Célébrons les 50 ans du drapeau national du Canada!

Le drapeau canadien célèbre son 50e anniversaire! Le drapeau a été adopté par le Parlement le 15 décembre 1964 et sa proclamation, signée par la reine Elizabeth II, est entrée en vigueur le 15 février 1965.

Reproduction en couleur de la proclamation du drapeau canadien. Le document décrit le drapeau et indique la date de son entrée en vigueur.

La proclamation du drapeau canadien (MIKAN 2909612)

Le choix d’un drapeau représentatif et distinctif pour le Canada a suscité de nombreux débats après la Première et la Seconde Guerre mondiale; en 1964, cette question est devenue une priorité âprement débattue pour le gouvernement libéral minoritaire de Lester B. Pearson. Annoncée en mai 1946, l’intention manifestée par Pearson de choisir un drapeau avant le mois de décembre 1964 a été critiquée par l’opposition progressiste-conservatrice dirigée par John Diefenbaker, qui voulait faire entériner une telle décision par une consultation populaire.

En septembre 1964, Tommy Douglas, chef du Nouveau Parti démocratique, suggéra de confier le choix de ce symbole d’importance nationale à un comité parlementaire formé de représentants de tous les partis. L’idée a été acceptée par le gouvernement et un comité de sélection du drapeau national composé de 15 membres a été créé, sous la présidence du député John Matheson. Après avoir examiné des milliers de propositions, c’est le dessin représentant une feuille d’érable rouge sur un carré blanc entre deux bordures rouges qui a été retenu par le comité pour devenir le symbole unificateur du Canada. Cette proposition (en anglais seulement) a été soumise par l’historien George F. Stanley qui décrivait le concept comme simple, exempt de tout symbole national britannique ou français, et facilement identifiable au Canada.

Le choix de la feuille d’érable rouge a été débattu et voté par la 26e législature du Canada. La passion entourant cette question n’a jamais faibli. Les débats se sont poursuivis jusqu’au vote final par la Chambre des communes le 15 décembre… à deux heures du matin!

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a numérisé plusieurs des propositions soumises par le public au comité du drapeau national. On peut voir certaines d’entre elles sur le site Flickr de BAC.

Aimeriez-vous en apprendre davantage sur cet épisode de l’histoire canadienne? En cliquant sur les liens ci-dessous, vous pourrez explorer d’autres fonds d’archives de BAC relatifs au drapeau canadien.

Voici quelques autres liens concernant le débat entourant l’adoption du drapeau canadien :

 

Bâtir un caisson pour la proclamation de la Loi constitutionnelle

Il pleuvait sur la Colline du Parlement lorsque la reine Elizabeth II et le premier ministre Pierre Elliot Trudeau ont signé la proclamation de la Loi constitutionnelle le 17 avril 1982. Des marques laissées par les gouttes de pluie, mélangées à l’encre, sont toujours visibles en guise de signes bien concrets de la riche histoire de la Loi.

La proclamation de la Loi constitutionnelle est un document important pour tous les Canadiens, car elle symbolise l’histoire du Canada, du temps de la colonie jusqu’au pays indépendant que nous connaissons aujourd’hui. À l’instar de nombreux autres documents historiques très précieux, celui-ci est presque toujours resté dans une chambre forte à des fins de conservation.

Comme c’est chaque fois le cas lorsqu’on expose la collection, il faut atteindre un certain équilibre. Exposer des objets signifie les soumettre à une lumière potentiellement dommageable, et ne pas les exposer se traduit par un accès restreint à la collection. Le prêt de la proclamation de la Loi constitutionnelle au nouveau Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg a constitué un défi exaltant pour le personnel des Soins préventifs et Conservation à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : il fallait rendre le document accessible aux Canadiens.

Donc, en quoi consistent les préparatifs en vue d’exposer un des documents les plus importants du Canada?

Des études menées en 2012 par l’Institut canadien de conservation ont permis de conclure que les encres ayant servi à signer la Loi sont extrêmement sensibles à la lumière. Dans un effort visant à prolonger la durée de vie du document, celui-ci n’est exposé qu’un certain nombre d’heures par année. Le personnel de BAC a dessiné et conçu un caisson et une vitrine de pointe afin de protéger la Loi de la lumière néfaste, du vandalisme et du vol.

