Nouveau fonds d’archives – Ambassadeur Arthur R. Menzies

Par Patrick Latulippe

Aimeriez-vous découvrir l’extraordinaire histoire d’un Canadien né en Chine, qui est plus tard retourné en République populaire de Chine comme ambassadeur du Canada? Désirez-vous comprendre les subtilités et la profondeur des fonctions et activités des ambassadeurs du Canada à l’étranger?

Grâce à la récente acquisition du fonds Arthur R. Menzies par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), vous pouvez maintenant accéder à ce matériel exceptionnel. Les archives de ce diplomate ayant travaillé principalement en Asie et de ce haut fonctionnaire qui a représenté le Canada dans plus d’une dizaine de pays durant plus de 30 ans comprennent des milliers de lettres manuscrites relatant sa vie personnelle et professionnelle.

Photographie en noir et blanc montrant trois garçons sur des vélos.

Le jeune Arthur Menzies en Chine, à vélo (à gauche). Vacances d’été à Pei Tai Ho, Chine, 1930-1935 (MIKAN 4976252)

Ces archives, soigneusement conservées par la famille Menzies durant plus d’un demi-siècle, permettront aux chercheurs de découvrir les détails de la fabuleuse vie et carrière de Son Excellence l’Ambassadeur Menzies.

Notice biographiqueExemples intéressants de matériel archivistique présent dans le fonds

Carnets de voyage autour du monde

La famille Menzies part à la découverte du monde en 1928. Cette aventure inspirante est décrite avec beaucoup de détails dans les carnets de voyage autour du monde tenus par la mère, Annie Menzies, et par les trois enfants de la famille : Arthur, Frances et Marion Menzies. Cette partie du fonds permet de comprendre l’origine des premières aventures extraordinaires d’Arthur Menzies à l’international. Il est ensuite pertinent d’interpréter ces expériences en lien avec les responsabilités de l’ambassadeur Menzies en Asie, en Océanie et en Europe.

Photo en couleur montrant deux pages d’un journal personnel.

Deux pages du carnet de voyage autour du monde d’Annie Menzies, 1928 (MIKAN 4976256)

Correspondance

Une des séries les plus intéressantes de ce fonds est sans contredit la série correspondance. Elle comporte plus de dix boîtes de correspondance (plus de deux mètres de lettres, chaque boîte comprenant des centaines de lettres!) en provenance ou à destination de la famille Menzies. Cette correspondance permet aux Canadiens de découvrir la complexité des relations amicales et familiales lorsque le travail dans des postes diplomatiques amène une partie de la famille à l’étranger, alors qu’une autre partie reste au Canada. L’évolution de ces relations dans le temps, par exemple lorsque les enfants sont plus grands et ne suivent plus les parents dans les postes à l’étranger, est passionnante. On peut aussi sentir l’attachement à l’égard des amis qui résident loin de la famille Menzies durant plusieurs années. La correspondance est riche et constante avec plusieurs amis, collègues et membres des familles Redpath, Menzies, Sedgwick et Skelton. Enfin, la période de 1965 à 1972 a même fait l’objet d’un livre, Australia & the South Pacific, Letters Home, 1965-1972, publié par Arthur R. Menzies en 2009. Des sources qui combleront sans aucun doute les chercheurs les plus méticuleux!

Une lettre dactylographié parlant de détails vis-à-vis un prochain déménagement.

Une lettre personnelle d’Arthur Menzies à Mme Skelton, sa belle-mère (MIKAN 4976262)

Australie et Pacifique Sud

L’ambassadeur Menzies a aussi été représentant du Canada à l’étranger à des moments clés de l’histoire. Par exemple, il était haut-commissaire en Australie lorsque les îles Fidji ont obtenu leur indépendance du Royaume-Uni. M. Menzies est alors devenu de facto le premier haut-commissaire du Canada aux Fidji, en plus de garder son poste pour l’Australie et d’entretenir des liens avec d’autres colonies britanniques de la région qui obtiendront leur indépendance plus tard dans les années 1970, comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon.

Photographie en couleurs d’un homme portant un short, une chemise et des sandales. Une caméra munie d’une courroie pend à son cou. Il se tient debout à côté d’un homme qui porte un short et un masque élaboré.

Kenneth Menzies (à gauche) avec un homme masqué en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 5 juillet 1967 (MIKAN 4976273)

Chine et Vietnam

M. Menzies est nommé ambassadeur du Canada en Chine et au Vietnam en 1976, probablement le poste le plus important de sa carrière. Sa maîtrise du mandarin et son expérience ont sans doute fait pencher la balance. Pour M. Menzies, ce poste marque un retour à son pays natal. La série du fonds d’archives couvrant cette période est aussi riche en photographies. Elle documente les dizaines de visites de Madame et Monsieur Menzies aux quatre coins de ces pays.

