La bataille d’Ortona

Décembre 1943. Alors que l’offensive alliée en Italie stagne sur le front ouest devant Cassino, la Huitième armée britannique, qui comprend la Première division canadienne, progresse sur le front est. Les Canadiens reçoivent alors l’ordre d’effectuer une percée et de libérer la ville portuaire d’Ortona.

Du 6 au 8 décembre, des régiments canadiens traversent la rivière Moro; ils ne sont plus qu’à trois kilomètres de la route menant à Ortona. Vient ensuite un obstacle de taille : un ravin longe l’axe routier. Les unités canadiennes subiront de nombreuses pertes en tentant de le franchir à maintes reprises. Le 13 décembre, la compagnie C du Royal 22e Régiment, soutenue par des chars Sherman de l’Ontario Regiment, traverse le ravin et fonce vers la route reliant Rome et Ortona. Sous le feu allemand, les survivants se replient en direction de la Casa Berardi. Ils défendront âprement leur position. Le capitaine Paul Triquet, qui commande la compagnie C, se verra décerner la Croix de Victoria pour le leadership et la bravoure dont il a fait preuve au cours de cette action.

Malgré la brèche, les forces canadiennes se butent aux défenseurs allemands qui occupent de nombreuses positions tout au long du ravin. Par contre, la prise d’un carrefour stratégique par le Royal Canadian Regiment le 19 décembre pave la voie à la poussée finale vers Ortona.

Le 21 décembre, les troupes du Loyal Edmonton Regiment et du Seaforth Highlanders of Canada, appuyées par les chars du Régiment de Trois-Rivières, se lancent à l’assaut de la ville d’Ortona. L’état-major canadien croyait que les parachutistes allemands évacueraient la ville au moment de l’assaut; ils vont, au contraire, défendre farouchement la cité.

Les Canadiens vont finalement conquérir Ortona le 27 décembre. La ville, en ruine, sera surnommée le petit Stalingrad. L’hiver italien s’installant, c’est là que s’arrête leur avancée. Les troupes canadiennes quittent le front de l’Adriatique fin avril et sont déplacées au sud de Cassino en vue de l’offensive dans la vallée de la Liri.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada contient de nombreux documents textuels, photographiques, audiovisuels et publiés concernant la bataille d’Ortona. Vous pouvez aussi consulter le livre Ortona: Canada’s Epic World War II Battle (en anglais seulement) de Mark Zuehlke pour en apprendre davantage sur le sujet.

N’oubliez pas non plus d’aller voir notre album Flickr sur la bataille d’Ortona et de lire notre précédent billet « Comprendre la campagne d’Italie », si ce n’est pas déjà fait!

Images de la bataille d’Ortona maintenant sur Flickr

Au carrefour de l’art et de l’histoire : expositions de photographies historiques au Musée des beaux-arts du Canada

Qu’arrive-t-il lorsque l’aspect pratique des choses montre également un penchant poétique?

Au cours des derniers mois, les visiteurs du Musée des beaux-arts du Canada ont pu voir concrètement la réponse à cette question. Une série de petites expositions de photographies historiques provenant de la collection de Bibliothèque et Archives Canada aborde la question de l’esthétisme ainsi que les propriétés documentaires des images créées « pendant le service » par les arpenteurs, fonctionnaires et ingénieurs au XIXe siècle.

In the heart of the Rocky Mountains:A snowstorm, by Charles Horetzky (Au cœur des Montagnes Rocheuses : tempête de neige), de Charles Horetzky

In the heart of the Rocky Mountains:A snowstorm, by Charles Horetzky (Au cœur des Montagnes Rocheuses : tempête de neige), de Charles Horetzky (Source : MIKAN 3264251, e011067226)

À première vue, cette magnifique photographie de la rivière Peace en Colombie-Britannique pendant une tempête de neige en octobre 1872, qui faisait partie de l’exposition Les premières photographies d’exploration au Canada, semble très bien porter son titre. Or, on s’est rendu compte que Charles Horetzky, photographe officiel en service au sein de l’équipe d’arpentage du Chemin de fer Canadien Pacifique de sir Sandford Fleming, a délibérément amélioré l’effet dramatique. En effet, des touches de peinture ont été ajoutées pour illustrer la neige, alors absente.

L’exposition actuelle, Paul-Émile Miot : Ses premières photographies de Terre-Neuve, présentée jusqu’au 2 février 2014, comprend ce portrait de 1859, de Paul-Émile Miot, officier de la marine française.

