Photographie libre-service

Autrefois, le seul moyen d’obtenir des copies de documents d’archives était un processus plutôt fastidieux. Il fallait noter les pages à faire photocopier, remplir le formulaire, donner l’information au personnel du service de Consultation et ensuite, attendre 30 jours ouvrables pour que les photocopies soient effectuées. Si vous n’étiez pas de la région d’Ottawa-Gatineau, il fallait de plus attendre que les photocopies soient envoyées par la poste. Si vous résidiez dans la région de la capitale nationale, mais n’étiez pas un visiteur régulier, vous pourriez devoir vous rendre au 395 rue Wellington afin de ramasser vos photocopies.

Maintenant, le processus peut être beaucoup plus rapide si vous le désirez. Si vous avez un appareil photo ou un téléphone intelligent, vous pouvez prendre des images numériques de notre collection, si les droits et les restrictions le permettent. Une fois que vous avez le matériel que vous voulez photocopier, vous pouvez simplement vous adresser à un membre du personnel du service de Consultation qui vous donnera un formulaire rapide à remplir. Vous devrez fournir le numéro de référence complet de la boîte ou du volume désiré, le numéro de votre carte d’utilisateur ainsi que votre nom. Le personnel vérifiera les restrictions liées aux documents et vous donnera par la suite une copie verte du formulaire approuvé.

Voici quelques points importants à retenir concernant les détails techniques de votre appareil photo ou téléphone intelligent. Lire la suite →

La tournée de l’Ouest canadien de sir Arthur Conan Doyle, juin 1914

Imaginez si le gouvernement canadien invitait un célèbre auteur britannique à parcourir le Canada en train et à séjourner dans un tout nouveau parc national, et ce, aux frais des contribuables! Croyez-vous cela possible? Eh bien! C’est ce qui est arrivé il y a un peu plus de cent ans. Au printemps 1914, sir Arthur Conan Doyle (connu pour son personnage Sherlock Holmes) a été invité à voyager à bord d’un train de la Grand Trunk Pacific Railway Company qui venait tout juste de commencer à assurer la liaison entre Montréal et le parc national Jasper. M. Conan Doyle a accepté l’invitation, et lui et sa femme, Jean Leckie, ont effectué le voyage entre mai et juillet 1914. Le photographe officiel du voyage n’était nul autre que l’homme bien connu, William James Topley, un coup d’éclat sur le plan des relations publiques! Le beau-fils de M. Topley, R.C.W. Lett, occupait une place importante au sein de la Grand Trunk Pacific Railway Company et il l’a persuadé de photographier Conan Doyle pendant son voyage.

De Montréal à Winnipeg

Le voyage de M. Conan Doyle en train jusqu’à Jasper était, comme ce l’est encore de nos jours, la quintessence des expéditions au Canada. Plus tard, M. Conan Doyle décrira son expérience dans son autobiographie intitulée Memories and Adventures (disponible en anglais seulement) comme suit :

« … Nous avons accepté une invitation du gouvernement canadien à inspecter la Réserve nationale du parc Jasper dans les Rocheuses du Nord. La Grand Trunk Railway (canadienne) nous a facilité les choses en mettant généreusement à notre disposition un wagon privé qui allait circuler sur son réseau. En fait, il s’agissait d’une maisonnette agréablement confortable consistant en un salon, une salle à manger et une chambre à coucher. Le wagon appartenait à M. Chamberlin, le président de la voie ferrée, qui nous a permis d’en faire usage. Exaltés, nous avons entrepris notre longue et agréable expédition en mai. » [TRADUCTION LIBRE]

En conséquence, l’auteur de grand renom et sa femme montent à bord d’un navire en Angleterre pour se rendre à New York à la fin de mai 1914, puis ils prennent le train jusqu’à Montréal, où ils arrivent le 3 juin 1914.

Une carte postale en noir et blanc reproduisant trois photographies de bâtiments situés à proximité de la gare de train à Montréal.

Une carte postale imprimée par la société Albertype avec trois illustrations : la gare de la Grand Trunk Railway Company, les bureaux de la Grand Trunk Railway Company et la gare-hôtel Viger du CP (Chemin de fer Canadien Pacifique) (MIKAN 3335217)

Conan Doyle visite les lieux d’intérêt de la ville et en profite pour se rendre à Trois-Rivières. De plus, l’auteur parle de l’avenir de la littérature canadienne (The Future of Canadian Literature [en anglais seulement]) devant le Cercle canadien de Montréal. Il va reprendre le même discours à Winnipeg, à Edmonton et à Ottawa. Entre le 5 et le 8 juin, Conan Doyle se rend de Montréal à Winnipeg par train et par bateau. D’abord, par train jusqu’à Sarnia (Ontario), puis à bord du navire à vapeur Harmonic en direction de Fort William (près de Thunder Bay). De cette portion du voyage, il fait l’observation suivante : « Puis, apparaît l’immense étendue des Grands Lacs, ces magnifiques mers intérieures sillonnées par des navires à vapeur océaniques. » [TRADUCTION LIBRE]