Photographie en noir et blanc de deux hommes qui se saluent. L’un des deux hommes tient un bout de papier et le tend à l’autre. Un homme se trouvant à l’arrière-plan regarde la scène.

L’ambassadeur Menzies présentant ses lettres de créance à un représentant de la Chine, 1976 (MIKAN 4976275)

Sans oublier…

Arthur R. Menzies a aussi écrit de nombreux livres et articles, principalement sur sa vie à titre d’ambassadeur. Le fonds largement accessible à tous nous permettra de consulter des notes et ébauches qui ont mené aux publications finales.

Le fonds est aussi extraordinairement riche en photographies (5 103 photos : 1 300 en noir et blanc et 3 803 en couleurs), ce qui permet de découvrir des régions et coins de pays difficilement accessibles encore aujourd’hui comme les îles Fidji et la Birmanie (le Myanmar). Ces supports visuels sont souvent datés et annotés. Une recherche approfondie peut donc mener aux itinéraires précis des missions de représentation du Canada menées par l’ambassadeur partout dans le monde.

En conclusion, il est maintenant possible d’approfondir nos recherches sur ce personnage clé de l’histoire diplomatique du Canada du 20e siècle, grâce à son fonds d’archives offrant un large éventail de matériel conservé à Bibliothèque et Archives Canada. L’invitation est donc lancée!


Patrick Latulippe est archiviste à la Direction des archives privées de science et de gouvernance à Bibliothèque et Archives Canada.

Ô Canada! Une histoire bilingue

English version

Par Jessica Di Laurenzio

Bibliothèque et Archives Canada a récemment fait l’acquisition des dossiers de la maison de disques Frederick Harris, un grand éditeur canadien de musique souvent associé au Conservatoire royal de musique de Toronto. Tôt dans l’histoire de l’entreprise, dans les années 1910, Frederick Harris s’est vaillamment efforcé d’obtenir les droits d’auteur canadiens d’un aussi grand nombre de pièces que possible. Une des chansons qu’il a éditées à cette époque est la version en anglais d’Ô Canada. Toutefois, sa version n’est pas celle qui constitue aujourd’hui l’hymne national officiel connu des Canadiens.

Ô Canada a acquis ce statut en 1980, exactement 100 ans après que la musique en a été composée par Calixa Lavallée. C’est le lieutenant-gouverneur du Québec, Théodore Robitaille, qui lui commande cette pièce. Le juge Adolphe-Basile Routhier compose les paroles en français de l’hymne à la même époque, et l’œuvre est chantée pour la première fois en public le jour de la Saint-Jean-Baptiste, à Québec, en 1880. Le Chant national (nom original d’Ô Canada) se veut l’hymne du peuple canadien-français et est créé en partie en réaction à la popularité de God Save the Queen au Canada anglais.

Photo noir et blanc d’un homme à la moustache proéminente portant un veston et un nœud papillon. La photo de forme ovale est placée sur un carton de montage mat de couleur grise.

Portrait de Calixa Lavallée (e010900310).

La population canadienne-anglaise aime tant la musique de Lavallée que quelques décennies plus tard, une version anglaise voit le jour. Toutefois, plutôt que de simplement traduire les paroles de Routhier en anglais, plusieurs paroliers anglophones rédigent leurs propres versions, ce qui explique en partie la grande différence de sens entre les paroles d’Ô Canada en anglais et en français.

Couverture de la partition. Au centre, il y a une photo d'un homme en pardessus et en pantalons tenant à la main un haut-de-forme et une canne. Les noms du compositeur et du parolier se trouvent en bas entre un croquis représentant la ville de Québec et un arbre qui va jusqu'au haut de la page recouvrant le titre de feuilles d'érable.

Couverture de la première édition de « Ô Canada » (OCLC 1007545258).
L.N. Dufresne, couverture « Ô Canada » (Québec : Arthur Lavigne, 1880).
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec. Fonds ancien, 204, SQ047145.

Paroles originales en français par Routhier

Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!

Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.

Et ta valeur, de foi trempée, 

Protègera nos foyers et nos droits.
Protègera nos foyers et nos droits.
 

Traduction anglaise

O Canada! Land of our ancestors,
Glorious deeds circle your brow.
For your arm knows how to wield the sword,
Your arm knows how to carry the cross.

Your history is an epic
Of brilliant deeds.
And your valour steeped in faith

Will protect our homes and our rights,
Will protect our homes and our rights.