Homme Mi’kmaq, de Paul-Émile Miot

Homme Mi’kmaq, de Paul-Émile Miot (Source : MIKAN : 3535989, e011076347)

Cette photo a été prise au cours des activités d’arpentage et de cartographie des régions côtières de Terre-Neuve. À cette époque, la France avait des intérêts dans le domaine de la pêche commerciale dans ces eaux. Même si Paul-Émile Miot a pris les premières photographies connues de membres de la nation Mi’kmaq, la pose extravagante de ce sujet évoque le romantisme européen du XIXe siècle.

Les prétendues inexactitudes ou les effets créés présents dans la photo documentaire du XIXe siècle ne diminuent pas la valeur de ces images en tant que témoins d’événements passés, au contraire. En fait, ces photos bénéficient d’une nouvelle perspective fascinante en tant qu’artéfact.

Nous vous invitons à rester à l’affût pour la prochaine exposition sur la photographie d’exploration en Arctique, qui commence le 7 février 2014.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager demande pourquoi ces photos sont au Musée des Beaux-Arts du Canada quand le rez-de-chaussée du 395 Wellington est un endroit conçu pour offrir des expositions et montrer les trésors de BAC.
Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Un usager a entendu dire qu’il y aurait bientôt une exposition dans l’entrée du 395 Wellington; il suggère qu’une exposition pour commémorer le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale serait très appropriée.

Comprendre la campagne d’Italie (1943-1945)

Cette année marque le 70e anniversaire des batailles livrées par les Canadiens sur le sol italien durant la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi l’Italie? En 1942, les Soviétiques réclament l’ouverture d’un second front à l’ouest pour réduire la pression de l’assaut des Allemands sur leur territoire. Estimant les ressources disponibles insuffisantes pour envisager une invasion de la France, les Américains se rallient à une proposition britannique, et organisent un débarquement sur les côtes de l’Afrique du Nord française le 8 novembre 1942 (opération Torch). La campagne visant à chasser les Allemands du continent africain se termine le 13 mai 1943 en Tunisie. L’offensive se poursuit en Italie, considérée comme étant le maillon faible de la défense allemande en Europe.

Sous le commandement de la huitième armée britannique, la première division canadienne débarque le 10 juillet 1943 sur les plages siciliennes. La prise de Messine par les Américains le 18 août conclut la conquête de la Sicile. Le 3 septembre, les forces canadiennes posent le pied sur le sol de l’Italie continentale. L’absence d’opposition permet un déploiement rapide des brigades. La capitulation de l’Italie, le 8 septembre, est suivie du débarquement américano-britannique sur les côtes du golfe de Salerne le lendemain.

Trois batailles sont à jamais gravées dans l’historiographie militaire canadienne : Ortona, la percée de la ligne Hitler (vallée de la Liri) et celle de la ligne Gothique. La campagne d’Italie se poursuivra jusqu’au printemps de 1945, mais les Canadiens ne participeront pas à la victoire finale, puisqu’après 18 mois de combats acharnés, les forces canadiennes sont retirées du front fin janvier 1945 et redéployées aux Pays-Bas.

L’attention portée au débarquement de Normandie et à la campagne du Nord-Ouest européen font souvent oublier l’importance du front italien et des soldats alliés qui y ont combattu. Le nombre de Canadiens qui ont servi en Italie s’élève à 92 757. De ce nombre, 5 764 y ont perdu la vie, 19 486 ont été blessés et 1 004 ont été faits prisonniers. La collection de Bibliothèque et Archives Canada contient de nombreux documents textuels, photographiques et audiovisuels, ainsi que des publications concernant la campagne d’Italie.

Voici quelques sites à consulter pour en apprendre davantage :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager félicite BAC pour l’excellent sommaire de la campagne italienne.

Le gouvernement du Canada fait l’acquisition de documents historiques importants concernant le siège de Louisbourg de 1758

Bibliothèque et Archives Canada a fait l’acquisition d’un journal manuscrit décrivant le siège de Louisbourg de 1758, au Cap Breton.

Le siège est une bataille importante de la Guerre de Sept Ans; elle met fin à l’ère coloniale française dans le Canada atlantique et elle contribue à la perte de Québec par la France en 1759. Les défaites de Louisbourg, Québec et Montréal en 1760 mènent au traité de Paris de 1763, par lequel la France cède officiellement le Canada à la Grande-Bretagne.

« Notre gouvernement est ravi d’avoir acquis ces documents historiques importants qui donnent un rare aperçu de la perspective française sur l’un des événements marquants de l’histoire du Canada, » a déclaré l’honorable Shelly Glover, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles.