Pour ce qui est du Nord-Ouest de l’Ontario, il écrira : « La véritable division entre l’Est et l’Ouest du Canada ne se fait pas à partir des Grands Lacs, si précieux en tant que voie navigable, mais elle se fait plutôt quelque part le long des 500 milles qui séparent les Grands Lacs de Winnipeg. » [TRADUCTION LIBRE] Ils séjournent une nuit à l’auberge Minaki près de Sioux Lookout, à leur arrivée à Winnipeg (Manitoba), le 8 juin en fin de journée.

Une photographie en noir et blanc illustrant l’entrée d’un imposant édifice. Des automobiles et des carrioles tirées par des chevaux attendent en file, et des gens sont debout près de l’entrée.

Entrée de la gare de la Grand Trunk Pacific Railway Company et des Chemins de fer nationaux du Canada à Winnipeg, par William Topley, 1914 (MIKAN 3587592)

Une photographie en noir et blanc d’une large rue achalandée; on y voit des tramways, des automobiles, des carrioles tirées par des chevaux, des cyclistes et des piétons. Les édifices bordant la rue semblent récents et dénotent une certaine prospérité.

Le magasin Eaton, sur l’avenue Portage, à Winnipeg, par William Topley, 1914 (MIKAN 3587605)

Ces images documentent superbement bien l’effervescence de la ville des Prairies. L’arrêt à Winnipeg est de courte durée, mais M. Conan Doyle souligne : « Je crois que le Britannique moyen n’a pas la moindre idée des commodités qu’offre Winnipeg. Il serait probablement fort surpris d’apprendre que l’hôtel Fort Garry qui s’y trouve est presque aussi moderne et luxueux que tout hôtel à Northumberland. » [TRADUCTION LIBRE]

De Winnipeg à Edmonton

Le 9 juin, M. Conan Doyle arrive à Edmonton après avoir traversé les Prairies.

Une photographie en noir et blanc d’une gare de train, prise de l’autre côté de la voie ferrée. On y voit une affiche arborant le mot « Biggar », et une note au bas de la photographie qui indique qu’il s’agit de la gare G.T.P., à Biggar (Saskatchewan).

La gare de la Grand Trunk Pacific Railway Company, à Biggar (Saskatchewan) (MIKAN 3393480)

Et il aurait traversé le pont en contre-haut à l’entrée d’Edmonton.

Une photographie en noir et blanc d’un pont ferroviaire en contre-haut surplombant une rivière.

Le pont en contre-haut à Edmonton, par William Topley, 1914 (MIKAN 3587671)

Le couple reste deux jours à Edmonton. Conan Doyle constate la nature brute de la ville, il la compare à Winnipeg : « En 1914, Edmonton n’offre pas un tel luxe. La ville était dans un étrange état de mi-figue mi-raisin, grossière et brute, elle dégageait néanmoins une atmosphère pleine d’énergie et d’activité, et laissait entrevoir une magnificence à venir. Grâce aux jonctions des voies ferrées et aux voies navigables, cette ville deviendra sans conteste une grande ville. » [TRADUCTION LIBRE]

Une photographie en noir et blanc prise à partir d’une colline surplombant une ville; on y voit des cyclistes qui se reposent couchés dans l’herbe et, à proximité, d’autres hommes sont assis.

La ville d’Edmonton vue de la « Summer House », par William Topley, 1914 (MIKAN 3587646)

Une photographie en noir et blanc d’une large avenue, grossièrement pavée, où des tramways, des carrioles tirées par des chevaux et des automobiles se côtoient. Il s’agit de l’image d’une rue bourdonnant d’activité.

Edmonton, vue d’une rue dans cette ville frontalière, par William Topley, 1914 (MIKAN 3587667)

Les deux villes des Prairies, Winnipeg et Edmonton, contrastaient vivement avec le paysage époustouflant des montagnes du parc national Jasper. Dans le prochain blogue, nous nous pencherons sur le séjour prolongé de sir Arthur Conan Doyle à Jasper, un lieu qui l’inspirera pour un poème revêtant une certaine importance…

D’autres ajouts à la Collection de livres rares : un recensement

Après avoir reçu les derniers ajouts à la Collection de livres rares, l’équipe de la restauration a procédé à un recensement ou à une enquête afin de déterminer l’état de la collection. Les restaurateurs de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ont élaboré les questions du recensement en consultation avec des bibliothécaires spécialisés dans les livres rares. L’équipe de la restauration a ensuite évalué les livres individuellement et consigné l’information.