Les paroliers anglophones adoptent un point de vue différent dans leurs versions et, dans plusieurs cas, mettent l’accent sur la beauté naturelle du Canada plutôt que sur l’histoire empreinte de bravoure et d’héroïsme du pays. Leur approche est dans certains cas trop semblable, et des accusations de plagiat sont même lancées. Robert Stanley Weir et Edward Teschemacher, deux anglophones ayant chacun écrit leur propre version anglaise, utilisent tous deux la phrase « Our home and native land ». En raison de ces similitudes, l’établissement des droits d’auteur cause des tensions entre Delmar Music Co. et Frederick Harris, éditeurs respectifs des versions de Weir et de Teschemacher, qui datent toutes deux de 1910 environ.

Couverture de la partition d’O Canada!, hymne national du Canada, par C. Lavallée.

Couverture de la partition d’O Canada! par la maison de disques Frederick Harris, en 1914, paroles d’Edward Teschemacher (OCLC 1007512736).

En plus de Weir et Teschemacher, des gens des quatre coins du pays proposent leur propre version anglaise d’Ô Canada. En 1927, la version de Weir est devenue la plus chantée, et c’est d’elle que l’on fait la chanson officielle du jubilé de diamant de la Confédération. Toutefois, étant donné le nombre de versions existantes, il allait encore falloir un certain temps avant que l’œuvre obtienne le statut d’hymne national.

Le premier ministre Lester B. Pearson tente, en 1967, de déposer un projet de loi en faisant la version officielle, mais ce n’est qu’en 1980, lors du centenaire de la musique de Lavallée, qu’Ô Canada devient l’hymne national officiel du pays. La version française est constituée des paroles originales de Routhier, datant de 1880, alors que la version de Weir obtient la reconnaissance officielle en tant que version anglaise, même si le sens des paroles dans les deux langues est passablement différent.

Photo d’un timbre-poste rectangulaire comportant des dessins colorés de trois hommes dont le nom est inscrit à côté de chacun : Calixa Lavallée, Adolphe-Basile Routhier et Robert Stanley Weir. On peut lire sur le timbre « Canada Postes-Postage, O Canada! 1880-1980 ».

Timbre commémoratif, 1980, montrant Lavallée, Routhier et Weir (s000844k).


Jessica Di Laurenzio est archiviste adjointe en littérature, musique et arts de la scène à la Division des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.

Images de la baladodiffusion sur Sir Wilfrid Laurier maintenant sur Flickr

Sir Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada, a eu le plus long mandat ininterrompu. Il est considéré comme l’un des plus grands hommes politiques du Canada. Il avait énormément de charisme et il était charmant et passionné, qualités qui l’ont bien servi dans ses fonctions et dans sa vie personnelle. Cette passion se perçoit dans de nombreuses lettres qu’il a écrites à son épouse, Zoé. Mais peut-être pouvons-nous avoir une meilleure idée de son caractère grâce aux lettres qu’il a envoyées à Émilie Lavergne.

Un projet sur les premiers ministres pour étudier notre histoire

Mariam Lafrenie et Rachel Klassen

En collaboration avec l’Université Queen’s, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a lancé un projet visant à faire connaître les discours des premiers ministres du Canada. Pour commencer le projet, la Section des archives politiques et de gouvernance a eu le plaisir de travailler avec Mariam Lafrenie, étudiante de premier cycle et chercheuse à l’Université Queen’s. Mariam a fait les recherches sur les premiers ministres pendant l’été 2016. Ses découvertes ont aidé notre section à planifier la façon d’atteindre les principaux objectifs du projet : faciliter l’accès aux fonds des premiers ministres du Canada conservés à BAC, et aider les Canadiens à se familiariser avec l’histoire politique de leur pays. Pour conclure cette première étape du projet, nous avons demandé à Mariam de nous faire part de ses commentaires sur le projet et de nous parler des discours qu’elle a trouvés particulièrement intéressants.

Réflexions de Mariam Lafrenie

L’étude des fonds de plusieurs premiers ministres, y compris sir Charles Tupper, m’a donné un point de vue privilégié sur l’histoire et le patrimoine du Canada. J’ai pris connaissance des décisions qui ont déterminé l’avenir du pays et cerné les objectifs des Pères de la Confédération. J’ai aussi observé l’évolution de ces objectifs puisque chaque premier ministre a tenté de redéfinir l’identité et l’unité canadiennes.

Le Canada du premier ministre Louis St-Laurent donne une importance particulière à la diversité et à la liberté, et juge intolérable toute forme de discrimination et de terrorisme. Celui que les Canadiens appellent « l’oncle Louis » a géré la création de l’Organisation des Nations Unies et l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.