Au départ, la Loi était conservée dans un boîtier fait sur mesure permettant de gérer l’humidité, l’exposition aux UV et la teneur en oxygène de manière à freiner la détérioration du document. Une vitrine a ensuite été fabriquée dans le but de limiter la quantité totale de lumière pénétrante durant l’exposition.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

La vitrine est composée d’une couche de verre opaque noir spécial (protégeant le document de la lumière visible dans une proportion de 97 %), qui, activée par un simple bouton, peut rapidement devenir translucide lorsque le document est illuminé. Tout le système est relié à une minuterie qui gère la durée pendant laquelle le document est visible et enregistre le temps d’exposition total durant le prêt. Ce faisant, BAC peut mesurer la durée pendant laquelle la Loi sera exposée à la lumière pendant sa vie.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le projet vise à rehausser l’accès du public au patrimoine de notre pays sans compromettre la préservation à long terme de la proclamation de la Loi constitutionnelle et à s’assurer que les Canadiens seront en mesure de voir ce trésor national, et ce, pour de nombreuses générations à venir.

Visitez le Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg pour profiter de cette rare occasion de voir la proclamation de la Loi constitutionnelle et d’autres documents importants faisant partie des collections de BAC durant les expositions inaugurales du Musée.

Le 200e anniversaire de sir George-Étienne Cartier, éminent père de la Confédération

Aujourd’hui, nous soulignons le 200e anniversaire d’un des plus importants personnages historiques du Canada, sir George-Étienne Cartier, une tête de file parmi les pères de la Confédération. Sir Cartier est né le 6 septembre 1814 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, dans la province du Bas Canada. Il étudie le droit et amorce la pratique en 1835; toutefois, la politique devient vite sa passion. Son entrée dans le monde de la politique s’inscrit à une époque fort mouvementée, alors qu’il joue un rôle dans la rébellion du Bas Canada de 1837 et qu’il participe à la bataille de Saint-Denis. Sir Cartier s’exilera ensuite pendant un an au Vermont, mais il plaide l’indulgence et retourne à Montréal en 1839.

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet (MIKAN 3476630)

En 1848, Sir Cartier est élu à l’Assemblée législative de la Province du Canada et, peu de temps après, il est nommé au Cabinet. De 1857 à 1862, il occupe la fonction de co-premier ministre de la Province du Canada en compagnie de sir John A. Macdonald après avoir établi une coalition avec les conservateurs du Haut Canada. C’est à cette époque que commence la collaboration entre Macdonald et Cartier et qu’ils entreprennent de rechercher des appuis pour la Confédération dans une tentative de mettre fin à l’instabilité politique.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 3213760)

George Étienne Cartier joue un rôle central afin de convaincre les Canadiens français de soutenir la Confédération. Il fait valoir que les intérêts des francophones seraient bien mieux servis dans une fédération composée de provinces. Lorsque la Confédération aboutit enfin le 1er juillet 1867, John A. Macdonald devient le tout premier premier ministre et Cartier, le tout premier Ministre de la Milice et de la Défense.

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine (MIKAN 3192010)

Le décès de M. Cartier survient le 20 mai 1873 et touche profondément son grand ami, John A. Macdonald, qui propose qu’on érige une statue en hommage au politicien décédé. Celle-ci sera sculptée par Louis‑Philippe Hébert et inaugurée en 1885. Il s’agit de la première statue à être installée sur la Colline du Parlement, elle s’y trouve encore d’ailleurs. M. Cartier aura influencé plusieurs générations de Canadiens. Le centenaire de son anniversaire en 1914 a été souligné par d’importantes célébrations et on a alors érigé un autre monument, cette fois-ci à Montréal. La résidence de M. Cartier à Montréal a été désignée lieu historique national.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 2837680)

Bien que la majorité des documents de Cartier aient été détruits, Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs objets importants, y compris un album de photos de famille, des cartes postales et des lettres écrites à l’époque qu’il était ministre de la Milice et de la Défense. Nous avons également plusieurs lettres rédigées par M. Cartier à l’attention de M. Macdonal; elles sont conservées dans la collection Sir John A. Macdonald (contenu archivé).