Les principaux renseignements consignés portaient sur l’état de la collection, mais ils renfermaient aussi des données sur les ornements et le style des livres. On a documenté tous les détails relatifs à l’état de chaque livre à l’origine, les travaux de restauration requis — qu’il s’agisse de travaux mineurs ou majeurs – ainsi que les dommages structurels observés. On a aussi pris note du degré de détérioration du cuir et du besoin de consolidation du cuir (un traitement de surface visant à empêcher la détérioration). De plus, on a déterminé l’emballage idéal pour chaque livre, que ce soit une enveloppe ou une enveloppe et une attache ou encore un boîtier, et l’on a consigné cette information. On a noté d’autres détails : les ornements sur la couverture, la présence de papier marbré et d’ex-libris, de même que toute autre inscription intéressante, des volumes manquants, etc.

Graphique circulaire illustrant les portions de la nouvelle collection en fonction de leur état, de mauvais à excellent.

Figure 1. Résultats du recensement de l’état des nouveaux livres rares.

Après le recensement, on a procédé à la consolidation du cuir de 499 livres sur un total de 518. Après les traitements, on a constaté qu’environ 8 % de la collection était passée d’un état passable à bon. Le nombre de livres dans un état passable a diminué, de 38 % à 30 %, et le nombre de livres en bon état a augmenté, de 27 % à 35 %. Seulement 15 % de la collection devaient être remboîtée, ce qui a été fait.

Un tableau et un graphique circulaire illustrant les types d’emballage requis en ce qui concerne la collection. La grande majorité des ouvrages n’ont pas besoin d’un emballage spécial, tandis que d’autres nécessitent une enveloppe, une enveloppe et une attache ou des boîtiers.

Figure 2. Éléments de la collection devant être remboîtés.

Maintenant que le recensement est terminé, l’équipe a rédigé un rapport qui résume et présente tous les résultats au moyen de graphiques et de tableaux simples. Le rapport constituera un précieux outil pour les restaurateurs et permettra de planifier les prochains projets de restauration en plus de servir d’instrument de recherche pour les bibliothécaires et archivistes.

Molly Lamb Bobak : première artiste de guerre du Canada

Le 24 mai 2015 marque le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première femme artiste de guerre du Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1942, Molly Lamb Bobak venait de finir son cours à l’école des arts de Vancouver. La jeune peintre talentueuse a rapidement joint le Service féminin de l’Armée canadienne en tant que dessinatrice, rêvant de devenir un jour artiste de guerre officielle. Elle a travaillé comme serveuse dans les cantines avant d’être envoyée en formation de base en Alberta. En 1945, elle est finalement promue au grade de lieutenant de la section historique des Forces armées canadiennes.

Photographie en noir et blanc prise de côté montrant une femme en uniforme souriante assise sur un quai avec un tableau à dessin et un crayon dans la main. En arrière-plan, on voit un jeune enfant blond et des voiliers à quai.

Molly Lamb, artiste de guerre, du Service féminin de l’Armée canadienne, en train de dessiner à Volendam, Pays-Bas, septembre 1945 (MIKAN 3217951)

Peu après s’être enrôlée, Molly Lamb Bobak a commencé à écrire son journal qui est un précieux témoignage du rôle du Service féminin de l’Armée canadienne dans l’effort de guerre. Intitulé simplement W110278, d’après son numéro matricule, le journal est un compte rendu personnel et instructif, écrit à la main, de la vie quotidienne dans l’armée, accompagné de ses dessins. Échelonné entre novembre 1942 et juin 1945, le journal contient 147 feuillets et presque 50 esquisses sur des feuilles volantes intercalées dans les pages.

La première page indique bien le ton humoristique et l’approche unique employés tout au long du journal. Il est écrit à la manière d’un quotidien, la mise en page est semblable à celle des journaux grand format. Le premier titre à la une est le suivant « Une jeune femme franchit une étape des plus importantes! « Vous faites maintenant partie de l’Armée », votre test médical a été accepté. » [Traduction]

Suivent ensuite des bulletins de nouvelles écrits à la main, parsemés d’anecdotes amusantes et d’illustrations animées qui racontent l’expérience des jeunes femmes et leur vie dans l’armée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le tout constitue un registre quotidien personnel de la vie dans le Service féminin de l’Armée canadienne à l’époque de Molly Lamb Bobak.

Trois ans après s’être enrôlée, Moly Lamb Bobak atteint son but ultime lorsqu’elle est nommée la première femme artiste de guerre au Canada et est envoyée outre-mer après le cessez-le-feu, où elle peint en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Pour célébrer le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première artiste de guerre du Canada, Bibliothèque et Archives a numérisé en entier son journal de la Deuxième Guerre mondiale en couleurs, en faisant ainsi un trésor national disponible en ligne.