Un homme âgé, debout sur une estrade, tend la main vers un groupe d’enfants.

Le premier ministre Louis St-Laurent avec un groupe d’enfants, en 1949 (MIKAN 3220798)

Le premier ministre John Diefenbaker s’est battu pour défendre le droit inaliénable à la liberté (site en anglais seulement). Dans son Canada, les Canadiens ont le droit d’exprimer leurs croyances et leurs opinions, mais ont aussi le devoir de défendre ce droit dans le monde entier.

« Je suis Canadien, un Canadien libre, libre de m’exprimer sans crainte, libre de servir Dieu comme je l’entends, libre d’appuyer les idées qui me semblent justes, libre de m’opposer à ce qui me semble injuste, libre de choisir les dirigeants de mon pays. Ce patrimoine de liberté, je m’engage à le sauvegarder pour moi-même et pour toute l’humanité. »

  • John Diefenbaker, Chambre des communes, le 1erjuillet 1960
Un homme âgé, debout, parle à un groupe de personnes assises à des bureaux.

Le premier ministre John Diefenbaker s’adresse à la Chambre des communes, le 14 octobre 1957. (MIKAN 3214921)

On se souvient de Lester Pearson pour sa persévérance et sa diplomatie. Son Canada favorise le progrès social. Pendant son passage comme premier ministre, il supervise la création du régime universel d’assurance-maladie, du Régime de pensions du Canada et de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Il est cependant surtout reconnu pour sa détermination à choisir un drapeau national digne d’un Canada indépendant et uni.

Page couverture d’un discours publié. Comprend du texte et le portrait d’un homme blanc.

Je me tiens debout pour le Canada! Discours de Lester Pearson (MIKAN 4924761)

Le premier ministre Pierre Trudeau a consacré 15 années de sa vie aux Canadiens, dirigeant le pays pendant la crise d’octobre et le referendum au Québec, en 1980. Il s’est aussi employé à unifier les Canadiens d’un océan à l’autre et à garantir leurs droits et libertés. Son Canada est devenu un pays entièrement indépendant doté de sa propre constitution.

Il y a encore beaucoup à apprendre au sujet des premiers ministres du Canada. BAC et l’Université Queen’s poursuivent leur projet pour que les fonds des premiers ministres soient plus facilement accessibles et facilitent les découvertes!

Liens connexes


Mariam Lafrenie est étudiante de premier cycle et chercheuse à l’Université Queen’s. Elle a travaillé à la Direction générale des archives privées de BAC durant l’été 2016.

Rachel Klassen est archiviste – politique à la Direction générale des archives privées de BAC.

Comment trouver des communiqués du gouvernement du Canada

Par Emily Dingwall

Les communiqués du gouvernement du Canada annoncent aux médias les plus récentes nouvelles concernant les ministères. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) conserve de nombreux communiqués, certains en copie papier dans ses archives, d’autres dans sa collection de documents publiés. La collection de BAC constitue un excellent point de départ pour chercher d’anciens communiqués qui ne sont pas en ligne. La collection est toutefois incomplète, car les communiqués n’ont pas toujours été recueillis de manière systématique. Le présent billet ne porte que sur les communiqués disponibles dans la collection de documents publiés, qui ont généralement été diffusés entre 1945 et 2004. Il explique également comment trouver des communiqués plus récents dans les sites Web de chacun des ministères et les Archives du Web du gouvernement fédéral.

Les communiqués conservés dans la collection publiée sont accessibles par le catalogue de bibliothèque AMICUS. Puisque les communiqués sont catalogués par ministère et en ordre chronologique, il est très utile de connaître le ministère visé et le moment de la publication. Voici un exemple d’une série de communiqués sauvegardés dans notre collection et provenant de l’ancien ministère des Communications. Pour d’autres conseils facilitant la recherche, vous pouvez nous poser une question ou nous rendre visite sur place. Il y a aussi une page d’aide à la recherche dans AMICUS.

Pour trouver des communiqués plus récents, comme ceux datant de la fin des années 1990, effectuez des recherches dans les Archives du Web, qui permettent d’accéder à des documents recueillis sur d’anciens sites Web du gouvernement du Canada. On peut lancer des recherches dans les archives à partir d’un mot-clé, du nom d’un ministère ou d’une adresse URL. Les recherches par ministère sont particulièrement efficaces (voir l’option dans le menu rouge, à gauche). Il suffit de faire défiler la liste et de cliquer sur les ministères qui présentent un certain intérêt. Ce faisant, vous aurez accès à des versions antérieures des sites de ces ministères, d’où vous pourrez naviguer jusqu’à la section des nouvelles pour consulter leurs communiqués. Précisons que les Archives du Web est un site archivé; il se pourrait que certains liens ne soient pas fonctionnels, et son contenu n’est plus mis à jour.