Pour en apprendre plus sur sir George-Étienne Cartier et le rôle qu’il a joué dans la Confédération :

Qu’est ce que l’héraldique?

La Société royale héraldique du Canada définit l’héraldique comme « l’étude, la conception, la réglementation et l’utilisation des armoiries ». L’héraldique fait son apparition au Canada le 24 juillet 1534, à Gaspé, quand Jacques Cartier plante une croix ornée des armes de François 1er, roi de France.

Plus de 450 ans plus tard, le 4 juin 1988, le gouverneur général du Canada est nommé chef de l’Autorité héraldique du Canada et reçoit le pouvoir d’accorder des emblèmes héraldiques au Canada. L’Autorité a le mandat de concéder des armoiries, des drapeaux et des insignes à des citoyens et des organismes canadiens. Jusqu’en 1988, les Canadiens souhaitant obtenir des armoiries devaient envoyer une requête au College of Arms de Londres (Angleterre) ou à la Cour de Lord Lyon à Édimbourg (Écosse).

Armoiries de la famille Molson.

Armoiries de la famille Molson. Source

Les ouvrages de référence suivants fournissent plus d’information sur l’héraldique :

  • L’abécédaire canadien de l’héraldique par Kevin Greaves, traduction française revue et augmentée par Auguste Vachon ; illustré par Bruce Patterson et Gordon Macpherson (AMICUS 27787737)
  • La concession et l’enregistrement d’emblèmes héraldiques au Canada : armoiries, drapeaux et insignes, marche à suivre par l’Autorité Héraldique du Canada (AMICUS 25541152)
  • Armorial du Canada français par Régis Roy (AMICUS 4262413)
  • Vos armoiries complétées et expliquéespar Victor Morin (AMICUS 27071179)

Bibliothèque et Archives Canada possède des fonds sur cette fascinante tradition :

  • Le fonds de la Société royale héraldique du Canada, 1966 2001, qui comprend des documents textuels, des photographies, des œuvres d’art et des images en mouvement documentant les programmes et les activités de la Société (MIKAN 206959)
  • Le fonds Alan B. Beddoe, 1869 1979 (MIKAN 104827) : M. Beddoe fut le premier président de la Société royale héraldique du Canada, qui a été fondée en 1966.

Vous aimeriez en savoir davantage sur les emblèmes et les symboles du Canada?

Pour mieux connaître les emblèmes et les symboles du Canada comme le castor, la fleur de lis et la feuille d’érable, consultez la section Identité canadienne du site Web de Patrimoine canadien.

15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

Avatar de Le blogue de Bibliothèque et Archives CanadaLe blogue de Bibliothèque et Archives Canada

Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union…

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Certificats des Métis

Nous sommes heureux de vous informer que plus de 24 000 références concernant les certificats d’argent octroyés aux membres des familles de Métis ont été récemment mises en ligne. Ces certificats de concession de terre annulés ont été octroyés aux Métis par le ministère de l’Intérieur en échange d’une renonciation à certaines revendications foncières. Un certificat était émis « au porteur » et pouvait être utilisé pour acheter ou verser un acompte sur l’achat de toute terre fédérale réservée à la colonisation au Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces certificats ont été accordés aux chefs de famille métis et à leurs enfants en coupures de 240 $, 160 $ et 80 $.

Comment trouver les références

  1. Allez à l’écran Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée.
  2. Dans le menu déroulant, sélectionnez « No d’instr. de recherche » et dans la case, inscrivez 15-24.
  3. Recherche de fonds d'archives - Recherche avancée

  4. À la ligne suivante, sélectionnez « Tout mot-clé » et inscrivez un nom de famille, dans ce cas « Riel ».
  5. Cliquez sur le bouton « Soumettre ».