Ressources connexes

Nouveaux livres ajoutés à la Collection de livres rares : stabilisation du cuir

Une collection de livres publiés avant 1800 a été récemment transférée dans la Collection de livres rares de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Un recensement de la collection a révélé que la plupart des livres présentaient une détérioration du cuir à divers niveaux. Dans certains cas, le cuir était fissuré et s’écaillait, et dans des cas extrêmes, le cuir s’effritait. C’est un problème courant et inhérent au cuir fabriqué à cette époque. Deux processus contribuent à la détérioration du cuir : la réaction aux polluants environnementaux des tanins utilisés dans la fabrication du cuir (hydrolyse) et l’exposition du cuir à la lumière, à la chaleur et à l’oxygène (oxydation). L’hydrolyse et l’oxydation entraînent la désintégration progressive des fibres du cuir et affaiblissent son intégrité structurale. Le sous-produit de la désintégration du cuir est une poudre acide, souvent de couleur rouge ou orangée. Non seulement cette détérioration constitue-t-elle une menace immédiate pour la structure du livre, mais elle menace également le reste de la collection à cause de la contamination par la poussière et les particules du cuir. Dans bien des cas, le cuir laisse alors des résidus visibles sur les surfaces et les livres environnants. Pour ces raisons, les restaurateurs de BAC ont mis au point et effectué un traitement correctif pour stabiliser le cuir.

Photographie en couleur montrant plusieurs livres sur une table. Le livre à l'avant-plan présente un cuir extrêmement détérioré, et le dos du livre s'est détaché de la couverture.

Cuir détérioré : La première étape du processus consistait à évaluer le degré de détérioration et de procéder à un nettoyage initial de la surface des livres afin de retirer autant de poussière de cuir que possible. Ce travail a été réalisé dans la chambre forte des livres rares, sur les 500 livres, à l’aide d’un petit aspirateur et d’une petite brosse.

La méthode la plus efficace pour stabiliser un cuir détérioré consiste à utiliser un agent de consolidation de surface. Un agent de consolidation est une solution qui est appliquée directement sur le cuir pour sceller la surface. Bien qu’il ne puisse arrêter ou inverser l’instabilité chimique dans un cuir dégradé, il crée une barrière qui protège le cuir contre les particules dans l’air et réduit l’effritement. De plus, la manipulation des livres en cuir dont la surface a été consolidée est beaucoup plus propre.

Tests

Une série de tests ont été effectués afin de déterminer la sensibilité du cuir à l’eau et aux solvants. En nous fondant sur ces résultats, nous avons trouvé la recette d’agent de consolidation la plus appropriée.

Photographie en couleur montrant un morceau de papier divisé en carrés avec des échantillons de cuir dans chaque carré. Chaque carré montre les échantillons avant et après le test.

Le test effectué est appelé mesure de la température de rétrécissement. De petits échantillons de cuir prélevés sur les livres ont été chauffés dans l’eau jusqu’à ce qu’une réaction se produise. Plus la température de réaction est basse, moins le cuir est stable. Les tests ont conclu que certains cuirs étaient assez instables et qu’ils pouvaient être facilement endommagés par l’application d’agents de consolidation contenant de l’eau et des solvants.

Collage de trois photographies en couleur, chacune montrant un livre avec des petits drapeaux blancs dessus. Les drapeaux indiquent les zones qui ont été testées avec les agents de consolidation.

L’analyse ponctuelle : Quatre recettes d’agents de consolidation ont été créées et testées sur trois volumes représentant les espèces de cuir identifiées dans les livres d’avant 1800 : chèvre, mouton et veau. Le test consistait en un examen visuel pour déterminer la probabilité de décoloration par tachage ou de dépôt de résidus par les divers agents de consolidation de surface.

Les tests ont révélé de façon concluante qu’un agent de consolidation en particulier ne montrait aucun signe visible de tachage ou de résidus sur le cuir. Il s’agit de l’hydroxypropylcellulose dissoute dans un solvant, puis diluée dans un autre. On a donc décidé d’utiliser cette recette pour traiter la collection.

Photographie en couleur montrant une femme tenant un livre dans ses mains gantées et appliquant l'agent de consolidation avec une brosse fine sous une hotte de laboratoire.

Application de l’agent de consolidation sous une hotte de laboratoire.

L’agent de consolidation a été appliqué sur des zones précises à l’aide d’une petite brosse. Le traitement a été effectué sous une hotte de laboratoire, à cause des solvants utilisés dans la recette de l’agent de consolidation. Les livres ont ensuite été laissés pendant 24 heures sous la hotte de laboratoire afin qu’ils dégagent les gaz avant d’être renvoyés en entreposage permanent.

Maintenant que la surface en cuir des livres a été stabilisée, nous pouvons déterminer, avec l’aide des informations du recensement, si d’autres traitements sont nécessaires pour rendre ces livres plus résistants et accessibles pour les générations futures.