Image en couleur illustrant des captures d’écran de deux pages Web du gouvernement du Canada, présentées côte à côte.

Captures d’écran de la page d’introduction des Archives du Web du gouvernement fédéral (à gauche) et de la page où s’affiche la liste des ministères (à droite).

Pour ce qui est des communiqués plus récents, ceux des dernières années (la durée varie d’un ministère à l’autre) sont généralement accessibles à partir des sites Web de chaque ministère ou société d’État, ou encore du site du Cabinet du premier ministre. Par exemple, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (autrefois Industrie Canada) affiche sur son site Web des communiqués archivés qui remontent à 2012.

De plus, un site Web pour les communiqués de presse du gouvernement du Canada compile les plus récents communiqués publiés par tous les ministères fédéraux.

N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions sur les communiqués publiés par le gouvernement du Canada!


Emily Dingwall est bibliothécaire de référence au sein de la Division des services de référence à Bibliothèque et Archives Canada.

Les écluses sont ouvertes : 20 millions de pages, et ce n’est pas fini!

En 2013, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) annonçait fièrement l’ouverture au public de 10 millions de pages dans le cadre du projet d’examen en bloc. BAC est heureux d’annoncer que le nombre de pages ouvertes à la consultation grâce à cette initiative s’élève maintenant à plus de 20 millions.

Ce projet permet un plus large accès aux archives gouvernementales conservées à BAC, lesquelles proviennent d’une multitude de ministères et témoignent de toutes les activités et fonctions du gouvernement canadien.

Notons en particulier l’ouverture d’environ deux millions de pages documentant les célébrations du centenaire de la Confédération par le gouvernement fédéral en 1967. Les documents, contenus dans le fonds Expo 67 et dans les archives de la direction des expositions de l’ancien ministère du Commerce, couvrent toutes les facettes de l’organisation et des activités d’Expo 67. Ils complètent une série de documents du fonds de la Commission du Centenaire, ouverts précédemment. Ensemble, ils forment un groupe de documents d’archives pouvant servir à la recherche, alors que les Canadiens se préparent à célébrer le 150e anniversaire de la Confédération en 2017.

Quatre millions de pages de l’ancien ministère canadien du Commerce ont aussi été ouvertes à la consultation; elles documentent les activités commerciales internationales du Canada, des années 1880 à 1980. Les relations commerciales internationales du Canada avec le Commonwealth et avec d’autres pays occupent une place importante parmi les fonctions gouvernementales, depuis les débuts de la Confédération et encore aujourd’hui. Ces archives témoignent de la longue et prestigieuse histoire de nos relations commerciales avec divers pays et de toutes nos activités commerciales internationales.

Les documents de l’Expo 67 et ceux qui concernent le commerce international ne sont que deux des nombreux ensembles documentaires du gouvernement fédéral qui peuvent maintenant être consultés grâce à l’examen en bloc.

Une photographie en noir et blanc d’un édifice dont la façade est décorée de motifs d’art autochtone, contigu à une structure en forme de tipi. On aperçoit le haut d’un mât totémique derrière l’édifice.

Pavillon des Indiens du Canada – Expo 67 (MIKAN 3192403)

Qui agira en bon père de famille? Les documents relatifs au développement territorial des chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise

Les chemins de fer ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les histoires relatant l’émergence du Canada en tant que nation. La construction des lignes de chemin de fer était, à l’époque, perçue comme un élément déterminant dans la formation d’une identité nationale cohérente et se voulait un gage que les déplacements et les échanges commerciaux dans le vaste territoire du Canada allaient être simplifiés.

Les compagnies de chemin de fer ont également participé à la colonisation de l’Ouest canadien en agissant comme promoteurs et courtiers en immeuble pour les terres concédées par le gouvernement fédéral. Après la cession de la Terre de Rupert au Canada en 1870, les concessions de biens-fonds ferroviaires constituaient un important volet du plan gouvernemental visant à accroître la population des régions de l’Ouest déjà occupées par des communautés autochtones, des établissements métis et des postes avancés de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Même au début du vingtième siècle, on concédait des terres afin d’encourager les compagnies de chemin de fer à prolonger leurs rails partout sur le continent, et la construction du chemin de fer était partiellement financée par la location et la vente de ces terres.