Résultats d'une recherche de fonds d'archives

Vous trouverez des informations plus détaillées concernant les Métis et les Certificats des Métis sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un usager commente que c’est très intéressant et voudrait en savoir plus.
  • Un client nous remercie et commente que voilà pourquoi il est important que Bibliothèque et Archives Canada existe et qu’il y ait un nombre suffisant d’employés. Voici un projet qui est au cœur du patrimoine canadien.
  • Un client commente qu’il ne peut pas accéder à la recherche avancée de fonds d’archives et ne peut faire une correction à un nom de famille.
  • Un client demande où est le lien pour la boîte de recherche.

Sir John Coape Sherbrooke : héros militaire, gouverneur général et… médium?

En 2013, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a fait l’acquisition d’une importante collection de documents sur la carrière de Sir John Coape Sherbrooke (1764‑1830) au Canada. Durant la guerre de 1812, il joue un rôle clé dans la défense des colonies britanniques qui deviendront les provinces de l’Atlantique. Ses succès sont tels qu’il est nommé gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique en 1816. Toutefois, il était déjà venu au Canada avant son arrivée en Nouvelle‑Écosse en octobre 1811.

Portrait de Sir John Coape Sherbrooke

Portrait de Sir John Coape Sherbrooke (Mikan 4310479)

L’esprit et le capitaine Sherbrooke
En 1785, Sherbrooke est officier du 33e Régiment de fantassins qui combat aux côtés de l’Armée britannique au cours de la Révolution américaine. À la fin d’octobre, le 33e Régiment s’installe dans ses quartiers d’hiver à Sydney, sur l’île du Cap Breton. À cette époque, une étroite amitié le lie au lieutenant George West Wynyard. Le soir du 15 octobre, Sherbrooke et Wynyard sont assis dans les quartiers de ce dernier lorsqu’ils sont éberlués par l’apparition soudaine d’un esprit. Le premier choc passé, Wynyard s’exclame qu’il s’agit de son grand frère John. Sherbrooke et Wynyard fouillent immédiatement les lieux sans trouver d’autre preuve de l’apparition. Après avoir discuté de l’événement avec un autre officier, le lieutenant Ralph Gore, Sherbrooke et Wynyard notent la date et l’heure de l’apparition.

Le 6 juin 1786, des navires arrivent d’Angleterre pour livrer des marchandises et de la correspondance. Sherbrooke reçoit une courte lettre d’un chirurgien militaire lui demandant d’informer Wynyard que son frère John est décédé dans l’appartement familial à Kensington Palace, le 15 octobre. Il est mort le jour et à l’heure où Sherbrooke et Wynyard ont été témoins de l’apparition sur l’île du Cap Breton.

Depuis plus de 200 ans, le récit de l’apparition de Wynyard fascine des auteurs et des lecteurs. C’est l’une des histoires d’esprit les plus connues en Grande Bretagne. Certains pensent que les officiers étaient ivres ou malades au moment de l’incident; d’autres croient à la véracité de l’événement. La renommée de Sherbrooke et les succès qu’il a remportés en tant qu’officier militaire et administrateur de la colonie ont incité beaucoup de personnes à accepter le récit comme véridique.

La collection Sherbrooke à BAC
Si vous souhaitez en savoir plus sur la carrière de Sherbrooke au Canada, consultez le fonds Sir John Coape Sherbrooke (MIKAN 104985). Vous aurez accès à des exemplaires numérisés de documents textuels, de cartes, de plans, d’œuvres d’art et d’objets documentant le passage de Sherbrooke en tant que gouverneur de la Nouvelle Écosse et gouverneur général du Canada ainsi que ses activités à titre de commandant des forces de l’Atlantique au cours de la guerre de 1812.

Les débats historiques du Parlement du Canada (hansard) sont maintenant en ligne!

Félicitations à la Bibliothèque du Parlement et à Canadiana.org : le portail Débats historiques du Parlement du Canada est maintenant en ligne!

Ce nouveau portail donne accès, dans les deux langues officielles, à tous les débats tenus depuis la session inaugurale du premier parlement, en 1867, jusqu’au milieu des années 1990 — date à laquelle ils ont commencé à être couverts sur le site parl.gc.ca.