Autoportraits de femmes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

English version

Jusqu’au début du siècle dernier, les autoportraits officiels des femmes étaient rares par rapport à ceux des hommes. Cela s’explique en grande partie par le fait que peu de femmes travaillaient et étaient reconnues comme artistes professionnelles à cette époque. C’est aussi parce que bon nombre des autoreprésentations créées par les femmes étaient dans des formats non traditionnels, cachés dans des carnets de croquis, ou dans des journaux personnels… ou bien encore sous forme de couture ou de broderie.

Quelques-uns des exemples de croquis ou de peinture les plus intéressants dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) sont actuellement présentés dans le cadre de The Artist Herself: Self-Portraits by Canadian Historical Women Artists, une nouvelle exposition organisée et préparée en collaboration avec Alicia Boutilier du Agnes Etherington Art Centre et Tobi Bruce du Art Gallery of Hamilton.

L’exposition vise intentionnellement à élargir la définition traditionnelle de « l’autoportrait », puisque la plupart des œuvres présentées n’auraient pas été considérées des autoportraits à l’époque où elles ont été créées.

Elle inclut cette page provenant du carnet de croquis personnel de Katherine Jane (Janie) Ellice (1813‑1864), une artiste amateur très talentueuse ainsi que l’épouse d’un dirigeant de la Compagnie (de fourrures) du Nord-Ouest. Ellice a utilisé la réflexion d’un miroir sur le mur à l’intérieur d’une cabine de son navire pour capturer une image rapide, et très privée, d’elle-même à bord du navire.

Croquis à l'aquarelle illustrant l'artiste et sa sœur, vêtues de vêtements de nuit, allongées sur la couchette d'une cabine de leur navire.

Mrs. Ellice and Miss Balfour reflected in the looking glass of their cabin on board the H.M.S. Hastings [Réflexion de Mme Ellice et Mlle Balfour dans le miroir de leur cabine à bord du H.M.S. Hastings] (MIKAN 2895809)

L’exposition inclut également Canoe Manned by Voyageurs Passing a Waterfall [Voyageurs conduisant un canot devant une chute d’eau], œuvre de Frances Anne Hopkins (1838–1919), une autre conjointe dans l’industrie de la traite de fourrures. Mme Hopkins se démarquera par contre en développant en quelque sorte une carrière d’artiste professionnelle. Ses immenses tableaux dépeignant le monde des voyageurs comprennent souvent des représentations presque fortuites d’elle-même. Nous croyons qu’elle apparait sur cette toile comme passagère du canot :

Peinture démontrant un groupe de travailleurs de la traite de fourrure qui dirige un canot de la Compagnie de la Baie d'Hudson près d'une chute d'eau. L'artiste et son conjoint sont peut être les passagers du milieu du canot.

Canoe manned by voyageurs passing a waterfall [Voyageurs conduisant un canot devant une chute d’eau] (MIKAN 2894967)

Voici quelques exemples seulement d’autoportraits historiques créées par des femmes, provenant de la collection de BAC. Cela vaut la peine de souligner que la collection en comprend bien d’autres, tant historiques que modernes.

The Artist in her Museum [L’artiste dans son musée] a été conçue par l’artiste Métis contemporaine Rosalie Favell en 2005.

Impression numérique en couleur démontrant un portrait en pied de l'artiste, avec à ses côtés un mammouth, un castor et une palette de couleurs d'artiste. Elle soulève un rideau rouge révélant sur le mur derrière elle une galerie de photographies en noir et blanc.

The Artist in her Museum [L’artiste dans son musée], 2005 ©Rosalie Favell (MIKAN 4081304)

Favell a utilisé la technologie numérique pour manipuler un célèbre Autoportait américain du 19e siècle. En remplaçant le personnage original de l’image par sa propre image, Favell s’est approprié une œuvre classique, lui donnant ainsi de nouvelles significations à l’intérieur d’un ancien système de références.

Il est fascinant de comparer les autoportraits modernes, comme celui de Favell, avec les autoreprésentations historiques présentées dans l’exposition The Artist Herself. Les définitions actuelles, plus larges et détendues, du portrait permettent aux artistes contemporains de manipuler les techniques du genre. Elles nous permettent également de jeter un regard en arrière, d’un point de vue actuel, sur les autoreprésentations créées par les femmes dans le passé.

Vous pouvez visiter l’exposition à Kingston du 2 mai au 9 août 2015. Demeurez à l’affût pour l’annonce des prochaines dates de la tournée nationale de l’exposition, qui prendra fin à Hamilton à l’été 2016.

Les carnets de croquis de William Redver Stark : marques et papier

Dans cette partie de l’examen des carnets de croquis, nous examinerons deux facettes additionnelles de l’ordre des pages. La première partie observera les marques laissées par les instruments de l’artiste sur le papier à dessin; la seconde examinera le papier et les techniques de reliure dans les carnets de croquis.