Le bureau de Winnipeg des Services régionaux garde un précieux assortiment de documents à l’appui de la vente et de la location de terres agricoles et de terres en zones urbaines dans l’Ouest canadien par les Chemins de fer nationaux du Canada et les prédécesseurs de l’entreprise. Ces documents, provenant des diverses sociétés filiales vouées à l’immobilier rattachées aux Chemins de fer nationaux du Canada, le Chemin de fer Canadien du Nord et la Grand Trunk Pacific Railway, brossent un portrait vivant des colons établis dans l’Ouest canadien et présentent certains des nombreux défis qu’ils ont dû relever au début et au milieu du vingtième siècle.

Les dossiers liés à la vente et à la location de terres agricoles procurent des comptes rendus particulièrement intéressants sur les colons de l’Ouest canadien et leurs expériences. En général, on retrouve dans ces dossiers un formulaire de demande standard, décrivant brièvement les antécédents personnels du demandeur, ainsi qu’une évaluation de la demande rédigée par un représentant de l’entreprise, dont la tâche consistait à déterminer si le demandeur était susceptible d’agir en bon père de famille (« likely to make good »). Les demandes et évaluations procurent des profils détaillés de fermiers venus peupler les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique.

Formulaire imprimé intitulé Applicant's Statement (bilan du demandeur) sur lequel apparaissent, écrites à la main, les réponses à des énoncés et à des questions visant à recueillir de l'information sur le demandeur. Le formulaire sert à colliger de l'information, telle que le nom, l'âge, l'état matrimonial et le lieu de naissance du demandeur; le nom de trois hommes d'affaires, d'un banquier et d'un membre du clergé (three businessmen, one banker, and one clergyman), qui pourraient servir de références pour le demandeur, et des précisions quant aux actifs et aux dettes du demandeu

« Applicant’s Statement » (bilan du demandeur) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (e011172001)

Formulaire imprimé intitulé Appraiser's Report sur lequel apparaissent des notes manuscrites ajoutées par un évaluateur concernant l'acquéreur éventuel d'une terre agricole. Dans les notes de l'évaluateur se trouvent une évaluation de la réputation de l'acquéreur, l'état de toute terre agricole que l'acquéreur pourrait déjà posséder et l'avis de l'évaluateur à savoir s'il croit que le demandeur est un acquéreur susceptible d'agir en bon père de famille (a purchaser who is likely to make good).

« Appraiser’s Report » (rapport d’évaluation) au nom de Charles Deffey, acquéreur éventuel de SW-17-28-26 W4 (e011172002)

Naturellement, la majorité des autres documents qui se trouvent dans les dossiers servant à appuyer la vente d’une terre agricole sont de la correspondance portant sur les paiements à effectuer afin d’acheter la terre. Bien que ces échanges de courrier soient, en général, de nature courante, il arrive aussi qu’on y découvre des plaidoiries bien senties d’acquéreurs qui imploraient la clémence pour avoir omis d’effectuer un versement ou pour l’avoir remis en retard, plus particulièrement durant les années 1930. Parmi les explications souvent invoquées dans les lettres pour justifier les manquements, mentionnons les récoltes décevantes ou les épreuves subies par l’expéditeur pris en défaut et sa famille. Dans la lettre reproduite ci-dessous, par exemple, l’auteur renonce à sa demande d’obtenir un lopin de terre agricole en Saskatchewan après s’être cassé une jambe et avoir perdu la récolte annuelle à cause d’une tempête de grêle.

Lettre manuscrite adressée au commissaire des terres, aux Chemins de fer nationaux du Canada, et provenant de Charles Deffey qui fait part de son intention de renoncer à un lopin de terre agricole pour lequel il avait effectué des paiements. M. Deffey fournit une brève description de certains obstacles qu'il a rencontrés lors de ses travaux sur la terre et il informe le commissaire des terres qu'il enverra un acte de renonciation (quit claim) officiel dès qu'il aura assez d'argent pour payer un juge de paix (J.P.).

Lettre de Charles Deffey au commissaire des terres, Chemins de fer nationaux du Canada (e011172003)

Recherche de documents relatifs aux terres

On peut consulter les documents relatifs au développement territorial des Chemins de fer nationaux du Canada et des prédécesseurs de l’entreprise, des archives fort susceptibles de susciter un immense intérêt auprès des chercheurs en généalogie et de ceux qui se penchent sur des sujets comme l’agriculture, l’immigration et l’histoire locale, à partir de l’outil Recherche dans la collection sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada. D’abord, il faut sélectionner « Recherche avancée » et ensuite « Collections et fonds (Recherche de fonds d’archives) » dans le menu déroulant « Jeu de données ». Ensuite, sélectionner « No d’instrument de recherche » dans le menu déroulant de « Termes spécifiques » et taper « 30-130 » dans l’encadré à droite, et cliquer recherche. On peut préciser la recherche en ajoutant un mot-clé dans l’encadré « Tous les mots », comme le nom d’une famille particulière, ou les coordonnées d’arpentage des terres fédérales afin de trouver de l’information sur un lopin de terre donné.