Le journal, en deux parties, totalise environ 180 pages; elles ont été rédigées par un officier d’infanterie français anonyme du « Régiment de Cambis » qui a assisté aux événements de l’été 1758. La première partie du journal fournit le point de vue de ce témoin sur le siège, la défense et la conquête de Louisbourg. La seconde décrit les conséquences de la reddition française sur les troupes, et plus particulièrement le sort du « Régiment de Cambis », dont les membres restent prisonniers en Angleterre jusqu’en 1759. Ces documents d’origine uniques en leur genre enrichissent grandement la collection de Bibliothèque et Archives Canada qui documente ces événements.

Le document, acquis dans le cadre d’une vente aux enchères organisée hier par Sotheby’s, à New York, a coûté environ 50 000 dollars canadiens. Ce montant inclus les frais de la maison d’encan, les assurances et le transport vers le Canada.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager espère que le document va être traduit et numérisé pour que le grand public puisse y avoir accès.

Vos ancêtres viennent-ils de la Finlande?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre finlandais, et quand il a quitté l’a Finlande et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines finlandaises?

Si oui, notre site Web est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Finlandais. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

Le Pénitencier de Kingston : là où les criminels les plus notoires du Canada ont été détenus

Le plus vieux pénitencier du pays a ouvert ses portes le 1er juin 1835. Nommé le « pénitencier de la province du Haut-Canada », il était situé à Portsmouth, qui fait maintenant partie de Kingston. On y détenait les prisonniers du Haut et du Bas-Canada. Communément appelé par la suite « la prison de Kingston », l’établissement a fermé ses portes le 30 septembre 2013.

Mais qui sont les prisonniers qui y ont été incarcérés durant ses 178 années d’existence? Pour découvrir leur histoire, consultez les registres numérisés sur les détenus du Pénitencier de Kingston (en anglais) sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

Ces registres comprennent des photos de prisonniers (clichés anthropométriques) ainsi que des renseignements tels que le nom, le pseudonyme, l’âge, le lieu de naissance, la description physique, la profession, le crime commis ainsi que la date, le lieu et la durée de la peine.

Exemple de page d’un registre des détenus du Pénitencier de Kingston.

Exemple de page d’un registre des détenus du Pénitencier de Kingston. (e011054572-v8)

Pour trouver des photos de prisonniers qui ont été incarcérés au Pénitencier de Kingston, faites une recherche par nom dans la section Recherche dans la collection: tapez leur nom et ajoutez « RG73 » et « Kingston » comme mots-clés, puis sélectionnez « Collections et fonds » dans le menu déroulant. La liste des résultats affichera les photographies.

Autres endroits pour effectuer des recherches

Les dossiers des recensements — les documents officiels de la population du Canada — dressent la liste des prisonniers qui étaient incarcérés au moment de chaque recensement. On peut aussi faire une recherche dans les répertoires nominatifs pour trouver une référence au nom d’un prisonnier. Rappelez-vous cependant que les variantes orthographiques sont courantes.

Enfin, vous pouvez chercher des livres sur le Pénitencier de Kingston et d’autres pénitenciers canadiens dans le catalogue AURORA en utilisant le nom de l’auteur, le titre du livre, ou des mots-clés portant sur des sujets comme « Kingston » (ou tout autre nom de ville), « pénitencier », « prisons » et « criminels ».

Les Prix littéraires du Gouverneur général pour 2013

Les Prix littéraires du Gouverneur général sont décernés chaque année aux meilleurs ouvrages de langue française et de langue anglaise dans chacune des sept catégories suivantes : romans et nouvelles, essais littéraires, poésie, théâtre, littérature jeunesse (texte), littérature jeunesse (illustrations) et traduction.

Chaque année, Bibliothèque et Archives Canada acquiert, catalogue et rend accessibles tous les livres canadiens qui sont mis en nomination avant que les lauréats soient connus. Le dépôt légal est utilisé dans la plupart des cas, mais certains ouvrages ne sont pas publiés au Canada et doivent être acquis par d’autres moyens pour que les générations futures aient accès aux œuvres de tous les candidats aux prix du Gouverneur général.

Félicitations à tous!