Marques laissées par les outils

Lorsqu’un artiste dessine ou fait des esquisses, ses outils laissent fréquemment des marques profondes sur les pages. Ces marques sont de précieux indicateurs visuels qui permettent de remettre dans l’ordre des pages mélangées. Les empreintes que l’on aperçoit sur la surface du papier apparaissent comme le modèle répétitif d’une marque d’une page à la suivante.

Photographie en couleur montant un carnet de croquis qui a des marques profondément enfoncées sur l’une des pages.

Marques du crayon de l’artiste; vue du verso du dessin.

D’autres exemples de marques laissées sur la surface d’un papier sont les types de reliures qui sont utilisés par le relieur. Par exemple, lorsqu’un bloc de feuillets est cousu, le relieur appliquera une colle sur le dos. Il est possible qu’il applique trop de colle et celle-ci déborde alors de certains des trous percés pour la reliure et forme une goutte de colle à l’intérieur du feuillet au centre. Lorsqu’elle a séché et durci, la goutte peut faire une marque sur la page adjacente.

Photographie couleur montrant l’intérieur d’un feuillet; la goutte de colle est parfaitement visible avec la marque correspondante sur la page suivante.

Le résidu de colle de la structure de la reliure qui a débordé sur le feuillet du centre en laissant une marque en miroir.

Les rubans et les fils de couture utilisés dans une reliure peuvent également laisser des marques sur les pages. Les rubans de couture sont collés sous le papier des contreplats. Ils laissent souvent une marque miroir répétitive du ruban, ce qui permet de déterminer l’ordre des pages près du début ou de la fin d’un carnet de croquis. Les marques de fil de couture que l’on retrouve sur les pages détachées peuvent également fournir un bon indice pour déterminer les feuilles de papier qui se trouvent dans le feuillet au centre d’une section.

Photographie couleur montrant le dos détaché d’un carnet de croquis. La marque du ruban de couture est parfaitement visible sur la garde collée et la première page du feuillet.

Détail d’un ruban de couture situé sous la garde collée et de la marque laissée sur la page suivante.

Photographie couleur montrant un carnet de croquis ouvert posé à plat sur une table. Une alène indique les marques du fil à coudre sur le papier.

Transfert visible de la marque du fil de couture sur le papier.

Analyse des pages et du papier

Un bon nombre des carnets de croquis de Stark ont une légère déformation qui est graduelle, convexe et concave et qui s’étend à travers ou le long du bord des pages. Ce gondolage se produit lorsque des carnets de croquis sont dans un environnement très humide. Ici, l’humidité cause une distorsion permanente des pages.

Photographie couleur montrant une vue verticale d’un carnet de croquis; les sections du bas sont clairement déformées et ondulées alors que celles du haut sont parfaitement plates.

Un exemple de gondolage et d’ondulation de la première des trois sections du carnet de croquis que l’on ne retrouve pas dans les deux dernières sections.

L’un des carnets de croquis était déformé le long du bord de trois sections. Les bords ondulés s’adaptaient parfaitement les uns aux autres uniquement lorsque les pages étaient placées dans la bonne position. Ceci nous a donné la vérification requise pour l’orientation et l’ordre adéquats des pages.

Techniques de reliure

Le papier peut également révéler d’autres indices permettant de déterminer l’ordre des pages. Une façon de confirmer l’ordre des pages est d’examiner de près les techniques de reliure, ce qui fournit des preuves très utiles.

Lorsque les pages sont d’abord pliées en sections, des groupes de trois à huit feuilles de papier sont pliées ensemble. Le folio à l’intérieur de la section a naturellement un pli plus aigu que chaque feuillet subséquent dans la section. Les plis deviennent moins aigus et progressivement plus larges au fur et à mesure que le nombre de feuillets par section augmente. Un examen du pli de chaque moitié de feuillet ou de feuillet complet peut permettre de déterminer l’endroit probable dans les sections : première position, ou au centre du feuillet, deuxième, troisième, quatrième position, etc. Une mesure exacte de chaque page confirme également la position.

La technique d’arrondissure et d’endossure est une autre technique de reliure qui donne une indication de l’ordre des pages. La technique est habituellement accomplie en utilisant un marteau pour façonner un dos préalablement cousu et collé. L’arrondissure et l’endossure causent une légère courbure des sections proches du dos; les sections proches du début du livre s’incurvent légèrement vers le recto; les sections centrales sont relativement plates; et les sections proches de la fin du livre s’incurvent légèrement vers le verso. L’arrondissure et l’endossure étaient parfaitement visibles dans les carnets de croquis de Stark et donnaient ainsi une indication utile de l’ordre des sections et des pages.

Photographie couleur montrant une vue en angle d’un carnet de croquis qui met en évidence la courbure produite par la technique de reliure.

Vue de la légère courbure de la section proche du début du bloc de feuillets qui indique les effets de la technique de reliure qui peuvent permettre de déterminer l’ordre exact des pages.

