Comprendre la campagne d’Italie (1943-1945)

Cette année marque le 70e anniversaire des batailles livrées par les Canadiens sur le sol italien durant la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi l’Italie? En 1942, les Soviétiques réclament l’ouverture d’un second front à l’ouest pour réduire la pression de l’assaut des Allemands sur leur territoire. Estimant les ressources disponibles insuffisantes pour envisager une invasion de la France, les Américains se rallient à une proposition britannique, et organisent un débarquement sur les côtes de l’Afrique du Nord française le 8 novembre 1942 (opération Torch). La campagne visant à chasser les Allemands du continent africain se termine le 13 mai 1943 en Tunisie. L’offensive se poursuit en Italie, considérée comme étant le maillon faible de la défense allemande en Europe.

Sous le commandement de la huitième armée britannique, la première division canadienne débarque le 10 juillet 1943 sur les plages siciliennes. La prise de Messine par les Américains le 18 août conclut la conquête de la Sicile. Le 3 septembre, les forces canadiennes posent le pied sur le sol de l’Italie continentale. L’absence d’opposition permet un déploiement rapide des brigades. La capitulation de l’Italie, le 8 septembre, est suivie du débarquement américano-britannique sur les côtes du golfe de Salerne le lendemain.

Trois batailles sont à jamais gravées dans l’historiographie militaire canadienne : Ortona, la percée de la ligne Hitler (vallée de la Liri) et celle de la ligne Gothique. La campagne d’Italie se poursuivra jusqu’au printemps de 1945, mais les Canadiens ne participeront pas à la victoire finale, puisqu’après 18 mois de combats acharnés, les forces canadiennes sont retirées du front fin janvier 1945 et redéployées aux Pays-Bas.

L’attention portée au débarquement de Normandie et à la campagne du Nord-Ouest européen font souvent oublier l’importance du front italien et des soldats alliés qui y ont combattu. Le nombre de Canadiens qui ont servi en Italie s’élève à 92 757. De ce nombre, 5 764 y ont perdu la vie, 19 486 ont été blessés et 1 004 ont été faits prisonniers. La collection de Bibliothèque et Archives Canada contient de nombreux documents textuels, photographiques et audiovisuels, ainsi que des publications concernant la campagne d’Italie.

Voici quelques sites à consulter pour en apprendre davantage :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager félicite BAC pour l’excellent sommaire de la campagne italienne.

2 réflexions au sujet de « Comprendre la campagne d’Italie (1943-1945) »

  1. Ping : La bataille d’Ortona | Le blogue de Bibliothèque et Archives Canada

  2. Bonjour,

    Je me permet de vous signaler l’ouvrage suivant, que je viens de publier et qui constitue l’un des rares journaux de guerre publiés sur les campagnes d’Italie et de Provence.

    Jean Vaugien, Jean Albouy, Carnets et lettres de guerre. Campagnes d’Italie, de Provence et des Vosges (janvier-novembre 1944), présentés par Gauthier Langlois. Éditions Lavauzelle, 2015.

    Résumé : Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Jean Vaugien est un tout jeune officier à la tête d’un goum, une unité composée de berbères marocains et algériens. Il mène brillamment cette unité pendant les campagnes d’Italie, de Provence et des Vosges. Il y partage la vie rude et les combats de ces farouches goumiers qui ont joué un rôle décisif dans la prise de Monte Cassino. Puis, en Alsace, il rejoint l’État-major de la première Armée française où il devient aide de camp du général de Lattre de Tassigny, chef de cette armée. Séparé pendant plus d’un an de sa femme et de sa fille restées au Maroc, il éprouve le besoin de noter sur des carnets tout ce qu’il veut partager à son retour avec elles : ses joies, ses peines, les magnifiques paysages de l’Italie, les horreurs de la guerre, les évènements qu’il vit.
    Son beau-frère, Jean Albouy, est lui aussi un jeune officier dans les goums. Dans les lettres qu’il envoie de France à sa famille restée au Maroc, il restitue le quotidien de la guerre, ses joies et ses peines.
    Deux témoignages vivants et émouvants sur la Seconde guerre mondiale.
    Plus d’information sur http://paratge.wordpress.com/carnets/

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