Roman
Français
Quand les guêpes se taisent, par Stéphanie Pelletier (AMICUS 40915742)
Anglais
The Luminaries, par Eleanor Catton (AMICUS 41787649)

Poésie
Français
Pour les désespérés seulement, par René Lapierre (AMICUS 40824154)
Anglais
North End Love Songs, par Katherena Vermette (AMICUS 40823688)

Théâtre
Français
Bienveillance, par Fanny Britt (AMICUS 41316358)
Anglais
Fault Lines, par Nicolas Billon (AMICUS 41530643)

Essais
Français
Aimer, enseigner, par Yvon Rivard (AMICUS 40909709)
Anglais
Journey with No Maps: A Life of P.K. Page, par Sandra Djwa (AMICUS 40812690)

Jeunesse – Texte
Français
À l’ombre de la grande maison, par Geneviève Mativat (AMICUS 40696767)
Anglais
The Unlikely Hero of Room 13B, par Teresa Toten (AMICUS 41749214)

Jeunesse – Illustrations
Français
Jane, le renard et moi, par Isabelle Arsenault (AMICUS 41921688)
Anglais
Northwest Passage, par Matt James (AMICUS 40320781)

Traduction
Français
L’enfant du jeudi, par Sophie Voillot (AMICUS 40772400)
Anglais
The Major Verbs, par Donald Winkler (AMICUS 40717619)

L’homme à l’origine de la Coupe Grey

Avatar de Le blogue de Bibliothèque et Archives CanadaLe blogue de Bibliothèque et Archives Canada

Même si Albert Henry George Grey, 4e comte Grey, n’assistera pas au 100e match et à la fête de la Coupe Grey, il serait certainement fier de son héritage. Earl Grey, gouverneur général du Canada de 1904 à 1911, a commandé et donné le trophée qui perpétue sa mémoire.

Dans le but de faire la promotion de la culture et du sport canadiens, Lord Grey veut remettre son trophée aux champions du hockey amateur au Canada, mais il est devancé par Sir Hugh Andrew Montagu Allan. La Coupe Allan continue de remplir ce rôle de nos jours. Lord Grey reste déterminé à faire son nom dans le monde du sport canadien et il décide, en 1909, de donner la Coupe Grey pour récompenser chaque année l’équipe championne de football amateur.

Lord Grey vit seulement huit ans après avoir fait don de la Coupe. Il meurt à…

Voir l’article original 203 mots de plus

La numérisation de la bannière de lord Grey

Nous avons expliqué dans un billet précédent les origines de la grande bannière donnée au Canada par lord Grey. Dans le présent billet, nous expliquons le travail nécessaire pour la numérisation de ce document unique de l’histoire canadienne.

Le personnel de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) chargé de la numérisation a l’habitude de manipuler tout un éventail d’objets, comme des documents, des photographies, des négatifs, des microfilms, des peintures, des cartes et des livres. Il arrive parfois que pour des objets non conventionnels, il faille avoir recours à des méthodes non conventionnelles, comme la numérisation dans le cas de la bannière de lord Grey, une grande bannière brodée très fragile.

En raison des limites de l’équipement de numérisation actuel et de la taille et de l’état de la bannière, les techniciens ont dû faire preuve de créativité. Pour réduire le plus possible les déplacements, la bannière a été livrée de son emplacement d’entreposage au laboratoire de conservations des photos au Centre de préservation de BAC à Gatineau (Québec). Comme il était impossible de la suspendre verticalement, elle a été placée au sol dans un endroit bien éclairé.

L'appareil-photo est positionné au-dessus de la bannière, qui est posée à même le sol.

L’appareil-photo est positionné au-dessus de la bannière, qui est posée à même le sol.

Les images de la bannière ont été prises à l’aide d’un appareil-photo numérique moyen format Phase One 645 DF+ monté sur le plus grand support d’appareil photo disponible. L’appareil-photo surplombant la bannière de sept pieds, les photos ont été prises en huit sections séparées et les images ont été rassemblées à l’aide de Photoshop pour obtenir une vue complète. Ensuite, une macro lentille de 150 mm a été ajustée à l’appareil-photo, qui a été abaissé pour prendre une série de prises détaillées montrant les diverses parties de la bannière, comme la signature au dos, le bouclier orné de saint George et du dragon et le type de points de broderie utilisés. Après avoir pris nombre de prises du devant de la bannière, celle-ci a été retournée afin de prendre des photos du dos de la bannière.

Un segment du tissu illustrant saint George, le saint patron de l’Angleterre, et le dragon.

Un segment du tissu illustrant saint George, le saint patron de l’Angleterre, et le dragon.

Le travail de numérisation a été entrepris afin de créer une représentation visuelle de la bannière et de saisir le détail de sa conception et de sa très belle facture. BAC a maintenant créé un dossier numérique permanent qui permet d’avoir accès à la bannière en ligne, ce qui réduit le besoin de déplacer physiquement l’ouvrage assurant ainsi sa conservation à long terme.

Visitez notre album Facebook pour avoir plus de détails sur la numérisation de la bannière.