Dans notre prochain volet sur l’ordre des pages, nous examinerons les dates qui sont dispersées dans les différents carnets de croquis et la façon dont elles correspondent à d’autres sources d’information à Bibliothèque et Archives Canada.

Visitez nos albums Flickr ou Facebook pour voir d’autres images de l’examen de la conservation.

À bas les parasites!

Le mot « parasite » peut désigner bien des choses, mais à Bibliothèque et Archives Canada, il fait référence à un certain nombre de créatures qui menacent les collections des bibliothèques et des archives. De nombreux insectes se nourrissent de substances que l’on retrouve sur des documents, des photographies et des livres, comme la cellulose, l’amidon et la colle. De plus, les souris aiment déchirer des bouts de papier pour faire leurs nids. Les animaux nuisibles agissent si rapidement que des documents précieux peuvent subir des dommages irréversibles en peu de temps. Il est donc important de connaître ces parasites et les moyens de les éloigner.

Un simple papier de muffin mal jeté peut alimenter neuf souris qui accoucheront de cinq à dix souriceaux chacune. Il faut bien nettoyer les zones de consommation des aliments afin de les rendre moins attrayantes pour ces petits rongeurs. Des poubelles dont le couvercle est bien ajusté sont également utiles.

Le contrôle de l’humidité à l’intérieur d’un édifice est un bon moyen d’écarter les bestioles mentionnées dans le tableau ci‑dessous. À cette fin, on peut améliorer le système de chauffage, de ventilation et de climatisation qui est en place, installer des ventilateurs dans les zones humides, poser des bourrelets de calfeutrage et des joints d’étanchéité sur les portes extérieures, etc. Des déshumidificateurs dans les zones humides peuvent rendre de précieux services. Il est également essentiel de toujours enlever la moisissure dans les endroits trop humides. Un nettoyage soigneux et des pratiques d’entretien ménager adéquates aident aussi à éloigner les parasites. Si ces derniers sont déjà présents, il faut passer l’aspirateur et balayer. Si le problème persiste, d’autres mesures peuvent être envisagées : sceller les fissures dans les fondations, le ciment ou les planchers, réparer les fuites dans les tuyaux comme les éviers et les égouts de toit, etc.

Le top cinq des bestioles indésirables dans les bibliothèques et les archives :

Parasite Taille Image Notes
Psoque Psocoptera 1 mm one Les psoques mangent de l’amidon, de la moisissure et des insectes morts, surtout s’ils sont humides, car ils ont besoin de zones humides pour croître.*
Collembole nivicole Famille des entomobryidae 1 mm  two Les collemboles nivicoles envahissent un édifice en colonie et meurent rapidement. Ils forment ainsi de la moisissure et des déchets dont les autres insectes se nourrissent. Ces organismes mangent des végétaux en décompo­sition, des moisissures, des bactéries, des excréments d’arthropodes, des algues et du pollen.*
Anthrène des tapis Anthrenus verbasci De 2 à 3 mm  three three1 Les larves des anthrènes des tapis sont particuliè­rement destructrices; elles mangent des spécimens d’animaux, du poil, des plumes et des tissus de laine.
Cloporte Famille des armadillidiidae De 8 à12 mm  four Les cloportes attirent d’autres parasites et constituent une source de nourriture pour eux.*
Lépisme Lepisma saccharina De 5 à 15 mm   five Les lépismes grignotent la surface des documents et laissent des traces bien évidentes.*

*Voir les exemples de dommages ci dessous.

Exemples de dommages causés par des insectes

Photo en couleur montrant un livre dévoré par les psoques.

Infestation de psoques (Wikipedia)

Photo couleur montrant un livre rouge avec des taches blanche ou les lépismes ont grignoté le livre.

Dommages causés par des lépismes qui ont grignoté le livre (Wikipedia)

Photo en couleur montrant une migration printanière de collemboles.

Collemboles nivicoles entrés dans un édifice; ils tachent les documents et nourrissent d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

Photo en couleur montrant une invasion de cloportes.

Les cloportes constituent une source de nourriture pour les souris et d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

 

Un ajout récent à la collection de livres rares

Une collection de 500 livres publiés avant 1800 a été récemment relocalisée dans la chambre forte des livres rares à Bibliothèque et Archives Canada pour y être conservée en permanence. Cette chambre forte offre des conditions environnementales optimales garantissant la préservation adéquate de cette collection très spéciale au bénéfice des générations futures. Avant leur transfert à Bibliothèque et Archives Canada, ces livres appartenaient à la Bibliothèque du Parlement. La majeure partie de la collection est constituée d’ouvrages publiés en Angleterre ou en France, et beaucoup de ces oeuvres comprennent plusieurs volumes. Les sujets traités vont de la géographie à l’histoire, en passant par le théâtre et les essais.

Photographie couleur montrant des rangées de livres sur une étagère. Chaque livre est identifié par une bande de papier portant une cote topographique.

