour obtenir de plus amples informations, n’oubliez pas de visiter l’exposition virtuelle du Musée canadien des civilisations: « Peuples et connaissance du Nord : l’histoire de l’Expédition canadienne dans l’Arctique (1913-1918) ».

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Les petits immigrés anglais (sixième partie) — Mary Scott Pearson, ancêtre de l’ancien député de l’Ontario Jim Brownell

L’article d’aujourd’hui porte sur Mary Scott Pearson. Originaire d’Écosse, on retrouve le nom de Mary dans le recensement écossais de 1881; il y est indiqué qu’elle habite à Glasgow avec sa sœur Maggie et leur mère veuve, également prénommée Mary. Les deux sœurs deviennent orphelines lors du décès de leur mère en 1888. Le recensement suivant (1891) indique que les sœurs habitent à l’école industrielle « Girls Industrial School » à Maryhill, dans le canton de Lanarkshire.

Les sœurs Pearson sont séparées en septembre 1891, lorsque Mary s’embarque pour le Canada à bord du navire SS Hibernian. Elle fait partie d’un groupe d’une vingtaine de jeunes filles recrutées comme domestiques au Canada. Le transport et l’hébergement des jeunes écossaises sont organisés par Mme E. Cameron, une responsable de l’école industrielle.

Comme dans les articles précédents, il faut d’abord consulter notre principale ressource en ligne sur les petits immigrés anglais. En inscrivant le nom de famille Pearson et le prénom Mary, on obtient qu’une seule référence, grâce à laquelle on apprend que Mary Pearson est alors âgée de 14 ans, et que sa destination est Saint John au Nouveau-Brunswick. Le foyer d’accueil Fairknowe, sous l’égide de l’organisation caritative Quarriers, sera la première résidence de Mary Pearson au Canada.

Dix ans après son arrivée, selon le recensement de 1901, on retrouve Mary à Prescott en Ontario, où elle habite avec la famille de Patrick MacMillen. Elle épouse Curtis Brownell cinq ans plus tard, soit le 21 mars 1906, à Cornwall, dans le comté de Stormont. Le premier fils du couple, Earl Kenneth, nait en septembre l’année suivante.
Mary Scott Pearson et Curtis Brownell élèvent leur famille et finissent leurs jours dans la région de Cornwall; son époux décède en 1931 et Mary meurt en 1945.

Jim Brownell, fils de Earl Kenneth Brownell, souligne l’arrivée de sa grand-mère au Canada.

Son petit-fils, Jim, élu député à l’Assemblée législative de l’Ontario en 2003, se rend en Écosse en 2009, où il visite la ville de Glasgow et représente officiellement le gouvernement de l’Ontario. Les articles du 23 septembre 2009 et du 25 mai 2011 du quotidien de Cornwall, le Standard Freeholder (en anglais seulement), décrivent le cheminement de Mary S. Pearson, de sa sœur Maggie, ainsi que les démarches de M. Brownell pour faire connaître le mouvement migratoire souvent méconnu des petits immigrés anglais.

En 2011, Jim Brownell, alors député de Stormont-Dundas-South Glengarry, dépose le projet de loi 185 à l’Assemblée législative de l’Ontario, qui vise à proclamer le 28 septembre, la « Journée des petits immigrés britanniques ». Le projet de loi, qui a reçu la sanction royale le 1er juin de la même année, a pour but de faire honneur non seulement à sa grand-mère et à sa grand-tante Maggie, mais aussi à tous les petits immigrés anglais, dont l’ensemble se chiffre à plus de plus de 100 000.

Enfin, n’oubliez pas de consulter les articles antérieurs de cette série sur les « Les petits immigrés anglais » et écoutez notre baladodiffusion sur ce sujet!

Bonne recherche et bonnes découvertes!

Comment tirer le maximum de votre rendez-vous avec un spécialiste des services de référence

Les archivistes et les bibliothécaires de référence de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) sont heureux de vous aider :

• en vous montrant comment utiliser au mieux nos outils de recherche;
• en vous orientant vers des ressources suggérées.

Vous devriez adopter une approche proactive à l’égard de votre projet de recherche avant de prendre rendez-vous avec un spécialiste des services de référence. Pour maximiser le temps que vous passerez avec un spécialiste de BAC, voici comment mieux vous y préparer.

Avez-vous effectué un travail préparatoire en utilisant les sources qui sont près de vous?

Les bibliothèques municipales et universitaires locales offrent une profusion de ressources aux chercheurs. Ces ressources sont un premier arrêt important pour toute personne qui entreprend un projet de recherche historique.

Lisez tout ce que vous pouvez trouver sur votre sujet de recherche. Les livres et les articles de revues fournissent une toile de fond et un contexte importants pour votre projet de recherche. Une vérification des bibliographies et des citations de sources de tels documents publiés permet souvent de trouver des ressources additionnelles pour la recherche, que BAC peut détenir ou non.