Précisons toutefois que ces documents ne constituent pas un dossier exhaustif des activités de développement territorial menées par les Chemins de fer nationaux du Canada, les prédécesseurs de l’entreprise et leurs sociétés filiales. Les dossiers et registres, actuellement gardés au bureau de Winnipeg des Services régionaux de Bibliothèque et Archives Canada, ont été récupérés des entrepôts des Chemins de fer nationaux du Canada lorsque le quartier de Winnipeg maintenant connu sous le nom de The Forks devait faire l’objet d’une rénovation urbaine vers la fin des années 1980. Fort heureusement, nous avons pu récupérer suffisamment de registres et de dossiers pour avoir un riche aperçu de la colonisation dans l’Ouest canadien au début et au milieu du vingtième siècle.

Les lettres d’un politicien passionné : la correspondance de Wilfrid Laurier à Bibliothèque et Archives Canada

Par Théo Martin

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient la riche correspondance de Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada et premier Canadien français à accéder au poste. Wilfrid Laurier (1841-1919), né à Saint-Lin, au Québec, connaîtra une carrière exceptionnelle de journaliste, d’avocat, de politicien et bien sûr de premier ministre.

Photographie en noir et blanc montrant un homme âgé regardant au loin.

sir Wilfrid Laurier, v. 1906, photographe inconnu (MIKAN 3623433)

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Comités permanents : trouver l’information antérieure à 1995 – l’accès aux documents imprimés (deuxième partie)

Maintenant que nous savons comment trouver l’information sur les comités permanents qui est accessible sur le Web, il est temps de nous pencher sur les versions papier. Nous examinerons les documents suivants :

  • Procès‑verbaux : les comptes rendus officiels des réunions des comités
  • Témoignages : les comptes rendus textuels des réunions
  • Rapports : les résultats des activités ou des études du comité permanent qui sont présentés à la Chambre des communes

Comme dans la première partie, nous prendrons l’exemple du comité permanent responsable de l’environnement. AMICUS, le catalogue de Bibliothèque et Archives Canada, sera notre point de départ. Nous ferons une recherche élaborée afin d’avoir toutes les options à notre disposition.

Pour chercher des documents sur l’environnement publiés en 1986, nous effectuerons la recherche suivante :

  1. Dans le champ Nom (mot‑clé), entrez comité permanent entre guillemets.
  2. Dans un second champ Nom (mot‑clé), tapez environnement.
  3. Tapez 1986 dans un champ Tout mot‑clé*, puis appuyez sur Enter.

*Remarque : Le fait d’entrer une date dans le champ Tout mot‑clé améliore les chances d’obtenir des résultats pertinents, car une session peut durer plusieurs années. Vous pouvez aussi omettre cette donnée et trier les résultats par date à la place.

La liste des résultats comprend :

  • Le rapport produit cette année‑là : Ressources et industries forestières de l’est du Canada
  • Deux versions en microforme des procès‑verbaux et des témoignages
  • La version papier des procès‑verbaux et des témoignages de la session

L’essentiel est que nous avons découvert le nom du Comité en 1986 : le Comité permanent de l’environnement et des forêts.

Voici la notice du rapport. Les renseignements essentiels pour obtenir le document sont surlignés.

No AMICUS 6662475
Monographie
EXEMPLAIRES BNC: Conserv autr édifice (HD-IEC) – COP.C.XC50 – Add specific Parliament, session and issue no. / Ajouter la législature, la session et la livraison désirée – AUCUN PEB
P.O.C. – COP.C.XC50 – Copy 2 – Add specific Parliament, session and issue no. / Ajouter la législature, la session et la livraison désirée
NOM(S):*Canada. Parlement. Chambre des communes. Comité permanent de l’environnement et des forêts
TITRE(S): Ressources et industries forestières de l’est du Canada: premier rapport / Comité permanent de l’environnement et des forêts
ÉDITEUR: [Ottawa] : Le Comité, 1986.
DESCRIPTION: ii, 107, [18, 17], 95, ii p. ; 27 cm.
COLLECTION: Canada. Parlement. Chambre des communes. Comité permanent de l’environnement et des forêts Minutes of proceedings and evidence of the Standing Committee on Environment and Forestry = Procès-verbaux et témoignages du Comité permanent de l’environnement etdes forêts 0837-4937 1984-85-86, Fasc. no 7
NOTES: Texte en français et en anglais disposé tête-bêche.
Titre de la couv.
« Juin 1986« .
Comprend des références bibliographiques.
RELATIONS: Canada Réponse globale du gouvernement au premier rapport du Comité permanent de l’environnement et des forêts « Ressources et industries forestières de l’est du Canada (juin 1986) » /. [Ottawa : Gouvernement du Canada], 1986.
Canada. Parliament. House of Commons. Standing Committee on Environment and Forestry Forest resources and industries in Eastern Canada :. [Ottawa] : The Committee, 1986.

