Au carrefour de l’art et de l’histoire : expositions de photographies historiques au Musée des beaux-arts du Canada

Qu’arrive-t-il lorsque l’aspect pratique des choses montre également un penchant poétique?

Au cours des derniers mois, les visiteurs du Musée des beaux-arts du Canada ont pu voir concrètement la réponse à cette question. Une série de petites expositions de photographies historiques provenant de la collection de Bibliothèque et Archives Canada aborde la question de l’esthétisme ainsi que les propriétés documentaires des images créées « pendant le service » par les arpenteurs, fonctionnaires et ingénieurs au XIXe siècle.

In the heart of the Rocky Mountains:A snowstorm, by Charles Horetzky (Au cœur des Montagnes Rocheuses : tempête de neige), de Charles Horetzky

In the heart of the Rocky Mountains:A snowstorm, by Charles Horetzky (Au cœur des Montagnes Rocheuses : tempête de neige), de Charles Horetzky (Source : MIKAN 3264251, e011067226)

À première vue, cette magnifique photographie de la rivière Peace en Colombie-Britannique pendant une tempête de neige en octobre 1872, qui faisait partie de l’exposition Les premières photographies d’exploration au Canada, semble très bien porter son titre. Or, on s’est rendu compte que Charles Horetzky, photographe officiel en service au sein de l’équipe d’arpentage du Chemin de fer Canadien Pacifique de sir Sandford Fleming, a délibérément amélioré l’effet dramatique. En effet, des touches de peinture ont été ajoutées pour illustrer la neige, alors absente.

L’exposition actuelle, Paul-Émile Miot : Ses premières photographies de Terre-Neuve, présentée jusqu’au 2 février 2014, comprend ce portrait de 1859, de Paul-Émile Miot, officier de la marine française.

Homme Mi’kmaq, de Paul-Émile Miot

Homme Mi’kmaq, de Paul-Émile Miot (Source : MIKAN : 3535989, e011076347)

Cette photo a été prise au cours des activités d’arpentage et de cartographie des régions côtières de Terre-Neuve. À cette époque, la France avait des intérêts dans le domaine de la pêche commerciale dans ces eaux. Même si Paul-Émile Miot a pris les premières photographies connues de membres de la nation Mi’kmaq, la pose extravagante de ce sujet évoque le romantisme européen du XIXe siècle.

Les prétendues inexactitudes ou les effets créés présents dans la photo documentaire du XIXe siècle ne diminuent pas la valeur de ces images en tant que témoins d’événements passés, au contraire. En fait, ces photos bénéficient d’une nouvelle perspective fascinante en tant qu’artéfact.

Nous vous invitons à rester à l’affût pour la prochaine exposition sur la photographie d’exploration en Arctique, qui commence le 7 février 2014.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager demande pourquoi ces photos sont au Musée des Beaux-Arts du Canada quand le rez-de-chaussée du 395 Wellington est un endroit conçu pour offrir des expositions et montrer les trésors de BAC.
Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Un usager a entendu dire qu’il y aurait bientôt une exposition dans l’entrée du 395 Wellington; il suggère qu’une exposition pour commémorer le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale serait très appropriée.

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