Le portail a été créé par la Bibliothèque du Parlement en collaboration avec Canadiana.org, un regroupement de membres qui a pour mission de bâtir l’infrastructure nécessaire à la préservation des contenus numériques et d’élargir l’accès au patrimoine documentaire du Canada. Bibliothèque et Archives Canada est fier d’avoir appuyé cette initiative en produisant les pages numérisées.

Pour obtenir de l’information sur les débats de la Chambre des communes, consultez notre billet de juin 2012 intitulé Cherchez-vous les débats de la Chambre des communes (hansard) en ligne?

15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union avec le Canada ne fera pas l’objet de négociations avec la population locale.

En novembre, Louis Riel propose l’instauration d’un premier gouvernement provisoire (page disponible en anglais seulement) chargé de remplacer l’Assemblée législative d’Assiniboia dans le cadre des négociations sur la cession de la terre de Rupert.

Dessin d’une vue panoramique de Fort Garry, 1868.

Fort Garry, colonie de la Rivière-Rouge, 1868, le centre administratif du gouvernement provisoire. (c105625)

En janvier 1870, 20 représentants anglais et 20 représentants français de la colonie de la Rivière-rouge se réunissent pour débattre d’une Liste de droits et appuient la proposition de Louis Riel, visant à former un deuxième gouvernement provisoire. La quatrième version de cette Liste de droits a servi de base à l’Acte du Manitoba, 1870.

Membres du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870.

Conseillers du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870. (e011156794)

Le secrétaire du gouvernement provisoire, Louis Schmidt (disponible en anglais seulement) , décide alors d’accepter l’Acte du Manitoba, 1870 et d’entrer dans le Dominion du Canada, selon les dispositions énoncées dans la Loi sur la Confédération. La motion est adoptée.

Dans ses conclusions finales, Louis Riel souligne l’importance de ce vote :

« Je félicite les gens du Nord-ouest pour le dénouement heureux de leurs réalisations (applaudissements). Je les félicite pour leur modération et pour la fermeté avec laquelle ils ont poursuivi leurs objectifs; et je les félicite d’avoir eu assez confiance en la Couronne d’Angleterre pour croire qu’en fin de compte, ils obtiendraient leurs droits (applaudissements). Je dois aussi féliciter l’État pour être passé de cette réglementation provisoire à un régime plus permanent et satisfaisant » 1,

L’Acte du Manitoba est entré en vigueur le 15 juillet 1870.

1 http://www.gov.mb.ca/chc/archives/leg_assembly/pdf/leg_assembly_transcript.pdf (disponible en anglais seulement)

Documents connexes :

Journée internationale de la Francophonie

Le 20 mars est une date importante pour les francophones et francophiles, car elle souligne la création de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – connue tout d’abord sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) – lors de la conférence de Niamey, au Niger, en 1970.

Quelque 21 pays ont participé à la fondation de cette institution. Les gouvernements du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick en sont membres. En plus de ses activités liées aux questions d’ordre linguistique, l’organisation intergouvernementale a aussi comme objectif de promouvoir la coopération culturelle et technique entre les membres.

Les sommets de 1987, de 1999 et de 2008, la conférence ministérielle de 2006, ainsi que les Jeux de la Francophonie de 2001, qui ont tous eu lieu au Canada, témoignent de l’importance que notre pays accorde à la francophonie et à l’OIF. D’ailleurs, plusieurs documents d’archives de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) le confirme puisqu’on y trouve notamment :

• Quelques documents philatéliques faisant ressortir l’importance de la francophonie. En effet, la collection contient, entre autres, quatorze timbres commémoratifs qui ont été créés en son honneur. Neuf de ces timbres peuvent actuellement être visualisés. L’un d’eux souligne le 25e anniversaire de l’ACCT, premier regroupement de la francophonie internationale;

• Le fonds d’archives Jean-Louis Roy, conservé à BAC, comprenant plusieurs documents relatifs à l’ACCT, notamment des discours et coupures de presse, des documents administratifs, de même que de la correspondance administrative. Il est à noter que ces documents peuvent être consultés sur place seulement au 395, rue Wellington, à Ottawa.