Remarquons que la notice demande d’ajouter la législature, la session et la livraison désirée. Ces renseignements sont nécessaires pour obtenir un exemplaire de ce type de publications à Bibliothèque et Archives Canada.

Où trouver cette information?

PARLINFO offre la liste des législatures. L’année 1986 couvre une partie des 1re et 2e sessions de la 33e législature. Pour commander le rapport publié en juin 1986 (voir la partie surlignée dans la section Notes de la notice ci‑dessus), nous demanderions la 33e législature, 1re session (1984.11.05‑1986.08.28), fascicule no 7 (voir la partie surlignée dans la section Collection de la notice ci‑dessus).

Ce n’était là qu’une brève introduction à la recherche sur les comités permanents!

Comités permanents : trouver l’information électronique postérieure à 1995 – l’accès sur le Web (première partie)

Il peut être difficile de trouver de l’information sur les comités permanents du Parlement si on ne connaît pas la technique. Dans ce billet (qui se divise en deux parties), nous expliquerons comment trouver l’information récente sur le Web, puis les documents papier conservés par Bibliothèque et Archives Canada, dont la création peut remonter jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Une grande partie du travail accompli par le Parlement se fait dans les comités. Les membres y étudient et modifient des projets de loi, analysent des questions d’actualités ou examinent des plans de dépenses à la demande de la Chambre des communes.

Deux documents officiels sont rédigés après chaque réunion :

  • Procès‑verbal : le compte rendu officiel de la réunion du comité, qui est inséré dans un fascicule numéroté. Chaque procès‑verbal fournit la date de la réunion, le contenu, les sujets abordés, la liste des témoins et d’éventuelles références à des rapports soumis à la Chambre des communes.
  • Témoignages : le compte rendu textuel de la réunion.

Un troisième document officiel, le rapport, intéresse davantage la plupart des chercheurs. Les rapports ne sont pas produits sur une base régulière, mais lorsque le comité clôt un dossier ou parachève une étude. Ils sont ensuite soumis à la Chambre des communes. Le gouvernement et les autres partis présentent parfois des réponses.

Nous utiliserons une étude sur la conservation urbaine réalisée par le Comité de l’environnement comme exemple. L’information sur les comités permanents produite depuis 1995 se trouve sur le site Web du Parlement du Canada. Les documents des comités ne sont plus imprimés depuis 1998.

Sur la page d’accueil du site Web, cliquez sur Travaux parlementaires [un onglet au haut de la page] → ComitésAccueil des comités de la Chambre des communesListe des comitésENVI Environnement et développement durable.

Marche à suivre pour trouver un rapport

La méthode la plus rapide est d’utiliser la boîte de recherche, en haut à droite de la page. Entrez “conservation urbaine” rapport (avec les guillemets). Le premier résultat est celui que nous cherchons, Pratiques de conservation urbaine au Canada.

Remarque : l’option Format imprimable [en haut à droite] donne accès à un fichier PDF doté d’une fonction de recherche.

Le bloc‑titre signale la législature et la session pendant lesquelles le rapport fut publié. Ces renseignements sont importants pour les futures recherches. Dans le cas présent, il s’agit de la 1re session de la 41e législature, qui s’est déroulée du 2 juin 2011 au 13 septembre 2013.

Pour faire une recherche par session, allez sur la page d’accueil du Comité, cliquez sur Choisir une session différente et choisissez la session pendant laquelle notre rapport a été soumis, soit 41‑1. S’ouvre une page présentant le sommaire des travaux réalisés par le comité pendant cette session. Cliquez sur Tous les rapports. D’autres renseignements sur notre document sont fournis : le numéro du rapport, la date à laquelle il a été présenté à la Chambre et la réponse du gouvernement. Cliquez sur le lien Détails de l’étude du rapport 7 pour arriver à la page indiquant la liste des témoins (témoignages) et les comptes rendus des réunions (procès‑verbaux).

La deuxième partie de ce billet montrera comment trouver des documents papier.