Prenez des notes! Lorsque vous consultez une source, n’oubliez pas de prendre des notes bien structurées et de transcrire au complet toutes les références. Dans le cas des sources publiées, Il vous faut le titre complet, le nom de l’auteur ainsi que le lieu et la date de publication. Pour les sources d’archives, n’oubliez pas de noter le nom des archives qui possèdent les documents, le nom de la collection, le code de la collection, le numéro de la boîte ou du volume, les titres et les dates des dossiers. Apportez ces références lors de votre rendez-vous à BAC ainsi que les outils nécessaires pour prendre des notes additionnelles.

Avez-vous effectué une recherche préliminaire à l’aide de nos outils en ligne?

Notre page Chercheurs en milieu universitaire peut vous aider à définir les balises de votre recherche. Si vous ne connaissez pas bien le rôle des archives, nous vous recommandons de consulter notre guide sur Le mode d’emploi des archives et l’article Découvrez les instruments de recherche! affiché sur notre blogue.

Rappelez-vous que nos documents ne sont pas tous accessibles en ligne.

Est-ce que votre choix de bibliothèque ou d’archives est le bon?

BAC détient une profusion de documents d’archives d’importance nationale et fédérale qui sont reliés à l’histoire canadienne. Toutefois, nous ne possédons pas tout ce que vous cherchez. Les provinces, universités, comtés, villes, sociétés et organisations sociales conservent leurs propres collections de ressources documentaires et d’archives qui sont uniques. Selon le thème de votre recherche, ces endroits peuvent s’avérer non seulement les ressources les plus pertinentes pour vous, mais éventuellement, les seules disponibles pour vous.

Par exemple, l’information concernant la concession de terres, les titres fonciers locaux et l’historique des lots est généralement détenue au niveau provincial. Si vous vous intéressez à l’histoire des affaires ou des festivals artistiques locaux, alors la société d’histoire locale ou les archives de la ville seront probablement la meilleure ressource à consulter. Veuillez noter que dans le cas des sociétés et des organisations sociales, il est possible que leurs dossiers historiques uniques ne soient pas accessibles pour la recherche publique. Des frais d’utilisation peuvent être exigés pour certaines ressources provinciales uniques.

Dans le cas de la communauté de l’innovation et de la recherche scientifique, l’Institut canadien de l’information scientifique et technique, qui est la bibliothèque scientifique nationale du Conseil national de recherches Canada, est une ressource en ligne précieuse.

Dossiers d’immigration et de citoyenneté à BAC : Votre ancêtre est-il arrivé au Canada avant 1865?

Premier d’une série d’articles décrivant les documents sur l’immigration et la citoyenneté, cet article donne un aperçu de ce que l’on peut découvrir sur les immigrants arrivés au Canada avant la Confédération. Très peu de documents datant d’avant 1865 existent toujours. La plupart des archives qui restent proviennent de diverses sources et ont été indexées par nom dans les bases de données.

Voici les principales ressources à consulter* :

La base de données Immigrants pour le Canada a été compilée notamment à partir de dossiers d’immigration, de registres fonciers et de fonds privés, comme le fonds Peter Robinson. Cette base de données donne accès à plus de 28 000 références aux documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

La base de données Montreal Emigrant Society Passage Book (1832) donne accès à 1 945 références et documents numérisés au sujet de personnes ayant reçu l’aide de la Montreal Emigrant Society en 1832.

La base de données Immigrants à la Grosse-Île (1832-1937) est le fruit d’un accord entre Parcs Canada et BAC. Elle contient plus de 33 000 dossiers s’échelonnant sur une période de 100 ans. Les références qui s’y trouvent font état de divers faits vécus par les immigrants à leur arrivée à Québec et de leur séjour à la station de quarantaine de la Grosse-Île.

Les Registres de naturalisation du Haut-Canada et du Canada Ouest (1828-1850) contiennent le nom de 2 967 personnes qui ont obtenu leur naturalisation dans ce qui est devenu la province de l’Ontario, de 1828 à 1850. Les 188 registres ont été numérisés et peuvent maintenant être consultés à partir de cette base de données.

La base de données Documents de l’enregistrement de la citoyenneté de la Cour de circuit de Montréal (1851-1945) donne accès à plus de 8 000 références contenues dans les documents de l’enregistrement de la citoyenneté de la Cour de circuit de Montréal. Les dossiers ont été numérisés et associés aux références contenues dans la base de données.

Si vous pensez que certains de vos ancêtres sont venus de France au XVIIIe siècle, sachez que BAC détient un petit nombre d’états nominatifs de soldats ayant servi pendant le Régime français (1717-1786).

À venir!

Voici quelques articles de la série qui paraîtront prochainement :

  • Comment confirmer la présence de votre ancêtre au Canada avant 1865
  • Sources de renseignements sur l’immigration à partir de 1865 (principalement dans les bases de données)
  • Arrivées au Canada par la frontière des États-Unis

*Remarque : N’oubliez pas que la meilleure façon de savoir comment les documents sont classés dans une base de données, c’est de se rendre à la page d’aide à la recherche de cette base.