Emplacement permanent dans la chambre forte des livres rares.

À propos de la collection

La plupart des livres possèdent une reliure du 18e siècle, entièrement ou partiellement en cuir, fabriquée à la main. La collection comprend également certains ouvrages reliés en papier, en tissu ou en parchemin. Les livres sont ornés de dorures et de titres complexes, et sont souvent rehaussés de papier marbré aux motifs originaux et très étonnants, utilisé généralement comme page de garde.

Photographie couleur d’un livre ouvert montrant un somptueux papier marbré servant de page de garde.

Détail d’un papier marbré.

Collage photographique en couleur de quatre estampilles représentant un castor, illustrant les différents styles d’estampilles que l’on retrouve sur les livres.

Le « castor » de la Bibliothèque du Parlement estampillé sur le dos de plusieurs livres. Le style et les motifs complexes du castor ont évolué au fil des ans, mais la marque bien connue demeure facilement identifiable.

État de conservation des livres

Avant d’être ajoutés à la collection de livres rares, plusieurs de ces ouvrages ont subi des dommages dus à différents facteurs tels que l’humidité, la température, la lumière et la poussière. Quelques livres sont en excellent état, avec une reliure et un bloc de feuilles parfaitement intacts, mais plusieurs sont endommagés et montrent des signes de détérioration. Certains volumes ont été abimés par l’eau et le feu, ou contiennent des traces d’infestation d’insectes ou de rongeurs nuisibles, alors que d’autres sont affaiblis et détériorés par des siècles de manipulation.

Pourriture rouge et détérioration du cuir

Un fort pourcentage de la collection (environ 90 %) présente une détérioration du cuir plus ou moins grave. Dans certains cas extrêmes, les conservateurs l’identifient à de la pourriture rouge. Ce genre de détérioration est un problème qui touche fréquemment les cuirs de cette époque, car les tanins utilisés dans leur processus de fabrication contiennent des produits chimiques qui, avec le temps et au contact de l’oxygène, subissent une transformation chimique qui détruit la structure moléculaire du cuir. Ce phénomène provoque un affaiblissement du cuir qui s’effrite et se transforme en poudre.

Photographie couleur d’une main gantée tenant un livre portant des signes évidents de pourriture rouge. Le gant et la manche sont couverts d’une fine poussière brun-rouge.

Un exemple de pourriture rouge — cette expression décrit la poudre rougeâtre qui apparaît à la surface d’une reliure de cuir gravement endommagée.

Prochaines étapes pour cette collection

Il y a tant à apprendre de cette collection de magnifiques livres anciens. Ne manquez pas nos prochains billets portant sur l’inventaire physique de la collection, comprenant une description détaillée de son état de conservation, des divers traitements de conservation requis, de la composition matérielle des livres, des types de décorations, etc. Consultez aussi le blogue suivant, qui explique en détail les étapes à entreprendre pour préserver cette remarquable collection.

Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington – mars 2015

Voici une liste des publications de généalogie que nous avons acquises récemment. Vous pouvez les consulter dans la Salle de généalogie et histoire familiale, au troisième étage, au 395, rue Wellington. Le lien au catalogue AMICUS comprend la cote vous permettant de trouver le livre dans les rayons.

Si vous en êtes à vos premiers pas en généalogie, vous pouvez aussi consulter notre section Généalogie et histoire familiale.

Bonne exploration!

Histoires de familles

Le grand rassemblement…: familles Zéphirina Dupuis, Aquila Dupuis, André-Joseph Dupuis : généalogie et biographie, par Francine Dupuis Loranger (AMICUS 43219206)

Mes ancêtres Laroche et Desrochers, par Lyne Laroche, Nicole Levesque (AMICUS 43036457)

The Melanson story: Acadian family, Acadian times, par Margaret C. Melanson (AMICUS 43102537)

Une famille, un village, un pays : les Gagnon, les Bergeronnes, le Québec, par Rodolphe Gagnon (AMICUS 42915824)

Histoires locales et histoires de groupes ethniques

Cartes mortuaires Les Éboulements et Saint-Joseph-de-la-Rive, par Alain Anctil-Tremblay, Jean-Philippe Tremblay (AMICUS 41850791)

Cimetières La Malbaie, par Alain Anctil-Tremblay, Jean-Philippe Tremblay (AMICUS 41850786)

Cimetières Les Éboulements, 1733-2010 et Saint-Joseph-de-la Rive, 1932-2010, par Alain Anctil-Tremblay, Jean-Philippe Tremblay (AMICUS 41850986)

Familles Caron d’Amérique : répertoire généalogique, par l’Association les familles Caron d’Amérique (AMICUS 43168696)

Généalogie des familles acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard (volume 5), par Jean Bernard (AMICUS 38333031)

Gravestones of Glengarry (volumes 10 à 14), par Alex W. Fraser (AMICUS 48101)